Voix de l'Afrique, Miriam Makeba décède d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie
Miriam Makeba lors de son dernier concert quelques instants avant sa mort le 9 novembre 2008 à Castelvolturno près de Naples Italie (AFP)
ROME (AFP) — Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme "Mama Africa", est décédée en Italie à 76 ans en sortant de scène, juste après avoir chanté sur les terres de la mafia napolitaine pour l'écrivain menacé de mort par la Camorra Roberto Saviano.
Devenue un des symboles de la lutte apartheid, Miriam Makeba, chanteuse sud-africaine née à Johannesburg le 4 mars 1932 et dont le titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète, n'aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l'amour, la paix et la tolérance.
C'est presque sur scène qu'elle est décédée dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir chanté en compagnie d'autres artistes lors d'un concert antimafia dédié au jeune écrivain du bestseller "Gomorra", Robero Saviano, à Castel Volturno près de Naples (sud).
"Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu'un a demandé au micro s'il y a avait un médecin dans l'assistance. Miriam Makeba s'était évanouie et gisait sur le sol", selon un photographe de l'AFP.
Rapidement transportée à la clinique Pineta Grande de Castel Volturno, la chanteuse est décédée peu après des suites d'une crise cardiaque, selon Ansa.
Environ un millier de personnes avaient assisté à en 1947 avec l'arrivée au pouvoir des nationalistes afrikanersce concert donné sur une commune considérée comme un des fiefs de la mafia napolitaine, la Camorra, et où six immigrés africains et un Italien ont été abattus dans des conditions encore obscures en septembre dernier.
Dans "Gomorra", Roberto Saviano plonge le lecteur dans l'empire de la Camorra avec ses trafics, ses chefs, nommément cités, et ses clans. Le livre, traduit en une quarantaine de langues, a été adapté au cinéma et a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes avant d'être choisi pour représenter l'Italie aux Oscars.
Miriam Makeba avait accepté de participer à ce concert dédié au combat de Roberto Saviano, en compagnie de sept de ses musiciens.
De son vrai prénom "Zenzi" (diminutif de Uzenzile), Miriam Makeba avait vu le destin de son pays basculer . A vingt-sept ans, elle quitte l'Afrique du sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position anti-apartheid.
Un exil qui durera 31 ans et qui la fera vivre un peu partout, de l'Europe aux Etats-Unis. La chanteuse connait un véritable succès, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael - dont elle se séparera en 1973 - n'est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.
Après la mort de sa fille unique en 1985, elle retourne vivre en Europe. En 1990, Nelson Mandela avait réussi à la convaincre de revenir en Afrique du sud.
Miriam Makeba était devenue Commandeur des Arts et des Lettres en 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1990.
Source AFP du 10 novembre 2008
Littérature africaine
"ARC MUSICAL" PRÉCÉDÉ DE "EPITOMÉ" LE CHANT DES CHIMPANZÉS | ||||
Remise des offres pour la mise en concession du Port Autonome de Pointe-Noire
Phase décisive de la mise en concession du terminal à conteneur
Par Wilfrid SATHOUD
Le processus de mise en concession du port autonome de Pointe-Noire est parvenu à sa phase décisive ce 13 octobre 2008, suite au dépouillement des dossiers techniques de différentes sociétés soumissionnaires à l’appel d’offre lancé par le gouvernement congolais.
Trois principales sociétés opérant depuis des décennies sur la plate forme portuaire de Pointe-Noire ont été sélectionnées pour concourir à l’adjudication de cet appel d’offre. Il s’agit notamment de : Groupe BOLLORE Africa Logistics, Groupe CMA-CGM (Delmas), Groupe GETMA International.
Les dossiers techniques sélectionnés seront examinés par une commission d’évaluation placée sous la direction de Jean Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux, conseiller au transport du Chef de l’Etat congolais, par ailleurs président du conseil d’administration du CFCO (1) et du PAPN (2).
Le point d’achèvement du dit processus, prévu pour la fin du mois en cours (octobre 2008), sera ponctué par la publication de la sentence adjudicative désignant officiellement la société ou le consortium de sociétés adjudicataire à qui incombera désormais la charge de gérer et d’exploiter le terminal à conteneur du port autonome de Pointe-Noire, dévolue à l’Etat depuis son installation.
En définitif, il convient de souligner que le principale défi à relever par le nouveau gestionnaire du terminal a conteneur du PAPN sera celui de la modernisation et de l’extension des infrastructures techniques tombés en désuétude, dans l’optique de la mise en œuvre du programme d’investissement prioritaire recommandé par la première table ronde de bailleurs de fonds du port autonome de Pointe-Noire, organisé en mars 2006 à l’initiative du gouvernement congolais.
Wilfrid SATHOUD
(1) Chemin Congo-Ocean
(2) Port Autonome de Pointe-Noire
Article sur le même sujet extrait de la lettre du continent N° 550 16/10/2008
Dans le petit milieu fermé des "concessionnaires" de terminaux portuaires, l’attribution du port de Pointe-Noire est âprement guettée. Enquête.
Solidement implanté à Abidjan, le groupe Bolloré Africa Logistics, qui a perdu le port de Dakar au profit de Dubaï Ports World, n’a pas l’intention de laisser échapper la concession du terminal du port de Pointe-Noire, au Congo. Pour deux raisons. La première est que son "allié" CMA CGM, auquel il a vendu sa flotte de bateaux Delmas en 2005 (600 millions $), est également soumissionnaire. La seconde est que son "frère ennemi" Progosa (Jacques Dupuydauby) s’est installé, dans son dos, en République démocratique du Congo (RDC), en prenant la gestion de l’Onatra (Office national des transports, LC nº548). Enfin, on voit mal Denis Sassou Nguesso faire de la peine à Vincent Bolloré, l’ami du président Nicolas Sarkozy.
Au Gabon voisin, Bolloré a créé une nouvelle structure, Gabon Mining Logistics, pour mieux profiter des bienfaits futurs de la présence des Chinois dans les mines (fer de Belinga). En Centrafrique, on avait prêté l’intention au groupe français de créer une compagnie de fret aérien interafricain à partir de Bangui (longue piste pour gros porteurs). Un projet totalement démenti à la "Tour Bolloré". Au Cameroun, malgré les apparences, la messe n’est pas dite. Depuis 2003, Progosa conteste l’attribution de la concession du terminal à conteneurs du port de Douala à Bolloré. Un dossier suivi personnellement par le président Paul Biya qui en a parlé avec Nicolas Sarkozy et a, ensuite, reçu Vincent Bolloré lors de son dernier voyage à Paris. Un traitement "judiciaire" de cette affaire, déconnecté du politique, n’est pas exclu. En revanche, si Vincent Bolloré possède ses entrées à l’Elysée, Jacques Dupuydauby a un allié "fortuné" en la personne du colonel Kadhafi, dont la Libya Africa Investment Portfolio (LAP) va opérer avec Progosa (LC nº545), et un allié "politique" : l’ancien président Jacques Chirac. A l’exception notable de Michel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique de l’Elysée avec lequel Jacques Dupuydauby a eu un différend personnel, plusieurs collaborateurs du patron de Progosa, à l’instar de Rémy Chardon, vice-président du groupe, sont des proches de Jacques Chirac. L’ex-ministre de la coopération, Brigitte Girardin, vient même d’accepter de présider la Fondation Progosa qui va soutenir des opérations de la Fondation Chirac.
A Conakry, c’est le groupe Getma International (Richard Talbot) - dont l’allié en Afrique est l’italien MSC - qui a réussi à tacler Bolloré. (Après avoir examiné le dossier, le groupement Progosa-Bouygues aurait renoncé à soumissionner : l’accès à un futur port en eau profonde serait impossible). Les conditions de l’attribution de ce marché à Getma sont cependant vivement contestées sur place, en particulier par Getma Guinée de Jean-Jacques Grenier, devenu un concurrent de son ex-patron. En Angola, Getma International bénéficierait de l’appui du Français Vincent Miclet, très introduit dans le premier cercle du pouvoir, auprès du général "Kopelipa", le chef de la maison militaire et du "Bureau de la reconstruction". A suivre.
LIBERTE DE LA PRESSE EN AFRIQUE
LIGUE DES DROITS ET LIBERTES (LDL)
LIBERTY AND HUMAN RIGHTS LEAGUE
(Organisation Laïque, apolitique, non ethnique, à but non lucratif)
Récépissé n°01/RDDA/F.35/BAPP du 28 Janvier 1993. Préfecture de la Mifi
Immeuble Le Printemps. 22 Boulevard du Renouveau B.P.1359 Bafoussam
Tél. : 33 44 49 54 / 99 93 72 12 Email. Liguebertes@yahoo.fr
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 0024/CP/LDL-08
ARRESTATION MUSCLEE D’UN JOURNALISTE
Jeudi 4 Septembre 2008, aux environs de 11h, Monsieur Michel MOMBIO, Journaliste, Directeur de Publication de L’Ouest Républicain et de la Maison de la Presse de Bafoussam, membre du Conseil d’Administration de La Ligue des Droits et Libertés, a été arrêté par deux gendarmes dépêchés de Yaoundé et gardé dans lieu secrète. Selon des sources, il serait détenu dans les cellules du Secrétariat d’Etat à la Défense.
En attendant de savoir plus sur les mobiles de cette incarcération qui serait liés à la publication de certains articles parus dans l’Ouest Républicain N° 050 du 26 Août 2008, la Ligue des Droits et Libertés déplore et condamne les conditions de cette arrestation qui n’ont respecté ni les dispositions des articles 30 al4 et 37 du code de procédure pénale, ni la dignité de M. MOMBIO, qui n’a pas eu le temps ni l’occasion d’entrer en contact avec sa famille et ses relations.
La Ligue des Droits et Libertés qui suit cette affaire, espère que tous les droits de M. MOMBIO garantis par la Constitution, les textes législatifs et règlementaires qui protègent les libertés publiques seront respectés.
Fait à Bafoussam, le 4 Septembre 2008
Pour la Ligue
Le Directeur Exécutif
Charlie TCHIKANDA
Chevalier de l’Ordre de la Valeur









