09 février 2010
Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner
Je vous donne à lire cette dépêche de l'AFP concernant la confrontation Chine-Occident en Afrique.
Vous noteriez avec quel mépris, le ministre français des affaires étrangères après sa tournée en Afrique, traite l'Afrique.
Pour lui l'Afrique n'est que le lieu et territoires d'approvisionnement de matières premières.
Notez à dessein pourquoi Kouchner mentionne le mot "puissances coloniales" ,c'est pour dire de manière implicite que le continent leur appartient.
Autre part il faut noter dans les propos de ce dernier l'aveu que l'Afrique est en train de se détacher de la sphère occidentale, ce qui est positif pour l'avenir, si les gouvernants actuels ne bradaient pas le patrimoine au profit des Chinois. C'est à ce niveau qu'il faut être vigilants et peut être crier au loup avec les anciens loups.
Qu'est-ce que vous en pensez?
Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner
(AFP) – Il y a 18 heures
PARIS — Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a préconisé lundi que les anciennes puissances coloniales européennes et les Etats-Unis définissent une "politique commune" en Afrique pour être "performants" économiquement face à la montée en puissance de la Chine.
"En Afrique, il nous faut une politique commune, certainement des Anglais et des Français. Et pourquoi pas y ajouter les Portugais et les Belges, les anciennes puissances coloniales, mais aussi les Américains", a-t-il suggéré devant l'Association de la presse diplomatique.
M. Kouchner était interrogé sur les moyens de résister à la concurrence économique chinoise sur l'ensemble des marchés mondiaux, particulièrement en Afrique.
Armé de vastes réserves de change, Pékin déverse aujourd'hui en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'étancher sa soif de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises. Les grands travaux d'infrastructure financés par Pékin facilitent l'activité économique dans de nombreux pays.
Face à cette évolution, "il faut, a-t-il observé, que nous soyons performants et pas du tout confrontationnels. Ce n'est pas une bataille avec les Chinois pour qu'ils ne nous volent pas l'Afrique, mais c'est une démarche positive que nous ne pouvons faire qu'à plusieurs", a souligné le ministre.
Les Chinois "ont des atouts, ils gagnent tous les marchés, ils sont moins chers, ils contruisent à l'heure, etc", a remarqué M. Kouchner.
Il a relevé qu'à l'échelle mondiale, "nos rapports avec la Chine sont à la fois difficiles et indispensables". (...) "Si nous ne nous attachons pas à des liens (...) économiquement étroits avec la Chine, ça va aller mal pour nous", a-t-il prédit.
05 février 2010
Nelson-mandela-celebre-le-20e-anniversaire-de-sa-liberation_846867.html
Par AFP, publié le 05/02/2010 à 11:03 JOHANNESBOURG - Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, a invité l'un de ses anciens geôliers pour célébrer le 20e anniversaire de sa libération de prison, au cours d'un dîner en famille et avec des amis, a rapporté l'agence de presse Sapa. L'ancien prix Nobel de la paix a passé 27 ans en détention sous le régime d'apartheid, principalement à Robben Island, près du Cap. Sa libération, le 11 février 1990, avait marqué le début de la transition démocratique de l'Afrique du Sud. Nelson Mandela, 91 ans, avait développé au fil des ans une relation d'amitié avec Christo Brand, l'un de ses gardiens de prison à Robben Island, invité mercredi soir à un dîner au domicile de l'ancien président. Son ex-femme Winnie Madikizela-Mandela, sa fille Zindzi Mandela et d'anciens militants de la lutte anti-apartheid étaient également présents, selon l'agence de presse Sapa.Afrique du Sud: Nelson Mandela célèbre le 20e anniversaire de sa libération
26 janvier 2010
Paludisme : la route est encore longue
Paludisme : la route est encore longue En progrès mais… doit mieux faire ! Le rapport sur le paludisme, publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est en demi-teinte. Distribution de moustiquaires et de traitements antipaludéens sont en hausse, mais pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, un effort financier supplémentaire sera indispensable. L’engagement financier international a certes augmenté, passant de 730 millions de dollars en 2006 à 1,7 milliard en 2009. Désormais, 31% des foyers africains possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide, et 24% des enfants de moins de 5 ans bénéficient de leur protection. Quant au nombre de cas, une baisse de 50% au moins est enregistrée dans le tiers des 108 pays touchés par le paludisme. Pour autant et même s’il s’améliore, l’accès aux médicaments comportant de l’artémisinine n’est encore une réalité que pour moins de 15% des enfants concernés. Et les financements restent concentrés sur de petits pays. Deux autres menaces planent : celle de la résistance des parasites aux antipaludéens, et celle des moustiques aux insecticides. Différentes actions doivent être mises en œuvre pour les limiter : prévenir la propagation du paludisme ; diagnostiquer, traiter et suivre les cas de contamination ; proscrire l’utilisation d’artémisinine seule ; et surveiller les signes précurseurs de résistance. Comme l’a souligné le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, l’augmentation du financement de la lutte antipaludique entraîne une extension des outils à notre disposition. L’aide au développement pour la santé est efficace. Le Plan mondial d’action contre le paludisme doit être poursuivi, pour conforter les premiers acquis… et les améliorer.
21 janvier 2010
2010 : pour les cinquante ans des indépendances africaines France à quand la rupture ?
2010 année qui voit la plupart des pays africains atteindre 50 ans « d’indépendances » plusieurs voix et écrits s’élèvent pour faire le bilan de ces 50 ans.
Pour la plupart ils s’accordent à faire le constat d’un échec global même si on peut noter quelques progrès de macro. Il ressort un pessimisme ambiant sur l’avenir de l’Afrique certains auteurs préconisent à la place des fêtes prévues des cérémonies collectives de deuil. Ce pessimisme est renforcé par l’idée méprisante de la France de célébrer à Paris les 50 ans des indépendances, vraiment indécent pour la dignité africaine à ce sujet tous les Africains et les populations des pays d’Afrique devraient se lever pour crier à l’injure scandaleuse et demander à la France de rester dans son coin.
Mais comble du ridicule, les Africains surtout les dirigeants en mal de reconnaissance vont tous se précipiter à Paris et les populations africaines n’ayant pas voix au chapitre vont se soumettre sans problème.
Et la France qui n’a jamais décolonisé ses anciennes possessions pourra continuer à faire étalage de sa suprématie sur les Africains.
Cette célébration par la France ressemble sans être excessif à un homme qui maltraitait sa femme déciderait de célébrer le divorce chez lui ou encore que l'Angleterre déciderait de célébrer l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
Et pourquoi donc la France fêterait-elle les 50 ans d'indépendance des pays africains ? De quel droit ?
Est-ce pour pleurer le beau temps des colonies ? Mis à part le fait de rappeler sa gloire passée, je ne vois pas ce que la France peut tirer d'une telle célébration.
Cette attitude de la France conforterait l’idée que pour ses pays la décolonisation n’a jamais eu lieu.
C’est pourquoi il on doit dire NON la France, qu’elle n’a pas le droit de célébrer ces 50 ans
Non la France n’a pas le droit de bafouer la dignité des Africains.
Si la France veut vraiment célébrer ces 50 ans avec les populations africaines, qu’elle arrête de soutenir les dictatures qui confisquent les libertés
A quand la rupture ?
Avec l’arrivée de Nicolas Sarkosy qui en pleine campagne électorale avait promis la rupture à Cotonou au Bénin, on avait cru à un nouveau type de relations basées sur le respect et la dignité.
Hélas pour l’Afrique ce dernier s’est plutôt inscrit dans la continuité, avec le limogeage du ministre Bokel de son poste de la coopération et avec le gros mensonge prononcé en Afrique du Sud. Jusqu’à lors aucune troupe militaire française n’est rentrée à la maison.
La rupture promise pendant la campagne électorale de mai 2007 tarde à venir, mais on s’empresse plutôt à mépriser les Africains comme à l’accoutumé (Discours de Dakar où Sarkosy soutenait que l’Africain n’était pas rentré dans l’histoire et c’est peut-être pour ça qu’il prévoit de fêter le cinquantenaire des indépendances africaines à Paris à la place des Africains ?
Au lieu de persister dans l’insulte et le mépris, Sarkosy et la France devraient opérer une rupture.
En mettant fin à la françafrique et à tous les réseaux mafieux qui sévissent dans le business.
Nous ne voulons pas des repentances façon Jacques Chirac, on voudrait plutôt que la France et son président instaurent véritablement une relation d’égalité avec ses anciennes colonies et ce sera de son intérêt.
La France en agissant comme elle le fait actuellement, salit sa réputation de pays de droits de l’homme.
Elle s’aliène de façon irrémédiable un formidable marché pour sa production car les dictatures qu’elle soutient n’enrichissent qu’une poignée de gens, mais pas la France.
Dans le contexte de la globalisation et de la mondialisation, elle continue sa fragilisation économique et culturelle,Elle aurait plus intérêt à augmenter le niveau de vie des Africains pour que ceux-ci puissent avoir un pouvoir d’achat leur permettant d’acheter éventuellement les produits français, au lieu de se plaindre de la percée chinoise et d’autres pays asiatiques en Afrique et des délocalisations chez elle.
De la rupture, il y va de l’avenir de la France, car mieux vaut une séparation à l’amiable que par la violence. La France et les dictateurs maisons si ils ne prennent pas garde, seront dans les années à venir, surpris voire debordés par l’ampleur de la révolution qu’ils alimentent quotidiennement, comme toute révolution lorsqu’elle éclate on ne sait pas quand elle se termine ni comment elle se déroule.
09 janvier 2010
Colloque international ALIOUNE DIOP
COLLOQUE INTERNATIONAL ALIOUNE DIOP, L’HOMME ET L’ŒUVRE FACE AUX DEFIS CONTEMPORAINS.
Argument La célébration du centième anniversaire de la naissance d’Alioune Diop, heureuse coïncidence, est aussi celle du cinquantième anniversaire de l’accession à l’indépendance de très nombreux pays africains. La Communauté Africaine de Culture a pris l’initiative d’inviter les intellectuels, femmes et hommes de culture à un colloque international sur le thème : Alioune Diop, l’homme et l’œuvre face aux défis contemporains.
A travers une interrogation très ouverte, le colloque examinera les multiples dimensions de l’oeuvre d’un humaniste original et universaliste ; d’un homme de dialogue, d’un homme engagé et pragmatique ; d’un Africain épris de liberté et refusant toute forme de racisme. Car Alioune Diop c’est tout cela à fois ; un homme de son temps qui résumait ainsi le sens de son engagement dans l’aventure éditoriale de Présence Africaine : « Tous les articles seront publiés sous réserve que leur tenue s’y prête, qu’ils concernent l’Afrique, qu’ils ne trahissent ni notre volonté antiraciste, anticolonialiste, ni notre solidarité des peuples colonisés ». Premier africain à exercer avec rigueur le métier d’éditeur, il a suscité l’éclosion de talents qui, sans son engagement auraient été sans doute étouffés par l’implacable machine idéologique et répressive mise en place par le système colonial. Ainsi, en Afrique et dans ses diasporas, une production littéraire et scientifique de qualité, a pu s’affirmer dans des contextes divers et changeants, marqués des défis multiples.
C’est pourquoi, après cinquante ans d’indépendance, il importe de réinterroger l’œuvre de Présence Africaine afin d’en tirer des enseignements pour l’avenir. Le centenaire de la naissance du fondateur de la revue Présence Africaine, cet incomparable instrument au service de la production des intellectuels d’Afrique et de ses diaspora, forgé par un homme qui a été, sa vie durant, un modèle d’efficacité et de générosité dans la promotion de son idéal, nous donne l’opportunité, en nous inscrivant dans la durée, de nous interroger sur l’actualité de son combat.
Il s’agit, en s’inspirant d’une trajectoire d’exception de relire le passé, de penser le présent et d’imaginer un avenir.
Date : 3-5 mai 2010
Lieu : Palais des Congrès de l’Hôtel Méridien Président
Déroulement : Le colloque se déroulera sur trois jours avec cinq panels thématiques et un panel générationnel, consacré aux jeunes.
Panel I : Présence Africaine : décolonisation et devenir culturel de l’Afrique et de ses diasporas.
Panel II : Peux-t-on parler aujourd’hui de Panafricanisme et de Monde Noir ?
Panel III : Le rôle des intellectuels africains et des diasporas dans l’actualisation du projet d’Alioune Diop. L’engagement en question.
Panel IV : Actualité du projet Présence Africaine dans la production et la diffusion des savoirs au XXIe siècle ?
Panel V : Dialogue avec les jeunes : L’actualité du projet Présence Africaine et la question de la transmission des mémoires.
Clôture
Fiche de participation
Nom………………………………………………………………………………………
Prénom……………………………………………..…………………………………….
Titre:……………………………………………..……………………………………… Grade/Fonction…………………………………………………………………………… Adresse……………………………………………………………………………………
Tél : Bureau ………………………………Domicile……………………………………
Fax : Bureau………………………………Domicile……………………………………
E.mail :……………………………………………………………………………………
J’ai l’intention de participer au colloque international « Alioune Diop, l’homme et l’œuvre face aux défis contemporains ». OUI……………….…./………………..……NON………………/
J’ai l’intention de présenter une communication au Panel n°1 - 2 – 3-4-5 Préciser le titre de la communication : ………………………………………………………………………………………
Faire parvenir un résumé de la communication, de 10 à 20 lignes maximum, si possible en français, en anglais et en portugais.
NB. Ceux qui souhaitent faire plusieurs communications rempliront autant de fiches.
Les inscriptions sont libres et gratuites. A remplir et à retourner à : mariaida02@hotmail.com/gassamamakhily@yahoo.fr Date limite d’envoi des fiches : 1er février 2010
29 décembre 2009
Afrique : 50 ans de catastrophe : quelles en sont les raisons?
Pour les 50 ans d'indépendances de l'Afrique en 2010, je vais avec vous s"interroger sur le bilan de ces années. Cette interrogation partira de plusieurs points.
Ici je vous donne à lire ma réaction suite à l'article du "professeur" Téophile Obenga " ce dernier dans une posture d'intellectuel lancerait un appel à l'Afrique. Pour ma part je suis convaincu que cette posture intellectuelle est à la source de la grande et majeure partie du problème de l'Afrique.
Théophile Obenga dans une sorte de rhétorique propre aux Africains appel à un sursaut quand dans le même temps il apporte sa caution à un des meilleurs fossoyeurs de l'Afrique, ce genre de personnages propres au continent qui sont prêts à tuer des milliers d'Africains pour rester au pouvoir, ce genre de personnage qui malgré l'évidente médicocrité de leur action se croient incontournables et surtout detenir la science infuse.
Première question : Si les intellectuels africains étaient finalement médiocres?
Le problème en Afrique depuis longtemps est celui des idées pour la construction d’un imaginaire collectif. Nous Africains, en particulier ceux qui prétendent (en vérité mentent) diriger ont su utiliser des idées totalement fausses pour bâtir une nouvelle réalité sociale et/politique pas tout à fait débarrassée de tout esclavagisme (en fait faire semblant). Ces derniers avec le concours des alphabétisés au français auraient la prétention de nous libérer.
Ce qui est faux, la réalité sociale est toute autre et semblerait infirmer à suffisance leur vérité. Tout comme le dit bien Edgar Morin[1] « le drame est que les idées fausses sont en même temps des idées réelles, qui disposent de la réalité idéologique, laquelle est en même temps une réalité sociologique. Nous devons donc savoir qu’une idéologie même aberrante constitue une dimension de la réalité dès lors qu’elle est tenue pour vraie par une collectivité humaine, et surtout lorsqu’elle devient l’idéologie d’un Etat. Disposant dès lors de la loi, de la police et de l’armée, l’idéologie devient une force réelle capable de contraindre le réel, voire de le mettre en esclavage.
Nous sommes aujourd’hui en un temps hagard où l’on sait que quelque chose est malade dans la relation entre l’idéologie et le réel. Est-ce l’idéologie? Est-ce le réel? Mais quelle entreprise énorme de repenser l’idéologie...! Ne suffit-il pas de la troquer contre une autre, une ancienne, apparemment plus résistante, contenant éventuellement le Bon Dieu comme consolation? Ou bien sombrer dans cette idéologie sommaire, cette version dégradée du nihilisme, qu’est le je-m’enfichisme? »
Pour éviter à devoir prendre leurs responsabilités historiques, et sociales, ils s’en foutent, et dans une sorte d’hyper médiocrité béate, ces « instruits » et/ou « alphabétisés au français » vont installer des comportements de nature suivante : tels que l’idéologie du désespoir ou culte de la fatalité, l’absence de toute production et véritable critique intellectuelles; L’absence de toute éthique de la vérité et de la morale; tout comme l’installation des stratégies de justification de l’incompétence ; la mise en place des stratégies d’accaparement de toutes les sources de richesses et de pouvoir; l'établissement des stratégies de structuration des schémas d’allégeance pour le contrôle total et totalitaire des populations;
Ce qu’il faut aussi souligner que cette liste des comportements prouvant l’hyper médiocrité de ces derniers est longue, pour l’instant limitons-nous à ces sept.
Je vais, dans le chapitre qui suit, de manière brève par le biais de deux ou trois illustrations, expliquer comment les éléments de comportement évoqués ci-dessus concourent à l’hyper médiocrité, et comment ils se manifestent dans la vie sociale.
- Les pratiques et discours des instruits et/ou alphabétisés au français
Je vais dans ce chapitre montrer à partir des pratiques et discours comment les instruits et les alphabétisés au français détruisent la vie au sein des sociétés congolaises. Résultat fort logique de leur hyper médiocrité intellectuelle et morale
L’action de ces derniers concourt aussi à la destruction de tout imaginaire créatif appelant à un futur humanisé et non violent. Ils empêchent par tous les moyens l’envol de l’humain au Congo.
· 1/ Idéologie du désespoir
L’idéologie dominante en Afrique est celle du désespoir qui est subtilement maquillée par les fausses idées du développement. Au fond d’eux en leur plus profondes âme et conviction, les membres du personnel politique africain sont convaincus que l’Afrique quoi qu’elle fasse est appelée à disparaître cela au regard des faits de l’actualité de la vie sociale qui est dominée par la violence, les destructions, la volonté de séparation et la xénophobie d’une part et au regard des statistiques, édictées par des normes idéologiques des anciennes puissances coloniales et du libéralisme actuel autre part.
C’est pour cette raison que l’on doit savoir que tout acte des personnels politiques africains se fait dans l’objectif de ne pas se marginaliser par rapport au système mondial notamment occidental. Ils agissent avec toute leur énergie du désespoir pour rester dans le système dit universel et celui du soi-disant droit international, qui est en fait celui du plus fort entendez l’occident avec son économie dite libérale.
Les chiffres des indicateurs sensés déterminer le degré d’intégration ne vont pas dans le sens de leur souhait.
Ainsi dans une sorte de schizophrénie collective leurs actes se situent dans l’objectif de quitter le « bateau Afrique » afin de regagner au plus vite le « bateau Occident », quitte à occuper la dernière place et à dormir dans la cale avec les objets et animaux récupérés avant le déluge. Pour eux vivre en Afrique, est véritablement une psychose traumatique.
Cet état de fait est entériné par les instruits aux langues occidentales ( anglais, français, espagnol, italien, russe, voire allemand…) qui à cause de la maîtrise de ces langues se prennent pour les fameuses élites africaines théorisant avec brio sur l’idéologie du désespoir.
Qu’est-ce qu’une « idéologie de désespoir ?
C’est cette idéologie qui s’apparente au « culte de la fatalité qui entraîne (à son tour) la docilité » et la servitude volontaire[2].
Ce sont ces idées et théories qui « infantilisent ceux qui pourraient les entendre, leur retient ce qui leur revient : La part de leur destin qu’ils peuvent maîtriser[3] ». En un mot cela veut dire que la plupart des thèses développées par les instruits et les alphabétisés aux langues occidentales recourent toues à la fatalité de la situation de l’Afrique.
C’est la thèse du bouc émissaire ce n'est jamais leur faute, toujours c’est celle de l’autre, de l’autre ethnie, de l’étranger, du blanc, de l’Occident[4] et du « retard de développement de l’Afrique », à pas la chance…
On se dégage de toute responsabilité morale et surtout de tout effort de réflexion et de tolérance, en créant l’idée du désespoir.
Ceux qui sont restés au pays parlent des « réalités du pays » une façon de dire à ceux de l’extérieur qu’ils n’ont rien compris que les choses sont normales. C’est l’Afrique et elle ne peut ressembler à l’Occident.
La loi qui est : « marche où crève » devient la norme, il faut survivre, les stratégies sont celles de la soumission ou de la fuite en avant. Certains conseillent même qu’il faut aboyer avec les loups surtout pas ne pas se mêler avec les populations qui souffrent. Il faut être à tout prix du côté des usurpateurs de pouvoir et avec les prédateurs.
Cette attitude est justifiée par une autocensure intellectuelle, l’absence de toute indignation, la soumission au diktat de l’argent et l’apologie de la violence. Tout cela se traduisant par une médiocrité de la part de ceux qui ont appris et qui prétendent être des intellectuels et/ou faire partie de l’élite, jamais égalée nulle part ailleurs dans le monde.
Pour exemple on constate partout en Afrique des hommes de droit (supposés être des éminances grises) se mettrent à défendre des constitutions totalement liberticides et contraire au progrès du continent.
C’est comme le cas de cet avocat congolais défendant la constitution du 20 janvier 2002 dans les colonnes du magazine Africa[5] qui soutient que la constitution « est une question d’exigence » tandis que la lecture honnête montre à priori que tous les pouvoirs sont concentrés aux mains d’une seule personne. Nous nous trouvons en face d’une « patronarchie[6] » A l’heure où les autres pays du monde aspirent à la démocratie et à la République, il se trouve des instruits et alphabétisés pour soutenir que cette constitution est conforme aux traditions congolaises, et que plus jamais il y aurait la guerre des chefs. Depuis quarante ans le Congo avec un premier et un président n’a jamais été confronté à un conflit au sommet de son « Etat » et sans réfléchir à ce que c’est une république, ils acceptent d’accorder à un seul homme des pouvoirs exorbitants sans réelles contreparties : celle de rendre compte au peuple souverain et l’éventualité d’être révoqué. C’est bien d’une patronarchie qu’il s’agit au Congo, que l’on ne s’y trompe pas. Or les fondements de la démocratie et de la République c’est la limitation du pouvoir et la liberté les deux ensembles doivent produire les deux effets suivants :
Ø Gouverner
Ø Et être Gouverné
En effet « la limitation du pouvoir est l’essence de la démocratie. (Et) Les différentes démocraties se distinguent par les moyens qu’elles mettent en œuvre pour y parvenir[7] » La lecture complète de la constitution actuelle du Congo ne garantit aucune limite au pouvoir patronarchique du président de la société Congo-Total.
L’architecture de l’état qui en sortirait de son application se résume à cette difficile phrase à admettre : l’état c’est le président. Une sorte de royauté[8] dans une république en plein troisième millénaire. Dans une sorte de fatalité, les instruits et alphabétisés au français congolais ont accepté cette constitution, car étant les seuls à la lire.
Même ceux qui ont la connaissance du droit ne prennent pas le courage de critiquer cette constitution et de proposer une alternative à cette régression.
Aucune production intellectuelle dans ce sens en dehors de quelques rares interventions[9] qui la contestent.
La vérité serait que ces derniers proposent au Congolais de transformer cette république en royaume ou entreprise privée, et les choses seraient plus claires, ainsi on épargnerait aux Congolais les mascarades et simulacres d’élections et autres impostures de démocratie voire de république. Avec le statut de sujet du roi du Congo, les fameux intellectuels pourront invoquer l’excuse selon que c’est le roi qui empêche le développement de la science et des connaissances.
Cette autocensure de la part de ceux qui ont la connaissance résulterait en partie à l‘efficacité de l’implacable fonctionnement de l’état policier qui existe au Congo. Et que cela pouvait se comprendre pour ceux qui sont à l’intérieur des limites du pays, par contre pour ceux qui sont à l’extérieur habitant de surcroît des pays dits démocratiques, on admet mal leur autocensure, qui d’ailleurs ne s’explique pas ainsi que leur attitude passive. La majorité ayant depuis longtemps cloué au pilori de la disparition, leur terre natale « il n’y a rien à faire là-bas, laissons le pays aux blancs » ou encore « le Congo ? il ne faut plus y penser c’est foutu ! » se disent-ils pour justifier leur désespoir ; C’est pour cette raison que je peux affirmer ceci : les conséquences que la présence d’un état policier peut exercer sur le travail des fameux « intellectuels » peuvent être minorées et ne sont que le résultat de la démission de ces derniers face à l’histoire :
rendre compte un jour de ce qu’ils savaient.
Le véritable rôle du vrai intellectuel c’est de faire don de sa personne, c’est en cela que l’on reconnaît un vrai intellectuel. Emile Zola avec l’affaire Dreyfus avait osé affronté le pouvoir politique et une partie de la société française raciste. C’est aussi le cas Sakharov et Soljenitsyne dans l’ancienne URSS Ken Saro Wiwa au Nigeria en luttant contre les compagnies pétrolières qui a perdu la vie au nom de ses idées.
Tous ces intellectuels n’ont fait pas l’économie de ce qu’ils savaient. Ils n’ont fait qu’obéir à la vérité de leur condition c’est-à-dire transmettre ce qu’ils savent (ku zaba mambu na butsiélika). Effectivement c’est en des temps de crise que les intellectuels doivent se manifester, se distinguer, sortir du lot des communs des mortels, doivent s’obliger à produire des idées de génie (dans le vrai sens du terme) pour dénouer la crise.
Un autre exemple de l’idéologie du désespoir que je peux citer c’est cette adhésion massive des instruits et des alphabétisés au français au culte de la fatalité par leur discours infériorisant l’Afrique. ON peut lire plusieurs exemples dans la littérature congolaise. Je ne vais pas les étaler tous. Néanmoins on peut citer les livres[10] des certains protagonistes de l’incivile guerre de 1997.
C’est aussi le cas du livre de Jean.-Pierre Makouta Mboukou « destruction du Congo Brazzaville[11] » où dans sa lettre à Lionel Jospin premier ministre français de 1997-2002, je vois la lettre d’un colonisé à son colon, les réminiscences de l’époque coloniale y sont étalées de façon maladroite et inspire de la pitié. C’est toujours le culte de la fatalité et du complexe d’infériorité vis-à-vis du Blanc.
Ainsi ce dernier sans le moindre orgueil, fait appel en la France pour résoudre des problèmes du Congo et avec une naïveté incroyable, pensant que le Premier ministre français va agir dans l’intérêt des Congolais en se mettant contre ceux d’Elf et de la France pour des « ya bon banania » je ne pense pas.
Ainsi pour dégager sa responsabilité historique, il procède par une accusation systématique de l’Occident (France et Elf) dans les causes des maux qui accablent le Congo. Et pour aboutir d’une façon honteuse à la conclusion malheureuse que rien ne peut se faire sans l’intervention de l’Occident (ici la France), soi-disant au nom de la mémoire en évoquant de façon naïve « Brazzaville capitale de la France libre ». Vraiment entre-nous : Qu’est-ce que les Français ont à « foutre » de Brazzaville capitale de l France-libre ? , sinon entretenir le buste du général de Gaulle, pour renforcer de plus en plus l’image mythique et supérieure du « Blanc » par rapport au « Noir » et détruire le Congo profond. Il n’est pas le seul à croire en cela.
Quand les fameux « intellectuels » congolais pour prouver qu’ils sont français et attachés à la France s’empressent de réhabiliter les noms de différents assassins de leurs ancêtres, il s’agit notamment de de Brazza, Victor Augagneur, Dolisie, Marchand, Baratier, Chaminade, etc…) et de construire des mausolées à la gloire du colonisateur venu les spolier, on ne peut que penser que dans ce pays les fameuses élites ont énormément failli à leur mission de transmission de savoir, car ailleurs en d’autres continents, on a vu des dictateurs intelligents et dignes.
Dans le cas du Congo, malheureusement les cas de faillite intellectuelle se constatent en quantité énorme et inquiétante, c’est ainsi que l’on avait eu au mois de novembre 2003, Maître Ambroise Hervé Malonga ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Brazzaville, devant l’impasse politique où se trouve le Congo, simplement demandér[12] l’aide de la France pour obliger monsieur Sassou à s’asseoir à la table de discussion, si au moins ce dernier connaissait les intérêts majeurs de la France à ce que la situation congolaise ne change pas. Et cette attitude s’est reproduite en juin 2009, où l’opposition congolaise avait sollicité le président français Sarkosy pour obtenir de Sassou une table ronde de négocaition. Dans tous les cas à entendre ces fameux opposants, Sarkosy leur conseilla d’aller aux élections, ce qu’ils firent sans broncher.
Pour Maître Malonga, comme pour la plupart de ces instruits congolais, toutes recherches de solutions se résume à obtenir l’aval et le soutien de l’Occident.
Ce sont les aides de la coopération, du Fonds Monétaire International (FMI), Banque Mondiale et autres instruments de la politique de domination occidentale. Une recherche interne et courageuse tant des causes que des solutions est toujours abandonnée, car se révèle être une tâche ardue, qui serait à mon avis hors de leurs fameuses compétences et engagements personnels. Ce qui pourrait se traduire par cette profession de foi « ngé vé muntu ké tunga Congo, bika mambu ya ngé, kudia kaka. Bika makélélé mwana[13] ».
Et donc on peut aisément noter que la première caractéristique de l’idéologie du désespoir est bien l’absence de toute production intellectuelle et action totalement endogène qui soient efficientes.
2/ Absence de toute production et véritable critique intellectuelles;
Selon Paul Nda, l’intellectuel c’est celui qui se définit aussi par rapport sa production, à la différence de l’ouvrier manuel ou du paysan. Et je peux ajouter à cette définition, que l’intellectuel se définira réellement par la qualité de sa production, en effet il est temps de faire la distinction entre « tête pleine » c’est-à-dire les instruits et « tête bien faite » les véritables intellectuels. C’est à ce niveau supérieur que doit s’établir la ligne de partage.
En ce qui concerne la communauté congolaise, j’avais déjà commencé à souligner cet élément important à propos du manque de critique concernant par exemple l’actuelle constitution « royale » congolaise.
Une des remarques qui pourra faire, que l’instruit ou l’alphabétisé au français congolais ne pourra se prévaloir du noble titre d’intellectuel que s’il existe à la manière sartrienne[14] il ne peut rester sourd et muet à propos de tout ce qui se passe dans son pays. Il y a beaucoup de domaines où il peut apporter sa lumière. Mais qu’est-ce que l’on constate et qui passe inaperçu, c’est que depuis 1997, comme par enchantement, l’engouement à la démocratie, à la liberté et à l’essai qui a animé les instruits congolais de 1990 à 1997 s’est brusquement éteint.
La production d’essais et d’idées pour la société est en net recul, ainsi que le désir de démocratie. Aucun des livres sortant n’a la même capacité d’engagement observé contre le pouvoir de monsieur Pascal Lissouba.
Cet état de chose faisant croire qu’ils sont d’accord avec la médiocrité actuelle. Où sont ces fameux intellectuels qui avaient écrit le Congo de Lissouba[15] pour certains, la démoncrature[16] pour d’autres par exemple ? Ou sont-ils ?
Actuellement au Congo, ce qu’ils reprochaient à Pascal Lissouba c’est-à-dire le manque de démocratie, le manque de liberté, l’absence de tolérance, la volonté de non-transparence, l’absence de radios et télévisions libres ( actuellement seuls les proches du pouvoir, ont droit à la télévision et radio), absence d’économie (les efforts du gouvernement sont mis pour obtenir les prêts suicidaires du Fonds monétaire international), le clanisme, le népotisme (le président nomme tout le monde), la gabégie financière, l’oligarchie (toutes les privatisations d’entreprises nationales sont faites au profit du clan du pouvoir[17]), et enfin la patronarchie ; tout cela se trouve amplifié de façon exponentielle et inquiétante pour la survie des Congolais par les tenants actuels du pouvoir. On constate à la lecture des journaux et l’étalage arrogant de l’opulence à coté de 70% des congolais vivant dans la pauvreté, que les agissements de Pascal Lissouba face à ceux du pouvoir actuel n’étaient que pures enfantillages. Et là point de pamphlet, rien un désert total. Où sont-ils alors les fameux intellectuels congolais? Sûrement qu’ils ont peur de la mort me dira-t-on.
Et pourtant l’heure commande à l’indignation et à l’implication de ceux qui ont la connaissance. Ces instruits qui se sont prétendus intellectuels sont–ils gagnés par la fatalité ? Une réponse négative me ferait beaucoup peur. Sont-ils partisans de l’hyper médiocrité actuelle ? Ce qui semble plus plausible et inquiétant. A moins que ce silence permette par décantation de démasquer le faux du vrai.
Or le vrai intellectuel de par sa production est « dépositaire d’une responsabilité supérieure. L’intellectuel se sent responsable en fonction d’un savoir, d’une croyance, d’une doctrine, non à cause d’une compétence, mais en fonction d’une volonté[18]. »
Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas eu un seul livre ou réflexion depuis lors. Evidemment qu’il y en a eu, mais je leur reproche leur manque de qualité objective et honnête. Leur seul mérite c’est d’exister, pour le reste c’est discutable. Qu’ils transforment cette capacité en forces positives pour le progrès, là ils auront répondu à la vraie définition de l’intellectuel, qu’ils cessent d’écrire comme ils le font actuellement. Ou bien ils ménagent leurs intérêts pour faire allégeance plus tard. Dans tous les cas ils devront parler. D’ailleurs un maxime religieux congolais dit : « tout se paye ici bas » et le Congo est en train de payer quarante années de démission, de concussion et d’hyper médiocrité des ses « intellectuels » qui avaient, depuis longtemps choisi l’Avoir à la place de l’Être et du savoir.
Pour exemple à propos du manque véritable critique, on peut encore évoquer le livre de Jean-Pierre Makouta-Mboukou « destruction de Brazzaville » Dans sa critique du pouvoir de l’époque de monsieur Lissouba, par exemple Jean-Pierre Makouta-Mboukou a du mal à cacher sa xénophobie (une autre tare des instruits congolais) pour cela il n’hésite pas à travestir la vérité « ….. ». Il lui est incapable de relever sa propre part de vérité et de responsabilité. Je soulignerais à cet effet qu’il était le premier vice-président du sénat, et que son parti le MCDDI a fait parti du gouvernement à partir de 1994 jusqu’en 1997 après avoir prôné l’utilisation de la violence comme acte politique de 1992-1993, allié de Sassou Nguesso.
La critique de ce dernier se résume à des invectives contre les sieurs Sassou-Nguesso et/ou Lissouba. Au lieu d’analyser et de poser de vrais questionnements sur les racines profondes du mal congolais en relevant au mieux sa part de responsabilité, il préfère s’acharner sur des points inutiles.
A mon avis il manquerait à la vraie définition : car « l’intellectuel prend parti mais refuse d’être d’aucun parti, ils se sentent politiques hors du politique. Ils se veulent de parti, mais non d’un parti[19]… »
Dans ce même ordre d’idée on peut citer le livre de Théophile Obenga « histoire sanglante du Congo-Brazzaville[20] » ou l’apologie de la fatalité, de l’ethnie et de la non responsabilité magnifiée.
Théophile Obenga a été ministre du gouvernement de Pascal Lissouba, par une gymnastique intellectuelle et conurbation des mots, il s’est concentré à dégager sa responsabilité[21] . La critique intellectuelle prenant moins de place, si bien que le rappel des faits historiques se trouve biaisé et réduit à l’évocation des faits divers de quelques célébrités people (du sport de la musique) tous originaires d’une partie spécifique du Congo, n’ayant pas eu la ferme volonté des les analyser et de les situer dans leur contexte historique. Une démarche très grave pour un historien de sa qualité c’est l’évocation teintée d’un complexe d’infériorité du souvenir du père blanc de son enfance.
Ainsi en parlant de lui-même, il lui arrive de regretter l’époque coloniale, ce qui est un blasphème pour une « autorité intellectuelle » de sa part du fait de sa filiation avec Cheick Anta Diop, et les autres égyptologues africains qui respectent ses travaux. Alors pourquoi ce manque d’honnêteté morale quand il s’agit du Congo ? Tout simplement parce qu’il s’inscrit dans les stratégies d’allégeances impliquant ipso facto le mensonge comme vérité et postulat de base.
Christophe Moukouéké[22] ancien secrétaire général de l’UPADS, dans un de ses livres n’a pas dérogé à cette attitude. Il s’est archarné à dégager sa responsabilité de premier responsable du parti au pouvoir. Selon lui seul le président Lissouba a l’entière responsabilité de la catastrophe, lui et les autres évidemment ils n’y sont pour rien.
Or « l’action de l’intellectuel tend à la démystification, il s’agit d’évaluer et de mettre en évidence les décalages qui peuvent exister entre les valeurs décisives reconnues par la société et l’ordre dominant et leurs réalisations juridiques, administratives, sociales. Il s’agit de développer par la parole et l’écrit une critique de la réalité existante et cela au nom de la liberté[23] ».
[1]Op. Cit
[2] De la Boetie « Discours sur les causes de la servitude vonlontaire » Falammarion 199 édition de poche Paris
[3] L’événement n° 762 du 10 au 16 juin 1999 pages
[4] Stephen Smith « negrologie » Pourquoi l’Afrique se meurt? » Calmann Levy Paris 2003
[5] Africa international n°348 novembre 2001.
[6] Marc Chevrier penser la res publica cet impensé in revue agora www.agora.qc.ca juin 2003.
[7] Arlette Heymann-Doat in « les régimes politiques » éditions la découverte Paris 1998.
[8] C’est le roi (président) qui nomme tout le monde, le maire de la capitale est le gendre du roi, les sociétés appartiennent au clan royal.
[9] voir à la fnac livre et références biblio………
[10] Pascal Lissouba « Des fruits de la passion à partager » edition Odilon paris 1997 et Denis Sassou-Nguesso « le manguier, la souris et………….Paris 1997
[11] Jean-Pierre Makouta-Mboukou « Harmattan Paris 1998
[12] appel lancé sur la Pana, rapporté par le journal en ligne www.mwinda.org
[13] ce qui traduit en français dit ceci : ce n’est pas toi qui va construire le Congo, laissons tomber cette affaire mange seulement, arrêtes d’en faire du bruit fils
[14] Sartre « les mains sales »..
op. cit
[15] Babou Zalé Harmattan Paris 1995
[16] De la démocratie à la démoncrature Gaspard Nsafou Harmattan Paris 1995,
[17] mwinda et l’observateur du 15 aout 2003
[18] in les intellectuels émission du 27 mars 2000, site radio Canada et www.agora.qc.ca juin 2003.
[19] Idem note 55
[20] Théophile Obenga Présence Africaine….1998, a depuis 2009 fait l’apologie de Sassou en deenant un de ses conseillers
[21] Or le propre d’un ministre c’est d’être solidaire, avec l’équipe gouvernementale, sinon on démissionne
[22] Christophe Moukouéké « ……………….. » depuis lors a rejoint le Congo et travaillerait avec Sassou
[23] idem note 55 et 56





