29 août 2010
Apocalypse en Afrique Centrale
répression permanente, crimes de guerre et implication des Etats-Unis "Nous sommes très heureux de travailler avec les forces de défense rwandaises comme partenaire clé alors qu'elles cherchent à améliorer leur capacité à effectuer diverses missions de maintien de la paix et à contribuer par d'autres moyens à apporter la paix dans cette région. Et dans le cadre de cette visite, nous démontrons à nos amis rwandais que nous sommes un partenaire déterminé.. et qu'ainsi, la stabilité se fait sentir dans le monde entier...." Général William E. Ward, ( commandement américain pour l'Afrique) (AFRICOM) - Conférence de presse, Kigali, Rwanda, 22 avril 2010 Mais le génocide au Congo n'est pas à l'ordre du jour, conformément aux prérogatives des intérêts privés, des grosses entreprises occidentales, de la suprématie blanche et des politique génocidaires.[0] Les Etats-Unis sont intervenus pendant des années dans la région - la multinationale américaine Union Carbide par exemple contrôlait les mines SOMIKIVU dans la province du Kivu au Congo au début des années soixante, mais par le biais d'un partenariat militaire croissant avec les agents clés en Afrique centrale depuis 1980, les interventions américaines ont provoqué des pertes humaines sans précédent, favorisées par les politiques gouvernementales directes des Etats-Unis, les opérations clandestines militaires et de guérilla menées sous couvert de "maintien de la paix", de politique "humanitaire" et de "développement". Maintenant le Rwanda et l'Ouganda (l'Ethiopie venant juste derrière) sont devenus les principales bases d'opération du Pentagone en Afrique, depuis lesquelles des millions de dollars de matériel militaire et des forces africaines de substitution (mercenaires) formées par le Pentagone sont dirigées jusqu'au Congo et au Burundi mais aussi, bien au-delà, jusqu'aux théâtres d'opération du Pentagone au Soudan, en Ethiopie, au Kenya, en Somalie et même en Afghanistan, en Irak et à Haïti. UN SILENCE MASSIF SANS PRECEDENT Les Etats-Unis ont une longue histoire de soutien à des régimes brutaux. Ls médias de masse occidentaux fournissent des fictions et cachent la vérité grâce à des campagnes de propagande, un secteur que l'on appelle officiellement le "contrôle de l'opinion" conçu par des think tank, comme le Center for American Progress, l'Atlantic Council et le Council on Foreign Relations. Le général Augusto Pinochet est arrivé au pouvoir par un coup d’état, l'autre 11 septembre, en 1973. Les Etats-Unis ont soutenu le régime de terreur de Pinochet au Chili et d'autres dirigeants responsables d'atrocités de masse au Guatemala, au Nicaragua, au Perou, au Honduras, en Bolivie et au Salvador. Dans les années quatre-vingt, les images des photographes occidentaux en vogue représentant des corps décapités et mutilés étalés dans des paysages verdoyants ont rarement été publiées par la presse officielle. La "disparition" comme tactique de terrorisme est devenue la routine, un produit de la "formation" militaire occidentale de la School of the Americas. Les populations sur place ont résisté, même lorsque des familles et des communautés entières ont été supprimées. Les responsables étaient connus mais rarement obligés de rendre des comptes; le général Augusto Pinochet est mort en 2006, après que 300 accusations chiliennes et plusieurs accusations internationales de crimes de guerre ont été portées contre lui. La même histoire s'est déroulée en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en République démocratique du Congo, mais les méthodes de contrôle de l'opinion ont été redéfinies de manière plus fine. Les populations du Canada, d'Europe et des Etats-Unis sont si désinformées qu'elles participent aux campagnes caritatives trompeuses lancées par les grandes entreprises liées au gouvernement qui se présentent comme des entreprises caritatives, telles que Save the Children et CARE International ou d'autres organisations soi disant à but non lucratif dont le principal objectif est en fait la propagande comme le ENOUGH Project– financé par le Center for American Progress. Mais les dollars des contribuables servent à soutenir des régimes brutaux qui commettent les atrocités et provoquent les souffrances pour l'éradication desquelles les populations font des dons. De belles brochures et des dépliants publicitaires — financés par le Center for American Progress– sont diffusés par ENOUGH lors d'actions financées par le CAP et dans des organisations universitaires financées par le CAP. Les médias ne rendent pas compte des massacres, décapitations, mutilations, et disparitions de routine au Congo, et s'ils le font, la violence est attribuée à la sauvagerie africaine plutôt qu'au terrorisme en tant que méthode militaire (lutte anti-insurrectionnelle, opérations tactiques, invasions et opérations psychologiques) enseignée à la School of the Americas de Fort Bragg (GA) ou de Fort Leavenworth (KA). Le consommateur occidental d'informations a été sensibilisé aux viols de masse perpétrés à l'est du Congo, une cause qui est à l'origine de levées de fonds particulièrement fructueuses, comme la campagne V-Day de Eve Ensler soutenue par les Nations unies ou l'initiative caritative "humanitaire" de Ben Affleck à l'est du Congo, mais les récits et le discours sur le viol font porter la responsabilité sur les victimes et protègent ou récompensent les vrais responsables. L'esprit occidental est rempli de clichés racistes sur la sauvagerie, les épidémies, la pauvreté totale et l'absence d'espoir de l'Afrique, comme si vous et moi, nous n'avions rien à voir du tout avec la pauvreté, la famine, les atrocités sexuelles ou le génocide. Le public n'entend pas parler des intérêts occidentaux impliqués, des compagnies minières qui se cachent derrière les viols systématiques ou des liens d'affaires qu'entretient Ben Affleck avec le régime militaire qui occupe et terrorise les zones du Congo où le projet "humanitaire" de Affleck opère. Le régime de terreur de Pinochet au Chili fait pâle figure, par son importance et sa nature, à côté des atrocités perpétrés par les agents au service de l'Occident opérant aujourd'hui en Afrique centrale. Au premier rang des agents de répression du Pentagone figurent le président de l' Ouganda, Yoweri Museveni, et son beau-frère, le général Salim Saleh; le président du Rwanda Paul Kagame et les généraux James Kabarebe et Karake Karenzi; et le président du Congo Hypolite Kanambe (alias Joseph Kabila) et le général John Numbi. L'actuelle apocalypse que connaît l'Afrique centrale a commencé avec la guerilla conduite par Yoweri Museveni entre 1980 et 1985, durant laquelle Paul Kagame dirigeait le renseignement militaire; Kagame est connu pour avoir commis des massacres et pratiqué la torture dans les "safe houses" du renseignement en Ouganda. Du fait de Kagame et de Museveni, le peuple Acholi d'Ouganda a subi un lent génocide, à l'abri des regards, dans le nord de l'Ouganda. La guérilla conduite par Kagame et Museveni en Ouganda (1980-1985) a fixé une orientation politique qui a déterminé le sort de millions d'innocents en Afrique centrale où le bilan des pertes humaines ne cesse de s'alourdir. "La justice constitue une demande centrale de la population congolaise" dit Maurice Carney, directeur des Amis du Congo. "Des crimes inouïs ont été commis, attisés par le pillage des richesses du Congo par une foule de multinationales et par les alliés des Etats -Unis et de la Grande-Bretagne que sont le Rwanda et l'Ouganda. Malheureusement, la plupart des organisations humanitaires et des lobbys à Washington n'ont pas demandé aux Etats-Unis d'obliger leurs alliés et les entreprises à rendre des comptes, malgré la législation américaine en vigueur qui va dans ce sens. FAIRE PORTER LA RESPONSABILITE SUR LES VICTIMES, RECOMPENSER LES TUEURS En octobre 1990, l'armée ougandaise et le front/l'armée patriotique du Rwanda (RPF) dirigé par le major-général Paul Kagame ont envahi le Rwanda. Les guérillas qui ont violé les lois internationales et commis des crimes de guerre en masse étaient soutenues par l'Angleterre, la Belgique, les Etats-Unis et Israël. Elles étaient ougandaises. Ce n'étaient pas des victimes et il ne s'agissait pas, comme les a décrit Philip Gourevitch dans le New Yorker, d' "un peuple sans Etat" et " des juifs de l'Afrique": c'étaient les élites Tutsi, des extrémistes désireux de récupérer le pouvoir et la domination, qui avaient attaqué le Rwanda à maintes reprises pendant des décennies depuis qu'ils avaient été renversés en 1959. En juillet 1994, le RPF avait achevé son coup d'état et renforcé son pouvoir au Rwanda. Le gouvernement de Paul Kagame a depuis lors maintenu son pouvoir politique et manipulé la sympathie publique en promouvant une idéologie hautement politisé de génocide. La propagande du New York Times au sujet du "génocide en Rwanda" présentée comme "l'affreuse réalité au Rwanda", le 9 mai 1994 par James C McKinley Jr. , oblitérant la réalité au moyen de publicité à connotations subliminales sexuelles, cachait la réalité et préparait la scène pour l'opération psychologique de masse qui aveugle aujourd'hui les occidentaux sur la réalité de l'implication du Pentagone en Afrique centrale. Après plus de dix-huit ans de désinformation systématique sur le Rwanda, il existe une ignorance collective sur ce qui s'est réellement passé et qui est responsable. Le "génocide du Rwanda" est l'un des évènements les plus mal compris de l'histoire contemporaine et ce non à cause d'une absence de preuves ou parce que la vérité a été cachée par le massacre, mais parce qu'il s'agissait d'une opération psychologique ou PSYOP destinée à cacher la réalité du génocide soutenu par les entreprises et les militaires occidentaux. [1] Selon l'histoire officielle, les extrémistes Hutu au gouvernement et dans l'appareil militaire ont commis un génocide orchestré et planifié à l'avance contre la minorité Tutsi entre le 6 avril et environ le 16 juillet 1994. Dans cette mythologie, de 800 000 à 1,2 million de Tutsi ont été massacrés durant les maintenant célèbres "cent jours de génocides" à coup de pioches, de haches et de machettes. Quiconque conteste l'histoire officielle est traité de "négationniste de génocide" ou de "révisionniste de génocide" par le régime de Kagame et est fustigé comme "assassins de la mémoire". [2] Le Rwanda a adopté une loi sur "l'idéologie génocidaire" qui interdit à quiconque de remettre en cause la version officielle de l'histoire et criminalise toute idée qui pourrait provoquer une division ethnique. En vertu de cette loi, les enfants de mois de douze ans seront envoyés dans des centres de réhabilitation s'ils sont déclarés coupables, mais le Rwanda a envoyé des centaines de milliers de personnes dans des "camps de rééducation"; il y en a un sur l'île reculée et désertique de Iwawa sur le lac Kivu; les détenus sont gardés par des soldats.[3] En réalité, les RPF étaient les principaux tueurs, la plupart des victimes étaient Hutu et le nombre de morts durant ces cent jours a été bien moindre. Affirmer la contrevérité que les RPF "ont stoppé le génocide en gagnant la guerre"constitue l'ultime affront contre la vérité. Ainsi, les RPF ont de manière typique tué tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin: Kagame n'a fait confiance à aucun des Tutsi qui étaient restés après les pogroms qui ont entraîné l'exil de la communauté Tutsi avant l'arrivée du gouvernement Habyarimana (1973-1994) et ainsi des Tutsis ont également été visés par les RPF. Sous la nouvelle structure de pouvoir, de fortes motivations ont poussé à accuser les Hutu stigmatisés de crimes qu'ils n'avaient jamais commis: l'accès à la terre et son contrôle. Il en va de même en Ouganda et au Congo. Le 6 avril 1994, les gouvernements du Rwanda et du Burundi ont été décapités lorsque l'avion qui transportait les deux présidents et des hauts gradés de l'appareil militaire a été abattu au-dessus de Kigali, la capitale du Rwanda. Les assassinats bien planifiés de Juvenal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira ont provoqué une escalade massive de la guerre qui est faussement présentée comme le résultat de sauvagerie tribale sans importance. Ces assassinats étaient des crimes de guerre graves et les RPF et l'UPDF en étaient responsables mais toute tentative d'enquêter honnêtement sur le double assassinat présidentiel a été bloquée par les Etats-Unis et leurs alliés. Le 17 novembre 2006, le juge français anti-terroriste Jean-Louis Bruguière a délivré des actes d'accusation internationaux de crimes de guerre après avoir conclu que les RPF, sous les ordres directs de Paul Kagame, avaient effectué des attaques de missiles sol-air contre l'avion transportant les deux présidents.[4] Le 6 février 2008, un tribunal espagnol a émis des mandats d'arrêt internationaux contre quarante des principaux officiels militaires du régime rwandais. Le président Paul Kagame n'a pas été mis en examen seulement parce que les chefs d'Etat jouissent de l'immunité. Les officiels du RPF sont accusés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide commis au Rwanda et en République démocratique du Congo entre 1990 et 2002 .[5] Bien sûr, les propagandistes au service de Kagame ont produit une documentation exhaustive qui falsifie la vérité sur les meurtres de Habyarimana et Ntaryamira et la violence des RPF; Philip Gourevitch et le New Yorker ont loué la tentative d'étouffer l'affaire en faveur de Kagame avant même que l'encre n'ait eu le temps de sécher (see: Philip Gourevitch, "The Mutsinzi Report on the Rwandan Genocide," The New Yorker, 8 janvier 2010). Les sites de l'establishment et des agences de renseignement qui prétendent fournir une information équilibrée, indépendante et honnête, comme AllAfrica.com, ont soutenu ces caricatures d'information en publiant mot pour mot les productions de relations publiques du régime de Kagame et en censurant les réfutations les plus perspicaces. [6] Le général rwandais General Karake Karenzi, accusé par le tribunal espagnol, a néanmoins été engagé comme commandant adjoint des forces pour la mission de l'Union africaine et des Nations unies au Darfour, un autre "maintien de la paix" euphémistique pour la guerre par procuration menée par le Pentagone et l'OTAN contre le gouvernement islamique de Omar al Bashir au Soudan. Les Nations unies ont exhorté le gouvernement rwandais à remplacer Karenzi après les mises en accusation espagnoles, mais ont d'elles-même fait volte-face après que Kagame a menacé de retirer du Darfour les trois mille troupes des forces de défense rwandaises (RDF= ancien RPF). La propagande de "Save Darfur" produite par les think tank nationalistes américains et les média occidentaux masque l'implication du Pentagone, de l'Angleterre, de la Belgique, du Canada et d'Israël et d'agents de renseignement comme Roger Winter et David Kimche, et le discours sur le "génocide du Darfour" reflète les opérations psychologiques utilisées pour créer le récit fictionnel sur le génocide au Rwanda à l'intention du public occidental consommateur d'informations. En usant d'instruments juridiques internationaux comme le tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) et maintenant la Cour pénale internationale, les gouvernements occidentaux, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, le Canada et Israël en particulier, aident activement le régime de Kagame à pourchasser les réfugiés et les critiques parce que ces gouvernements ont soutenu la guérilla du Front populaire rwandais de 1990 à 1994 et les années de terreur qui ont suivi de 1994 à 2010. Le rapport des droits de l'homme par pays du département d'Etat américain sur le Rwanda et l'Ouganda est toujours une fiction totale, cependant ces rapports sont présentés comme une vérité incontestable lors des auditions pour asile des réfugiés rwandais aux Etats-Unis. Les provinces du nord- et du sud-Kivu à l'est du Congo sont occupées et contrôlées par des réseaux criminels originaires du Rwanda et de l'Ouganda.[7] En RDC, des atrocités sans nombre ont été commises par l'armée/le front patriotique rwandais (RPF) et les forces de défense du peuple ougandais (RDC) lorsqu'elles ont traversé le Zaïre, se rebaptisant Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaïre/Congo (AFDL), et massacré peut-être jusqu'à 600 000 réfugiés sans armes en 1996/1997, pour la plupart des femmes et des enfants de moins de quinze ans.[8] "Il y a un groupe d'"experts" militaires africains aux Etats-Unis, au Pentagone et au Département d'Etat", selon le spécialiste du renseignement Wayne Madsen, "et au sevice des think tank pro-Hillary Clinton comme le Center for American Progress (CAP). Ironie du sort, ces "experts" sont essentiellement des femmes et on compte parmi elles l'actuel assistante de la secrétaire d'Etat pour les affaires africaines Jendayi Frazer, l'assistante adjointe du secrétaire à la défense pour les affaires africaines Theresa Whalen, et la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines de Bill Clinton, Susan Rice, qui est actuellement au CAP. "Le commandant AFRICOM, le général d'armée des Etats-Unis William E. "Kip" Ward, sera assisté par les adjoints de l'armée et du département d'Etat. Comme pour les experts militaires de haut niveau en politique étrangère de l'administration Bush, Frazer, un afro-américain, retenu par Ward, également un afro-américain, représente une tentative éhontée de l'administration Bush pour cacher la véritable intention de l'AFRICOM à la population joire d'Afrique." LA LISTE DES PERSONNES A ABATTRE DU RWANDA Le 24 février 2010, un communiqué, rédigé en Kinyarwanda, a circulé sur Internet: prétendument il indiquait les directives de la retraite annuelle des ambassadeurs et des hauts commissaires rwandais organisée par le ministère rwandais des affaires étrangères et des communications (MINAFFET) au Rwanda, les 17 et 18 février 2010. Le document semblait coïncider avec la défection et la fuite des ambassadeurs du Rwanda aux Pays-Bas et en Inde. Ce document rendu public illustre le mode opératoire du régime en matière de relations publiques et internationales et appelait à la neutralisation des ennemis du Rwanda dans le pays et à l'étranger (y compris de l'auteur de ces lignes). Ils ont entendu un rapport des services du renseignement révélant l'identité des ennemis du pays qui devraient être combattus par tous les moyens possibles et si nécessaire, assassinés. Suivent les noms d'étrangers et d'organisations qui doivent être combattus de toute urgence. Etrangers ciblés: Robin Philpot [9]; C. Peter Erlinder [10]; Keith Harmon Snow; Jordi Palou-Loverdos [11]; Peter Verlinden; Pierre Péan [12]; Charles Onana [13]; Filip Reyntjens [14]; Luc de Temmerman [15]. Egalement visés des réfugiés rwandais représentant les FDLR (Forces pour la libération démocratique du Congo) en Afrique; Europe; Amérique; et ailleurs.[16] Alors que nous sommes amenés à croire que les responsables des violences perpétrés au Rwanda et au Congo sont ces génocidaires fous, les extrémistes Hutu, leurs milices Interahamwe, les Forces pour la libération démocratique du Rwanda (FDLR) au Congo, et autres indésirables, les principaux responsables sont toujours protégés parce que ce sont les agents des puissances occidentales. Toute personne qui a demandé asile ou dérangé de quelque manière le gouvernement rwandais sera aujourd'hui persécutée. Les rwandais au Rwanda et à l'étranger sont accusés de "génocide" ou de "complicité de génocide" au moyen de preuves fabriquées, de témoignages obtenus par la force, de corruption et de jalousies mesquines. Aucune procédure de jugement équitable n'est possible au Rwanda de même qu'il n'est pas possible d'enquêter librement sur les faits ou d'identifier des témoins et d'assurer leur sécurité. Le reportage du New York Times, "Rwanda’s Huge Stake in Congo’s War" (Ian Fisher, 27 décembre 1998) n'était rien d'autre qu'un contrôle des dégâts qui révélait en définitive ce que tout le monde savait depuis septembre 1996: le Rwanda (RPF) et l'Ouganda (UPDF) faisaient la guerre au Zaïre (Congo). Cependant, manquait l'ensemble du contexte de l'implication militaire américaine dans la planification, la logistique et les opérations de l'invasion du Zaïre (Congo) par les RPF/UPDF entre 1996 et 1998 et, comme d'habitude, il n'était pas fait mention des intérêts des entreprises multinationales occidentales. (au fond, partie de la campagne insidieuse de propagande sur le VIH/SIDA en Afrique). Le régime à parti unique contrôlé par Paul Kagame projette un vernis brillant de tourisme, de développement et d' "entrepreneuriat", mais à peine enterré sous ce vernis on trouve un climat de terreur absolu et de profondes divisions ethniques conduisant à la guerre. On a vu la même situation au Chili sous Pinochet. Nous commençons à la voir plus ouvertement à l'approche des élections de 2010.[17] Le Rwanda et l'Ouganda sont menés par des organisations militaires criminelles [18] parallèlement aux structures gouvernementales officielles, responsables du meurtre systématique et intentionnel de bien plus de 10 millions de personnes depuis 1980, en comptant seulement en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et au Congo, jusqu'à aujourd'hui.[19] L'étiquette "Interahamwe" en est venu à désigner "les milices Hutu meurtrières extrémistes" et est habituellement traduite du Kinyarwanda pour signifier "ceux qui attaquent ensemble." Cependant le président Paul Kagame et l'appareil de renseignement militaire des RPF utilisent cette terminologie pour désigner "quiconque est opposé au mouvement de l'armée/du front patrotique rwandais, son gouvernement ou ses réseaux clandestins d'élite et, dans le cas de Paul Kagame, même "tous ceux que je n'aime pas." les étiquettes "Interahamwe" et génocidaires sont utilisées pour déshumaniser tous les Hutu partout (tous comme les juifs ont été déshumanisés en Allemagne avant et pendant la seconde guerre mondiale).[20] Cela a créé les conditions politiques, sociales et économiques nécessaires à la perpétration du génocide par le gouvernement des RPF et et ses collaborateurs et cette déshumanisation s'est perpétuée à travers les mass média internationaux, les institutions des droits de l'homme, les think tanks, les organisations non gouvernementales, les organisations pour la "paix" et les gouvernements étrangers partout. Il s'agit de l'un des plus importants crimes de guerre mondialisés de l'histoire de l'humanité. Même des Tutsi, présentés comme les seules victimes et les seuls survivants du génocide, ont été persécutés par le régime Tutsi victorieux des RPF au Rwanda. On ne peut nier que des centaines de milliers de Tutsi aient été tués au Rwanda, en particulier si l'on limite notre examen aux cent jours du génocide entre le 6 avril et juillet 1994. Cependant, le régime RPF a aussi tué beaucoup de Tutsi, parce que cette force rebelle de l'élite Tutsi n'a pas fait confiance aux Tutsi qui étaient restés au Rwanda après le coup d'état du président Juvenal Habyarimana en 1973. Le régime actuel est responsable du bain de sang massif dont ont été victimes tous les groupes ethniques au Rwanda et la "façade" bénéficie du soutien international en raison des intérêts économiques, politiques et militaires en jeu.[21] Le Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) a aussi soutenu la façade, comme l'a confirmé Carla Del Ponte, l'ancienne procureure générale du TPIR dans ses mémoires.[22] Les personnes accusées de "génocide" au Rwanda ont été traduites à maintes reprises devant les juridictions "communautaires" Gacaca , contraintes par le régime rwandais à réexaminer leur cas jusqu'à ce qu'un verdict de culpabilité ait été établi; de nombreux civils innocents ont été jugés et rejugés jusqu'à ce qu'ils étaient déclarés coupables.[23] En décembre 2008, la chambre de première instance-1 du TPIR a acquitté les quatre hauts officiers militaires les plus gradés de l'ancienne armée gouvernementale, les Forces Armées Rwandaises (ex-FAR), les cerveaux présumés de la conspiration pour perpétrer le génocide.[24] Davantage d'acquittements ont été prononcés en novembre 2009, après sept ans de procès au TPIR, dans le cadre duquel le tribunal a conclu que les preuves présentées par le procureur s'expliquaient par la planification militaire normale au cours des quatre années de guerre civile au Rwanda (1990-1994). Aujourd'hui, quiconque s'écarte un tant soit peu du droit chemin au Rwanda sera immédiatement visé, accusé de révisionnisme de génocide, de négationnisme ou de participation au "génocide" lui-même. Le réseau terroriste d'élite de Kagame étouffe également ses crimes grâce à son affiliation avec le Dr. Paul Farmer et son association caritative financée par Clinton, Partners in Health, également impliquée en Haïti (l'élément moteur pour l'envoi de forces paramilitaires rwandaises en Haïti après le tremblement de terre). Parmi les victimes en vue les plus récentes du régime criminel de Kagame figure Victoire Ingabire, une femme Hutu qui est retournée au Rwanda depuis son exil en Belgique en janvier pour contester les élections présidentielles à venir. Ingabire a fait un discours en public à son arrivée consacré au débat volé sur le génocide au Rwanda et les massacres de masse des Hutu. Elle a été immédiatement arrêtée et continue à être persécutée par le régime et accusée de crimes de pensées et de paroles assimilés à "l'idéologie génocidaire". Egalement visé, le professeur Peter Erlinder, un avocat des droits de l'homme et des droits civils au niveau international, professeur de droit au William Mitchell College of Law à St. Paul, Minnesota et ancien conseiller principal de la défense au TPIR. Erlinder est allé à Kigali, la capitale du Rwanda, le 23 mai, pour rejoindre l'équipe de défense du candidat à la présidence rwandaise, Victoire Ingabire Umuhoza, et a été arrêté pour "déni de génocide". On a d'abord refusé de le libérer sous caution, mais des pressions intenses de la part des avocats et des citoyens ont conduit à sa libération sous caution aux motifs de "compassion médicale". Peter Erlinder encourt jusqu'à vingt-cinq ans de prison ou doit payer une amende de $1,700!, et le régime rwandais a l'intention de le poursuivre en justice. Le gouvernement américain a pris une scandaleuse position d'inaction durant l'emprisonnement de Erlinger, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton se trouvant dans la position embarrassante (sic) d'avoir à répondre à des questions sur le cas Erlinder tout en défendant le régime meurtrier que les Clinton ont soutenu sans coup férir. LORSQUE LES VICTIMES DEVIENNENT DES TUEURS A la mi-novembre 2009, le président de la République démocratique du Congo (RDC) Hypolite Kanambe a secrètement envoyé par avion un bataillon des forces de défense rwandaises (RDF)[25] à travers le Congo pour renverser une nouvelle rébellion dans la province Equateur à l'ouest du Congo; l'opération a été soutenue par la MONUC et l'AFRICOM. Les forces des RDF portaient l'uniforme des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Avec les troupes régulières des RDF, les troupes de la MONUC de la mission internationale de "maintien de la paix" ont combattu aux côtés des soldats rwandais Tutsi infiltrés par le Rwanda, avec le soutien gouvernemental de Hypolite Kanambe (RDC), au sein de l'armée nationale du Congo, les FARDC. Les forces Tutsi au sein des FARDC comprenaient des forces de défense rwandaises (FDR, ancien front/armée patriotique rwandais) et d' "ex-" forces du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), les milices terroristes extrémistes qui ont surgi des provinces du Kivu, initialement menées par le criminel de guerre rwandais, le général Laurent Nkunda. Le CNDP est soutenu par le Rwanda et infiltré par des milliers d'extrémistes Tutsi. La MONUC, la Belgique et l'AFRICOM ont collaboré avec le Rwanda et les forces du CNDP pour commettre des crimes de guerre de masses dans les "crises de Dongo" à l'ouest du Congo.[26] Les civils congolais déplacés par les opérations militaires rwandaises et ougandaises ont subi des atrocités extrêmes et sont effectivement condamnés à mort par les politiques de la "communauté internationale", de connivence avec Paul Kagame, Yoweri Museveni et Hypolite Kanambe (alias Joseph Kabila) ainsi qu'avec la mission des Nations unies au Congo(MONUC). Des milliers de forces des milices du CNDP ont été intégrées dans les FARDC en 2009 dans une manoeuvre stratégique défendue par le général rwandais James Kabarebe, Paul Kagame et leurs soutiens occidentaux. Le CNDP est l'une des causes essentielles de la déstabilisation de l'est du Congo. Le CNDP a aligné des forces et des troupes rwandaises qui ont lancé une nouvelle "rébellion" appelée "reformée par le CNDP" et mènent actuellement une tactique de la terre brûlée à travers l'est du Congo. [27]. L'AFRICOM et la MONUC soutiennent fermement les activités criminelles du CNDP et des RDF, la saisie des terres et le génocide perpétré contre les congolais, tout comme le Pentagone et les Nations unies ont soutenu le génocide au Rwanda, quels que soient ceux que vous accusez d'être les tueurs et ceux que vous considérez comme les victimes. Il en va de même pour les forces de défense du peuple ougandais, partenaires de l'AFRICOM sous la nouvelle loi de désarmement de l'Armée de résistance du Seigneur, qui sont responsables d'atrocités massives dans le nord de l'Ouganda, le sud du Soudan et le nord-est du Congo. Des rapports récents de groupes de défense des droits de l'homme dans le sud Kivu ont démontré les liens qui existent entre la compagnie minière canadienne BANRO Gold et le terrorisme local, cependant aucune source d'information générale occidentale n'a relaté ou même mentionné l'implication des principaux intérêts miniers occidentaux, y compris BANRO, Moto Gold, Mwana Africa, Heritage Oil & Gas, dans la guerre et le pillage de l'est du Congo exsangue. Le directeur de Moto Gold Walter Kansteiner siégeait au Conseil de sécurité nationale sous la présidence de William Jefferson Clinton. Des criminels de guerre rwandais comme le général Laurent Nkunda et le général Bosco Ntaganda sont responsables d'importants crimes de guerre, commis avec la bénédiction de Hypolite Kanambe et Paul Kagame, dans le cadre du programme occidental de balkanisation du Congo et de création d'une République des Volcans, comme l'a à maintes reprises appelé de ses voeux Herman Cohen, haut fonctionnaire au sein de l'administration Clinton-Bush, depuis les invasions soutenues par les Etats-Unis des années quatre-vingt-dix. Herman Cohen était ancien ambassadeur au Zaïre et haut fonctionnaire sous G. H. W. Bush, et la société de conseil de Cohen, Cohen & Woods, compte parmi ses meilleurs clients une société nommée Contour Global Corporation (NY), maintenant partenaire du régime de Kagame pour exploiter le méthane léthal dans les fonds du lac Kivu à la frontière entre le Congo et le Rwanda (une autre catastrophe de l'industrie pétrolière à l'horizon). Le peuple congolais a subi des injustices terribles commises par la mission des observateurs des Nations unies au Congo (MONUC). De même, la mission d'assistance des Nations unies au Rwanda (UNAMIR I & II) a soutenu les intérêts occidentaux et aidé à assurer les conquêtes militaires du front patriotique rwandais (RPF). ASSASSINATS ET VIOLS Le nombre actuel de morts dans les seules provinces occidentales du Congo est d'environ 1500 personnes par jour, au moins dix millions de personnes étant mortes au Congo depuis l'invasion américaine de 1996, des millions étant réfugiées dans les Etats membres de la région des Grands lacs. Les forces alliées rwandaises en RDC perpètrent un génocide à présent dans les provinces Kivu, en particulier dans les zones minières lucratives et les média occidentaux et les agences "humanitaires" se taisent. John Numbi, ancien dirigeant des forces aériennes des FARDC et maintenant inspecteur général de la Police Nationale Congolaise (CNP), serait le principal lien existant entre Hypolite Kanambe (alias Kabila) et les hauts gradés rwandais Paul Kagame et James Kabarebe. Numbi se rend souvent à Kigali et est décrit comme l'"un des hommes les plus dangereux du Congo". Numbi est responsable des fosses communes de l'est du Congo sur lesquelles les Nations unies refusent d'enquêter.[28] Le plus récent rapport du groupe d'experts des Nations unies a aussi mentionné l'implication directe de la police nationale congolaise (sous Numbi) dans les activités de contrebande auxquelles participent aussi les forces de défense rwandaises dans l'est du Congo.[29] John Numbi a aussi coordonné des opérations militaires en janvier 2009 qui ont entraîné des crimes de guerre et contre l'humanité massifs contre la population congolaise des Kivu.[30] Le 2 juin 2010, Floribert Chebeya Bahizire, le principal défenseur des droits de l'homme au Congo, a été assassiné, après avoir été convoqué pour rencontrer John Numbi. Bahizire, fondateur de l'organisation congolaise de défense des droits de l'homme Voix des Sans Voix, critiquait les violations des droits de l'homme commises par les régimes des présidents Mobutu Sese Seko, Laurent Désirée Kabila, et Hypolite Kanambe (alias Joseph Kabila).[31] Les forces de sécurité ont arrêté, emprisonné et menacé Bahizire à maintes reprises durant les vingt dernières années. En mars, Bahizire a donné un interview à un journal dans lequel il se plaignait du fait que la "communauté internationale" tourne le dos aux associations congolaises des droits de l'homme. En mai 2010, il a été forcé par la police à se mettre à genoux sous la menace d'une arme pointée sur lui. Bahizire a été assassiné pour avoir intenté une action de Voix des sans Voix devant un tribunal belge contre John Numbi et le gouvernement Kanambe (RDC) pour le massacre d'un groupe politique et religieux nommé Bundu dia Kongo commis plus tôt cette année dans la province du Bas Congo. Selon les spécialistes du renseignement de Kinshasa, l'opération visant à éliminer Bahizire a été menée par la branche de la sûreté intérieure de l'ANR - Agence nationale de renseignement (l'équivalent de la CIA américaine), dirigée par Kalev Mutond, "un véritable tueur" et "l'homme qui fait le sale boulot pour Joseph Kabila [Hypolite Kanambe]," mais John Numbi était aussi impliqué. Les concessions d'exploitation accordées par le régime de Hypolite Kanambe (alias Joseph Kabila) à Kinshasa, en République démocratique du Congo appartiennent à des sociétés américaines, européennes et canadiennes. Cette carte montre les concessions dans la zone de Kisangani, où l'AFRICOM construit sa base, détenue par les occidentaux, notamment celles détenues par l'entrepreneur qui coopère avec l'AFRICOM à la construction d'une base militaire américaine près de Kisangani. L'un des plus récents justiciers chasseurs de réfugiés pro-RPF sur la piste "génocidaire" rwandaise est Jason Stearns, un ancien "analyste" des Nations unies (MONUC) et d' l'International Crisis Group. Stearns a également travaillé dans plusieurs groupes d'experts des Nations unies sur l'exploitation illégale en RDC, y compris le rapport d'experts des Nations unies de novembre 2009, qui a lancé une campagne de dénigrement contre Fundacio S’Olivar et Inshuti, des associations caritatives espagnoles affiliées à Juan Carrero Seralegui et Jordi Palou-Loverdos (nommés sur la liste de personnes à abattre susmentionnée) en les accusant de soutenir les terroristes au Congo. Il s'agit de la tentative avortée des Nations unies pour discréditer les accusations espagnoles contre les RPF. [32],[33] Depuis des années maintenant plusieurs organisations occidentales de renseignement ayant pignon sur rue, notamment les groupes ENOUGH, STAND, Genocide Intervention Network, ert le RAISE HOPE FOR CONGO, et leurs riches soutiens, l'International Crisis Group et le Center for American Progress, ont poussé les étudiants et les gouvernements occidentaux à agir, en faisant pression en faveur d'une législation, y compris la nouvelle loi sur les "minérais du conflit", et sont autorisés par les principaux mass média à s'exprimer comme les seuls experts de bonne foi sur le Congo, le Rwanda, le Soudan et l'Ouganda. Parmi la législation récente ou en cours d'élaboration soutenue par ces agences de renseignement, on trouve "la loi sur le désarmement de l'armée du seigneur", la loi sur "minerais de sang" et "la loi sur la violence contre les femmes" (Résolution 1888). L'armée de résistance du seigneur est rendue responsable de tous les actes de terreur dans la région du nord de l'Ouganda (qui baigne dans le pétrole et l'or), protégeant ainsi les crimes de guerre organisés du président ougandais Museveni et de ses alliés occidentaux, tout comme le FDLR est unanimement visé pour protéger les réseaux terroristes de Kagame. L'ancien spécialiste à la sécurité nationale de William Jefferson Clinton, John Prendergast, est le principal partisan de ces groupes, avec l'aide de la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, et de John Podesta, Tom Daschle et Madeleine Albright, en coulisses. John Prendergast était l'expert choisi pour l'émission de CBS 60 Minutes‘ "Blood Minerals", diffusée par la télévision nationale aux Etats-Unis le 29 novembre 2009, qui était un spot publicitaire pour ENOUGH, the International Rescue Committee et les organisations dites "humanitaires". Ces lobby et autres organisations de façade s'emploient à supplanter et neutraliser tous les véritables efforts internationaux de base menés sur le terrain pour aider les populations congolaises à prendre le contrôle de leurs propres ressources et de leur avenir et servent de couverture aux intérêts occidentaux cachés; elles favorisent également les solutions militaires aux dépens des solutions diplomatiques ou d'autres solutions pacifiques. Les média occidentaux montrent en permanence les souffrances du Congo mais la propagande est une désinformation simpliste et le public consommateur des "informations" occidentales les avale et dénie toute importance au Congo, abandonnant les populations dont l'existence est en partie déterminée par les matières premières qui leur sont volées dans une situation de guerre et de criminalité organisée. Parmi celles-ci figurent les diamants, l'or, le colombite-tantalite (coltane), le cobalt, le cuivre, le pétrole, le germanium, le niobium, l'étain, le tungstène, l'huile de palme, le café et le chocolat (vendu dans les épiceries Whole Foods). Au-delà de la valeur des ressources susmentionnées prises dans leur ensemble, la principale affaire occidentale qui marche au Congo, c'est l' "aide" humanitaire et la "charité" internationale, autrement dit l'industrie de la misère.[34] Les congolais dans l'ensemble du pays font état de conditions dans l'ensemble du Congo qui sont les pires depuis vingt-ans avec une recrudescence de l'insécurité et de la violence. A la mi-mars, lors d'une réunion exceptionnelle de l'Institute for Peace des Etats-Unis à Washington, DC, le porte-parole d'AFRICOM Mark Swayne a nié l'implication de l'AFRICOM dans les opérations clandestines menées au Congo. L'USIP a financé les campagnes de désinformation en faveur de Kagame depuis le début des années quatre-vingt-dix, couvrant l'implication des Etats-Unis dans les crimes de guerre et le génocide commis en Afrique centrale. Les campagnes d'informations de l'AFRICOM donnent exclusivement une image de troupes américaines participant uniquement à des opérations humanitaires et de maintien de la paix. Swayne se serait "excusé" de ce que l'AFRICOM ait utilisé des Ougandais pour la nouvelle base de l'AFRICOM en cours de construction à Kisangani, Congo. Les infrastructures de communications militaires et de renseignement de Kampala, en Ouganda, une des bases principales pour les opérations du Pentagone associent des entreprises américaines et anglaises et les secteurs du renseignement de pays occidentaux. Les réseaux de criminalité organisée de l'Ouganda et les forces militaires ougandaises sont haïs pour leurs opérations de pillage et de terreur au Congo. Le propre site internet du Pentagone indique que le Commandement des opérations spéciales d'élite des Etats-Unis (SOCOM) "forme" des troupes congolaises à Kisangani, RDC, et Swayne n'a pas révélé que les Ougandais sont des mercenaires probablement affiliés aux sociétés pétrolières occidentales liés aux mercenaires (Heritage Oil & Gas, Hardmann Resources, H Oil Company) opérant dans le bassin de Lake Albert à la frontière entre la RDC et l'Ouganda. Un expatrié européen qui a été directement témoin de crimes de guerre commis par ls RPF et du massacre de plusieurs milliers de civils Hutu civilians à Kisangani, Zaire (1996-1997),[35] sous le regard de l'USAID, du programme alimentaire mondial, de l'UNHCR et d'autres officiels, [36] "a remporté" un important contrat de construction pour la nouvelle base de l'AFRICOM à Kisangani; la construction associe les forces merceanires ougandaises, rwandaises et tanzaniennes et le personnel militaire et de renseignement américain a envahi un des hôtels du coin.[37] Les spécialistes de la MONUC à Kinshasa confirment que les militaires américains opèrent au sein de la mission de maintien de la paix (sic) de la MONUC dans la division G-2 de la cellule de renseignement militaire au quartier général de la MONUC à Kinshasa. Il existe également une "cellule fusionnée" de renseignement militaire du Pentagone chargée de superviser le pillage des minerais stratégiques (essentiellement pour les stocks militaires américains), qui opère clandestinement au nord-est du Congo et est dirigée par un "ex" marine nommé "Tom", deux autres militaires américains et des troupes rwandaises. L'entreprise de "maintien de la paix" de la MONUC au Congo est une opération qui coûte un milliard de dollars par ans, implique des contrats avec PAE (Pacific Architect & Engineers, une filiale de Lockheed Martin). L'AFRICOM, l'OTAN et les sociétés militaires privées Dyncorp et PAE ont également formé et transporté des troupes ougandaises et rwandaises dans les guerres américaines-européennes-israéliennes en Somalie et au Soudan (Darfour). Au moins trois cents Ougandais soutiennent les Etats-Unis en Afghanistan et ils sont plus de 10 000 en Irak, on compte plus de 3000 Rwandais au Darfour et 2000 Ougandais ou plus en Somalie. Un nombre inconnu de soldats rwandais ont également été envoyés en Irak et en Afghanistan, et l'on suppose que les sorties "de maintien de la paix" vers le Darfour, le Soudan, peuvent en fait servir de couverture pour du personnel et du matériel militaire en provenance du Rwanda/ de l'Ouganda destiné aux guerres américaines en Irak et en Afghanistan. L'on suppose que certaines forces rwandaises qui servent sur les théâtres d'opération extérieurs du Pentagone sont enrôlées de force, sous la menace d'accusations de "génocide", de jugements à répétition et de longues peines de prison dans leurs pays. Les troupes ougandaises on été soumises à des conditions d'esclavage et fait l'objet d'attaques à caractère sexuel en Irak.[38] Alors que le débat sur le "génocide rwandais" se réchauffe légèrement, presque personne n'accorde la moindre attention au nombre croissant d'assassinats et d'arrestations illégales commises par le régime de Kagame. Fin juin 2010, une femme rwandaise, qui a véritablement survécu au génocide, a été arrêtée au New Hampshire (USA), accusée de violations de génocide, accusations fabriquées par le régime de Kagame et soutenu par le département de la sécurité nationale.[40] Le 14 juillet 2010, Jwani Mwaikusa, un avocat du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) et professeur de droit à l'université de Dar es Salaam (Tanzanie) a été abattu devant chez lui en Tanzanie, clairement un coup du régime de Kagame.[41] Ce reportage du New York Times sur le Congo "War Claims Fly in Congo, But What’s Their Basis?" du 12 août 1997, est une mystification ironique de Howard W. French, qui connaissait bien les intérêts des entreprises occidentales au Congo à l'époque.[45] Par exemple, French était au courant des intérêts de Maurice Tempelsman pour les diamants et des menaces de Banro Corporation à l'encontre du président Laurent Kabila. (Les diamants Tempelsman sont vendus sous la marque TIFFANY, qui fait l'objet ici d'une publicité à connotation sexuelle subliminale de la part de SAKS.) Le 16 juillet 2010, des protestations publiques contre la présence de Paul Kagame en Espagne ont poussé le premier ministre Jose Luis Rodrigez Zapatero à annuler sa rencontre avec le criminel de guerre en visite, Paul Kagame. Pendant ce temps, de plus en plus de réfugiés, de dissidents, d'intellectuels et d'autres rwandais en règle qui ne soutiennent pas l'appareil de terreur favorable à Kagame sont arrêtés à l'étranger, le régime de Kagame ayant renforcé sa pression sur les gouvernements étrangers. Le service de relations publiques et les lobby occidentaux du régime des RPF ont organisé une conférence d'envergure aux Etats-Unis le 20 juillet 2010, sponsorisée par l'Atlantic Council, un think-tank américain nationaliste de droite. L'événement, intitulé "Democracy and Genocide Denial Politics", est destiné à donner aux défenseurs des RPF l'occasion de défendre proactivement le régime et à poursuivre leurs efforts pour criminaliser toute personne qui met en cause la mythologie partiale du RPF sur le génocide, et pour donner à la presse occidentale hypocrite quelques "informations impromptues" actualisées sur le Rwanda à répandre dans le New York Times, le Washington Post, la radio publique nationale et les autres sites de propagande en faveur des entreprises et du gouvernement américain.[42] Les liens d'Israël avec le carnage et le pillage (ventes d'armes, diamants de sang, mines de cobalt) en Afrique centrale sont profonds mais cachés. L'agent du Mossad israélien David Kimche serait l'un des principaux agents derrière le "génocide au Rwanda", mais parce qu'il est du même bord que Kagame et les RPF, avec l'agent de renseignement américain Roger Winter, nous n'entendons leurs noms que lorsqu'ils reçoivent des distinctions des mains de Kagame: le 5 juillet 2010, Roger Winter a reçu une récompense à Kigali en présence du membre du Congrès américain Donald Payne. Dans le même temps, l'entrepreneur de défense et d'aérospatiale américain Northrup Grumman continue à "former" les forces militaires rwandaises. [43] Le 14 juillet 2010, le premier vice- président du Parti vert démocratique du Rwanda, Andre Kagwa Rwisereka, a été retrouvé mort, sa tête complètement séparé du reste de son corps, dans les marais de la rivière Makula près de Butare, Rwanda– un autre coup clairement signé du régime de Kagame. [44] Les massacres se poursuivent en Afrique centrale et dans la corne de l'Afrique, accompagnés des apologies occidentales éhontées de la part d'universitaires, d'autorités médiatiques, de think tank et de personnalités en vue, tous visant à étouffer les bains de sang organisés et commis par les régimes clients des Etats-Unis au Rwanda et en Ouganda, avec le soutien du régime de Kinshasa (RDC) soutenu par les Etats-Unis, et armés, formés et financés par l'AFRICOM, avec des militaires américains sur le terrain dans la région et la complicité des Nations unies. -------------------------------------------------------------------------------- [0] Voir, par exemple, Edward S. Herman et David Peterson, The Politics of Genocide, Monthly Review Press, 2010. [1] Voir, par exemple, Davenport et Stam, "What Really Happened in Rwanda?" Miller-McCune, 6 octobre 2009,http://www.miller-mccune.com/culture_society/what-really-happened-in-rwanda-1504. [2] Voir, par exemple, Keith Harmon Snow, "The Rwanda Genocide Fabrications," Dissident Voice, 13 avril 2009,http://dissidentvoice.org/2009/04/the-rwanda-genocide-fabrications/. [3] "Iwawa Island: Prison Camp or Paradise Vacation Spot?" NGO News Africa, 1er mai 2010. [4] Voir, par exemple, Christopher Black, "The Truth About Rwanda,"SaveRwanda.org, 29 décembre 2010,http://www.saverwanda.org/index.php?id=74&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1473&cHash=b9e2f8e89e [5] Voir, par exemple, Espagne, 6 février 2008, actes d'accusation délivrés par le juge Fernando Andreu accusant quarante actuels ou anciens militaires rwandais haut gradés de crimes graves, notamment, de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de terrorisme, perpétrés sur une période de douze ans, entre 1990 et 2002, contre la population civile, et principalement contre les membres du groupe ethnique Hutu. [6] Editorial, "Rwanda: Mutsinzi Report Finally Puts End to Speculation," AllAfrica.com, 12 janvier 2010. [7] Voir, par exemple: keith harmon snow: "Three Cheers for Eve Ensler?" ZNet, 24 octobre 2007; "Merchant’s of Death: Exposing Corporate Financed Holocaust in Africa," Dissident Voice, 8 décembre 2008; "Over Five Million Dead in Congo? Fifteen hundred People Daily?" 4 février 2008. [8] Les crimes de guerre et de génocide perpétrés par l'ADFL (RPF + UPDF + soutien américain, anglais et israélien) contre les réfugiés rwandais et burundais sont bien documentés. En août 1996, on estimait à 1,5 millions le nombre de réfugiés dans l'est du Zaïre et en novembre les quelque 500 000 à 750 000 réfugiés rwandais qui ne sont pas rentrés au Rwanda dans le cadre de la rapatriation illégale forcée sont devenus les cibles d'une chasse à l'homme systématique de la part des forces de l'ADFL. Voir, par exemple, Roberto Garreton, Rapporteur spécial au Zaïre de la Commission des droits de l'homme des Nations unies No. E/CN.4/1996/66, 29 juin 1996; Howard French, A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa, Vintage Books, 2005; et Filip Reyntjens, The Great African War, Cambridge University Press, 2009; Gerard Prunier, Africa’s World War, Oxford University Press, 2009, pp. 120-128; Wayne Madsen,Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999, Edwin Mellen Press, 1999; et Commission internationale d'enquête non gouvernementale sur les violations massives des droits de l'homme commises en République démocratique du Congo (ancien Zaïre) 1996-1997, Centre international pour les droits de l'homme et le développement démocratique 1998; DRC: What Kabila is Hiding: Civilian Killings and Impunity in Congo, Human Rights Watch, Vol. 9, No. 5(A), October 1997. [9] Robin Philpot, Ça ne s’est pas passé comme ça à Kigali, (That’s Not What Happened in Kigali), publié en anglais par le rapport (Phil) Taylor Report: Rwanda 1994: Colonialism Dies Hard, 2004, http://www.taylor-report.com/Rwanda_1994/. [10] avocat américain et ancien principal avocat de la défense dans les procès militaires au TPIR, emprisonné au Rwanda en mai et début juin 2010. [11] avocat espagnol ayant participé aux mises en accusation devant le tribunal espagnol. [12] intellectuel français et auteur du livre Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 (Black Furies, White Liars. Rwanda, 1990-1994). [13] journaliste camerounais et auteur du livre, Les secrets du génocide rwandais (THE SECRETS OF THE RWANDA GENOCIDE), pour lequel il a été poursuivi par Kagame devant un tribunal français et a eu gain de cause. [14] universitaire belge et expert de la région des Grands Lacs. [15] avocat belge et avocat de la défense au TPIR. [16] Le communiqué divulgué est résumé ci-dessus, mais disponible sur demande. [17] Cette double réalité -avancées économiques et régression politique - a été vue auparavant dans des cas, par exemple tels que le Chili du général Augusto Pinochet soutenu par les puissances occidentales. [18] Bien que les troupes rwandaises et ougandaises aient guerroyé les unes contre les autres à Kisangani, RDC, en 2000, et que l'on dit que leurs dirigeants se haïssent, ces réseaux criminels ont des liens, des intérêts communs et sont également coupables du terrorisme actuel en Afrique centrale, au Soudan et en Somalie. [19] La question des statistiques de mortalité par catégorie ethnique a été abordée par Filip Reyntjens, Christian Davenport, Alan Stam et d'autres, ce qui a conduit à la conclusion que le nombre de morts Hutu au Rwanda au cours des "100 jours du génocide" de 1994 était plus élevé que le nombre possible de morts Tutsi, une inversion totale des allégations du gouvernement du Rwanda et de ses soutiens et alliés, qui ont toujours soutenu que quelques 800 000 à 1,2 millions Tutsis avaient été tués dans le "génocide au Rwanda". [20] Il est absurde de comparer les Tutsi aux juifs. [21] Voir, par exemple, les conclusions du projet Genodynamics des Dr. Christian Davenport et Alan Stam ou les innombrables rapports des droits de l'homme rendant compte des atrocités des RPF, par exemple, Rwanda: Les civils pris au piège dans le conflit armé: "On ne peut plus compter les morts", Amnesty International, 19 décembre 1997. [22] Carla Del Ponte et Chuck Sudetic, Madame Prosecutor: Confrontations with Humanity’s Worst War Criminals, and the Culture of Impunity, The Other Press (NY), 2009. [23] Kenneth Roth, "The Power of Horror in Rwanda," Los Angeles Times, April 11, 2009. [24] Procureur v. Bagosora, 98-41-T, jugement du 18 décembre 2008, publié in extenso le 9 février 2009 (www.ictr.org). [25] Ancien front/armée patriotique du Rwanda. [26] Voir: keith harmon snow, "AFRICOM Backs Bloodshed in Central Africa," Dissident Voice, 10 avril 2010; Congo Rebellion Expanding, United Nations and Media Silent," Conscious Being Alliance (.com), 14janvier 2010; et "Belgian Paratroopers to Crush Rising Congo Rebellion?" The African Executive, 9-16 décembre 2009,http://www.africanexecutive.com/modules/magazine/articles.php?article=4851&magazine=259. [27] Voir, par exemple, Jean-Piere Mbelu, "Entrée massive de l’armée rwandaise sur le territoire congolais," 12 mai 2010, http://fr.allafrica.com/stories/201005120255.html. Voir: aussi Nations unies: Act to End Atrocities in Eastern Congo, Human Rights Watch, 13 décembre 2009. [28] Entretiens privés, keith harmon snow, Nord et Sud Kivu, 2005-2007; entretien avec le commandant de la force aérienne, John Numbi, Bukavu, 2005. [29] Nations unies: Lettre du 9 novembre 2009, du groupe d'experts sur la République démocratique du Congo adressée au président du comité du Conseil de sécurité établi en vertu de la résolution 1533 (2004), "divulguée" en novembre 2009. [30] Nations unies: Lettre du 9 novembre 2009, du groupe d'experts sur la République démocratique du Congo adressée au président du comité du Conseil de sécurité établi en vertu de la résolution 1533 (2004), "divulguée" en novembre 2009. [31] Voir: Ann Garrison, "Questions About Congolese Human Rights Defenders’ Murder," San Francisco Bay View, June 2010, http://www.sfbayview.com/2010/questions-about-congolese-human-rights-defender’s-murder/. [32] Voir: "The UN in Congo: Watchdog of the Great Mining Interests," Save Rwanda (.org), 11 novembre 2009. [33] Le dernier rapport du "Groupe d'experts" sur le Congo a révélé les vrais tendances pro-RPF des Nations unies et discrédité le rapport qui donne quelques informations solides sur certains criminels occidentaux comme, par exemple, Philippe de Moerloose, que cet auteur a précédemment cité pour crimes de guerre. [34] Onno Ruhl, ancien représentant de la Banque mondiale pour la république fédérale du Congo, l'admet dans le documentaire de Renzo Martens, Episode III: Enjoy Poverty, 2008. [35] Voir le film documentaire court de Hubert Sauper, Loin du Rwanda (Kisangani Diary), 1998. [36] Voir: Wayne Madsen, Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999, Mellen Books, 1999. [37] communications privées, Kisangani RDC, 2010. Entretien privé, nom caché, homme d'affaires à Kisangani, RDC, dont les bulldozers ont été confisqués par les RPF et l'UPDF pour creuser et recouvrir les fosses communes des Hutus. [38] Grace Matsiko, "Iraq: Ugandan Guards in Iraq Face Abuse," AllAfrica.com, 10 juin 2006. [39] Voir, par exemple, Gerald Caplan, "The Politics of Denialism: The Strange Case of Rwanda," 17 juin 2010, Pambazuka News; Edward S. Herman et David Peterson, "Genocide Denial and Genocide Facilitation: Gerald Caplan and the Politics of Genocide," Monthly Review, 7 juillet 2010; Gerald Caplan, "Rwanda: Sources and Testimonies–A Response to Herman and Peterson," AllAfrica.com, 16 juillet 2010; et Adam Jones, "Rwanda: On Genocide Deniers: Challenging Herman and Peterson," AllAfrica.com, 16 juillet 2010,http://allafrica.com/stories/201007161144.html . [40] Voir: keith harmon snow, "U.S. Woman Falsely Accused of Rwanda Genocide Rape Crimes," Dissident Voice, 29 juin 2010. [41] Voir: Ann Garrison, "Defense Lawyers Condemn Assassination of ICTR Defense Lawyer Mwaikusa," San Francisco Bay View, 17 juillet 2010. [42] "Democracy and Genocide Denial Politics in Rwanda," The Atlantic Council, http://www.acus.org/event/democracy-and-genocide-denial-politics-rwanda. Au sein du conseil d'administration du Conseil atlantique figurent certains des principaux soutiens américains de Kagame et les agents des interventions occidentales, notamment Madeleine Albright, Nancy Kassebaum Baker, James Baker, Frank Carlucci, Brent Scowcroft, Condoleeza Rice, Henry Kissinger, Richard Holbrooke, Warren Christopher, Thomas Pickering et Wesley Clark. [43] "US Firm Wins Contract to Continue Training Rwandan Soldiers," Rwanda News Agency, 6 juillet 2010. [44] Ann Garrison, "Rwanda Green Party Leader Assassinated," San Francisco Bay View, 14 juillet 2010. [45] Howard W. French, "War Claims Fly in Congo, but What’s Their Basis?" New York Times, 12 août 1998,http://partners.nytimes.com/library/world/africa/081398congo-rebellion.html. Written by: keith harmon snow Source : http://rwandatekaiteka.over-blog
La "guerre contre le terrorisme" menée par les Etats-Unis déstabilise les gouvernement populaires, les communautés et les sociétés indigènes à travers le monde . Cela est vrai plus qu'ailleurs dans la région des Grands Lacs africains où les populations font face à un terrorisme absolu et à des atrocités inouïes ainsi qu'à la destruction complète de tout ce qu'ils connaissent, ce que l'on appelle un génocide.
Tata, le patron le plus puissant d'Inde, laisse un empire de 70 milliards de dollars
Cape town. Installé au cœur du quartier historique de la capitale parlementaire de l'Afrique du sud, le nouveau Taj Hotel se déploie, magnifique, en lieu et place de l'ancienne South African Reserve Federal Bank et du tout premier hôpital de la ville qui accueillait au XIXème siècle, les marins à la veille de franchir le Cap de Bonne espérance. Dans le lobby, au dessus des colonnes de marbre, deux fenêtres surplombent la cour intérieure ; c'est d'ici, qu'autrefois, les crieurs annonçaient les cours de bourse. En cette fin d'hiver de l'hémisphère sud, l'heure est plus calme. Une odeur d'huile essentielle de mandarine diffuse la signature apaisante du Taj. Dans le lobby, Ratan Tata est confortablement installé. Il est 9 heures du matin, le patron le plus puissant de l'Inde enchaîne les rendez-vous dans le hall. « Une meeting room, pourquoi faire ? Je suis bien ici. » Il ne quittera les lieux que pour dîner au Mint l'un des restaurants de l'hôtel. « No bodyguard », l'homme accompagné de Krishna Kurma, le vice-chairman de la division Indian Hotel Companies Ltd, également directeur de Tata Sons, semble d'un accès déconcertant. On a du mal à imaginer Bill Gates ou Lakmish Mittal en pareille circonstance. Les journalistes internationaux invités pour la célébration de cette joint-venture (l'hôtel est détenu à 50 % par Eurocape alors que Tata Africa et Taj en possèdent 25 % chacuns) sont étonnés, les Indiens plus encore. L'information n'est pas encore à la Une des journaux en Europe, mais en Inde, la presse en a fait ses gros titres. Le groupe Tata vient d'annoncer officiellement qu'elle préparait la succession de Ratan Tata. Un comité de cinq personnes est chargé de sélectionner le meilleur profil possible pour prendre le relai d'ici à décembre 2012 de l'homme qui en vingt ans a multiplié par 13 le chiffre d'affaires du groupe 71 Md$ de CA pour 5,4 md$ de profits et 350 000 salariés. Devant la presse internationale, réunie à l'impromptu, le géant de l'industrie indienne explique ses motivations. « J'ai 72 ans, j'ai consacré ma vie à l'entreprise, j'en suis très heureux, mais je ne veux pas sortir du groupe dans une chaise roulante ou dans une petite boîte. » Ses aspirations ? Créer un cabinet d'architecture, sa passion première. Un destin hors-norme Rien ne prédisposait à priori cet homme à devenir l'un des plus grands patrons de l'histoire mondiale. Né le 28 septembre 1937, il a grandi avec son frère auprès de sa grand-mère après la séparation de ses parents. Diplômé d'architecture de l'université Cornell, il était installé loin de sa famille en Californie et travaillait pour un sous-traitant de la NASA quand son oncle, le génial et charismatique, Jehangir Tata (fondateur notamment d'Air India, marié à une Française, il est enterré au Père Lachaise) lui a demandé de rentrer en Inde pour rejoindre le groupe. Il commence dans la partie sidérurgique, puis la branche transport et les camions, pour ensuite se consacrer au développement des activités High-tech, auxquelles il croit contre l'avis de nombre de barons qui siègent alors encore à des postes d'influence. En 1991, quand Jehangir que l'on surnomme le Giovanni Agnelli indien, lui cède les rênes, Ratan Tata, homme discret par excellence (célibataire endurci, il ne boit pas, il ne fume pas, vit dans un appartement au sud de Bombay, conduit lui même sa voiture -une Indica, la première voiture qu'il a créée pour la classe moyenne émergente en 1998- et préfère passer ses soirées à lire, en compagnie de ses chiens, plutôt que de fréquenter les mondanités) est critiqué ; on lui reproche de ne pas avoir l'étoffe... Vingt ans plus tard, les cassandres mangent leur turban. Elu businessman de l'année en 2005 par le magazine Forbes, il a réussi après des acquisitions spectaculaires, dont celle du géant de l'acier Corus, des thés Tetley mais aussi de Jaguar et de Land Rover au groupe Ford en 2008, le lancement de la Nano, à conforter le groupe Tata en Inde, mais surtout à en faire l'un des acteurs clés de l'industrie mondiale. Avec 98 entreprises, 65 % du chiffre d'affaires réalisé à l'étranger, le groupe a été classé 11ème compagnie la plus influente au monde par Forbes en 2009. Ratan Tata vient d'être à nouveau en Inde classé comme le patron le plus puissant du continent indien. Timide dans un corps de colosse, Ratan Tata avoue se sentir bien à Cape Town. « Je n'ai malheureusement jamais rencontré Nelson Mandela, mais je suis admiratif de ce qu'il a fait pour l'Afrique du sud. Nos deux pays ont beaucoup de points communs. Le groupe entretient depuis longtemps dans le domaine de l'acier et des transports (en particulier des bus) des liens étroits avec l'Afrique du sud. J'espère que ce nouvel hôtel me donnera l'occasion de pouvoir venir ici plus souvent. » D'autant que ce dernier devrait dans le futur être suivi par d'autres projets hôteliers, à Johannesburg notamment. Les Taj Hotels : l'étendard du groupe Si la branche hôtelière du groupe Tata contribue peu au chiffre d'affaires global, il est cependant l'étendard du groupe indien. Ce n'est pas par hasard, si Ratan Tata préside en direct cette division. Ni, s'il est présent aujourd'hui à Cape Town. C'est Jamsetii Tata, le fondateur, qui selon la légende, déjà fortuné, a lancé le groupe dans l'aventure hôtelière. S'étant vu interdit l'entrée du Watson hôtel de Mumbaï -à l'époque coloniale, un panneau « no permit Indians » était placé à chaque entrée de club ou de lieux de prestige fréquentés par les Anglais ; riche ou pauvre, aucune dérogation à l'étiquette n'était possible-, il décida de construire le plus beau d'entre tous à Mumbaï. Et c'est ainsi qu'est né le 16 décembre 1903 l'hôtel Taj Mahal de Mumbai, l'icône du luxe en Inde. Par la suite, parmi les grands développements de la branche hôtelière Tata, le groupe fût le premier, dés 1971 avec le Lake Taj Palace à s'associer à des familles de Maharajahs pour transformer leur palais en hôtel et ainsi les préserver. Outre la perle d'Udaïpur (l'un, voire le plus bel hôtel monde, à redécouvrir dans Octopussy de James Bond), au Rambagh Palace à Jaïpur et à l'Umaid Bhawan de Jodhpur, les familles royales indiennes partagent une partie de leur palais avec les hôtes de passage. En novembre prochain, nouvel écrin de rêve, rendez-vous est pris à Hyderabad pour l'ouverture, après dix ans de travaux, du Taj Falaknuma, la maison de Nizam Mehboob Ali Khan qui accueillit pas moins que le roi Georges V et le tsar Nicolas II. La réouverture du Taj Mahal de Mumbaï En 2008, après l'attaque terroriste qui pendant trois jours a ensanglanté Mumbai et pris pour cîble notamment le Taj Mahal Hotel, a fait 31 victimes et un chien, comme le précise Krishna Kumar ... (en Inde le respect de la vie étant tout aussi important que l'on soit homme ou animal), Ratan Tata l'avait promis le groupe ferait tout pour réouvrir l'hôtel au plus vite, et le rendre plus beau que jamais. Pour l'anecdote, il faut savoir que Raymond Bickson, le président des Taj Hotels qui dînait ce soir là à l'hôtel avec son épouse est resté pendant deux jours enfermé dans son bureau à l'étage au dessus de celui où étaient installés les terroristes. Et que depuis son blackberry, avec la direction qui s'était approchée de l'hôtel, ils ont ensemble veiller à envoyer des communiqués de presse dans le monde entier. Le 12 août dernier, pour la célébration du 63ème jour de l'indépendance de l'Inde, le Taj Mahal a réouvert ses portes. Dans l'aile historique du palais, l'ensemble du personnel, du plus ancien employé à la plus jeune standardiste, réuni autour de l'escalier monumental a lu à haute voix un texte pour exprimer sa gratitude à Ratan Tata « We people of Taj Mahal Hotel... ». 700 kilos de pétales de roses n'ont pas réussi à masquer l'émotion qui s'est emparée de tous, ni les larmes sur le visage du plus puissant chef d'entreprise de l'Inde. L'événement a fait la Une de tous les quotidiens du continent indien. Et ce d'autant que le groupe, sollicité pour venir en aide aux victimes, a créé un fond pour indemniser l'ensemble des personnes touchées par les attentats. Qu'ils soient ou non salariés de l'hôtel, peu importait, chacun a reçu une indemnisation de 10 000 roupies de la part du groupe ; et cette institution désormais visera à soutenir quiconque sera dans le futur victime de tels accès de violence. L'ambition des Taj hôtels A la direction des Taj Hotels depuis 8 ans, Raymond S. Bickson ne masque pas les ambitions du groupe. Sous férule, le nombre d'hôtels a augmenté de façon spectaculaire ; leur nombre est passé de 61 à 104 et le nombre de chambres de 8000 à 12 000). Dans les quatre prochaines années, le groupe veut créer 20 000 chambres supplémentaires. Alors que The Pierre à New -York qui fêtera son 80 ème anniversaire en novembre, d'autres ouvertures internationales sont attendues à Londres, aux Maldives, aux Seychelles, mais aussi, au Maroc. Et bien sûr à Paris. Aujourd'hui, tandis que le Royal Monceau va ouvrir ses portes (avec l'appui du Raffles) suivi du Mandarin oriental, du Shangri La, puis du Peninsula, le groupe Taj se doit de figurer à Paris, d'autant que la clientèle indienne est éprise de la culture française, reconnaît Raymond S. Bickson « Le ticket d'entrée est très cher ; les prix demandés frisent la folie. » Il y a peu, le groupe Starwood leur aurait proposé de racheter le Crillon ; mais pour 300 millions d'euros, auxquels il convient d'ajouter 100 millions d'euros de travaux, comment rentrer dans ses frais à moyen et même long terme ? « Nous ne pouvons être présents qu'aux meilleurs endroits dans la capitale, mais certainement pas à n'importe quel prix. On étudie un projet potentiel de partenariat, au 5 avenue Kléber, raconte Raymond S. Bickson, mais pour l'heure rien n'est encore signé. » Hawaïen d'origine, à 54 ans, lui aussi veut préparer à terme sa succession. « Je suis de la génération des Baby-boomers, dans les cinq ans à venir, je veux pouvoir céder ma place, à un représentant de la nouvelle génération. Les défis de l'hôtellerie de luxe de demain sont très importants. Aujourd'hui, comment offrir plus à nos clients que ce qu'ils ont à domicile. En matière de High tech, les enjeux sont colossaux. Les jeunes businessmen vivent aujourd'hui connectés en permanence, ils ont besoin de skype, de wi-fi partout, de recharge pour l'Iphone, de borne Ipod, partout. Deux chaines, le Peninsula et le Mandarin Oriental (qui met notamment à disposition de leurs clients un Ipad en route pour l'aéroport afin de recueillir en instantané leurs impressions) sont à la pointe de l'innovation. Il nous faut faire plus encore. Nous ambitionnons à être dans les toutes premières places. La génération Y devra prendre les commandes. » Autre ambition du groupe ? Le développement des Ginger hôtels, la marque la plus populaire du groupe, l'équivalent des Formule 1. « En plein développement en Inde, les Gingerdisposent aussi d'un très fort potentiel, à l'international, dans les marchés émergents. » Krishna Kumar, directeur de tata Sons Ltd, vice-chairman de la division Indian Hotel Companies Ltd, membre également du comité qui va plancher sur la succession de Ratan Tata, est tout aussi discret que le président du groupe. Mais à n'en pas douter, tout aussi visionnaire. Et ambitieux sur l'avenir des Taj Hotels. Avec Raymond S. Bickson et Ratan Tata, ces trois hommes là laisseront leurs marques dans l'histoire du groupe Tata et de ses hôtels en particulier. Un patron de conviction qui n'a de leçon à recevoir de personne en matière d'engagement, en particulier de Bill Gates et Warren Buffet "Les industries prennent à la communauté de multiples façons ; nous devons lui rendre quelque chose ». L'homme qui aime à se coucher en espérant faire de son mieux pour ne pas faire de mal autour de lui, s'emploie à maintenir les principes religieux de générosité de la communauté parsie dont est issue la famille Tata. Car, tandis que Bill Gates et Warren Buffett ont entrepris une tournée en Asie pour convaincre les businessmen qui ont fait fortune de consacrer 50 % de leurs gains à des œuvres caritatives, le groupe Tata redistribue depuis les années cinquante ses profits : 66 % des bénéfices sont réinvestis dans des actions caritatives pour la société indienne. Le succès du groupe Tata est indissociable de l'histoire de l'Inde. En particulier, sur le plan social. En 1912, c'est Jamsetii Tata qui a instauré la journée de travail de huit heures et les congés payés à Tatanagar, la ville-usine de Jamshedpur. Visionnaire, le fondateur du groupe avait choisi la région la plus pauvre de l'Inde pour y bâtir la fortune de sa famille, à partir de la mécanisation de l'industrie textile du coton et l'exploitation de la mine d'acier. Isabelle Lefort, envoyée spéciale au Cap, en Afrique du Sud SOURCE : www.latribune.fr
Tata, le patron le plus puissant d'Inde, laisse un empire de
70 milliards de dollars
Découvrez pourquoi l'homme qui a multiplié par 13 le chiffre d'affaires du groupe Tata et a réalisé l'acquisition de grosses sociétés étrangères comme Corus dans l'acier, les thés Tetley ainsi que Jaguar et Land Rover, a décidé de passer la main. Il l'a confié à la rédactrice en chef de La Tribune et Moi, Isabelle Lefort.

25 août 2010
Les africains sont-il vraiment les victimes économiques et culturelles volontaires des occidentaux ?
Je me permets de vous mettre en ligne l'intégralité du texte de mon ami MUSENGESHI Katata et des commentaires qui s'en suivent dont les miens sur le blog Réalisance .
Je voulais le partager avec vous. Et surtout je vous demande d'aller sur le blog de mon ami pour avoir accès à d'autres textes intéressants.
24 août 2010
Les africains sont-il vraiment les victimes économiques et culturelles volontaires des occidentaux ?
Commentaire sur Facebook
Les africains devraient aussi avoir le courage de se tirer eux-mêmes les oreilles…
"On nous avait appris à chanter les louanges des Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes" Patrice Emery Lumumba
Ba N Gaary, transférer la technologie ? Allons, mon ami vous rêvez; les gouvernements occidentaux qui ont fait miroiter cela aux africains les trompaient au grand jour. D´abord la technologie est privée en occident, pas publique; ce n´est donc pas à un Etat ou un gouvernement d´en décider. Autre absurdité qu´on a fait avaler aux intellectuels africains endormis est qu´on peut leur donner la matière grise d´une culture entière...Mon Dieu il faut bien être idiot un seul instant pour le croire ! Après tout, il a fallu des investissements, des recherches, des efforts intellectuels et techniques individuels pour arriver á ces résultats, privés comme je le disais. Sommes-nous dans un système communiste en occident ? Depuis quand récompense-t-on l´idiot et l´endormi incapable en système capitalisme ? Vous voyez, mon ami, que rien qu´en réfléchissant logiquement on n´arrive pas à comprendre que nos intellectuels se soient laissés aussi facilement berner à attendre qu´on leur transforme le vent en or brillant. Qui est donc l´idiot du village ? Il ne faut pas reprocher aux occidentaux l´infantilisme et la naïveté insultante des intellectuels africains face `la défense résolue de leurs intérêts. Il faut plutôt veiller à cesser de roupiller...
Le CFA rend servile ? Mais qui donc nous empêche de nous en débarrasser ? Les grandes douleurs de la garantie par nous-mêmes ? Elles passeront, au moins nous saurons où nous en sommes et ce qu´il faut faire pour maintenir nos monnaie à tel ou tel niveau ; cela ne dépendra que de nous, mais pas seulement du jeux du blabla et du victimairisme faussement innocentant, hein ! Sur la question des matières premières, si les africains et parmi eux particulièrement les congolais de la RDC avaient investi dans l´industrie de transformation au lieu de jeter l´argent par la fenêtre et importer à outrance sans produire et exporter la qualité de leur travail, ils se seraient développés plus rapidement et seraient aujourd´hui moins pauvres. Au lieu de cela on fit confiance au faux transfert de technologie qui n´arriverait jamais á moins d´en payer les licences à leurs propriétaires respectifs et bien sûr on joua les arrivistes consommant à outrance les produits industrialisés occidentaux. Ceci fit disparaître les capitaux vers l´occident et manqua pour former des techniciens adéquats, investir dans l´emploi et les petites entreprises et faire une politique sociale de promotion à l´habitat, à l´urbanisme, à la lutte contre l´analphabétisme...etc.
Je vous dis mon ami, je suis du métier et bien formé en Allemagne; je vous en dirai d´autres, mais s´il y a quelque chose que je n´aime pas du tout c´est le populisme bon marché de bien d´africains limités sur le Net autant qu´au pouvoir en Afrique. Je reconnais que les occidentaux ont une part considérable aux malheurs africains actuels, mais la plus grande part de bêtise et d´irresponsable cécité revient aux africains eux-mêmes ! Nous avons connu près de 1200 ans de domination islamique+ esclavage, puis 400 ans d´esclavage occidental et 100 ans approximativement de colonisation...et les mêmes qu´hier venaient vous dire de livrer vos matières premières aveuglement et qu´ils vous transféreront la technologie et vous vous laissez prendre et abuser encore une fois ? Comment peut-on appeler cela sinon que c´est la cime de l´idiotie ? Et si vous vous libérez et aspirez à l´indépendance dans les année´60, la première chose que vous faites c´est participer à l´assassinat de vos élites averties et vous jeter dans l´imitation et la consommation des produits étranger ? Mon ami, Ba N Gaary...dites-moi comment cela s´appelle, s´il vous plait, si ce n´est pas l´illogisme le plus insultant qui soit envers soi-même ?
Aujourd´hui il ne faut pas pleurer des larmes de crocodile et condamner des gens dont l´histoire n´a que trop bien illustré et chroniqué de leur rapacité; les africains doivent seulement changer de mentalité, s´aimer mieux eux-mêmes, leurs enfant et leur avenir au lieu de jouer les innocents perpétuellement trompés par les autres, ces méchants occidentaux. Après tout, c´est aux africains de défendre leurs intérêts et l´avenir de leurs enfants; ce rôle ne revient pas à l´occident. Pas du tout. Celui qui veut vivre mieux, libre et indépendant, celui-là ne dort pas et agit en conséquences. Combien de larmes n´avons-nous pas versé dans l´histoire ? Où étaient donc Dieu, la civilisation et les droits humains ? Faut pas rêver, mon ami, nous devons changer les choses en Afrique absolument, mais sincèrement et en connaissance de cause, hein ! Et maintenant, si nous voyions les choses en détail et plus consciencieusement ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Commentaires
Irresponsable et sournois victimairisme que tout cela !
C´est tout simplement du pur déni de responsabilité ce que pratiquent certains africains en ce moment; même les oiseaux en Afrique doivent en rire, tellement cette attitude est ridicule, pour le moins. Quand les africains comprendraient-ils qu´ils ne trompent plus personne sinon eux-mêmes et leur avenir ?
Sarkozy a déjà commencé à cracher du feu...avec cette crise les partis de droite et le racisme va croître et devenir familier en occident...les africains seraient, en Belgique, en France, débarqués, encore une fois. Cette histoire de déchoir les gens de leur naturalisation...c´est bien la preuve que la France, quand cela va mal, ne tient jamais ses promesses et que le droit est bien passible d´interprétation...Les africains vont apprendre à se taire...comme à l´ère de l´esclavage. Tragique. Voilà où mène l´excès de confiance et la fausseté: à la traîtrise, tout simplement.
Quand je pense qu´au lieu d´être plus avertis et conséquents quelques illuminés africains conseillaient honteusement aux leurs le retour à l´histoire égyptienne et aux pyramides ! Oh mon Dieu...la pure détresse de l´inconscient, de l´incapable et de l´irresponsable ! Le progrès, la défense de nos intérêts et de la modernité; qui les fera donc, les pharaons déchus et islamisés aujourd´hui ? Ou continuera-t-on, comme par le passé, à consommer aveuglement les produits étrangers en exigeant de ces derniers l´heureux transfert de technologie ? La bêtise est décidément illustre en Afrique...et bien grasse. Pitié pour nos beaux enfants, cette maudite génération d´illuminés va les renvoyer dans la préhistoire. Irresponsable et scandaleux. On ne peut plus demeuré et...dangereux criminels.
Les chinois sont déjà là...peut-être allons-nous pleurer dans leurs bras ? Apparemment toutes les cultures humaines se seraient servies de nous, de nos richesses, de nos enfants pour se développer. Nous cependant pas. Nous serions encore là à nous larmoyer et accuser ceux-ci et ceux-là tout en rentrant joyeusement à l´ère des piramides pour cacher nos incompétences et nos illogismes suicidaires...Et si on arrêtait cela, que diable, c´est du pur ridicule, nos enfants ne méritent tout de même pas cette fausseté !
Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum réalisance
Tu as raison
Je vais seulement ajouter à ce propos que le peuple noir est le seul peuple au monde à confier l'éducation de ses enfants à des étrangers.
Le peuple est le seul peuple au monde à confier son destin dans les mains des étrangers.
Tu as raison mon ami, nous devons nous regarder et accepter nos erreurs.
C'est pourquoi j'ai toujours dit que nous il s'agit de nous prendre en charge, pour cela, on doit investir dans l'éducation de la femme, dans la formation des jeunes filles et garçons aux métiers et aux technologies.
Inculquer aux Africains que la liberté s'acquiert que par le travail et l'invention.
Il nous faut abattre un travail sur le mental des Africains pour que cesse sa médiocrité.
En ce qui concerne les Occidentaux j'ai toujours dit que les Occidentaux font ce qu'il faut faire pour leurs peuples c'est à nous de défendre nos intérêts vitaux et établir de nouveaux rapports de force.
Tiens, mon ami Mouélé, me tromperai-je ?
Est-ce le même Mouélé qui me disait sur Facebook que les africains n´avaient pas besoin de l´homo économicus ? Un sytème de valeurs et de normes éducatives, il faut bien le produire, en énoncer et éprouver les normes et les objectifs, leur donner des contenus de valeurs permettant plus tard aux éduqués d´épanouir leur intelligence et leurs capacités et les exercer avec succès dans la société. L´éducation est un produit, mon ami; comme le lait qu´il faut traire de vaches engraissées auparavant, ou les meubles qu´ils faut mettre au point afin de les utiliser. Si l´un et l´autres ne sont pas de bonne qualité ou ne remplissent pas leurs rôles, on a des indigestions ou le désordre partout.
Nous lésinons, nous tergiversons à nous doter de systèmes éducations modernes et appropriés à servir à nos enfants de réel tremplin social, intellectuel et professionnel. Mais cela ne peut pas se faire sans réalisme, sans amour et détail de l´ordre, de la discipline, du travail bien fait, de considérations rationnelles et esthétique de la connaissance...ou même de l´amour du progrès et de l´ambition individuelle. Or, ce qui caractérise l´Afrique en ce moment est qu´elle court, par défaut d´orientation et de réalisme rationnel depuis la fin de la colonisation, derrière des valeurs économiques, politiques, techniques et industrielles changeantes...au lieu de les maîtriser avec un grand effort d´actualisation et de créativité intellectuelle.
On ne peut enseigner à ses enfants que ce qu´on maîtrise ou ce qu´on comprend; nous sommes donc assis sur deux marmites douteuses: la société traditionnelle dont nous ne connaissons que trop bien les manquements et les erreurs...et la société moderne dominée par la culture occidentales et des valeurs tantôt honnêtes, tantôt opportunistes et chosifiantes...tantôt repoussantes sous les coups de coudes de l´adversité commerciale et économique des intérêts étrangers. Nous nous devons de trancher sur ces hésitations et faire un travail de fond en mettant sur pied des systèmes éducatifs plus cohérents, homogène et rendant justice à notre besoin de contemporaneité sans pour autant déculturer nos enfants, les handicaper de leurs chances ou leur priver de leurs identités sociales et culturelles respectives. Ce travail est encore á faire en Afrique...helas.
Musengeshi Katata
FR
Nous nous sommes pas compris
En effet j'avais dit que l'Afrique n'avait besoin de l'homo économicus comme il est défini actuellement.
Car avant de consommer? les Africains doivent définir ce qu'ils ont besoin pour continuer à exister. Avec les crises de 1987 (Krach boursier),de 2008 et tous les problèmes écologiques, l'Afrique ne peut plus consommer selon le modèle occidentale, car c'est un modèle économique qui mène le monde à sa perte. Il n'y aura jamais assez de minerais pour satisfaire les besoins mondiaux, donc l'Africain doit inventer l'HOMO AFRICANUS pas economicus occidental, sinon la rationalité actuelle aura toujours cours c'est-à-dire celle de consommer. Dans ce système les Africains ont été programmés pour consommer au même titre que les autres parties du monde, depuis la chute du mur de Berlin et le démantèlement des anciennes républiques soviétiques et communistes, le capitalisme a réussi son oeuvre de faire croire à l'abondance et surtout à la consommation. Même la Chine s'y est mise, elles s'est raccroché depuis bientôt 20 ans à ce modèle d'autodestruction.
Imaginez un seul instant que 50 à 75% de chinois possèdent un véhicule à moteur à essence, je ne sais pas si l'on pourra encore parler de progrès, mais la Chine pour continuer à rester en paix doit satisfaire ce besoin "inoculé" à ces citoyens qui ressemblent au virus de la consommation pour que la chine continue à occuper le devant de la scène économique.
Si la finalité de la vie humaine se résume à consommer pour maintenir la croissance des nations alors, nous nous trompons.
L'économie ( du grec écos )doit servir à faire vivre la maison et perpetuer la vie, mais pas le capital.
Mon père me disait toujours "que c'est l'homme qui fabrique l'argent, et ce n'est pas l'argent qui fabrique l'homme"
En tant qu'Africain nous avons à méditer sur notre capacité à concevoir la liberté et la vie.
L'Afrique a intérêt à s'inspirer de la Chine d'avant 1985 qui avant s'était fermée au monde occidental pour progresser. L'Afrique n'a rien à gagner avec le système mondial actuel qui est fondé sur son exploitation depuis des siècles.
Je sais que mes propos peuvent créer de l'anxiété chez les Africains à l'idée comme j'avais en 1995 répondu à un propos de Raymond Barre sur Radio France. on m'avait demandé ce que je pensais quand cet économiste français ancien premier ministre de France avait conseillé à l'Afrique de s'intégrer au système mondial, par crainte de marginalisation, cela au vu de la part africaine qui avait baissé dans les échanges des produits finis.
Moi j'avais répondu que l'Afrique était déjà intégrée au système mondial, elle avait plutôt intérêt à se marginaliser de façon volontaire, à décrocher. On ne fait pas rentrer un bandit ou un assassin dans sa maison, donc je recommanderais à l'Afrique de faire une pause dans sa relation avec l'Occident, voire à se fermer à l'Occident, comme la Chine l'avait fait à partir du 15ème siècle. Il y a lieu de rappeler que la Chine ne fait pas encore partie de l'OMC (organisation mondiale du commerce), c'est à méditer. Et pourtant c'est la Chine qui soutient l'économie mondiale, sur les dix plus grande banques mondiales, 6 sont chinoises. Il y a 20 ans ce n'était pas le cas. Les chinois n'étaient pas il y a encore 10 ans des consommateurs des produits occidentaux.
Ils commencent à le devenir à cause des pressions occidentales et surtout de la télévision et internet qui inoculent le virus de la consommation sans fin. Vous n'avez qu'à faire une enquête auprès des Kinois sur les portables, vous verrez qu'ils ont les téléphones dernière création, quand les anciens peuvent encore servir.
Ainsi sans le savoir les kinois contribuent à la croissance des sociétés qui les fabriquent qui sont à l'étranger. D'un point de vue psychologique, ce besoin a été suscité, et n'est aucunément un besoin vital, donc un simple téléphone, pour appeler et être appelé, suffirait, mais pour les Africains, le fait de posseder un téléphone portable leur donne l'illusion d'être des hommes car c'est l'image que les occidentaux véhiculent dans la publicité (car elle est la fille aîné du capitalisme), vous verrez toutes les villes africaines envahies (au point d'atteindre un niveau inquiétant de pollution visuelle) par de grands panneaux vantant les nouveaux mobiles. Il y a plein d'exemples de ce type.
Ainsi par cette idiote consommation de la pacotille occidentale, les Africains sont prêts à vendre les leurs.
Ils sont prêts à s'allier à toute personne qui leur promet de l'argent, afin qu'ils achètent les pacotilles de l'occident et autres produits inutiles à la vie.
Les pseudo gouvernants construisent des bâtiments inutiles comme des palais ou autres buildings, au lieu d'investir dans l'éducation mentale et spirituelle, dans la santé, dans l'agriculture et autres besoins fondamentaux.
Les guerres qu'il y a dans l'Est du Congo sont faites à cause des matières premières et de la position existentielle de consommateur de l'Africain.
Si à un moment l'Africain cessait d'être cet Homo economicus et devenait un authentique être vivant?
22 août 2010
Ourika, la première grande héroïne noire de la littérature occidentale
Je vous donne à lire une perle que mon ami Saint Ralph a publié sur son site http://raphael.afrikblog.com/archives/2010/08/17/18831410.html#comment
Je me suis régalé en lisant ce texte, et je ne me suis pas empêché de partager ce plaisir avec vous.
17 août 2010
Ourika (Madame de Duras)
Ourika, la première grande héroïne noire de la littérature occidentale
L’esclavage étant interdit sur le territoire français, une mode étrange se répandit dans la deuxième moitié du XVIIIè siècle : des négrillons arrachés d’Afrique, qu’on sauvait pour ainsi dire de l’esclavage des colonies, étaient offerts ça et là à de riches aristocrates et à des bourgeois qui en faisaient les délices exotiques de leurs demeures ou de leurs salons (1). C’est ainsi qu’une fillette emmenée du Sénégal (tout ce qui venait du Sénégal, alors le point de rassemblement des esclaves, était faussement baptisé sénégalais) recevra une éducation aristocratique et finira sa vie comme religieuse dans un couvent parisien au début du XIXè siècle.
C’est de son couvent que la religieuse Ourika, malade, confie à son médecin le chagrin qui a ravagé sa vie et l’a conduite au bord de la tombe. N’est-il pas toujours vrai que pour nous guérir, les médecins ont besoin de connaître les peines qui détruisent notre santé ?
Ourika raconte donc son arrivée en France à l’âge de deux ans, son éducation et sa formation intellectuelle auprès de Madame de B. qui « s’occupait elle-même de ses lectures, guidait son esprit, formait sonjugement ». Mais, à quinze ans, elle prend brutalement conscience de sa couleur comme le signe par lequel elle sera toujours rejetée, le signe qui la séparait de tous les êtres de son espèce, « qui la condamnait à être seule, toujours seule ! jamais aimée ! » La voilà donc une étrangère parmi ses semblables. Dans sa douleur, la douce compagnie de sa maîtresse et de ses deux fils ne lui sont d’aucun secours.
Quand éclate la Révolution, elle pense un moment que dans le grand désordre des événements de 1792, elle pourrait trouver sa place en se lançant dans l’action et en montrant quelque qualité qui serait appréciée et ferait oublier la couleur de sa peau. Pensée vite chassée, car « bientôt leur fausse philanthropie cessa de l'abuser, et elle renonça à l'espérance, en voyant qu'il resterait encore assez de mépris pour elle au milieu de tant d'adversités. » Elle se replia donc sur son chagrin, se persuada qu’elle mourra sans laisser de regrets dans le cœur de personne, elle qui ne sera jamais « la sœur, la femme, la mère de personne ! » Il ne lui restait que le couvent ! Mais la vérité, c’est que le chagrin qui ruinait sa santé était encore plus profond que celui que lui causait la couleur de sa peau.
Il semble que ce court roman (50 pages) eut un formidable succès au moment de sa parution en 1824. Il y eut même une mode Ourika en France : rubans, blouses, colliers, pendules, vases « à l’Ourika ». Le roman arracha des larmes à Goethe, fut salué par Châteaubriand qui hissa son auteur, Madame de Duras, au même rang que Mme de Lafayette et Mme de Staël, figures emblématiques du classicisme et du romantisme. Sainte Beuve et Stendhal saluèrent également le talent de l’auteur. Pourtant, Ourika est tombé dans l’oubli. Notre siècle verra-t-il sa résurrection ? Il est vivement conseillé de lire l’ensemble du dossier très instructif - réalisé par Virginie Belzgaou - qui accompagne le roman afin de saisir tout le retentissement de l’œuvre et ses qualités littéraires.
Ourika n’est nullement une apologie du Noir au XIXè siècle. Ce roman ne semble pas non plus écrit pour servir d’étendard aux abolitionnistes de l’époque.Ourika n’est pas non plus une sorte deLettres persanes permettant de voir la société française sous un regard étranger.Ourika n’est rien de tout cela parce que le personnage est une aristocrate noire avec les préjugés de l’aristocratie blanche au sein de laquelle elle a été élevée. Mais ce n'est pas pour autant que les lecteurs noirs devront hâtivement la qualifier de "peau noire, masque blanc", pour reprendre l'expression de Frantz Fanon. Le charme d’Ourika, c’est que pour la première fois dans la littérature européenne – comme l’a déjà remarqué un romancier anglais – un écrivain blanc pénètre dans une conscience noire avec élégance et sincérité au point de permettre à des lecteurs blancs de s’identifier au personnage. Quant à moi, j'ai vu en Ourika une Princesse de Clèves noire.
(1) Du XVIIè au début du XXè siècle, Le salon n’est pas une simple pièce, mais un des lieux essentiels de la vie mondaine et culturelle : femmes de la noblesse et de la grande bourgeoisie y reçoivent les élites sociales, intellectuelles et, à partir du XIXè siècle surtout, les élites politiques de leur époque.
Raphaël ADJOBI
Titre : Ourika (50 pages)
Auteur : Madame de Duras (Claire de Duras)
Edition : Gallimard, 2007 (Collection : Folioplus classiques)
21 août 2010
Gare au café qui excite… trop
Gare au café qui excite… trop La Food and Drug Administration américaine, met en garde contre le café soluble Magic Power Coffee. Proposé sur Internet, ce produit est supposé améliorer les performances sexuelles. C’est d’ailleurs bien possible… car il contient une substance dont la composition chimique serait proche… du Viagra. Le problème est qu’il n’en fait pas mention ! Or en raison de ses risques cardiovasculaires, ce médicament ne doit pas être utilisé sans contrôle médical. « Comme ce produit est présenté comme un ‘complément alimentaire naturel’, les consommateurs s’imaginent ne courir aucun risque » s’inquiète les autorités américaines. En réalité, Magic Power Coffee risque de provoquer une baisse dangereuse de la pression artérielle. Le plus inquiétant est qu’il soit vendu librement sur Internet. Il est donc extrêmement facile de se le procurer. Sur son site, Magic Power s’exonère de toute responsabilité en rappelant, tout simplement : « Ce produit n’est pas destiné aux mineurs ni aux femmes enceintes. Consultez un médecin avant de le consommer, notamment si vous avez des antécédents d’accidents vasculaires cérébraux, si vous êtes sujet à de l’'hypertension, à des maladies de cœur, du foie, des reins, de la thyroïde, au diabète, à de l'anémie, de la dépression… » En fait, le vrai bon conseil serait plutôt de ne pas en boire… du tout.
20 août 2010
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
Suite à un commentaire d'un internaute à propos d'un texte "Avoir la haine du blanc ne fait que renforcer la puissance de ce dernier sur nous" que j'avais publié en avril 2006 (déjà quatre ans!). Et en répondant à cet internaute, il m'a semblé que le texte n'avait pas perdu de son actualité et du coup j'ai pensé partager avec les nouveaux visiteurs et dans le secret espoir caché de relancer le débat.
Pour ce faire je vous remets le texte dans son écriture originelle sauf que j'ai corrigé quelques coquilles.
Je vous souhaite donc bonne lecture.
N.B. Ce texte avait été d'abord publié sur un de mes blogs que je tiens sur grioo.com, je n'y vais plus car ils avaient supprimé tous les commentaires de texte, ce qui m'a fait migrer sur Afrikblog. Donc vous n'aurez pas le texte de mon ami Camforever.
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
Compte tenu de la longueur de la réponse que j'ai faite à Monsieur Camforever et pour permettre sa lecture j'ai préféré le diffuser en texte car peu de visiteurs lisent les commentaires. A cela je conseillerais au visiteur de lire le commentaire de Mr. Camforever et le texte sur "Afrique: les causes de la soumission volontaire"
A Camforever, merci beaucoup de vos interventions, je m'apprêtais à vous répondre suite à votre message que je vais diffuser pour que tout le monde puisse le lire; et aussi à la suite du message de Lylirose. Je suis ravi de vos deux derniers messages.
Pour ma part je voulais simplement vous dire en introduction avant de venir à votre message : "AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS"
Cela étant dit, pour tout vous dire que je n'ai jamais cherché à evacuer le rôle du blanc à l'origine de nos malheurs. C'est une réalité historique mais non suffisante. Il nous faut dépasser cette étape si l'on veut liberer notre continent.
Pour ma part, ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est d'arrêter ce cycle et donc il faut une rupture, même dans l'analyse, en effet le diagnostic détermine la conduite du remède à prescrire, il est temps pour nous de responsabiliser nos contemporains face à leurs responsabilités car je crois que nous avons en 2006 la possibilité de briser ce cycle.
Voyez-vous quand dans les années 1950 des personnages comme Um Nyobé avait vu juste pour le Cameroun, ils étaient seuls face à des sociétés déstructurées par l'esclavage et les violences européennes. Ces sociétés (africaines) n'avaient plus de base économiques et politique solides voire culturelles.
Mais à ce que je sache le Cameroun de 2006, comme d'autres pays d'Afrique ont des hommes d'intelligence et de connaissance, qui peuvent comprendre le système et l'expliquer aux autres. C'est ce que Axelle Kabou avait essayé de dire aux Africains il y a plus de 15 ans déjà, quand elle écrivait "si l'Afrique refusait le développement?"
On peut aussi citer Daniel Etounga Manguelle qui réclamait la révolution mentale des Africains, dans son livre "l'Afrique a-t-elle besoin d'un programme d'ajustement culturel?" C'est ce que Achille Mbembé essaie d'expliquer dans ses livres ou même Puis Ndjawé dans le journal le Messager.
Il est temps pour les Africains de comprendre comment fonctionnent les pouvoirs politiques en Afrique pour qu'ils ne disent pas que ce n'est pas de leur faute car ils ne savaient pas.
La pire des choses qui puissent arriver à un homme c'est l'ignorance car c'est elle qui crée la dépendance et l'aliénation volontaire de sa propre liberté. L'ignorance est la mère de la soumission volontaire et/ou des hommes à d'autres hommes.
Si aujourd'hui comme vous dites les Africains devenaient rigoureux avec eux-mêmes d'abord je suis sûr que les dictateurs-maisons que nous avons en Afrique trembleraient et réfléchiraient à plusieurs fois avant de se lancer dans leurs aventures. C'est parce qu'ils sont surs d'avoir des auxiliaires zélés qu'ils agissent ainsi et comme c'est un système, cela s'alimente facilement.
Voyez-vous, un pays comme le Cameroun, à fort potentiel culturel, démographique, économique est depuis 1982 dirigé par un destructeur avec l'assentiment de sa fameuse élite, alors comment comprendre cette faillite collective?
On me répondra que c'est à cause des blancs! [Disons de la Françafrique ( voir à cet effet les articles de l'association Survie et lire les livres de François-Xavier Vershave(1)] Entre nous, même si à l'origine les comportements déviants des instruits camerounais sont bel bien une conséquence de la colonisation, il est malhonnête d'expliquer cela par l'exclusivité coloniale.
En regardant de près on se rend compte que parmi eux il y a des personnes (2) qui se démarquent et dénoncent cette situation. Tout comme il y a des gens qui sont conscients de ce qui se passent et adhèrent de façon volontaire.
C'est en observant le Cameroun que Bayart avait écrit "la politique du ventre en Afrique". (3)
Donc voyez-vous nous avons notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Mon obsession est de pousser les Africains à le reconnaître.
Je ne suis pas pour l'autoflagelation, mais pour une rupture nette et assumée dans notre pratique sociale avec ce que l'Occident a fait de nous : des "soumis". Il nous faut se servir des exemples des autres peuples sur les autres continents. Nous avons le devoir de changer de comportement.
Justement vous parlez de la diaspora, cette dernière doit concentrer ses efforts pour modifier la situation socio-économique et culturelle du Continent.
C'est facile d'accuser "le blanc" de la source de nos malheurs, mais que faisons-nous? Tenez par exemple je vais prendre l'exemple du livre, combien d'Africains achètent des auteurs africains? Je parie que les livres de Achille Mbembé sont plus lus par des non-africains que nous. La musique nous préférons des copies.
Les femmes africaines lisent à longueur de journée des magazines destinés aux "blanches" d'où poursuite d'acculturation. Les quelques rares magazines destinés aux femmes noires sont remplies des publicités de produits éclaircissant de la peau, des produits tout à fait dangereux car cancérigènes, dans ces magazines on vante la peau claire une autre tare de l'esclavage et de la colonisation;
Et si ces dernières se ruinent dans l'achat de ces produits c'est parce que nos instruits et l'ensemble de nos hommes sont d'accord avec ses pratiques. Cela révèle de manière implicite comme le disait Franz Fanon une autre pathologie de l'homme noir dû à son complexe d'infériorité "le rêve de la femme blanche".
Dans nos villes africaines, les instruits préfèrent de manière ostentatoire afficher leurs valeurs occidentales inversées que celles de leurs propres cultures. Combien de ces gens enseignent leurs langues maternelles ou paternelles à leurs progénitures histoire de dire qu'ils sont évolués donc "blancs" dans ces conditions comment voulez-vous qu'ils opèrent une rupture mentale?
Allez dans la majorité des foyers des Africains en France et demandez les, si leurs enfants parlent les langues africaines? Ils vous répondront Non, à l'excuse que c'est pour qu'ils s'adaptent facilement à la culture française et réussissent à l'école.
La réalité est que tous les africains de la trempe de Alain Mabanckou (prix Renaudot), Achille Mbémbe, Axelle Kabou, Modibo Keita (l’astronaute) Cheick Anta Diop, Hampâté BA, Tchicaya U Tamsi et d'autres ont d'abord appris les fondements de la vie dans leurs langues maternelles. Tandis que la plupart des enfants africains nés en France réussissent difficilement à l'Ecole. [(Bien sûr que la société française est fermée et fonctionne par réseau, et le climat politique est enclin au racisme voir les dernières déclarations, au mois de juillet-août 2010, du président Sarkosy, mais il ne faut pas oublier que la France a certains mécanismes et principes républicains, si tant soit peu si on est organisé que l'on peut réussir )] Quand les enfants asiatiques qui parlent leurs langues et en sont fiers, sont plus nombreux à réussir. Les parents de ces derniers enseignent leur culture à leur enfants et [surtout sont organisés dans des réseaux sociaux et économiques, et en plus leurs Etats bénéficient d'une autre réputation, contrairement aux dictateurs africains qui donnent une image désolante de l'Afrique.]
L'attitude des Africains vis-à-vis de leurs langues originelles est un indicateur qui montre leur degré d'attachement à leur culture. Pour le Français dans le cas d'espèce-ci cela lui révèle que l'Africain a été mentalement convaincu de la supériorité de la langue française sur la langue africaine, et donc par ricochet sur les différentes cultures. Et dans pareille situation comment voulez-vous qu'il respecte l'Africain. Pour s'en rendre compte, le Français manifeste de l'inquiétude lorsqu'il entend, par exemple dans le métro des Africains parler leur langues et s'arrange à les en dissuader (les Africains parlent fort), pour cela il se met à l'imiter (histoire de lui montrer que sa langue sonne mal). Un Homme comme Yannick Noah l'avait bien compris et en retour les tourne en ridicule en caricaturant l'accent camerounais car le but des Français était de le séparer du Cameroun. Merci Noah tu seras toujours le numéro 1 camerounais de tous les temps, même si les Français te le refusent à cause de leur haine Alors que les enfants français qui naissent et grandissent en Afrique rare sont ceux qui parlent Douala, Wolof, Lingala, Bambara, Dioula en dehors des prêtres car pour eux connaître la langue c'est connaître les ressorts de la pensée d'un peuple. Dans leur grande majorité ils se REFUSENT A PARLER LES LANGUES LOCALES.
Les Africains, eux, vont se dépenser en énergie pour justifier une telle attitude, jusqu'à vouloir imiter l'accent parisien plus que le blanc lui-même car le marseillais gardera pour son identité son accent du Sud pour rien au monde.
Mais voyez-vous que c'est par là que commencent les mécanismes de la soumission volontaire. Se sentir inférieur au blanc et à tout ce qui s'en apparente.
Mécanismes qui conduisent à la surestimation du blanc donc à la résignation, entraînant dans une sorte de désespoir pour ceux qui comprennent un peu les choses à la haine viscérale du blanc, d'où quelque fois les erreurs des courants et mouvements afrocentristes.
Se démarquer de cette attitude conduit à la libération car à partir de là on va retrouver l'authentique et son intégrité. Imaginez un seul instant que tous nos médecins qui sont en Occident se dépouillaient de tout le carcan mental inculqué par les pratiques coloniales et néo-coloniales actuelles en investissant nos villages, nos villes avec leur foi et le sens du partage pour soigner nos frères avec une simplicité étonnante croyez-vous qu'ils vont mourir de faim? Je ne pense pas, mais pourquoi cela ne fait-il pas? C'est parce qu'ils sont bloqués mentalement et sont convaincus qu'un médecin c'est celui qui a une voiture 4X4, une grande maison et dix femmes.
C'est pourquoi qu'en Afrique la plupart d'entre eux rentrent dans les sectes (fraternité blanche, franc-maçon, rose croix, etc...) et deviennent homosexuel car il parait que cela rend riche.
Lorsqu'on commence à dénoncer de telles attitudes que font-ils? Ils vous sortent l'excuse "que ce sont les blancs qui nous empêchent d'évoluer"
Tant que nous n'allons pas accepter de façon lucide la critique de nos comportements destructeurs, nous serons toujours dominés par les Occidentaux (on devrait dire plutôt les Nordistes car ils sont bien au nord de l'Afrique pas à l'Ouest). Imaginez un seul instant que tous les Africains vivant en Europe s'organisaient de façon légale dans des fonds d'investissement, ils pourront acheter sur les bourses de Paris, Londres, Madrid, Francfort, Amsterdam, New York les sociétés qui font la pluie et le beau temps des cours de matières premières, c'est ça l'avantage du libéralisme.
En devenant actionnaires, ils seront capables d'orienter la politique de l'entreprise ou même avec les dividendes ils pourront investir en Afrique, ou encore défaire les dictateurs comme le font les compagnies pétrolières ou minières quand un président ne leur plaît pas.
Si les Congolais, au lieu d'accuser Total et Chirac d'avoir soutenu Sassou dans sa macabre oeuvre de destruction du Congo en 1997, s'étaient organisés à acheter des actions de Total afin de devenir actionnaires majoritaires. La situation politique de leur pays aurait déjà changé.
Il en est de même pour les firmes de coton, de café, de cacao, de l'aluminium, de l'acier. Cela est possible. C'est de ça qu'il s'agit. Au lieu de se plaindre des cours des matières premières Oui je m'attends à un lever de bouclier de la part des Africains pour dire que ce n'est pas possible car les blancs ne voudront jamais, d'ores et déjà je peux rétorquer que c'est faux il suffit d'avoir de l'argent. Je possède des actions à la bourse de Paris, tout le monde peut acheter autant d'actions qu'il veut car l'achat est anonyme il suffit d'avoir de l'argent. Avec un fond d'investissement on peut acheter n'importe quelle société cotée à la bourse.
Voilà un exemple d'action à notre portée. Nous devons agir avec intelligence, merci.
P.S : Les phrases entre [.....] ont été rajoutées par rapport au premier texte.
(1) Xavier-François Vershave a écrit plusieurs livres sur le système maffieux qui existe entre la France et ses anciennes colonnies
(2) Tous les militants de la société civile qui luttent pour les droits en Afrique.
(3) François Bayart est un universitaire français " la politique du ventre " éditions Fayard livre publié en 1989 à Paris









