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Quelle afrique qui se lève?

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Quelle Afrique qui se lève ?

Publié le 15/06/2013

Le renouveau économique de l'Afrique ne doit pas occulter les points durs qui restent à résoudre : corruption, sous-utilisation des ressources et manque d'impact de la création de richesse sur la population.

Par Obadias Ndaba [*].
Un article de Libre Afrique.

On nous rappelle constamment ces temps-ci que l’Afrique se lève et qu’elle abrite six des dix économies les plus dynamiques au monde. En mars, The Economist écrivait que « l’Afrique est le continent le plus dynamique au monde en ce moment », et « la frontière la plus chaude » pour les investissements. Selon la couverture du Times Magazine intitulée « Africa Rising » (L’Afrique se lève), le continent est « la prochaine puissance économique du monde », l’hebdomadaire ajoutant les défis à relever. Le Wall Street Journal y voit « une nouvelle ruée vers l’or ». Pour le Financial Times le phénomène est celui de « l’appel de l’Afrique ». Un rapport de McKinsey Global a pu appeler les pays africains en croissance « les lions en mouvement ». D’autres, comme le magazine Forbes, ne se satisfont pas simplement de l’éveil africain : c’est un éveil très rapide. Il y a même un nouveau livre intitulé The Fastest Billion (le milliard le plus rapide – en écho à l’ouvrage de Paul Collier The Bottom Billion, le milliard du bas).

Bien sûr il se passe de très bonnes choses en Afrique, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elle a plusieurs facettes. L’Afrique est en croissance, mais cette dernière semble laisser les populations sur le bord de la route. La célébration semble donc prématurée, un peu comme si nous posions le toit de la maison avant d’en avoir jeté les fondations. Voilà qui est très risqué : même un petit vent pourrait faire s’écrouler notre maison et conduire ce nouveau « slogan » sur l’Afrique à disparaître comme d’autres avant lui.  Africains, soyons prudents : il faut du temps pour construire une maison !

Une nouvelle étude de la Banque africaine de développement (BAD) et le Global Financial Integrity révèle que de 1980 à 2009 l’Afrique a perdu 1,2 milliard à 1,4 milliards de dollars en sorties illicites de capitaux financiers, c’est-à-dire de l’argent sale, comme la corruption, l’évasion fiscale etc. C’est une quantité incroyable d’argent, plus de trois fois le montant total de l’aide étrangère reçue sur la même période. Cela remet en question l’hypothèse courante que l’Afrique reçoit de l’argent sous forme d’aide à l’étranger et d’investissements étrangers de ses donateurs et partenaires. En effet, l’Afrique donne plus au reste du monde qu’elle n’en reçoit ! Le rapport montre que le continent est un créancier net ; mais à travers des moyens illicites.

« La fuite des ressources de l’Afrique au cours des 30 dernières années, presque équivalente au PIB actuel de l’Afrique, bloque l’envol de l’Afrique », selon le professeur Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement. Il ajoute que « le continent africain est riche en ressources naturelles. Grâce à une bonne exploitation des ressources, l’Afrique pourrait être en mesure de financer une grande partie de son propre développement ».

La « puissance économique » de l’Afrique a tendance à faire pire que le reste du monde. Le rapport indique que l’Afrique du Sud, la première économie de l’Afrique, a perdu 170 milliards de dollars en ressources nettes sur une période de 30 ans en sorties illicites. Pour le Nigeria, la deuxième économie africaine, les choses sont encore plus graves : plus de 250 milliards de dollars ont quitté le pays. Un autre rapport en 2012 montrait que le Nigeria a perdu plus de 400 milliards de dollars seulement en corruption pétrolière depuis l’indépendance en 1960, ce qui est beaucoup plus que son PIB courant de 268 milliards.

Juste avant le dernier rapport, l’Afrique faisait les gros titres encore pour de mauvaises raisons. Un nouveau rapport de l’Africa Progress Panel présidé par l’ancien secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, révèle que l’Afrique est en proie à des contrats miniers et transferts financiers secrets, et que des entreprises exploitent les vastes ressources naturelles de l’Afrique à cause de la mauvaise gestion, de la corruption et de la faiblesse du leadership dans de nombreux pays riches en ressources.

La République démocratique du Congo permet d’illustrer ce problème. Emblème de la richesse en minéraux (on estime qu’elle abrite plus de 2.400 milliards de dollars dans son sous-sol), le pays est également le plus pauvre de la planète selon l’indice de développement humain de l’ONU. Le rapport détaille l’ampleur des tractations secrètes au Congo, qui partent de la plus haute sphère du pouvoir, avec cinq contrats au prix sous-évalué, coûtant au pays 1,4 milliard de dollars. Le rapport a noté que « le chiffre était équivalent au double des budgets combinés de l’éducation et de la santé de la RD Congo». Dans un seul contrat avec l’Eurasian Natural Resources Corp, le pays a perdu 725 millions de dollars. Et pourtant, la croissance économique du Congo en 2012 a été très forte, à 7,2%, et devrait être encore plus élevée en 2013.

Pas étonnant que la croissance économique soit impressionnante dans une grande partie de l’Afrique, mais qu’elle ne profite pas encore aux populations. L’Afrique a son problème des « 1% ». Avec plus de 5% de croissance annuelle du PIB, et des projections à la hausse, la croissance s’est accompagnée de peu de croissance de l’emploi et la pauvreté ne diminue pas aussi rapidement qu’elle le devrait. Dans certains pays, comme l’Afrique du Sud, la richesse est si concentrée entre les mains de l’élite que regarder le PIB par habitant n’a plus aucun sens. Si l’on observe globalement, l’impression est bonne, mais après examen, les choses ne sont pas exceptionnelles. Ou, du moins, pas encore. Pas d’afro-pessimisme ici, simplement les faits.

Voilà le paradoxe économique : à quoi servent des chiffres  impressionnants de croissance du PIB sans création d’emploi et sans impact réel sur la vie des gens ? L’indice de développement humain des Nations unies, une mesure du bien-être général des populations, fournit une meilleure illustration. Son dernier rapport montre qu’une grande partie de l’Afrique occupe encore le rang le plus bas par rapport à d’autres régions. Et les dix pays les moins avancés appartient à l’Afrique.

Il semble que faire croître une économie soit beaucoup plus facile que d’en tirer un véritable développement. Le point de départ devrait être une guerre contre la corruption et le transfert illicite de ces énormes sommes d’argent hors de l’Afrique. Avec une bonne gestion de ce que nous possédons, nous n’avons pas besoin d’aide extérieure.

Le changement de récit médiatique à propos de l’Afrique, auparavant considéré comme trop négatif, est bienvenu. Mais cela ne doit pas signifier être aveuglément positif, car cela nous amènerait à devenir complaisants et à oublier comment aborder nos plus grands défis. Les défis qui nous attendent, comme la lutte contre la corruption et le déficit de gouvernance dans certains pays, sont énormes. Les optimistes et les pessimistes sur l’Afrique ont raison, avec des données et des faits pour étayer les arguments.

Oui, l’Afrique s’éveille dans le nouveau siècle après des décennies de stagnation. Mais elle est encore le continent le plus pauvre, et de loin, et sa croissance a tendance à être davantage tirée par ses matières premières que par la création de valeur ajoutée sur la base de ses ressources ; d’où une position beaucoup plus fragile au sein de la compétition économique internationale.

L’Afrique de demain sera le résultat de ce que ses dirigeants actuels décident aujourd’hui. Les dirigeants doivent assurer une meilleure gestion et un investissement des recettes provenant des ressources naturelles, ainsi qu’une Afrique plus intégrée pour parvenir à une sorte de pouvoir de négociation dans les enceintes internationales et une Afrique mieux gouvernée, pour continuer à avancer. Sinon, le nouveau récit médiatique ne tiendra pas et la maison pourrait bien tomber avant d’être construite. Ce serait une tragédie.

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Sur le Web.

[*] Obadias Ndaba est président du World Youth Alliance, une organisation internationale ayant un statut consultatif auprès de l’ONU et de l’Union européenne.

Subventions : Pourquoi l'Afrique doit s'en débarrasser

Les subsides alimentaires coûtent plus de 4 milliards d'euros à l'État égyptien. © Mahmoud Khaled/Demotix/Corbis
Peu ciblées, les mesures de contrôle des prix profitent trop souvent aux ménages aisés. Coûteuses, elles creusent les déficits. Les bailleurs de fonds appellent à les remplacer par des aides sociales directes.

 Antoinette Sayeh et Masood Ahmed n'ont plus que ces mots à la bouche : réforme des subventions. Depuis quelques mois, la directrice du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) et, dans une moindre mesure, son alter ego pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale (qui supervise l'Afrique du Nord) sillonnent le continent pour prêcher ce qui est devenu la bonne parole des bailleurs de fonds. Jugées globalement inefficaces, les subventions sur les produits énergétiques et agricoles ont plombé les déficits d'États qui, jusqu'à la crise financière de 2008, avaient largement amélioré leurs marges budgétaires. En Angola, les seules aides aux prix de l'électricité et de l'essence représenteraient 8 % du PIB. Au Cameroun, celles accordées dans le secteur de l'énergie ont coûté 944 milliards de F CFA (1,4 milliard d'euros) en quatre ans, soit 7,3 % du PIB, au lieu des 333 milliards budgétés.

Autant d'argent que les États pourraient investir dans la santé ou l'éducation. Mais la suppression de ces subsides est plus aisée à recommander qu'à mettre en oeuvre. Comme d'autres pays avant lui, le Nigeria en a fait l'amère expérience l'année dernière. Confronté à une explosion du coût des subventions, passé de 1,3 % du PIB en 2006 à 4,7 % en 2011, le gouvernement avait décidé de répercuter la hausse des cours du pétrole sur les prix à la pompe, faisant grimper ceux-ci de 114 %. Après une semaine de quasi-insurrection, les autorités avaient dû faire en partie machine arrière : « Le Nigeria a augmenté les prix du carburant de 50 % l'an dernier, mais la subvention reste en place », résume Victor Lopes, économiste chez Standard Chartered. Dans le reste de l'Afrique, la situation n'est guère meilleure. Engluée depuis deux ans dans le marasme économique, la Tunisie a ainsi ajouté plusieurs produits à une liste de biens subventionnés déjà longue.

Des subventions à la dérive

- L'État camerounais ne versant pas à la Sonara les sommes dues au titre des aides sur l'essence, la société avait accumulé 335 millions d'euros d'arriérés fin 2012.  Lire ici l'article

- Pour profiter du différentiel de prix, 12 millions de litres de lait subventionné auraient été illégalement exportés de Tunisie vers la Libye l'hiver dernier.Lire ici l'article

Vulnérables

« Étant donné la forte prévalence de la pauvreté dans de nombreux pays africains, analyse l'agence de notation Standard & Poor's, des augmentations des prix des biens essentiels peuvent déclencher des troubles civils. Le plafonnement de ces prix via les subventions aide ainsi à maintenir la paix. » Ces aides ont en effet servi à limiter les conséquences de la flambée des prix internationaux, notamment sur les taux de pauvreté. Difficile d'oublier qu'entre janvier 2010 et décembre 2011 le prix du baril d'or noir (brent) a flambé de 37 %. Et qu'entre mi-2010 et mi-2012 celui du blé a quasiment doublé. Des évolutions brutales, insupportables pour des populations vulnérables. D'ailleurs, ce que critique aujourd'hui le FMI - et avec lui l'immense majorité des bailleurs - n'est pas l'objectif de ces politiques (protéger les plus pauvres) mais les méthodes employées. Selon les évaluations du Fonds, les 20 % de ménages africains les plus riches sont en effet les premiers bénéficiaires des aides sur les produits énergétiques, dont ils touchent près de la moitié. « Pourquoi subventionner les riches ? Mieux vaut élaborer, et ce n'est pas compliqué, des subventions qui s'adressent réellement à ceux pour qui c'est utile et mobiliser les importantes économies ainsi réalisées pour investir dans l'éducation, la santé, l'agriculture, la jeunesse, entre autres », soulignait récemment Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), dans une interview à Jeune Afrique. L'essentiel des subventions en Afrique subsaharienne va ainsi au secteur de l'électricité alors que « seuls 30 % des ménages sont connectés au réseau », estime le FMI...

Autre problème pointé du doigt : les abus et détournements massifs. Au Nigeria, les subventions à l'essence ont ainsi donné naissance à un vaste trafic avec les pays voisins, où les prix sont plus élevés. Ces pratiques, et d'autres, auraient coûté plus de 5 milliards d'euros à l'État entre 2009 et 2011, selon un rapport parlementaire. Et la première économie ouest-africaine est loin d'être la seule concernée.

Les évolutions tardent

De fait, « plusieurs administrations africaines, comme celle du Maroc, semblent avoir des plans pour supprimer les subventions générales des prix [et favoriser des] dépenses d'aide sociale mieux ciblées sur les groupes les plus vulnérables », confirme Standard & Poor's. Nizar Baraka, le ministre de l'Économie et des Finances du royaume chérifien, envisage ainsi de réactiver un système gelé depuis plus d'une décennie : réajuster à la hausse les prix des produits pétroliers dès que le baril franchit un certain seuil sur les marchés internationaux. La réforme de la Caisse de compensation, qui gère la politique de subventions et absorbe près de 20 % du budget national, est sur la liste du gouvernement. Mais en dehors de quelques aménagements l'an dernier, les évolutions tardent et, pendant ce temps, les comptes publics continuent de se détériorer, avec un déficit estimé à 7,1 % du PIB en 2012.

Lire aussi :  Sénégal : le FMI s'inquiète de la dérive budgétaire   Maroc : le débat sur les coupes budgétaires continue

Pourtant, les lignes des réformes à mener sont claires : évaluer les bénéfices et les coûts des subventions, communiquer massivement sur le sujet, réduire les subventions de manière progressive en commençant par les moins sensibles politiquement et mettre en place des aides sociales directes permettant de compenser la libéralisation des prix pour les populations les plus pauvres. La réussite de certains pays, comme le Brésil avec son programme Bolsa Família, montre le chemin. Brasília a mis un terme progressivement à sa politique de subventions en atténuant les conséquences les plus dommageables de cette évolution grâce à des bons d'essence et à des transferts sociaux. Le Kenya fut quant à lui avant-gardiste en élaborant, il y a une décennie, sa politique tarifaire évolutive dans le domaine de l'électricité : les clients consommant peu (a priori les moins aisés) paient beaucoup moins cher le kilowattheure. La réforme a permis de rétablir l'équilibre des sociétés exploitantes, d'augmenter les investissements et donc d'améliorer le service.

Avec la baisse des prix du pétrole et la modération relative de ceux des denrées, les autorités africaines voient s'ouvrir une fenêtre pour commencer à substituer aux subventions un système d'aides sociales ciblées. Le Ghana vient ainsi d'augmenter sans heurt les prix des carburants, avec des hausses entre 15 % et 50 %. Le pire aujourd'hui serait que les décideurs attendent une nouvelle flambée des prix internationaux pour réformer à la va-vite et sous la contrainte. Avec le risque d'un embrasement social général.

« Il y a eu des réformes réussies »

Patrick Raleigh, analyste crédit chez Standard & Poor's, collaborateur de l'équipe chargée de la notation des États africains, pointe les faiblesses du système.

Jeune Afrique : Les pays subsahariens et ceux du nord du continent font-ils face aux mêmes difficultés ?
Patrick Raleigh : Dans un passé récent, peu de pays subsahariens ont autant dépensé en subventions pour les produits énergétiques que l'Égypte et, dans une moindre mesure, le Maroc et la Tunisie. La raison ? Le contexte social qui prévaut depuis le début du Printemps arabe et qui a rendu les gouvernements plus enclins à répondre aux demandes populaires. En revanche, les revenus sont en général beaucoup plus faibles au sud du Sahara qu'au nord. On y trouve donc plus de ménages qui dépendent fortement des subventions, une situation qui peut rendre les gouvernements plus réticents à les supprimer.

Les aides les plus contestées sont celles portant sur l'énergie. Des pays ont-ils réussi à les réformer sans déclencher de contestations d'ampleur ?
La réforme des subventions énergétiques n'est pas facile et peut donner lieu à une opposition farouche, comme on l'a vu au Nigeria en 2012. Mais il y a aussi eu des réussites, en Afrique comme ailleurs. Par exemple, au cours des deux dernières décennies, le Brésil et l'Ouganda ont coupé leurs subventions énergétiques sans subir de grandes perturbations sociales.

Les subventions peuvent aussi être vues comme un outil de politique économique permettant de promouvoir les investissements dans certaines activités...
Bien sûr ! Celles sur les engrais, très répandues, peuvent avoir pour conséquence directe d'améliorer les récoltes. Et certains États subventionnent le fioul industriel dans l'espoir de doper la croissance. Mais la question est de savoir si cela constitue le moyen le plus efficace de promouvoir l'activité économique, ce qui n'est pas du tout certain dans bien des cas. Pour nous, ce qui compte, c'est l'impact sur le PIB par habitant et sur la croissance économique, car il s'agit de facteurs importants dans la notation souveraine.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Subventions : Pourquoi l'Afrique doit s'en débarrasser 
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Vers une intégration africaine accélérée?

Article interessant publié par le site français www.lesechos.fr

LE CERCLE. par François de Senneville - L'intégration africaine était, dans les années 1960, l'un des plus grands projets des pays africains. Cinquante ans après, les ambitions des pionniers n’ont pas encore trouvé leur juste expression, mais l’accélération économique du Continent pourrait accélérer ce mouvement.

ÉCRIT PAR

L'observation de la situation générale de l'Afrique fait remarquer deux causes principales qui sont de nature à freiner l'intégration régionale en Afrique : l'instabilité politique longtemps chronique et la multiplicité des organisations internationales parfois concurrentes.

L'Afrique doit encore fournir des efforts pour s'intégrer pleinement afin de peser d’avantage sur l’échiquier économique mondial. Pour y parvenir, les Etats africains savent la nécessité de dépasser leur cadre national pour faire partie d’un espace intégré régional plus large qui impliquera nécessairement la construction d'une zone d’interdépendance structurelle entre ces mêmes Etats.

Synergies et cohésion

Une des idées phares du développement en Afrique est donc de mettre en œuvre des synergies et une cohésion entre les différences organisations régionales africaines existantes. Parmi celles-ci, l’UEMOA, la CEMAC, la COMESA et la SADEC pourraient jouer un rôle moteur pour atteindre un premier niveau d’intégration des Etats des différentes régions africaines au sud de l’Afrique saharienne.

Comme rappelé ci-dessus, l'intégration africaine était, dans les années 1960, probablement le plus grand projet des pays africains. Cinquante ans après, force est de constater que ce chantier n'est pas encore achevé. Cependant, l’évolution économique rapide du Continent ravive ce rêve d’intégration compte tenu des perspectives qu’il laisse entrevoir : En effet, il est estimé qu’une zone de libre-échange africaine pourrait accroître le PIB de l'ensemble du continent de 60 milliards de dollars par an, soit 20 milliards de plus que le montant de l'aide internationale accordée à l'Afrique.

Une Union africaine porteuse d’espoir

En juillet 2003, l'Union africaine a remplacé l'Organisation de l'unité africaine. L’UA se doit de donner le second souffle au processus d'intégration dont l'Afrique à besoin et ancrer son unité économique et politique. Pour accélérer ce processus, il convient de souligner que les pays africains ont récemment adopté le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD), qui constitue l'une des initiatives les plus importantes de ces dernières années.

Dans ce contexte, il convient de noter que l’actuel « déficit d’Etat » africain que l’on pointe souvent du doigt pourrait finalement se révéler un atout pour bâtir un espace de gouvernance plus grand et plus intégré que l’Europe. L’évolution positive des Etats africains aujourd’hui plus démocrates et moins corrompus est indéniable et leur fierté retrouvée depuis les promesses de développement économique favorisent, en effet, l’émergence d’une nouvelle ambition pour les relations dites « sud / sud ».

Vers un marché commun africain plus intégré que l’Europe ?

Il n’est donc pas interdit de parier que la capacité de l’Afrique à accélérer son développement régional pour structurer une gouvernance continentale plus globale et plus homogène. Celle-ci pourrait même se révéler finalement, pourquoi pas,  supérieure à celle de l’Europe, qui peine à se réformer pour atteindre un même objectif.

Il est effectivement plus aisé d’accélérer le renforcement d’unions et d’institutions relativement jeunes dans un contexte de croissance, que de tenter de réformer le centralisme et les nationalismes européens (plus anciens) par temps de décroissance.

 

source : www.lesechos.fr

Piège à moustiques

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PIÈGE À MOUSTIQUES MAISON pour capturer les moustiques. :

1 tasse d'eau
1/4 tasse de sucre brun
1 gramme de levure
Une bouteille de 2 litres

COMMENT:
1. Couper la bouteille en plastique en deux.
2. Mélanger la cassonade avec de l'eau chaude. Laisser refroidir. Quand le mélange est froid, versez dans la moitié inférieure de la bouteille.
3. Ajouter la levure. Pas besoin de mélanger. Il crée du dioxyde de carbone, ce qui attire les moustiques.
4. Placez la partie entonnoir, la tête en bas, dans l'autre moitié de la bouteille, les coller ensemble si vous le souhaitez.
5. Envelopper la bouteille avec quelque chose de noir, laissant à découvert le haut, et placez-le à l'extérieur dans une zone éloignée de votre lieu de rassemblement normale. 
(Les moustiques sont également attirés par la couleur noire.)
Changer la solution toutes les 2 semaines pour le contrôle continu
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Mon opinion à Propos de la modification de la constitution au Congo

Vraiment encore un leurre, le passage du ministre Thierry Moungala à la télevision congolaise sur ce thème ne fait que s'inscrire dans une stratégie de communication du pouvoir dont il est passé maître dans l'art. On doit être gêné des propos de notre ministre soit disant démocrate et ouvert, mais lui au moins sait depuis longtemps que le pouvoir en place va modifier la constitution, 2016 c'est dans 3 ans on commence à préparer les esprits à admettre cette fatalité calamiteuse pour le Congo.

L'intelligence de toutes les personnes opposées à cette éventualité c'est d'anticiper les choses car ce qui est sûr Sassou et son groupe ne veulent pas partir, y compris notre ami le ministre. Tous ils s'accrochent avec toutes leurs énergies du desespoir à ce pouvoir.

Donc pour les opposants à Sassou et son groupe, il vaut mieux discuter des modifications à apporter à cette constitution pour obtenir certains paliers ou strates de sécularisation de la démocratisation. A 70 ans Sassou n'aura pas la même force mentale, spirituelle, et physique pour se battre comme il y a 20 ans et puis le monde bouge, l'environnement change tant au niveau national qu'international en 1992, 1997 il n'y avait pas d'internet, la guerre du Mali par exemple. Les opposants à Sassou doivent plutôt lui proposer sur un package pour la modification de la constitution dans ce package en premier lieu doit figurer le principe de la subsidiarité pour toutes les régions du Congo.

Cette subsisdiarité concerne l'aménagement du territoire, la construction des établissments scolaires, des centres médicaux, des aides économiques aux entreprises locales. Et surtout la fin du monopole foncier pour l'Etat ainsi que de celui du sous-sol, on doit pouvoir aller vers une vision plus étendue de la notion de jouissance des biens du sous-sol. Ainsi ils doivent lutter pour que l'on inscrive par exemple le versement directe d'un pourcentage sous forme de royalties au territoire d'où est exploitée une richesse naturelle. Inscrire dans cette constitution que 1 à 2 % de tous les revenus des matières premieres stratégiques dans le monde sont directement versés au fonds national d'nvestissement pour le developpement humain. Il s'agit de la santé, de l'éducation et formation des jeunes, le devloppement économique de la femme et de la retraite des paysans.Autre part en ce qui concerne le pétrole et le bois inscrire dans la constitution une commission de défense et stratégie qui béneficierait de 5% de royalties.

Cet argent sera investit pour les générations futures. Cet argent pourra être investi dans des fonds souverains sur de l'immobilier en Afrique, aux USA? en Europe, dans des sociétés comme air liquide ou autres industries de fournitures de biens nécessaires à la survie. Ce fonds va aussi financer le developpement du pays, car il pourra par exemple l'être dans le secteur immobilier national un grand levier économique, faire des prêts sur trente ans, aux particuliers à des taux bas.

L'opposition (s'il en existe réellement) devait plutôt se sortir du champ politique et anticiper sur les enjeux et défis qui nous attendent. Par exemple dans cette modification de constitution,creer une commssion stratégique sur nos matières premières.

Les fameux juristes et constitutionnalistes de l'opposition doivent plutôt réflechir à quels articles introduire pour rendre encore l'exercice du pouvoir plus contraignante. Ce que j'écris rapidement, je l'ai maintes fois exposé depuis 1992 et souvent j'ai entendu mes compatriotes me dire que c'est dans le rêve. Martin Luther King avait revé, Obama l'a fait mais on oublie souvent l'action du Pasteur Jesse Jackson et Bush (qui a nommé des noirs comme sécrétaires d'Etat : Colin Powell et Condoleza Rice). Cela a permis aux Américains de se familiariser à l'idée, un jour,  de voir un Noir aux commandes. Et je pense que si la fameuse opposition congolaise au lieu de brandir des ménaces qu'elle est incapable de mettre à exécution, ferait mieux de couper l'herbe sous les pieds de Sassou et de son groupe. Il faut qu'elle agisse en stratège et la meilleure stratégie c'est celle du contournement et de l'anticipation. Il ne faut jamais attaquer l'adversaire quand on a pas les moyens sinon ça s'appelle du suicide. Il faut prendre l'adversaire par l'absurde à son jeu. Les arabes disent "il faut suivre le menteur jusqu'à la porte de sa maison" c'est-à-dire ne jamais contredire un menteur, même lorsque vous vous apercevez qu'il est en train de mentir sinon comme me disait ma mère il va changer de mensonge et de stratégie, elle me disait souvent "mwana muntu ya mayélé ba ké vuna yandi mbala mosi, ni yawu yina tangu yandi que na ku vuna ngé vuna buzoba".

Donc si on réfléchit bien lorsque Sassou prend le pouvoir il ment le peuple congolais qu'il est plus démocrate que Lissouba en argumentant que Lissouba voulait rester adviternam au pouvoir. Et dans sa constitution il limite le nombre de mandat pour prouver sa bonne foi. Sauf qu'il est piégé par son propre mensonge. Comme il est revelé à la face de tous les Congolais que c'était un mensonge, c'est aux Congolais de le suivre jusqu'à la porte de son palais et lui demander de respecter sa constituion. Maintenant qu'il réponde que les choses ont évolué et que lui seul peut garantir le bonheur et la fameuse paix au Congo, à ce denier point l'opposition pourra rétorquer de quoi a t il peur si vraiment paix il y a et que le Congo s'est développé à moins que ce qu'il avance soit faux.

Et moi Kibaya Mouélé si j'étais dans la fameuse opposition je proposerais à Sassou de modifier la Constitution. On ferait venir du monde entier d'un côté les meilleurs medecins spécialistes de toutes les maladies pour l'ausculter et de l'autre les plus grands chercheurs sur la longevité humaine afin d'allonger sa vie afin qu'il reste pésident à vie du Congo (puisque selon lui c'est le seul et unique homme d'Etat à même de bien diriger le Congo), Tous ces spécialistes nous donneraient leurs avis et  probabilités. On adapterait en conséquence la durée de son mandat à ces chiffres et au cas s'il venait à mourir à la suite d'un accident , un article de cette nouvelle constitution devra transformer le Congo en une république dynastique, la sucession ne se fera que dans sa lignée.

Dans la nouvelle constitution transferer la Capitale à Oyo. Pas d'élections présidentielles, cela éviterait au Congo d'être dans le desordre, d'éviter le tribalisme et la course au pouvoir surtout le gaspillage de milliards d'argent des campagnes électorales truqées. On prendrait cet argent pour construire des ministères et autres équipements à Oyo.

Cette concession faite à Sassou par les fameux "propriétaires" des Congolais de l'opposition, Sassou à son tour devra faire des concessions sur la composition du gouvernement par exemple un gouvernement de 30 ministres chaque département du Congo enverrait 3 ministres, une décentralisation des ministères chaque département abriterait trois ministères, les élements de subsidiarité évoqués dans la première partie de mon propos seraient inclus.

Dans cette nouvelle constitution modifier le nombre des députés à 120 chaque département enverrait le même nombre de députés celui de 12, le Sénat se limiterait à 6 élus par département. Donner des pouvoirs accrus au département sorte de landers à l'allemande. Ce sont ces éléments clés que la fameuse opposition devra amener sur la table de discussion et surtout le faire savoir sur la place publique et surtout vis à vis des chancelleries occidentales qui soutiennent le pouvoir en place sans oublier cette société Etat cotée au Cac 40 de la bourse de Paris qui cause la misère du Congo depuis les années 60.

Dans la flagornerie de notre ami le ministre il faut voir un espoir pour le peuple congolais et un signal de detresse du côté du pouvoir, donc on lance un ballon d'essai pour jauger l'opinion et surtout determiner les forces.

Or selon la théorie de Sun Tsé, à l'adversaire il faut lui faire croire qu'il va gagner. Et selon ma mère après la bagarre vient toujours la réconciliation sinon c'est une bagarre sans fin. Les généraux militaires disent " un vrai général c'est celui qui gagne une guerre sans faire tuer beaucoup de ses soldats- un vrai général gagne une guerre à la négociation car une guerre finit toujours sur une table de négociation, d'où il ne faut jamais vaincre à la Pyrrhus" L'opposition congolaise a interêt à la comprendre : Sassou n'organisera jamais son suicide politique sauf contrainte de force. Tout semble être vérouillé, d'où il faut user d'intelligence en abandonnant à 100% le champ politique à Sassou. Il faut créer une vraie assymetrie des forces, de sorte que les lois d'équilibre des forces comme en dynamique s'appliquent : Sassou cherchera à équilibrer donc à lâcher du lest.

Des dangers de dépigmentation de la peau noire

ÉCLAIRCISSEMENT DE LA PEAU : ATTENTION PRODUITS TOXIQUES !

Éclaircissement de la peau : attention produits toxiques !

De nombreuses personnes ont recours à la dépigmentation pour éclaircir la teinte naturelle de leur peau. Elles utilisent des médicaments ou des préparations éclaircissantes. Or ces produits dépigmentants sont souvent dangereux pour la santé, d’où la campagne d’information que vient de lancer l’Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps).

 

Dépigmentation de la peau : les produits éclaircissants sont trop souvent toxiques

 

Selon les analyses réalisées par les autorités sur les produits de dépigmentation, nombre d’entre eux sont « non conformes à la réglementation des produits cosmétiques et dangereux pour la santé en raison de la présence de substances interdites : environ 30% en 2009 et 40% en 2010 ».

Parmi les substances interdites et malgré tout retrouvées dans certains des produits, citons des dermocorticoïdes d’activité très forte, l’hydroquinone et des dérivés contenant du mercure. Or la présence de ces substances expose les utilisateurs à des risques pour leur santé, majoritairement des maladies de la peau (infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation, etc.).

Par ailleurs, cette pratique de la dépigmentation est associée à un risque accru notamment de diabète et d’hypertension artérielle, de complications rénales etneurologiques. Enfin, chez la femme enceinte ou allaitante, ces produits exposent l’enfant à venir à des risques toxiques.

Des procédures sont en cours contre les infractions en matière de composition et/ou d’étiquetage et pour procéder au retrait de certains produitséclaircissants.

 

Avertissement et précaution d’emploi des produits de dépigmentation de la peau

 

Parallèlement, les autorités déconseillent la pratique de la dépigmentation de la peau. Dans tous les cas, il faut éviter les produits éclaircissantsmentionnant la présence d’hydroquinone, de corticoïdes et/ou de dérivés mercuriels, ainsi que les produits éclaircissants dont l’étiquetage n’est pas compréhensible et/ou ne précise pas le détail de leur composition. Et tout effet indésirable doit amener à consulter un médecin.  

Dernière mise en garde des autorités : « il est dangereux d’utiliser des médicaments et des préparations réalisées par un pharmacien en dehors des prescriptions médicales délivrées pour le traitement d’une maladie de la peau ».

Pour en savoir plus, l’Afssaps met à disposition sur son site un dépliant à télécharger à destination du grand public : http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/Mise-en-garde-sur-les-risques-lies-a-la-pratique-de-depigmentation-volontaire-de-la-peau-Communique

Article publié par  le 17/11/2011

Sources : Communiqué de presse de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 16 novembre 2011.