20 mars 2010
Entretien avec une blogeuse africaine
Entretien avec ABORASAMZA Auteure du blog « « Mon exutoire »
Je reprends mon idée d’entretien avec les différents blogeurs Africains ou Afrodescendants, cela afin de mieux faire connaître leur travail aux uns et aux autres.
Ma première invitée pour cette année 2010 est Aborasamza auteure du blog "Mon Exutoire".
Le Pangolin : Derrière le blog « Mon exutoire » qui est Aborasamza une africaine ou une occidentale ?
Aborasamza : Aborasamza est une africaine, je l’ai évoqué plusieurs fois sur mon blog je crois.
Camerounaise, vivant au Cameroun. Je n’ai même jamais quitté mon pays
Le Pangolin : A la différence de la plupart des blogs tenus par les Africains, vous avez choisi de parler de l’imaginaire érotique en plus d’être femme surtout si l’on sait combien la thématique est délicate ?
Aborasamza : Je ne parle pas que d’érotisme dans mon blog, je parle de moi, ce que je ressens, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager. Le sexe, fait partie des tribulations de la vie, de MA vie, alors j’en parle
Le Pangolin : Vos textes sont-ils de la fiction ou bien de la réalité ?
Aborasamza: Tout ce que j’écris est réel, peut-être que le ton est romanesque je ne sais pas, c’est mon vécu et mon ressenti. Même mes poèmes sont inspirés de la réalité. Pour moi l’écriture est un mode d’expression, un exutoire.
Le Pangolin : Quand vous abordez ouvertement les thèmes la felation et du cunilingus, je vous cite : je sentais sa bite au plus profond de mon vagin et il voulait le sentir le fond de mon vagin! et quand il me léchait...ah lala! J'ai le clito hyper sensible, un petit frôlement et c'est l'extase. Ou encore …ET J'ai toujours surpris les mecs au lit par mes talents de suceuse et j'adore voir leur tête quand sans qu'il s'y attendent (surtout la première fois), j'attrape leur bite et je commence à m'amuser avec. J'ai tellement bien sucé E
Ne craigniez vous pas de choquer ? Ce ne sont pas les coutumes africaines un homme faire du cunilingus ou bien une femme faire de la félation, c’est occidental ça ?
Aborasamza : Vous savez, je suis quelqu’un de très pudique, je dis sur ce blog des choses que je ne dirais jamais à découvert. Le texte que vous citez à été écrit dans état que je qualifierais presque de « transe », j’avoue même que quand je me suis relue, j’ai moi-même été choquée. Mais je tenais absolument à le publier parce que tout compte fait je l’avais écrit. Tout ce que je dis est vrai. Les africains peuvent le cacher mais la fellation et le cunnilingus ils les pratiquent, mais sont peut-être trop pudiques pour l’avouer. A la différence de l’occidental, l’africain se soucie beaucoup de son image, du « qu’en dira-t-on ». Beaucoup vont vers les prostituées ou les étudiantes justement parce que leur femme refuse de leur faire quelques gâteries. La fellation et le cunnilingus sont occidentaux certes, mais le baiser sur la bouche avec la langue ne l’est-il pas ?
Le Pangolin : En écrivant cela pensez-vous faire du féminisme à l’africaine ? Car le mouvement feministe occidental « Avec plus ou moins ses excès, est ce vaste mouvement social, politique, culturel, intellectuel, de la lutte contre la phallocratie dans tous les sens du mot. Donc le droit aux femmes de parler sexe sans tabous.
Aborasamza : du féminisme à l’africaine ? Suis-je féministe ? A vrai dire je ne me suis jamais posé la question. Je suis une jeune femme, qui vit dans un monde où les femmes sont éduquées, programmées pour être de bonnes épouses, de bonnes mères. Si une jeune femme ne sait pas faire la cuisine, elle est perdue car quel homme voudra d’elle ? Si elle fait de longues études et obtient un travail valorisant, elle frustre les hommes. Oui en tant que femme dans ce pays j’ai tout intérêt à être féministe. Mais avant d’être une femme je suis d’abord une personne. Et sur mon blog, j’en parle d’abord en tant que personne.
Le Pangolin : Cette façon libre de parler du sexe, pour vous relève –t –elle de quel postulat ? N’est-ce pas de l’exibhitionisme du moi à la mode occidentale contrairement aux coutumes africaines pour qui la sexualité relève de l’intimité personnelle et donc à ne pas exposer.
Aborasamza : Avant d’être des africains, ne sommes nous pas des personnes ? Oui nous avons nos traditions, nos coutumes, nos habitudes. Mais nous avons des besoins aussi. Pour tout vous dire moi j’en ai un peu marre que l’africain se cache toujours derrière ses traditions et fasse semblant d’être une personne qu’il n’est plus aujourd’hui. Malgré tout et malgré nous, nous évoluons, le monde évolue. L’Africain d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. Je suis une jeune africaine, vivant en Afrique et mal dans sa peau. Je suis une personne, vivant sa vie et mal dans sa peau. Si m’exhiber me fait me sentir mieux, je continuerais. Est-ce que tout cela est lié au fait que j’ai grandi dans cet environnement ? Peut-être bien. Mais moi j’y suis toujours. Pour moi c’est juste la vie, pas la vie d’une africaine, la vie tout simplement.
Le Pangolin : Est-ce qu’il vous a été difficile d’écrire comme vous le faites ?
Aborasamza : Difficile d’écrire ? Non. Il m’est difficile de ne pas écrire. J’ai eu une grande passion pour la lecture. Je dis souvent que la lecture ma sauvée. J’ai commencée à me rêver écrivain, j’ai écrit quelques nouvelles au lycée, j’ai risqué ici et là des poèmes. Mais ce sont les « Paroles » de Jacques Prévert qui m’ont confirmés mon amour des mots. Sans oublier ma compatriote Calixthe Beyala qui m’a fascinée. J’ai dû écrire des centaines de poèmes dans ma vie, nés de toutes ses émotions qui bouillonnent en moi, j’ai essayé quelques nouvelles. Mais tout ce que j’écris SORT de moi, tout simplement.
Le Pangolin : : La femme Africaine aurait tendance à vivre sa sexualité selon le modèle occidental, qui serait elle à l’opposé de la façon africaine qui est elle de célébrer le corps et la beauté de la femme dans ce qu’elle a d’érotique, parce que les pagne africain avec ses couleurs et son côté moulant mettrait plus en valeur le corps de la femme quelle soit sa taille au contraire de la jupe et du pantalon qui demandent exclusivement des corps plats.
Ma question est de savoir est-ce que la femme africaine ne perd elle pas en adoptant le modèle occidental ?
Aborasamza : Je ne vais pas le cacher, nous sommes très influencés par la mode occidentale, certains en parcourant mes pages, verront que j’adore la mode, mais la mode en général. J’ai également un talent inné en design de mode et en couture (je n’ai encore malheureusement pas exploré en détail cette autre facette de moi dans mon blog). Dans mes créations, j’ai toujours mis en avant l’Afrique, mais en y apportant une touche de la mode occidentale. Le tout c’est de prendre ce qui est bon de chaque côté et de le mettre ensemble. Je pense que rien ne rend une africaine plus belle que lorsqu’elle porte un pagne avec un foulard bien noué sur la tête. Non, l’africaine ne risque pas de se perdre dans la mode occidentale. Nous avons en nous ce côté occidental mais ne nous l’assumons pas encore. Sinon, pourquoi choisirais-je d’écrire tout ceci en restant dans l’anonymat ? En outre je voudrais ajouter que je suis fière, oui très fière d’être une africaine. Je suis fière de mes belles courbes, mes grosses fesses, mes grosses cuisses, mes hanches larges. C’est la beauté de la femme noire. Je suis aussi fière parce que je vis dans mon pays le Cameroun, malgré toutes les difficultés. Et j’espère qu’à travers ce blog je pourrais faire comprendre aux africains qu’une vie normale est possible chez eux, et aux occidentaux que malgré tout ne nous se sommes pas aussi différents d’eux.
Signification de Aborasamza : Aborasamza est un mot de mon dialecte qui signifit : « il soulève, il secoue », c’est le nom qu’on donne à la friperie car les vendeurs soulèvent les vêtements et les rejettent en les secouant. C’est aussi le nom qu’on donne aux femmes frivoles ! Mais je n’en suis pas une hein !
18 mars 2010
Quand la cuisine tue à petit feu…
Quand la cuisine tue à petit feu… Bois, charbon et gaz butane: ces modes de cuisson pourtant traditionnels, sont particulièrement dangereux pour les poumons. Six cents Ivoiriennes, qui cuisinaient 5 jours par semaine depuis au moins 5 ans, ont été interrogées pour savoir à quel type de cuisson elles recouraient. Si toutes celles qui utilisaient le bois ont présenté une atteinte respiratoire, les résultats obtenus par celles qui cuisinaient au charbon ont été à peine meilleurs : 98% d’entre elles étaient affectées. Quant au gaz butane, il a provoqué des atteintes moins nombreuses mais pratiquement une femme sur deux souffrait malgré tout des conséquences d’une pollution au butane... Les éternuements et les obstructions nasales sont également plus fréquents chez les femmes qui privilégient la cuisson au bois (45%) ou au charbon (38%). Pour leur part, 16% des utilisatrices de butane en ont souffert. Toux rebelle, douleurs thoraciques et dyspnée ont également concerné pratiquement une femme sur deux parmi les adeptes de la cuisine au bois. Pourquoi de tels résultats ? Parce qu’en brûlant, ces combustibles naturels polluent l’air intérieur. Ils dégagent des particules fines, de l’oxyde d’azote, du monoxyde de carbone et du benzène. Le danger est d’autant plus important que nombre de logements ne disposent ni d’aération ni de cheminée. Or la surmortalité induite par ces pollutions est importante : broncho-pneumopathi e chronique obstructive, dilatation des bronches, cancer des poumons, pathologies cardiovasculaires… . Veillez donc toujours à bien ventiler votre cuisine. Et si vous disposez d’une hotte aspirante, mettez-là en route dès que vous allumez votre plaque de cuisson au gaz. Même pour faire chauffer de l’eau…
Africastar - Saison 2
AFRICASTAR – Saison 2 Après le succès de la première édition en 2008, AFRICASTAR, la plus grande compétition musicale d’Afrique est de retour ! Lors de ce prime time, vous ferez la connaissance des 14 candidats qui concourront au titre de l’AFRICASTAR 2010. Les invités stars de ce premier show seront le jamaïcain Sean Paul et le congolais Fally Ipupa. Les primes times suivants seront en direct et retransmis à la télévision chaque samedi soir - le dimanche soir sur France Ô- avec la présence exceptionnelle d’artistes de renommée internationale (Youssou Ndour, Alpha Blondy, Magic System, Ja Rule, Kaysha, Salif Keita, Papa Wemba…). Claudy Siar
(Conçu et produit par Charlotte Delachaux et Claudy Siar)
Teaser Africastar
Le lancement de la deuxième saison aura lieu vendredi 19 mars à 19h30 au CICES, salle de l’Unité Africaine (Dakar - Sénégal), pour l’enregistrement du premier prime time.
Il sera diffusé le samedi 20 mars sur toutes les télévisions nationales et privées d’Afrique, 3A Télésud, Africable et Canal 2 International à 21h, via le câble et le satellite, et sur France Ô, le dimanche 21 mars.
Faites passer l’information…
Site officiel d’AFRICASTAR
13 mars 2010
Justice : Bolloré poursuit France Inter « pour l'exemple »
Justice : Bolloré poursuit France Inter « pour l'exemple »
En décembre, nous avions raconté la première audience de ce procès. Mercredi et jeudi, le tribunal a soupesé le reportage de Benoit Collombat (avec qui j'ai co-dirigé un livre sur le patronat) diffusé le 29 mars 2009, Cameroun : l'empire noir de Vincent Bolloré.
Bolloré veut « stopper une campagne de presse »
Si vous ne l'avez pas écouté, ce récit long format décrit la façon dont la société civile perçoit les activités du groupe Bolloré au Cameroun : train, installations portuaires ou encore les plantations. Un tableau plutôt sombre où le concessionnaire n'apparaît pas sous son meilleur jour.
« C'est indigne », rétorque Dominique Lafont. Face à ces « accusations graves et mensongères », le directeur général de la branche Afrique assène :
« Bolloré en Afrique est une entreprise citoyenne. (…) Notre stratégie est de désenclaver l'Afrique. »
Il attend donc de la justice « réparation ».
La Socapalm, une entreprise publique privatisée en 2000
La Socapalm (société camerounaise de palmeraies) est entrée dans le giron du groupe en 2000, après privatisation. Cette palmeraie de 9 000 hectares (12 600 terrains de football) emploie 300 salariés permanents et 1600 journaliers. La description de leur travail est dantesque.
Isabelle Ricq, 26 ans, photographe, a passé un mois sur place en février-mars 2009 :
« Nous avons fait un tour dans la plantation de Kienké. Aucun des ouvriers n'avait un casque, très peu avait des gants ou des pantalons longs. Ils se surnommaient eux-mêmes les “esclaves de la Socapalm”. Ils sont employés par des sous-traitants qui leur doivent des mois de salaires, ils sont pris en otages. »
Charles Fongio, 56 ans, secrétaire général de la Socapalm, 30 ans de maison réplique :
« Les équipements doivent être adaptés, comme des bottes dans les champs. Il est difficile d'avoir des casques, car il faut garder de la convivialité dans le travail. »
Et le témoin insiste sur la politique sociale de l'entreprise :
« Les logements ont été construits par la Socapalm. Nous avons obligation de loger et soigner ces gens. Tout est gratuit. Le plus bas salaire est 1,5 fois le SMIC camerounais. »
Selon la grille des salaires de 2009, un coupeur gagne entre 32 000 FCFA (50 euros) et 183 000 FCFA (270 euros) par mois.
Julien-François Gerber, 29 ans, est doctorant suisse en économie écologique des plantations industrielles. Il a observé les relations des riverains avec la plantation d'octobre 2006 à février 2007 :
« Le reportage est relativement doux comparé à la réalité sur place. Les gens gagnent 1,5 euros par jour. Avec les arriérés de salaires, cela permet à la direction de les retenir sur place.
La Socapalm a été punie en 2001 pour ses pollutions. Elle a payé une amende, mais rien n'a changé. Il y a un ruisseau d'huile non traitée qui sort de l'usine et va directement dans la rivière.
Il n'y pas d'accès à l'eau potable, les latrines sont pleines avec une odeur épouvantable. M. Pajot, le directeur de la plantation, m'a dit : “Je sais bien, les conditions de vie sont déplorables, c'est la sous-traitance…” »
Problème : M. Pajot n'a pas été cité comme témoin par la partie civile. Or, il est au cœur de la polémique. Pourquoi le journaliste ne fait-il pas état du point de vue de la direction ?
Didier Sudre, 48 ans, opérateur son de Radio France. Il était sur place, en février 2009, pour un rendez-vous pris avec M. Pajot.
« A la Socapalm, nous avons attendu quatre heures. Un homme arrive en voiture, il entre dans le bureau et repart. On me dit “c'est le patron de la Socapalm, M. Pajot”, avec qui nous avions rendez-vous. Nous ne l'avons plus jamais revu. »
Les dettes restent sur place, les bénéfices remontent au Luxembourg
Pour Dominique Lafont, le groupe Bolloré n'est pas comptable de la gestion de la Socapalm :
« Cela passe par une participation minoritaire, via le groupe Fabri. Toutes les entreprises sont en gestion directe, toutes sauf Socapalm. »
Martine Orange, journaliste à Mediapart, auteur d'une longue enquête (jamais attaquée) sur les structures financières du groupe Bolloré, en particulier à partir de 1996 où il rachète l'empire colonial Rivaud :
« Toute une partie de cet empire est au Luxembourg. Bolloré le partage avec les deux familles historiques du groupe Rivaud : les Fabri et les de Ribes, appuyés sur quatre ou cinq holdings de tête. »
Parmi ces holdings, la Socfinal :
« La Socfinal est une société cotée au Luxembourg. Bolloré en détient 38%. L'une de ses filiales s'appelle Intercultures, c'est d'elle dont dépend la Socapalm, qui dégage entre 40 et 44% de marge d'exploitation avant impôt. C'est une activité très profitable. »
Le fonctionnement est le suivant :
« La société laisse les dettes sur place, mais remonte les bénéfices au Luxembourg. Sa vraie richesse est là, Vincent Bolloré y puise la manne financière pour mener ses batailles boursières. (…) Il n'a jamais été partie prenante à la gestion quotidienne des plantations. Néanmoins, comme actionnaire, il ne peut pas ne pas savoir ce qui s'y passe. »
Didier Taillet, fondé de pouvoir de Micheline de Rivaud, l'une des héritières de l'empire du même nom, a étudié de près les structures du groupe :
« La Socfinal a été fondée en 1959, au Luxembourg, avec les Belges. Dans le bilan de Socfinal, Socapalm remonte 45% de bénéfices. Tout cela permet d'échapper à l'impôt, avec des défiscalisations très confortables. Tout ce travail en Afrique remonte dans les paradis fiscaux… ce n'est pas un scoop. Cela fonctionne depuis 1910. »
Alors, qui dit vrai ? Olivier Baratelli, avocat de Bolloré, interroge le journaliste :
- « Aujourd'hui, vous avez des doutes ?
- Non, dans la mesure où l'on a bien entendu un contraste entre le discours public de M. Bolloré, le côté “tout est au mieux dans le meilleur des mondes” et la parole de ces gens, qui est la réalité. »
Dominique Lafont, dont on peut écouter l'interview en ligne sur le site de France Inter :
« On ne joue pas avec le groupe. C'est vrai que le Cameroun est un pays dur. Nous aussi, on a des témoins qui avaient peur des représailles. J'ai le sentiment que dans cette affaire, ce n'est pas le groupe Bolloré auquel on s'est intéressé. C'est une affaire franco-française qui nous dépasse. »
Quelle affaire ? Quel complot ? Mystère… En attendant, le groupe Bolloré a lancé d'autres poursuites devant la XVIIe chambre du tribunal de Paris, spécialisée dans les affaires de presse, contre :
- Isabelle Ricq, photographe indépendante
Jugement de cette première affaire, le 6 mai 2010.
Correction, le 13/03/2010, à 18h15 : l'hebdomadaire Témoignage Chrétien ayant relaté l'affaire n'est pas poursuivi par Bolloré.
10 mars 2010
De la cueillette à l’assiette, où s’envolent vitamines et minéraux ?
Tomates, courgettes, poireaux, navets… les légumes sont récoltés puis conservés, découpés et enfin cuisinés avant d’atterrir dans nos assiettes. Or ces étapes sont souvent fatales aux vitamines et minéraux dont ils regorgent... au moment de la cueillette ! Les micronutriments sont fragiles. L’air et la lumière par exemple, suffisent à détruire une partie des minéraux et vitamines. Dans le cas de légumes frais, l’idéal est de les consommer dans les 72 heures suivant leur achat, pour éviter l’oxydation. C’est un idéal … souvent hors d’atteinte, lorsque le quotidien nous contraint à faire un « plein » de courses hebdomadaire.
Pour limiter les dégâts, attendez la dernière minute pour découper concombres et tomates. Utilisez-les ensuite, en une seule fois. Car dès qu’ils sont « entaillés », l’oxygène entre dans les légumes, qui perdent toutes leurs vitamines en quelques heures. Lorsque vous les lavez, ne les laissez surtout pas tremper dans l’eau. Vous risquez de faire disparaître les vitamines hydrosolubles – les vitamines du groupe B et la vitamine C notamment.
Pour la même raison, la cuisson à l’eau n’est vraiment pas recommandée, car une bonne partie des vitamines et minéraux est dissoute dans l’eau ! Rien ne vous empêche bien sûr, de consommer ce bouillon ou de vous en servir avantageusement pour cuisiner vos sauces. Les vitamines liposolubles – vitamine A, D, E et K - résistent mieux à la chaleur. Ainsi les carottes ne perdent-elles que 10% de leur béta carotène (ou provitamine A) lorsqu’elles sont cuites à l’eau.
La cuisson à la vapeur est celle qui préserve le mieux les vitamines et minéraux. Quant à la cocotte minute… cette cuisson « sous pression » à plus de 100°C accélère l’oxydation. Bien peu de vitamines résistent à une telle température… Le micro-ondes, comme la cuisson vapeur, n’altère quasiment pas les minéraux. Faute de légumes frais, les surgelés représentent une alternative intéressante : transformés rapidement après la récolte, les légumes ne perdent « que » 20% de leurs vitamines. Ceux qui sont en conserve en revanche, perdent entre 30% et 40% de leurs vitamines. Mais ils conservent toutes leurs fibres et leurs autres constituants nutritionnels !
Source : www.destinationsant e.com
Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse Panafricaine.
08 mars 2010
L'afrique-sortir-de-la-domination-neocoloniale
Cinquante ans se sont écoulés depuis la soi-disant indépendance des pays francophones. Mais l’Afrique n’a jamais été indépendante et n’est pas prête de l’être. Le plus grand génocide humain s’y prépare dans les 20 années à venir. Tous les continents se réorganisent pour nourrir leurs populations. Seule l’Afrique est à la traîne. Les africains sont dépendants jusqu’au trognon, ils importent plus de 80% de ce qui les fait vivre, quand ils le peuvent. Les dirigeants africains ne se sont jamais préoccupés de l’avenir de leurs peuples tout simplement parce qu’ils ne se sentent pas et ne sont pas des leurs. Depuis les années 60, les africains patriotes, dignes, qui ont voulu mettre debout leur continent ont tous été liquidés ou chassés de leur pays par l’impérialisme français. De Patrice Lumumba, Djamal Abdel Nasser, en passant par Kwame Nkrumah, Amilcar Cabral, Nelson Mandela, Houari Boumediène, Ahmed Sékou Touré, et jusqu’à Thomas Sankara. Tous ceux-là furent remplacés par ceux qui ont dilapidé et remis les intérêts de l’Afrique à la France , je cite : Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Joseph-Désiré Mobutu, Jean-Bedel Bokassa, Omar Bongo (né Albert-Bernard Bongo)… Toute cette bande de salopards a trahi le peuple africain. Après la mort d’Houphouët-Boigny, on s’est aperçu que toute l’économie ivoirienne avait été dilapidée par ce vieux nègre complexé. Ces soi-disant responsables qui ont géré l’Afrique sont nés français et morts français, la plupart en France même. Rappelez-vous de la mort de Senghor dans le Calvados, humilié et traité comme un moins que rien, après tous les services qu’il a rendu à ses maîtres. Aujourd’hui on entend partout dans les radios des manifestations organisées pour l’indépendance des pays africains, relayées bien entendu par des nègres, peut-être nés en Afrique mais souvent avec la nationalité française en poche comme leurs pères. Mais oui, il suffit d’être noir pour pouvoir facilement parler d’Afrique. On en est encore à ce niveau et c’est ce qui a perdu l’Afrique. Les africains n’ont pas encore compris qu’on ne juge pas l’humain tout simplement sur sa couleur ou son appartenance ethnique. L’humain est bien plus complexe que cela et les africains, depuis leur existence, ont pourtant été bien servis, s’ils n’ont pas encore intégré la leçon, c’est aux camarades progressistes de notre continent de la leur faire comprendre. Patrice Lumumba a été trahi par Mobutu, Thomas Sankara trahi par Blaise Compaoré à la demande d’Houphouët-Boigny sous les ordres de François Mitterrand. Mais oui, chez nous, très souvent, le couteau qui te tue c’est ton frère qui l’aiguise. De Chaka Zulu à Sylvanus Olympio, abattu devant l’ambassade de France à Lomé, attentat commandité par la bande des Jacques Foccart et Robert Pandreau. Comme le disait René Char, « l’homme est capable de faire ce qu’il est incapable d’imaginer ». La solution est simple, dirigeants africains : puisque vous êtes incapables d’imaginer, recopiez tout simplement les autres et vous sortirez votre peuple du gouffre. Gérez votre pays et votre continent, comme les autres gèrent leur pays et leur continent. La situation africaine est plus que préoccupante. L’Afrique est un continent où il n’y a personne, la solidarité africaine n’est pas collective, l’africain lutte individuellement pour son intérêt individuel. S’il réussit, il jette des miettes aux autres, quand et comme il le désire, mais jamais il ne permet à l’autre de se construire, d’être indépendant et libre. Cette situation conjuguée a mené le continent africain là où il se trouve. Et l’humanité peut en témoigner, les trois-quarts des chefs d’Etats et dirigeants africains finissent leurs jours en France. Ils ont leurs maisons en France, leurs comptes bancaires en France, se soignent en France, leurs enfants vont dans les universités de France, alors comment voulez vous qu’avec cet esprit ces gens-là sortent le pays qu’ils gèrent de la misère ? Regardez le cas de M. Diouf, ancien président du Sénégal. Où est-il aujourd’hui ? En tête de l’organisation des pays francophones. C’est indigne et méprisable, ces gens sont sans vergogne. J’attire aussi votre attention sur un fait qui montre à quel point la république française méprise l’Afrique et les citoyens africains. A la veille des élections présidentielles du Togo, rappelez-vous M. Kofi Yamgnagne avait prétendu rendre sa nationalité française pour pouvoir se présenter, la suite, vous la connaissez. Tenez-vous bien, au moment où j’écris ce texte là M. Kofi est revenu en France et je me demande sur quelle base : avec un visa de touriste ? Si tel est le cas il devrait regagner Lomé dans très peu de temps. Dans le cas contraire, il a bien vite obtenu une carte de séjour, et M. Besson, dois alors régulariser tous les sans-papiers se trouvant aujourd’hui en France. J’ai relu les lois Pasqua, Debré, Chevènement et Sarkozy sur l’immigration, je n’ai en aucun cas rencontré un passage qui permettrait à M. Kofi Yamgnagne, togolais il y a une semaine, arrivé en France il y a moins de 48 heures, d’obtenir une carte de séjour. A moins qu’il n’ait jamais renoncé à sa nationalité française, affaire à suivre… La situation du continent africain va de mal en pis. La gauche française et l’extrême gauche n’ont jamais été au fond du problème pour contribuer à l’émancipation du peuple africain. Ils n’ont fait qu’assistanat et humanitaire à leur profit. Naïfs ceux qui croient la belle théorie humanistes que la terre n’a pas de frontière et que les hommes sont tous des frères. Cette théorie n’a jamais concrètement vu le jour. Les droits de l’homme n’ont jamais existé. Finie l’époque du soutien des pays frères dans les luttes de libération nationale, fini le temps du Che, chacun prêche pour sa paroisse, le nationalisme a gagné. Les belles idées du marxisme ne sont qu’une farce. Les 30 dernières années nous ont montré cela dans la pratique. La gauche française a géré les ex-colonies comme l’a fait la droite. Strauss-khan au FMI, Besson, ministre de l’immigration, … la liste est longue. Imbéciles ceux qui croient à la gauche. Aux anticapitalistes : pensez-vous que régulariser chaque année 80 000 enfants d’Afrique règlera le problème de là où ils viennent ou celui de là ils arrivent. C’est une position grave, opportuniste et politicienne. Depuis 20 ans vous ne faites que reculez l’échéance de la déchéance des immigrés en premier lieu et du peuple africain en particulier. Le problème de l’immigration se règle à la source. Aidez les africains qui sont prêts à déboulonner ces valets de l’impérialisme français qui déstabilisent tout le continent africain. Quand demain, plus de la moitié du peuple africain crèvera de faim, tout le monde sera responsable. Dans moins de trente ans, l’Europe, l’Amérique, l’Asie arriveront tout juste à subvenir aux besoins vitaux de leur peuple. Pendant ce temps, l’Afrique compte sur l’aide internationale. J’ai appris avec grand plaisir que la France s’apprête à enlever son armée du Sénégal pour la ramener un peu plus haut au Gabon. Et oui, pétrole oblige, Total et Elf ont besoin de matière première. Comme vous le savez le coup d’Etat au Niger profite à Aréva, encore un intérêt français au détriment du peuple africain. Pour ceux qui l’ignorent tous les militaires gradés en Afrique, ont été formés à St Cyr. Une double nationalité en poche, ils reçoivent les ordres de Paris. Décidément, l’Afrique a du pain sur la planche. Espérons que le départ des soldats français du Sénégal ne nous prépare pas un coup d’Etat militaire. Qu’après la gestion civile désastreuse du pays la France ne joue pas les prolongations en voulant nous imposer en 2012 un gouvernement militaire. Sachant qu’aujourd’hui, le peuple sénégalais a fait le bilan des cinquante premières années de soi-disant indépendance et désire un changement radical pour les intérêts matériels et moraux de son peuple, la France de Sarkozy, nous prépare, elle, une prolongation. Soyons vigilants, c’est notre dernière chance. Le Sénégal, l’Afrique, a un besoin vital de se redresser dans les 5 prochaines années, sinon, nous disparaîtrons. Cette réalité est claire et sentie par tout un chacun. Ne restez pas assis à compter les étoiles et les nuages. N’attendez l’aide de personne. Levez-vous et construisez votre continent dans le calme et la dignité. Sans déraper sur l’extrémisme. C’est encore possible. Je terminerai ce texte en envoyant un message au-delà, à mes chers papas dont je suis fier, à toi Patrice, Boumediène, Nasser, Nkrumah, Cabral, et à toi mon frère Thomas, depuis votre départ, nous sommes toujours dans la misère humaine et très loin de la sortie du tunnel. Mon vieux Patrice, ce salop de Mobutu qui t’as trahi a fini comme un chien au Maroc, ses serviteurs n’ont même pas voulu le récupérer à la fin pour le soigner. Et à toi Houari, l’Algérie que tu avais construite, dont toute l’Afrique était si fière et sur laquelle elle comptait, à été cassée, détruite par le capitalisme français. Mais je vous rassure, vos enfants et frères se souviennent de vous et continueront votre combat jusqu’à l’heure où ils vous rejoindront. Les peuples du monde vaincront. Salut aussi à toi Frantz, mon vieux Fanon, l’homme des îles, de la Martinique , tu avais bien vu, toi qui disais que celui qui adore le nègre est aussi malade que celui qui le déteste. Mais oui, on adore son chien. Cher papa, toi, tu avais montré l’exemple. Tu es né sous la domination coloniale et mort algérien, cela résume ta grandeur. Les peuples opprimés se souviendront de toi et que la fraternité dans ce monde ne viendra pas des peuples européens campés sur leur supériorité de pacotille mais bien du réveil des peuples opprimés, de ceux qu’on appelle les damnés de la terre. Bamba Gueye Lindor Paris, le 7 mars
« Lorsque nous avons compris qu'une campagne de presse était lancée contre le groupe, Vincent a décidé d'y mettre un terme en attaquant. » Tapi au fond de la salle d'audience, le communicant Michel Calzaroni ne cache rien de la volonté de son client. En poursuivant en diffamation




