13 octobre 2011

L’Afrique se mobilise contre l’évasion fiscale

L’Afrique se mobilise contre l’évasion fiscale

L’organisation panafricaine Tax Justice Network Africa se bat pour susciter une prise de conscience face à l’évasion fiscale.

 

 

Le constat est simple : l’Afrique est une véritable « passoire fiscale ». Alors que les recettes fiscales des pays riches représentent environ 35 % de leur produit intérieur brut (PIB), elles dépassent rarement 15 % du PIB dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Les fuites interviennent à tous les niveaux : de la corruption des administrations fiscales à l’évasion organisée des capitaux en passant par les exemptions fiscales consenties pour attirer des compagnies étrangères.

Difficile à évaluer avec précision, la perte n’en est pas moins massive. Selon l’ Institut Global Financial Integrity (GFI), les seules fuites illégales de capitaux en Afrique auraient dépassé les 850 milliards de dollars de 1970 à 2008. Encore faut-il y ajouter les divers manques à gagner, provenant notamment de la difficulté à collecter l’impôt dans des pays où plus de 40 % de l’économie est informelle.

« Ces 850 milliards de dollars auraient permis de payer toute la dette extérieure de l’Afrique et de garder 600 milliards pour financer son développement, c’est énorme », souligne Sandra Kidwingira, de l’association Tax Justice Network Africa (TJN-A). Ce réseau international se bat depuis des années pour susciter une prise de conscience face à l’évasion fiscale et ses conséquences sur le développement, un phénomène longtemps sous-estimé. Sa branche africaine, fondée en 2007, compte 25 membres, tels la National Tax Payers Association au Kenya ou le Centre for Civil Society en Afrique du Sud.

« L’AFRIQUE DEVRAIT POUVOIR MOBILISER SES RESSOURCES POUR SON DÉVELOPPEMENT »

Sur un sujet aussi ardu que la fiscalité, il s’agit moins de mobiliser directement le grand public que d’organiser un lobbying pour peser sur les politiques publiques. « On essaie de mobiliser des associations de la société civile qui étaient déjà engagées dans des domaines liés, tels que la lutte anti-corruption, la justice économique ou les droits de l’homme. On essaie de montrer qu’il y a un lien avec les droits économiques », explique Sandra Kidwingira.

Le réseau mène des recherches pour dénicher les pratiques fiscales contestables et échange ses informations avec d’autres grandes organisations internationales, telles Christian Aid ou Action Aid. Il publie une lettre trimestrielle et des rapports détaillés par pays. Autre initiative, la Déclaration de Nairobi sur la fiscalité et le développement, paraphée en 2010 par une trentaine d’ONG et réclamant des initiatives concrètes en la matière. Elle épingle notamment le manque de transparence dans le secteur minier.

« L’Afrique devrait pouvoir mobiliser ses propres ressources pour financer son développement », plaide Sandra Kidwingira. Pétrole, gaz, uranium, cuivre, or, platine, diamants : le sous-sol africain regorge de ressources naturelles. Mais les compagnies minières sont passées maîtresses dans l’art de « l’optimisation fiscale », dénoncent les ONG. Pour éviter les abus, les gouvernements africains devraient se garder la possibilité de renégocier régulièrement les contrats miniers, estime Tax Justice Network.

Autre cheval de bataille, les exonérations dont bénéficient certaines multinationales ou certains individus. Les députés kényans, pourtant très bien rémunérés, refusent toujours par exemple – à quelques exceptions près – d’acquitter l’impôt sur le revenu, contrairement à ce qui est stipulé dans la nouvelle Constitution. Difficile pour les autorités fiscales d’expliquer ensuite aux citoyens ordinaires qu’ils doivent payer leurs impôts…

 

MARIE WOLFROM, à Nairobi

 

Source : www.la-croix.com


Avec cet article

 


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Angola sur global voices

Angola : La contestation des jeunes se renforce malgré les risques

Posted: 12 Oct 2011 01:33 PM PDT

[Les liens sont en portugais sauf mention contraire] Après l'emprisonnement et la condamnation de certains des organisateurs [en anglais] de la manifestation angolaise du 3 septembre [en français], organisée pour protester contre les 32 années au pouvoir du Président José Eduardo dos Santos, le mouvement des jeunes à l'origine de l'évènement se poursuit malgré les intimidations.

Le 25 septembre et à nouveau le 2 octobre, quelques centaines de personnes ont investi les rues pour appeler à la libération des 16 manifestants emprisonnés après le 3 septembre.

A chaque fois, les marches ont été confrontées à l'opposition : quelques policiers mais également un groupe plus large que les Angolais appellent “les Congolais”, ce qui ne désigne pas des personnes originaires du Congo, mais des individus associés au parti dirigeant, ou payés par celui-ci. Cette vidéo montre que le 25 septembre, ils ont efficacement bloqué les marcheurs non-violents, qui ont en retour offert une réponse animée mais n'ont pas avancé :

 

Davantage de manifestants ont été appelés pour les 16 et 18 octobre. Le hip hop continue d'être une grande force motivante derrière le mouvement de la jeunesse angolaise, qui encourage les gens à remettre en question l'utilisation réelle des revenus du pétrole et le manque de démocratie. Cette vidéo non sous-titrée d'une performance récente capture l'énergie qui s'en dégage :

 

Davantage de médias citoyens, et de médias viraux

Le nombre croissant de vidéos tournées dans les plus récentes protestations qui ont été  chargées sur YouTube indique une augmentation des journalistes citoyens. Les précédentes manifestations plus tôt cette année étaient filmées par seulement un ou deux vidéastes.

Le site ou “quartier général”, Central 7311, est nommé d'après la première manifestation de l'année, qui a eu lieu un 7 mars. Le site se décrit lui-même ainsi :

Aqui publicamos não só os pedidos de autorização enviados ao Governo Provincial de Luanda como também alguma informação independente, fora da redoma dos nossos viciados meios de comunicação social, na linha do chamado “jornalismo do cidadão”. Também publicamos alguns textos de opinião de diferentes colaboradores e estamos abertos a outros textos que vão ao encontro do que temos vindo a defender. A Centra 7311 pretende ser somente um espaço de convergência, de troca de ideias e de comunicação dessa juventude, dessa minoria(?) que está descontente, cansada e revoltada com a situação social e política em Angola.

Ici, nous publions non seulement les demandes d'autorisation [de manifestation] auprès du Gouvernement Provincial de Luanda, mais aussi certaines informations indépendantes, qui échappent à nos médias d'actualité sous contrôle, selon l'éthique de “journalisme citoyen”. Nous publions aussi les billets d'opinion de nos différents contributeurs et nous sommes prêts à publier d'autres textes en relation avec ce que nous revendiquons.  Central 7311 se veut un espace de convergence, d'échange d'idées et de communication de cette jeunesse, cette minorité (?) qui n'est pas heureuse, fatiguée et frustrée de la situation sociale et politique en Angola.

Central 7311 a aussi à présent un compte Twitter actif qui est utilisé pour diffuser les nouvelles de dernière minute durant les manifestations et une chaîne YouTube.

La vidéo est utilisée non seulement pour documenter, mais également pour motiver et inspirer, comme ce montage musical avec le morceau “El Pueblo Unido” de Thievery Corporation :

 

Il convient aussi de noter certaines que des satires en vidéo deviennent “virales”, dont ce discours surdoublé du président Dos Santos qui a été vu plus de 11 000 fois depuis juillet. Ses auteurs, des activistes, encouragent les autres à faire de même : “satiriser le discours du Président jusqu'à épuisement”.

 

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05 octobre 2011

Côte d'ivoire : le casse tête de Luis Moreno.

04.10.2011

Côte d'ivoire : le casse tête de Luis Moreno.

Afrique actualités, Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Afrique, politique, Luis Moreno

Lu sur le Post.

Les récentes sorties médiatiques de deux membres du gouvernement ivoirien posent à nouveau la question de la comparution de l’ex-chef d’état ivoirien Monsieur Laurent Gbagbo devant la cour pénale internationale.Luis Moreno

Selon le ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, «un transfèrement de l’ex-Président, Laurent Gbagbo à la Haye serait à l’étude » Ce transfèrement, selon lui « faciliterait le processus de réconciliation ». Dans le même registre, le premier ministre ivoirien déclarait “La guerre qui a eu lieu en Côte d’Ivoire est finie. Ceux qui doivent répondre devant la justice répondront devant la justice. Je lis dans les journaux .Il faut libérer Gbagbo pour qu’il y ait la réconciliation. Mais arrêtons!”, a-t-il déclaré lors d’une cérémonie à Bouaké : «Faites la repentance et dites aux Ivoiriens ce que vous avez fait contre eux”, a-t-il poursuivi à l’adresse des pro-Gbagbo.»Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Afrique, politique Afrique

Visiblement cette course de vitesse engagée par le gouvernement ivoirien aurait pour but de dépassionner le débat à la veille des élections législatives prévues le 11 Décembre 2011 et alors même que les bruits d’un possible coup de force ne se degonflent toujours pas du coté d’Abidjan.Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, politique Afrique, Afrique actualités

Des arrières pensées de politique intérieure seraient donc à la base de cette subite accélération du gouvernement Ouattara La CPI ne devrait cependant pas se laisser embarquer dans cette course à l’échalote si elle ne veut pas voir sa crédibilité sérieusement entamée. Les opposants d’Allassane Ouattara ont cru déceler dans cette agitation gouvernementale une tentative d’instrumentalisation de la CPI par le gouvernement ivoirien.Côte d'ivoire, Afrique

A propos de la crise ivoirienne, le procureur de la CPI, M Luis Moreno-Ocampo avait demandé en juin dernier, l’autorisation des juges pour diligenter une enquête impartiale sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en côte d’ivoire depuis la dernière élection présidentielle, le 28 novembre 2010.Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne

Effectivement et pour faire suite à la requête du procureur, des juges de la CPI ont collecté les depositions et remis un pre-rapport intitulé « SITUATION IN THE REPUBLIC OF CÔTE D’IVOIRE ». La version publique de ce document est consultable en ligne ...ICI.Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Afrique, politique Afrique

Les dépositions des victimes y ont été classées en deux groupes. Celles relatives à des faits ayant eu lieu avant le 28 Novembre 2010 et celles qui sont liées à des faits postérieures à cette date.Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne, Luis Moreno

Les juges de la CPI ont sélectionné des faits classés comme des atteintes graves aux droits humains. Laurent Gbagbo

Sur un ensemble de 655 victimes interrogées, 567 ont déclaré faire partie du lot concerné par les violences de l’après 28 novembre. Lorsque les juges se sont penchés sur les auteurs de ces crimes, il est apparu très clairement que les hommes de Ouattara ont été les responsables des violences sur 3/4 de cette population et les hommes de M. Gbagbo sur 1/4.

Les juges se sont aussi penchés sur les le cas des victimes de la période antérieure au 28 novembre 2011. La responsabilité des hommes de messieurs Ouattara et Soro est presque totale dans ce dernier cas de figure. 68% attribuée aux hommes de M. Ouattara, 28% aux hommes de Guillaume Soro et 4% aux hommes de Gbagbo. Alassane Ouattara, Afrique, politique

Au regard de ce document, les 3 principaux responsables des crimes contre l’humanité perpétrés en côte d’ivoire ces dernières années, sont clairment identifiés...lire la suite sur San Finna

Un article du Post.Côte d'ivoire, Crise Ivoirienne, Laurent Gb

 

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Les kilos pèsent sur le sexe…

Les kilos pèsent sur le sexe…

Pour un bon épanouissement sexuel, rien de tel bien souvent, que de… perdre un peu de poids. Il semble bien que ce soit vrai en tout cas, pour les diabétiques de type 2, fréquemment atteints d’obésité ! Ce constat ressort d’un travail australien.

 

Les auteurs ont suivi des hommes à la fois diabétiques et obèses, qui ont suivi un régime alimentaire consistant à réduire d’environ 600 calories par jour leurs apports énergétiques. Après huit semaines, les patients ont très rapidement constaté une amélioration de leurs érections. Autre bénéfice notable, leur désir sexuel a enregistré une nette progression. Et enfin, tous ces participants ont rapporté une moins grande fréquence de leurs symptômes et troubles urinaires.

 

Voilà qui confirme bien que notre hygiène de vie peut gravement affecter notre activité sexuelle… et donc notre qualité de vie.

 

www.destinationsante.com

 

Posté par Kibaya à 19:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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