Paludisme : la route est encore longue
Paludisme : la route est encore longue En progrès mais… doit mieux faire ! Le rapport sur le paludisme, publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est en demi-teinte. Distribution de moustiquaires et de traitements antipaludéens sont en hausse, mais pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, un effort financier supplémentaire sera indispensable. L’engagement financier international a certes augmenté, passant de 730 millions de dollars en 2006 à 1,7 milliard en 2009. Désormais, 31% des foyers africains possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide, et 24% des enfants de moins de 5 ans bénéficient de leur protection. Quant au nombre de cas, une baisse de 50% au moins est enregistrée dans le tiers des 108 pays touchés par le paludisme. Pour autant et même s’il s’améliore, l’accès aux médicaments comportant de l’artémisinine n’est encore une réalité que pour moins de 15% des enfants concernés. Et les financements restent concentrés sur de petits pays. Deux autres menaces planent : celle de la résistance des parasites aux antipaludéens, et celle des moustiques aux insecticides. Différentes actions doivent être mises en œuvre pour les limiter : prévenir la propagation du paludisme ; diagnostiquer, traiter et suivre les cas de contamination ; proscrire l’utilisation d’artémisinine seule ; et surveiller les signes précurseurs de résistance. Comme l’a souligné le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, l’augmentation du financement de la lutte antipaludique entraîne une extension des outils à notre disposition. L’aide au développement pour la santé est efficace. Le Plan mondial d’action contre le paludisme doit être poursuivi, pour conforter les premiers acquis… et les améliorer.
2010 : pour les cinquante ans des indépendances africaines France à quand la rupture ?
2010 année qui voit la plupart des pays africains atteindre 50 ans « d’indépendances » plusieurs voix et écrits s’élèvent pour faire le bilan de ces 50 ans.
Pour la plupart ils s’accordent à faire le constat d’un échec global même si on peut noter quelques progrès de macro. Il ressort un pessimisme ambiant sur l’avenir de l’Afrique certains auteurs préconisent à la place des fêtes prévues des cérémonies collectives de deuil. Ce pessimisme est renforcé par l’idée méprisante de la France de célébrer à Paris les 50 ans des indépendances, vraiment indécent pour la dignité africaine à ce sujet tous les Africains et les populations des pays d’Afrique devraient se lever pour crier à l’injure scandaleuse et demander à la France de rester dans son coin.
Mais comble du ridicule, les Africains surtout les dirigeants en mal de reconnaissance vont tous se précipiter à Paris et les populations africaines n’ayant pas voix au chapitre vont se soumettre sans problème.
Et la France qui n’a jamais décolonisé ses anciennes possessions pourra continuer à faire étalage de sa suprématie sur les Africains.
Cette célébration par la France ressemble sans être excessif à un homme qui maltraitait sa femme déciderait de célébrer le divorce chez lui ou encore que l'Angleterre déciderait de célébrer l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
Et pourquoi donc la France fêterait-elle les 50 ans d'indépendance des pays africains ? De quel droit ?
Est-ce pour pleurer le beau temps des colonies ? Mis à part le fait de rappeler sa gloire passée, je ne vois pas ce que la France peut tirer d'une telle célébration.
Cette attitude de la France conforterait l’idée que pour ses pays la décolonisation n’a jamais eu lieu.
C’est pourquoi il on doit dire NON la France, qu’elle n’a pas le droit de célébrer ces 50 ans
Non la France n’a pas le droit de bafouer la dignité des Africains.
Si la France veut vraiment célébrer ces 50 ans avec les populations africaines, qu’elle arrête de soutenir les dictatures qui confisquent les libertés
A quand la rupture ?
Avec l’arrivée de Nicolas Sarkosy qui en pleine campagne électorale avait promis la rupture à Cotonou au Bénin, on avait cru à un nouveau type de relations basées sur le respect et la dignité.
Hélas pour l’Afrique ce dernier s’est plutôt inscrit dans la continuité, avec le limogeage du ministre Bokel de son poste de la coopération et avec le gros mensonge prononcé en Afrique du Sud. Jusqu’à lors aucune troupe militaire française n’est rentrée à la maison.
La rupture promise pendant la campagne électorale de mai 2007 tarde à venir, mais on s’empresse plutôt à mépriser les Africains comme à l’accoutumé (Discours de Dakar où Sarkosy soutenait que l’Africain n’était pas rentré dans l’histoire et c’est peut-être pour ça qu’il prévoit de fêter le cinquantenaire des indépendances africaines à Paris à la place des Africains ?
Au lieu de persister dans l’insulte et le mépris, Sarkosy et la France devraient opérer une rupture.
En mettant fin à la françafrique et à tous les réseaux mafieux qui sévissent dans le business.
Nous ne voulons pas des repentances façon Jacques Chirac, on voudrait plutôt que la France et son président instaurent véritablement une relation d’égalité avec ses anciennes colonies et ce sera de son intérêt.
La France en agissant comme elle le fait actuellement, salit sa réputation de pays de droits de l’homme.
Elle s’aliène de façon irrémédiable un formidable marché pour sa production car les dictatures qu’elle soutient n’enrichissent qu’une poignée de gens, mais pas la France.
Dans le contexte de la globalisation et de la mondialisation, elle continue sa fragilisation économique et culturelle,Elle aurait plus intérêt à augmenter le niveau de vie des Africains pour que ceux-ci puissent avoir un pouvoir d’achat leur permettant d’acheter éventuellement les produits français, au lieu de se plaindre de la percée chinoise et d’autres pays asiatiques en Afrique et des délocalisations chez elle.
De la rupture, il y va de l’avenir de la France, car mieux vaut une séparation à l’amiable que par la violence. La France et les dictateurs maisons si ils ne prennent pas garde, seront dans les années à venir, surpris voire debordés par l’ampleur de la révolution qu’ils alimentent quotidiennement, comme toute révolution lorsqu’elle éclate on ne sait pas quand elle se termine ni comment elle se déroule.
Colloque international ALIOUNE DIOP
COLLOQUE INTERNATIONAL ALIOUNE DIOP, L’HOMME ET L’ŒUVRE FACE AUX DEFIS CONTEMPORAINS.
Argument La célébration du centième anniversaire de la naissance d’Alioune Diop, heureuse coïncidence, est aussi celle du cinquantième anniversaire de l’accession à l’indépendance de très nombreux pays africains. La Communauté Africaine de Culture a pris l’initiative d’inviter les intellectuels, femmes et hommes de culture à un colloque international sur le thème : Alioune Diop, l’homme et l’œuvre face aux défis contemporains.
A travers une interrogation très ouverte, le colloque examinera les multiples dimensions de l’oeuvre d’un humaniste original et universaliste ; d’un homme de dialogue, d’un homme engagé et pragmatique ; d’un Africain épris de liberté et refusant toute forme de racisme. Car Alioune Diop c’est tout cela à fois ; un homme de son temps qui résumait ainsi le sens de son engagement dans l’aventure éditoriale de Présence Africaine : « Tous les articles seront publiés sous réserve que leur tenue s’y prête, qu’ils concernent l’Afrique, qu’ils ne trahissent ni notre volonté antiraciste, anticolonialiste, ni notre solidarité des peuples colonisés ». Premier africain à exercer avec rigueur le métier d’éditeur, il a suscité l’éclosion de talents qui, sans son engagement auraient été sans doute étouffés par l’implacable machine idéologique et répressive mise en place par le système colonial. Ainsi, en Afrique et dans ses diasporas, une production littéraire et scientifique de qualité, a pu s’affirmer dans des contextes divers et changeants, marqués des défis multiples.
C’est pourquoi, après cinquante ans d’indépendance, il importe de réinterroger l’œuvre de Présence Africaine afin d’en tirer des enseignements pour l’avenir. Le centenaire de la naissance du fondateur de la revue Présence Africaine, cet incomparable instrument au service de la production des intellectuels d’Afrique et de ses diaspora, forgé par un homme qui a été, sa vie durant, un modèle d’efficacité et de générosité dans la promotion de son idéal, nous donne l’opportunité, en nous inscrivant dans la durée, de nous interroger sur l’actualité de son combat.
Il s’agit, en s’inspirant d’une trajectoire d’exception de relire le passé, de penser le présent et d’imaginer un avenir.
Date : 3-5 mai 2010
Lieu : Palais des Congrès de l’Hôtel Méridien Président
Déroulement : Le colloque se déroulera sur trois jours avec cinq panels thématiques et un panel générationnel, consacré aux jeunes.
Panel I : Présence Africaine : décolonisation et devenir culturel de l’Afrique et de ses diasporas.
Panel II : Peux-t-on parler aujourd’hui de Panafricanisme et de Monde Noir ?
Panel III : Le rôle des intellectuels africains et des diasporas dans l’actualisation du projet d’Alioune Diop. L’engagement en question.
Panel IV : Actualité du projet Présence Africaine dans la production et la diffusion des savoirs au XXIe siècle ?
Panel V : Dialogue avec les jeunes : L’actualité du projet Présence Africaine et la question de la transmission des mémoires.
Clôture
Fiche de participation
Nom………………………………………………………………………………………
Prénom……………………………………………..…………………………………….
Titre:……………………………………………..……………………………………… Grade/Fonction…………………………………………………………………………… Adresse……………………………………………………………………………………
Tél : Bureau ………………………………Domicile……………………………………
Fax : Bureau………………………………Domicile……………………………………
E.mail :……………………………………………………………………………………
J’ai l’intention de participer au colloque international « Alioune Diop, l’homme et l’œuvre face aux défis contemporains ». OUI……………….…./………………..……NON………………/
J’ai l’intention de présenter une communication au Panel n°1 - 2 – 3-4-5 Préciser le titre de la communication : ………………………………………………………………………………………
Faire parvenir un résumé de la communication, de 10 à 20 lignes maximum, si possible en français, en anglais et en portugais.
NB. Ceux qui souhaitent faire plusieurs communications rempliront autant de fiches.
Les inscriptions sont libres et gratuites. A remplir et à retourner à : mariaida02@hotmail.com/gassamamakhily@yahoo.fr Date limite d’envoi des fiches : 1er février 2010








