08 avril 2006

Etats unis d'Afrique

Je vous donne à lire comme à l'habitude un commentaire, Le samedi 8 avril 2006 à 08:40, par ETATS UNIS D'AFRIQUE :: site, saisi à la suite de mon article "le fédéralisme panafricain pour répondre aux nouveaux défis majeurs" Il est écrit par un écrivain africain et je vous conseille d'aller le découvrir sur son site intéressant : www.nlongi.be

REVENDIQUEZ VOTRE LIBERTE !

Menez une campagne pour des Confédérations d'états au sein des grands blocs artificiels créés de toute pièce jadis par les colonisateurs ! Menez une campagne pour les réels Etats-Unis d'Afrique !

Si les Nations africaines veulent réellement obtenir leur juste place parmi les autres Nations du monde, si elles veulent vraiment être unies, prospères et décolonisées, elles doivent tout faire pour aboutir aux Etats-Unis d'Afrique, avec une monnaie africaine unique, avec une armée panafricaine gardienne de la paix.

L'ancienne O.U.A. (Organisation pour l'Unité Africaine) et l'actuelle Union Africaine ne sont que des clubs de conversation fantoches, qui après avoir fait un pas en avant s’empressent d’en faire deux en arrière, et pendant ce temps-là les années s’écoulent pour l'Afrique, et rien de concret ne se réalise ! Cela demeurera ainsi aussi longtemps que les Etats africains continueront à exister sous leur forme actuelle, c'est-à-dire avec les frontières artificielles issues de la colonisation chrétienne. Car avec cette forme qui est leur, ces Etats demeurent sous le contrôle et la domination du néo-colonialisme, ayant bien souvent à leur tête des gouvernants mis au pouvoir par ces mêmes néo-colonisateurs, et dans la plupart des cas ces chefs d'états africains pratiquent en fait une forme d'auto colonisation, une colonisation de noirs par des noirs. D’ailleurs ils sont bien souvent tenus d’obéir à ou, pour le moins, de collaborer avec ces néo-coloniaux qui sont maintenant leurs ‘‘Maîtres’’ ou leurs ‘‘Frères’’ depuis que ces derniers les ont absorbés dans leurs loges franc-maçonnes secrètes… là où seul comptent, et le pouvoir, et les intérêts financiers.

Que faire pour changer tout cela ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut tout d'abord identifier quelle est la cause principale responsable de l'état lamentable dans lequel l'Afrique se trouve actuellement... c'est-à-dire, analyser les conséquences néfastes au niveau politique, économique et sociale, des fixations arbitraires de nos frontières par les pouvoirs coloniaux ‘‘Chrétiens’’ lors de la Conférence de Berlin en 1884-1885.

Lorsque les colonisateurs sont arrivés sur le continent africain, ils ont créé de toutes pièces des états qui n'existaient pas ; ils l’ont fait d'une manière totalement arbitraire, afin de mieux se partager le pillage des ressources locales. Et durant les décades et les siècles écoulés, le pouvoir colonial a imposé par la force son autorité. Puis, les indépendances des années 50-60 sont arrivées… c’était inéluctable... les pouvoirs coloniaux sont repartis chez eux, mais ils ont laissé en place un système de pouvoir et d’administration centralisés ne tenant absolument pas compte des réalités ethniques et culturelles locales… et, les problèmes ont directement commencé sitôt l'obtention des indépendances ! C’est au moment de ces indépendances, au moment de cette décolonisation qu’il aurait fallu redonner leur indépendance à tous les peuples qui avaient été rassemblés arbitrairement par les forces colonisatrices, il aurait fallu restaurer les anciens royaumes, empires et sultanats, il aurait alors fallu créer des (con)fédérations d'états. Une myriade de petits états indépendants aurait ainsi été créée, et ceprocessus aurait mené ces états à se fédérer en une vaste Fédération, celle des Etats-Unis d'Afrique. Comprenez donc bien, qu'une véritable décolonisation aurait consisté… et consistera, en fait, à remettre l'Afrique dans l'état où elle était avant d'être polluée politiquement par la colonisation.

Combien de milliers d'Africains innocents devront encore mourir dans des guerres civiles atroces, comme celle du Rwanda (génocides) ou celle de la région des Grands Lacs, etc. avant que l'on comprenne enfin que la cause de ces drames est la monstrueuse colonisation européenne chrétienne ?

Heureusement il n'est pas encore trop tard pour reprendre le problème à son début en détruisant les Etats et les frontières et structures créées par les pouvoirs coloniaux... la libération, la décolonisation, le développement et la prospérité de l'Afrique passe par là ... ce sera cela, ou bien alors demeurer éternellement contrôlés et dominés par l'Occident, que choisissez-vous ? Réveillez-vous, revendiquez votre autonomie : il est parfaitement légitime que vous gouverniez de plein droit vos terres ancestrales, que vous disposiez vous-mêmes, de votre destin... ainsi les grands états artificiels avec un pouvoir centralisé, mis en place par les anciens colonisateurs, peuvent être redessinés sous la loupe de la voie "fédérale".

C'est maintenant ou jamais ! Il y a le choix entre gagner la liberté, la décolonisation ou demeurer colonisés et prisonniers du système néo-colonial actuel... que choisissez-vous ? Vous voulez sortir de vos problèmes ? Et bien alors, réalisez une réelle décolonisation de votre continent, en détruisant les états artificiels créés par les colons exploiteurs, ainsi que tous les systèmes centralisateurs qu'ils ont mis en place. Car ne vous y trompez pas... les anciennes puissances coloniales ne font rien pour réellement vous aider, elles sont trop contentes de continuer à piller les ressources naturelles de notre immense continent en utilisant les conflits locaux que leurs gouvernants engendrent... pour mieux masquer leurs magouilles politico-économiques.

Si chaque ethnie, si chacun des peuples d’Afrique retrouvait véritablement le pouvoir sur ses terresancestrales, il deviendrait beaucoup plus difficile pour les pillards européens de manipuler les prix et les productions par l'intermédiaire de leurs puissantes multinationales et autres instruments financiers.

- Kayemb "Uriël" Nawej - Le Nlongi

Posté par Kibaya à - - Commentaires [25] - Permalien [#]

Commentaires sur Etats unis d'Afrique

    Procedure

    La procedure me semble être difficile à determiner.Les infrastructures nous font défaut.Dire qu'on comence avec ceux qui sont prêts je suis d'accord,Quid s'ils ne sont pas contigüs?

    Posté par MANGO, 03 janvier 2008 à 13:03 | | Répondre
  • Un temps

    Nous devons d'abord mettre fin à la guerre avant de penser à toute autre chose.

    Posté par Juve, 11 janvier 2008 à 17:57 | | Répondre
  • Un temps

    Nous devons d'abord mettre fin à la guerre avant de penser à toute autre chose.

    Posté par Juve, 11 janvier 2008 à 17:59 | | Répondre
  • etats unies d'afrique

    salut

    Posté par amadou sy, 06 mars 2008 à 23:05 | | Répondre
  • Royaume des Etats Unis d'Afrique

    ROYAUME DES ETATS UNIS D'AFRIQUE
    Ici nous batissons le Royaume des Etats Unis d'Afrique - Voici notre forum : http://african.xooit.biz/index.php

    et notre blog
    http://royaume.afrikblog.com/

    LA CONSTITUTION DES PRINCES(SES) D'AFRIQUE
    http://african.xooit.biz/t472-Les-Princes-ses-d-Afrique-La-constitution.htm

    Posté par African us, 30 août 2008 à 21:03 | | Répondre
  • suplication

    les gars je vous en prie donnais tout à ces gens mais pas la quasi totalité du continent. regardons nous pays qu'ils arrive pas à bien gouverner et comment cela serais possible au niveau du continent. eux et leurs commanditaires vont totalement nous dépouiller. l'idée est bonne mais le temps n'y est pas car nos actuels gouverneurs n'y sont digne; ne laissant pas cela arriver.

    Posté par banak, 02 novembre 2008 à 03:47 | | Répondre
  • bebe ousmane

    salut c soda

    Posté par soda, 22 décembre 2008 à 12:18 | | Répondre
  • Etats-Unis d'Afrique

    Bonjour,
    Alors voila, j'aimerais exprimer mon point de vue sur l'article dédier au concept "des États-Unis d'Afrique".
    Déjà, je voudrais dire à quel point je trouve cette idée très encourageante pour l'avenir de l'Afrique .
    J'ai remarqué que les mots "coloniale" "colonialisme" ou "néo-colonialisme" revenait ÉNORMÉMENT et je pense qu'il faut vous calmer un peu. C'est comme si il y avait dans cet article une volonté forte d'entretenir un sentiment de haine à l'égard des européens. La situation actuelle de l'Afrique n'est pas entièrement due à la colonisation. Je pense que vous devez arrêter de mettre la faute sur les occidentaux. Faut pas se voiler la face, les africains aussi ont leur part de responsabilité dans leur situation. Bien sûr, on se fait toujours piller par les Blancs, mais c'est pas la principale cause de notre situation.
    Le vrai problème se situe dans la mentalité des africains tout simplement. Je suis moi-même africaine d'origine ivoirienne et j'observe ces comportements-la tout les jours.
    Il y a énormément de raisons responsable de la situation actuelle en Afrique comme la fuite des cerveaux qui entraine une baisse de la main d'œuvre qualifiée et donc contribue au retard de développement. Il y a aussi les dictateurs africains élus soi-disant "démocratiquement" qui sont parti pour une bonne cinquantaine d'année de plus, et qui au lieu d'augmenter leur dépenses en ce qui concerne l'éducation ou la santé, préfère se gonfler les poches. Il y a des tas d'autres raisons alors arrêtez de mettre tout sur les occidentaux, ça nous aidera pas. Ils ont leur part de responsabilité, ça c'est sûr mais elle est pas entière. L'Afrique bénéficie de nombreuses aides venant des pays développés, et qu'est-ce qu'elle en fait de cette aide? Elle rentre directement dans la poche des dirigeants africains.
    Dans l'article, l'auteur se plaint d'une influence néo-coloniale et occidentale très présente, je veux bien, mais le concept des États-Unis d'Afrique c'est pas inspiré de l'Union européenne ça?
    Le développement de l'Afrique ne se fera pas sans l'influence des Occidentaux. Ça c'est clair et net. Il faut réformer les institutions sur le modèle occidental avec comme base FONDAMENTALE, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, pour éviter des drames comme le conflit au Rwanda, ou d'autres conflits intra-étatiques qui se persistent actuellement dans beaucoup de pays africains.
    J'espère pas trop susciter de révolte mais c'est la vérité, si les coloniaux avaient laisser "les anciens royaumes, empires et sultanats" tels qu'ils étaient, vous croyez vraiment que ça a aurait changer quelque chose à l'Afrique d'aujourd'hui?? Sincèrement, je pense pas.
    Alors, s'il vous plait, au lieu de de tout mettre sur la colonisation, évoluez un minimum parce que je vous jure qu'avec une mentalité pareil, on est pas prêt de rattraper les pays développés.

    Voila, encore une fois, je suis 100% partisane pour la création des Etats-Unis d'Afrique, mais pour qu'elle fonctionne, il faudrait une profonde remise en cause du système actuel et des mentalités.

    Voilà, peace.

    Posté par Patricia, 27 décembre 2008 à 20:28 | | Répondre
  • !!!!

    Je veux des photos de la monnaie d'Hawaii!!..

    Posté par Dahlia, 08 mai 2006 à 02:01 | | Répondre
  • united state of africa

    oui, oui et oui il est possible de creer Etat Unis d'Afrique mais comme les 'negros' du neo-colonialisme sont present nos pas sont contrles.
    Mais l'opportunite est là et là et il faut la saissir: l'education de tout Africain quel que soit la langue d'education parce que la 2eme face du colonialisme a commencee: la Mondialisation. Attention!!!

    Posté par 155A, 09 mai 2006 à 17:45 | | Répondre
  • il est impossible

    Posté par Jean Claude B., 21 juin 2009 à 01:38 | | Répondre
  • Etats Unis d'Afrique

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui est plus que jamais d'actualité.En effet le symposium sur les Etats Unis d'Afrique s'est tenu à Dakar sous le patronage du président Wade jusqu'à hier jeudi 3O juillet 2009.
    Je voudrais ici vous faire partager cette interview du professeur Théophile Obenga que j'ai récupéré sur le forum du site Grioo.com.C'est en fait un extrait de l'interview de Théophile Obenga accordée à Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste au quotidien Le Potentiel de Kinshasa et publiée en juillet 2008:

    On le présente comme un des héritiers de feu Cheikh Anta Diop, chercheur et homme politique sénégalais, défenseur de l’antériorité de la civilisation nègre et militant panafricaniste. Théophile Obenga parle toujours du panafricanisme avec la conviction qu’il s’agit d’une exigence qui deviendra réalité. «Nous arriverons à l’Etat fédéral panafricain. C’est ça le destin africain», clame-t-il. Mais, comme il le souligne aussi dans cet entretien accordé à Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste au quotidien Le Potentiel paraissant à Kinshasa, il importe que les dirigeants africains opèrent des ruptures indispensables. Ruptures dans leur vision de l’intégration, dans leurs rapports avec les bailleurs de fonds, dans la perception des intérêts et du devenir du continent.

    Vous passez au plan international comme l’héritier de Cheik Anta Diop. Aujourd’hui, avec tous vos travaux, avez-vous l’impression que les hommes politiques ont pris conscience de l’unité de l’Afrique ?

    On croit que ceux qui parlent de l’Union africaine, ce sont eux qui font son unité. Les chefs d’Etat, aujourd’hui, croient que l’Union africaine, c’est leur affaire. Tant mieux. Mais en fait, c’est depuis le 19e siècle qu’on parle de panafricanisme. Marcus Garvey, un Jamaïcain, est le créateur du panafricanisme. Il y a les Dubois et autres. C’est une longue tradition. Ils ont organisé le congrès panafricain. Ensuite, il y a les Kwame Nkrumah, Jomo Kenyatta, Julius Nyerere et Kenneth Kaunda qui leur ont emboîté le pas. Puis a suivi la génération de Cheick Anta Diop jusqu’à Lumumba, Luis Cabral et Thomas Sankara.

    Lumumba, présent au Sommet d’Accra (Ndlr : conférence panafricaine organisée en décembre 1958 par Kwame Nkrumah), nous a ramené le panafricanisme en Afrique centrale. De tout temps, ces idées de renaissance africaine, de panafricanisme, d’union africaine, de solidarité, de destin commun ont toujours drainé la politique africaine. Parfois, très rapidement. Parfois, très lentement. Des fois, on fait semblant d’oublier. De toute façon, si nous lisons le monde aujourd’hui, la Chine a déjà plus d’un milliard d’habitants. Un pays très puissant. D’ici 20 ou 30 ans, la Chine sera peut-être la première puissance du monde, au point de vue économique. Le Japon est une puissance. Il en est de même de l’Inde. L’Europe va se construire avec l’union. Les Européens veulent même détacher les pays africains de la Méditerranée, en constituant l’Union pour la Méditerranée. Les pays de l’Amérique latine, tels que la Colombie avec Hugo Chavez, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Brésil veulent faire leur marché commun, leur unité économique. Les Etats-Unis veulent faire un grand ensemble avec le Canada et le Mexique.

    Pouvons-nous tenir devant ces nouvelles masses continentales, devant cette géopolitique de la nouvelle mondialisation ? Nous ne pouvons pas tenir dans l’isolement actuel. La CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), tout ça va passer.

    Ce panafricanisme demeure-t-il un rêve ?

    Non. En tout cas, nous arriverons, au cours du siècle, même à la fin de celui-ci, à l’unité continentale de l’Afrique. Nous arriverons à l’Etat fédéral panafricain. C’est ça le destin africain. Et nous avons les ressources matérielles pour le faire. Nous sommes le continent le plus riche de la terre. Nous avons des intelligences, une population, etc. Nous avons tous les moyens.

    Qu’est-ce qui se passe ? Tout le monde se développe avec les richesses africaines, en l’occurrence l’Europe et les pays asiatiques. Tandis que les pays africains s’appauvrissent. Ce qui est paradoxal. Il faut développer l’Afrique. Et ce faisant, développer l’Humanité. L’Afrique, on ne s’en rend pas compte, est une puissance.

    Donnez-vous donc raison au président libyen, Mouammar Kadhafi, qui veut que soient créés les Etats-Unis d’Afrique ?

    Oui. Mais Kadhafi n’est pas le premier. Nkrumah en avait parlé. L’Afrique doit s’unir. Le président Kadhafi pousse ce destin que nous soutenons. Mais il faut de la méthode. Faisons des Etats fédérés avec un gouvernement fédéral qui aura des représentants ministres. En ce moment-là, nous pèserons en tant qu’Etat dans la communauté internationale. C’est ça la démarche. Il faut réaliser l’unité politique, d’abord, l’unité gouvernementale de gestion. Comment voulez-vous gérer s’il n’y a pas de gouvernement ? Il faut d’abord faire un Etat politique. Et la politique commande l’économie. Il faut connaître l’orientation, l’idéologie, les ambitions. Qu’on ait avant tout le royaume politique et tout le reste viendra après.

    Voilà pourquoi les ensembles économiques ne marchent pas. La CEMAC ne marche pas bien parce qu’il y a ce vide, parce qu’il n’y a pas de contenu politique, idéologique. On ne fait la critique de personne. Mais avec de petits projets économiques de ceci ou cela quelle est l’ambition, la vision, l’idéologie politique ? Parle-t-on de la protection du peuple africain au sein de la CEMAC, de la libre circulation ? Quels sont les droits des peuples de la CEMAC ? Comment favoriser leur bien-être ? C’est ça, d’abord, qu’il faut définir. Ce n’est pas protéger ce qui est très passager.

    Les Européens n’ont pas commencé par le contrôle des visas. Ils ont débuté par réaliser l’Union européenne où l’on compte aujourd’hui 27 pays membres. La CEMAC n’a pas l’idéologie de l’Unité africaine. Voilà pourquoi ça marche lentement.

    On se rend compte aussi que la présence française en Afrique centrale handicape le processus de formation des Etats-Unis d’Afrique ?

    Les intérêts français, européens ou américains profitent de la faiblesse politique, du vide politique, du manque de leadership. Chacun sauve ses intérêts. Nous sommes dans un monde de loups. La mondialisation, c’est quoi ? C’est la lutte des intérêts au niveau planétaire. Alors, chacun défend ses intérêts. Si j’étais Français, j’allais défendre les intérêts de mon pays en Afrique. A qui la faute, si les Africains ne défendent pas leurs intérêts ?

    Aujourd’hui, les Chinois ne viennent pas en Afrique parce qu’ils aiment ce continent mais pour leurs intérêts. C’est pour se développer qu’ils viennent chercher le pétrole, l’uranium, l’or … C’est normal. L’Inde, le Japon, la Russie, les pays européens feront la même chose. Il faut que l’Afrique apprenne à défendre ses intérêts. Et du coup, à coopérer, à dialoguer avec les autres. Mais nous coopérons, nous dialoguons sans défendre nos intérêts. C’est-à-dire que le patriotisme africain fait défaut, en quelque sorte. Ce patriotisme dont faisaient preuve les Lumumba. Ils n’avaient pas parlé d’économie, mais, d’abord, de la dignité africaine, du respect de l’Africain, des intérêts africains à sauvegarder. C’est ça qui va nous mobiliser pour bâtir le pays. Et construire le pays pour défendre ses intérêts va nous faire respecter des autres. Quand ceux-ci nous respectent, on peut alors dialoguer librement et à égalité.

    Comme le souligne la Déclaration universelle des droits de l’Homme, tous les hommes sont libres et égaux. Nous croyons toujours que nous sommes inférieurs par rapport à l’homme blanc. Les Belges, qui connaissent la pagaille entre Flamands et Wallons, veulent avoir un regard moral sur les affaires du Congo démocratique. Mais de quel droit ? Les Africains ont-ils un droit de regard sur les affaires de la Belgique, de la France, du Portugal ou de l’Espagne ? Ils arrêtent les gens comme ils veulent. Nous n’avons jamais traduit en justice, à la Cour pénale internationale de La Haye, le Belge qui a assassiné Lumumba. Il en est de même du Portugais qui a tué Cabral et des assassins de Samora Machel, Buganda, Sankara. Et la communauté internationale, formée de quatre pays (Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne) régente tout. Mais c’est de la fiction.

    Que doit faire l’Afrique ?

    Il faut que l’Afrique défende ses intérêts. Le jour où cela deviendra réalité, ils viendront se mettre à genoux pour renégocier les contrats, les affaires. Quand nous dirons que le diamant de Mbuji-Mayi nous appartient et que nous le vendons à qui nous voulons, et qu’Anvers n’est pas la capitale du diamant, et que c’est nous qui sommes la capitale du diamant, ils vont nous respecter. Ils viendront pour la réconciliation, pour nouer des amitiés. Parce que dans le sous-sol européen, il n’y a rien. Donc ils auront toujours besoin de nous. On ne leur doit rien du tout.

    En dehors de puissances néo-coloniales, les institutions de Bretton Woods ne poursuivent-elles pas la néo-colonisation ?

    Nous respectons les institutions internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Ces institutions ont-elles été créées pour résoudre la misère africaine ? Est-ce que la philosophie des institutions de Bretton Woods vise le soulagement de la misère africaine ? Elles n’ont pas été créées pour cela. Les Etats-Unis, aujourd’hui, ont un budget déficitaire. Pourquoi ils ne s’endettent pas auprès de la Banque mondiale, qui est à 5 minutes de la Maison Blanche. Non, les Etats-Unis se sont tournés vers la Chine pour s’endetter. Pourquoi la France déficitaire dirige le Fonds monétaire international pour ne pas s’endetter auprès de la Banque mondiale ? Elle aussi est allée frapper à la porte des Chinois. Et ils nous demandent de nous rabattre sur la Banque mondiale.

    Ces institutions respectables n’ont pas été créées pour nous. Nous devons simplement quitter la Banque mondiale parce qu’elle a apporté la pauvreté en Afrique. Elle a élaboré, soi-disant, des programmes d’ajustement structurel. Le Ghana était le meilleur exemple. Mais il est dans la misère absolue aujourd’hui. Ces institutions favorisent la culture de rente de coton au Mali. Elles sont contre les cultures vivrières. Si nous avons la crise alimentaire, c’est à cause de la Banque mondiale. Le FMI est contre le développement de l’Afrique. Il n’y a que celle-ci à ne pas le comprendre. Quel pays a-t-il développé dans le monde ? A-t-il développé le Bangladesh ? Même le Maroc qui a quitté ces institutions n’en est pas mort.

    Les dettes contractées auprès de la Banque mondiale ne sont pas justes. Car l’argent qu’elles donnent à un chef de l’Etat africain va dans les poches des dirigeants en place. Et les experts de ces institutions, les plus corrompus de la terre, le savent. L’ancien directeur du Fonds monétaire international, Paul Wolfowitz, payait sa maîtresse comme salariée de la Banque mondiale. Est-ce que les Africains font cela ?

    Les Africains sont-ils si naïfs, qu’ils acceptent n’importe quoi ?

    Oui. Nous sommes des naïfs. Le cas de Wolfowitz est là. Les gouvernements français, belge, britannique,… sont les plus corrompus. Ils sont dans la magouille. Les Italiens, n’en parlons pas. Comme les africains sont naïfs, ils laissent faire. Pourtant, ils ont des experts en économie. La Chine s’est développée sans coopération. L’Europe également. La France s’est développé en coopérant avec qui ? Des experts anglais ? Les capitaux anglais ont-ils développé la France ? Les experts hollandais ont-ils coopéré avec leurs homologues belges pour développer la Belgique ? Est-ce que ce sont les Italiens qui développent l’Espagne ? Pourquoi les Africains acceptent-ils cette fameuse coopération ?

    Selon vous donc, il est temps que l’Africain libère un peu son imaginaire parce qu’il pense toujours qu’étant Noir, il est inférieur à l’homme blanc, il est sous-développé…

    Vous avez touché le problème essentiel. C’est-à-dire l’homme pris dans son état primitif dans la philosophie bantoue du père Tempels. Et tout ça, c’est l’art sauvage, primitif. On lui inculque le sentiment d’infériorité. On on cultive chez moi la peur de ma culture et de moi-même, l’adoration du modèle européen occidental. Dans ce complexe qu’on développe exprès, on ne peut rien faire. On ne prend pas son destin en main. Il nous faut nous décomplexer mentalement. Après, on peut chercher les voies et moyens, avec la coopération que nous choisirons librement.

    On n’est pas contre la coopération, mais qu’on ne nous impose rien du tout. On est assez grand pour décider nous-mêmes de notre destin. Les Occidentaux ont créé, notamment, la Banque mondiale et le FMI pour nous emprisonner. Parce que si l’Afrique se développe, l’Europe va changer car elle n’a rien. Tout le monde est en République démocratique du Congo, y compris les Chinois. Ils ont pris d’assaut la province du Katanga, se ruant vers le cobalt. Heureusement que le gouverneur de cette province a doublé le prix. Il devait même les tripler, voire les quadrupler. Les Chinois vous envoient de la pacotille, avec des serrures qui ne tiennent pas. On nous envoie des assiettes pourries, des carreaux qui ne tiennent pas … et on les accepte.

    A supposer que le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud soient éveillés, debout, ces pays n’accepteraient pas n’importe quoi. C’est pour cette raison que je soutiens le président Mugabe. Je n’ai jamais toléré que les européens critiquent un chef d’Etat africain. Nous devons régler nos problèmes nous-mêmes. Ils n’ont de leçons à donner à personne. Ils ne font pas mieux que nous. Voyez comment ils traitent les Noirs qui vivent en Europe, les immigrés, les Sans papiers. Quand les Blancs critiquent Mugabe, c’est qu’il est bon. Le fait de reprendre les terres pour les rentabiliser est bon. Ce sont des terres à nous.

    En Afrique subsaharienne, le nombre des jeunes dans la tranche d’âge de 15 à 35 ans est de 400 millions. Ils sont en chômage. Ils ne vont pas à l’école, parce qu’il n’y en a pas. Ceux qui sont près des Canaries préfèrent se faire bouffer par l’Océan. La police aérienne et navale espagnole leur tire dessus à bout portant. C’est un crime. Et la Cour pénale de La Haye ne dit rien. On dit qu’ils sont des naufragés sans nous montrer les cadavres parce qu’ils sont criblés de balles. Ils montrent les soi-disant rescapés. Un crime dont l’Union africaine ne parle pas.

    (…) Cette jeunesse-là, qui va diriger l’Afrique demain, doit bénéficier d’une éducation. Il faut lui assurer le travail. Voilà pourquoi je propose qu’on conçoive une université africaine à notre manière. Si nous voulons, comme le dit Thabo Mbeki, que le 21e siècle soit celui de l’Afrique, de la renaissance africaine, je pense que cela doit fondamentalement commencer par l’éducation. Eduquer la jeunesse, la doter d’outils modernes. Sinon, elle ne saura pas diriger l’Afrique. Elle ne pourra pas non plus participer à la gouvernance du monde. Parce qu’elle n’aura pas été préparée.

    Que font aujourd’hui les jeunes américains entre 15 et 35 ans ? Ils sont tous à l’université. Il en est de même des jeunes européens. Les Indiens font eux-mêmes leur bombe atomique. Ils n’ont pas besoin d’experts américains ou européens. La jeunesse chinoise prépare l’avenir de la Chine.

    (...) Etes-vous hanté par le pessimisme ?

    Je suis très optimiste parce que l’Afrique est le berceau de l’Humanité. Nous sommes les premiers êtres dans cette Humanité. Les premiers hommes à faire l’amour sur cette terre sont les Africains. Ils sont aussi les premiers à voir quelqu’un naître, un homme mourir. Les premiers à voir la nature, à s’interroger sur celle-ci, sur le destin de l’Homme et sur le sens même de la vie. Ce sont les africains qui ont philosophé d’abord, ont organisé la société jusqu’au stade de l’Homo Sapiens. Nous ne sommes pas en dehors de l’Histoire. Maintenant que les choses évoluent, l’Homme s’adapte à son environnement. Il peut changer de peau, de couleur des yeux. L’Humanité ne peut pas se faire sans les Africains et l’Afrique. Nous avons été esclaves, colonisés, nous sommes encore là. Nous pouvons encore régénérer le bonheur de l’Humanité.

    * L'intégralité de cet entretien est parue par l'édition du 7 juillet du Potentiel


    L'Afrique, les Africains parviendront-ils un jour à défendre leurs intérêts ?
    Assurément, même le chat le plus gringalet arrive à se défendre face à un chien aussi vorace et glouton soit-il. L'Africain aurait-il une acception différente de "l'intérêt" ? Une acception différente de la priorité ? L'Africain serait-il un être naïf par excellence ? Un être doté "d'un esprit pré-logique" comme le déclarait Placide Tempels quand il écrivait dans La philosophie bantou : "Le nègre a une raison qu'il na pas encore éprouvé le besoin de connaître." ?
    Je crois que la vérité est encore plus pernicieuse, encore plus perverse; l'Afrique et les Africains ont, dans le cadre de l'esclavage et de la colonisation, été exclus de l'humanité et exploités comme du bétail, des bêtes de somme. Seulement, depuis les fameuses indépendances; ces simulacres d'indépendences, ils sont une fois encore bradés pour le compte d'une oligarchie cette fois-ci foncièrement africaine.
    Il y a certainement une pléthore de spécialistes de la chose commerciale dans ce forum, où avez-vous jamais vu le client décider du prix de la marchandise qu'il veut acheter ? Je sais bien que "le client est roi", mais à ce point-là ? Si le client arrive à le faire, c'est bien que le vendeur lui en a donné la possibilité: "Error for mbutuku, na damé for ndos" a-t-on l'habitude de dire au Cameroun. Mais le dirigeant africain qui est le vendeur ici, est-t-il réellement un "mbutuku" ? J'en doute fort: il est tout simplement un égoïste (suprenant pour l'Afrique qui chante illasablement sa solidarité), un égoiste imbu d'un mercantilisme athé. En se laissant volontairement doubler dans la transaction, il monnaie par là-même sa présence éternelle au pouvoir.

    Posté par Ngo, 31 juillet 2009 à 09:43 | | Répondre
  • recrutement

    je veux travailler pour l armee des usa

    Posté par yves, 31 juillet 2009 à 20:53 | | Répondre
  • l afrique souffre

    slt c est moi momo je suis nationalite ivoirien et d origine malien fiere mec bref.on est fatigue de vous que sa soit france americaine on est fatigue ont veut etats unis d afrique.excuser moi qui peut me repondre que l afrique est independance la personne qui dit oui tué la personnes s est notre enemi l afrique est toujour coloniser.je veux que la jeunesse se revéille pour lutter la liberation de l afrique mais avec la violence mec ok

    Posté par momo, 09 février 2010 à 17:04 | | Répondre
  • Independance 2010

    Indépendance

    Je suis l´homonyme du général Abdoulaye Soumaré, camarade de lutte du Pr Modibo Keita, des Khruma, Lumumba. Anta et autres. Les lumières… Il est bien de parler des héros, car leur bonnes œuvres elles, elles restent immortelles. Ces écrits nous les avons envoyés comme devoir de citoyens à la présidence du Sénégal, á monsieur Abdoulaye Wade, sans suite. Maintenant notre décision est de la rendre publique.
    Pour Modibo Soumaré.
    ( Lettre ouverte )
    Cher monsieur le président.
    Nous vous prions, de nous apporter votre solidarité. Notre intention, est de supprimer, le mot “ nègres ” une expression insultante et qui manque de dignité, dans le titre du festival qui doit avoir lieu à Dakar, par le mot “ Bantu ” qui signifie uni. L’objet de la recherche “ l’union ” retrouvée.
    Ainsi, nous aurons à la place de
    Festival mondial des arts nègres. Festival mondial des arts Bantus.
    Signée par

    Abdoulaye Soumaré Kanakassy Mansour
    Etre
    Toujours pareil à notre existence, nous exprimons par cette force, un souhait de paix véritable. Le cœur, la tendance est une prière voir clair. Notre solidarité, allant vers tous ceux qui souffrent des guerres, catastrophes et autres calamités terrestres.
    L’identité, est toujours à la recherche, de dignité durable, un souvenir de sa source, c’est primaire...très authentique.
    Dans l’antiquité, on ne pouvait, ni recevoir une nouvelle identité, ni perdre celle que l’on avait déjà. C’est seulement, dans les temps modernes, que les préoccupations, se sont élargies consciemment sur les sujets, et depuis, l’individu est vu comme quelque chose, étant une existence paradoxe. Depuis lors, l’identité change vite, ou moins vite, peut être individuel, ou collective. Mais surtout, on est individu, avant d’être collectif.
    Identité veut dire, littéralement traduit, une unité où entente parfaite.
    La vision du monde, est liée à l'identité.
    Comment mieux apprendre et appréhender l’évolution de l’art “ nègre ” invective à caractère raciste “ saga bahul ”. Le mot nègre, discrédite une personne avec une peau noire. ( internet ) L’insulte, nègre, ce mot n’est aujourd’hui, presque plus utilisé publiquement, et à cause de sa connotation raciste, de plus en plus bannit. Comme du temps du marin Enrico, les mythes des caravelles et corsaires monstrueux, dégueulasse. La poubelle et marionnette de tout le monde. C’est Affreux, comme Afrique, allez y voir, sale race, nègre sont des mots que vous ne retrouverez dans aucunes des langues, originaires du peuple et aujourd’hui parlée encore. Nègre, Afrique, Affreux, pourquoi des millions de gens persisteraient-ils à se taxer, ou bien se laisser chiffrer, s’appeler, se voir et être vu ainsi, par d’autres et par eux même? C’est même, contre toutes les logiques d’amour propre, qui sont Indispensables, pour un beau sentiment des autres.
    Héritage coloniale, suprématie des idées fausses, sans aucun fondement. Je pense comme beaucoup d’autres, au sous développement, à la marginalisation, un produit du manque, des fausses informations. C’est la Propagande, manipulation de l’identité est possible et très fréquent. Identité provisoire, rien pour l’éternité, des identités sous contrainte, les identités en pleine communication urbaine, savoir ou se situer par rapport aux autres. Problématique de l’identité en général. Les gens sont très manipulés, s’identifier à la politique, le joug, l’orientation vers les idées malsaines. Indécrottable Afrique, une forme d’impuissance historique. Passéisme, rétroactif, prisonnier du temps. Visions figées des cultures africaines, vouées à la reproduction et aux répétitivités. Politique arriérée, focalisée sur le derrière, passé malsain maudit par qui ? Qui est sous tutelle, les histoires de malédictions. Chroniqueur...le maître d’école coranique et Ibnou, qui déteste que l’on frappe ses enfants. Ma dignité, est de me battre aussi, pour la liberté de ma sœur. Je ne veux pas me refaire sur le travail de ma sœur, car son travail est le mien. Le travail, n’exclue pas la collaboration, nous, nous inspirons les uns des autres. C’est comme ca, que nous allons traduire Adama et Abdou au festival de Dakar, nous sommes pour une interdiction générale, de la punition corporelle dans l’éducation, arabe aussi. “ Hale ken du ko dor ” les enfants, cela ne se frappe pas entendez, garçons et filles, respect mutuel triompher sur les haines.

    La couleur de la peau, ne détermine pas l’identité, mais plutôt l’individualité dit-on sagement. Vanité, envie, jalousie. Histoire, des mauvaises langues. Niorai, c’est Bouddha lors de leur rencontre, Mao avait raté l’occasion. La Chine à Dresde, collection d’art étatique. Un, sur neuf habitants de la terre, est chinois dit Moustique. C’est lorsque l’armée, dirige une grande partie de l’économie. Communisme, la réalité est une plus grande utopie encore et puis, en plus, il n’existe qu’un Dalai Lama. L’honneur n’est qu’un brin d’allumette, on ne peut s’en servir qu’une seule fois “ proverbe chinois”. Mais la tige est encore là, certain gens se débouchent les oreilles avec, “ djur gottu ”. Pensez, les boites à feu, alternance avec “ le Boxeur ” Cap Grundheber, cela fait un peu plus de punch. L’exception qui défie la règle, classe économique et propre.
    Cap : Est ce qu’il y a, des papiers hygiéniques là-bas.
    Lay : Prend de l’eau.
    Cap : Non, non, non. Pour toi oui, pour moi non.
    Lay : Rien que des bêtises, eau ou papier hygiénique Je prends les deux, le passage d’une
    pratique à l’autre, n’est nullement compliqué.
    Déplorer l’absence d’écriture, d’esprit collectif. Assimilation, ou diversité culturelle. Les uns demandent aux autres, de s’intégrer à leur mode de vie, ou de démocratie, comme si la liberté était à comprendre selon les humeurs. Il n’existe pas de démocratie locale, la liberté n’est pas divisible, l’idéal de paix. Tous sont contents.
    C’est la Télé, qui le dit. Les phénomènes de recherches identitaires, continueront. Le nationalisme, est rétrogradé. Fiasco, “ Bign, fas sa kanam, bind si allahira ”. Afficher une grande répulsion, visage froissé, c’est écrit lisible là dessus, au jour dernier et les enfers. Très fâché, par la vient peut-être le fascisme, “ fascho ”, faché. La haine, provoque la défense “ lo may diay yav ” qu’est ce que tu veux me vendre toi. C’est bon, c’est bon “ Bana, bana ” sait que le commerce, n’est pas tout. Qui peut dire maintenant, si la libre concurrence, l’économie libérale, est compromise. Dans le libéralisme l’âme personnelle se dégrade en un gardien tout court, un chien méchant, une compréhension étroite de l’idée de bien, la richesse commune de l’humanité âme et Dieu, se détériore en un diable et démon, frontières, inapprochable vide spirituel du matérialisme. De plus en plus perce l’ambition de rendre compte de la réalité, transparence, exprimer l’univers dans sa complexité, mais aussi de trouver l’unité, le sens. Littérature, structure mentale, un goût pour le savoir encyclopédique et rationnel, pour l’allégorie. On veut percer le sens des symboles non plus par le cœur mais par l’esprit.
    Dans les mutations culturelles et leurs évolutions, il n’a jamais été question, ni aujourd’hui, ni hier, de se dévider de sa vigueur, ou validité.
    “ Je suis ”.
    La visite, de la vielle dame. “ On a dit que, ce n’est pas à cause de l’argent, mais Djbi, a dit que oui, c’est à cause du fric. Une lampe, Ndoumbelane, au lieu de Niokolo Koba. De la corde au cercueil, cela va très vite, avec la lumière. Nègre, la valeur adoptée est fausse, tout le monde le sait. Elle contrecarre, la vérité de la sentence, connue comme quoi, tous les hommes naissent libres et égaux. L‘honneur, n’est pas héritable mais l’humiliation, les esclaves du monde, djames-nations, les damnés de la terre. Ce n’est pas écrit dans les gênes, mais plutôt dans le caractère. Nègre, c’est comme macaque, sauvage, il faut se méfier. Les descendants des tirailleurs, n’ont pas droit aux honneurs et mérites, de leur aïeuls, anciens combattants, mais les dettes exorbitantes et étouffantes reviennent par un inexplicable miracle et pourtant expliqué, aux nouveaux nés africains. Les relations monétaires. La muse soignée du peuple de France, ne traduit vraiment pas son élévation morale. Liberté, égalité, fraternité.
    Ma grande mère, la mère de Ibnou le petit frère du général Abdoulaye Soumaré, s’appelle Caroline Marie Parsine Soumaré, signare de Saint Louis. Saint Louis les clés de la ville et les clés du paradis sont les mêmes choses. Saint Louis est le premier roi de France, à pratiquer une politique monétaire “ qui inaugure l’ère de la puissance de l’argent ” et il adapte, les institutions dans un sens, qui donne une existence reélle, à la notion d’État “ amémagement de la chancellerie, création d`une commission de contrôle du trésor royal et de l’hotel du Roi, où sont distingués les fonctions d’État et les emplois domestiques. ” Ce n’est pas juste, c’est tristes, les rafles. La question des sans papiers, le problème étant politique. Les insupportables, les situations précaires, une jeune congolaise ligotée par des policiers par, de surcroît des hommes, elle menace de les mordre devant des millions de téléspectateurs. Incroyable, et ceci dans le vingt et unième siècle.
    Patte d’éléphant, notre très, très grande victoire, Djbril Diop Mambetty, pensez à l’ange. Le destin, nous on ne croit pas à la coïncidence. Senghor, l‘intelligence, les enfants, l’argent et les démunis. Cinéma mendicités par tous les bords, famines incurables, maladies bénignes, épidémies sans arrêt. La poésie vivante des millions d’affreux, les gens qui souffrent. Un jour sacré, ils ont tous eu leur rémunérations, d’avoir étés à l’heure et au lieu. Devant la camera, pris en considération, guéris et heureux. “ Hyènes ” le film est essentiellement, tourné par des freaks. Des pauvres, des gueux, un chef-d’œuvre a vu jour.
    Drahman Drame : Banga deme ba tay
    Sama dund gi de ko gen.
    “ depuis que tu est partis. La mort vaut mieux que ma vie d’aujourd’hui. ”
    Ramatulay : Dafa fek ne aduna man may boroman.
    “ C’est ainsi, le monde m’appartient. ”
    Drahman Drame : Dama tabi safara.
    “J’ai atterri en plein enfer. ”
    Ramatulay : Man mi may safara.
    “ L’enfer c’est moi même.
    Je ne suis pas morte dans la géhenne, sachez que bien avant la préhistoire, depuis, j’ai plutôt apprivoisé le feu, la vie, comme elle devrait être. Voir “ Djef diel ” grande force on sème, on récolte. Travail dans l’absolu, c’est Baye Fall. “ Considérer le dévouement, pour les guides, comme une semence dont on espère récolter quelques fruits, car l’intention comme le dit le prophète vaut l’action accomplie. ” Touchés, très zélés, c’est très réussi. Nous devons être fiers de pouvoir dire à nos enfants ce qui est présumé être un bon futur. La sauvegarde de l’environnement mode de vie et de développement serein et durable Chirac, éloignés des colonisations masqués. Saint Louis c’est présenter Laye N’diaye à ma façon, au son de Mandiu o Kanakassy. Universel mon beau père, et mon ami quel honneur d’avoir des petits fils de Bamba. Les enfants reçoivent les afros, une monnaie avec valeur juste, comme Yobente pour sen Yay, pour leur Maman Absa M’backé domi, fille de Gaindé Fatma cœur et courage de Lion ba Serin Tuba. La chance, les bases d’un fondement sur et certain, pour un travail conceptuel à venir.


    Notre nouvelle adresse.
    Le palais de l’Onu
    à
    La place Faidherbe
    à Saint Louis
    - Entretien d’un trésor inestimable l’amour, la paix.
    - Dialogue des cœurs.
    - Culture et développement.
    - Education Santé.
    - Infrastructure et Démocratie.
    Redonner une âme au continent, à la case, aux châteaux et aux maisons. Comme une fois Jimi Hendrix moulons tous les hymnes nationales ensemble. C’est convaincant de sacrifier se que l’on possède le plus cher en une symbiose, amour. One Word, palais des Nations unies au Sénégal. Motifs, croyances, incroyances, les identités, assez d’un dialogue politique malade. Remise en question et des réponses, sont nécessaires à la souffrance.
    Qui dit visualiser, pour accompagner les écritures, ne sous entend pas informer. Par quelle presse ? Pas celle là, qui encore sous estime, la signification de la liberté et de la justice. Comment, peut-on être victime. Prévention et thérapie. “ Nit nitay garabam ”, l’homme est le remède de l’homme. Apporter visions et critiques. Radio et éditeurs indépendants partout, des livres pour le rêve et la tolérance. “ Manam ”, comment dire les choses, on se souvient de “ l’Afro ndeup ” exorcisme, guérir les mentalités hantées, par la diplomatie de l’art, une autre façon de dialoguer, utilisé aussi par les guérisseurs et chamans, qui peuvent sauver, des traumatismes coloniales, entre le marteau et l’enclume, soumis au capitalisme sans foi ni loi. “ Afro ndeup ” fortifiant, accompagné de tama et sabar, ce rythme endiablé. Afro ndeup est le vrai rythme, Cassy, c’est plastique, la mythologie dynamique. Le tempérament, la sueur dans l’identité, est un caractère primordial. Il détermine, les relations interpersonnelles. Il est actif, c’est agressif, c’est la participation de l’action même pour débloquer le temps dans sa stupeur.
    Pour stimuler, ou faire sauter.
    C’est dense, un double, produit artistique. Mais qui est ce gars là, magique. Personnage bien nourri un bel ensemble, pantalon gris, veston, veste, en dessus l’inoubliable casque colonial jaunit, on se souvient, on est dans le temporel, prête y attention, nous flottons sans relâche dans l’air. Remarque bien, sur quoi ton attention est fixée, lorsque tu respires. Le souffle c’est l’inspiration, ce n’est pas du cirque. Mérite d’élargir les frontières, dans le sens d’éliminer les difficultés et barrières. C’est clair le large, l’ouverture sans fardeaux, en bas les Dogmes, les hégémonies, Il faut en premier lieu s’en défaire et grandir au delà de ça. Cap une indice… pas de lignes de conduite téléguidées dans le progrès… Laïcité liberté de conscience. Professeur, le temps c’est de l’argent, découle de l’être. Cherchez, il ne faut pas être soumis, dupé, alors le sens nous échappe. Comme dit Mama Sam, “ on n’est consterné, nous cherchons des explications ”.
    L'africaine Occidentale (Non, Je Ne Connais Pas L'afrique)
    Chedid Mathieu
    Quand je te revois, mamma Sam
    je retrouve les vraies valeurs...
    un si grand cœur, une si belle âme...
    qui ne se soucie jamais de l'heure

    quand je pense qu'elle était comme moi
    issue de ce pays glacial
    maintenant qu'elle vit au Kenya
    c'est l'africaine occidentale

    refrain:
    non, je ne connais pas l'afrique (bis chœurs)
    aigrie est ma couleur de peau
    la vie est une machine à fric
    où les afreux n'ont pas d'affros

    tous ces jeunes américanisés
    nikés de la tête aux pieds
    génération très très marquée
    Mamma Sam est consternée

    A cette époque où faire l'amour
    est un danger pour l'humanité
    il est indécent d'afficher "Nike"
    sur nos vêtements dégénérés

    Refrain

    Mamma Sam, cette fois, c'est décidé
    m'éloigner de Paname me feras le plus grand bien
    et si ça se trouve, je ne reviendrais jamais...
    je serais le plus blanc-bec de tous les africains

    Refrain (x2
    On n’a pas besoin de fausses constructions, perceptions ou identité de soi et des autres. Amis et ennemis sur des bases de duperie et de malheur, pour être humain, heureux. Bjour, bonsoir, les mouvements migratoires, voir se rencontrer, de se définir, de se raconter, de se constituer une perception du monde, au sein duquel, on se positionne et se passionne. L’objet “ d’art ” est la valeur scientifique. Transposition (art ) conversion, transformation. Voyageur, la soif d’expérience. Il faut, faire du bien, voyager contre le nazisme, ceux qui ne sortent jamais de chez eux, qui n’ont jusqu’ici, pas eu la chance de pouvoir comparer, ce qui est commun aux uns et aux autres et apprécier, ce qui fait leurs différences. La créativité, dans les changements et Continuités. On apprend à se soigner soi même, du temps, et beaucoup de choses. Médecine pour les oubliés, pendant ce temps, les gens affreux, attendent et attendent quoi au juste, meurent et meurent, pourquoi au juste. Naguère, c’était un conseil d’éthique, d’aller à la rencontre des sévices et des maladies la vocation. Dr. N’diaye, il a fait son devoir. Les chaleurs de Linguere jusqu’à Tambacounda, se sont métamorphosées, une idylle. Le paradis est ouvert, il n’a jamais été fermé, mal compris. Richesse, une prospérité qui se comprend, se transcende et ne sert, qu’à embellir la face de la terre, guérir les malades, qu’importe leur nationalité. Le serment, on apprend de nouveaux trucs et l’auréole de la sainteté, ne tarde pas à venir.
    Voila, la destinée de l’argent, de l’or et des pierres précieuses et non aiguiser l’envie et l’égoïsme.
    La paix mondiale, l’amour, un dynamisme de progrès, contre toutes formes d’isolationnisme social. Je t’estime bien, est le meilleur début, pour toutes les formes d’infrastructures, voir les développements des marchés et des dialogues. Les enjeux économiques, un esprit calme, il y va du tout au tout. Comment harmoniser, la justice et le développement. Les manières de faire, d’être, de penser, d’agir. La marche, les drapeaux, ne veulent rien dire, constate comme d’autres une mère, qui à perdu un fils, sur un quelconque champ de bataille, quelque part dans le monde. Aujourd’hui dit elle en plus, rien n’est glorieux, dans la guerre. On peut mieux faire, travailler en commun, ensemble, être juste “ Expo Fair ”, de connivence. Voila...voila on est d’accord sur ce sujet. Les conditions élémentaires d’existence sont les mêmes, se nourrir, se vêtir ou se dévêtir selon les cas...sucré ou poivré. Je suis mulâtre et me bute à la question - suis-je plus belle que les blondes ? ”. Séduction depuis sa tour personnelle, question d’exotisme.
    Plagiat ou original.
    Sans toi,
    les leçons d’antan,
    ne sont que des coquilles, vides.
    Hyppolite.
    Quel merveilleux monde, Amélie.
    Le métissage, est une responsabilité il faut le gérer. Devenir des origines biologiques, origines mentales, changements des structures génétiques etc. Conscient, il n’y pas à avoir peur, il n’y a pas de danger. Bien au contraire, on a entendu le Bob Marley du peintre “ Emancipate yourself for mental slavery ”. “ La belle histoire de l’humanité, n’est pas falsifiable par les mensonges ethnographiques, les pharaons d’Egypte et les nubiens nègres d’Afrique, les reines noires de Meroé, merde... des lions ou bien des lionnes ? ô Point d’interrogation. Pourquoi comparer, pourquoi respirer toujours du nez, quand on voit quelque chose. Laisser les gens, vivrent ensemble. Les barrières, les murs, les frontières, les visas d'entrées, des démocrates collaborent avec des dictateurs au delà des frontières et appellent cela, des politiques de non ingérence. Allez, pour la libre circulation des capitaux et des marchandises et non des gens. Pourquoi, vouloir sous estimer le rôle du soleil, dans les topos énergétiques futures. Considère ses rayons comme des mains qui offrent la vie. Anch Key Hospitalité gaieté joyeux. Le cauchemar, ce qui se passe, montre des gens victimes des sols aurifères et des boues diamantineux sur lesquelles ils habitent. La raquette, achat à bas prix des ressources naturelles des uns, leur gaspillage et exploitation, pour le luxe des autres, tout cour, la cause de la pauvreté et le malheur, les lois du marché nègre.
    Les chiens, les attaques c’est fréquent encore et empire plus tu vas vers l’est pour les noirs, les blancs. “ Il n’a pas oublié, comme la bête en voulait à ses couilles ”. Obama se dit ô Dieu, ce que c’est honteux, ce qui se passe dans ma famille, c’est sans dignité entre nous. Félicitations, monsieur Wade. Je vais mettre un peu d’ordre, Change, “ sopi len ”. Et si on vous dit, vous êtes juifs, vous êtes allemands vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, siii on peut. Et si on vous dit, vous êtes noirs, vous êtes blancs, vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, oui, oui, on peut. Et si on vous dit. vous êtes musulman, vous êtes chrétien, vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, bien sur on peut très bien. Bravo, vous comprenez une mondialisation très bien réussie, changer nos mentalités, nos organisations le plus pacifiquement que possible, sans prétention, sans vanité, ni arrogance.
    Allez voir Barack, le titre, Baraka, “ Barké. ”. La bonté.
    Il faut être raisonnable, la sagesse est nécessaire pour la paix.
    L’identité semble plus que tout, être un fantôme. L’esprit, est le créateur de l’identité, source aussi bien des sujets, que des objets. Ce que l’on sait au juste, de l’esprit, est sa subjectivité. “ Je suis ” “ Être ”. L’égoïsme, n’étant pas n’est pas exclu, il est important alors, de savoir, quel genre d’intérêts, sont poursuivis, dans la création des identités. C’est l’art. Internet... Bantu est le nom commun, collectif porté par un peu plus de 400 ethnies du sud et du centre de l’Afrique hop... hop. Aujourd’hui “ 2007 ” ils existent plus de 200Million de Bantus. Dans le langage des sud-africains blancs, ( où est ce que je suis blanche moi ? Cap ). Bantu est souvent utilisé, pour nommer tous les africains de peaux noires . “ Isshee.. ! Sede Yallah. Confiance en soi-même, ou conviction profonde. Bantu est la culture, ce n’est pas du folklore, pour touristes. Le tourisme est en sens unique, surveillé et limité ce n’est pas le symbole approprie, pour promouvoir l’entente entre les peuples voir, comment sortir de la crise sociopolitique.
    Bantula c’est comme Bantu. L’union c’est l’unité, la réécriture de soi, la reconquête du pouvoir de s’auto-identifier.
    Des Bantus, comme les séréres, valafs diolas et autres, se nomment dans l’union. Bantula, est leur habitat, Bantula est la demeure des Bantus. Un Passeport Bantula, ainsi, voila, enfin, on amène une réponse à nos dispositions identitaires, et nous sommes aptes à mettre en valeur nos produits, aussi bien pour nous, que pour les autres. Construire la civilisation, démilitariser les comportements, c’est mieux que faire la guerre, mieux que la barbarie. On peut s’en rendre compte, la panique, au feu, au feu, la case de Birama brûle. Cela se voit, avec “ afrique ” c’était un malentendu “ Até niakal ” la faillite totale, on ne sait pas quoi faire au juste, mais une fois Bantula... hop là, la solution es là. Oui, oui, là tête va aussitôt beaucoup mieux, aérer c’est important, et cela passe pour tout le monde. La fin du drame, le début d’un beau conte et d’une belle poésie “ universel ” et qui le respire le premier, ira au paradis. ” Ici, la dignité… pureté. Chaque être humain, est un individu, il a sa dignité, le droit à une vie saine. Ils n’acceptent pas les violences, ils n’acceptent pas les brutalités, les répressions.
    Lay : C’est si beau, quand on a une vision de Bantula.
    Cap : Et surtout, si elle se comprend elle même.

    Voir, El’hadj Sarr est heureux. “ Yan gi dis na, vaye atan nan ko ”. La charge est lourde, mais on peut la porter. Il faut voir Schritti, consommer après des millénaires. Interprétation, exégèse Cap. Cheick Anta et Senghor, l’un procède par l’énergie, l’autre dans le temps, toujours selon elle, Cap. Ce qui est bon dans les projets, c’est leur étoffe interactive. Ils communiquent, dans la mémoire du temps. Imagination, Impulse et Vision. Le concret. Confiance, sentiment de sa propre valeur, la situation est clarifiée et le problème est élucidé. Exécuter les idées, ce n’est pas exagérer. Il n’y a à cela, pas de raison d’être belliqueux. Nous voulons, l’avoir à nouveau, notre bâtiment “ Tour du monde ”. Pour célébrer... j’ai nommé, M’baye Diop, Djbril Diop Mambetty, Ibou Diouf, Modou Niang, Kébé, Seydou Barry, j’en viens à Joe Ouakam, Xulu, Muntaga, Babacar, la piste “ des blindés ” est longue. Rien que d’illustres, représentants de la dignité, de l’être humain, ce droit inaliénable.
    Saluez une mémoire, inoubliable.
    L’air frais que l’on respire, l’eau salée, l’océan Atlantique, à la plage veuillez ramener vos déchets. Travaux de recherche, pour le royaume de l’enfance. Etudes et documentation. Conservation, pour les rapports futurs. Un véritable ministère. Environnement et culture, peuvent si bien allez de pair, ivre de paix, amoureux. Nul n’a besoin, de la dignité des autres, la vertu est partout. “ Alle man, nous sommes les noirs, nous sommes les rouges et les jaunes, des gens dignes parce qu’ils s’aiment les uns et les autres, parce qu’ils sont unis. Ici, nous sommes. Identité, exprime encore une fois, égalité parfaite, ou entente complète, s’agissant de personnes ou de choses. ”
    Vous voyez Gudrun Ciss, la mère de Malaika, elle est si remplie d’amour, qu’elle se pose la question, comment quittez un jour de si grands hospitaliers. Bamako. Au contraire, une perspective inverse. Bantus ne veut pas dire une ethnie quelconque, sinon tous unifiés.
    “ Nieep ben lan ”. Amour collectif.
    Ankh key, Bravo Thot pour le climat. La teranga, hospitalité, pardonner, partager, j’ouvre grand mon cœur et attend... L’affirmation d’une modernité, ne pose pas un problème, la science est universelle. Elle est si vaste, l’univers. L’ensemble, où tout est lié à tout, indissociable, tous unis. Rien ne manque, vous êtes tous les bienvenus.
    être
    Dans un futur où il fait bon vivre, car les prières s’exaucent. Le présent est calme et le passé, se repose... vraiment. C’est comme un peu l’initiation, le Bois sacré. Bantu, veut simplement dire, les hommes, les femmes comprises, unies. C’est aussi une prévention contre le chauvinisme politique et un remède contres les discriminations sociales. Sémantique, la signification, le sens des mots, il faut en avoir. Ainsi on a, pour parler Cheick Anta Diop “ ba ” les “ ntu ” hommes et femmes - Mensch, comme Nit en valaf ou Nke en Bambara. On n’a pas besoin d’autrui, pour nous dire qui nous sommes.
    Bantu = Benit= Un “ vieux valaf ”
    L’union, est la femme ou l’homme aboutit dans les autres, un bien aimé. Un Réalisateur les deux à la fois, soi même et l’autre, un dirigeant, un conscient, un éclairé “ illuminé, inspiré ” demandez Cheick Anta Diop “ Internet ” ou bien écoutez Samba Diarra “ Nous sommes des mallettes de paroles, si tu nous ouvres, nous nous transformons dans la langue du seigneur ”. Ce qui est destiné a la recherche, est scientifique. Il ne peut pas y avoir, d’animosité ou de concurrence. Les moyens, les forts, les biens forts et les moins forts, encore par ces utiles outils, on prend notre temps, puis on élabore les sujets, qui nous préoccupent. Irritable ? Non sans stress !
    Exprimer le changement, le formuler, l’organiser. Et même des fois, le promouvoir, aller l’encourager, comme une fois l’ANC. Art contre Apartheid.
    Oui..!
    Les années de combat contre le racisme la xénophobie et autres, n’étaient pas destinées à la création d’un état indépendant sud-africain. Les Illusions, sont les états indépendants africains séparés. Au contraire comme le nom le dit : ( ANC ) African National Congress, le but du combat était de trouver une solution aux problèmes en général du continent.
    Vive Bantula, vive l’union des Bantu.
    La lutte continue
    Cap et Lay.
    Congre de réunification, où division eut lieu. Berlin.
    Il ne fait pas bon vivre, au dépend des générations futures. Et lorsque les adultes, auront bien rempli leurs fonctions, les enfants peuvent se réjouir, d’un présent vierge, et bénéficient de forces nouvelles pour maîtriser leur propre destin.
    Mérite.
    Allée Djbril Diop Mambetty, à rêver.
    Cassy : Beaucoup sont partis.
    Lay : Où sont-ils partis.
    Cassy : Ils sont morts.
    Lay : Ils se réincarnent, dans les enfants.
    Cassy : C’est exactement cela.
    La défaite, la poussière, peuf, peuf, léger, c’est mobile ça. Rien que du sabotage en commun, le manque de confiance réciproque, qui est à surmonter. Vous savez, CFA et Afrique, les intérêts dépendent du jusqu’au-boutisme, “ du ba sa yah ba ”, le jusqu’à l’os, de la détermination politique, mais pour l’instant, le dialogue est au point mort. Kiik Ethnologie Rouch, le rêve est plus puisant que la mort, penser juste et réaliser le contraire, la vérité n’est pas à discréditer, par l’ésotérisme. C’est accepté, intégration des Griaules dans le Yassiguina. Ainsi nous retrouvons dans le Manga, le Bars ah, ou Jenseits, à l’au-delà une grande diversité. Il faut bien, expliquer les grandes fatigues, des cérémonies de deuil. C’est fini, Yassi geen.
    La révélation, Bantula et vivent les afros, coupures franches et net. Un jour le terme Afrique est mort, alors enterrons le en Dogon, avec cérémonie dans les falaises. Bandiagarra Inchaalla.
    Tu peux diviser, comme tu peux unir. Les esprits subtils, il fallait passer par l’abstraction, pour visualiser l’invisible ”. C’est difficile, de comprendre l’inconnu et l´étrange.
    A “ diang ”, le savoir. Dix sur dix.
    Champion, je suis invincible, je suis imbattable, souvent le cri de victoire, des enfants dans le jeu.
    Ce qui naît à besoin d’orientation, la jeunesse n’a pas d’argent. Dans quel esprit éduquer les enfants, plutôt dans l’amitié. Cosmos, voir avec la lumière. La clarté, est une cargaison de temps, entre dormir et se réveiller elle était, la lumière et elle ne connaît pas, de Pauvreté, alors en finir avec les dettes contraignantes, Bantula un continent non endetté, notre droit à un épanouissement libre, un présent propre, laver propre des incapacités des adultes, de régler leurs différents politiques, entre eux, des murs partout, et même dans les têtes.
    Et pour le futur.
    Ethique... le flou, qui a besoin de transparence et que l’on nomme obscurantisme est, qui est sujet et maître, et qui est objet ou subordonné. En vérité il n’y a ni sujet ni objet. Ni maître ni esclave. Ecoutez pareils, il y a identité, égalité.



    Dès lors le Nègre n´éxiste plus, dès lors capable de ressaisir la continuité de son passé historique, de tirer de celui-ci le bénéfice moral nécessaire pour reconquérir sa place dans le monde moderne, sans verser dans le nazisme à rebours, le racisme tout cour.

    Le Tournant, c´est la bonne démarche à suivre avec BANTULA.

    Zobelart@web.de

    Posté par laye Soumaré, 29 avril 2010 à 19:12 | | Répondre
  • USAF

    Salut à tous je suis totalement d'accord avec l'idée de réunir tous les Africains mais comment faire pourque la population africaine pense comme nous?

    Posté par Samory, 10 décembre 2006 à 23:36 | | Répondre
  • pour les états unis d'afrique!

    c'est avec joie immense que je découvre cette page sur le net consacrée aux "Etats Unis d'Afrique". Joie d'autant plus grande que je viens de publier dans l'indifférence générale,aux Editions le manuscrit,un essai intitulé "lettre ouverte aux militants des états unis d'afrique". j'invite les animateurs de ce site à jeter un coup d'oeil sur le contenu de ce livre qui apporte un nouvel éclairage sur cette question qui nous tient tous à coeur. vive les états unis d'afrique! pour trouver le livre, voir www.manuscrit.com

    Posté par mahamane lawaly, 14 janvier 2007 à 20:44 | | Répondre
  • Moi je suis née en France et je suis de droite et perso je suis franchement pour la création d'un état fédéral africain sur le modèle des USA. Rien que pour permettre au peuple africain de ne plus subir la pauvreté et promouvoir la paix et le progrès socio-économique en Afrique.

    Après cela dépend de la zone en Afrique ou se situera les US AFRICA!

    Posté par Franc65, 07 novembre 2012 à 21:45 | | Répondre
  • Vive les Etats Unis d'Afrique

    Je suis très heureux de découvrir votre site. La création des Etats Unis d'Afrique est possible à la seule condition que tous s'impliquent (dirigeants africains sérieux, intellectuels, hommes d'affaires, étudiants, etc.). Nous devons cesser de critiquer et dénoncer pour nous engager sérieusement dans la voie de l'unité pour l'intérêt de l'Afrique et des Africains. Il nous faut donc laisser de côté le tribalisme, le régionalisme, le racisme en acceptant la diversité africaine qui pour nous, est beaucoup plus une richesse qu'un obstacle. Il faut admettre que notre Afrique part de Tripoli (Libye) au Cap (Afrique du Sud).
    Comment faire pour parvenir à l'unité? Se mobiliser en menant chaque jour des campagnes de sensibilisation auprès des populations africaines. Forcer la Commission de l'Union Africaine à organiser dans l'immédiat les Etats Généraux de l'Afrique sur le continent, avec la participation de tous les citoyens. De ces Etats Généraux naîtront un véritable programme politique et un projet de société pour l'Afrique avec une adhésion populaire.

    Posté par Elangzakalindoua, 16 février 2007 à 16:18 | | Répondre
  • L'organisation des Etats Généraux de l'Afrique pour la création des Etats-Unis d'Afrique

    Voici notre contribution pour la création des Etats-Unis d'Afrique. Ce document avait été adressé au Président de la Commission de l'Union Africaine, le Professeur Alpha Omar Konaré en mars 2004. Bonne lecture.


    Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF)











    AFRIQIYAH











    Paris le 21 septembre 2003



    Le Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF) s’est expressément réuni à Paris en date du 21 septembre 2003 pour mener une réflexion sur la question éminemment urgente, des récentes évolutions que vit notre continent.

    Le présent document vise à contribuer et enrichir par quelques propositions le débat au sein des commissions de la nouvelle Union Africaine. Celui-ci est sûrement ouvert et associe sans nul doute toutes les élites sociales, économiques et politiques panafricaines. Car l’élaboration d’un projet de société d’échelle continentale passe nécessairement par-là. L’objectif est de susciter au sein du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, l’organisation des ETATS GENERAUX DE L’AFRIQUE. Les nouvelles mutations du contexte international et la situation politique, économique et sociale de l’Afrique ont constitué les facteurs clés à la base de notre démarche.

    Il convient, avant d’aller plus loin, de revenir un tant soit peu sur les principaux traits. Depuis l’effondrement du mur de Berlin et la fin des rivalités Est-Ouest symbolisées par l’opposition Etats-Unis - Union soviétique, le monde se dirige irrémédiablement vers un bloc monolithique : celui d’une mondialisation dont les seuls architectes demeurent à l’heure actuelle les Etats-Unis d’Amérique. Dans ce nouveau panorama politique et économique, la première puissance du monde cherche à peser de tout son poids sur les relations internationales afin de continuer à jouer le rôle de leadership, malheureusement en exerçant une domination de type impérialiste à l’échelle planétaire, au mépris souvent des règles du droit international et du droit à l’émancipation et l’autogestion des autres peuples. Mais on constate que malgré leur puissance économique et militaire, les Etats-Unis ont toujours eu besoin de s’unir à d’autres Etats du même continent. Ils ont créé avec le Canada (un autre Etat d’Amérique du Nord) et le Mexique (un Etat d’Amérique latine) un espace économique commun connu sous le sigle de l’ALENA .

    Pour leur part, certains pays d’Amérique latine ont entrepris de se dégager progressivement de la tutelle impérialiste nord-américaine, notamment depuis la fin de la guerre froide. Leurs efforts se sont traduits concrètement par la mise sur pied d’un marché commun : le MERCOSUR.

    Craignant de voir cette partie du monde échapper à son contrôle, le Président George W. Bush avait aussitôt convoqué à l’époque, un « sommet des Amériques » réunissant tous les Etats d’Amérique du Nord, des Caraïbes et du Sud, à l’exception de Cuba. Mais, il est parfaitement clair que le but de celui-ci n’était autre que de garder une mainmise permanente sur cette région du monde que Washington a toujours considéré comme sa chasse gardée. Or, à l’heure actuelle, les peuples de ces Etats, mus par des idéaux de justice et d’émancipation, y compris certains des dirigeants d’Amérique latine dont la nouvelle génération actuellement au pouvoir, s’organisent très activement pour trouver des voies et moyens authentiques leur permettant d’atteindre leurs objectifs et affirmer ainsi leur « personnalité ». Les changements politiques survenus au Venezuela, au brésil, et plus récemment en Argentine (pour ne citer que ces cas là) le prouvent suffisamment.

    En Asie, le Japon et les « quatre dragons » constituent un autre pôle économique, capable depuis bien des années de rivaliser avec la puissance nord-américaine partout dans le monde. La République Populaire de Chine de son côté, a déjà entrepris de grandes réformes pour rattraper son retard économique. Dans quelques années elle sera assurément une grande puissance économique avec laquelle il faudra compter « dans la bataille des marchés » dans le monde au cours de ce XXIème siècle. Il y a peu elle s’est d’ailleurs rapprochée de l’Inde, l’autre puissance démographique asiatique détentrice elle aussi de l’arme atomique. Tous ces événements renforcent notre détermination et l’impérieuse urgence de mettre tout à profit pour concrétiser au plus vite le « réveil » de notre continent et l’unité des peuples et des Etats.

    Plus près de chez nous, dans un continent pourtant moins riche mais beaucoup plus développé que le nôtre, les pays européens sont en train de parachever leur unité économique. Les premiers signes palpables de cette union ont été l’adoption de l’Euro comme monnaie unique européenne à partir de janvier 2002 et son élargissement aux pays de l’Est où l’adhésion d’anciens Etats du bloc « communiste » aura à long ou moyen termes, des retombées positives. Il semble tout à fait clair que les dirigeants européens ont très tôt compris que sans l’unité de leur continent, l’Europe ne pourra jamais faire face à la puissance financière et monétaire des Etats-Unis.

    Quant à notre continent, le bilan est négatif sur toute la ligne et la situation économique plus que jamais catastrophique. L’Afrique présente à l’heure actuelle les traits caractéristiques d’un continent sous-développé où règnent : la misère, la famine, l’analphabétisme, l’illettrisme, les maladies telles le sida, la lèpre, la tuberculose, le paludisme etc.

    Les interminables guerres civiles observées sur le continent africain au Soudan, en République Démocratique du Congo, au Burundi et au Libéria contribuent au malheur des populations civiles africaines, les obligeant à quitter leurs terres ancestrales pour trouver refuge dans les territoires voisins. D’autres conflits frontaliers ont par le passé, opposé certains pays africains (Ethiopie-Erythrée par exemple). On peut également signaler l’éternelle crise du Sahara occidental qui oppose en effet, depuis des décennies, l’armée marocaine contre le peuple frère sahraoui ; voici pour certains théâtres d’opérations militaires actuels en Afrique.

    On en déduit que tous ces événements constituent un danger réel pour la stabilité économique et sociale de notre continent. Ils sont aussi la preuve concrète du malaise politique que traverse l’Afrique depuis la fin de la colonisation. Ces conflits sont pour la plupart issus de manœuvres de déstabilisation orchestrées depuis l’extérieur par les puissances impérialistes et certaines de leurs multinationales ayant trouvé là un autre moyen habile et beaucoup plus aisé pour exploiter et piller à qui mieux-mieux l’Afrique.

    C’est par rapport à toutes ces situations que le colonel Muammar Kadhafi avait, lors du sommet extraordinaire de l’Organisation de l’Unité Africaine tenu à Syrte en septembre 1999, pris l’initiative courageuse de proposer, non seulement aux dirigeants, mais aussi aux peuples africains un nouveau projet fédéral : les ETATS-UNIS D’AFRIQUE. Cette idée du leader de la Jamahiriya libyenne reprenait un projet si cher à l’Osagyefo Kwameh N’krumah, dont l’objectif principal était de proposer au continent africain un nouveau cadre politique et économique permettant aux forces vives de relever avec succès et dignité, les différents défis qui se pointaient déjà à l’horizon tant sur le plan économique que technologique. Cette proposition panafricaine, revue et améliorée, est à la fois prometteuse et révolutionnaire ; elle a déjà reçu l’adhésion des masses populaires africaines, suscitant un véritable espoir : celui de voir désormais les Africains prendre leurs destinées en main pour le décollage économique de leur continent.

    Cependant, entre la rencontre de Syrte (Libye) en septembre 1999 et les trois derniers sommets de l’OUA tenus à Lomé (Togo) en 2000, à Lusaka (Zambie) en 2001, à Durban (Afrique du Sud) en 2002, et tout récemment à Maputo (Mozambique), quatre années se sont écoulées sans aucune concrétisation politique palpable, en vue de matérialiser cette volonté des peuples africains à s’unir et s’investir dans le destin commun. Les institutions politiques (le parlement africain par exemple) et économiques promises n’ont toujours pas vu le jour ! De nombreux citoyens africains avaient émis divers avis, très enrichissants et encourageants sur l’unité africaine dans divers journaux dont Jeune Afrique. La lecture des différents messages adressés à cet organe de presse africain, avaient permis de répartir leurs auteurs en deux camps. Un camp optimiste et majoritaire à notre avis, favorable à l’unité de l’Afrique et reconnaissant au colonel Kadhafi pour son courage.

    Un autre camp, pessimiste, minoritaire, constitué d’individus résidant en France, loin des réalités africaines et, préoccupés par les problèmes de l’Afrique, manifestant une hostilité marquante contre l’unité du continent en brandissant des arguments pauvres et puérils tels : l’absence de démocratie sur le continent, non-respect des droits de l’homme, le tribalisme, le régionalisme, pour justifier leur position.

    Nous devons rappeler ici que lorsque les Etats-Unis d’Amérique - reconnus aujourd’hui comme la plus grande puissance du monde - se sont constitués, il n’y avait aucune démocratie dans ce pays. L’Europe qui se construit sous le regard d’Africains éduqués à l’européenne et tenants de l’idéologie « afro-pessimiste » ne saurait non plus, être un exemple de démocratie ni de respect des droits de l’homme. Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler des traitements parfois infligés à certains ressortissants étrangers vivant en Europe. Mais, dans ces deux cas, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, où les peuples vivent dans le cadre d’une politique de « liberté surveillée », l’unité a été possible parce que des femmes et des hommes courageux et responsables l’ont voulu.

    L’Afrique dispose d’atouts essentiels pouvant faire de cette partie du monde une puissance économique, politique, voire militaire. Ses immenses ressources naturelles en font le continent le plus riche de la planète. Avec une superficie de 30,5 millions de km2 (presque deux fois la Russie, deux fois et demi les Etats-Unis, trois fois la Chine populaire et six fois l’Europe !) et une population estimée à plus de 850 millions d’habitants ; elle constitue aussi la troisième puissance démographique du monde.

    Les ETATS GENERAUX DE L’AFRIQUE que nous souhaitons pourraient se tenir très rapidement en Afrique, eu égard à l’efficacité des trois commissions : Affaires politiques ; Affaires économiques ; Affaires sociales et culturelles.

    Nous estimons qu’ils requièrent naturellement la participation très active de toutes les élites compétentes du continent africain : décideurs politiques et économiques, potentiels et expérimentés ; universitaires et chercheurs africains travaillant sur le continent ou à l’étranger ; étudiants africains dont l’intérêt est affirmé pour l’Afrique ; chefs d’entreprises, hommes d’affaires, etc.

    Nous sommes convaincus qu’une telle initiative permettra de maintenir les rapports d’un nouveau type jusque-là inconnus entre tous ces acteurs qu’ils auront créés. Car on ne saurait parler aujourd’hui d’unité ou de développement de l’Afrique si à la base, toutes les idées philosophiques, contributions économiques et politiques ne convergent pas : sans elles il n’y aura pas de projet de société capable de propulser le continent vers un avenir meilleur. L’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord se sont certes développées grâce à la volonté de leurs dirigeants politiques, mais aussi la prise en compte de résultats positifs de cette évolution au crédit du génie scientifique de leurs Hommes.

    L’Afrique compte aujourd’hui un grand nombre d’intellectuels et de cadres dont les compétences s’expriment encore malheureusement en dehors de notre continent : en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et en Europe. Certains parmi ces brillants intellectuels dont le nombre est évalué à 100 000 (chiffres de la Banque Mondiale), n’aspirent pourtant qu’à mettre leurs connaissances scientifiques au service de l’Afrique.

    L’Union Africaine (UA) est née, vive l’Afrique ! Mais, pour que le rêve des peuples africains devienne réalité et pour éviter les erreurs récurrentes de la défunte Organisation de l’Unité Africaine, la nouvelle structure panafricaine doit procéder à la mise en place rapide d’institutions efficaces.


    PROPOSITION D’ORGANISATION DES ETATS GENERAUX DE L’AFRIQUE


    Pour une meilleure organisation des Etats Généraux, et afin de leur garantir un plus grand succès, nous avons concentré notre attention sur quelques axes :

    • Commission des Affaires politiques ;
    • Commission des Affaires économiques ;
    • Commission des Affaires sociales et culturelles.

    I/ COMMISSION DES AFFAIRES POLITIQUES

    Cette commission est à juste titre une des plus importantes car il lui incombe de redéfinir les grandes lignes politiques de l’Afrique et de mettre en place ses institutions définitives.

    A) Politique intérieure

    L’Union Africaine (UA) dans sa forme actuelle est une structure provisoire assurant la transition avant la création des Etats-Unis d’Afrique. Car, la formule actuelle est en grande partie inspirée du modèle de l’Union Européenne (UE) et reste le choix d’un groupe de dirigeants africains refusant d’abandonner leur « souveraineté nationale » au profit des intérêts généraux de tout un continent. Les peuples africains quant à eux, aspirent déjà à l’unité totale du continent avec un Exécutif fédéral.

    1°) Le siège de l’Union Africaine

    Addis Abeba fut pour des raisons historiques et symboliques tenant au passé de toute l’Afrique, la capitale politique de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Ce choix se justifiait déjà à l’époque par les objectifs que s’était fixés la première organisation panafricaine, dont la libération du continent de la domination étrangère et son émancipation à tous les niveaux. Est-il besoin de rappeler ici que le peuple éthiopien a vaillamment résisté contre les troupes italiennes, constituant ainsi avec le peuple du Libéria, les deux exceptions non colonisés du continent ?

    L’OUA est devenue l’UA avec des objectifs fort différents, certes, mais la désignation de la capitale africaine ne devrait poser aucun problème. Le critère primordial pour abriter les futures institutions panafricaines doit être la stabilité économique et politique du pays d’accueil. Or, il se trouve qu’actuellement seuls deux pays remplissent cette condition : l’Afrique du Sud et la Libye. Il serait donc souhaitable que l’une des capitales ou grande ville de ces Etats abrite les institutions politiques et l’autre, les institutions économiques de l’Union Africaine.

    2°) Les institutions panafricaines

    Ainsi le calendrier pourrait être le suivant :

    1 - Mise en place à partir de 2004 du Parlement africain ;

    2 - Elaboration d’une justice fédérale à travers la création de tribunaux fédéraux ;

    3 - Adoption imminente d’un drapeau africain portant un sigle symbolisant l’unité africaine, flottant aux côtés de tous les drapeaux nationaux ;

    4 – Création au sein de chaque Etat du continent d’une représentation locale de l’Union Africaine ;

    5 - Création dès l’année 2004 d’un passeport africain et trois à cinq ans plus tard, d’une carte d’identité nationale africaine donnant droit de résidence dans tout Etat africain ;

    6 - Suppression dès 2004 des visas et cartes de séjour entre pays africains et signature par tous les chefs d’Etats d’Afrique ou de gouvernement d’une charte facilitant la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et l’accès à la propriété privée dans chaque Etat.

    Cette étape étant déterminante à l’adhésion et l’engouement des populations africaines, nous souhaitons que le calendrier soit écourté le plus possible.

    3°) Indépendance et souveraineté africaines

    Aucun pays digne de ce nom, quelle que soit l’ampleur de ses richesses ou la compétence de ses Hommes ne peut aspirer à un développement économique approprié s’il ne peut décider en toute liberté de ses choix politiques et de ses orientations économiques. Alors que tous les Etats du continent ont adhéré à l’Organisation des Nations Unies ; leur souveraineté étant par conséquent été reconnue ; on constate malheureusement que depuis l’accession à la souveraineté internationale, les relations avec les anciennes métropoles coloniales n’ont pas véritablement évolué. Ceci a fait dire à beaucoup que les indépendances n’ont été qu’un semblant de transfert de compétence car la plupart des Etats africains n’assument pas clairement et librement cette responsabilité. C’est pourquoi l’une des missions primordiales de l’UA devrait être de créer les conditions indispensables à l’émancipation politique et économique de notre continent et surtout veiller à leur application.


    Nous préconisons à cet effet :

    1 – L’abrogation de certains accords politiques, économiques et militaires signés au moment des indépendances entre certains Etats africains et les anciennes puissances coloniales, désavantageant les Africains en les plaçant par exemple de fait en situation de dépendance ;

    2 - Le démantèlement progressif et définitif des bases militaires non africaines ;

    3 – La signature d’un protocole par tous les Etats membres de l’UA prohibant le renouvellement de tout accord militaire encourageant l’interventionnisme non africain.

    4 – Le rôle de la Force de Paix Africaine doit par conséquent être renforcé par la formation adéquate de ses cadres dans les meilleures unités de formation militaire d’Afrique et du monde ;

    5 – L’implication totale de l’UA dans la signature des accords de paix (conflits des Grands Lacs, Libéria, Sahara occidental, Côte-d’Ivoire).

    4°) Communication

    Il est impératif que l’Union Africaine se dote très rapidement de puissants moyens de communications, modernes et aptes à informer instantanément, non seulement tous les Africains (y compris ceux de la diaspora) mais également le reste du monde, de ses activités internes, les problèmes et l’évolution du continent. Il ne fait pas de doute que cette infrastructure aura pour effet de : contrebalancer l’influence propagandiste des médias occidentaux entretenant généralement l’afro pessimisme ; rétablir l’image de l’Afrique dans le monde et aux yeux de ses ressortissants ; susciter un intérêt patriotique aux Africains de la diaspora, et du coup, lutter contre le défaitisme et l’illusion de certains Africains de mieux assurer leur avenir en dehors du continent.

    C’est là une tâche urgente et prometteuse. L’UA devra donc dès 2004 promouvoir :

    1 – Les échanges radio (programmes et personnels) et téléphoniques à moindre coût entre les Etats africains ;

    2 – La création d’une chaîne de télévision émettant par câble et satellite, traitant des actualités politiques, économiques, sociales et culturelles de l’ensemble du continent ;

    3 – Encourager l’engagement de personnels africains hautement qualifiés (journalistes, cadres et techniciens) à la station de radio internationale Africa n° 1 ;

    4 – La création d’un grand quotidien panafricain édité en plusieurs langues.

    Pour leur crédibilité chaque média devra disposer de correspondants permanents sur le plan local et à l’étranger.

    B) Politique étrangère

    Permettre à l’Afrique de s’affirmer sur le plan international équivaut à :

    1 - La création dans l’immédiat d’un poste de responsable de la diplomatie africaine afin de l’exprimer d’une seule voix et trancher définitivement avec la traditionnelle diplomatie à plusieurs vitesses ;

    2 - La création dans les autres continents de missions de l’Union Africaine faisant office de représentations diplomatiques avec prérogatives spéciales sur certains dossiers de coopération.

    C) Politique de défense, de sécurité intérieure et extérieure

    Le Conseil de Paix et de Sécurité crée à Durban le 9 juillet 2002 a un rôle primordial dans la prévention et la gestion des crises et des conflits en Afrique.

    La Commission Paix et Sécurité se doit d’organiser et structurer la force de maintien de la paix africaine. C’est à cette condition qu’elle contribuera activement à l’éradication des facteurs endogènes et exogènes générateurs d’agressions, armées ou non que sont la misère, la pauvreté, la faible formation des cadres militaires, etc. Et quelques années plus tard, la CPS pourra se transformer en Commission de Défense et de Sécurité Intérieure (CDSI) apte à s’investir avec efficacité dans la politique de défense et la gestion des crises continentales, en somme, garantir la protection des populations et des ressources naturelles du continent de toute agression extérieure et impérialiste.




    Il est par conséquent urgent de l’équiper de la sorte :

    1 - Une Marine dotée d’un équipement moderne, établie à proximité des grands ports africains et/ou grandes villes du littoral ;

    2 - Une Force armée aérienne pour la protection de l’espace aérien africain ayant des bases dans chaque site stratégique des Etats africains ;

    3 - Une Armée terrestre avec des unités spéciales dont les bases devront se trouver à proximité des régions sensibles et riches ;

    4 – Une Police fédérale d’intervention. Elle se devra de gérer et coordonner efficacement les différentes académies de police régionales créées au Centre, à l’Ouest, à l’Est, au Sud et au Nord du continent ;

    5 - Un service africain d’espionnage et de contre-espionnage opérationnel sur le continent et en dehors de celui-ci. Ses fonctions devraient s’étendre jusqu’à la lutte contre :

    • Le trafic de drogue et autres stupéfiants ;
    • Les faussaires ;
    • L’esclavage sous toutes ses formes ;
    • Le proxénétisme et la pédophilie ;
    • Les malversations financières et autres crimes économiques.

    II/ COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES

    Il est universellement reconnu que l’élaboration d’une politique de développement et d’un projet de société doit toujours susciter l’adhésion du plus grand nombre. C’est dans ce sens que nous suggérons l’organisation d’un débat ouvert à tous les Africains, sur le NEPAD (dont les peuples africains ne saisissent pas encore la portée exacte), les relations avec le G8, et les regroupements régionaux tels que l’Alena, le Mercosur et l’UE. Dans cet ordre d’idées, la récente invitation du NEPAD par le Japon est opportune pour l’instauration d’une véritable coopération multilatérale. Il convient de rappeler que l’échec du dernier sommet de Cancun au Mexique est une victoire des paysans africains.

    A/ Quelques grandes lignes

    Nous sommes convaincus que c’est en encourageant l’émergence d’une bourgeoisie locale africaine par une politique originale et adaptée de financement, que les projets de création de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de Petites et Moyennes Industries (PMI) survivront et prospéreront sur notre continent. Assurer à tout Africain l’accès au capital des petites et grandes entreprises africaines pourrait être une voie nouvelle originale les associant concrètement et intimement aux affaires et à la destinée du continent.

    1°) Agriculture et environnement

    Même si elle occupe 70% de la population active, l’agriculture demeure un des secteurs les plus négligés en Afrique. Alors qu’elle n’assure que 25% des revenus, l’UA doit s’atteler à promouvoir le développement agricole du continent de façon à atteindre dans une ou deux décennies au moins 50% des revenus. La finalité n’est plus à évoquer : l’autosuffisance alimentaire. Encourager dans ce cas les échanges de techniciens et de pratiques culturales régionales nous semblent original et adapté aux faibles revenus des paysans africains. Au regard des fluctuations du marché, la création d’un Institut Africain du Coton (IAC) s’avère urgente .

    Pour ce qui concerne le volet de l’autosuffisance alimentaire, l’Union Africaine doit rapidement se joindre au « plan mondial contre la faim » du Président du Brésil, si nécessaire en l’adaptant et l’améliorant de manière à en tirer le maximum de bénéfices pour les populations africaines, notamment les régions de « sous-production alimentaire » .

    Les succès agricoles reposent sans aucun doute sur la mise en place d’une politique de protection de l’environnement à travers des mesures de protection des espèces animales et végétales menacées. Le programme doit évidemment comporter la lutte contre le braconnage et l’exploitation sauvage, veiller aux ressources en eau et prévenir la sécheresse et la désertification.

    Les résolutions prises au Brésil du 3 au 14 juin 1992 lors du premier sommet de la Terre sous l’égide de l’ONU doivent constituer les bases d’une politique responsable de l’environnement : préservation de tous les types de forêts ; effet de serre occasionnant entre autres, la remontée des eaux par la fonte des glaciers dont les conséquences se répercutent sur l’écosystème côtier africain ; etc. Il est important de rappeler qu’il faut à tout prix ne pas « répéter les fautes des pays riches du Nord » commises durant leur révolution industrielle. A ce titre, les pays du Sud – dont notre continent, l’Afrique – se sont encore une fois, engagés à lutter contre la pauvreté, le pire ennemi de l’environnement.

    L’urgence revient donc à d’abord nourrir et éduquer les populations pour améliorer leur sort. La signature de « l’Appel de Heidelberg » qui s’insurge contre « l’écologisme qui gomme l’homme » souligne à nos yeux cette légitime volonté et dénonce « une idéologie irrationnelle qui s’oppose au progrès économique et industriel ». Sans pour autant tomber dans l’industrialisation à outrance, nous estimons qu’un équilibre peut être trouvé avec le concours de tous les Africains.

    Le « Forum des peuples » ou « Sommet des pauvres » qui s’est tenu du 31 mai au 3 juin à Siby au Mali présuppose qu’il est possible d’instaurer une « journée ou semaine Panafricaine de la Terre » durant laquelle les Africains seront encouragés à consommer les produits locaux fournis par leur terroir.

    2°) Politique bancaire

    Toute économie repose sur les capacités d’autofinancement. Dans le contexte actuel, redéfinir les objectifs de la Banque Africaine de Développement (BAD), et en crée d’autres à vocation régionale (crédits réservés à des petites unités), seraient des garanties nécessaires.

    L’Union Africaine devra à ce propos créer, à l’instar du dollar ou de l’euro, une monnaie unique en remplacement de la multitude de monnaies actuelles, résurgence des blocages du commerce interafricain.

    3°) Commerce et industrie

    Ce sont là, avec l’agriculture, deux autres secteurs clés de toute économie mais qui, en Afrique, n’ont malheureusement pas encore bénéficié de toute l’attention nécessaire. Les économies des Etats africains, extraverties, s’appuyaient bien avant les indépendances sur des projets trop souvent élaborés hors du continent pour satisfaire les marchés occidentaux. Les bases en étaient fondamentalement viciées, altérant dès lors toutes leurs chances de réussite.

    A l’aube du IIIème millénaire l’industrialisation en Afrique a pris un grand retard. Elle doit donc désormais occuper une place prépondérante dans les projets de « dynamique d’auto développement » de l’UA. Il ne fait pas de doute que, d’une part, les atouts et d’autre part, les possibilités de réguler un taux de croissance annuel permettant un relèvement du niveau de vie et un contrôle du taux de chômage sont des opportunités à saisir très rapidement.

    Il semble tout à fait honorable d’accorder la priorité aux secteurs traditionnels du décollage économique (agriculture, élevage, pêche, extraction des ressources pétrolières et minières). Les produits devront être transformés sur place et les efforts d’expansion portés rapidement à d’autres types d’industries (automobiles, navales, informatiques, pharmaceutiques, etc.). Tous ces secteurs, encore inexistants ou très peu développés en Afrique nécessiteront une étroite collaboration entre l’Afrique et les pays industrialisés d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et du Sud, d’Asie (Chine populaire, Japon, Corée du Sud) et de l’Union Européenne.

    L’objectif visé ici est double : le transfert et la maîtrise des innovations technologiques des Africains, d’une part, et le relèvement du niveau de vie et l’amélioration des conditions de vie, d’autre part. Il est indéniable que produire des voitures et des ordinateurs sur place permettra, non seulement de les vulgariser, mais encore et surtout, de les acquérir à moindre coût. Rappelons que près de 70% des importations de l’Afrique portent sur des produits manufacturés.

    Les échanges sont la clé du commerce, lui-même vitrine du niveau économique d’un Etat ; d’où la nécessité de mettre en place une dynamique de libre-échange régional en vue de faciliter l’accès aux marchés intérieurs et d’augmenter les exportations vers les autres continents afin d’accroître la part de notre continent dans le commerce international . Car il s’agit en définitive de garantir et renforcer avant tout l’écoulement des produits de consommation locale. Le commerce extérieur du continent pourra par exemple s’organiser autour des « poids lourds » de l’économie africaine, qui du reste, disposent d’infrastructures portuaires de qualité : l’Afrique du Sud (Saldanha, Le Cap), la Côte-d’Ivoire (Abidjan), le Nigeria (Burutu, Bonny, Port Harcourt), la Libye (Zuwaytinah et Tobrouk) et l’Egypte (Alexandrie, Port Saïd et Suez). Il est impératif d’envisager la construction d’un port de grands tonnages sur la côte orientale, entre le Soudan et le Mozambique.

    4°) Pétrole et mines

    Pour assurer de meilleures productions et garantir le contrôle des exportations et des ventes, la création de sociétés africaines de pétrole est impérieuse. Elle permettra entre autres, de limiter les détournements et scandales (Affaire Elf).

    Nous suggérons que la gestion soit assurée en partenariat : 30% (investisseurs étrangers) ; 40% (Etats africains, producteurs ou non) ; et 30% (particuliers et entreprises africaines).

    Deux autres suggestions : la transformation des structures d’enseignement pétrolier d’Algérie en un Institut Africain du Pétrole et des Hydrocarbures (IAPH) afin d’assurer la formation des techniciens, et la création d’un Institut Africain des Mines (IAM) en Afrique du Sud ou en Angola et dont les missions seront identiques à celles de l’IAPH.

    En résumé, l’UA devra, conformément à sa vocation, envisager :

    1 - De maîtriser et coordonner l’ensemble des activités pétrolifères du continent ;

    2 - D’en fixer les conditions d’exploitation et les prix ;

    3 - De financer les projets de recherches.

    A défaut, d’en fixer les grandes lignes, elle encouragera des initiatives du genre de l’Association des Pays Africains Producteurs de Pétrole (APPA) créée en 1987.

    5°) Infrastructures de base

    Nous avons mentionné plus haut l’importance du commerce et de l’économie dans la bonne marche d’un Etat. Il va de soi que des bases saines et solides leur sont indispensables. Ce sont :

    1 – Le transport routier : secteur à développer par la construction d’autoroutes permettant de relier toutes les capitales d’Etat et les villes africaines ;

    2 – Le transport ferroviaire : construction d’un réseau ferroviaire adéquat désenclavant les régions rurales et consolidant les relations urbaines à une double échelle, régionale et continentale. C’est un autre point décisif pour la libre circulation des produits de consommation ;

    3 – Les autres infrastructures : scolaires, universitaires, sanitaires, et des logements sociaux sur l’ensemble du continent. L’urgence est de loger décemment les populations africaines.

    Il sera souhaitable pour l’UA d’encourager à l’échelle continentale la création de sociétés immobilières dont l’essentiel des actions sera détenu par des Africains. Ces logements socio-économiques (du type HLM) devraient avant tout être adaptés aux populations et au milieu naturel.

    6°) Energie et eau

    L’Union Africaine doit tout faire pour permettre à tous les citoyens du continent d’accéder à l’eau potable et à l’électricité.

    De ce fait elle prendra toutes les dispositions et mesures nécessaires pour relever ce défi par :

    1 - La création d’une Société Africaine d’Electricité. Celle-ci devra produire l’électricité à partir de différents procédés adaptés aux diverses régions (hydraulique, éolienne, thermique ou fossile) ;

    2 – La création d’une Société Africaine des Eaux dont l’ambition sera de participer à plus de la moitié du capital des sociétés locales ou nationales. Comme pour les entreprises de communication et de transport, les prérogatives d’exception ou de priorité doivent lui être accordées par les Etats africains. En élaborant des études, la construction de canaux doit être rapidement envisagée afin de fournir de l’eau aux pays et régions déficitaires (du Sahel ou non).

    L’UA contribuera à la fourniture de l’eau dans toutes les régions du continent en procédant également à la création ou dynamisation de sociétés de production d’eau minérale. Au vu d’exigences récurrentes, des appels d’offres doivent rapidement être lancés.

    B) Autres détails

    L’objectif est d’harmoniser le rythme et la nature du développement, tout en réduisant les écarts encore trop flagrants en Afrique, entre les villes et les zones rurales. Il s’agit là d’un impératif. C’est pourquoi il nous importe de revenir ou nous attarder sur certains détails et généralités.

    1°) L’économie rurale

    L’Union Africaine mettra à la disposition des populations des zones rurales - les laisser pour compte -, un programme d’aide économique axé sur l’octroi de crédits bancaires, de projets individuels ou collectifs dans les secteurs clés (agriculture, pêche, élevage, pisciculture, artisanat) selon les réalités locales et des facilités d’exportation ou d’importation de denrées périssables africaines. Ces initiatives devront présenter le triple avantage classique : fixer les populations, freiner l’exode rural et le chômage.

    Des réseaux de communication en bon état en constitueront le support.

    2°) Le tourisme

    Les atouts du continent ne sont plus à démontrer. L’UA doit tout mettre en œuvre pour faciliter le développement des activités touristiques et dynamiser ainsi l’économie de certaines zones rurales. Car de nombreux cas attestent que cette activité est un grand soutien aux activités de production traditionnelle (agriculture, pêche, artisanat). L’arrière-pays des Etats africains ne devrait pas en souffrir comme c’est le cas depuis des décennies.

    Une remarque toutefois : le patrimoine naturel et culturel ne sera préservé que par une prise de conscience générale de sa valeur.

    3°) Politique sociale

    La politique sociale sera axée sur trois secteurs fondamentaux : l’éducation, la santé et le logement.

    a) L’éducation

    Il s’agira de créer dans les zones rurales et « déficitaires » en la matière, les conditions favorables à « l’éclosion » intellectuelle et scientifique des jeunes autochtones. Comme pour le logement, l’UA doit s’efforcer de construire des écoles, collèges et lycées, avec la contribution des populations locales :

    1 - Des crèches, garderies d’enfants et écoles maternelles afin d’alléger les tâches socioprofessionnelles des femmes et rendre du coup disponible et « mobilisable » cette partie de la population active en dégageant les énergies ;

    2 – Construire des établissements scolaires dans chaque village ou regroupement de villages. Chaque école sera dotée de :

    • Salles de classe équipées de vestiaires.

    • Une cantine scolaire.

    • Une bibliothèque.

    • Des laboratoires de Travaux Pratiques.

    • Une salle d’informatique.

    • Des installations sportives.

    3 - Des établissements d’enseignement secondaires avec pour certains des programmes d’enseignement professionnel spécialisé axé sur les besoins locaux. Ceux-ci seront dotés de toutes les structures commodes suivantes :

    • De salles de classe équipée de vestiaires.

    • D’un internat.

    • D’une bibliothèque et d’une salle d’informatique ; de laboratoires de Travaux Pratiques (histoire, géographie, sciences naturelles, physique et chimie, etc.) et de langues étrangères ; d’une vidéothèque ;

    • De terrains de football.

    • Des infrastructures sportives (terrains de basket-ball, de hand-ball, terrains de volley-ball, gymnase et piscine) ;

    • D’une salle de jeux.

    Un des objectifs prioritaires de l’éducation doit être de favoriser sur le continent les échanges interscolaires et inter-universitaires afin d’enrichir les connaissances culturelles de la jeunesse africaine en particulier entre le nord et le sud ou encore l’est et l’ouest du continent.

    L’efficacité de toutes ces initiatives ne pourra à notre sens être garantie que dans la mesure où un vaste programme d’alphabétisation obligatoire pour tous pourra être mené activement et très méticuleusement.

    Les innombrables enfants enrôlés dans les guerres et autres conflits constituent une hérésie des temps modernes au même titre que leur exploitation ou maltraitance (pédophilie, esclavage, drogue).

    En marge de tout ceci les institutions panafricaines doivent les garder à l’abri de toute discrimination (raciale, religieuse). Bien que majoritaires en Afrique, dans une certaine mesure les modérations de protection des minorités les concernent en premier lieu.

    b) Santé et logement

    Chaque village ou regroupement de villages doit être doté d’un centre hospitalier et d’une maternité, équipés de tous les services adéquats.

    La politique de logement doit garantir à tous l’accès facile au logement. Une des mesures urgentes de l’UA sera de créer une société immobilière capable de construire des logements sociaux sur l’ensemble du continent. Dans ce cadre également les crédits doivent être accessibles au plus grand nombre et les modalités allégées. Il est important de concevoir des types de logements adaptés au milieu culturel et au paysage géographique africains.

    III/ COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES ET CULTURELLES

    Celle-ci est abordée en deux volets autonomes mais complémentaires : le social et le culturel.

    A) Affaires sociales

    Toute politique sociale a pour objectif essentiel : l’élévation du niveau de vie, puis l’amélioration par la transformation des conditions socio-économiques des populations.

    1°) Politique sanitaire

    S’il nous fallait résumer la politique sanitaire, elle se solderait à une absence chronique de sécurité sociale à l’échelle continentale et paupérisation. Car, la misère, l’analphabétisme et l’illettrisme, autant que les maladies telles la lèpre, la tuberculose, le paludisme et le sida bien sûr, continuent de menacer le continent.

    Il est urgent pour l’Union Africaine de mener en compagnie des autorités nationales des campagnes d’information et de sensibilisation auprès des populations africaines sur l’hygiène et la propreté. Procéder ensuite à la construction d’hôpitaux disposant de tous les services nécessaires selon les régions. Il est important de rappeler que l’UA devra avoir droit de regard dans la gestion des hôpitaux quel que soit le pays.

    Le développement de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée doit être encouragé et un véritable programme d’assistance et d’aide médicale aux malades porteurs du virus VIH doit être maintenue. La poursuite des efforts de protection des mineurs se complètera par un programme d’assistance médicale pour les jeunes toxicomanes et d’un plan d’aide sociale de réinsertion. Et les mesures d’aide concerneront évidemment les personnes handicapées.

    2°) Sécurité sociale

    Mise en place également d’un système de sécurité sociale garantissant la prise en charge d’une partie des soins médicaux à l’intérieur et en dehors du continent. Dans cet esprit, l’UA devra accorder une attention toute particulière aux millions de ressortissants africains expatriés vivant dans la misère. Au séjour à l’étranger devraient être en priorité réservé aux Africains exerçant ou étudiant dans des domaines non maîtrisé sur le continent, ainsi qu’aux chercheurs, aux diplomates et aux commerçants.

    Sur ce dernier point, des mesures d’urgences doivent être prises pour faciliter le rapatriement des familles le souhaitant dans leurs pays d’origine.

    3°) Protection de l’enfance africaine

    Mettre sur pied une politique de protection des mineurs des pratiques illégales et immorales, et promotion de l’éducation. L’UA devra promulguer des lois pour :

    1 - Sanctionner les diplomates des Etats africains accrédités à l’étranger, dont la responsabilité est avérée dans la maltraitance des enfants ;

    2 - Réprimer sur le sol africain tout individu coupable de mauvais traitements, de pratiques esclavagistes et pédophiles.

    4°) Education, enseignement supérieur et recherche scientifique

    Nous avons déjà mentionné l’importance de l’éducation et de la formation. Car, elles constituent la base du progrès et de l’évolution de toute société humaine. C’est pourquoi l’un des objectifs premiers de l’UA devra être la mise en place d’une politique éducative basée sur les échanges scolaires, universitaires et scientifiques afin de créer une « école nouvelle » dont le but est la formation des femmes et des hommes « nouveaux » capables d’assumer des responsabilités dans l’évolution du continent comme acteurs de la vie politique, économique et sociale.

    a) Enseignement primaire et secondaire

    Parmi d’autres mesures, on notera :

    1 - Création d’un Conseil Scientifique Pédagogique Africain (CSPA) chargé d’élaborer et d’harmoniser les programmes d’enseignement du niveau primaire et du secondaire ;

    2 – L’institution dans chaque ville du continent d’établissements d’enseignement primaires et secondaires à vocation panafricaine ;

    3 - Mise en place des programmes d’enseignement adaptés aux réalités socioculturelles et aux besoins économiques et technologiques de l’Afrique.

    L’objectif visé est de donner la possibilité aux jeunes africains de se forger une véritable identité africaine et une personnalité consciente de ses devoirs civiques. C’est pourquoi les programmes scolaires devraient davantage mettre l’accent sur notre environnement écologique, politique, économique et social, en accordant une priorité exclusive à l’enseignement de l’histoire, de la géographie, de la littérature, de la philosophie et de l’économie africaine.

    b) Enseignement supérieur

    La construction régulière et tous les cinq ans d’établissements d’enseignement supérieur (universités, instituts et instituts supérieurs spécialisés) à vocation panafricaine dans tous les Etats africains. Ceux-ci seront dotés de tous les cycles de formation de la 1ère année au doctorat.

    Ainsi chaque faculté pourra avoir en son sein plusieurs départements autonomes aptes à créer des filières et passerelles de formation dès la première année. On parlera par exemple de Faculté d’histoire avec des départements d’histoire politique ; économique, sociale ou de l’art.

    c) Recherche scientifique et technologique

    La Commission des ressources humaines, sciences et technologies devra dans l’immédiat, procéder à la mise en place d’une véritable politique de recherche scientifique et technologique. Celle-ci passe par la création d’un Institut Africain de Recherches Scientifiques et Technologiques (IAREST) ou Centre Africain de Recherches Scientifiques et Technologiques (CAREST) dont le siège sera dans un pays africain doté de structures adéquates, avec des bureaux dans chaque pays ou villes africaines dotées d’une université. Nous pensons que sa mission pourra être la suivante :

    1 - Centraliser toutes les données scientifiques et autres informations sur les travaux de recherches actuels ou anciens traitant de l’Afrique, réalisés par des chercheurs africains et étrangers ;

    2 – Dynamiser la recherche scientifique et technologique sur le continent ;

    3 - Coordonner et harmoniser les programmes de recherches en Afrique en fonction des besoins du continent en matière de développement ;

    4 – Etablir des liens de coopération scientifique entre l’Afrique et les autres pays du monde entier ;

    5 - Octroyer des bourses et participer au financement des travaux de recherches des étudiants et chercheurs africains.

    B) Affaires culturelles

    Mise en place d’une politique de promotion des cultures africaines sur place et à l’étranger. Création dans chaque ville africaine et à travers le monde, de Centres Culturels Africains (CCA).

    Sur le plan continental ces centres seront le creuset de l’unité et permettront aux peuples africains d’approfondir leurs cultures. Sur le plan international l’objectif sera d’établir les contacts entre les peuples africains et ceux du monde entier par le moyen de la culture, permettant ainsi aux jeunes de la diaspora de renouer avec leur passé culturel. Ces Centres culturels seront dotés de :

    1 - Une grande bibliothèque universitaire et scientifique. Celle-ci sera constituée en priorité de tous les ouvrages publiés sur l’Afrique par les chercheurs africains et étrangers ;

    2 - Une salle de lecture constituée de quotidiens africains et étrangers, de journaux économiques et politiques ; de magazines culturels et littéraires et de revues scientifiques et spécialisées universels ;

    3 - Une vidéothèque constituée de films (documentaires et fictions) africains et étrangers ;

    4 - Une ou plusieurs salles de cinéma dont la priorité sera accordée aux productions africaines ;

    5 – Au moins une salle d’informatique équipée d’Internet utilisable pour les cours d’informatique ;

    6 - Des salles de conférences, de spectacles et d’expositions d’art ;

    7 - Un Institut International des Langues destiné à l’enseignement et à l’apprentissage des langues africaines et internationales ;

    8 - Un café et un restaurant spécialisé dans la cuisine africaine.

    Il est important de souligner que comme pour les infrastructures sanitaires, l’Union Africaine aura un droit de regard sur les équipements scolaires, universitaires et culturels.


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    Nous espérons, Excellence, que ce document retiendra votre attention et vous sera un témoignage concret des jeunes africains qui croient en notre cher Continent, déterminés à contribuer à son essor au plus vite.


    Veuillez recevoir, Excellence, l’expression de notre considération distinguée.




    Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF)
    S/c Jean Martial MBAH
    13 bis, rue Henri BARBUSSE
    93130 NOISY-LE-SEC (FRANCE)

    Posté par Elangzakalindoua, 16 février 2007 à 17:08 | | Répondre
  • LES ETATS-UNIS D'AFRIQUE NE SONT PLUS UN REVE AUJOURD'HUI MAIS UNE REALITE. IL NE TIENT QU'A TOI ET MOI POUR QU'IL EN SOIT AINSI. LES GOUVERNEMENTS PARTIRONT MAIS LE PEUPLE EST LA. FAISONS UN PRINTEMPS AFRICAIN. ALLEZ VOIR SU CE LIEN: http://youtu.be/zGRkZXebU40. PASSE LA VIDEO A TON FRERE ET SI TU VEUX PLUS DE DETAILS, CONTACTE:
    +229 93 150 482/ 95 417 149 et/ou au vostook07@yahoo.fr. LES ETATS-UNIS D'AFRIQUE C'EST MAINTENANT QUE CELA SE¨PASSE. PASSE LE MESSAGE AUTOUR DE TOI, CHER FRERE/SOEUR AFRICAIN.

    IN THIS VIDEO, FRATER FIRMIN, AN OCCULTIST OF DAHOUE GROUPE, A THINK TANK IN COTONOU (BENIN, WEST AFRICA) PRESENTS THE RESULTS OF HIS RESEARCH ON HOW TO SET UP THE UNITED STATES OF AFRICA. FOR FURTHER INFORMATION, PLEASE CONTACT HIM AT: +229 93 150 482/ 95 417 149 et/ou au vostook07@yahoo.fr. UNITED STATES OF AFRICA IS REALIZED NOW.

    EN ESTE VIDEO, FRATER FIRMIN, UN OOCULTISTO DEL GRUPO DAHOUE GROUPE DE COTONU (BENIN, OESTE AFRICA) PRESENTA LOS RESUELTOS DE SUS ESTUDIOS SOBRE LA REALIZACION DE LOS ESTADOS UNIDOS DE AFRICA. DESCARGA ESTE VIDEO ET DELE A SUS AMIGOS Y GOBIERNOS. LE PUEDE CONTACTAR A : +229 93 150 482/ 95 417 149 et/ou au vostook07@yahoo.fr.

    Posté par POL, 01 janvier 2014 à 14:25 | | Répondre
  • état unis d'afrique

    A LIRE

    Posté par yapdjou, 28 juillet 2007 à 13:54 | | Répondre
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    interessant

    Posté par oabas, 17 août 2007 à 13:47 | | Répondre
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    interessant

    Posté par oabas, 17 août 2007 à 13:48 | | Répondre
  • satisfait

    je suis très satisfait après avoir cette initiative mais le plus des problemes en afrique c'est la realisation des initiatives, si non pour aboutir a cet objectif les pays qui prennent peuven demarrer et les autres peuvernt nous joindre.

    Posté par kalou, 28 septembre 2007 à 18:22 | | Répondre
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