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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

28 janvier 2006

Colonisation- France

A propos de la fin de la polémique suscitée depuis fin 2005 à propos de l'article d'une loi votée par le parlement qui déclarait la colonisation comme un bienfait de la France envers les peuples qu'elle a colonisés, le président Jacques Chirac vient de le retirer pour mettre fin à la colère montante des descendants d'esclaves, des fils des colonisés, on peut dire que si le Président français a longtemps tergiversé, c'est parce qu'il était profondement d'accord avec cet article. C'est seule la pression qu'il y a eu autour qu'il  l'a obligé à retirer cet article. On se rappellera toujours des propos méprisants de Jacques Chirac envers l'Afrique et les fils de ce continent "la démocratie est un luxe pour l'Afrique"  ou encore "les odeurs".

Les Africains ne doivent pas se féliciter de si tôt car cela a revelé la nature profonde des dirigeants français par delà occidentaux, vis-à-vis des Africains. Il  faut aux Africains, de rester vigilants, car sur le continent certains dirigeants n'ont pas de scrupules pour faire l'apologie des colonisateurs et de la colonisation. C'est la cas du gouvernement du Congo qui a élevé une stèle à la gloire du colonisateur Savorgnan de Brazza et la capitale de ce pays est la seule capitale africaine voire au monde  a porter le nom de son colonisateur et que dire des autres pays quand l'union africaine organisation ayant vocation à sortir l'Afrique de la régression a élu à sa tête le "président" du Congo.

affaire à suivre

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27 janvier 2006

Afrique : Les causes de la soumission volontaire 2

Les différentes sortes de pouvoir

Il existe plusieurs sortes de pouvoir, et dans  l’homme est amené à user de chacun d’eux, comme le pouvoir de structure qui provient de l’organisation structurelle de la société. Ce type de pouvoir est aussi appelé pouvoir de position. Un homme de par sa position sociale peut détenir un pouvoir, c’est le cas du directeur de l’école à qui le recteur a confié un certain niveau de pouvoir sur les élèves et les enseignants, il en est de même pour un chef d’entreprise vis-à-vis de ses salariés. Un autre cas de pouvoir de position c’est celui par exemple du prêtre ou du pasteur vis-à-vis de ses fidèles. Le pouvoir de position ou de structure établit ainsi des rôles précis pour le bon fonctionnement de la société et ce type de pouvoir fait engager un système de responsabilités et de devoirs.

Le second  type de pouvoir est celui  qui fait intervenir un lien entre deux parties égales en droit, car c’est l’essence même du pouvoir. En effet les relations humaines pour qu’elles puissent avoir lieu découlent de la part des parties en présence du respect d’un lien social ou de l’acceptation d’un contrat entre ces deux parties. Ce qui confère au contrat ou au lien social un pouvoir suprême.

Les signataires d’un contrat sont tenus de le respecter de la même façon que l’autorité d’un pouvoir, il en est de même pour le lien social. Des parents sont tenus d'apporter assistance, soutien, amour à leurs enfants, de même que ces enfants à leur tour devenus grands fassent de même à leurs parents devenus vieux et faibles, c'est sur ce postulat que se base la relation parents-enfants. En Afrique on a souvent coutume de dire que les enfants c'est "l'assurance-vie". 

Ce type de pouvoir qui met tout le monde d’accord et crée un lien fort avait inspiré il y a quelques siècles de ça, le titre du livre de Jean-Jacques Rousseau[1] « Du contrat  social» , il voulait établir entre  le gouvernement et le peuple un pouvoir d'égale valeur. Pour lui , le pouvoir de l’une des parties sur l’autre ne pouvait s’exercer que de manière consensuelle, sans esprit de domination de l'une sur l'autre. La recherche d’un consensus permanent caractérise ce type de pouvoir.

La conception de ce type de pouvoir demande la libre adhésion des parties et l’établissement d’un lien social. Les contraintes du pouvoir de contrat sont la liberté, l'égalité, le lien et le consensus

Pour qu’il y ait liberté et consensus il y a nécessité d’ un contrat symétrique, c’est-à-dire que le pouvoir du chef doit  être égal au pouvoir du peuple, dans des démocraties cette symétrie est garantie par la possibilité que le peuple peut toujours révoquer le président de la république, ce qui n’est pas le cas dans des royaumes ou dictatures ou les chefs ne peuvent pas être démis par le peuple sauf à les obliger par des violences. Dans ce type de pouvoir lorsqu’il y a asymétrie, le pouvoir cesse d’être contractuel et consensuel, il est obligé de muter vers d’autres types de pouvoirs comme le pouvoir de persuasion ou de dissuasion.

Le troisième type de pouvoir pouvant être répertorié est le pouvoir de persuasion, en l’absence d’une autorité morale, spirituelle, matérielle et autre. L’asymétrie dans n'importe que pouvoir lorsqu'elle est souvent créée par celui qui détient une position dominante par exemple le chef de l’Etat, oblige ce dernier à persuader ses compatriotes. Dans une démocratie cette persuasion passe le plus souvent par les média, les débats, les meeting et autres actions de séduction, voire de manipulation faisant souvent appel au mensonge, à l’hypocrisie, à la désinformation, à la corruption, et à la concussion. On rencontre souvent ce type de pouvoir dans les démocraties occidentales  on peut citer l’affaire Nixon, aux Etats-Unis, ou bien le traitement que les médias occidentaux reserve aux problèmes africains. Ces derniers mentent systématiquement aux populations laborieuses de l'Occident.

En réalité le pouvoir dit de persuasion ne  peut se déployer qu’en présence de deux premiers types de pouvoirs cités ci-haut soit pour rétablir l’équilibre soit pour l’accentuer.

Dans d’autres pays l’asymétrie du pouvoir peut être accentué, dans ce cas on pense que celui qui a le pouvoir de structure ou de position cherche à dominer l'autre, à ne plus respecter le contrat, et on sort de la  Démocratie le pouvoir devenant dictatorial est obligé de dissuader toute velléité d’opposition, de rébellion  et rééquilibrage du « contrat social ».

Ce type de pouvoir est qualifié de pouvoir dissuasif. C’est ce type de pouvoir qui caractérise plusieurs pays d’Afrique sinon tous à quelques exceptions près.

Le pouvoir dissuasif au congo par exemple peut être illustré par les actes du pouvoir actuel du fait de sa facilité à utiliser les armes pour éviter de répondre à résoudre les asymétries sociales qu’il crée. Il dissuade toute tendance à un positionnement du pouvoir national de l'ensemble du Congo vers un consensus. Ceux qui veulent dominer les autres, comme les colons français, ont  volontairement divisé le Congo en plusieurs parties non égales, par une fausse hiérarchisation des communautés la composant. Les classes sociales ici sont représentées par les groupes dit ethniques et pour maintenir le déséquilibre, le discours politique se remplit par les vocables comme celui d’unité nationale sur la base d’une vraie fiction sociale qu'est le tribalisme ou l’ethnisme.

à suivre.........................................................

[1] Jean-Jacques Rousseau « du contrat social » Editions du Seuil  Paris 1977

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24 janvier 2006

Afrique : les causes de la soumission volontaire1

Afrique : Les causes de la soumission volontaire 1

Dans ma quête des éléments (de questionnements et de réponses) pour comprendre le problème africain à propos des dictatures et du néocolonialisme, au cours d’une discussion sur  les arguments du texte d’un ami antillais « l’église et la société dans les colonies d’Antilles françaises », il est apparu la question suivante à propos de la plupart des pays du continent :

« comment se fait-il que tout un peuple se fasse dominer par un seul homme ? »

La question formulée telle quelle,  fait apparaître deux réponses globales c’est-à-dire :

1-     soit le dictateur en place  semble être fort, ce serait la thèse de « l’homme fort » et de tout ce qui s’en suit, instabilités, sa cohorte de violence, guerre et sous-développement total

2-     soit le peuple dans sa grande majorité a accepté de se soumettre volontairement au dictateur maison ;

Le vrai problème de la philosophie politique du XXe siècle, ce n'est pas en effet le fondement du pouvoir, ce n'est pas la nature de la souveraineté, c'est celui de l'obéissance. Qu'est-ce qui nous fait obéir ? C'est ainsi que dans Surveiller et punir Foucault met en place le concept de docilité. La docilité, c'est ce qui dans le corps répond au consentement éclairé de l'esprit : une manière de se plier intérieurement à ce qui est présenté comme une nécessité qui nous correspond. Il y a dans la docilité comme dans le consentement l'idée d'un engagement spontané, apaisé et définitif dans un système de déterminations extérieures. C'est la condition éthique du capitalisme : nos besoins et nos désirs doivent être adaptés aux appareils de production, à son rythme, à ses séquences.

Cette rencontre moderne porte aussi le nom de consommation. Au début des années 80, dans un cours sur les pratiques chrétiennes de pénitence et de confession («Le gouvernement des vivants»), Foucault recule d'un cran historique son analyse de l'obéissance du sujet occidental : cette fois, il s'agit de montrer comment nous obéissons depuis nos origines chrétiennes aux discours de vérité. Il s'agit, pour aller vite, de montrer qu'entre le discours de vérité et la supposée nature secrète de mon être, la synthèse s'opère par l'obéissance à l'Autre. Je n'obéis jamais mieux qu'en cherchant qui je suis vraiment. La psychologie est au fond un système politique: elle nous apprend à obéir à la fiction de notre propre vérité et constitue un épisode crucial de ce que Foucault appelle l'histoire politique de la vérité. »

A la lecture de cet extrait, il nous apparaît donc de réfléchir à cette idée aussi inquiétante que simple : comment ces deux réponses globales peuvent-elles nous  conduire à penser qu’il n’existe qu’une seule chose : la soumission volontaire.

Donc il nous fallait rechercher les causes de cette soumission volontaire.

Pour ma part au vu de premiers éléments déjà traités dans mes précédents écrits, et différentes recherches des auteurs sur la structure des sociétés, le pouvoir, la manipulation des foules, la publicité, et l’économie l’objet de ce texte sera de montrer comment depuis plus de quarante cinq ans plusieurs peuples d’Afrique ont volontairement choisi de se soumettre à la dictature.

L’évocation d’une soumission volontaire est utilisée ici à bon escient et ne doit pas être prise pour un extrémisme de langage, plusieurs constations et évènements se passant en Afrique montrent que la plupart de ces sociétés se résignent à la violence, à la misère tant morale que matériel. Tout cela ayant des causes proches et lointaines. D’ailleurs plusieurs réponses nous sont données par les écrits et événements actuels survenant en Afrique, c’est le cas par exemple des pays comme le Congo, le Togo,  le Gabon, l’Angola, l’Ouganda, le Rwanda, la Burundi, le Cameroun, pour ne citer que ceux-là, sinon la liste est longue sur la cinquantaine des pays que compte ce continent.

Pour les comprendre, je vais m’appuyer sur l’examen des éléments suivants :

a) Les différentes sortes de pouvoir

b) La différence entre pouvoir et domination

c) L’abus d’obéissance

d) Des systèmes de contrôle mis en place par les différentes dictatures

e) Des systèmes de soumission

f) La résignation ou le fatalisme comme mode de vie africain ?

lire la suite sur  http://lepangolin.canalblog.com 

En apparence on peut penser que les deux réponses évoquées ci-dessus sont alternatives l’une de l’autre, mais à y regarder de fond on s’aperçoit vite qu’elles ne sont le verso et le recto d’une même chose : la soumission volontaire., comme le souligne bien  Frédéric GROS, philosophe dans le quotidien "Libération" du samedi 19 juin 2004, à partir des textes de Hannah Arendt et Foucault :

« Car il est impossible qu'un tyran opprime tout un peuple sans un solide système de participations. La folie de pouvoir des grands nous excuse toujours trop. C'est pourquoi, comme penseur politique, Foucault se place aux côtés d'Alain et d'Hannah Arendt. Aux côtés d'Alain quand ce dernier, dans « Mars ou la Guerre jugée », montre l'importance écrasante de la résignation comme condition éthique du soldat pendant la longue guerre de 14, loin de l'esprit de sacrifice. Aux côtés d'Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem démontrant que la véritable horreur du nazisme réside dans le zèle bureaucratique inconditionnel et aveugle des administrateurs plutôt que dans leur perversité morale absolue.

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22 janvier 2006

Pointe-Noire

Par Mouélé Kibaya

J’ai choisi de vous entretenir sur la genèse de la ville congolaise de Pointe-Noire, avant d'aborder l'analyse de l'évolution des ses espaces urbains et faire d'éventuelles propositions pour l'avenir.

Il sied de donner quelques repères géographiques pour le lecteur non-congolais.

En effet la ville de Pointe-Noire est située sur la cote atlantique de l’Afrique centrale à l’extrémité Sud-Ouest du Congo et a pour coordonnées géographiques la longitude11°54 au Nord et 4°49 au Sud, pour une superficie initiale d’environ 15.000 hectares repartie sur un rayon de 15 kilomètres.

La ville de Pointe-Noire possède l’un des grands ports d’Afrique et est actuellement la deuxième ville du Congo avec près de 20% de la population totale du Congo.

L'histoire de Pointe-Noire sera scindée en trois parties c'est-à-dire de :

1 de la colonisation à 1959;

2 de 1959 à 1992

3 de 1992 à nos jours

la colonisation francaise de 1800 a 1959

La colonisation au Congo sera exclusivement française pour cette partie Sud de son  territoire.

Elle débute dans la dernière partie des années 1800, c'est-à-dire à partir des années 1880, par la signature d'un traité entre le roi Makoko et le colonisateur français Savorgnan de Brazza, à Mfoa sur les rives du fleuve Congo.

Celui-ci (Savorgnan de Brazza), va dépêcher des émissaires sur la côte atlantique pour la conquête de nouvelles terres, il faut faire vite, ces émissaires n'arriveront  à leur mission que trois années après.

C'est ainsi que le 23 mars 1883, que le lieutenant de vaisseau commandant le "sagittaire", signe un traité similaire avec le roi Maloango, ce qui montre très bien que le royaume de Loango n'était vassal d'aucun royaume à cette époque. 

A partir de cette date, la colonisation française  se mets finalement en place, c'est-à-dire de la rive droite du fleuve Congo, jusqu'aux confins du Gabon.

Le royaume de ma Ngoyo et celui du Kongo étaient déjà en relation étroite avec les Portugais. On peut déjà, sans risque de vouloir remettre l'histoire en cause, que le royaume du Kongo n'avait rien à voir avec la colonisation française, et la formation du Congo actuel, sinon qu'une origine dans le peuplement actuel de ces populations.

En 1885, à la conférence de Berlin, les fameux traités évoqués ci-dessus vont être légitimés par les puissances entre elles, et font entrer ces territoires sous le joug colonial de la France. Jusqu'à ces dates, la ville de Pointe-Noire n'existe pas encore seuls quelques petits villages de pécheurs existent comme les villages de M'bou mvou-mvou en l'emplacement actuel de l'hotel Novotel et M'boukou actuel quartier Mouyondzi. Certains quartiers périphériques de Pointe-Noire actuel étaient des villages ( Loandjili, Siafoumou, Ndaka nsusu, Tchimbamba, Mpita, Tchimani...)

L'idée de bâtir une ville n'est pas encore à l'ordre du jour chez les colons même si à partir de 1903, le Congo Français va devenir territoire du Moyen-Congo, pour intégrer à partir de 1908 - 1910   l'ensemble de colonies du gouvernement général de l'Afrique Equatoriale Française (A.E.F.), les autres territoires sont l'Oubangui, actuelle Centrafrique, le Gabon, et le Chari (actuel Tchad). Le siège du gouverneur général est fixé à Brazzaville.

A partir de ces années le territoire du Moyen-Congo, est livré aux compagnies concessionnaires.

Ces compagnies auront carte blanche dans leur concession respective. A elles de "développer" les concessions en leur possession, c'est la période du travail forcé et des humiliations les plus abominables, qui va susciter un grand émoi et obliger à la constitution d'une commission d'enquête sur les conditions de travail dans les colonies. Les compagnies concessionnaires qui étaient  à l'origine de cette exploitation sont pour les plus importantes:

S.C.K.N :

Société concessionnaire du Kouilou-Niari.

CCSO:

Compagnie Concessionnaire de la Sangha-Oubangui

CFAO :

Comptoirs Français de l'Afrique Occidentale

SHO-Congo :

Société de Haut-Ogoué du Congo

En 1911 une première mission hydrographique à partir du Gabon, dirigée par le lieutenant de vaisseau Audoin, est lancée, pour le tracé d'un chemin de fer en Afrique centrale, de Brazzaville et  qui arriverait à Libreville et non à Pointe-Noire.

Ce chemin devra permettre l'évacuation des matières premières des territoires de l'A.E.F. sans trop de difficultés. Une autre possibilité de tracé fut évoquée par les détracteurs de l'arrivée à Libreville, deux arguments à leur avantage, tracé long, et manque d'eaux profondes à Libreville. Par contre le tracé au sud du territoire offrait la possibilité de deux baies en eaux profondes et d'être le plus court possible.

Il ne restait qu'à choisir entre PUNTA NEGRA et Pointe indienne.

C'est ce qui fut fait le 13 juillet 1914, le décret autorisant la construction du chemin de fer et de ses deux ports Brazzaville sur le fleuve et PUNTA NEGRA sur la mer, est signé à Paris.

Le site de Punta Negra est choisi pour le port en mer, pour des raisons évoquées ci-haut et pour d'autres raisons dont nous reviendrons plus tard au cours de nos prochains propos.

En 1921, est donné le premier coup de pioche des travaux de la construction du chemin de fer et de son port par le gouverneur général Victor Augagneur.

En 1922, compte tenu du choix du site de Punta Negra, de la nature des transports et des considérations de conquêtes coloniales, le décret créant la ville de Pointe-Noire est finalement signé le 22 mai. Ce décret signait la mort lente de la capitale des Loangos : Loango, qui à partir de cette date va perdre son influence politique, culturelle et économique. Sans économie, Loango n'avait aucune chance de résister plus tard à la croissance démographique et économiquo-culturelle de la future ville de Pointe-Noire.

Pointe-Noire verra son rôle confirmer en 1924 par la publication d'un premier plan directeur sur une base démographique de 5000 habitants et surtout par la construction du Wharf en 1926, Loango perdant définitivement son rôle de point maritime qu'elle avait exercé depuis les années de la rencontre avec les Portugais et de l'esclavage.

Le wharf va permettre d'accélérer le débarquement du matériel pour les travaux du chemin de fer qui tardaient à se terminer.

Une deuxième infrastructure c'est la construction de l'aérogare en ce moment Pointe-Noire est devenue une ville avec ses quartiers européens dit du Losange et ses villages africains peuplés des travailleurs du wharf et du chemin de fer.

L'inauguration du chemin de fer Congo-Océan (CFCO) en 1934 va achever le statut de ville de Pointe-Noire, c'est ainsi qu'elle devient une commune mixte en 1936 plus exactement à la date du 28 décembre.

En 1937 l'administration décide de l'électrification de la ville, celle-ci est confiée à Unelco sous forme de contrat de concession qui devait se terminer au 1er janvier 1985.

Le premier paquebot qui accoste à Pointe-Noire le fera en 1942

A partir des années 1950, avec l'installation de l'évêché, Pointe-Noire devient une ville à part entière et ce jusqu'en 1959.

Pointe-Noire devient capitale du Moyen-Congo, en abritant le siège du gouverneur, du chef du territoire et de l'assemblée territoriale et des services administratifs.

Le gouverneur du Moyen-Congo habite à partir de cette année jusqu'à l'indépendance la ville de Pointe-Noire. Brazzaville n'ayant que le statut de capitale de l'AEF.

En 1954, le lycée Victor Augagneur ouvre ses portes.

En 1956, avec la loi cadre Pointe-Noire devient une commune de plein exercice, avec  plus d'autonomie administrative pour le maire.

En 1958, précisément en novembre 1958, à la suite de la loi cadre de Gaston Deffere de 1956, le territoire du Moyen-Congo devient la république autonome du Congo, et non indépendante.

En 1959, le 21 novembre, ont lieues les premières élections législatives, à la suite d'événements que l'on peut qualifier de rocambolesques et de dramatiques en même temps, l'abbé Fulbert Youlou est élu Premier ministre de la république du Congo, battant de ce fait, Monsieur Jean-Felix Tchicaya, le premier  et unique député congolais à l'assemblée française dès 1946.

Suite aux incidents ayant émaillés les élections législatives,  les députés de l'UDDIA, étant restés seuls dans la salle décident du vote de l'acte constitutionnel, dans la même nuit, transfèrent sans débat et consultation la capitale du Congo à Brazzaville, lieu plus rassurant pour les fameux vainqueurs de ces élections.

Pointe-Noire cessant de ce fait d'être la capitale du Congo. 

par Mouélé Kibaya

pour lire la suite voir http://lepangolin.canalblog.com .

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