10 mars 2009

Erreurs chirurgicales : la « check-list » de l’OMS porte ses fruits

Plus de 6 mois après la publication de sa « check-list » fixant des normes de sécurité standardisées à respecter au bloc opératoire, l’OMS dresse un bilan largement positif de cette action. Les essais effectués dans 8 pays pilotes révèleraient en effet une réduction d’un tiers des décès et des complications chirurgicales.

Cette « check-list » n’est autre qu’un protocole de contrôle succinct mis à disposition des équipes en salle d’opération. Il s’agit tout simplement de valider les procédures au cours de trois étapes critiques : avant l’induction de l’anesthésie, avant l’incision et enfin, avant la sortie du bloc.

L’étude a été conduite sur un mois dans les hôpitaux de 8 pays, aussi bien riches qu’en développement : la Tanzanie, les Philippines, l’Inde et la Jordanie, les Etats-Unis et le Canada, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande. Près de 7 700 patients ont été inclus dans ce travail.

Résultat, le taux de complications majeures après intervention chirurgicale a été ramené de 11% à 7% en moyenne. Ce qui en effet, correspond à une réduction d’un tiers. Quant aux décès, ils ont diminué de… 40%. Pour le Dr Atul Gawande en charge de la mise au point de la liste, la portée de ces résultats est telle qu’elle pourrait devenir aussi essentielle que le stéthoscope dans la médecine de tous les jours. Cet optimisme ne doit tout de même pas faire oublier les réticences de nombreux spécialistes. A savoir que le renforcement isolé des contrôles en salle d’opération ne suffira jamais. Seule une vérification plus rigoureuse des compétences des praticiens réduira sérieusement les erreurs chirurgicales…

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12 février 2009

Les systèmes de santé privés dans les pays pauvres sont inefficaces


Les systèmes de santé privés dans les pays pauvres sont inefficaces

PARIS, France, 12 février 2009/African Press Organization (APO)/ — De nombreux pays donateurs, y compris la France, font la promotion dans les pays pauvres des programmes de santé privés. Oxfam International publie aujourd’hui un rapport, « Optimisme aveugle : une remise en question des mythes concernant les soins de santé privés dans les pays pauvres », qui affirme que les systèmes de santé privés sont souvent inefficaces et mettent en péril les vies des populations pauvres.

Le rapport d’Oxfam International analyse les systèmes de santé de nombreux pays en développement et évalue les principaux arguments en faveur de soins de santé privés (meilleurs résultats à moindre coût, réduction des inégalités, responsabilisation…). Il conclut que, contrairement à ce qui est prôné actuellement par les bailleurs de fonds internationaux, la promotion du secteur privé n’est pas la panacée pour construire des systèmes de santé de qualités, accessibles à tous. Au lieu de promouvoir les systèmes de santé privés, il est nécessaire de renforcer les capacités des états du Sud à promouvoir des soins de santé publics et gratuits, seul moyen efficace pour sauver des millions de vies dans le monde.

Avec des investissements publics inadaptés, une gestion souvent déplorable des finances publiques, un soutien insuffisant de la communauté internationale et une promotion du secteur privé à tous crins, les systèmes de santé se sont écroulés dans les pays en développement. Les gouvernements de ces pays et la communauté internationale doivent les reconstruire.

« Après des années de désinvestissement, sous l’influence des bailleurs de fonds internationaux, les services de santé publique dans les pays pauvres sont délabrés En Afrique subsaharienne, l’espérance de vie des adultes ou le nombre d’accouchements assistés par du personnel qualifié ont reculé au cours des dix dernières années » déclare Sébastien Fourmy, d’Oxfam France – Agir ici.

« La réforme des systèmes de santé est aujourd’hui au cœur de l’aide au développement. La promotion du secteur privé par des organisations internationales telle que la Banque mondiale, soutenue par la France, doit être remise en cause ».

L’étude d’Oxfam démontre que plus un gouvernement investit massivement dans les services de santé, plus les taux de mortalité baissent.

« Grâce aux dépenses publiques de santé en augmentation au Sri Lanka par exemple, les Sri lankaises peuvent désormais espérer vivre aussi longtemps que les Allemandes malgré des revenus dix fois moins importants. Pour l’avenir des populations pauvres, seul le développement de systèmes de santé publics forts peut garantir l’accès du plus grand nombre aux services essentiels de santé, et ainsi améliorer sensiblement l’espérance de vie de pays entiers » explique Anna Marriott, auteure du rapport.

Oxfam France – Agir ici rappelle également que le gouvernement français n’a toujours pas validé sa nouvelle stratégie de coopération en matière de santé 2007 – 2012. « Les priorités sectorielles et géographiques de l’aide française ne sont pas claires. Aujourd’hui le gouvernement français se contente de souscrire à la stratégie que promeut la Banque mondiale en matière de santé. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, doit rompre avec cette position et appuyer une politique de coopération qui fait du renforcement des systèmes de santé publics et de la formation des personnels de santé la première des priorités » conclut Sébastien Fourmy.

SOURCE : OXFAM International

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26 janvier 2009

Rien de tel que l’allaitement maternel! -

Pour qu'il soit fort et robuste, de nombreuses mères proposent très tôt des aliments solides à leur bébé. Dès les premiers mois, en fait.  Or ces aliments sont dangereux pour le nourrisson. 

Trop souvent préparés avec une eau  de qualité insuffisante, ils permettent à des microbes de s'introduire dans le corps du petit, provoquant diarrhées ou infections des voies respiratoires. Même quand l’hygiène est bonne et l’eau de qualité, des allergies peuvent se produire. Et enfin, ces aliments remplissent l'estomac de l'enfant. Il absorbe alors moins de lait, dont il a un besoin essentiel. 

Rien ne sert de faire compliqué. Le lait maternel offre à lui seul tous les nutriments nécessaires au bébé pendant ses six premiers mois… A condition bien sûr qu'il soit utilisé de manière exclusive, sans ajout d'eau ni de tisane. Autre avantage : il stimule le système immunitaire et les réactions naturelles de l’enfant lors des vaccinations. Enfin ce n'est pas cher, et ce lait est disponible immédiatement… toujours à température idéale !

Quand l'enfant aura 6 mois, vous pourrez envisager d'introduire des compléments alimentaires plus solides. Néanmoins, la poursuite de l'allaitement jusqu'à deux ans reste vivement conseillée.

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12 janvier 2009

Fatigué ? Pensez à la carotte

Riches en vitamine et provitamine A, en substances minérales et en oligo-éléments, les carottes sont recommandées contre les états de fatigue et les anémies, les dermatoses et certains troubles de la vision. Toutes les jeunes mamans connaissent aussi l’efficacité de la purée de carottes dans le traitement des infections intestinales et des diarrhées du nourrisson.

Enfin, ne sous-estimons pas l’importance de son rôle dans le renouvellement des cellules du sang.  Comme produit d’hygiène alimentaire, sachez que la carotte régularise les fonctions digestives, stimule la croissance et augmente globalement les défenses biologiques naturelles.  Enfin, si tout le monde sait qu’elle apporte du bêta-carotène qui est un bon inducteur de bronzage, il est également bon de savoir qu’elle favorise le renouvellement du pourpre rétinien, augmentant  l'acuité visuelle et la vision crépusculaire. ..

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19 décembre 2008

Zimbabwe: le choléra a fait 1.123 morts, la situation s'aggrave (ONU)

GENÈVE (AFP) — Le choléra, qui a fait 1.123 morts depuis son apparition en août selon un dernier bilan, continue de progresser au Zimbabwe où la situation "s'aggrave" dans certaines régions malgré de premiers signes d'amélioration près de la capitale, a estimé vendredi l'ONU.

Un total de 20.896 personnes malades ont été diagnostiqués au 18 novembre dans tous le pays, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Le précédent bilan de l'ONU rendu public jeudi faisait état de 1.111 morts et de 20.581 malades.

La capitale Harare porte toujours le plus lourd fardeau, selon OCHA. Toutefois le nombre de 224 décès n'a pas évolué depuis la veille. Selon un épidémiologiste de l'OMS, de retour d'une mission sur place, la situation donne quelques signes d'amélioration près de la capitale.

"La situation sur le terrain diffère d'une région à l'autre. Elle semble apparemment s'améliorer dans la périphérie de la capitale Harare", a raconté Dominique Legros lors d'un point de presse.

"Mais, elle s'aggrave dans d'autres régions", a-t-il poursuivi s'alarmant particulièrement de l'état de nombreux hôpitaux, révélateur des difficultés des autorités à répondre à l'épidémie rampante.

"La situation dans les établissements de santé est tout à fait préoccupante. J'ai vu des hôpitaux vides, des sortes d'hôpitaux fantômes désertés par le personnel médical qui ne vient pas travailler", a décrit le docteur Legros.

Les médecins et infirmières qui ne parviennent plus à obtenir leurs salaires auprès des banques en rupture de billets, n'ont plus les moyens de payer leur ticket de transport jusqu'à leur lieu de travail, avait expliqué OCHA jeudi.

Depuis août, la maladie qui se transmet par les eaux usées ne cesse de progresser au Zimbabwe pour s'étendre à tout le pays et menacer ses plus proches voisins tel que l'Afrique du Sud. Les organisations internationales ont peiné à répondre aux besoins croissants de la population.

L'OMS a estimé toutefois que les choses vont dans la bonne direction: "nous faisons d'énormes progrès dans notre surveillance de la situation. Nous avons obtenu du gouvernement l'autorisation de faire remonter du terrain les informations, de manière à être alertés instantanément en cas de nouvelle épidémie. Jusqu'à la semaine dernière, le système de surveillance et d'alerte était trop lent", a expliqué M. Legros.

Ce système d'informations est crucial, a-t-il insisté car il permet d'adapter en conséquence l'aide humanitaire.

L'épidémie a mis en valeur le marasme social, économique et politique du pays gouverné depuis 28 ans par Robert Mugabe, qui s'accroche au pouvoir malgré une défaite historique de son parti aux législatives de mars.

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18 novembre 2008

Cancers et téléphone portable : les experts toujours circonspects

Interphone, le plus vaste projet de recherche sur le lien entre les téléphones portables et la survenue de tumeurs, approche de sa conclusion. Celle-ci d’ailleurs pourrait bien ne pas en être une, tellement les nuances sémantiques et les pincettes employées par les auteurs sont nombreuses.

Treize pays, autant d’études nationales avec à ce jour… l’absence de toute certitude quant à la dangerosité du portable. Certes, la mise en commun des données scandinaves et d’une partie de celles du Royaume-Uni a permis de dégager un risque de gliome (c'est-à-dire de tumeur cérébrale) significativement accru a précisé le CIRC, le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (en France), le centre OMS coordonnateur d’Interphone. Un risque à mettre en relation avec l’utilisation de téléphones portables du côté de la tête où la tumeur s’est développée pour une période de 10 ans ou plus.

Mais immédiatement, les auteurs introduisent le doute en soulignant que ces résultats pourraient représenter soit un rapport de cause à effet, soit un artéfact qui serait lié à la différence de rappel entre les cas et les témoins... En d’autres termes, à un biais méthodologique. Il semblerait donc que le débat soit encore loin d’être tranché. Précisons toutefois qu’il ne s’agit là que de conclusions intermédiaires. La version finale de l’étude ne devrait pas être publiée avant 2009. Nous y reviendrons.

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03 novembre 2008

Transmission du VIH de la mère à l’enfant : les résistances gagnent du terrain

Selon une étude américaine, la nevirapine utilisée seule pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays en développement, resterait pendant 15 jours dans le sang et le lait maternel. Ce laps de temps est suffisant pour permettre une mutation du virus. Avec à la clef un risque considérable de voir se développer des résistances. Les chercheurs ont suivi 32 Zimbabwéennes, toutes enceintes et séropositives au VIH. Celles-ci -qui au moment de l’étude n’avaient pu bénéficier du protocole thérapeutique standard comprenant une dose de nevirapine puis une dose de zidovudine - ont reçu une dose unique de nevirapine.

Aucune de ces femmes ne présentait de résistances au début de leur grossesse. Or quinze jours après l’accouchement, les bilans sanguins ont montré que plus d’un tiers d’entre elles avaient développé des résistances. Plus grave, le lait maternel de 65% des patientes contenait des charges virales détectables de virus  résistants. Avec comme conséquence le risque de transmettre le virus aux enfants à l’occasion des tétées. Si ces femmes avaient eu accès aux combinaisons thérapeutiques les plus efficaces, elles n’auraient pas développé ces résistances.

Autre problème, soulevé celui-ci par la fondation Campaign for fighting diseases : la plupart des traitements disponibles dans les pays les plus pauvres reposent en réalité, sur des médicaments génériques produits en Inde. Sélectionnés par le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, certains ne font pas l’objet de contrôles aussi rigoureux que dans les pays du Nord. Résultat, des études indépendantes font état d’une augmentation des résistances dans les pays en développement.

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29 septembre 2008

Paludisme : un Plan pour sauver 4 millions de vies dans le monde

Le partenariat « Faire reculer le paludisme » publie aujourd’hui son nouveau Plan de lutte » pour les années 2008-2015. Son objectif, proposer des moyens concrets aux autorités sanitaires de tous pays pour dynamiser le combat contre cette maladie qui tue près d’un million de personnes chaque année, essentiellement des enfants.

Le constat est simple : lutter contre plasmodium falciparum (le parasite à l’origine de la maladie) ne coûterait qu’une petite fraction des coûts financiers supportés actuellement par les pays d’endémie. Un argument choc mis en avant dans le rapport, chiffres à l’appui.

A elles seules, les pertes de l’Afrique sont ainsi estimées à 12 milliards de dollars par an. Encore ne s’agit-il là que des coûts directs… la perte de PIB serait en effet beaucoup plus importante. Or d’après les projections du Plan, il suffirait de 5,3 milliards de dollars en 2009, de 3,2 milliards en 2010 et 5,1 milliards en 2011 pour gagner la bataille dans « l’ensemble des pays d’endémie ». Un total de 13,6 milliards de dollars… C’est à peine plus que les pertes annuelles estimées sur le continent noir.

Le temps presse. Le paludisme menace près de la moitié de l’Humanité dans 109 pays d’Afrique, d’Asie, du continent américain, d’Europe et du Moyen Orient. « Nous estimons à plus de 4,2 millions le nombre de vies qui pourraient être sauvées d’ici 2015 grâce à la mise en œuvre du Plan », conclut le Pr Awa Marie Coll-Seck, Directeur exécutif du partenariat « Faire reculer le Paludisme ».

source : destination santé

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