Nigéria : la polio bientôt éradiquée ?
Bonne nouvelle dans la lutte contre la poliomyélite ! Le vaccin oral monovalent mOPV1, introduit au Nigéria en 2006, s’est révélé 4 fois plus efficace que ses prédécesseurs. En un an, le nombre de cas de poliomyélite rapporté dans le pays a en effet chuté de 75%.
Produit par Sanofi-Pasteur, le mOPV1 est un vaccin très puissant spécialement conçu pour contrer le poliovirus de type 1, la souche prédominante dans la région. Une arme de choc donc, pour tenter d’éradiquer la maladie dans l’un des 4 derniers pays d’endémie (avec l’Afghanistan, l’Inde et le Pakistan) encore en proie au fléau.
Plus de 700 cas ont été enregistrés au Nigéria depuis le début de l’année. C’est 82% du nombre total de cas rapportés dans le monde ! Une réalité qui découle directement de la décision des autorités locales de surseoir aux vaccinations de masse en 2004. Cette erreur a déjà fait perdre plus de 8 années à la campagne d’éradication lancée par l’OMS il y a 20 ans…
Source : www.destinationsant e.com
Transmission du VIH de la mère à l’enfant : les résistances gagnent du terrain
Selon une étude américaine, la nevirapine utilisée seule pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays en développement, resterait pendant 15 jours dans le sang et le lait maternel. Ce laps de temps est suffisant pour permettre une mutation du virus. Avec à la clef un risque considérable de voir se développer des résistances. Les chercheurs ont suivi 32 Zimbabwéennes, toutes enceintes et séropositives au VIH. Celles-ci -qui au moment de l’étude n’avaient pu bénéficier du protocole thérapeutique standard comprenant une dose de nevirapine puis une dose de zidovudine - ont reçu une dose unique de nevirapine.
Aucune de ces femmes ne présentait de résistances au début de leur grossesse. Or quinze jours après l’accouchement, les bilans sanguins ont montré que plus d’un tiers d’entre elles avaient développé des résistances. Plus grave, le lait maternel de 65% des patientes contenait des charges virales détectables de virus résistants. Avec comme conséquence le risque de transmettre le virus aux enfants à l’occasion des tétées. Si ces femmes avaient eu accès aux combinaisons thérapeutiques les plus efficaces, elles n’auraient pas développé ces résistances.
Autre problème, soulevé celui-ci par la fondation Campaign for fighting diseases : la plupart des traitements disponibles dans les pays les plus pauvres reposent en réalité, sur des médicaments génériques produits en Inde. Sélectionnés par le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, certains ne font pas l’objet de contrôles aussi rigoureux que dans les pays du Nord. Résultat, des études indépendantes font état d’une augmentation des résistances dans les pays en développement.
Paludisme : un Plan pour sauver 4 millions de vies dans le monde
Le partenariat « Faire reculer le paludisme » publie aujourd’hui son nouveau Plan de lutte » pour les années 2008-2015. Son objectif, proposer des moyens concrets aux autorités sanitaires de tous pays pour dynamiser le combat contre cette maladie qui tue près d’un million de personnes chaque année, essentiellement des enfants.
Le constat est simple : lutter contre plasmodium falciparum (le parasite à l’origine de la maladie) ne coûterait qu’une petite fraction des coûts financiers supportés actuellement par les pays d’endémie. Un argument choc mis en avant dans le rapport, chiffres à l’appui.
A elles seules, les pertes de l’Afrique sont ainsi estimées à 12 milliards de dollars par an. Encore ne s’agit-il là que des coûts directs… la perte de PIB serait en effet beaucoup plus importante. Or d’après les projections du Plan, il suffirait de 5,3 milliards de dollars en 2009, de 3,2 milliards en 2010 et 5,1 milliards en 2011 pour gagner la bataille dans « l’ensemble des pays d’endémie ». Un total de 13,6 milliards de dollars… C’est à peine plus que les pertes annuelles estimées sur le continent noir.
Le temps presse. Le paludisme menace près de la moitié de l’Humanité dans 109 pays d’Afrique, d’Asie, du continent américain, d’Europe et du Moyen Orient. « Nous estimons à plus de 4,2 millions le nombre de vies qui pourraient être sauvées d’ici 2015 grâce à la mise en œuvre du Plan », conclut le Pr Awa Marie Coll-Seck, Directeur exécutif du partenariat « Faire reculer le Paludisme ».
source : destination santé








