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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie compteur

18 mars 2010

Quand la cuisine tue à petit feu…

Quand la cuisine tue à petit feu…

Bois, charbon et gaz butane: ces modes de cuisson pourtant traditionnels, sont particulièrement dangereux pour les poumons. Six cents Ivoiriennes, qui cuisinaient 5 jours par semaine depuis au moins 5 ans, ont été interrogées pour savoir à quel type de cuisson  elles recouraient. Si toutes celles qui utilisaient le bois ont présenté une atteinte respiratoire, les résultats obtenus par celles qui cuisinaient au charbon  ont été à peine meilleurs : 98% d’entre elles étaient affectées. Quant au  gaz butane, il a provoqué des atteintes moins nombreuses mais pratiquement une femme sur deux  souffrait malgré tout des conséquences d’une pollution au butane...

 

Les éternuements et les obstructions nasales sont également plus fréquents chez les femmes qui privilégient la cuisson au bois (45%) ou au charbon (38%).  Pour leur part, 16% des utilisatrices de butane en ont souffert. Toux rebelle, douleurs thoraciques et dyspnée ont également concerné pratiquement  une femme sur deux parmi les adeptes de la cuisine au bois.

 

Pourquoi de tels résultats ?  Parce qu’en brûlant, ces combustibles naturels polluent l’air intérieur.  Ils dégagent des  particules fines, de l’oxyde d’azote, du monoxyde de carbone et du benzène. Le danger est d’autant plus important que nombre de logements ne disposent ni d’aération  ni de cheminée. Or la surmortalité induite par ces pollutions est importante : broncho-pneumopathi e chronique obstructive, dilatation des bronches, cancer des poumons, pathologies cardiovasculaires… . Veillez donc toujours à bien ventiler votre cuisine.  Et si vous disposez d’une hotte aspirante, mettez-là en route dès que vous allumez votre plaque de cuisson au gaz.  Même pour faire chauffer de l’eau…

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10 mars 2010

De la cueillette à l’assiette, où s’envolent vitamines et minéraux ?

Tomates, courgettes, poireaux, navets… les légumes sont récoltés puis conservés, découpés et enfin cuisinés avant d’atterrir dans nos assiettes. Or ces étapes sont souvent fatales aux vitamines et minéraux dont ils regorgent... au moment de la cueillette ! Les micronutriments sont fragiles. L’air et la lumière par exemple, suffisent à détruire une partie des minéraux et vitamines. Dans le cas de légumes frais, l’idéal est de les consommer dans les 72 heures suivant leur achat, pour éviter l’oxydation. C’est un idéal … souvent hors d’atteinte,  lorsque le quotidien nous contraint à faire un « plein » de courses hebdomadaire.

Pour limiter les dégâts, attendez la dernière minute pour découper concombres et tomates. Utilisez-les ensuite, en une seule fois. Car dès qu’ils sont « entaillés », l’oxygène entre dans les légumes, qui perdent toutes leurs vitamines en quelques heures. Lorsque vous les lavez, ne les laissez surtout pas tremper dans l’eau. Vous risquez de faire disparaître les vitamines hydrosolubles – les vitamines du groupe B et la vitamine C notamment.

Pour la même raison, la cuisson à l’eau n’est vraiment pas recommandée, car une bonne partie des vitamines et minéraux est dissoute dans l’eau ! Rien ne vous empêche bien sûr, de consommer ce bouillon ou de vous en servir avantageusement pour cuisiner vos sauces. Les vitamines liposolubles – vitamine A, D, E et K -  résistent mieux à la chaleur. Ainsi les carottes ne perdent-elles que 10% de leur béta carotène (ou provitamine A) lorsqu’elles sont cuites à l’eau.

La cuisson à la vapeur est celle qui préserve le mieux les vitamines et minéraux. Quant à la cocotte minute… cette cuisson « sous pression » à plus de 100°C accélère l’oxydation. Bien peu de vitamines résistent à une telle température… Le micro-ondes, comme la cuisson vapeur, n’altère quasiment pas les minéraux. Faute de légumes frais, les surgelés représentent une alternative intéressante : transformés rapidement après la récolte, les légumes ne perdent « que » 20% de leurs vitamines. Ceux qui sont en conserve en revanche, perdent entre 30% et 40% de leurs vitamines. Mais ils conservent toutes leurs fibres et leurs autres constituants nutritionnels !

Source : www.destinationsant e.com 

Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse Panafricaine.

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27 février 2010

L’hygiène de vie, c’est bien aussi pour le sexe…

L’hygiène de vie, c’est bien aussi pour le sexe…

Sédentarité et tabagisme, figurez-vous, augmenteraient le risque de dysfonction érectile. Voilà donc une raison supplémentaire de bien soigner son hygiène de vie !

 Les médicaments c’est bien, mais il y a des échecs et des effets secondaires. Sans parler de leur coût et de leurs inconvénients en matière de spontanéité rappelle le Pr Muammer Kendirci. Urologue-andrologue à Istanbul en Turquie, il s’est penché sur l’intérêt de l’exercice physique et du sevrage tabagique… dans le traitement de la dysfonction érectile.

 Chez des hommes inactifs ou faiblement actifs (c’est-à-dire pratiquant moins de 2 heures et demi d’activité physique par semaine), l’augmentation du risque de dysfonction érectile peut atteindre 43% à 61%. Or c’est avéré, l’exercice physique fait baisser les facteurs de risque de dysfonction érectile, comme le diabète et l’hypertension. Bien plus, il exerce également un effet intrinsèque, en améliorant la circulation sanguine. Laquelle est évidemment nécessaire à une érection de qualité.

 Le tabagisme aussi est un sujet d’importance. La probabilité pour un fumeur de présenter une dysfonction érectile est multipliée par deux, en comparaison d’un non-fumeur. Le risque est d’ailleurs proportionnel au nombre de cigarettes fumées… mais diminue avec l’arrêt du tabac. Mieux vaut arrêter tôt, avant que ne surviennent les changements vasculaires responsables de la dysfonction érectile. Alors Messieurs si vous voulez continuer à profiter de la vie et de l’amour… n’aspirez pas la bouffée de trop !

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Un organe à la hauteur de sa mission

Elle est très mobile et molle, elle mesure 10 cm de long environ et joue un rôle essentiel, notamment dans notre alimentation. Il s’agit de notre langue, bien sûr. Un organe installé au milieu de la bouche, relié à la base du pharynx. Elle se compose d’une multitude de récepteurs sensoriels que l’on appelle des papilles. Une véritable magie.

 

Car la langue, c’est un concentré de la plus haute technologie. D’abord sur le plan purement « mécanique », elle est en quelque sorte à la bouche ce que les doigts sont à la main. La langue brasse les aliments pour faciliter leur mélange à la salive. Mais pas seulement. Elle participe aussi à la constitution du bol alimentaire, en comprimant la nourriture contre le palais, avant de la propulser dans le pharynx en direction de l’œsophage puis de l’estomac. Et par son positionnement dans la bouche, elle nous permet aussi d’élaborer et de moduler des sons. De parler, tout simplement.

 Mais la langue, c’est également le goût. Les papilles qui la composent sont à l’origine du signal gustatif sans lequel nous serions incapables de distinguer le sucré du salé, par exemple. Classées par forme –foliées, caliciformes, ou fongiformes – ces papilles renferment des « bourgeons du goût ». Ces derniers fonctionnent comme des récepteurs sensoriels. Ils transmettent au cerveau les informations chimiques correspondant aux caractéristiques gustatives des aliments présents dans notre bouche. Une mission très pointue, partagée il est vrai, par la vue et l’odorat qui participent aussi mais de façon indirecte, à l’élaboration du goût.

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24 février 2010

L’ail, condiment aux mille vertus

L’ail, condiment aux mille vertus

Il est certes, l’allié de nos assaisonnements. Mais l’ail serait-il aussi, un médicament ? L’Histoire pourrait le laisser croire. Dans l’Antiquité, les armées grecques et romaines l’utilisaient pour décupler leurs forces. Les Khirgizes considérés comme les descendants directs des hordes d’Attila, en font depuis tout temps une consommation pluriquotidienne.  Et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’ail permit aux Soviétiques de parer à la pénurie d’antibiotiques. Les médecins le surnommaient alors la « pénicilline russe ».

 

Ses vertus tiennent essentiellement à sa richesse en composants soufrés. L’ail appartient à la famille des alliacées, tout comme les poireaux, les oignons et la ciboulette. C’est prouvé, il contribue à diminuer la pression artérielle chez les hypertendus. Selon une enquête publiée par l’Institut Américain de Recherche sur le Cancer en 2007, il réduirait aussi le risque de cancer du colon. Consommé au quotidien, il évite les ballonnements intestinaux, facilite la digestion et, consommé cru, préviendrait efficacement les diarrhées.

 

Mieux vaut le consommer cru et le plus frais possible, mais ne négligez pas pour autant l’ail en poudre, riche en magnésium, en sélénium et en vitamines B1, B2 et B6. Quant à l’ail cuit, il en faudrait 3 à 5 gousses par jour pour obtenir les effets d’une seule gousse d’ail cru…

 

Modérez toutefois votre consommation si vous prenez des anticoagulants, car l’ail possède un pouvoir fluidifiant. Sa consommation est donc, déconseillée à la veille d’une intervention chirurgicale.

 

Quant à l’haleine, amateurs d’ail réjouissez-vous : plus vous habituerez votre organisme à l’ail et moins votre haleine en pâtira ! Sa consommation régulière favorise en effet la formation d’enzymes qui minimisent les effluves aillées… Et si cela ne suffit pas, essayez le persil ou la menthe, très efficaces.

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18 février 2010

Prématurité : les pays en développement en première ligne

Prématurité : les pays en développement en première ligne

Près de 10% des nouveau-nés voient le jour avant terme dans le monde. Et parmi eux, 85% naissent en Afrique et en Asie, ces continents représentant respectivement 31% et 54% des naissances prématurées. Ces chiffres reflètent une fois encore les disparités majeures entre pays en développement et pays développés.

 

Les taux de naissances prématurées s’établissent à 3,8% en Asie centrale, 6,2% en Europe, 10,6% en Amérique du Nord et 17,5% en Afrique australe. Les conditions médicales de la grossesse sont en cause, mais aussi des facteurs génétiques et environnementaux ou certains traitements de l’infertilité. Les petits prématurés sont aussi plus exposés à la mortalité périnatale lorsqu’ils sont venus au monde dans un pays en développement.

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26 janvier 2010

Paludisme : la route est encore longue

Paludisme : la route est encore longue

En progrès mais… doit mieux faire ! Le rapport sur le paludisme, publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est en demi-teinte. Distribution de moustiquaires et de traitements antipaludéens sont en hausse, mais pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, un effort financier supplémentaire sera indispensable.

 

L’engagement financier international a certes augmenté, passant de 730 millions de dollars en 2006 à 1,7 milliard en 2009. Désormais, 31% des foyers africains possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide, et 24% des enfants de moins de 5 ans bénéficient de leur protection. Quant au nombre de cas, une baisse de 50% au moins est enregistrée dans le tiers des 108 pays touchés par le paludisme.

 

Pour autant et même s’il s’améliore, l’accès aux médicaments comportant de l’artémisinine n’est encore une réalité que pour moins de 15% des enfants concernés. Et les financements restent concentrés sur de petits pays.

 

Deux autres menaces planent : celle de la résistance des parasites aux antipaludéens, et celle des moustiques aux insecticides. Différentes actions doivent être mises en œuvre pour les limiter : prévenir la propagation du paludisme ; diagnostiquer, traiter et suivre les cas de contamination ; proscrire l’utilisation d’artémisinine seule ; et surveiller les signes précurseurs de résistance.

 

Comme l’a souligné le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, l’augmentation du financement de la lutte antipaludique entraîne une extension des outils à notre disposition. L’aide au développement pour la santé est efficace. Le Plan mondial d’action contre le paludisme doit être poursuivi, pour conforter les premiers acquis… et les améliorer.

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25 décembre 2009

Grippe H1N1 : mais où est passée la pandémie ?

Photo : dans le métro à Mexico (Eneas/Flickr)

En partenariat avec Books

« La pandémie de grippe H1N1 est “en pleine accélération” en France, a prévenu la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d'une visite du collège Jules-Romains à Paris (VIIe arrondissement). […] Le début […] des vaccinations en collèges et lycées “se passe dans une période de pleine accélération de la pandémie, avec un nombre de cas graves également en augmentation et de cas, hélas mortels, aussi en pleine augmentation”, a déclaré la ministre ».

Un mois après cette déclaration, faite le 25 novembre (dépêche Reuters reprise par le site Nouvelobs.com), force est de constater que c'était du pipeau. Et que la ministre, soit le savait, soit était manipulée. Il n'y a pas de pandémie, il n'y en a pas eu et, selon toute vraisemblance, il n'y en aura pas.

Pas de quoi fouetter un cochon

Utilisé en anglais comme adjectif depuis 1666 (« pandemic ») et en français depuis 1752, le mot « pandémie », formé des mots grecs « pan » (tout) et « démos » (peuple) est une épidémie qui menace toute la population. En l'occurrence, nous savons maintenant que la « pandémie » de grippe « porcine » H1N1 a moins tué que la grippe saisonnière habituelle. Pas de quoi fouetter un cochon.

Existait-il au moins un risque sérieux de pandémie, justifiant qu'on sonne le tocsin ? Beaucoup en doutent. Je donne ici le point de vue du professeur Philippe Even, ancien doyen de Necker, qui m'a autorisé à le citer :

« Les décisions à prendre en avril et mai étaient difficiles et certains diront qu'il valait mieux un excès de précautions qu'une absence de précautions - jusqu'à acheter ces corbillards et camions frigorifiques (dont plus personne ne parle), qui avaient tant manqué en juillet 2003.

Les premiers travaux expérimentaux avec ce virus menés sur le furet (l'animal d'expérience traditionnel dans la grippe) publiés en juin, pouvaient inquiéter, puisque le virus était capable de descendre jusque dans les alvéoles du poumon, alors que le virus de la grippe saisonnière s'arrête plus haut, dans la trachée et les bronches. Cela a participé de l'affolement initial.

Mais les réactions de l'OMS et plus encore de Mme Bachelot ont été dès le début excessives. »

Le professeur Even précise :

« En juin, il était clair que cette grippe se propageait un peu plus vite que la grippe saisonnière, mais qu'elle n'était probablement pas plus dangereuse. C'est devenu certain dès le mois d'août.

Dès lors, l'achat de 94 millions de doses d'un vaccin qui n'existait pas encore (plus préemption sur 30 millions d'autres), 2 ou 3 fois plus que tous les autres pays, était totalement délirant, mais, j'en suis convaincu au niveau ministériel, d'une totale honnêteté.

Il est aujourd'hui démontré que cette grippe se diffuse beaucoup moins vite qu'on ne l'avait craint, arrive plus vite qu'on ne le pensait au pic de contamination et qu'elle n'est pas plus grave que les “ grippettes ” évoquées par le professeur Bernard Debré (les derniers chiffres américains donnent un mort pour 10 000 ou 20 000 malades).

Le ministère trafique aujourd'hui les chiffres en annonçant 150 ou 200 morts sans avoir la preuve de la responsabilité indirecte du virus et presque tous à 4 à 8 exceptions près, chez des malades d'une extrêmes fragilité, où le virus n'a été que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. »

Il pense par ailleurs que la vaccination antigrippale est un mythe :

« Qu'elle ne protège pas du tout (étude japonaise) ou peu, ne réduisant guère la durée de maladie et ne réduisant la mortalité que d'un facteur minuscule, au plus 30% des cas et probablement beaucoup moins.

Je pense cependant que la vaccination antigrippale n'a pas de toxicité significative.

Concernant le Tamiflu ou son équivalent le Relenza, ce sont des médicaments efficaces s'ils sont pris dans les 18 première heures de la contamination (pas des symptômes). Or ce n'est jamais le cas. Au-delà, l'efficacité est nulle.

Le dossier Roche [du nom du groupe pharmaceutique suisse qui produit le Tamiflu] est masqué et trafiqué, et le médicament d'une haute toxicité s'il est pris plus de 3 jours (au point qu'un article du Lancet parle d'une urgence iatrogénique contre laquelle il faut réagir immédiatement).

L'opération Bachelot coûte tout compris 1,7 milliard d'€, soit 2 à 3 fois le déficit des hôpitaux et 2 à 3 fois le budget de l'Inserm. »

Photo : dans le métro à Mexico (Eneas/Flickr)

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08 décembre 2009

Santé : vaccination des enfants

L’accès aux vaccins dans le monde est toujours inéquitable

En 2008, le nombre d’enfants vaccinés dans le monde a été estimé à 106 millions. Un record salué dans le dernier rapport « Vaccins et vaccination : la situation dans le monde », publié conjointement par l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale. Il reste pourtant beaucoup à faire, puisque « un milliard de dollars supplémentaire seraient nécessaires chaque année pour vacciner les enfants en danger », insistent les trois agences.

L’accès à la vaccination n’est pas encore équitable. Nous devons combler le fossé entre les riches et les pauvres, entre ceux qui reçoivent les vaccins indispensables et ceux qui ne les ont pas, souligne le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. Les populations des pays les plus démunis doivent bénéficier des progrès de la science.

En attendant, la situation financière de ces pays constitue un frein difficile à contourner, malgré l’aide internationale. Même à prix très réduits, le coût des nouveaux vaccins contre les infections à pneumocoques, les diarrhées à rotavirus et le HPV est, pour chacun d’entre eux, plus élevé que le coût de tous les autres vaccins traditionnels réunis.

Pour autant, un succès tel que celui obtenu dans la lutte contre la rougeole redonne espoir. Entre 2000 et 2007, la mortalité liée à cette maladie a baissé de 74% dans le monde, grâce notamment à l’aide apportée par l’Alliance GAVI. Cet exemple doit nous inciter à faire de nouveaux efforts pour vacciner tous les enfants du monde contre les maladies potentiellement mortelles, précise Ann Veneman, Directeur général de l’UNICEF.

Il existe désormais au moins 120 vaccins dans le monde. Et plus de 80 nouveaux produits sont parvenus à un stade avancé d’essais cliniques. Ils ciblent plus d’une trentaine de maladies contre lesquelles il n’existe à ce jour, aucun vaccin. L’espoir est donc de mise… mais à quel prix ?

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Etats-Unis : quand les enfants meurent faute d’assurance !

Dix-sept mille enfants meurent chaque année dans les hôpitaux américains, victimes d’un même « mal » : l’absence d’une assurance maladie.

Des chercheurs de Baltimore, aux Etats-Unis ont en effet comparé le nombre de décès observé en milieu hospitalier parmi des enfants, selon qu’ils étaient  assurés ou non. Les résultats sont sans équivoque : le taux de mortalité s’élève à 47 pour 10 000 dans le premier cas contre… 75 pour 10 000 dans le second.

Imaginez des parents dont l’enfant, dépourvu de protection sociale, se retrouve gravement malade. En se rendant à l’hôpital, ils ignorent probablement que leur progéniture encourt un risque de mortalité accru de 60%, par rapport à un son petit voisin de chambre couvert par une assurance, souligne l’auteur de ce travail. Conséquence directe non, mais dommage collatéral certainement : les parents d’enfants non assurés tardent souvent à consulter. Or les ressources de la médecine diminuent, souvent, au fil du temps qui passe…

Menée entre 1988 et 2005 dans 37 Etats, cette étude souligne le bien fondé de la réforme du système de protection sociale outre-Atlantique. Car 7 millions d’enfants sont encore privés d’assurance dans le pays. C’est-à-dire près d’un sur dix !

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30 novembre 2009

Pour les évêques africains, le sida n'est pas qu'un problème médical

30/11/2009 19:13

Après l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Afrique, tenue à Rome en octobre, les responsables catholiques ont réaffirmé l’engagement de l’Église contre l’épidémie sur tout le continent

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L’Église catholique en Afrique a-t-elle encore le droit de s’exprimer sur le sida ? La disqualification dont son discours semble faire l’objet, du moins dans le monde occidental, notamment depuis le voyage de Benoît XVI en Afrique au printemps dernier, a été vigoureusement mise en cause par les participants à la récente assemblée du Synode consacrée à l’Afrique, tenue à Rome du 5 au 25 octobre.

De fait, l’Église catholique est l’un des acteurs majeurs de la lutte contre le sida. À hauteur de 25 % dans le monde, mais à plus de 40 % sur le continent africain, voire 100 % pour les régions africaines les plus reculées.

Telle est la teneur du message publié pour cette Journée mondiale du sida par le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam). Sous la plume de son président, le cardinal Polycarpe Pengo, archevêque de Dar-Es-Salaam (Tanzanie), il prend la mesure du drame : « Le Corps du Christ est atteint du sida. »

Dans ce contexte, que fait l’Église ?

Et dénonce les manques des politiques publiques : « L’idée selon laquelle les traitements sont désormais ouverts à tous est erronée. Seul un tiers des personnes qui nécessitent un traitement en reçoit un. Et dans les deux ans qui suivent le début de la thérapie, seules 60 % de ces personnes sont toujours sous traitement. Pour deux personnes qui accèdent à une thérapie, cinq autres contractent l’infection. Le nombre d’orphelins et d’enfants abusés, vulnérables et infectés continue de croître exponentiellement. »

Le cardinal tanzanien poursuit : « Les guerres, l’instabilité, l’inégalité hommes-femmes et les ravages du changement climatique rendent les pauvres encore plus pauvres et plus vulnérables au VIH. »

Dans ce contexte, que fait l’Église ? Pour les évêques africains, « le sida n’est pas seulement un problème médical : un investissement orienté exclusivement sur les médicaments n’aboutira à rien. Seule une stratégie fondée sur l’éducation à la responsabilité individuelle dans le cadre d’une vision morale de la sexualité humaine peut avoir un réel impact sur la prévention de la maladie. »

"Beaucoup cherchent des conseils pour vivre sainement"

Utopie ? Les évêques s’adressent directement aux jeunes : « Ne permettez à personne de vous faire croire que vous n’êtes pas en mesure de vous maîtriser. L’abstinence est la meilleure des protections. »

Ce cri est repris par un jésuite, le P. Fratern Masawe, modérateur des supérieurs majeurs d’Afrique et de Madagascar (Jesam). Dans une lettre adressée le 1er décembre à tous les jésuites du continent noir, il affirme : « Ni bonne, ni mauvaise, la sexualité en Afrique a toujours été considérée comme moralement neutre, comme faisant partie de la vie. La conception de la sexualité par l’Église est souvent méprisée, car considérée comme rigide, irréaliste et moraliste. Mais en réalité, beaucoup cherchent des conseils pour vivre sainement. L’abstinence et la fidélité ne sont pas seulement les meilleures façons d’éviter le VIH et de maîtriser le sida, mais c’est également la voie sûre vers un accomplissement réel et personnel. »

Fort de ces soutiens africains, Benoît XVI a donc pu affirmer, dimanche après l’Angélus : « J’espère infiniment qu’en multipliant et conjuguant toutes nos forces, nous arriverons à vaincre cette maladie. »

Frédéric MOUNIER

Source : la croix

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26 novembre 2009

Sida: les trithérapies font reculer l’épidémie

Genève | Le nombre de nouvelles infections a reculé à Genève de 30% en une année. Les trithérapies deviennent une arme contre la propagation de l’épidémie.

Le professeur Bernard Hirschel.

© Paolo Battiston | Le professeur Bernard Hirschel. «Concernant l’Afrique, il est maintenant nécessaire d’évaluer le traitement en tant que prévention afin de mieux délimiter le potentiel, les inconvénients et les coûts.»

ÉRIC BUDRY | 26.11.2009 | 00:02

Difficile de rêver de meilleure nouvelle à cinq jours de la Journée mondiale de la lutte contre le sida ce 1er décembre (lire encadré). A Genève, le nombre de nouvelles infections au VIH a baissé drastiquement en 2009. Selon une projection, la diminution est de 30% entre 2009 et 2008, passant de 98 cas à 68. Un recul est également enregistré au niveau national, mais un peu moins important: de 777 à 650.

«Si elle est confirmée, car il s’agit encore de projections, cette baisse cantonale serait la plus forte jamais observée, précise Deborah Glejser, porte-parole des associations genevoises de lutte contre le sida. Elle amène le taux de nouvelles infections au niveau historiquement le plus bas.»

Ce succès, on le doit bien évidemment aux campagnes de prévention, mais également à une nouvelle donne. Les trithérapies ont non seulement permis de diminuer très fortement le nombre de décès dû au sida, mais les chercheurs se sont aussi aperçus que ce traitement avait un effet préventif car ils rendent ces personnes beaucoup moins contagieuses.

Espoir pour l’Afrique?

Le phénomène est aujourd’hui avéré, confirme Bernard Hirschel, chef de l’unité VIH/sida aux Hôpitaux universitaires de Genève. «Certains chercheurs estiment ainsi que, sans traitement, le nombre d’infections serait deux fois plus élevé en Suisse», poursuit-il.

La raison en est que les trithérapies parviennent aujourd’hui à réduire à tel point le nombre de virus qu’elles le rendent non détectable. Et les personnes ne sont dès lors pratiquement plus contagieuses.

Bernard Hirschel cite une recherche canadienne qui tend à montrer qu’une extension de la trithérapie permettrait de juguler l’épidémie. «Concernant l’Afrique, détaille le professeur, il est maintenant nécessaire d’évaluer le traitement en tant que prévention afin de mieux délimiter le potentiel, les inconvénients et les coûts. Mais ces derniers se chiffreraient forcément en milliards de francs.»

«Ne pas baisser la garde»

Espoir il y a, mais il ne doit être le prétexte à un relâchement de la prévention, d’autant que Genève reste le canton le plus touché. «Ce n’est pas le moment de baisser la garde, avertit Pierre-François Unger, ministre de la Santé. Cela a été le cas à la fin des années 90 lorsque la maladie a été banalisée à l’arrivée des trithérapies. Résultat: les cas ont immédiatement augmenté.»

Pour le conseiller d’Etat, le sida reste également une maladie stigmatisante. «A Genève, nous n’avons jamais combattu les malades du sida, mais la maladie. Poursuivons dans ce sens!»

Source : la tribune de Geneve

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