Mali : Teriya Bugu, village modèle
Merci à Herviaux journaliste au monde qui une fois encore dans son blog nous montre un visage positif de l'Afrique. Ce reportage est preuve que l'Afrique a toutes les chances de d'avancer pourvu que l'on investisse dans l'humain surtout dans le paysan.L'espoir est une valeur dans laquelle l'Afrique doit investir.
Je vous recommande vivement d'aller faire un tour sur ce blog. 14 avril 2009

(Paris & Bamako) - Teriya Bugu (prononcez Teriyabougou), “la case de l’amitié” en bamanan, est un village pilote situé au bord du Bani, affluent du fleuve Niger, au Mali. Une utopie devenue réalité, commencée au début des années 1960, née d’une rencontre entre Lamine Samaké, pêcheur somono, et Bernard Verspieren, père blanc.

Aujourd’hui véritable oasis située en brousse, elle rassemble quelque 500 personnes, au milieu de plus de 200 000 arbres plantés au bord du Bani, bénéficiant d’une école, d’un dispensaire maternité, d’une bibliothèque, d’une coopérative d’achat, d’une ferme, d’un potager, de vergers, de ruches…
Et surtout, Teriya Bugu repose sur des principes de développement durable et équitable. Pour preuve ses installations fournissant de l’énergie fondées sur le biogaz, le solaire photovoltaïque et thermique, et son centre de tourisme solidaire. Un ensemble composé de 25 chambres et bungalows (climatisées ou ventilées), un dortoir, un restaurant proposant une cuisine faite principalement à base des produits issus du village et de ceux des environs, une piscine, une salle de conférence de 100 places, un musée… et même une piste d’aviation homologuée de 800 mètres de long pour petits appareils de 4 places (coordonnées GPS : N 13°12′22,8′’ - W 05°31′35,9′’)…

Toutes ces infrastructures permettent ainsi aux habitants de Teriya Bugu et des villages avoisinants d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie et de participer activement à la sauvegarde de leur environnement. Au fil des années, Teriya Bugu est devenu un véritable outil de promotion et d’échange culturel, permettant aussi de lutter contre l’exode rural, voire les migrations économiques

Entré chez les pères blancs à 19 ans, en 1943, Bernard Verspieren fut un passionné d’agriculture. Il arriva au Soudan français, actuel Mali, en 1951, et ne le quitta plus. Il commença par créer des écoles d’agriculture pouvant accueillir des couples, initiative totalement inédite à l’époque. Après la grande sécheresse du Sahel de 1973 qui fut des milliers de morts, Bernard Verspieren créa Mali Aqua Viva, une association qui permit la plus importante campagne de forage de puits d’eau potable au Mali. Décédé en octobre 2003, sa grande oeuvre qui nécessita vingt années de travail demeure Teriya Bugu.
200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire et un lot de matériel aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis
SENEGAL-ELEVAGE-VACCINATION17-10-2008 19:46 GMT
Dakar, 17 oct (APS) - Le ministre de l’Elevage, Oumy Khairy Guèye Seck, a remis symboliquement vendredi 200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire bovine et un lot de matériel destinés aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis, qui sont les plus affectées par cette maladie frappant le cheptel depuis la fin du mois d’août, a constaté un journaliste de l’APS.
ADI/ADC
‘’Cette nuit, Saint-Louis, Louga et Fatick qui sont les régions les plus touchées, vont recevoir leurs vaccins’’, a dit Mme Seck lors de la cérémonie de remise des doses à la direction de l’élevage, en présence de représentants des éleveurs ainsi que des vétérinaires.
La région de Louga recevra 50.000 doses et les régions de Fatick et Louga 30.000 chacune, a indiqué le ministre.
Les doses ainsi réceptionnées et remises symboliquement au représentant du personnel du ministère de l’Elevage, sont une partie des 500.000 doses commandées au Mali pour être distribuées le même jour, a indiqué Oumy Khaïry Guéye Seck.
’’Tous ces vaccins sont offerts gracieusement par le président de la République’’, a-t-elle déclaré, metant en garde ceux qui seraient tentés de les vendre aux éleveurs qu’ils s’exposent à des sanctions.
Le matériel accompagnant ces doses est constitué de réfrigérateurs, de congélateurs et de 100 glacières destinés à maintenir la chaîne de froid, du poste vétérinaire au troupeau, a expliqué le ministre de l’Elevage.
A tout cela, s’ajoutent les produits révulsifs qui, appliqués sur le dos de l’animal, permettent de tuer les insectes, principaux vecteur de la transmission de la dermatose.
Cette opération s’inscrit dans un programme de vaccination d’un coût de 500 millions de francs CFA contre la maladie qui frappe le cheptel depuis la fin du mois d’août.
‘’Avant la fin du mois, nous allons recevoir un million de doses. Ce qui permettra d’atteindra (avec les animaux vaccinés) 80% du cheptel’’, a annoncé Mme Seck.
La dermatose nodulaire bovine se manifeste par une fièvre soudaine suivie de nodules sur toute la peau de l’animal après deux à trois jours. Ces pustules se fendent ensuite pour libérer du pus et laisser un cuir creux, a expliqué, le professeur Justin Akakpo, de l’Ecole inter-Etat de médecine vétérinaire.
‘’Si les animaux son résistants, ils supportent’’, et au bout de trois à quatre semaines, ils guérissent, là où les jeunes peuvent en mourir ou voir leur croissance retardée.
La dermatose a pour autre conséquence une diminution considérable de la production laitière et une perte de poids, a dit M. Akakpo, pour qui c’est ‘’c’est un manque à gagner considérable’’ pour les éleveurs à tous points de vue.
Pour les animaux déjà atteints, il faut éviter les complications bactériennes, en leur assurant une couverture antibiotique, a indiqué le professeur agrégé.
Source : APS agence de presse du Senégal








