Paludisme : l’OMS s’attaque aux résistances
Dernièrement, l’Organisation mondiale de la Santé, l’OMS, annonçait le lancement d’un plan mondial contre les résistances aux traitements du paludisme. « Si rien n’est fait rapidement pour prévenir l’apparition et la propagation de parasites résistants, le monde risque de perdre son traitement le plus efficace contre cette maladie», affirme l’agence de l’ONU responsable de la Santé.
La prise en charge du paludisme repose aujourd’hui, sur des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine, les ACT. Or dans certaines zones situées à la frontière du Cambodge et de la Thaïlande, des cas de résistance à ces traitements ont été observés. Certes aujourd’hui les ACT sont efficaces dans 90% des cas au niveau mondial. Mais selon l’OMS, « si les ACT cessent d’être efficaces, de nombreux pays n’auront aucune solution de rechange ».
Le plan d’action élaboré à Genève vise notamment, à interrompre la propagation des parasites résistants. Il doit aussi améliorer le contrôle et la surveillance de la résistance aux ACT, ainsi que l’accès aux tests diagnostics du paludisme. Rappelons que la lutte contre ce dernier a enregistré de nombreux progrès au cours de la dernière décennie. Le nombre de cas par exemple, a diminué de plus de 50% dans 43 pays. Et toujours sur la même période, plus de 750 000 vies ont pu être sauvées.
Afrique, terre de Cobaye pour les industries pharmaceutiques
Bonjour, je vous mets en ligne ce que je viens de recevoir comme mail d'un ami au Canada concernant la santé des Africains.
Et je vous demande d'en faire large diffusion auprès de toute vos connaissances.
Envoyé le : Mer 28 juillet 2010, 17h 04min 26s
Objet : Trans. : Tr : JE SUIS SCANDALISEE, JE NE SAIS PAS SI C'EST VRAI.........
Très cordialement
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la guerre des ports africains suite et fin
Un entêtant parfum de bakchich flotte sur les docks de Douala
La tournée africaine du duo "Jacques et Vincent" ne connaît nulle relâche. Le tandem se produit aussi à Douala (Cameroun), théâtre de bisbilles sur la concession du terminal à conteneurs, attribuée en 2003 à un consortium conduit par Bolloré, premier employeur privé du pays et gérant de la société ferroviaire Camrail. Tout porte à croire que la récente rumeur de la convocation par un juge d'instruction de Vincent soi-même émane du clan Dupuydauby. Sur quoi celui-ci fonde-t-il ses griefs? Le patron de Progosa reste évasif, invoquant le secret de l'instruction. "Néanmoins, ajoute-t-il, la mise en examen pour corruption et favoritisme d'un certain nombre de personnalités tend à confirmer l'existence d'éléments graves et concordants."
Difficile de nier qu'un entêtant parfum de bakchich flotte sur les docks de Douala. Pour preuve, le cuisant revers de fortune d'Alphonse Siyam Siwé, ex-directeur général du port, limogé, écroué, puis condamné en 2007 à quinze ans de prison pour détournement de fonds publics. "Bizarre, nuance un ancien de chez Maersk. On a géré ensemble la privatisation du terminal, et je n'ai rien vu de tel. La seule magouille patente portait, à ma connaissance, sur des frais de stockage monstrueux quant au riz et aux matières premières." Ouvert en février 2007, le procès, qui portait aussi sur les dessous d'un contrat passé en 1999 avec le japonais Mitsui, aura éclaboussé une poignée de barons du RDPC, le parti au pouvoir. Préjudice total: 63 millions d'euros. L'affaire a rebondi avec la parution, en juin dernier, d'un livre-confession de Patrick Baptendier, gendarme reconverti dans le renseignement privé. Dans Allez-y, on vous couvre!, l'auteur affirme avoir enquêté pour le compte de Geos, société mandatée à l'en croire par Bolloré, sur les faits et gestes du directeur juridique de Progosa ; muni, pour l'occasion, de notes blanches détaillées consacrées par la DST - le contre-espionnage tricolore - à Jacques Dupuydauby. Lequel, invoquant ces révélations providentielles, écrit aussitôt à Nicolas Sarkozy - missive restée à ce jour sans réponse - et porte plainte contre X auprès du parquet de Paris. Il manquait à la saga une facette barbouzarde. La voilà.
Le feuilleton de Douala n'en est pas à son épilogue. D'autant que le port a tiré profit du déploiement de l'Eufor, force européenne censée protéger, en lisière du Darfour soudanais, les déplacés et réfugiés échoués dans l'est du Tchad. Acheminé par bateau, le matériel lourd destiné à cette région ô combien enclavée transite en effet par le portail camerounais. Le futur port en eaux profondes de Kribi éveille aussi les vocations: une quinzaine de prétendants ont franchi l'écueil de la présélection.
Au-delà du contrôle du fret, maîtriser les flux commerciaux
Le couple infernal Dupuydauby-Bolloré se donne encore la réplique sur les deux rives du fleuve Congo. Progosa ayant, côté Kinshasa, pris le contrôle de l'Office national des transports (Onatra), VB tente de "bétonner" la maîtrise de Pointe-Noire. Sans doute peut-il miser sur la bienveillance de Denis Sassou-Nguesso, chef d'Etat choyé par Sarkozy. Et embarrassé par les siens: en mai dernier, La Lettre du Continent dévoilait une enquête sur un système de taxes sauvages, sinon de racket, imposé sur les produits alimentaires au profit de quelques armateurs. Dont la Socotram, que dirige Wilfrid Nguesso, neveu de Sassou.
La guerre aux cent fronts que se livrent les caïds de la logistique aiguise la verve de ce conseiller élyséen. "Querelles de boutiquiers d'un autre âge, soupire-t-il. Querelles dérisoires au regard des défis de demain." En écho, Emmanuel de Tailly, fin connaisseur de la jungle portuaire, énonce les quatre critères qui dicteront, dans la décennie qui vient, la hiérarchie continentale. "D'abord, à l'heure des mastodontes des mers, le tirant d'eau. Ensuite, la superficie disponible pour charger, décharger et entreposer d'énormes volumes. Puis l'ampleur du marché régional que le pays-relais est susceptible d'arroser. Enfin, la stabilité politique."
Au regard de ce cocktail, l'expert établit son palmarès. En Ligue 1 figurent à ses yeux Abidjan, Dakar, Pointe-Noire, Luanda (Angola), Port-Harcourt (Nigeria), voire Lomé ou Kribi. Et il relègue en Ligue 2 Libreville (manque d'espace), Douala (tirant d'eau insuffisant), San Pedro (trop excentré) et Cotonou.
Il y a plus essentiel que ce classement. "Pour les armateurs, poursuit de Tailly, il ne s'agit plus seulement de contrôler le fret, mais de maîtriser les flux. L'enjeu, c'est le corridor, routier ou ferré, qui relie le port au client. L'avenir appartient à celui qui propose une offre intégrée. En clair, l'acheminement de la marchandise débarquée à Limbé (Cameroun), Abidjan ou Lomé jusqu'au fin fond de l'Afrique de l'Est." D'où l'essor des "ports secs", ces carrefours commerciaux établis loin des rivages. Là est sans doute la force d'un Bolloré. S'il a cédé en 2005 la flotte commerciale Delmas à Jacques Saadé (CMA-CGM), le nouveau Citizen Kane français préserve pour l'essentiel son emprise sur les terminaux, la manutention et les "tuyaux", bref le transit. Un chiffre: selon Dominique Laffont, directeur général Afrique du groupe, le chiffre d'affaires de la maison a progressé de près de 17% au premier semestre 2008.
Le credo du Nepad (Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique) répond au même impératif. Il préconise l'aménagement d'une dizaine d'axes de pénétration sur le continent. Encore faut-il sécuriser ces artères, exposées à la piraterie terrestre, au banditisme ou à la menace terroriste. Si l'on n'y parvient pas, les espérances venues du large s'étioleront en cale sèche.
France / Afrique / Mission d’information parlementaire sur la politique africaine de la France / Rapport d’information sur la po

France / Afrique / Mission d’information parlementaire sur la politique africaine de la France / Rapport d’information sur la politique de la France en Afrique / Jean-Louis CHRIST
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PARIS, France, 18 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Rapport d’information sur la politique de la France en Afrique / 17 décembre 2008 :
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Jean-Louis CHRIST (Président de la mission d’information parlementaire) :
Permettez moi de remercier le Président Axel Poniatowski de m’avoir confier la présidence de cette mission d’information, et de féliciter le rapporteur, Jacques Remiller, qui a su avec beaucoup de volontarisme, prendre le train en marche et transcrire avec fidélité le fruit de nos réflexions et recommandations.
Mes remerciements s’adressent aussi à mes collègues, qui tout au long de ces travaux, ont nourri et enrichi le champ de nos investigations dans un parfait esprit de collégialité.
Enfin, mes remerciements vont aux administrateurs dont les compétences ont été particulièrement appréciées dans cette entreprise.
Cette mission aussi intéressante qu’elle fût, a été révélatrice de la complexité de l’approche du continent africain aux multiples contrastes, autant sur le plan géographique et économique que dans ses dimensions historiques, politiques, sociales et culturelles.
Complexe aussi, l’histoire de nos relations entre la France et l’Afrique, qui, selon les saisons et l’éclairage de l’un ou l’autre côté de la Méditerrannée, a oscillé entre l’affectif et le rejet . Il n’en demeure pas moins que ces relations ont fini par tisser des liens privilégiés. Mais pour combien de temps encore ?
Impliquée dans les enjeux stratégiques du monde, l’Afrique se trouve aujourd’hui confrontée à des problèmes qui préoccupent l’ensemble de la communauté internationale.
Qu’il s’agisse de l’insécurité alimentaire mondiale, de la menace terroriste, des flux migratoires ou de la sécurisation des marchés et des approvisionnements, notamment énergétiques, cette situation entraîne en Afrique des conséquences démultipliées. Elle génère de surcroît de graves répercutions en Europe, révélant par là l’interdépendance de nos deux continents.
Il en va de l’intérêt de la France et de la promotion des valeurs de la République de fonder un nouveau partenariat avec l’Afrique misant sur le développement économique, la promotion d’États de droit, avec une dimension culturelle, éducative et humanitaire qui donne à la présence française toute sa spécificité.
Puisse ce rapport constituer un outil, une base de réflexion, pour concourir de manière dynamique à nourrir la réflexion sur les questions africaines et participer à la redéfinition d’une politique de la France en Afrique fondée sur un partenariat renouvelé.
Dans cette perspective, je vous expose les principales orientations et recommandations de la mission d’information susceptibles de contribuer à une refondation de notre politique en direction du continent africain.
Recommandations
Recommandation n°1 :
La Mission d’information suggère de définir des formes de partenariat spécifiques afin de mieux prendre en compte la situation de chacun de nos partenaires africains.
Recommandation n°2 :
La Mission souhaite un renforcement du rôle du Parlement français en matière de contrôle et de suivi de la politique de notre pays en Afrique.
Recommandation n°3 :
La Mission est également favorable à la création d’une commission interparlementaire « France - Parlement Pan-Africain » afin d’assurer un suivi des relations entre la France et ses partenaires africains.
Recommandation n°4 :
La Mission estime que le nouveau partenariat entre la France et les pays africains doit dépasser le cadre interétatique traditionnel et s’ouvrir à la société civile ainsi qu’au monde des entreprises.
Recommandation n°5 :
La Mission préconise d’exploiter pleinement les leviers d’action de la coopération multilatérale, qui occupe une place croissante dans les interventions de la France en faveur de la paix et de la sécurité ainsi qu’en faveur du développement de l’Afrique.
Recommandation n°6 :
La Mission d’information suggère la définition claire d’une ligne dans laquelle s’inscrit la politique de la France en Afrique. Le suivi du degré de réalisation de cette « feuille de route » serait évoqué lors du débat parlementaire sur la politique de la France en Afrique, proposé par la Mission d’information sur une base annuelle.
Recommandation n°7 :
En matière de coopération, la Mission recommande de renforcer les moyens de l’aide bilatérale en faveur de l’éducation et de la formation.
Recommandation n°8 :
En matière économique, la Mission estime nécessaire de soutenir la présence des entreprises françaises en Afrique ainsi que le développement des PME françaises
SOURCE : Assemblée Nationale française
La crise financière risque d'aggraver le sous-développement en Afrique, selon l'ONU
Il y a 2 jours
ADDIS ABEBA (AFP) — La crise financière globale risque d'aggraver le sous-développement et la crise alimentaire en Afrique, a estimé mardi la Secrétaire générale adjointe de l'Onu, Asha-Rose Migiro, au cours d'une réunion ONU-Union Africaine (UA) à Addis Abeba.
"Nous sommes confrontés à une crise financière de dimension épique. Personne ne sait avec certitude, pour le moment, comment cela va se terminer", a déclaré la numéro 2 des Nations Unies à l'ouverture d'une réunion sur la crise alimentaire en Afrique.
"La crise (financière), si elle n'est pas prise en compte à temps et suffisamment, peut très bien affecter les efforts de long terme pour faire progresser le développement international, y compris les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)", a-t-elle souligné.
"L'impact de la tourmente actuelle, aggravé par la pénurie de nourriture et les effets du changement climatique, pourrait très bien faire dérailler les perspectives d'accomplissement des OMD", a-t-elle ajouté, appelant à des actions coordonnées des agences onusiennes avec les Etats et les organisations du continent africain.
Les huit OMD - appelés Millenium Development Goals (MDG) en anglais - ont été adoptés par les dirigeants mondiaux lors d'un sommet à New York en 2000 et visent notamment à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population vivant avec moins d'un dollar par jour.
Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a dressé un constat sombre de l'impact de la crise financière pour le continent.
"Cet impact inclut, mais pas uniquement, le déclin de l'investissement extérieur direct, ainsi que la baisse des revenus à l'exportation et une baisse de l'aide", a-t-il estimé.
Pour lui, "il est urgent que les pays africains revoient leurs politiques agricoles, non seulement pour être à même de nourrir leurs populations, mais aussi pour être en position d'entrer effectivement en compétition sur le marché international".
La majorité des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires et d'hydrocarbures.
Pour le patron de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU, Abdullahi Janneh, "nos inquiétudes sur l'impact de la flambée des prix alimentaires et des hydrocarbures sur les pays africains sont maintenant aggravées par les conséquences encore inconnues de la crise financière globale sur les économies africaines".
"Il est difficile de juger l'importance de l'impact de la crise financière sur les économies africaines, notamment à cause de l'évolution rapide des événements et des marchés", a-t-il reconnu, tout adressant une mise en garde: "à cause de sa vulnérabilité, les développements négatifs dans l'arène globale représentent un défi particulier pour l'Afrique".
"Il est nécessaire d'être vigilants pour s'assurer que les effets combinés des crises alimentaire, pétrolière et financière, ne fassent pas dérailler les récentes bonnes performances économique de l'Afrique", a-t-il dit, préconisant "une action internationale coordonnée pour réduire l'impact négatif" des crises simultanées.
Selon les chiffres de la CEA, l'Afrique a connu un taux de croissance économique de 5,8% en 2007 et prévoyait une croissance de 6,2% en 2008.
Source AFP








