La Banque africaine d'investissement est née
- Afrique – Economie : La Banque africaine d'investissement est née
C’est maintenant officiel, l’Afrique vient de se doter d’une institution financière. En effet, la Commission de l'Union africaine a annoncé ce vendredi 25 décembre 2009 la création d'une Banque africaine d'investissement (BAI), rapporte le site web www.rfi.fr (Création d'une Banque africaine d'investissement ).
Dotée d'un capital initial de 5 milliards de dollars, la BAI aura cinq principaux bailleurs de fonds, à savoir la Libye, le Nigeria, l'Egypte, l'Algérie et l'Afrique du Sud. Et c’est Tripoli qui abritera son siège.
Maintenant la question se pose pour savoir comment se fera la répartition des rôles entre la nouvelle institution et la Banque africaine de développement, quand on sait que cette dernière participe de façon directe et indirect au financement des investissements.
Alors wait and see, comme disent les Anglo-saxons.
- Lire aussi :
- Afrique :Les statuts de la Banque africaine d’investissement présentés en juillet !
Crise économique: "l'Afrique doit d'abord compter sur elle-même"
| 12/11/2009 11:00 |
| ADDIS ABEBA (AFP) - Crise économique: "l'Afrique doit d'abord compter sur elle-même", selon Jean Ping Le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Jean Ping, a estimé jeudi que pour sortir de la crise économique globale, l'Afrique devait d'abord compter sur elle-même, et non sur l'aide extérieure. Lors d'une réunion de la Banque africaine de développement (BAD), organisée avec la Commission économique pour l'Afrique de l'Onu (CEA) et l'UA, M. Ping a regretté que les pays développés n'aient pas aidé davantage le continent africain, le plus pauvre du monde, à lutter contre la pauvreté alors que l'argent était disponible. "Au vu des sommes colossales dépensées pour sauver les banques et les industries, on peut considérer que le montant requis pour les objectifs de développement (du millénaire pour l'Afrique) et qui ne représentent par ailleurs qu'une infime partie desdites sommes, était donc bel et bien là et pouvait être débloqué à tout moment", a-t-il constaté. "Mais en fait, le vrai problème n'est peut-être pas d'avoir les moyens d'éradiquer la pauvreté mais plutôt la priorité accordée à cette cause et partant la volonté politique de le faire!", a-t-il estimé. "L'Afrique doit d'abord compter sur elle-même, sur ses propres ressources et ses propres capacités et ne pas axer ses stratégies de développement sur les promesses jamais tenues d'apports extérieurs", a-t-il affirmé. Elle doit "encore moins spéculer là-dessus, même si elle paie aujourd'hui le prix fort d'un système financier international qui l'avait superbement écartée de la gouvernance et qui avait aussi fermé les yeux sinon encouragé des comportements irresponsables", a-t-il poursuivi. source : la croix.com |
Route entre le Congo et le Cameroun
Infrastructure routière et intégration régionale
190 millions de $ de la BAD pour relier le Congo et le Cameroun
Tunis, le 25 septembre 2009– Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé aujourd’hui une importante enveloppe financière totalisant 190 millions USD pour relier le Congo et le Cameroun. Ce financement du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la BAD, se compose d’un don de 61,9 millions d’unités de compte (97 millions USD) et d’un prêt de 59,27 millions d’UC (93 millions USD).
La route Ketta-Djoum, longue de 504,5 km, constitue un maillon important de la liaison inter-capitales Brazzaville-Yaoundé entre le Congo et le Cameroun, longue de 1 612 km. A terme, l’aménagement de cette route, envisagé en deux phases, permettra de disposer d’un corridor entièrement revêtu entre Brazzaville et Yaoundé.
« Aucune liaison pérenne routière n’existe actuellement entre les capitales des deux pays (Yaoundé et Brazzaville), explique Ali Kiès, chef de division Transport à la Banque africaine de développement. Les sections de route entre Ketta et Djoum sur cet axe sont dans un état fortement dégradé qui induit un enclavement des régions traversées et ne permet pas l’exploitation des grandes potentialités agricoles, minières et touristiques qu’elles recèlent, constituant ainsi un frein à la promotion des échanges entre les deux pays et dans la sous-région d’Afrique centrale. »
La première phase du projet, objet du financement du FAD, consiste, au Congo, à revêtir la section entre Ketta et Biessi (121 km) et à aménager la section en terre entre Biessi et la frontière avec le Cameroun (195 km). Au Cameroun, le projet prévoit d’aménager la section en terre entre la frontière avec le Congo et Mintom (105,5 km) et de revêtir la section entre Mintom et Djoum (83 km). La deuxième phase du projet consistera, au Congo, à revêtir la section entre Biessi et la frontière avec le Cameroun et, au Cameroun, à revêtir la section en terre entre la frontière avec le Congo et Mintom.
Chef de file pour la mise en œuvre des programmes du NEPAD dans le domaine de l’infrastructure et de l’intégration régionale en général, le Groupe de la BAD consacre près de 60 % de ses interventions dans le secteur de l’infrastructure.
Alsace : Reportage : l’argent de la solidarité africaine
Alsace - Sénégal
|
Le 21/02/09 à 07:13 - Textes et photos : Adrien Dentz
La BMW (Boulangerie Moderne de Waoundé) : un des projets collectifs financés par les émigrés. Des enfants de tirailleurs sénégalais, qui ont contribué à la libération de l’Alsace, voudraient conclure un jumelage avec une commune française pour réaliser un projet d’irrigation à Waoundé, au bord du fleuve Sénégal. Objectif : assurer l’autosuffisance alimentaire pour mettre un frein à l’émigration. C’est jour de grande affluence à la poste de Waoundé, comme chaque lundi en début de mois quand arrive la « manne ». L’argent des émigrés fait vivre ce bourg de 12 800 habitants, situé à 700 km à l’est de la capitale Dakar, au bord du fleuve Sénégal. Nous sommes en pays Soninké, une des premières ethnies d’Afrique de l’ouest à avoir émigré en Europe. Cette petite Poste, qui ne paie pas de mine, distribue chaque mois les 100 millions de francs CFA (150 000 euros) envoyés par le millier d’émigrés de Waoundé installés en Europe, dont 800 en France. L’argent transite par la Western Union, la banque américaine spécialisée dans le transfert de fonds (moyennant une forte commission) dont l’enseigne en lettres jaune or est omniprésente en Afrique. Sans les émigrés, rien n’aurait été construit L’argent qui rentre au pays permet de payer le riz, importé de Thaïlande et du Vietnam (30 euros le sac de 50 kg), un mouton pour les fêtes, les médicaments, les habits et l’entretien de la famille nombreuse. À la « manne » des émigrés s’ajoutent les pensions des retraités, pour la plupart d’anciens manœuvres dans le marine marchande française basés à Marseille ou au Havre. C’est le cas d’Abdou, 71 ans, qui vit une retraite paisible à Waoundé grâce à une pension de 350 000 francs CFA (813 euros). Il gagne trois fois plus qu’un instituteur qui n’a pas les moyens de s’offrir, comme lui, une belle mobylette bleue presque neuve. Nous avons de l’eau, mais pas de moto-pompes pour irriguer Avec leurs petits revenus en Europe, les émigrés ont financé notamment la construction de la Poste, le dispensaire abritant une maternité (50 naissances par mois), une extension de l’école primaire (795 élèves pour douze classes) datant de l’époque coloniale, la grande mosquée ainsi qu’une radio communautaire qui émet dans un rayon de 70 km. « Notre objectif est de fixer les jeunes dans la commune en leur proposant le même niveau d’informations que dans les grandes villes », explique Amadou Guèye, journaliste de Radio Jikké (espoir en soninké) dont tous les copains sont partis « là-bas ». Source : l'Alsace.fr LIRE AUSSI : Cliquez sur l'image pour la réduire |
Quand Lefebvre "défend" l'Afrique
Dimanche 26 Octobre 2008 Par Nicolas PRISSETTE Le Journal du Dimanche
La scène se joue dans la nuit de mercredi. Dans un hémicycle quasiment désert, mais en présence de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et d'Eric Woerth, ministre du Budget, le député UMP Frédéric Lefebvre défend un amendement créant une réduction d'impôt pour les particuliers et entreprises qui investissent dans les pays en développement "et plus particulièrement en Afrique". Quatre pages techniques signées de son seul nom et rédigées à Bercy, instaurant un régime fiscal avantageux et inédit.
Les députés de la Commission des finances, emmenés par le rapporteur du Budget Gilles Carrez, sont furieux. Ils ont découvert l'amendement la veille, en réunion de Commission, et l'ont rejeté. Non seulement ils s'opposent à certains aspects du projet, mais ils s'offusquent aussi d'être mis devant un fait accompli. Frédéric Lefebvre, inlassable, a tenté de leur faire changer d'avis. Ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, il leur indique que le président de la République lui a donné son feu vert pour créer cette nouvelle "niche" fiscale. L'amendement surprend d'autant ses collègues que le gouvernement s'est engagé à limiter les avantages fiscaux et à mieux contrôler leur coût pour l'Etat. "Les débats ont été assez pénibles, je ne suis pas sûr que tout le monde à l'Elysée soit vraiment au courant", déplore un député UMP qui requiert l'anonymat. "Nous n'avions jamais entendu parler de cette initiative", rappelle Hervé Mariton.
Certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli
Dans l'hémicycle, mercredi soir, Frédéric Lefebvre défend donc la création d'une nouvelle forme de société d'investissement et de développement (Sofidev) destinée à rassembler les fonds à investir en Afrique. Passer par ces sociétés garantira la réduction d'impôt. Il insiste pour que ces nouvelles structures juridiques soient reconnues par l'Etat dès le 1er novembre, avant donc la promulgation de la loi en discussion, attendue en toute fin d'année. "J'ai besoin de savoir si les premières applications pourraient commencer immédiatement, afin que le mouvement s'enclenche sans perdre de temps."
Gilles Carrez réitère son objection formelle de la veille: pas question de faire appliquer une loi fiscale de cette sorte avant qu'elle n'entre dûment en vigueur. Mais Christine Lagarde intervient. "Le gouvernement est très favorable à cet amendement !" lance la ministre de l'Economie qui explique qu'elle donnera son agrément aux Sofidev par anticipation. "C'est la Françafrique!" s'exclame soudain le socialiste Jérôme Cahuzac avant d'interroger: "Qui, à ce jour, a procédé ces investissements en Afrique, où, et pour combien? Et qui demande au Parlement de défiscaliser ces investissements?" L'amendement est adopté. "On ne pouvait faire perdre la face à personne", s'excuse un député UMP dépité.
Dans les couloirs de l'Assemblée, certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli. Le héros de l'OM version 1993 est devenu il y a un an secrétaire national de l'UMP en charge du codéveloppement. "Cela fait plusieurs mois qu'il fait pression pour faire passer une mesure de ce type. Le nouvel avantage fiscal est un moyen de limiter les dégâts pour ceux qui perdent de l'argent en investissant en Afrique", dit un fervent sarkozyste.
"C'est un mauvais procès, rétorque Frédéric Lefebvre. Cela fait plusieurs années que je m'intéresse à ce sujet. J'ai travaillé avec Basile Boli et avec des associations et j'avais avancé sur le dossier bien auparavant. Ce qui compte, c'est de favoriser les investissements directs entre particuliers et entre les entreprises. Car l'aide publique au développement n'arrive, hélas, pas toujours à l'endroit que l'on souhaite."
Allez plus loin et découvrez en intégralité le Journal Du Dimanche en version PDF.








