27 décembre 2010

Indépendances africaines 50 ans après : Un bilan aussi maigre...qu´ambigü

Un bilan aussi maigre...qu´ambigü

Pourquoi maigre et pourquoi ambigü ? Maigre parce que si l´Afrique, et cela s´adresse surtout à ses élites du pouvoir et ses intellectuels sociaux, critiques et techniques ou scientifiques, si notre continent avait évité les guerres d´indépendance et contré au mieux les assassinats d´élites averties qui ont suivi nos indépendances, nous aurions aujourd´hui une meilleure moisson. Sûrement. Onr aujourd´hui l´Afrique importe encore plus qu´hier avant l´indépendance...le nombre de ses chômeurs a explosé ainsi que celui des analphabètes et mal instruits. Les problèmes économiques de l´Afrique, surtout l´Afrique subsaharienne, croissent exponentiellement de décennie en décennie. Peut-on s´en réjouir et prétendre comme certains que tout allait bien malgré tout ?

Pourquoi la situation africaine actuelle est-elle ambigüe ? Parce qu´elle n´avait su se débarrasser de l´étreinte mortelle francafricaine et parce que ses élites aujourd´hui se laissent corrompre, aliéner par les intérêts dominants occidentaux dont les économies avaient, elles, progressé et donc étaient capables de répondre matériellement et techniquement à bien de défis des temps. Chaque fois qu´un pays africin doit tenir des élections pour élire son pouvoir et ses représentants, elle a recourt à l´aide étrangère...et si ces élections ne sortent que des aliénés ou des incapables notoires de leurs suffrages; qui cela peut-il donc étonner ? on le voit aujourd´hui en Côte d´Ivoire: malgré le suffrage clair et distinct du peuple, l´habitude du truquage et de la manipulation semble être devenue en Afrique une raison d´Etat. Mais sans respecter le suffrage du peuple, que vaut ses institutions et ses élites ? Pas un penny...mais ne le voulait-on pas ainsi si on ne faisait rien pour acquérir le plus rapidement que possible une autonomie économique ? De quelle liberté peut bien se réclamer le pauvre et le mendiant ?

Apparemment en Afrique on néglige encore l´impact réel de la prospérité économique sur la souveraineté, le bien-être social et l´avenir culturel de la société africaine. Grossière erreur. si les occidentaux ont la main large en Afrique et y imposent encore l´hégémonie aveugle de leurs intérêts, c´est bien parce que leurs économies doivent être entretenues afin, bien sûr de leur permettrre de soutenir ce siège économique et culturel corrompant face aux africains. S´ils étaient pauvres ils restraient chez eux. Cette crise va le prouver: au plus l´occident se débattra chez elle á conserver ses acquis face á l´érosion économique et financière qui la menacait, au plus les pays industrialisés occidentaux cesseraient de jouer les "Rambo" faiseurs de vents et de politique en Afrique. Parce qu´ils n´en auraient plus les moyens financiers. Enfin l´Afrique aura-t-elle le loisir de s´orienter vers elle-même ? Nous l´espérons vivement d´autant que l´arrivée de la Chine, de l´Inde, du Brésil sur l´échiquier économique et industriel du monde montre bien que la liberté, lorsqu´on y croit et qu´on sait en remplir les conditions exigentes de nos jours, cette liberté peut bien sourire au peuple qui l´aime et la respecte à sa juste valeur. mais on doit bien savoir s´orienter vers sa lumière et pas se laisser chosifier ou se bourrer de mensonges et d´illusions !

Musengeshi Katata
Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat, 27 décembre 2010 à 22:05

Posté par Kibaya à 22:57 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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17 novembre 2010

Les élites africaines face à leurs responsabilités

Je vous donne à lire  l'échange que j'ai eu avec mon très cher ami et grand homme Katata à propos de l'intellectuel congolais disons le africain.

Je suis en train de préparer la sortie d'un livre sur ce thème.

J'estime donc qu'il est normal pour moi de vous faire partager cette préoccupation. Mon souhait est que vous réagissez à ce texte de mon très cher Katata.

04 janvier 2010

Sur la responsabilité des élites africaines sur leur gestion du pouvoir et l´avenir des leurs

Bonne année à tous nos lecteurs ! Que cette année vous apportent à tous ce que vous attendez d´elle; à tous nous souhaitons santé, réussite, bonheur. Forum Réalisance.  

Commentaire sur facebook sur l´identité congolaise en question. Discussion initiée par Berry Muekatone. 

Quand l´élite est retardataire ou incapable, les conséquences sont toujours douloureuses pour l´avenir du peuple.

Cher ami et compatriote Frank Assimbo, voyez-vous, quand l´identité d´un peuple n´arrive pas à se sortir de la problématique existentielle posée par l´antagonisme intérieur (il s´agit ici d´émancipation face aux facteurs négatifs de son histoire, à la connaissance, à la technique, à l´économie et ses impératifs) et extérieur (je pense ici à l´esclavage, à la colonisation ou à l´exploitation économique rapace et partiale) ou à réaliser après l´indépendance sur le territoire national d´un système de valeurs économiques, techniques, scientifiques et sociales permettant un développement plus volontaire et harmonieux du pays, qui donc est le responsable de cette stagnation ou de ce débâcle sinon l´élite du pouvoir et ses conseillers intellectuels ? C´est le pouvoir qui décide des normes d´éducation, de formation professionnelles, de normes administratives…qui avec une politique fiscale appropriée, finance et dirige les investissements publics et privés les plus importants pour le meilleur développement de sa communauté ! Et c´est dans sa compétence, son haut niveau éthique et son sens de responsabilité que dépend l´avenir du travail, celui de la production et celui de la paix sociale...et bien sûr du niveau de bien-être de ses citoyens et de sa société.

Il ne faut pas faire comme tous les africains qui croient tous qu´ils sont des facteurs déterminants du développement africain tout en agissant chaotiquement de part et autre sans savoir où ils vont et quelles sont réellement les objectifs prioritaires et ceux qui ne le sont pas ! L´organisation et la gestion de société est un devoir ardu qu´on ne peut pas laisser dans n´importe quelles mains, sinon les conséquences immédiates et futures seront incroyablement douloureuses pour plusieurs générations innocentes, il faut bien le dire. Si aujourd´hui toutes les cultures verbales ne se sont pas aussi développées que les cultures de civilisation écrite, ce n´est pas du pur hasard...la connaissance, l´effort intellectuel et pratique et la discussion qu´elle implique émancipent l´intelligence sociale et individuelle. Il n´y a que ceux qui ont eu la chance de s´instruire qui peuvent mieux comprendre la complexité et l´urgence de certaines options et prérogatives. Ceci dit, quel est en fait l´obligation de l´intellectuel dans la société sinon veiller à ce que les choses marchent bien et mieux pour une meilleure réalisation de la société et des individus ? Parce qu´en fait sinon l´intellectuel lui-même ne sait pas se réaliser sans perfection et perfectionnement !

En Afrique on a la curieuse hérésie que les intellectuels se réalisent non en donnant l´emploi aux leurs, non en les instruisant aux professions utiles et nécessaires pour le bon développement de la société et de son avenir ou en finançant des projets fructueux et utiles ; non, ils se réalisent en ce qu´ils vendent les minerais, les droits de pêche, le déboisement sauvage de nos forêts aux étrangers. Et si ces revenus étaient au moins réinvestis dans l´avenir du peuple...non, non, ils servaient à enrichir des particuliers bureaucrates ou ces revenus repartaient vers l´occident en contrepartie de bibelots de consommation étrangère. En clair nous financions l´avenir de ceux qui, plus tard, venaient entretenir la rébellion chez nous ou détruire notre agriculture et nos élevages en nous envahissant encore plus avec leurs excédents industriels ! Ne me dites pas que le simple paysan congolais peut comprendre cette équation difficile, l´intellectuel cependant bien; le pouvoir encore mieux parce que c´est son devoir de veiller au bien-être des siens. Et si cela ne se fait pas, faut-il l´acclamer et le glorifier ? Dites donc, ce sont nos femmes et nos enfants qui désespèrent sans avenir et sans bien-être légitime ; somme-nous aussi aveugles ou irresponsables ? Le pouvoir, il a ses obligations et son contenu ; on n´y va pas pour des carottes ou simplement pour y vendre du vent frais !

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu" 

 

Forum Réalisance

 

Commentaires

L'intellectuel africain n'existe pas encore

Merci Katata de relancer le debat sur l'intellectuel, c'est sur ça que nous devons instruire toutes nos intelligences. Car comme tu as su le dire l'intellectuel africain n'existe pas au sens de Sartre.

En Afrique les quelques instruits aux langues occidentales qui se prétendent intellectuels font exactement ce que l'on attend d'eux : la soumission.

Ce programme a été bien formaté dans leurs têtes, ces derniers ont reçu l'instruction pour perpetuer le système liberticide de spoliation mis en place par le capitalisme.
Pour ma part debattre sur l'intellectuel africain s'est se tromper de debat car il n'existe point. Oui l'intellectuel c'est celui qui ne vit que pour perpetuer la vie, c'est celui qui sait et transmet, c'est celui qui ne triche pas avec la vérité. Or nous tous savons ce qu'est la vérité de la situation africaine.
Dans notre cas il nous faut débattre des conditions d'avènement de l'intellectuel. 
Comment faire naître, dans le contexte totalement hostile et d'absence d'organisation de la société (ETAT) et de la chose publique (RES PUBLICA ), l'intellectuel congolais ou africain, qui en s'assocciant avec les autres de sa catégorie formera une élite? C'est la question première de tout ce que vous venez de dire à propos de l'intellectuel.
C'est dans ce sens en 1995 que j'avais soutenu dans mon livre "la nouvelle utopie africaine" aux éditions Bajag-Meri la nécessité de fonder un véritable Etat africain et d'inventer une élite.

Posté par Le pangolin, 05 janvier 2010 à 11:33

Les intellectuels africains existent...seulement, ils sont méprisés, opprimés ou exclus du pouvoir de nos sociétés !

Telle est la vérité, parce que je considère que je suis un intellectuel comme Berry Muekatone, comme toi, Mouélé Et tant d´autres encore Jean Pierre Kaya, Samir Amin etc, Bwemba Bong etc.

Notre drame c´est de nous buter aux murs de société issue de traditions verbales où la logique et la rationalité n´a pas été compilée, contrôlée, discutée et jugée dans sa consistance et ses contenus. Puis vint la colonisation et celle-ci imposa ses normes et son sens de l´histoire...même à la colonisation nous n´avons pas compris qu´il était temps de changer de norme et d´orientation économique, politique et culturel pour retrouver nos identités en puzzle éparpillés dans le temps par de longs siècles d´assujettissement. Pire, il y a même des africains qui ont aidé les occidentaux á assassiner nos élites averties à cette époque ou à les emprisonner pour empêcher tout courant réel de liberté et de souveraineté africaine. C´est l´histoire de l´assassinat de patrice Lumumba, de Ruben Um Niobé, d´Amilcar Cabral, celui de l´emprisonnement de Nelson Mandela. Même aux Etats-Unis il y a eu les assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X. Ce courant a été très systématisé, érodant et destructeur des plantes fraîches de renouvellement de l´identité culturelle de la race noire dans le monde entier ! Chose bien curieuse pour des gens qui prétendaient, tout en nous opprimant, nous offrir la liberté !

Le principe aujourd´hui, et pour être réaliste dans la bonne tradition intellectuelle du réalisme sociohistorique, nous devons reconnaître que seuls ceux qui s´imposent savent changer ou influencer le sens de l´histoire. En Afrique et grâce à la francafrique, au néocolonialisme et à ses tribulations castrant politiquement et intellectuellement les africains, on a hélas pris l´habitude d´élire ceux que l´occident soutenait, et c´est dire les idiots et les corrompus aliénés à l´occident plutôt que de se choisir ceux qui résoudraient au mieux les problèmes des leurs. Tout cela tenait tant que l´occident avait la main partout: qu´ils dominait le monde militairement, techniquement et par l´ordre et le système économique et monétaire international. Personne n´était prêts à penser autrement, á voir les choses avec d´autres yeux. Le système ne le permettait pas; l´écroulement du communisme qui avait fait quelque résistance à la dictature capitaliste occidentale a fait sombrer l´Afrique dans un nouveau désemparement parce qu´alors le capitalisme occidental rapace s´exerça de plus en plus sauvagement et sans vergogne. 

Mais maintenant que le vent a tourné, que le système capitaliste occidental hégémonique et de démocratie d´apparence est arrivé á épuisement de substance sous ses abus et son manque d´à propos car on ne peut pas, quand on surproduit, appauvrir sciemment ses futurs clients; sommes-nous capables, dans la complexité des défis économiques, culturels, écologiques qui touchent actuellement le monde entier et particulièrement nos pays sous développés, à même de faire diligence et de mettre nos pays sur la bonne voie ? De leur rendre autant leurs espoir que leurs identités et l´espérance d´un avenir qu´ils peuvent gagner par eux-mêmes librement et souverainement sans être les animaux ou les bêtes de somme des industries étrangères et leur capitalisme appauvrissant ?

Combien parmi nous ont réellement compris le message réel que contient la crise économique actuelle ? Très peu dirai-je. L´économie a toujours été, comme l´organisation sociale, le talon d´Achille des africains. Actuellement toutes les erreurs et les abus commis par le dirigisme occidental nous tombent sur la tête; c´est une question de temps que l´occident elle-même se rende compte qu´elle doit cesser de mener les gens en bateau car elle se suicide elle-même à la longue. Et plus que jamais l´intelligence africaine sera requise pour réparer les dégâts volontaires faits aux cultures africaines...par les africains eux-mêmes ou par les étrangers. Plus que jamais la créativité et l´imaginaire des africains seront tenu de montrer ce dont ils sont capables et cela...rapidement, sinon l´érosion économique en Afrique prendra des proportions insupportables. Croire á l´aide comme on l´a si bêtement fait par le passé en dormant sur ses oreilles...cela ne prend plus. Il maintenant changer les choses et ouvrir le continent africain á un réel avenir de liberté, de productivité et d´indépendance économique et financière réelle. Parce que ce n´est qu´ainsi que ce continent arrivera à soigner son identité et se nantir de moyens économiques et financiers nécessaires à son épanouissement. Mais pour cela, on doit cesser de diaboliser la créativité et les intellectuels réellement doués parce que l´Afrique en a et en aura un besoin urgent. 

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
FR

Posté par Musengeshi Kat, 05 janvier 2010 à 13:15

A mon sens les africains sous estiment leur situation réelle...et ils s´emballent dans des illusions ou le m´as-tu vu...

...pour cacher qu´ils ne comprennent rien à rien. L´ignorance ou le mensonge éhonté n´ont jamais conduit à une quelconque réalité satisfaisante. Le manque de franchise qu´on voit en Afrique est un douteux mélange d´ignorance, d´irréalisme, de fausse pudeur et des reliques d´une culture qui avait omis de cultiver l´art de chercher la vérité objective et s´était enfermée dans une dangereuse culture où l´émotion et la subjectivité faisaient autorité. 

Aujourd´hui il faut réparer tout cela, donner à tout le monde des normes objectives d´appréciation, de prestation et de jugement. A l´indépendance on aurait dû immédiatement commencer avec cela et réhabiliter rapidement la culture et l´identité culturelle des indépendants. Or, qu´a-t-on fait ? On a adopté la logique et les préceptes sociohistoriques du maître. On vécut sur la tête pendant que le maître lui dictait ses impératifs. Changer aujourd´hui est devenu un tour de force, tant des générations et des générations n´ont pas appris à se demander: qui sommes-nous, où allons-nous, comment devons-nous faire pour nous épanouir et quelles sont les facteurs contextuels sur lesquels nous devons nous appuyer !

Peut-être aurons-nous l´occasion d´en parler...mais construire des villes sans canalisations ou des toits de maisons en tôles ondulées en étain alors qu´on pouvait déjà y employer des capteurs solaires...etc, tout cela prouvait que les sociétés africaines étaient restées enfermées dans une logique urbaniste dépassée ! Puis élire des politiciens à leurs têtes qui ne pétaient pas le feu intellectuellement...même pas dans l´honnêteté ou l´organisation politique et économique de la cité ! Venir pleurer plus tard qu´on est mal géré ne sert absolument à rien...

Ce problème est d´une acuité particulière parce que rares sont les sociétés qui développent en elle-même une critique assez objective que pour corriger les erreurs systémiques faites par ses dirigeants petits esprits. On le voit avec cette crise économique: l´occident a eu beau se vanter de son progressisme, aucun de ses économiste n´a relevé l´arrivée de cette crise actuelle dont la violence est exceptionnelle. Et pourtant, depuis 20 ans tous les signes était visibles qu´on trompait les apparences avec de faux crédits et de fausses incitations à la consommation. Il a fallu les abus de titrisations américaines sur le marché immobilier pour que la bulle qu´on s´était construite s´écrase avec fracas. Et puis l´histoire écologique aussi prouvait qu´on fermait bien les yeux en occident...quitte à empoisonner et assassiner discrètement des innocents ! Et bien de pauvres de la terre...

Et maintenant, que faire en Afrique ? Voilà la question du jour. Les gens doivent bien cesser de jouer les sous fifres, les illusionnistes de la foi et de la mendicité...Et si réellement on voulait en Afrique une renaissance réelle des cultures africaines, c´est plus que jamais le moment de briller par la créativité et l´intelligence productive...plutôt que par des prétextes religieux ou ancestraux douteux ou une aliénation à l´occident qui ne menait nulle part sinon à la dépendance et á l´exploitation appauvrissante ! Faut faire preuve d´intelligence réelle...d´organisation politique, économique, énergétique, stratégique...les faux intellectuels actuels en sont-ils capables ? Ils croient tous avoir le temps, mais ils n´en ont pas du tout...faut briller ou se déclarer soi-même incapable; l´heure des oeufs de pigeon est terminée ! La chine a prouvé que se développer n´est pas une question idéologique, mais bien de volonté et d´organisation économique et politique tactique autour d´une volonté sociale bien consciente de ses prérogatives. L´Afrique, en dehors de l´Afrique du Sud où les blancs faisaient la stratégie économique, serait-elle elle aussi capable de tels résultats ? Il est temps de commencer à le montrer…le chemin est bien long qui mène au succès, et pavé de beaucoup d´ennemis rapaces et bien sournois, ne l´oublions pas.

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 05 janvier 2010 à 19:34

Au sens de la philosophie de l'EXISTENTIALISME, il n'existe pas d'intellectuels en Afrique

Je vais éviter de faire de ce dialogue, un débat sémantique. 

Mon cher Katata si tu m'as bien lu, tu auras compris que je suis d'accord avec ce que tu écris depuis toujours et que compris aussi que j'emploie le terme EXISTENCE dans le sens que Sartre a conceptualisé.

Et surtout je voulais apporter à ton argumentaire la nuance, comme quand tu parles de castration des fameux intellectuels, je prefere plutôt avancer la notion d'existence. L'intellectuel c'est celui qui existe par sa production et sa façon de faire pour la société.

Ce n'est pas le cas en Afrique, c'est ce qui explique par exemple qu'il n'y aurait pas d'élite médicale ou industrielle dans nos villes et campagnes africaines quand dans le même temps on dénombre partout dans le monde des Congolais chercheurs dans les universités et centre de recherche médicale américains ou européens et bientôt asiatiques? C'est à ce niveau que j'affirme qu'il n'existe pas, je ne nie pas l'existence des intelligences mais tout cela manque de sens existentiel et d'objectifs sociétaux.

Alors si nous écrivons et manipulons quelques concepts et notions on ne peut pas se targuer d'intellectuel, pour ma part nous n'existons pas car, nos écrits ne concernent qu'une infime partie du milliard d'Africains que nous sommes sur la planète. 

Et puis comme tu as su bien le dire, les actuels instruits qui se prétendent intellectuels ont choisi le mensonge à l'opposé du vrai intellectuel, celui qui est au service de sa société. 

Si sur des millions il y a eu à peine quelque poignées de gens d'intelligence comme Mabika Kalanda, Cheick Anta Diop et tous ceux que tu as cité on peut pas dire que l'Afrique possederait de vrais intellectuels de façon stricto sensus du mot? Pour il nous faut accepter que pour l'heure que l'Afrique ne possède pas d'intellectuels mais plutôt quelques intelligences dispersées par ici par là, les raisons de cette situation sont multiples mais les plus graves vous les avez su évoquer. Alors si des Africains instruits se prétendent intellectuels ces derniers n'existent pas au SENS SARTRIEN. 

Ils doivent s'engager pour exister, c'est à ce niveau là que le débat devient interessant, quel sens donner à son intelligence, le mettre au service de la société ou bien de soi-même?


Deuxième point important c'est l'absence de toute organisation des gens d'intelligences pour atteindre des objectifs clairs pour la société que l'on peut aisément affirmer qu'il n'y a point d'élite dans aucun pays d'Afrique subsaharienne.

Il ne faut pas que nous nous laissons berner par l'Occident qui pour cacher sa stratégie nous fait croire qu'il y a des élites en Afrique, comme qu'il y a des Etats, des armées et des économies. 

Tout n'est que mensonge. 

Et nous autres qui manipulons les concepts et notions apprises en Afrique ou en Occident ne nous embarquons pas dans des schémas d'opposition. 

L'homme est unique donc appliquons-nous de façon rigoureuse les grilles de lecture et d'opération qui ont fait des preuves en d'autres continents.

Posté par Le Pangolin, 06 janvier 2010 à 15:47

Exister, c´est produire, organiser et gérer librement et souverainement sa vie et son avenir...

Les problème des intellectuels africains est que pour exister, ils sont contraints à user des instruments et de moyens étrangers...ou s´y laissent entraîner, or, on doit logiquement se demander: si les étrangers n´existaient pas, que serons-nous; quel serait notre sens du progrès et celui de la réalisation sensible ? Ce problème, comme tu l´as si bien vu ami Mouélé, est si évident qu´il permet de dire qu´en réalité l´intellectuel n´existait pas et qu´il n´y avait que des instruits épars et désaccordés du sens existentialiste véritable. Toutes les nations industrialisées ou même la Chine et l´Inde qui s´ouvrent le chemin de l´industrialisation aujourd´hui produisent leurs propres moyens et instruments de subsistance ! Les africains sont encore au stade où leurs esprits embués croient encore qu´on peut aller á la chasse avec le fusil du voisin...ce qui est d´une flagrante absurdité. Ce qui prouve, comme tu le disait, que le véritable intellectuel fait défaut ou réfléchit avec ses pieds plutôt qu´avec sa tête.

En vérité, et à mon sens, et c´est même pour cela que j´avais parlé de castration au sens intellectuel et réaliste, le mal africain est tout simplement économique d´une part et de l´autre, il est du manque rationnel de véritable pensée dialectique d´organisation. L´un prend conscience des besoins et des nécessités de produire, l´autre parfait l´art logistique des aspirations, des besoins et nécessités individuelles et sociales dans leur aptitude à servir la nation et le bien-être de tout un chacun. 

Je viens d´une discussion intéressante sur Cuba dont l´économie et la société sont dans un état délabré et atrocement pauvre quand on pense à tout ce que le socialisme dans ce pays avait promis et chanté ! Or, j´ai fait remarqué à un confrère que ce n´est pas le communisme qui était fautif car la Chine se développait et avait un niveau de vie et de développement qui était appréciable malgré son communisme. Ce qui prouve, entre autre, que le développement n´a rien à voir avec la religion ou une quelconque idéologie politique. Le problème cubain, comme dans tout pays où les gens se cachent derrière des prétextes ou des paravents politiques, religieux en oubliant de mettre sur pied une idéologie sociale d´excellence, d´effort à mieux produire, mieux créer, mieux organiser l´existence afin de mieux en jouir, les gens se retrouvent toujours un jour pauvre et désabusés. 

Il est bien trop facile d´expliquer les choses avec le simple existentialisme de Sartre; à mon sens les choses, d´un pays à un autre, sont différents quoique, malgré tout, la finalité humaine soit la même: celle de vouloir être ou vivre heureux et accompli. Et là, il faut employer et fermenter l´intelligence la plus capable á réaliser cela; si on se contente, comme on le fait bêtement en Afrique, d´aimer l´ignorance et d´élire des idiots pour gérer l´avenir des états...il ne faut pas s´étonner si les décisions qu´ils prennent ou leur vision des choses soient plutôt désastreuse et de court éclat, que développant et épanouissant ! On est tout de même au 21ième siècle, pardieu ; et la pression économique et commerciale extérieure grandit de jour en jour. Quand les matières premières que nous vendons à l´emporte pièces seront terminées ; de quoi vivrons-nous et avec quelles matières premières nous développerons-nous donc ? Est-ce á ce moment là que nous allons commencer á vouloir nous doter de technologie ? Que nous avait donc appris la conférence sur l´écologie qui s´est tenue à Copenhague sinon qu´on nous assassinait discrètement et non moins sûrement dans l´avenir mais que les pays fautifs n´étaient pas du tout assez honnêtes pour réparer financièrement les préjudices qu´ils nous affligeaient. Allons-nous continuer á croire au père Noël, à consommer leurs produits nocifs tout en sachant qu´avec leurs profits leurs producteurs devenaient si puissants et influents qu´ils se refusaient à respecter nos droits au développement, notre intégrité économique et même notre droit à un sain environnement. 

A qui la faute si le pouvoir politique en Afrique pense mal et si nos instruits n´arrivent pas à se sortir du subconscient traditionaliste ou attardés du passé ? C´est à nous-mêmes qu´il faut faire des reproches car ces esprits ouverts et créatifs tant espérés que nous attendions d´eux, c´est nous qui devions les promouvoir et leur donner les moyens et les instruments avec lesquels ils devraient résoudre au mieux nos problèmes. Mais si nous ne leur donnons ni emploi, ni revenu et encore moins le contexte adéquat pour qu´ils produisent, améliorent et nous créent de meilleurs moyens et conditions de développement...oui, si en lieu de nous soucier de ceux qui doivent produire, nous abondions la société de parasites bureaucrates coûteux et ruineux á loisir. Ces intellectuels exaspérés et déçus vont à l´étranger et démontrent par-là que nous les avons sous estimé et injustement interdit à servir leurs. Parce qu´en important les produits étrangers, en ne soutenant pas avec une politique fiscale adéquate la petite et moyenne entreprise de spécialistes instruits et formés en Afrique, ou en permettant que les occidentaux et mêmes les chinois actuellement nous allègent de nos accumulations économiques plutôt que de les investir chez nous en créant l´emploi et la productivité...en fait nous nous assassinons nous-mêmes ! Et bien bêtement ! Et remplacer cette logique et ces efforts économiques individuels et émancipant par l´aide étrangère et la mendicité internationale n´aggrave que cruellement le problème parce qu´il déresponsalise et rend quasiment vagabond sur sa propre vie, son propre avenir. 

Le problème que nous débattons ici est bien complexe, certes, mais il est fondamental et caractéristique à la fierté, à la définition et à la valeur même de toute intelligentsia sociale. J´ai si souvent évoqué l´exemple d´Haïti que je me demande si le monde entier, à la fin, ne doit pas le connaître ! Mais sais-tu que des gens m´apostrophent encore pour me demander ce que cet exemple signifiait exactement...la grande maladie de la race noire: on ne lit pas, on ne se donne pas la peine de s´instruire plus profondément ou s´interroger sur certaines choses qui se sont passées hier ou qui se déroulent encore devant nos yeux. Souvent, quand on a compris le fonde des choses, certains phénomènes se répètent indéfiniment avec des formes différentes ou couvertes de miel ou de fausseté...mais ce sont immanquablement les mêmes maux qu´hier ! Celui qui s´est refusé à comprendre la vérité et le fond des choses hier a toujours difficile à briller et exceller demain. Pour nos intellectuels, c´est la même choses. On ne devient producteur qu´en produisant, pas en se gonflant dans l´emploi des produits importés ! rien á faire, les africains vivaient à la renverse tout simplement. Cela doit changer et vite, sinon nous allons tout simplement á des catastrophes sociales incroyables. 

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
FR

Posté par Musengeshi Kat, 06 janvier 2010 à 20:01

 

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16 novembre 2009

L'Amérique latine, nouveau rêve des migrants africains

Par Reuters, publié le 16/112009

BUENOS AIRES - Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine.

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Certains font du Mexique ou du Guatemala leur destination rêvée avec l'espoir, ensuite, de pouvoir entrer aux Etats-Unis. D'autres, de plus en plus nombreux, affluent dans les ports d'Argentine ou du Brésil.

S'ils arrivent parfois par hasard en Amérique latine, ils y trouvent aussi des conditions souvent beaucoup plus accueillantes qu'en Europe.

"Je suis arrivé au port de nuit. Je pensais que j'allais en Europe, je ne me suis rendu compte que plus tard que j'étais en Argentine", témoigne Ibrahim Abdoul Rahman, un ancien enfant soldat sierra-léonais qui a fui la guerre civile dans son pays. Son voyage clandestin à bord d'un cargo pour l'Amérique latine aura duré 35 jours.

On estime à plus de 3.000 le nombre d'immigrés africains vivant aujourd'hui en Argentine, alors qu'ils n'étaient encore que quelques dizaines il y a huit ans. Un tiers des 1.000 demandeurs d'asile enregistrés chaque année sont désormais originaires d'Afrique.

"Nous constatons une forte hausse du nombre d'Africains qui arrivent dans le pays et y demandent l'asile", atteste Carolina Podesta du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

(HCR).

"Cela correspond à une recherche de nouvelles destinations", ajoute-t-elle, y voyant la conséquence des politiques d'immigration plus dures mises en place en Europe après les attentats du 11 septembre 2001.

POLITIQUES D'IMMIGRATION FAVORABLES

Au Brésil voisin, les Africains représentent 65% des demandeurs d'asile, selon le comité national pour les réfugiés.

"Le processus d'adaptation est très bon au Brésil", estime Caroline Montenegro, du HCR, précisant que l'intégration culturelle des Africains est facilitée par la forte communauté noire vivant dans le pays.

Pour beaucoup, le long voyage a d'abord constitué à tromper les contrôles de sécurité dans les ports africains avant de survivre, d'eau et de biscuits, à bord des cargos pendant des semaines.

"Nous avons vu des gens arriver après s'être cachés dans le gouvernail d'un bateau. Imaginez ce que ça peut être de traverser l'Atlantique cachés dans un si petit espace", raconte Fernando Manzanares, directeur des services d'immigration en Argentine.

Dans ce pays, les immigrés peuvent obtenir assez facilement des visas de travail temporaires qu'ils doivent renouveler tous les trois mois. Ils peuvent aussi bénéficier de soins gratuits et de leçons d'espagnol dispensées par des organisations caritatives catholiques.

"Les politiques d'immigration du pays sont assez favorables", assure Manzanares. "C'est le reflet de l'histoire. Ce qui s'est produit il y a 100 ans avec les migrants européens se répète aujourd'hui avec les migrants africains."

PÉRIPLE ÉPIQUE

Certains, comme Ibrahim Abdoul Rahman, se sont même mariés en Argentine. Il a rencontré sa femme il y a cinq ans en lui vendant une bague. Depuis, il envoie régulièrement de l'argent à sa mère et à ses sept soeurs restées en Sierre Leone.

Le vendredi, ce musulman se rend à la mosquée Alberdi de Buenos Aires. Il y retrouve d'autres immigrés africains, dont certains se disent victimes du racisme en Argentine.

Ils s'accordent toutefois à reconnaître que ce n'est rien comparé à la xénophobie et aux lois anti-immigration auxquelles sont confrontés les Africains en Europe.

De plus en plus de migrants en provenance de la Corne de l'Afrique cherchent aussi aujourd'hui à se rendre au Mexique ou en Amérique centrale avec le secret espoir de rejoindre ensuite les Etats-Unis.

Le nombre d'Africains passés par le centre de rétention de Tapachula, dans le sud du Mexique, a ainsi triplé entre 2007 et 2008, passant à 600 l'an dernier.

Les récits témoignent des voyages épiques entrepris par certains.

Mohamed Ahmed Hassen, un ancien chauffeur somalien, a vendu sa terre pour financer son exode: son périple l'a mené au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique, où il a embarqué à bord d'un bateau pour le Brésil en versant 1.500 dollars à un trafiquant.

"A bord, nous ne savions pas s'il faisait jour ou nuit. Nous n'avions pas de montre, aucune idée de la date. Tout ce que nous savions, c'est que cela allait être long."

Une fois arrivé à Sao Paulo, il est passé en Colombie, a rallié le Panama en bateau, puis le Costa Rica et le Nicaragua avant d'échouer au Guatemala, où il est actuellement détenu. Il a demandé l'asile politique.

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12 novembre 2009

Crise économique: "l'Afrique doit d'abord compter sur elle-même"

12/11/2009 11:00
ADDIS ABEBA (AFP) - Crise économique: "l'Afrique doit d'abord compter sur elle-même", selon Jean Ping

Le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Jean Ping, a estimé jeudi que pour sortir de la crise économique globale, l'Afrique devait d'abord compter sur elle-même, et non sur l'aide extérieure.

Lors d'une réunion de la Banque africaine de développement (BAD), organisée avec la Commission économique pour l'Afrique de l'Onu (CEA) et l'UA, M. Ping a regretté que les pays développés n'aient pas aidé davantage le continent africain, le plus pauvre du monde, à lutter contre la pauvreté alors que l'argent était disponible.

"Au vu des sommes colossales dépensées pour sauver les banques et les industries, on peut considérer que le montant requis pour les objectifs de développement (du millénaire pour l'Afrique) et qui ne représentent par ailleurs qu'une infime partie desdites sommes, était donc bel et bien là et pouvait être débloqué à tout moment", a-t-il constaté.

"Mais en fait, le vrai problème n'est peut-être pas d'avoir les moyens d'éradiquer la pauvreté mais plutôt la priorité accordée à cette cause et partant la volonté politique de le faire!", a-t-il estimé.

"L'Afrique doit d'abord compter sur elle-même, sur ses propres ressources et ses propres capacités et ne pas axer ses stratégies de développement sur les promesses jamais tenues d'apports extérieurs", a-t-il affirmé.

Elle doit "encore moins spéculer là-dessus, même si elle paie aujourd'hui le prix fort d'un système financier international qui l'avait superbement écartée de la gouvernance et qui avait aussi fermé les yeux sinon encouragé des comportements irresponsables", a-t-il poursuivi.

source : la croix.com

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23 octobre 2008

La crise financière risque d'aggraver le sous-développement en Afrique, selon l'ONU

Il y a 2 jours

ADDIS ABEBA (AFP) — La crise financière globale risque d'aggraver le sous-développement et la crise alimentaire en Afrique, a estimé mardi la Secrétaire générale adjointe de l'Onu, Asha-Rose Migiro, au cours d'une réunion ONU-Union Africaine (UA) à Addis Abeba.

"Nous sommes confrontés à une crise financière de dimension épique. Personne ne sait avec certitude, pour le moment, comment cela va se terminer", a déclaré la numéro 2 des Nations Unies à l'ouverture d'une réunion sur la crise alimentaire en Afrique.

"La crise (financière), si elle n'est pas prise en compte à temps et suffisamment, peut très bien affecter les efforts de long terme pour faire progresser le développement international, y compris les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)", a-t-elle souligné.

"L'impact de la tourmente actuelle, aggravé par la pénurie de nourriture et les effets du changement climatique, pourrait très bien faire dérailler les perspectives d'accomplissement des OMD", a-t-elle ajouté, appelant à des actions coordonnées des agences onusiennes avec les Etats et les organisations du continent africain.

Les huit OMD - appelés Millenium Development Goals (MDG) en anglais - ont été adoptés par les dirigeants mondiaux lors d'un sommet à New York en 2000 et visent notamment à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population vivant avec moins d'un dollar par jour.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a dressé un constat sombre de l'impact de la crise financière pour le continent.

"Cet impact inclut, mais pas uniquement, le déclin de l'investissement extérieur direct, ainsi que la baisse des revenus à l'exportation et une baisse de l'aide", a-t-il estimé.

Pour lui, "il est urgent que les pays africains revoient leurs politiques agricoles, non seulement pour être à même de nourrir leurs populations, mais aussi pour être en position d'entrer effectivement en compétition sur le marché international".

La majorité des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires et d'hydrocarbures.

Pour le patron de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU, Abdullahi Janneh, "nos inquiétudes sur l'impact de la flambée des prix alimentaires et des hydrocarbures sur les pays africains sont maintenant aggravées par les conséquences encore inconnues de la crise financière globale sur les économies africaines".

"Il est difficile de juger l'importance de l'impact de la crise financière sur les économies africaines, notamment à cause de l'évolution rapide des événements et des marchés", a-t-il reconnu, tout adressant une mise en garde: "à cause de sa vulnérabilité, les développements négatifs dans l'arène globale représentent un défi particulier pour l'Afrique".

"Il est nécessaire d'être vigilants pour s'assurer que les effets combinés des crises alimentaire, pétrolière et financière, ne fassent pas dérailler les récentes bonnes performances économique de l'Afrique", a-t-il dit, préconisant "une action internationale coordonnée pour réduire l'impact négatif" des crises simultanées.

Selon les chiffres de la CEA, l'Afrique a connu un taux de croissance économique de 5,8% en 2007 et prévoyait une croissance de 6,2% en 2008.

Source AFP 

Posté par Kibaya à 17:08 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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