16 novembre 2009

L'Amérique latine, nouveau rêve des migrants africains

Par Reuters, publié le 16/112009

BUENOS AIRES - Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine.

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Certains font du Mexique ou du Guatemala leur destination rêvée avec l'espoir, ensuite, de pouvoir entrer aux Etats-Unis. D'autres, de plus en plus nombreux, affluent dans les ports d'Argentine ou du Brésil.

S'ils arrivent parfois par hasard en Amérique latine, ils y trouvent aussi des conditions souvent beaucoup plus accueillantes qu'en Europe.

"Je suis arrivé au port de nuit. Je pensais que j'allais en Europe, je ne me suis rendu compte que plus tard que j'étais en Argentine", témoigne Ibrahim Abdoul Rahman, un ancien enfant soldat sierra-léonais qui a fui la guerre civile dans son pays. Son voyage clandestin à bord d'un cargo pour l'Amérique latine aura duré 35 jours.

On estime à plus de 3.000 le nombre d'immigrés africains vivant aujourd'hui en Argentine, alors qu'ils n'étaient encore que quelques dizaines il y a huit ans. Un tiers des 1.000 demandeurs d'asile enregistrés chaque année sont désormais originaires d'Afrique.

"Nous constatons une forte hausse du nombre d'Africains qui arrivent dans le pays et y demandent l'asile", atteste Carolina Podesta du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

(HCR).

"Cela correspond à une recherche de nouvelles destinations", ajoute-t-elle, y voyant la conséquence des politiques d'immigration plus dures mises en place en Europe après les attentats du 11 septembre 2001.

POLITIQUES D'IMMIGRATION FAVORABLES

Au Brésil voisin, les Africains représentent 65% des demandeurs d'asile, selon le comité national pour les réfugiés.

"Le processus d'adaptation est très bon au Brésil", estime Caroline Montenegro, du HCR, précisant que l'intégration culturelle des Africains est facilitée par la forte communauté noire vivant dans le pays.

Pour beaucoup, le long voyage a d'abord constitué à tromper les contrôles de sécurité dans les ports africains avant de survivre, d'eau et de biscuits, à bord des cargos pendant des semaines.

"Nous avons vu des gens arriver après s'être cachés dans le gouvernail d'un bateau. Imaginez ce que ça peut être de traverser l'Atlantique cachés dans un si petit espace", raconte Fernando Manzanares, directeur des services d'immigration en Argentine.

Dans ce pays, les immigrés peuvent obtenir assez facilement des visas de travail temporaires qu'ils doivent renouveler tous les trois mois. Ils peuvent aussi bénéficier de soins gratuits et de leçons d'espagnol dispensées par des organisations caritatives catholiques.

"Les politiques d'immigration du pays sont assez favorables", assure Manzanares. "C'est le reflet de l'histoire. Ce qui s'est produit il y a 100 ans avec les migrants européens se répète aujourd'hui avec les migrants africains."

PÉRIPLE ÉPIQUE

Certains, comme Ibrahim Abdoul Rahman, se sont même mariés en Argentine. Il a rencontré sa femme il y a cinq ans en lui vendant une bague. Depuis, il envoie régulièrement de l'argent à sa mère et à ses sept soeurs restées en Sierre Leone.

Le vendredi, ce musulman se rend à la mosquée Alberdi de Buenos Aires. Il y retrouve d'autres immigrés africains, dont certains se disent victimes du racisme en Argentine.

Ils s'accordent toutefois à reconnaître que ce n'est rien comparé à la xénophobie et aux lois anti-immigration auxquelles sont confrontés les Africains en Europe.

De plus en plus de migrants en provenance de la Corne de l'Afrique cherchent aussi aujourd'hui à se rendre au Mexique ou en Amérique centrale avec le secret espoir de rejoindre ensuite les Etats-Unis.

Le nombre d'Africains passés par le centre de rétention de Tapachula, dans le sud du Mexique, a ainsi triplé entre 2007 et 2008, passant à 600 l'an dernier.

Les récits témoignent des voyages épiques entrepris par certains.

Mohamed Ahmed Hassen, un ancien chauffeur somalien, a vendu sa terre pour financer son exode: son périple l'a mené au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique, où il a embarqué à bord d'un bateau pour le Brésil en versant 1.500 dollars à un trafiquant.

"A bord, nous ne savions pas s'il faisait jour ou nuit. Nous n'avions pas de montre, aucune idée de la date. Tout ce que nous savions, c'est que cela allait être long."

Une fois arrivé à Sao Paulo, il est passé en Colombie, a rallié le Panama en bateau, puis le Costa Rica et le Nicaragua avant d'échouer au Guatemala, où il est actuellement détenu. Il a demandé l'asile politique.

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31 mars 2009

La Cité de l’immigration, symbole… du courage en politique ?

Je viens vous recommander cette semaine de visiter le blog du journaliste au Monde Olivier Herviaux, c'est un blog qui parle de manière interessante de l'Afrique. Vous lirez en première page des articles sur les relations Afrique-France, cela à la faveur de la visite éclair de Nicolas Sarkozy dans les Congo et le Niger.

Il ya aussi la présentation des certains livres tout à fait intéressants pour l'Afrique.

Je vous invite pour un aperçu à parcourir sa dernière livraison parlant de la fameuse "cité de l'immigration" un lieu ouvert depuis 2007 qui continue à poser polémique en France.

Voici le lien : http://africamix.blog.lemonde.fr/

la cité de l'immigration..........

31 mars 2009

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(Paris) - Ouverte depuis le 10 octobre 2007, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration n’a toujours pas été inaugurée… officiellement. Hier lundi, à l’occasion de l’ouverture de la médiathèque, Eric Besson (photo ci-dessous) remplaçant du “très efficace” Brice Hortefeux au ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (!?), accompagné de Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, ont renoncé à prononcer leur discours…

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La raison ? Trop de protestataires… à l’intérieur et à l’extérieur de la Cité ! “Arrêts des rafles, arrêt des expulsions !”, “Solidarité avec les sans-papiers !” pouvait-on entendre dans l’enceinte du bâtiment, à l’initiative d’intermittents du spectacle, d’étudiants, de jeunes chercheurs…

Des questions plus précises fusaient à l’encontre de deux ministres : “Est-ce que vous allez rembourser les cotisations sociales des travailleurs sans papiers que vous avez expulsés ? “, “Pourquoi salir l’éducation nationale en l’associant au ministère des expulsions ?”… Le discours de Jacques Toubon, proche de jacques Chirac, ancien ministre de la culture et président de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, était couvert par les cris des manifestants…

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Dehors, les forces de l’ordre essayaient de contenir les manifestants venus à l’appel d’associations comme Droits devants !! et le 9ème Collectif des Sans-Papiers. “De quelle mémoire ce musée parlera-t-il vraiment ?”, “Combien de familles et d’enfants dont les vies sont brisées ?”, entendait-on.

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Le départ en catimini de deux ministres aurait pu être pire : Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, et Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, avaient également programmé le déplacement à la Cité, finalement annulé pour des “raisons d’agenda”, comme on dit dans les milieux officiels, pour éviter de se dédire… Quatre ministres empêchés, ça aurait sacrément augmenté les résultats de la politique du chiffre !

Et que penser d’un ministre de l’immigration incapable ou refusant (c’est au choix du lecteur !) d’inaugurer cette Cité, symbole même des migrations qui ont construit la République ?

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22 février 2009

Alsace : Reportage : l’argent de la solidarité africaine

Alsace - Sénégal

Le 21/02/09 à 07:13 - Textes et photos : Adrien Dentz

Ir0001s53_ND.BRCliquez sur l'image pour l'agrandir

La BMW (Boulangerie Moderne de Waoundé) : un des projets collectifs financés par les émigrés.

Des enfants de tirailleurs sénégalais, qui ont contribué à la libération de l’Alsace, voudraient conclure un jumelage avec une commune française pour réaliser un projet d’irrigation à Waoundé, au bord du fleuve Sénégal. Objectif : assurer l’autosuffisance alimentaire pour mettre un frein à l’émigration.

C’est jour de grande affluence à la poste de Waoundé, comme chaque lundi en début de mois quand arrive la « manne ». L’argent des émigrés fait vivre ce bourg de 12 800 habitants, situé à 700 km à l’est de la capitale Dakar, au bord du fleuve Sénégal. Nous sommes en pays Soninké, une des premières ethnies d’Afrique de l’ouest à avoir émigré en Europe. Cette petite Poste, qui ne paie pas de mine, distribue chaque mois les 100 millions de francs CFA (150 000 euros) envoyés par le millier d’émigrés de Waoundé installés en Europe, dont 800 en France. L’argent transite par la Western Union, la banque américaine spécialisée dans le transfert de fonds (moyennant une forte commission) dont l’enseigne en lettres jaune or est omniprésente en Afrique.
« On se prive pour pouvoir envoyer 100 à 150 euros chaque mois », confie Mohamadou Diakité, 27 ans. Ce petit-fils de tirailleur sénégalais, à la double nationalité, a travaillé plusieurs années sur les chaînes de montage des usines Peugeot de Mulhouse et Sochaux. Il est revenu au pays pour deux mois, puis retournera en Alsace à la recherche d’un contrat d’intérimaire.

Sans les émigrés, rien n’aurait été construit

L’argent qui rentre au pays permet de payer le riz, importé de Thaïlande et du Vietnam (30 euros le sac de 50 kg), un mouton pour les fêtes, les médicaments, les habits et l’entretien de la famille nombreuse. À la « manne » des émigrés s’ajoutent les pensions des retraités, pour la plupart d’anciens manœuvres dans le marine marchande française basés à Marseille ou au Havre. C’est le cas d’Abdou, 71 ans, qui vit une retraite paisible à Waoundé grâce à une pension de 350 000 francs CFA (813 euros). Il gagne trois fois plus qu’un instituteur qui n’a pas les moyens de s’offrir, comme lui, une belle mobylette bleue presque neuve.
« Il n’y a pas une maison sans émigré », indique Sadio Cissé, 72 ans, le maire de Waoundé et sénateur libéral du département de Kanel. « Sans eux, rien n’aurait été construit ici », affirme le vieux sage en habit traditionnel.
Les émigrés ne font pas seulement vivre leur clan et construire de grandes maisons familiales en dur, ils financent aussi la plupart des projets collectifs par l’intermédiaire de l’Association pour l’éducation, la santé et le développement de Waoundé fondée en 1991 et d’un groupement d’intérêt économique (GIE) qui gère notamment un magasin d’alimentation générale et la BMW, la boulangerie moderne de Waoundé, la seule du secteur.

Nous avons de l’eau, mais pas de moto-pompes pour irriguer

Avec leurs petits revenus en Europe, les émigrés ont financé notamment la construction de la Poste, le dispensaire abritant une maternité (50 naissances par mois), une extension de l’école primaire (795 élèves pour douze classes) datant de l’époque coloniale, la grande mosquée ainsi qu’une radio communautaire qui émet dans un rayon de 70 km. « Notre objectif est de fixer les jeunes dans la commune en leur proposant le même niveau d’informations que dans les grandes villes », explique Amadou Guèye, journaliste de Radio Jikké (espoir en soninké) dont tous les copains sont partis « là-bas ».
« Les habitants sont riches, mais la commune est pauvre », plaisante le maire qui dispose d’un maigre budget (moins de 200 000 euros). La patente des stands du marché est l’unique ressource. « Il n’y a pas d’obligation à payer les impôts chez nous. Il faut sans cesse discuter avec les gens qui rechignent à payer l’eau courante installée en 2003, car elle était gratuite avant au puits ». La même année, le téléphone mobile est arrivé à Waoundé où l’ancienne mairie est devenue une boutique Orange.
Depuis l’ouverture, en décembre 2006, d’un pont sur le Diouol, un bras du Sénégal inondé durant l’hivernage (la saison des pluies de juin à septembre), Waoundé est désormais accessible par la piste durant toute l’année. Mais il a fallu attendre 50 ans pour que ce projet de désenclavement se concrétise.
Le sénateur-maire veut désormais engager « la grande offensive pour l’agriculture, la nourriture et l’abondance » proclamée par le président Abdoulaye Wade. « Nous avons beaucoup d’eau grâce au fleuve, mais les terres ne sont cultivées que pendant l’hivernage, car nous ne disposons pas de moyens d’irrigation ». La seule motopompe en fonctionnement à Waoundé (financée par les émigrés) arrose 2 ha de maïs qui poussent sous le soleil de février (30° à l’ombre) alors que la dernière pluie est tombée fin août dans cette contrée du Sahel aux confins de la Mauritanie, et que la prochaine n’arrivera que début juin.
Sadio Cissé aimerait construire un système d’écluses le long du Sénégal, pour disposer d’une zone irriguée toute l’année. « Si nous pouvons donner deux hectares cultivables à chaque famille, il y aura assez à manger et les gens n’auront plus besoin d’émigrer ».
Cette course à l’autosuffisance alimentaire est vitale car la « manne » des émigrés va se réduire avec la disparition progressive des retraités et la politique d’immigration restrictive qui empêche de plus en plus les jeunes de Waoundé d’aller en France, bien que la moitié d’entre eux ait droit, en principe, à la nationalité française. Pour accomplir le rêve de Sadio Cissé, l’argent des émigrés ne suffira pas. La commune de Waoundé cherche l’appui d’une collectivité française prête à faire passer un courant de solidarité entre le Rhin et le fleuve Sénégal.

Source : l'Alsace.fr

LIRE AUSSI :

Du Rhin aux rives du Sénégal

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28 janvier 2009

UNE MUTUELLE SANTE/TRANSPORT PAR LES MALIENS DE FRANCE

Chers Internautes, je vous donne ci-dessus à lire un exemple concret de ce que la diaspora d'un pays d'Afrique peut faire pour le bien d son pays.

Cet exemple devrait être fait dans tous les pays d'Afrique c'est-à-dire Utiliser l'intelligence de la diaspora  pour la transformation socio-écnomique du pays. Dans le cas malien qui nous concerne, on doit note que cette expérience de collaboration gouvernants-diaspora est rendue possible par le fait que ce pays est entré résolument dans la démocratie et surtout que ces dirigeants ont depuis longtemps compris l'importance qu'il y avait à asssocier la diaspora dans la marche intérieur du pays.

Le Mali a dans son parlement  des representants des Maliens de l'étranger.

Ce qui n'est pas le cas des dictatures d'Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo démocratique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad pour ne citer que ces pays) qui s'alienent de l'action de leur diaspora. Tout ceci s'expliquant par le fait ces gouvernants étant d'essence dictatoriaux et de nature hypermédiocrité craignent comme la peste leur diaspora.

En effet en mettant l'intelligence de leur diaspora au service de la résolution de problèmes du pays, ils craignent que les populations viennent à constater de façon évidente et irréfutable leurs carences et de facto qu'ils perdent leur pouvoir, surtout en plus de leurhypermédiocrité ils ont tous des égos super dimensionnés. Leur faisant oublier qu'ils nuisent plus que jamais à leurs populations. Commentaire : Le pangolin

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans le cadre du Projet de mise en place d´une mutuelle santé/transport, le comité technique parisien composé de représentants d´associations de migrants Maliens et l´association des diplômés et étudiants maliens de France (ADEM-France) , vous invitent à la journée de restitution de l´étude de faisabilité soutenue par le Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.

L´étude de faisabilité d´une mutuelle santé/transport a été menée en décembre 2008 par l´Union technique de la mutualité malienne (UTM) dans 20 villages maliens tous situés dans la région de Kayes d´où proviennent la grande majorité des migrants Maliens en France.

L´étude a été menée en faveur des familles de la diaspora malienne de France restées au pays par une équipe composée du personnel du Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.

La journée de restitution des résultats de l´enquête de faisabilité, initiée par des associations de migrants, sera animée par l´équipe de l´Union technique de la mutualité malienne (UTM)  et du Ministère du développement Social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali. Des représentants des migrants qui ont participé à l´étude dans leurs villages respectifs témoigneront de la pertinence de l´étude et du projet pour l´amélioration de leurs conditions de vie quotidienne.

La journée de restitution de l´étude aura lieu le dimanche 8 février 200, à l'AGECA sise 177  rue de Charonne 75011 Paris, de 13h30 à 16h30.

Date de la restitution : dimanche 8 février 2009 à 13h30 à 16h30

Adresse : AGECA

           117 rue de Charonne 75011 Paris

Métro : ligne2 (station Charonne)

Contacts :

Ismael SACKO

Consultant du projet

Tél. : 06 63 34 49 40

Email : i.sacko@voila. fr

Mahamet TRAORE

Chargé de communication du comité technique

Tél. : 06 59 57 93 53




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26 janvier 2009

Immigration-France : le lapsus du nouveau ministre de l'immigratrion

IMMIGRATION  Le lapsus de Besson, ministre de l'Immigration

NOUVELOBS.COM | 26.01.2009 | 18:47

Interviewé sur RTL, dimanche 25 janvier, Eric Besson parle "d'invasion venue d'Afrique" en expliquant les liens passés de la France avec le Maghreb et l'Europe, avant de se corriger.

Eric Besson, nouveau Ministre de l’immigration, de    l’identité nationale et du développement solidaire, a commis un lapsus alors qu’il était interviewé sur RTL, dimanche 25 janvier. Interrogé sur les origines de la France comme terre d’immigration, le ministre a parlé d’une "invasion venue d’Afrique" avant de rectifier ses propos. “C'est vrai des temps anciens, tout le monde le sait, des grandes invasions. C'est vrai du XIXème et du XXème siècle, avec les Italiens, les Polonais, d'autres qui se sont intégrés. Ensuite, il y a eu à la fois une invasion... euh, une immigration de provenance d'Afrique et du Maghreb. Non pas une invasion, qu'il n'y ait pas de lapsus sur le sujet".
Ancien secrétaire national à l’économie du parti socialiste, Eric Besson avait démissionné de son poste, en pleine campagne présidentielle, après un profond désaccord avec la candidate Ségolène Royal. Le 24 janvier 2009, il est élu secrétaire général adjoint de l'UMP

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09 janvier 2009

Afrique de l'Ouest: la pêche souffre de politiques "contradictoires"

Romandie News

DAKAR - La pêche en Afrique de l'Ouest, qui fait vivre des millions de personnes, souffre de "contradictions" entre les politiques nationales, rendant difficile la gestion des ressources halieutiques menacées par la surexploitation, selon des experts réunis cette semaine à Dakar.

"Il n'y a pas une bonne articulation des politiques de pêche entre les Etats d'Afrique de l'ouest. Il y a souvent des contradictions ou des divergences", relève André Bihibindi, un responsable du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l'Ouest (Repao), une ONG basée à Dakar.

Ces distorsions sont perceptibles dans "la négociation des accords (de pêche avec des pays étrangers, européens ou asiatiques), les politiques de protection, les conditions d'accès (à la ressource) et les politiques douanières et fiscales", a-t-il détaillé.

Il s'exprimait lors d'une réunion organisée mardi et mercredi à Dakar, à laquelle participaient des délégations de plusieurs Etats et d'organismes sous-régionaux, des professionnels de la pêche et de la société civile des pays d'Afrique de l'Ouest, pour la mise en place d'un comité régional sur la cohérence des politiques de pêche.

Pour le ministre sénégalais de l'Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, "la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest constitue un enjeu de taille".

"Elle représente une priorité dans le contexte de raréfaction de la ressource créant des tensions énormes au niveau national ainsi que régional entre acteurs", a-t-il souligné.

Pour Dougoutigui Coulibaly, responsable d'une organisation de pêcheurs industriels au Sénégal, des bateaux de pêche étrangers déclarent des capacités et des puissances motrices différentes d'un pays ouest-africain à un autre. Il a appelé à une harmonisation des législations pour "arrêter ce trafic".

"Depuis longtemps, on en parle mais on n'avance pas", a-t-il regretté alors que la surexploitation des ressources halieutiques a plongé dans la crise le secteur de la pêche de nombreux pays.

Parallèlement, de nombreux problèmes se posent, dans la surveillance, la réglementation des bateaux, la délivrance des licences de pêches.

Et, à ce jour, la coopération régionale n'a pas produit les résultats escomptés.

La Commission sous-régionale des pêches (CSRP), créée en 1985 et formée de sept Etats (Sénégal, Gambie, Guinée, Mauritanie, Guinée-Bissau, Cap-Vert et Sierra Leone) "n'a pas atteint ses objectifs d'articulation des politiques de pêche", selon plusieurs experts.

La Commission, basée à Dakar, avait adopté des mesures pour harmoniser les positions sur notamment les accords de pêche avec les pays européens, la taille des mailles, la réglementation des bateaux.

Mais selon le Repao, la Convention de 1985, révisée en 1993 et portant sur ces mesures, "n'est pas entrée en vigueur".

"Les accords d'accès (accords de pêche, importante source de devises pour des Etats) sont encore négociés individuellement avec les Nations (étrangères), les termes minima de la Convention ne sont donc pas respectés", ajoute le Réseau.

La réunion de Dakar a donc mis en place un comité régional consultatif chargé de "promouvoir la mise en cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest et servir de cadre de concertation pour tous les acteurs de la pêche", selon un document lu mercredi soir à l'issue de cette rencontre.

Ce comité aura "un rôle de conseil, de veille et d'alerte pour la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'ouest. Il sera formé d'acteurs étatiques et non étatiques comme des organisations de la société civile et des professionnels de la pêche", précise Gora Ndiaye, un responsable du Repao.

(©AFP / 09 janvier 2009 09h17)

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