FAO : déception après un sommet sans pays riches ni objectifs contraignants
ROME — Le sommet de la FAO qui s'est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du directeur de cette organisation de l'ONU, Jacques Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l'absence de dirigeants des pays riches et d'engagements contraignants pour lutter contre la faim.
"Naturellement, j'aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d'Etat ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau", a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays.
"Si nous n'avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l'action (...) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu'elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle", a assuré M. Diouf. Car, a-t-il dit, "les problèmes de l'agriculture dépassent les ministres de l'Agriculture".
Une soixantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement, essentiellement d'Afrique et d'Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège.
Le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia, a résumé par un euphémisme la réunion de trois jours : "ce sommet n'a pas donné de grands résultats et il y a eu des absences importantes".
Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l'égard de l'agence spécialisée de l'ONU.
"Le sommet de la FAO a gâché l'ocsasion d'empêcher un milliard de personnes d'être affamées", a déploré ActionAid.
"On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée. Mais le sommet de la FAO n'a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés" à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d'ActionAid.
"On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses", a conclu l'ONG.
Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. "Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n'est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L'absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet", a dénoncé un porte-parole de l'ONG, Gawain Kripke.
Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n'est pas parvenu à "s'occuper de la malnutrition des enfants".
"Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué" s'agissant de "protéger les plus vulnérables", a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.
Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet.
Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit "l'éradication totale de la faim" dans le monde alors que l'objectif jusqu'à présent était de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre des affamés.
Mais aucune date-butoir n'a été fixée pour atteindre cet objectif.
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La société civile sort sa propre liste de paradis fiscaux :
(1) Delaware (Etat des Etats-Unis) ; (2) Luxembourg ; (3) Suisse ; (4) Iles Caïmans ; (5) City de Londres (GB) ; (6) Irlande ; (7) Bermudes ; (8) Singapour ; (9) Belgique ; (10) Hong Kong ; (11) Jersey ; (12) Autriche...
Le nouveau classement des paradis fiscaux par le réseau Tax Justice Network met en évidence les limites de l’action du G20 contre l’opacité financière Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il voulu y croire en voyant fondre rapidement les listes noire et grise de « territoires non-coopératifs » établies par l’OCDE. Sauf que les critères servant à l'OCDE pour dresser ses listes ne suffisent pas, loin s’en faut, à définir ce qu'est un paradis fiscal. Autrement dit, ce n'est pas parce que la liste grise se vide qu'il n'y a plus de paradis fiscaux ! Une majorité des Français n’est d’ailleurs pas dupe, seuls 37% d’entre eux jugeant la liste officielle « fiable et complète »[1]. Preuve en est le classement de 60 pays et territoires publié ce jour par le Tax Justice Network (TJN), réseau international d’experts et d’associations auquel participe activement en France la Plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. Fruit d’un colossal travail mené sur plusieurs années, ce classement est établi à partir d’un indice combinant le degré d’opacité, évalué à partir de 12 critères, au poids des différentes places financières dans l’économie mondiale. Il montre que des territoires comme l’Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse , les Îles Caïmans ou Jersey, aujourd'hui sur la liste blanche de l'OCDE, constituent pourtant des places financières centrales pour les acteurs à la recherche d'opacité. - Le rôle des trusts, ces mécanismes prête-noms, grande spécialité anglo-saxonne, qui permettent de masquer donneurs d’ordre et détenteurs de fonds, faute d’un registre ouvert aux autorités de contrôle comme il en existe en France pour les fiducies. - L’exigence d’une coopération fiscale automatique et multilatérale. Le critère de l’OCDE - signer 12 conventions d’échange de renseignements fiscaux à la demande - est une exigence beaucoup trop laxiste, comme en atteste la sortie de Monaco de la liste grise après que ce territoire ait signé des conventions avec une dizaine d’autres paradis fiscaux. TJN estime que dans l’attente d’un accord multilatéral, au moins 60 conventions doivent être signées pour que la coopération bénéficie aussi aux pays en développement, principales victimes de l’évasion fiscale. Il évalue aussi le type d’échange de renseignements selon qu’il se fait « à la demande » du fisc étranger, avec de nombreuses justifications, ou de manière automatique. - L’importance de la coopération judiciaire et de la mise en place effective des lois anti-blanchiment, seules à même de permettre une traque efficace de l’argent du crime et de la corruption. Pour la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires, c’est sans doute dans le « top ten » des territoires opaques identifiés par Tax Justice Network que se concentre, à l’échelle mondiale, l’argent sale et celui de l’évasion fiscale. C’est là qu’il faut chercher, en particulier, les centaines de milliards qui manquent chaque année dans les budgets des pays en développement, comme dans ceux des pays développés. Faute d’obtenir une réelle transparence de la part de ces territoires, mais aussi de la part des acteurs qui y opèrent, le combat engagé contre les paradis fiscaux restera vain. Ainsi, l’exigence de transparence envers les banques françaises ne saurait être limitée à leur activité dans les territoires de la seule liste grise de l'OCDE. C’est dans l’ensemble des territoires opaques que banques et multinationales doivent faire la preuve qu’elles n’ont rien à cacher. Contacts : Jean Merckaert – CCFD-Terre solidaire : j.merckaert@ccfd.asso.fr, 01 44 82 81 23 / 06 81 84 30 64 Magali Rubino - Oxfam France - Agir ici : mrubino@oxfamfrance.org, 01 56 98 24 45 / 06 30 46 66 04 Note aux rédactions : - Le site en anglais sur l’indice d’opacité financière : http://www.financialsecrecyindex.com - La base de données sur chaque « territoire opaque » : http://www.secrecyjurisdictions.com - Les recommandations de la plate-forme PFJ : http://www.argentsale.org/recommandations-de-la-plateforme.php - En pièce jointe, la méthodologie adoptée pour la construction de l'indice. [1] Sondage BVA-CCFD mené les 2 et 3 octobre 2009.
L’indice de TJN évalue plusieurs aspects cruciaux que l’OCDE ne prend pas en compte, notamment :
Près d'un terrien sur six a faim
Un sixième de la population mondiale est touché par la faim, soit 1,02 milliard de personnes, selon un rapport de la FAO, l'agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture, publié mercredi 14 octobre à Rome à l'occasion de la Semaine mondiale de l'alimentation.
"Aucune nation n'est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres - et les populations les plus démunies - qui en pâtissent le plus", déplore Jacques Diouf, directeur général de la FAO, dans un rapport réalisé conjointement avec le Programme alimentaire mondial avant la Journée mondiale de l'Alimentation vendredi.
Sommet mondial pour la sécurité alimentaire en novembre
La majeure partie des personnes sous-alimentées proviennent de la région Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l'Afrique subsaharienne (265 millions), de l'Amérique latine (53 millions) puis d'une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Dans les pays développés, 15 millions de personnes souffrent de la faim.
Durant toute cette semaine, quelque 300 experts sont réunis à Rome, siège de la FAO, sur le thème "comment nourrir le monde en 2050".
La population mondiale doit passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050, selon les dernières projections des Nations Unies.
Vendredi, pour la journée placée sous le thème "Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise", cinq nouveaux ambassadeurs de bonne volonté seront nommés: le médaillé d'or olympique américain Carl Lewis, le couturier français Pierre Cardin, le footballeur Patrick Vieira, les compositrices-interprètes indonésienne Anggun et colombienne Fanny Lu.
Du 16 au 18 novembre, un Sommet mondial pour la sécurité alimentaire se tiendra à Rome, siège de la FAO. Le pape Benoît XVI a d'ores et déjà annoncé sa participation à la session d'ouverture de ce sommet.
Source : www.challenge.fr
Voyage : Ils ont découvert l'Afrique à leur façon : propre et humaine
Source Midilibre.com Édition du lundi 13 avril 2009

Photo D. R.
CARNET DE ROUTE
Baptisée "Bilan carbone neutre", l'expédition de Fabien
et Nathalie a duré dix-neuf mois Après un périple de 62 593 km à travers dix-sept pays africains, Fabien Perrot, 32 ans, et Nathalie Lanier, 33 ans, sont de retour en France.
Ce couple dynamique et à l'enthousiasme contagieux était installé à Palavas avant de se lancer dans l'aventure. « Cela faisait longtemps qu'on voulait voyager plus que seulement trois semaines, pour mieux apprécier et s'immerger », explique Fabien.
Pour le coup, c'est réussi. Dix-neuf mois pour traverser le Maroc, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Namibie, l'Angola, la Zambie, le Malawi, le Mozambique, l'Afrique du Sud et Madagascar, avec un
petit saut à La Réunion. Un sacré voyage. « Nous avons découvert plein de choses en nous, une capacité à surmonter des obstacles et une richesse humaine insoupçonnée qui se traduit notamment par l'engagement humanitaire », poursuit Fabien.
En effet, à part l'envergure hors norme du trajet, celui-ci était doublé de plusieurs objectifs. « Le fil conducteur était la promotion des énergies renouvelables, rappelle Nathalie : limiter nos émissions de gaz à effet de serre (GES) en vivant au rythme africain.
Pour cela, il fallait voyager le plus possible grâce aux transports en commun, notamment les taxis-brousse et les bus et éviter de prendre l'avion. » Ce qu'ils ont néanmoins dû faire pour revenir de Madagascar. « Au final, on a émis deux fois plus de GES que ce qu'on avait prévu et que la planète peut naturellement recycler. Mais c'est quand même deux fois moins que les émissions d'un Français moyen. » Parallèlement, le but était de « rencontrer les acteurs du développement énergétique, en premier lieu des ONG, et de recueillir leurs expériences afin de créer un réseau. Avec la mise en place de Riseal, le Réseau d'informations sur les solutions énergétiques africaines locales (lire aussi ci-contre) , nous voulions contribuer au développement énergétique propre de ce continent » , développe Fabien. « Dans beaucoup d'associations, nous étions les premières personnes de l'extérieur à poser des questions. Tout un tas de barrières tombent à ce moment-là. Quand on leur disait qu'on n'avait pas d'argent et qu'on n'était pas là pour leur dire ce qu'ils avaient à faire, ils étaient contents de nous recevoir », se rappelle-t-il.
Alors qu'ils pensaient, au début, entrer en contact avec une soixantaine d'associations, ils en ont rencontré 229. « Il s'agissait de montrer ce qui avait marché dans des pays voisins , remarque Fabien. Ce qui nous a vraiment marqués, c'est l'hypocrisie de l'aide au développement institutionnalisée. Par exemple, dans le cas de la France, une majeure partie de cette aide ne part jamais ou elle revient en métropole. Par ailleurs, on ignore trop souvent l'importance d'impliquer les gens sur place. Cela aboutit souvent à une mentalité d'assisté. C'est malsain et très dur, ensuite, d'inverser la tendance. »
Un voyage aux mille et une facettes, dont le souvenir est toujours envoûtant pour Nathalie. « Nous avons vécu les choses à fond. Maintenant, nous restituons tout ça à travers des expositions photos, des conférences, bref, de la sensibilisation en France. » Et à Fabien d'ajouter : « Nous sommes aussi en train de chercher des financements pour mettre en place des antennes dans les divers pays. Ce voyage n'était pas vain... d'autant qu'il n'est pas fini. En fait, ce n'est que le début ! »
Textes : David FABER
Paradis fiscaux : une liste biaisée
Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème reste entier pour les pays du Sud
Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».
L’OCDE a publié hier soir, à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :
· Les pays pauvres laissés pour compte
Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France , l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.
· Une liste blanche trop remplie
Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».
· Une approche tronquée des paradis fiscaux
Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »
· Les critères de l’OCDE sont incomplets
Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.
Contact : Véronique de La Martinière - 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80
Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants.
[1] Cf. http://www.oecd. org/dataoecd/ 38/14/42497950
200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire et un lot de matériel aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis
SENEGAL-ELEVAGE-VACCINATION17-10-2008 19:46 GMT
Dakar, 17 oct (APS) - Le ministre de l’Elevage, Oumy Khairy Guèye Seck, a remis symboliquement vendredi 200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire bovine et un lot de matériel destinés aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis, qui sont les plus affectées par cette maladie frappant le cheptel depuis la fin du mois d’août, a constaté un journaliste de l’APS.
ADI/ADC
‘’Cette nuit, Saint-Louis, Louga et Fatick qui sont les régions les plus touchées, vont recevoir leurs vaccins’’, a dit Mme Seck lors de la cérémonie de remise des doses à la direction de l’élevage, en présence de représentants des éleveurs ainsi que des vétérinaires.
La région de Louga recevra 50.000 doses et les régions de Fatick et Louga 30.000 chacune, a indiqué le ministre.
Les doses ainsi réceptionnées et remises symboliquement au représentant du personnel du ministère de l’Elevage, sont une partie des 500.000 doses commandées au Mali pour être distribuées le même jour, a indiqué Oumy Khaïry Guéye Seck.
’’Tous ces vaccins sont offerts gracieusement par le président de la République’’, a-t-elle déclaré, metant en garde ceux qui seraient tentés de les vendre aux éleveurs qu’ils s’exposent à des sanctions.
Le matériel accompagnant ces doses est constitué de réfrigérateurs, de congélateurs et de 100 glacières destinés à maintenir la chaîne de froid, du poste vétérinaire au troupeau, a expliqué le ministre de l’Elevage.
A tout cela, s’ajoutent les produits révulsifs qui, appliqués sur le dos de l’animal, permettent de tuer les insectes, principaux vecteur de la transmission de la dermatose.
Cette opération s’inscrit dans un programme de vaccination d’un coût de 500 millions de francs CFA contre la maladie qui frappe le cheptel depuis la fin du mois d’août.
‘’Avant la fin du mois, nous allons recevoir un million de doses. Ce qui permettra d’atteindra (avec les animaux vaccinés) 80% du cheptel’’, a annoncé Mme Seck.
La dermatose nodulaire bovine se manifeste par une fièvre soudaine suivie de nodules sur toute la peau de l’animal après deux à trois jours. Ces pustules se fendent ensuite pour libérer du pus et laisser un cuir creux, a expliqué, le professeur Justin Akakpo, de l’Ecole inter-Etat de médecine vétérinaire.
‘’Si les animaux son résistants, ils supportent’’, et au bout de trois à quatre semaines, ils guérissent, là où les jeunes peuvent en mourir ou voir leur croissance retardée.
La dermatose a pour autre conséquence une diminution considérable de la production laitière et une perte de poids, a dit M. Akakpo, pour qui c’est ‘’c’est un manque à gagner considérable’’ pour les éleveurs à tous points de vue.
Pour les animaux déjà atteints, il faut éviter les complications bactériennes, en leur assurant une couverture antibiotique, a indiqué le professeur agrégé.
Source : APS agence de presse du Senégal








