24 novembre 2009
Sincérité du peuple et manipulation du politique à propos des élections en Afrique
Qu'est-ce que l'apprentissage en démocratie?
L'aspiration à la liberté, à l'expression libre du choix de ses dirigeants est une démarche vitale qui procede à la recherche du bonheur pour toute société humaine.
Je pense que les peuples africains dans leurs demarches électorales sont habités d'une sincérité démocratique.
Pendant cette courte période, les électeurs espèrent voir dans ces futures élections la fin des systèmes pseudo-démocratiques.
Car ils ont conscience depuis fort longtemps, entre autres par le biais de la mondialisation de l'information, que leur bonheur passerait par l'installation d'un authentique processus démocratique prophétique.
Un acte électoral pour obtenir par la non-violence, des gouvernants compétents et capables de répondre, de façon éfficiente, aux défis actuels et futurs dont l'Afrique aurait à faire face dans le contexte mondial.
Tandis que la classe "politique" procede différemment. Consciente de la nécessité de démocratie et de la volonté populaire des populations en la matière, elle recourt à toutes les supercheries pour contrecarrer ce besoin vital.
Nombre de politiciens, à part de rares exceptions, utilisent les elections pour légitimer leur hold up et avoir droit de cité sur la scène politique internationale. Quand bien même personne n'est dupe tant au niveau national qu'international.
En fait ils ne font que retarder un processus déjà enclenché dont l'issue est inéxorable.
08 novembre 2009
Soirée débat avec KOFI YAMGNANE,
le lundi 9 novembre 2009,
à partir de 19h
à la Maison de la Bretagne
8 rue de l'arrivée, Paris XIV
Le 2 septembre, Kofi Yamgane a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle au Togo qui aura lieu le 28 février 2010
Il mène depuis un campagne active au Togo où il réside désormais après un parcours politique hors norme dans l'Hexagone : secrétaire d'Etat, député, conseiller régional et général, maire de Saint-Coulitz.
Début novembre, il fera une halte à Paris pour présenter sa démarche SURSAUT TOGO et rencontrer représentants des diasporas togolaises et bretonnes et décideurs.
À l'issue de cette soirée placée sous le signe des relations Britto-Togolaises, sera servi le verre de l'amitié.
Entrée libre - RSVP avant le 9 novembre 2009 en retour de courriel
ou par téléphone au 06 10 52 00 56
21 octobre 2009
Au Niger, le président Mamadou Tandja s'offre un bail illimité à la tête de l'Etat
Au Niger, le président Mamadou Tandja s'offre un bail illimité à la tête de l'Etat
Source : LE MONDE | 21.10.09 | 10h38 • Mis à jour le 21.10.09 | 12h38
La cause vacillante de la démocratie en Afrique n'avait pas besoin de cela. A peine plus de six mois après avoir promis publiquement, à Niamey devant Nicolas Sarkozy, de quitter le pouvoir "la tête haute" en vertu de la Constitution, le président du Niger, Mamadou Tandja, a achevé, mardi 20 octobre, la mise à sac des institutions de son pays qui fait de lui un président omnipotent, à vie s'il le désire.
Les élections législatives organisées mardi étaient en effet destinées à renouveler les 113 députés du Parlement nigérien que le président avait dissous en mai parce qu'il s'opposait à son projet de réforme constitutionnelle. Dans la foulée, le chef de l'Etat avait convoqué les électeurs par décret pour leur faire entériner, le 4 août, la nouvelle Loi fondamentale qui supprime la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.
Grâce à ce tour de passe-passe, M. Tandja, au pouvoir depuis dix ans, s'est dispensé de l'élection présidentielle qui devait avoir lieu – sans lui – à la fin de 2009 et s'offre la possibilité d'un bail illimité à la tête de l'Etat. Parallèlement, il a multiplié les arrestations d'opposants politiques et au sein de la société civile.
Même si la participation semble avoir été minime pour ces législatives boycottées par l'opposition, le vote crée l'illusion d'une validation populaire. Mamadou Tandja ne justifie-t-il pas son acharnement par le souhait du peuple de le voir "achever les chantiers de développement" lancés dans le pays ?
Après Madagascar, la Mauritanie et la Guinée, le Niger s'ajoute à l'inquiétante liste des coups d'Etat militaires ou "constitutionnels" qui ont marqué l'année 2009 en Afrique francophone. Sans parler des élections contestées au Congo et au Gabon, ni de celles, retardées depuis cinq ans, en Côte d'Ivoire…
Le scénario en cours au Niger place Paris en première ligne, en raison de l'intérêt stratégique de ce pays pour l'industrie nucléaire française. "A chaque étape de son coup de force constitutionnel, Mamadou Tandja a cherché à mouiller la France", explique au "Monde" Marou Amadou, responsable du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques, poursuivi pour "provocation à la désobéissance".
VOLTE-FACE
Après avoir joué les bons élèves de la démocratie devant M. Sarkozy en mars, M. Tandja a saisi l'occasion, en mai, de la pose de la première pierre de la mine d'uranium géante d'Imouraren (Nord) dont la société française Areva a obtenu l'exploitation, pour faire volte-face. Il a alors annoncé son référendum constitutionnel devant Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, et Anne Lauvergeon, présidente d'Areva.
Paris assure que ses intérêts miniers ne pèsent en rien sur son attitude "puisque le contrat est déjà signé". Mais un haut diplomate reconnaît qu'"il est impossible de couper les ponts avec Tandja". Les opposants, eux, ont du mal à croire en la neutralité française. "Nous n'acceptons pas que la France ferme les yeux sur le vol de notre démocratie, contre le droit d'exploiter l'uranium, déclare M. Amadou. Comment Paris peut-il croire qu'un dictateur est capable d'assurer une stabilité à long terme ?"
Mais, dans la balance, entre la défense des droits de l'homme et celle des intérêts économiques, la Chine, qui a signé un gros contrat pétrolier avec le Niger et exploite déjà l'uranium, pèse en faveur des seconds.
De fait, les pressions internationales destinées à faire renoncer Mamadou Tandja restent modérées et, en tout cas, inefficaces. En juillet, Nicolas Sarkozy avait dénoncé le "dévoiement" de la Constitution. Mardi, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a "suspendu" le Niger "jusqu'à ce que la légalité constitutionnelle soit rétablie".
Mais, aux yeux de la communauté internationale, les massacres sanglants du 28 septembre à Conakry semblent avoir relativisé la gravité de la dérive politique, jusqu'à présent pacifique, que subissent les Nigériens.
Philippe Bernard
Article paru dans le journal le Monde l'édition du 22.10.09
20 septembre 2009
Guinée : Des acteurs de la société civile guinéenne à Paris
pour rencontrer des parlementaires français
Mercredi 23 septembre 2009
de 9h30 à 11h30
Assemblée nationale
126 rue de l'Université, 75007 Paris
Le pouvoir militaire se renforce à l’approche des élections et les tensions sociales sont croissantes.
Dans ce contexte, des acteurs de la société civile guinéenne, membres du programme concerté pluri acteurs Guinée (PCPA),
impliqués dans le processus de transition politique, rencontrent des parlementaires français pour leur faire part de leurs analyses dans une démarche de coopération innovante.
Cette rencontre est ouverte à la presse.
A 11h30, point-rencontre avec les intervenants.
Représentants guinéens :
- Aziz Diop, directeur du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC).
- Boubacar Biro Barry, conseiller à l’Intercentrale syndicale guinéenne.
- Moctar Diallo, coordinateur national du PROJEG*.
- Docteur Diallo, réseau Afrique jeunesse.
- Sonna Barry, responsable de l’association Femmes pour le développement.
Partenaires français, membres de ce Programme, participant à la rencontre:
Agence française de développement, Aide et Action, CGT, Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire), Etudiants et développement, Ligue des Droits de l’homme, Ministère des Affaires étrangères et européennes…
Pour s’inscrire à la rencontre, au point presse, ou pour toute autre demande de contact :
Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80
* PROJEG : Programme de renforcement des organisations de la société civile et de la jeunesse guinéennes. Ce programme est cofinancé par le ministère des Affaires étrangères et européennes. Il a pour objectif de faciliter la concertation entre les différentes composantes de la société civile guinéenne et des organisations françaises de la société civile françaises mobilisées à leurs côtés.
09 juillet 2009
CONGO : LE CANDIDAT UNIQUE VERS UNE VICTOIRE UNIQUE AU TOUR UNIQUE
Le journal du Râleur unique
Veille d'élection présidentielle au Congo-Brazzaville en ce début de juillet 2009.
Il y a, paraît-il, plusieurs candidats dans la course.
En fait, les murs des maisons et des commerces, les panneaux publicitaires(de préférence les plus imposants et les plus voyants), les véhicules(surtout les innombrables pick-up flambant neufs), les poitrines et les dos des femmes et des hommes-sandwiches portant des T-shirts à l'effigie immuable, tout cela désigne à la contemplation de tous le seul, le vrai, le beau, l'unique candidat qui occupe tout l'espace utile dans le pays: le Candidat Unique. Chef unique de l'ex-parti unique du Congo-Brazzaville, le Candidat Unique en a gardé une vision des choses unique, de même qu'un parler unique dans ses meetings électoraux.
Parler unique, sans imagination aucune, et très passéiste puisque nous renvoyant à une époque qui rappelle de très mauvais souvenirs dans le Congo voisin:l'ère de feu Mobutu Sese Seko. Ainsi autopromu héritier politique unique de celui-ci, le Candidat Unique débite mécaniquement des << nien-nien >>qui, comme le disait récemment un chauffeur de taxi,font se tordre de rire jusqu'aux enfants de douze ans recrutés avec les adolescents et les adultes pour faire la claque aux rassemblements électoraux du Candidat Unique.
Mais le Candidat Unique n'a cure de toutes ces subtilités.
En effet, de l'ex parti unique, le Candidat Unique a aussi conservé la perspective unique: il lui est impossible de regarder dérrière et autour de lui(si c'était le cas , il s'apercevrait très vite de la misère materielle et morale unique des Congolais).; les yeux rivés devant lui, seul compte pour le Candidat Unique l'objectif unique de la confiscation du pouvoir à son profit et à celui de ses affidés.
Il faut dire qu'en bientôt cinquante ans d'indépendance du Congo-Brazzaville, Le Candidat Unique en a déjà occupé à lui tout seul la moitié! Vingt-cinq ans de pouvoir absolu sur cinquante vous coupent fatalement de la réalité, vous grisent et vous donnent la sensation fallacieuse d'être un personnage unique, et, au bout du compte d'être l'unique Congolais digne d'exercer jusqu'à son dernier souffle cette chose unique qu'est le pouvoir.
Le Candidat Unique a bien signé de ses blanches mains une loi électorale qui prévoit une élection présidentielle à deux tours. Mais, dans l'esprit du Candidat Unique, perspective unique oblige, l'élection présidentielle est au tour unique, lequel doit impérativement entraîner automatiquement sa victoire que lui même et ses comparses claironnent bien avant la tenue de l'élection, ce qui à tout le moins dénote une conception très unique de la démocratie. Il est vrai qu'un deuxième tour exposerait gravement le Candidat Unique à un débat télévisé avec un rival éventuel, et il n'est pas sûr que ses<< nien-nien >> et son habituelle élocution hésitante lui soient à ce moment-là d'un quelconque secours.
Et le peuple du Congo-Brazzaville, dans tout cela, diront des objecteurs uniques?Pour le Candidat Unique, il s'agit d'un peuple unique, c'est-à-dire qu'il est sa chose unique à lui, et que l'unique idéal de ce peuple unique est, toujours selon le Candidat Unique, de le voir indéfiniment occuper le fauteuil présidentiel.
A en croire le Candidat Unique et ses vassaux divers et variés, ce peuple unique que sont devenus malgré eux les Congolais a un rêve unique: subir le règne unique, sans fin et sans partage du personnage unique. En vérité, ce peuple unique que forment les Congolais aux yeux uniques du Candidat Unique et de ses zélateurs uniques est plus préoccupé par sa survie quotidienne que par quoi que ce soit d'autre.
L'élection présidentielle de juillet 2009 représente pour lui des jeux sans enjeux.Elle est surtout un sujet de vives inquiétudes.D'autant plus que tout montre que le Candidat Unique recueille aujourd'hui les fruits politiques de la manière dont il a délibérément conduit la guerre civile dans le pays de 1997 à 2000:en terrorisant les populations par des bombardements, des dévastations, des massacres de sang froid(au rang desquels l'affaire des disparus du beach de Brazzaville), il leur a enlevé pour longtemps le goût de se mêler de politique.
C'était là l'objectif unique visé par le Candidat Unique avec cette façon unique de faire la guerre sur l'ensemble du territoire national. Ayant de la sorte terriblement traumatisé son peuple, réduit celui-ci au mutisme, à la résignation, au rang de simple spectateur de son propre destin, le Candidat Unique s'apprête donc à se reconduire à la tête du Congo-Brazzaville.
Et n'allez pas lui dire qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire: il vous fusillerait de son regard unique, avant sans doute de s'y prendre autrement avec vous. Le Râleur Unique
19 juin 2009
Les Gabonais se prennent à rêver à une élection présidentielle enfin libre
AfriqueLE MONDE | 19.06.09 | 14h27 • Mis à jour le 19.06.09 | 17h11
LIBREVILLE ENVOYÉ SPÉCIAL
Une folle espérance s'est emparée des Gabonais depuis l'annonce de la mort d'Omar Bongo : choisir librement leur prochain président. Pareil rêve ne s'est jamais concrétisé dans ce pays, indépendant depuis 1960. Sur les écrans géants dont la ville est parsemée, "Yaya Bongo" ("grand frère Bongo" en langue téké) reste omniprésent. Mais la rue de Libreville, comme libérée, bourdonne de cet espoir.
Nicolas Sarkozy tance le président ivoirien, Laurent Gbagbo
Alors que l'Afrique a été secouée par plusieurs coups d'Etat et que la situation gabonaise pose à nouveau la question des successions politiques, Nicolas Sarkozy doute de la sincérité du processus électoral conduit par le président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. "Je ne crois plus dans les promesses de prochaines élections, qui s'avèrent fallacieuses", a-t-il dit, mardi 16 juin à Libreville, où il assistait aux obsèques d'Omar Bongo. M. Gbagbo se maintient au pouvoir alors que son mandat a expiré depuis la fin 2005. Après de nombreux reports, une date a été fixée au 29 novembre pour le scrutin présidentiel.
Le 28 mai, M. Gbagbo avait rendu hommage au président français : "Depuis que Chirac est parti, je dors d'un sommeil profond (...) sans penser que la nuit on peut attiser des militaires à droite et à gauche."
"On veut une élection libre, comme chez vous !", lancent d'emblée les nombreuses personnes interrogées. "Une élection où le meilleur gagne", insiste Rigobert, 28 ans. "Un résultat qui sorte des urnes et non des calculettes de la présidence", précise Roseline, une ménagère de 42 ans qui pleure "Papa", mais aspire au "changement".
L'inhumation, jeudi 18 juin à Franceville, du défunt potentat, en marquant la fin des cérémonies d'obsèques, va donner un caractère public à la querelle de succession qui, en coulisses, fait déjà rage. Une dizaine de responsables du parti d'Omar Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG), nourrissent des ambitions présidentielles.
Mardi, le premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a accusé Ali Bongo, fils du président disparu, de conduire le parti à l'échec en voulant imposer sa candidature. Pour bien se faire comprendre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, assis en face de lui, il a évoqué l'échec de Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle française de 1974, après la mort de Georges Pompidou.
Cette situation inédite alliant vide politique, aspiration au changement et confusion au palais nourrit les espoirs des deux opposants historiques. Paul Mba Abessolé, 69 ans, et Pierre Mamboundou, 63 ans, ont en commun d'avoir longtemps combattu Omar Bongo, d'avoir même dû s'exiler, avant de s'en rapprocher ; le premier en siégeant au gouvernement depuis 2002, le second en négociant avec le pouvoir des subventions pour la ville dont il fut le maire (Ndendé). L'un comme l'autre aurait pu parvenir au pouvoir si les scrutins de 1993, 1998 et 2005 n'avaient tourné à la mascarade.
Le Père Mba Abessolé, actuel ministre de la culture, revendique "un nouveau départ" pour le Gabon. Sa campagne tournera autour d'un triptyque simple : "Ecole : cadeau. Hôpital : cadeau. Travail pour tous". Accusé d'être "allé à la soupe", il affirme avoir repris sa liberté et met en avant l'expérience acquise comme maire de Libreville, puis comme ministre.
COUP D'ETAT ÉVITÉ
Pierre Mamboundou, lui, fait de la refonte des listes électorales un préalable absolu à une élection propre. Il milite pour l'établissement de cartes d'électeur biométriques qui empêcherait la fraude fréquente via les doubles inscriptions. Six mois sont nécessaires, selon lui, pour organiser le scrutin, et non les quarante-cinq jours prévus par la Constitution. Les héritiers du président Bongo semblent partisans d'une révision plus légère des listes.
Le financement des élections est l'autre enjeu majeur. "C'était Omar Bongo, président du PDG, qui distribuait l'argent de l'Etat", rappelle M. Mamboundou. Personne ne sait aujourd'hui comment vont se reconstituer les circuits de financement. "Le PDG disposait d'un budget trente fois supérieur au nôtre", affirme M. Mba Abessolé. Tous deux estiment que la presse française accorde une importance démesurée à Ali Bongo. "Il est impossible qu'il soit élu si les élections sont libres, assène M. Mba Abessolé. Les Gabonais n'accepteront jamais une succession monarchique. Cela mettrait le feu au pays."
Aucun des deux opposants ne met spontanément en avant le thème de la transparence financière. Mais, interrogés sur ce thème, M. Mamboundou confirme que les plaintes déposées à Paris visant les "biens mal acquis" "intéressent les Africains". "Ceux qui y voient des manoeuvres anti-gabonaises sont ceux qui ont profité du vol, ajoute-t-il. Mais il n'est pas acceptable que ce soient des étrangers qui dénoncent de tels faits."
Les deux probables candidats font assaut d'amabilités envers la France et réprouvent les huées essuyées, mardi à Libreville, par M. Sarkozy. L'un rappelle que, contraint à l'exil, il a trouvé refuge en France pendant treize ans. L'autre salue "la volonté de M. Sarkozy d'instaurer des relations non paternalistes avec l'Afrique". Aucun ne demandera le démantèlement de la base militaire française. "C'est un mal nécessaire, déclare M. Mamboundou. C'est grâce à cette présence dissuasive que nous avons évité un coup d'Etat."
Sur le même sujet Editorial du "Monde" Défi gabonais Portrait Ali Ben Bongo, Monsieur Fils Compte rendu La France restera neutre lors de l'élection présidentielle au Gabon, assure Nicolas Sarkozy Les faits L'avènement d'une réelle démocratie au coeur de la succession d'Omar Bongo Portfolio Omar Bongo, plus de 40 ans de pouvoir sans partage
21 janvier 2009
L'auteur nigérian Chinua Achebe dénonce les habitudes électorales en Afrique
L'auteur nigérian Chinua Achebe, le 19 janvier 2009 à Abuja |
ABUJA (AFP) — L'écrivain nigérian Chinua Achebe a déploré lundi soir, lors d'une rare visite dans son pays, la façon dont se déroulent les élections sur le continent africain, soulignant que la politique ne devait pas être une guerre.
"Je dois vous dire ma déception profonde face à ce qui se passe sur le continent africain en matière d'élections, en matière de succession", a déclaré l'auteur du roman "Le monde s'est effondré" (1958), à des journalistes.
"Une société civilisée implique l'idée que le pouvoir est transféré volontairement car c'est ce que prévoit le droit. Mais en Afrique, nous n'avons pas encore appris ce fait simple et extrêmement important", a-t-il poursuivi.
"La politique n'est pas une guerre", a encore souligné l'écrivain âgé de 78 ans, appelant les hommes politiques africains à ne pas percevoir la politique comme une question "de vie ou de mort".
Chinua Achebe, considéré comme un des fondateurs de la littérature africaine moderne, est aussi un dénonciateur acerbe de la corruption dans son pays. Il a refusé à plusieurs reprises de recevoir des récompenses des mains de dirigeants nigérians.
L'écrivain, à qui l'on doit aussi "Le malaise" (1960) a reçu en 2007 le prestigieux Man Booker International Prize. Ses oeuvres ont été traduites dans une cinquantaine de langues.
AFP
11 janvier 2009
Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouver

Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement
ABUJA, Nigeria, 11 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Communiqué final
1. A l’invitation de S.E. Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la CEDEAO, une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue, le 10 janvier 2009, à l’Hôtel Transcorp Hilton d’Abuja, République Fédérale du Nigeria.
2. Le sommet a été convoqué à l’effet d’examiner l’évolution de la situation en Guinée depuis le décès du Président Lansana Conté, notamment à la lumière de la prise du pouvoir par les militaires.
3. Etaient présents les Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-dessous :
Son Excellence M. Blaise COMPAORE
Président du Faso
Son Excellence M. Laurent GBAGBO
Président de la République de Côte d’Ivoire
Son Excellence Yahya A.J.J. JAMMEH
Président de la République de Gambie
Son Excellence Dr. John Evans ATTA-MILLS
Président de la République du Ghana
Son Excellence Ellen JOHNSON-SIRLEAF
Présidente de la République du Libéria
Son Excellence Alhaji Umaru Musa YAR’ADUA
Président et Commandant en chef des Forces Armées de la République fédérale du Nigeria
Son Excellence M. Ernest Bai KOROMA
Président de la République de Sierra Leone
Son Excellence M. Faure Essozimna GNASSINGBE
Président de la République togolaise
Son Excellence Seini OUMAROU
Représentant le Président de la République du Niger
Les représentants des Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-après, dûment accrédités, ont également pris part aux travaux :
Son Excellence JOSE BRITO
Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Communauté, représentant le Président du Cap Vert
Son Excellence Joao CARDOSO
Ministre, Directeur de Cabinet à la Présidence, représentant le Président de Guinée Bissau
Son Excellence Euloge HINVI,
Secrétaire Général au Ministère des Affaires Etrangères,
République du Bénin
Son Excellence Coulibaly Boubacar KARAMOKO
Ambassadeur, représentant le Président de la République du Mali
Son Excellence, Daouda Maliguèye Sène
Ambassadeur du Sénégal au Nigeria, représentant le
Président de la République du Sénégal
4. Les travaux se sont déroulés en présence des personnalités suivantes de la CEDEAO, de l’UA et des Nations Unies, notamment :
Son Excellence Said Djinnit
Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest
M. El Ghassin WANE
Représentant le Président de la Commission de la l’Union Africaine
5. Le discours d’ouverture a été prononcé par Son Excellence Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.
6. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont félicité le gouvernement et le peuple ghanéens pour la conduite exemplaire des récentes élections générales dans leur pays et souhaité au Président John Evans Atta-Mills la bienvenue en leur sein.
7. Ils ont également ont observé une minute de silence à la mémoire de feu le Général Lansana Conté, ancien Président de la Guinée, décédé le 22 décembre 2008.
8. Le Premier Ministre de Guinée a été invité à prendre la parole pour expliquer la situation dans son pays puis a répondu aux questions des membres de la Conférence
9 La Conférence a, par la suite, procédé à l’examen du rapport du Président de la Commission de la CEDEAO portant sur les deux missions de la CEDEAO effectuées en Guinée en décembre 2008 et janvier 2009. Elle a également pris connaissance des recommandations issues de la réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité tenue le 9 janvier 2009.
10. La Conférence a exprimé sa profonde préoccupation devant la résurgence du fléau des coups d’état en Afrique, y voyant une menace sérieuse aux efforts de renforcement du processus de démocratisation sur le continent. Elle a appelé à la mise en œuvre de mesures plus efficaces aux niveaux régional et continental pour faire face à cette situation, notamment à travers la ratification rapide par les Etats membres de la CEDEAO qui ne l’auraient pas encore fait, du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, ainsi que de la Charte de l’UA sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance, de même que la mise en œuvre effective de ces instruments.
11. La Conférence a, en outre, réaffirmé l’attachement indéfectible de la CEDEAO aux principes de la démocratie et à l’Etat de droit, ainsi que le rejet de la prise du pouvoir par des voies anticonstitutionnelles, conformément aux dispositions des Protocoles de la CEDEAO et des instruments pertinents de l’UA.
12. Après un examen approfondi des différents rapports et recommandations, la Conférence a:
condamné fermement le coup d’état du 23 décembre 2008 en Guinée, en se fondant sur les dispositions du Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et réaffirme la position de principe de la CEDEAO contre l’accession ou le maintien au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles.
décidé la suspension de la participation de la Guinée à toutes les réunions de la CEDEAO au niveau des Chefs d’Etat ou au niveau ministériel, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
exigé du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) la prise de mesures immédiates visant le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, conformément aux Protocoles de la CEDEAO et en tenant compte des décisions adoptées par le Conseil de Sécurité et de Paix de l’UA sur la situation en Guinée.
13. La Conférence a pris acte des efforts déployés par les parties prenantes guinéennes en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel notamment à travers les actions suivantes :
la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT), organe délibérant, regroupant civils et militaires, en vue de la réalisation des objectifs de la transition. La CEDEAO, avec l’appui de ses partenaires, assistera les acteurs guinéens en vue de la mise en place rapide du CNT ;
ii. la mise en place d’un forum consultatif regroupant toutes les composantes de la société guinéenne, en tenant compte de sa diversité ethnique et régionale, ainsi que de la dimension genre. Ce forum servira de cadre de dialogue permettant aux Guinéens d’œuvrer au renforcement de la cohésion nationale ;
iii. le CNT mènera à terme le processus de transition, en organisant des élections libres, régulières et transparentes en 2009 ;
iv. le CNT assurera la stabilité gouvernementale indispensable à la bonne conduite de la transition ;
v. les membres du CNDD, ainsi que le Premier ministre de transition et les membres de son Gouvernement, ne devront pas se présenter aux élections à organiser en 2009 ;
vi. les autorités de transition s’engagent à respecter les droits humains et l’état de droit, ainsi qu’à lutter contre l’impunité et le trafic de drogue.
14. Afin de faciliter le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, la Conférence a arrêté les mesures d’accompagnement ci-après :
le maintien par la CEDEAO d’un dialogue permanent et constructif avec le CNDD, les parties prenantes guinéennes et les partenaires en vue de veiller à la mise en œuvre immédiate des recommandations concernant l’organisation rapide d’élections et le transfert du pouvoir à un régime démocratiquement élu ;
les efforts à déployer par la CEDEAO pour que la Guinée soit inscrite sur les listes de la Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU, en tant que pays fragile sortant de conflit, pour lui permettre de bénéficier du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix ;
la définition d’un commun accord, par la CEDEAO, la communauté internationale et les parties prenantes guinéennes, de critères de référence et de délais d’exécution des tâches identifiées dans le cadre de la feuille de route pour la transition ;
les mesures devant être mises en œuvre par la CEDEAO et la communauté internationale pour faciliter l’achèvement des opérations d’inscription des électeurs et la mise à disposition de cartes d’identification des électeurs afin de permettre la tenue d’élections en 2009. A cette fin, la CEDEAO et la communauté internationale faciliteront la mobilisation des ressources requises pour l’opération ;
la nécessité d’un financement adéquat pour assurer une transition paisible et réussie en Guinée. A cet égard, un appel a été lancé à l’endroit des partenaires internationaux, notamment la Banque Mondiale, le FMI et ‘UE en faveur de la poursuite de leur appui financier aux programmes socioéconomiques du pays, pour maintenir sur les rails le processus du retour à l’ordre constitutionnel, à la démocratie et la bonne gouvernance.
f) le renforcement des capacités du Bureau du Représentant spécial du Président de la CEDEAO par la mise à disposition des effectifs et équipements requis afin de permettre de coordonner la contribution de la CEDEAO au processus de transition
la facilitation par la CEDEAO de visites périodiques en Guinée de l’Envoyé Spécial du Président en exercice de la CEDEAO ;
la soumission par le Président de la Commission de la CEDEAO au Président en exercice de la Conférence d’un rapport périodique sur la situation en Guinée.
15. La Conférence a demandé au Président de la Commission de la CEDEAO de communiquer la présente décision au Président de la Commission de l’UA et au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour information et action appropriée.
16. Les Chefs d’Etat ont exprimé leur gratitude au Président en exercice pour l’hospitalité chaleureuse et fraternelle qui leur a été réservée ainsi que les excellentes dispositions prises en vue d’assurer la réussite des travaux.
Fait à Abuja, le 10 janvier 2009
SOURCE : Economic Community Of West African States (ECOWAS
08 janvier 2009
John Atta-Mills investi président du Ghana
ACCRA (AFP) — Le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills, a prêté serment mercredi lors d'une cérémonie de passation de pouvoir avec son successeur John Kufuor qui se retire après huit ans à la tête du pays.
"Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère (...) j'espère tirer profit des expériences des deux précédents présidents du Ghana pour construire un Ghana meilleur", a déclaré le nouveau dirigeant, 64 ans, issu des rangs de l'opposition.
Vêtu d'un boubou blanc et d'un kente, tissu traditionnel ghanéen, John Atta-Mills a prêté serment sur la bible lors d'une cérémonie organisée sur la plus grande place d'Accra, décorée aux couleurs du drapeau ghanéen - rouge, jaune, vert et noir -, en présence de plusieurs chefs d'Etat africains et de milliers de Ghanéens en liesse.
C'est la deuxième fois en dix ans qu'un président élu transmet le pouvoir à l'opposition à l'issue d'un scrutin régulier dans cette nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants, érigée en modèle de démocratie pour l'Afrique.
M. Atta-Mills, qui représentait l'opposition sous la bannière du Congrès national démocratique (NDC), a remporté de justesse la présidentielle, dont les résultats ont été annoncés samedi, face au candidat du pouvoir Nana Akufo-Addo (Nouveau parti patriotique, NPP).
Juriste et ancien vice-président de Jerry Rawlings, il se présentait au poste suprême pour la troisième fois, après avoir été défait en 2000 et 2004 par John Kufuor.
John Kufuor, 70 ans, un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d'économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale, a tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu'il n'a pas cherché à repousser.
Il n'a pas pris la parole lors de la passation de pouvoir.
Les présidents ivoirien Laurent Gbagbo, burkinabé Blaise Compaoré, sierra-léonais Ernest Koroma, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar'Adua et béninois Thomas Boni Yayi étaient présents à la cérémonie.
Le secrétaire d'Etat britannique à l'Afrique, Mark Malloch-Brown, y a aussi pris part, représentant l'ancienne puissance coloniale, dont le Ghana est devenu indépendant en 1957 avec Kwame Nkrumah comme premier président.
La présidentielle, déroulée sans heurts malgré des tensions croissantes sur la fin qui avaient fait craindre des affrontements, a été unanimement saluée par les dirigeants étrangers alors que l'année 2008, en Afrique, a été marquée par des violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe.
"Lors des élections, la démocratie au Ghana a été mise à l'épreuve mais au final, la volonté souveraine du peuple a prévalu", a déclaré John Atta-Mills après sa prestation de serment. "Il sera de mon devoir de président de panser les plaies et d'unifier notre chère nation".
Bien que l'alternance du pouvoir au Ghana soit générale, le Parlement ayant aussi basculé à la faveur du NDC à l'issue des législatives du 7 décembre, les observateurs s'attendent à une transition en douceur.
John Atta-Mills, qui a prôné le changement tout au long de sa campagne, s'était engagé lundi à "continuer les projets initiés par le président Kufuor, à maintenir la paix et la stabilité et à promouvoir l'unité".
Aucun changement de cap majeur n'est attendu dans le domaine de l'économie, mais la nouvelle équipe devra composer avec la crise financière internationale et apporter des réponses satisfaisantes à l'électorat populaire qui l'a portée au pouvoir, estimait Yaw Kwakwa, analyste du cabinent Generation Investment.
John Atta-Mills devra aussi gérer, à partir de 2010, le début de la production commerciale de pétrole découvert au large des côtes du pays en 2007. Le Ghana est déjà un important producteur d'or et de cacao.
04 janvier 2009
La démocratie renforcée au Ghana à l'issue de la présidentielle
Peu après l'annonce de sa victoire, l'opposant John Atta-Mills, du Congrès national démocratique (NDC), a tendu la main à son adversaire qui, en dépit de protestations, a reconnu sa défaite et l'a félicité.
La course, très serrée, a été remportée avec à peine un demi point de pourcentage.
"Le Ghana va connaître sa seconde alternance pacifique du pouvoir (...) en une décennie, un évènement qui renforcera certainement la transition démocratique du pays et ses jeunes institutions", a estimé Chris Fomunyoh, expert Afrique au National Democratic Institute (NDI), un organisme basé à Washington.
La première passation de pouvoir entre deux présidents démocratiquement élus s'était déroulée dans le calme en janvier 2001, lorsque Jerry Rawlings, un ancien dirigeant militaire converti à la démocratie, avait transmis les rênes à l'opposant John Kufuor après deux mandats de quatre ans.
La récente élection était la cinquième au Ghana depuis le retour du multipartisme en 1992, et John Atta-Mills, un juriste de 64 ans, se présentait pour la troisième fois consécutive.
"On peut espérer que le Ghana continuera d'être un modèle de démocratie pour d'autres pays africains, comme le sont le Bénin, le Botswana, le Mali, l'île Maurice et l'Afrique de Sud", a-t-il poursuivi.
La nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants est régulièrement citée en exemple et louée pour ses avancées en matière de démocratie, dans un continent où violences et fraudes électorales sont fréquentes.
Au Kenya, des violences post-électorales ont fait plus de 1.500 morts début 2008, tandis qu'au Zimbabwe, plongé dans un crise politique et humanitaire, Robert Mugabe refuse de céder le pouvoir malgré la défaite de son parti aux législatives de mars.
Malgré quelques incidents, les observateurs de la présidentielle au Ghana ont relevé surtout l'ordre et le calme qui ont prévalu.
Bien qu'il ait reconnu sa défaite, Nana Akufo-Addo, du Nouveau parti patriotique (NPP), a insisté sur des irrégularités qui se seraient produites dans une région traditionnellement aux mains du parti adverse et déclaré que la justice devra examiner l'affaire, sans plus de précisions.
"Dans d'autres pays, on ne serait pas en train de rassembler des bulletins de vote (comme preuves de fraudes), mais des armes", a estimé Emmanuel Gyimah-Boadi, du Centre pour le développement démocratique (CDD), une institution ghanéenne.
"C'est tout à l'honneur du NPP qu'il présente ses griefs devant un tribunal. C'est à cela que servent les tribunaux électoraux", a de son côté noté Chris Fomunyoh du NDI.
Selon des observateurs, le recours en justice évoqué par le candidat défait ne devrait toutefois pas avoir d'impact réel sur la passation de pouvoir le 7 janvier entre le président sortant John Kufuor et John Atta-Mills.
Theodore Dzeble, porte-parole de la Coalition d'observateurs des élections (CODEO, 34 organisations) a estimé que Nana Akufo-Addo, également un juriste de 64 ans, était lui-même capable de se rendre compte que s'il souhaite se présenter lors des prochaines élections dans quatre ans, il doit se résoudre à la défaite.
"Sinon, personne ne votera pour lui la prochaine fois".
source AFP





