29 mars 2010

Il faut donner plus de droits aux filles et femmes pour lutter contre les discriminations

Pour répondre à la question de savoir comment faire pour avoir plus d'égalité femme-homme et surtout de l'autonomie des femmes au sein de nos sociétés, je pense qu'il faut explorer les pistes suivantes :

1/Il faut donner plus de droits aux filles et femmes pour lutter contre les discriminations, 

2/Augmenter le niveau économique de la femme  en leur permettant d'avoir des revenus autonomes

3/ Augmenter le niveau des soins médicaux en l'endroit des femmes surtout en milieu rural

4/ Augmenter le niveau d'éducation 

5/ Éradiquer les mauvaises habitudes et coutumes ancestrales confinant la femme à un statut inférieur par rapport à l'homme. 

1/Plus de droits 

A mon avis les droits des filles et de femmes pour une plus grande autonomie et égalité sont très importants pour le développement d'un pays (en developpement ou industrialisé),

En ce qui concerne l'Afrique on doit mener une campagne pour que les pays adoptent des lois qui augmentent la répresentation des femmes dans la sphère politique, mais aussi dans celle des affaires économiques. 

Dans le domaine social, les pays doivent parvenir, en dépit des pesanteurs des traditions ancestrales, à la  promotion des lois qui interdisent la discrimination des femmes, face aux hommes en matière patrimoniale : faciliter l'accession à la propriété des femmes, modifier les droits familiaux traditionnels notamment les relations homme-femme au sein du couple ou du mariage, permettre un meilleur partage des revenus du ménage, éviter la spoliation de la femme et ses enfants propos de l'héritage lors du décès de l'homme.

Protéger les femmes contre les violences et discriminations sexuelles

Je pense que c'est à l'État que revient cette tâche, en édictant des lois justes pour tous les sexes.Tout comme de celui d'aider économiquement et d'augmenter le niveau d'éducation des femmes.

2/Aider économiquement la femme

Il faut aider les femmes à voir leur propre source de revenus qui ne dépend pas du mari. Il ne faut plus que les hommes ne soient les seuls pourvoyeurs des revenus familiaux. La femme qui apporte des revenus au sein de la famille est beaucoup respectée par sa famille.

Des femmes qui travaillent ont plus de moyens de se soigner et de se protéger des maladies. 

3/Augmenter le niveau des soins en l'endroit des femmes

La mortalité des femmes en couches reste très élevée dans plusieurs pays d'Afrique, c'est là une forme de violence faite en l'endroit des femmes. De ce fait ces femmes ne sont pas à égalité avec les hommes car donner la vie pour elles devient presque un voyage vers le suicide.

Les femmes sont les premières victimes des maladies sexuellement transmissibles surtout le virus du VIH, elles sont exposées, car du fait de leur faible pouvoir économique, elles sont en proie à la débauche et à la prostitution avec tous les risques possibles.

Du fait de leur faible pouvoir économique, elles n'ont pas accès facilement aux soins de base.

On obtiendra l'égalité que si les femmes sont bien soignées proteger la maternité et l'enfance, que si les femmes ont une indépendance économique.

4/Augmenter le niveau d'éducation scolaire et universitaire 

Longtemps les jeunes ont été exclues de l'école, car selon la façon de voir ancestrale, elle devait se marier d'où l'âge précoce des mariages des jeunes filles.

Avec l'école, les filles devenaient éduquées et moins ignorantes de leur droits en tant qu'Être humain.

En allant à l'université, elles avaient la même éducation et formation que les hommes cela leur permettait de briguer les mêmes postes que les hommes.

 

C'est pour cela que les gouvernements doivent investir dans la formation professionnelle des filles à tous les métiers intermediaires qui sont souvent reservés aux garçons. Par le biais de la formation professionnelle, les jeunes filles auront beaucoup de facilité d'obtenir un emploi stable et rémunéré source supplémentaire de revenus pour la famille. Augmentant ainsi le niveau de d'éducation des enfants de cette femme et le niveau de vie familial.

En accentuant la formation professionnelle des filles, on repousse aussi par là l'âge de mariage pour ces dernières, donc moins de naissances précoces et surtout non désirées.

 

5/ Éradiquer les habitudes et coutumes ancestrales 

A ce niveau il faut lutter contre les clichés traditionnels, et moeurs retrogrades qui ne voient la femme qu'en Être inférieur à l'homme. Dans beaucoup de société on que la meilleure place de la femme c'est au  tenir le foyer conjugale. Elle ne doit pas travailler. Et beaucoup de société et hommes supportent mal le travail et l'emploi des femmes.

Cette repartition ancestrale du travail doit changer. cela en augmentant le niveau d'éducation des filles et jeunes filles, repousser l'ignorance.

Souvent à cause des coutumes infériorisant la femme que beaucoup des sociétés africaines tolèrent les agressions sexuelles faites en l'endroit des femmes.

Ce sont là les élements de base pour atteindre l'égalité et augmenter le degreé d'autonomie des filles et femmes dans nos sociétés.

Mouélé Kibaya 

 

 

Mots clés : Traditions et droits des femmes, autonomie, égalité, éducation, 

 

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20 mars 2010

Entretien avec une blogueuse africaine

Entretien avec ABORASAMZA   Auteure du blog «  « Mon exutoire » 


Je reprends mon idée d’entretien avec les différents blogueurs Africains ou Afrodescendants, cela afin de mieux faire connaître leur travail aux uns et aux autres.

Ma première invitée  pour cette année 2010 est Aborasamza auteure du blog  "Mon Exutoire". 

 

Le Pangolin : Derrière le blog  « Mon exutoire » qui est Aborasamza une africaine ou une occidentale ?

Aborasamza : Aborasamza est une africaine, je l’ai évoqué plusieurs fois sur mon blog je crois.

Camerounaise, vivant au Cameroun. Je n’ai même jamais quitté mon pays 

 

Le Pangolin : A  la différence de la plupart des blogs tenus par les Africains, vous avez choisi de parler de l’imaginaire érotique en plus d’être femme surtout si l’on sait combien la thématique est délicate ?

Aborasamza : Je ne parle pas que d’érotisme dans mon blog, je parle de moi, ce que je ressens, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager. Le sexe, fait partie des tribulations de la  vie, de MA vie, alors j’en parle


Le Pangolin : Vos textes sont-ils de la fiction ou bien de la réalité ?

Aborasamza: Tout ce que j’écris est réel, peut-être que le ton est romanesque je ne sais pas, c’est mon vécu et mon ressenti. Même mes poèmes sont inspirés de la réalité. Pour moi l’écriture est un mode d’expression, un exutoire. 

  

Le Pangolin : Quand vous abordez ouvertement les thèmes la felation et du cunilingus, je vous cite :  je sentais sa bite au plus profond de mon vagin et il voulait le sentir le fond de mon vagin! et quand il me léchait...ah lala! J'ai le clito hyper sensible, un petit frôlement et c'est l'extase. Ou encore …ET J'ai toujours surpris les mecs au lit par mes talents de suceuse et j'adore voir leur tête quand sans qu'il s'y attendent (surtout la première fois), j'attrape leur bite et je commence à m'amuser avec. J'ai tellement bien sucé E 

Ne craigniez vous pas de choquer ? Ce ne sont pas les coutumes africaines un homme faire du cunilingus ou bien une femme faire de la félation, c’est occidental ça ?


Aborasamza : Vous savez, je suis quelqu’un de très pudique, je dis sur ce blog des choses que je ne dirais jamais à découvert. Le texte que vous citez à été écrit dans état que je qualifierais presque de « transe », j’avoue même que quand je me suis relue, j’ai moi-même été choquée. Mais je tenais absolument à le publier parce que tout compte fait je l’avais écrit. Tout ce que je dis est vrai. Les africains peuvent le cacher mais la fellation et le cunnilingus ils les pratiquent, mais sont peut-être trop pudiques pour l’avouer. A la différence de l’occidental, l’africain se soucie beaucoup de son image, du « qu’en dira-t-on ». Beaucoup vont vers les prostituées ou les étudiantes justement parce que leur femme refuse de leur faire quelques gâteries. La fellation et le cunnilingus sont occidentaux certes, mais le baiser sur la bouche avec la langue ne l’est-il pas ?

 

Le Pangolin : En écrivant cela pensez-vous faire du féminisme à l’africaine ? Car le mouvement feministe occidental « Avec plus ou moins ses excès, est ce vaste mouvement social, politique, culturel, intellectuel, de la lutte contre la phallocratie dans tous les sens du mot. Donc le droit aux femmes de parler sexe sans tabous.

Aborasamza :  du féminisme à l’africaine ? Suis-je féministe ? A vrai dire je ne me suis jamais posé la question. Je suis une jeune femme, qui vit dans un monde où les femmes sont éduquées, programmées pour être de bonnes épouses, de bonnes mères. Si une jeune femme ne sait pas faire la cuisine, elle est perdue car quel homme voudra d’elle ? Si elle fait de longues études et obtient un travail valorisant, elle frustre les hommes. Oui en tant que femme dans ce pays j’ai tout intérêt à être féministe. Mais avant d’être une femme je suis d’abord une personne. Et sur mon blog, j’en parle d’abord en tant que personne. 

 


Le Pangolin : Cette façon libre de parler du sexe, pour vous relève –t –elle de quel postulat ? N’est-ce pas de l’exibhitionisme du moi à la mode occidentale contrairement aux coutumes africaines pour qui la sexualité relève de l’intimité  personnelle et donc à ne pas exposer.

Aborasamza : Avant d’être des africains, ne sommes nous pas des personnes ? Oui nous avons nos traditions, nos coutumes, nos habitudes. Mais nous avons des besoins aussi. Pour tout vous dire moi j’en ai un peu marre que l’africain se cache toujours derrière ses traditions et fasse semblant d’être une personne qu’il n’est plus aujourd’hui. Malgré tout et malgré nous, nous évoluons, le monde évolue. L’Africain d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. Je suis une jeune africaine, vivant en Afrique et mal dans sa peau. Je suis une personne, vivant sa vie et mal dans sa peau. Si m’exhiber me fait me sentir mieux, je continuerais. Est-ce que tout cela est lié au fait que j’ai grandi dans cet environnement ? Peut-être bien. Mais moi j’y suis toujours. Pour moi c’est juste la vie, pas la vie d’une africaine, la vie tout simplement. 

 


Le Pangolin : Est-ce qu’il vous a été difficile d’écrire  comme vous le faites ?

Aborasamza : Difficile d’écrire ? Non. Il m’est difficile de ne pas écrire. J’ai eu une grande passion pour la lecture. Je dis souvent que la lecture ma sauvée. J’ai commencée à me rêver écrivain, j’ai écrit quelques nouvelles au lycée, j’ai risqué ici et là des poèmes. Mais ce sont les « Paroles » de Jacques Prévert qui m’ont confirmés mon amour des mots. Sans oublier ma compatriote Calixthe Beyala qui m’a fascinée. J’ai dû écrire des centaines de poèmes dans ma vie, nés de toutes ses émotions qui bouillonnent en moi, j’ai essayé quelques nouvelles. Mais tout ce que j’écris SORT de moi, tout simplement. 

 


Le Pangolin :  : La femme Africaine aurait tendance à vivre sa sexualité selon le modèle occidental, qui serait elle à l’opposé de la façon africaine qui est elle de célébrer le corps et la beauté de la femme dans ce qu’elle a d’érotique, parce que les pagne africain avec ses couleurs et son côté moulant mettrait plus en valeur le corps de la femme quelle soit sa taille au contraire de la jupe et du pantalon qui  demandent exclusivement des corps plats.

Ma question est de savoir est-ce que la femme africaine ne perd elle pas en adoptant le modèle occidental ?

Aborasamza : Je ne vais pas le cacher, nous sommes très influencés par la mode occidentale, certains en parcourant mes pages, verront que j’adore la mode, mais la mode en général. J’ai également un talent inné en design de mode et en couture (je n’ai encore malheureusement pas exploré en détail cette autre facette de moi dans mon blog). Dans mes créations, j’ai toujours mis en avant l’Afrique, mais en y apportant une touche de la mode occidentale. Le tout c’est de prendre ce qui est bon de chaque côté et de le mettre ensemble. Je pense que rien ne rend une africaine plus belle que lorsqu’elle porte un pagne avec un foulard bien noué sur la tête. Non, l’africaine ne risque pas de se perdre dans la mode occidentale. Nous avons en nous ce côté occidental mais ne nous l’assumons pas encore. Sinon, pourquoi choisirais-je d’écrire tout ceci en restant dans l’anonymat ? En outre je voudrais ajouter que je suis fière, oui très fière d’être une africaine. Je suis fière de mes belles courbes, mes grosses fesses, mes grosses cuisses, mes hanches larges. C’est la beauté de la femme noire. Je suis aussi fière parce que je vis dans mon pays le Cameroun, malgré toutes les difficultés. Et j’espère qu’à travers ce blog je pourrais faire comprendre aux africains qu’une vie normale est possible chez eux, et aux occidentaux que malgré tout ne nous se sommes pas aussi différents d’eux.

 

Signification de Aborasamza : Aborasamza est un mot de mon dialecte qui signifie : « il soulève, il secoue », c’est le nom qu’on donne à la friperie car les vendeurs soulèvent les vêtements et les rejettent en les secouant. C’est aussi le nom qu’on donne aux femmes frivoles ! Mais je n’en suis pas une hein !

 

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06 mars 2010

Droits des femmes en Afrique

Je m'associe à cette campagne et je vous demande de la relayer, merci pour les femmes.

Campagne - Droits des femmes

« Nous exigeons le respect des droits des femmes en Afrique »

4 mars 2010
A l’occasion de la Journée internationale des femmes et du premier anniversaire de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter ! », une centaine d’associations africaines publient leur « Cahier d’exigences », adressé aux gouvernements du continent.
« Nous exigeons le respect des droits des femmes en Afrique »

Dossier de presse

Depuis un an, les organisations partenaires de la campagne, présentes dans plus de 40 pays, se sont mobilisées pour appeler leurs gouvernants à mettre un terme aux graves discriminations dont souffrent encore aujourd’hui les femmes africaines. 

La campagne « L’Afrique pour les droits des femmes », lancée le 8 mars 2009, a eu un retentissement important, et déjà, quelques progrès ont pu être observés. Citons par exemple l’adoption d’une loi pour augmenter la représentation des femmes dans la vie politique du Burkina Faso, la prohibition des mutilations génitales féminines en Ouganda ou la nomination d’une représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les violences sexuelles dans les conflits armés. 

« Mais ces quelques progrès ne doivent pas nous faire oublier que les femmes souffrent encore d’inacceptables violations de leurs droits les plus fondamentaux  », précise Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Inégalités devant la loi concernant l’autorité familiale ou l’accès à l’héritage, violences sexuelles commises en toute impunité, difficultés d’accès à l’éducation... la persistance de telles discriminations montre le chemin qui reste à parcourir pour que les femmes d’Afrique puissent accéder à une égalité de droit », a-t-elle poursuivi. 

Fruit des enquêtes menées par les organisations de la campagne dans leurs pays respectifs, le Cahier d’exigences témoigne de la situation des droits des femmes dans trente et un pays africains, et formule des revendications clés pour éliminer les discriminations et les violences à leur égard, telles que l’abrogation de lois consacrant le statut inférieur de la femme dans la famille ou l’empêchant d’accéder à la propriété ; la criminalisation des violences sexuelles et la poursuite des auteurs ; ainsi que la ratification des instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes. 

Ces « exigences » s’adressent aux autorités gouvernementales de chaque pays, car renforcer le respect des droits des femmes est avant tout une question de volonté politique. 

« Par ce présent Cahier d’exigences, tous les acteurs de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes ! » appellent les gouvernements africains à des gestes concrets et immédiats pour garantir le respect des droits des femmes, notamment à RATIFIER les instruments de protection des droits des femmes et à les RESPECTER dans leur intégralité  », a conclu le Comité de pilotage de la campagne [1] . 

Blog de la campagne : 
www.africa4womensrights.org 

Ci-dessous la carte des ratifications par État.

L’un des principaux objectifs de la campagne est d’amener les Etats du
continent africain à ratifier : 
  • la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de
    discriminations à l’égard des femmes (CEDAW)
  • le Protocole à la CEDAW
  • Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
    relatif aux droits des femmes
    Pour en savoir plus sur ces conventions

  • Vert : les pays qui ont ratifié ces 3 instruments
  • Jaune : ceux qui en ont ratifié seulement 2
  • Orange : ceux qui n’en ont ratifié qu’1
  • Rouge : ceux qui n’en ont ratifié aucun

Le fait qu’un pays ait ratifié une convention ne signifie pas forcément qu’il la respecte. 

Notes

[1] Cette campagne a été initié par la FIDH en collaboration avec 5 organisations régionales : Femmes Africa Solidarités (FAS), Women in Law in Southern Africa (WLSA), African Center for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS), Women in Law and Development in Africa (WILDAF) et Women’s aid Collective (WACOL)

La campagne a le soutien de : Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix, 1984 ; Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, 2003 ; Wolé Soyinka, Prix Nobel de littérature, 1986 ; Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature, 1991 ; Youssou N’Dour, Artiste ; Tiken Jah Fakoly, Artiste ; Angélique Kidjo, Artiste ; Salif Keita, Artiste ; Maryse Condé, écrivaine ; Rachid Taha, Artiste ; Jane Birkin, Artiste ; Bafing Kul, Artste. La campagne est également soutenu par Soyata Maiga, Rapporteur Spécial sur les droits des femmes, Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Yakin Ertürk, Ancien Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les violences faites aux femmes, Pramila Patten, Expert des Nations unies, Comité sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et Angela de Melo, Vice-Presidente, Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

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17 février 2010

Violence sexuelle et conflit en Afrique/ Sexual Violence and Conflict in Africa

Appel à contributions

Violence sexuelle et conflit en Afrique/

Sexual Violence and Conflict in Africa

Avant le 2 mars - Université Carleton, Ottawa (Canada)

Atelier de deux jours présenté à l’Université Carleton, Ottawa, Canada

 

 

5 et 6 mai 2010

 

Présentation :

L’atelier Violence sexuelle et conflit en Afrique qui se tiendra à l’Université Carleton (Ottawa), les 5 et 6 mai 2010, réunira des chercheurs et des activistes pour amorcer une discussion détaillée, multidisciplinaire et multisectorielle sur la violence sexuelle et le conflit en Afrique. Cette initiative bénéficie du soutien de l’Université des Nations Unies.

L’atelier présentera aussi bien des exposés que des tables rondes pour explorer les aspects sociaux, politiques, économiques et culturels de la violence sexuelle durant un conflit en Afrique. Nous espérons ne pas nous limiter à la simple description du phénomène mais discuter en profondeur des causes, des conséquences, des tendances et des solutions possibles.


Nous invitons les chercheurs, les praticiens (y compris les organisations non gouvernementales) et les fournisseurs de services à proposer des exposés et à présenter une demande de participation. Pour favoriser une discussion ciblée et de grande qualité, le nombre de participants sera limité et nous ne pourrons pas nécessairement inclure tous les exposés et toutes les personnes souhaitant participer.


Si vous êtes intéressé à présenter un exposé, veuillez faire une demande en nous faisant parvenir une proposition d’exposé comprenant le titre et un résumé de l’exposé (moins de 200 mots), par 2 Mars, 2010, ainsi qu’un court texte expliquant en quoi votre exposé, votre recherche ou votre domaine d’expertise cadre avec les thèmes de l’atelier décrits ci-dessous. Si vous souhaitez tout simplement participer à l’atelier, veuillez nous faire parvenir une courte lettre pour vous présenter, présenter votre organisme et définir la nature de votre travail ou de vos intérêts par rapport aux thèmes ci-dessous.

Prière de faire parvenir votre correspondance à l’adresse suivante :

sexualviolence.conflict.africa@gmail.com

 

Thèmes préliminaires de l’atelier :

 

1. Comprendre la violence sexuelle en temps de guerre : Que sait-on des schémas et des processus de violence sexuelle dans différentes zones de conflit en Afrique ? Dans quelle mesure pouvons-nous et devons-nous faire des comparaisons entre diverses situations de conflit (ou même à l’intérieur d’un conflit) ? Quelle recherche est effectuée / quelles données sont recueillies et par qui ? Qu’est-ce qui se fait afin de développer des méthodologies de recherche et des cadres d’analyse pour examiner la violence sexuelle en temps de guerre et pour réfléchir sur cette recherche ?

  

2. La violence sexuelle et les conflits ethniques ou nationaux : Quel est le lien entre le conflit, les formes de conflit, les marqueurs d’identité et les schémas de la violence sexualisée ? Comment le viol en temps de guerre invoque-t-il, conteste-t-il et redéfinit-il le genre et l’ethnicité ? Comment les coutumes et les normes existant avant un conflit expliquent-elles la possibilité de violence sexuelle en temps de guerre ou la résistance à ce type de violence ? Comment l’ethnicité et la race sont-elles comprises et invoquées par les acteurs des conflits et par la communauté internationale qui cherche à intervenir durant (ou après) un conflit ? Comment l’ethnicité et le genre opèrent-ils dans un contexte post-conflit pour influencer l’accès des victimes de la violence sexuelle aux ressources sociales ?

 

3. Militarisme, masculinité et armes légères : Comment les normes liées à la masculinité sont-elles invoquées ou modifiées par différents types de militarisme ? Quel rôle les armes légères ou les nouvelles formes de conflits armés jouent-elles dans la structuration de certains types de masculinité ? Et quels effets cela a-t-il sur les conditions favorisant la violence sexuelle et sur les caractéristiques de cette violence ? Comment les masculinités africaines sont-elles représentées dans les conceptions et les réponses occidentales à la violence sexuelle ?

 

4. L’économie politique de la violence sexuelle : Ce groupe explore le lien complexe entre l’économie politique, l’environnement et la violence sexuelle en temps de guerre. Quel rôle les sociétés multinationales, les investissements étrangers directs, l’aide et l’extraction des ressources jouent-ils dans l’instauration de conditions favorisant la violence en temps de guerre et dans la réponse internationale ?

 

5. Le maintien de la paix et le rétablissement de la paix : le rôle de la communauté internationale : Quels effets et quelle influence les initiatives de l’ONU, y compris les activités de maintien de la paix, ont-elles sur les schémas et les processus de la violence sexuelle dans les situations de conflit ? Quels effets ces initiatives ont-elles sur les efforts destinés à réparer les dégâts de formes particulières de violence sexuelle ? Quel rôle les acteurs internationaux jouent-ils dans les continuités qui existent entre l’exploitation en temps de guerre et l’exploitation en temps de paix ?

 

6. Présenter et représenter le viol : Dans quelles circonstances le viol commis en Afrique en temps de guerre devient-il visible en Occident et pour l’Occident ? Quel « travail » politique et analytique la victime africaine de viol et le violeur africain jouent-ils dans la façon dont l’Occident présente et représente l’action, l’inaction, la politique et la justice ? Comment et de quelles façons le projet colonial en Afrique est-il visible (ou pas) dans les représentations occidentales de la violence sexuelle en Afrique ? Comment ces tropes coloniaux engendrent-ils une réponse internationale et occidentale, et pour le meilleur ou le pire, aident-ils à constituer un champ social transnational dans lequel travaillent les militantes et militants africains ?

 

7. La période après un conflit et la période de transition : Comment les schémas et les processus de violence sexuelle deviennent-ils visibles, ou non, durant la période de transition après un conflit et durant les efforts de réconciliation ? Dans quelle mesure les schémas de la violence sexuelle ont-ils des répercussions sur l’accès aux ressources et aux mesures de réparation dans les contextes post-conflit ? Comment les masculinités sont-elles contestées et redéfinies durant la période de conflit et dans quelle mesure cela a-t-il un effet sur les efforts visant à lutter contre (réparer les dégâts) la violence sexuelle en temps de guerre ?

 

Contact : Doris Buss Graduate Supervisor and Associate Professor Law Department, Carleton University 1125 Colonel By Drive Ottawa, Ontario, Canada K1S 5B6(613) 520 2600 ext 8011(613) 520 4467 (fax) doris_buss@carleton.ca

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