Gabon : Liberation des militants de la société civile
Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise BP 1421 - 51065 Reims Cedex COMMUNIQUE
12 janvier 2009 GABON : LIBERATION CE SOIR DES MILITANTS, DU JOURNALISTE ET DU GENDARME DETENUS AU GABON
Ce soir, 12 janvier 2009, Grégory Gnbwa Minsta (plaignant dans l'affaire des Biens Mal Acquis), Marc Ona Essangui et Georges Mpaga de PWYP Gabon, Gaston Asseko, directeur technique de Radio Sainte Marie et l'adjudant de gendarmerie Jean Poaty, injustement arrêtés les 30 et 31 décembre 2008, ont été relâchés sur décision du Tribunal de Libreville. Il faut maintenant obtenir la levée des chefs d'inculpation. Toute la lumière sera faite un jour sur ce «Complot du Réveillon» conçu par l'entourage présidentiel lui-même en vue de sa prise programmée du pouvoir. L'objectif inavoué de ce complot était de décrédibiliser la plainte à Paris contre les Biens Mal Acquis, d'étouffer la liberté d'expression de la Société Civile, notamment PWYP au Gabon, et d'affaiblir d'avantage l'actuel Chef de l'Etat Gabonais. La mobilisation unanime et sans précédent du peuple gabonais, des ONG internationales, de la Société Civile, de la diplomatie internationale, des institutions religieuses et de la Diaspora Gabonaise vient de démontrer qu'il est possible de faire plier les vrais ennemis de l'Etat et des institutions de la République. Un espoir immense est né de cette épreuve. Bruno Ben-Moubamba Porte-parole des Acteurs Libres la Société Civile Gabonaise en Europe Journaliste et doctorant à l'EHESS gabonlibre@gmail.com
Suite de la plainte contre les chefs d'etats d'Afrique centrale : Arrestation d'un activiste de la société civile au Gabon
Gabon / Misappropriated public assets case / Gabonese authorities arrest civil society activists

Gabon / Misappropriated public assets case / Gabonese authorities arrest civil society activists
LIBREVILLE, Gabon, January 3, 2009/African Press Organization (APO)/ — Transparency-International (France) and Sherpa are gravely concerned about the arrest in Libreville, Gabon, of Gregory Ngbwa Mintsa, a civil plaintiff in a case filed in France denouncing the alleged embezzlement of public funds in Gabon.
On 2 December 2008, Gregory Ngbwa Mintsa and Transparency International (France) lodged a complaint calling for an investigation into how a large volume of assets such as real estate and automobiles, have been acquired in France by three foreign heads of state and their family members, including the President of Gabon, Omar Bongo Ondimba.
Gregory Ngbwa Mintsa was arrested at his home early on the morning of 31 December, 2008. To date, he has not had access to his attorney or his family. The official reason for his detention remains unclear.
Ngbwa Mintsa has faced intimidation in the past due to the civil complaint. His arrest coincides with the detention of two other civil society leaders: Marc Ona, coordinator of the “Publish What You Pay” coalition in Gabon, which calls for more transparent management of Gabon’s oil weath, and Georges Mpaga, President of the Gabonese civil society network for good governance (ROLBG). All those arrested are involved in fighting corruption in Gabon.
It appears that the arrest of Gregory Ngbwa Mintsa is the culmination of a series of attempts to intimidate him, and could be linked to his forming part of the legal complaint for damages in the misappropriated public assets case filed in December in France.
Sherpa and TI France are calling for the immediate release of Gregory Ngbwa Mintsa and the other anti-corruption campaigners. All efforts are being made to ensure that the detainees have adequate legal support.
Both organisations further urge the French government to immediately request that the Gabonese authorities ensure that a due process of law is followed and that Gabon’s commitments to uphold human rights are respected.
SOURCE : Transparency-International
Toujours en prison
GILBERT NSONGUISSA MOULANGOU
EST TOUJOURS EN PRISON
au CONGO
DEPUIS LE 1ER DECEMBRE 2008
les 35 raflés de Pointe-Noire seraient remis en liberté?
Sur un site congolais, je viens de lire avec joie la déclaration du ministre congolais de la justice qui envisagerait la liberation des 35 personnes detenues après la manifestation ayant eu lieu à Pointe-Noire lors des obsèques de Jean-Pierre Tchicaya ancien président de l'assemblée nationale. http://www.sudonline.sn/spip.php?article12323
Je me persmets de vous proposer en lecture, ma réaction, car les propos de ce ministre est une injure à la justice en tant que telle, et aux Congolais. Je ne pouvais pas rester sans réaction. Afin de vous aider à me suivre voici ci-dessous les liens en relation avec ma reaction : www.congopage.com et RFI: Congo-Brazzaville, mobilisation pour les détenus de Pointe-noire : http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75338.asp et http://www.congo-internet.com
Vraiment le fait du prince, une fois encore on a là la demonstration magistrale que cette famille se prend pour une monarchie et que les Congolais sont leurs sujets.
Je demanderais à Maître Malonga et les autres avocats voir des juristes d’aider ces 35 citoyens à porter plainte devant les juridictions congolaises, la cour de justice de l’Union Africaine et la commission des Droits de l’Homme de Genève de l’ONU pour :
-arrestation arbirtraire,
-emprisonnement sans jugement, tortures
-et atteintes à leurs droits fondamentaux.
Ils ont avec eux la constitution de 2002, la charte universelle des droits de l’Homme 1948 de l’ONU, la charte des droits humains l’Union Africaine (une citoyenne nigerienne a recemment gagné contre le Niger qui devra lui payer 50 millions de francs cfa, sachez que Sassou tient à son image au sein de l’Union Africaine) et les autres conventions internationales que le Congo a signé depuis 1960 à son admission à l'ONU, 1963 à l'OUA par exemple la charte contre la torture, la convention sur la CPI de la Haye.
Les 35 citoyens ne doivent pas prendre peur et ils doivent commencer par se plaindre auprès des juridictions congolaises, pour les raisons suivantes :
1- déjà pour demander reparation, car la constitution congolaise de 2002, interdit tout emprisonnement de citoyen pour delit d’opinion,
2- que la periode de garde à vue n’a pas été respecté,
3- cela pour demontrer s’il le faut par l’absurde qu’il n’y a point de démocratie dans ce pays où règne une dictature.
4- Parce que la justice devient obsolète quand les citoyens ne s’en servent pas, il faut que les acteurs congolais épris de justice, de libertés fondamentales et du respect de la vie, doivent se saisir de façon intégrale de la constitution pour obliger cette dictature à respecter les textes qu’elle a elle-même pondus.
Il faut arriver, avec le temps, à pousser cette pseudo démocratie à devenir une vraie démocratie en multipliant les actes de justice.
Car cette dictature se sert toujours de textes legislatifs pour opprimer, en cela, elle est habile.
La preuve elle interdit toutes les manifestations de l’opposition au dernier moment en se servant de la loi.
Pour cela je conseille aux opposants de deposer un recours systématique devant le tribunal.
Et comme ce regime n’est pas bête, lorsqu’il s’agit de créer le mal, vous pouvez remarquer qu’il convoque souvent les opposants le vendredi afin que ces derniers ne deposent pas un recours administratif dans les delais.
Donc pour les opposants il faut changer des tactiques préparer des plaintes et avec les portables agir.
Dans tous les cas il faut deposer plainte devant la cour suprême en se servant des articles de la constitution de 2002 et faire le maximum de publicité autour.
En multipliant de tels actes, ils finiront par rendre ridicule cette dictature et surtout ils vont la decrédibiliser, car chaque fois que le pouvoir de Brazzaville foulera au pied ses propres textes, moralement il alimentera de fait et de façon naturelle la raison pour les citoyens : les fondements légitimes de la désobéissance civile.
Une chose qui doit être comprise c’est que le pouvoir par ses actes illégaux va créer une jurisprudence qui va lui oter de façon naturelle, les raisons de continuer son règne d’iniquité et de deni de justice en invoquant la loi.
Il sera obligé d’enlever ses habits de democratie pour utilser la violence, or nous savons bien que le cours de l’histoire nous entraîne inexorablement vers la démocratie et le règne de l’intelligence.
En effet, pendant la guerre du Vietnam beaucoup des Noirs américains ont refusé d’aller combattre pour les Etats-Unis en invoquant la raison morale qui était "pourquoi aller se battre pour un pays qui ne vous a jamais reconnu vos droits", rappellez-vous du cas du boxeur Mohamed Ali qui refusa d’aller combattre au Vietnam et avec d’autres Noirs, ils se sont basés sur les actes juridiques des cours de justice de différents Etats et surtout de la cour suprême fédérale qui avait pour habitude de débouter les plaintes des Noirs.
Les Congolais doivent obligatoirement s’inspirer de la lutte des Noirs Américains qui se sont toujours (compte tenu des rapports de force défaorables) obligés à se plaindre devant la cour suprême des USA tout en sachant qu’ils allaient perdre, le but était de prouver aux autres que la vérité et justice finissent toujours par triompher peu importe le temps.
La stratégie des Noirs Américains surtout c’était de créer une jurisprudence qui obligeait les racistes blancs à ne plus utiliser la loi pour opprimer les Noirs, c’est ce que Mandela avec l’ANC avaient fait pour lutter contre l'apartheid,tout comme Gandhi avec les Britanniques en Inde.
Cette façon oblige les dictateurs à devenir par leurs propres actes illegaux et à faire triompher la justice.
POUR RAPPEL :
GILBERT NSONGUISSA MOULANGOU
EST TOUJOURS EN PRISON
La guerre froide resurgit-elle en Afrique à la faveur des rivalités économiques Occident-Orient?
La guerre froide resurgit-elle en Afrique à la faveur des rivalités économiques entre l’Occident et l’Orient ?
Je ne sais pas si vous rappelez des info que je vous avais fait lire ces derniers notamment sur la guerre au Congo (RDC) où un journal en ligne sénégalais faisait un rapprochement entre le déclenchement de la guerre dans l'Est de la RDC quelques mois seulement après la signature d'un contrat entre la Chine et le Congo (RDC). Beaucoup pensent que la guerre au Congo est due essentiellement aux convoitises occidentales sur les matières premières de cet immense pays. Le Rwanda et les Rebelles ne seraient que la tête de proue. http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/08/11669762.html
Comment comprendre l'acharnement des Occidentaux sur Mugabe et leur réticence à voler au secours des populations du Kivu au Congo.
Ces derniers ont refusé d'envoyer un contingent militaire, préférant laisser sur le terrain un contingent militaire inefficace car formé par des armées, issues de deux pays ennemis et pauvres que sont l'Inde et le Pakistan qui, autre part, menaceraient l'équilibre géostratégique mondial.
Comment qualifier la disparition de la scène médiatique occidentale du Darfour au Soudan, à la faveur de la guerre au Congo, l’Occident faisant comme si il découvrait cette guerre. Pour l’instant, on se tourne vers la RDC, qui a toujours été en guerre depuis bientôt dix ans.
Plus de Darfour dans les média occidentaux, bien que le problème existe toujours avec sa cohorte de massacre.
Alors qu’est-ce qui peut expliquer cette absence, après tout le tintamarre médiatique des mois passés ? La Chine montrée du doigt par son obstruction au conseil de sécurité des nations Unies auraient changé d’avis ? Bien sûr que non, Comme l’Occident avait besoin des fonds Chinois pour faire face à la crise financière, il avait préféré mettre en sourdine le Soudan soutenu par la Chine, et pendant ce temps les massacres continuent. La rivalité USA-Chine s’étant simplement déplacée sur d’autres terrains. La chine soutenant par exemple Mugabe contre les Occidentaux.
Que dire et comprendre quand tous les médias occidentaux ont qualifié de dangereux l’accord entre l’Ouganda et l’Egypte (deux pays africains). Un accord qui prévoit que l’Ouganda allait louer 850 000 hectares de terres soit 2,2% de la superficie totale du pays à l’Egypte pour qu’il cultive du blé dont il en a besoin.
Cela a suffi pour que les capitales européennes parlent d’accaparation, et expriment des inquiétudes (bizarre) car d’autres pays de l’Orient comme l’Arabie, la Corée du Sud ou la Jordanie envisageaient de faire comme l’Egypte. Ainsi la Corée du Sud aurait conclu avec le gouvernement malgache la location de 1,3 millions de terres pour cultiver du maïs et des palmistes. La Jordanie quant à elle aurait annoncé cultiver du blé au Soudan.
Et je vous invite aussi à analyser sous ce même prisme les deux informations suivantes dont les coïncidences paraissent un peu curieuses.
Dans la sphère francophone surtout en Afrique centrale, les enjeux seraient les mêmes, Comment comprendre, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme à Paris, le double discours du président français Nicolas Sarkosy, lorsqu'il dit que Robert Mugabe doit partir, quand au même moment au Congo le pouvoir de Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, emprisonne des opposants politiques (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html ) après avoir truqué des élections en 2007 et 2008.
Quand au Cameroun, le gouvernement réprimande dans la violence une manifestation des producteurs de maïs et des jeunes contre la corruption au ministère de l’agriculture.
Nous Africains devons-nous le croire? faut-il réellement?
En effet, s'agissant par exemple du Congo, il y a quelques jours le club de Paris a décidé d'alléger la dette du Congo, faisant fi des conditionnalités de bonne gouvernance démocratique. lire le Lien http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/12/11721231.html
Est-ce à cause des intérêts économiques colossaux ou des profits à faire.
Sinon comment interpréter le fait de passer sous silence l'information de l'attribution de la gestion du port à conteneur de Pointe-Noire à la société Bolloré (grand ami du président français Sarkosy, rappelez-vous c'est ce Bolloré qui avait prêté son yacht à Sarkosy quelques jours après son élection l'année dernière). Lire le lien : http://lepangolin.afrikblog.com/archives/p36-6.html
Ainsi Bolloré à cause de son lobby aurait la gestion de la plupart des ports maritimes d'Afrique centrale.
Quand en Afrique de l'Ouest, des gouvernements plus démocratiques (Ghana, Sénégal, par exemple) avaient préféré d'autres investisseurs.
Le Sénégal par exemple avait porté son choix sur les investissements des émirs du Moyen Orient. Des émirs qui n’ ont pas 'hésiter pas à moderniser ces ports, longtemps restés non performants et archaïques. Aujourd’hui, le port de Dakar est un exemple du bon choix.
Ce n'est donc pas un hasard, si le constat économique et politique fait ressortir l'Afrique centrale comme zone de non performance économique. malgré ses potentialités naturelles et humaines.
Sur onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao-Tomé et Principe, Rwanda) que compte cette zone la quasi majorité de ce pays vont connaître une faible croissance économique (hors pétrole).
Beaucoup d'analystes pensent que cela est le fait de la mauvaise gouvernance, surtout de l'absence de régimes démocratiques. Dans la plupart de ces pays, les systèmes politiques sont totalement verrouillés et ressemblent plutôt à des patronarchies.
La plupart de ces pays n'ont pas connu d'alternance politique et changement des gouvernants depuis plus de trente ans, ces pays sont tous presque dirigés par des dictateurs c'est le cas de l'Angola (Dos Santos est au pouvoir depuis la mort de Neto à la fin des années 70), du Cameroun (Biya est au pouvoir depuis 1982), du Congo (Sassou est au pouvoir depuis 1979), du Gabon (Bongo est au pouvoir depuis 1967), Tchad (Idriss Deby est au pouvoir depuis 1989) Rwanda (Kagamé est au pouvoir depuis 1994), Guinée Equatoriale (Obiang Nguéma est au pouvoir depuis plusieurs années) soit sept pays sur onze.
Quand aux autres pays, ils font l'objet d'une instabilité chronique, la RDC depuis la chute du dictateur Mobutu est théâtre de guerres récurrentes ayant fait au moins 6 millions de morts. La Centrafrique connaît aussi des rebellions et coups d'Etat. le Burundi est toujours en proie à des violences politiques.
Seul Sao Tomé et Principe semble connaître un semblant de démocratie et de bonne gouvernance, en effet ce petit pays présente au niveau humain des meilleurs indicateurs IDH que ses riches voisins.
Face donc aux percées Chinoise et des pays Arabes du golf en Afrique, le continent refait l'objet d'une guerre froide entre l'Occident et l'Orient cela à son détriment.
L'Occident, pour faire face à ces percées économiques, est retombé à ses anciennes habitudes : soutenir les dictateurs et potentats locaux en bafouant toujours les droits de l’homme africain .
Mouélé Kibaya
derniere minute: Gilbert Nsonguissa Moulangou : Toujours en prison
http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html
Nous venons tout juste d'apprendre que l'audition vient de se terminer mais qu'à l'heure actuelle aucune preuve n'a été retenue contre M NSONGUISSA MOULANGOU Gilbert. Les avocats ont de nouveau demandé une mise en liberté provisoire. Nous attendons toujours que la Cour se prononce. Notre contact depuis Brazza nous en dira plus d'ici quelques heures (ce soir ou très tôt demain en matinée). par Nsômi
http://sos-prisonniers-politiques-au-congo.over-blog.org/
Auteur : Nsômi
Email : papipapo250@yahoo.fr
Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté...
Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté...
Par Philippe Madelin | Journaliste | 06/12/2008 | 15H4
Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d’ambiance à la police: enlever la batterie. Et encore…
Les Ecoutes, c’est encore pire que ce que je croyais. La technique permet désormais tout. Et le reste. On m’interroge souvent, on me pose ce genre de question: « J’entends des cliquetis dans mon téléphone, je crois être écouté. Qu’en penses-tu? »
Eh bien, je n’en pense rien. Parce que je peux vous l’affirmer: nul ne peut détecter quand il est écouté ou non. Un de mes amis spécialisés dans ce genre de pratique m’a expliqué en long et en large que comme l’interception porte sur les ondes radio électriques, totalement immatérielles, il n’existe aucun moyen technique connu pour détecter les écoutes. Judiciaires, administratives ou sauvages, même topo.
Quand les liaisons téléphoniques transitaient par des fils de cuivre, quand les enregistrements étaient effectués sur des magnétophones -j’en ai vu beaucoup en parcourant des locaux de police pour une raison ou une autre-, il était possible de détecter les détériorations de signal provoquées par les branchements. Aujourd’hui, avec le numérique, c’est fini.
Des millions de micros sauvages
Téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème.
Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous. Le téléphone devient en quelque sorte un micro d’ambiance.
Même avec un téléphone fermé? Même avec un téléphone fermé, précise mon interlocuteur. Mieux, l’agent chargé de l’écoute peut ouvrir à distance votre téléphone à votre insu. Vous croyez que votre portable est fermé alors qu’il est ouvert.
On entend tout ce que vous dites, tout ce qu’on vous dit, on perçoit -et donc on enregistre- toutes les conversations autour de vous. L’écoute fonctionne comme une téléconférence, c’est-à-dire qu’un troisième partenaire silencieux, dormant, vient s’insérer dans votre dialogue.
A Paris seront bientôt installées des milliers de caméras dans la rue, comme à Londres. Mais déjà des millions de microphones sauvages sont en opération: vos téléphones portables.
Si vous voulez éviter l’écoute sauvage, précise mon interlocuteur, il faut retirer la batterie de l’appareil. Et même dans ces conditions il y a probablement un moyen de vous suivre à la trace!
En vérité, le seul moyen d’échapper aux écoutes, ou au moins de les retarder, c’est le cryptage. Une technique horriblement coûteuse, donc hors de portée de l’utilisateur moyen. J’ai bien écrit « retarder », car à ce jour aucun cryptage ne résiste bien longtemps aux efforts pour le casser.
Des logiciels spéciaux permettent également de corriger le son, d’effacer les parasites, d’amplifier des voix trop faibles.
Il y a mieux encore: votre téléphone peut être utilisé comme « radio balise », grâce à l’appoint du système GPS, il permet de suivre tous vos déplacements, de vous localiser au mètre près.
D’assez nombreuses sociétés de transport -taxis et camions- utilisent d’ailleurs cette faculté pour suivre en direct le déplacement des véhicules. Des contrats spéciaux dits de « tracking volontaire » sont conclus dans ce sens avec les sociétés spécialisées dans les écoutes. Elles fournissent toute la gamme de prestations, y compris les services de traduction instantané. Dans toutes les langues possibles.
Elle est loin l’époque où le grand système des écoutes était installé dans les sous-sol de la caserne de La Tour Maubourg, sur le boulevard éponyme, à Paris. Dans ce temps-là, des dizaines de postes de travail étaient alignés, des officiers de Police judiciaire devaient prendre en note tous les propos recueillis dans les écouteurs.
Ce temps préhistorique -quelques années seulement- est révolu. Maintenant, tout le process technique est accompli à distance. A Paris, on peut écouter en temps réel tout ce qui est dit en Martinique.
A Langley, le siège de la CIA, on peut pirater tous les secrets d’Etat qui transitent par le téléphone. C’est pourquoi, d’ailleurs, à peine élu, Barack Obama s’est vu confisquer son Blackberry; dont il était un utilisateur quasiment maniaque. Sécurité nationale oblige. Mon Omniprésident, qui est un « adicté » du portable, pourrait en prendre de la graine.
Une Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité
En principe, ces écoutes légales sont sévèrement encadrées et contrôlées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.
Les enquêtes de PJ, soit les demandes émises par les magistrats instructeurs, 20000 par an, doivent transiter par une super plateforme dépendant du ministère de la Justice, capable de traiter voix, images, mails et SMS à un rythme industriel.
Les sociétés prestataires ne peuvent travailler que sur réquisition judiciaire en bonne et due forme. Coût: moins de 8 € par connexion, un coût divisé par 5 en deux ou trois ans. Un service spécial du ministère de l’Intérieur est chargé de contrôler la légalité des écoutes.
Pour les écoutes dites « administratives », c’est-à-dire pratiquées hors poursuites judiciaires, par exemple pour surveiller des « terroristes » potentiels, l’autorisation doit être délivrée de façon formelle par le cabinet du Premier ministre. On en compte 6000 par an.
Mais la technique va plus vite que la loi. Aujourd’hui, n’importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone. Et entrer sans la moindre difficulté dans la mémoire et dans l’intelligence de votre ordinateur.
Pour les policiers traditionnels, les vieux, cette pratique des écoutes généralisées présente un défaut majeur. L’un d’eux -non, je ne citerai pas ma source- me confie:
« Avec cette pratique des écoutes, les jeunes policiers perdent l’habitude d’enquêter, ils ne se fient plus qu’à la technique, on ne va plus sur le terrain. »
Alors, les écoutes tueraient-elles Sherlock Holmes? J’avais déjà repéré que les James Bond modernes de la CIA, de la DGSE ou du Mossad répugnaient à aller au contact pour recueillir du renseignement. Apparemment le mal s’étend à la police judiciaire.
Enlèvement d'un opposant au Congo
Enlèvement d’un opposant au pouvoir de Brazzaville au Congo
Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU du parti de l'ancien président Pascal Lissouba toujours en exil, arrêté à Brazzaville
Gilbert Moulangou Nsonguissa, un militant de l’Upads proche de M. Nguila Moungounga Nkombo qui organisait des rencontres avec des militants pour un retour à l’unité de son parti aurait été appréhendé ce samedi 29 novembre à 16 h à Diata (Brazzaville) lors d’une réunion.
L’arrestation aurait été opérée par des éléments de la police du commissariat central de Brazzaville. Que lui reproche-t-on ? Mystère, d’autant que l’intéressé aurait reçu au préalable les autorisations nécessaires et qu’il avait déjà tenu auparavant des réunions relayées y compris par la presse du pouvoir. A l’heure qu’il est on ignore où M. Gilbert Moulangou Nsonguissa a été emmené.
Selon les informations, (les Amis de la République) les hommes du Général Jean François NDENGUE, cette fois ci en la personne du Colonel ASSOMBI de la brigade d’intervention de la police nationale sont à la manœuvre.
M. Gilbert NSONGUISSA est en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte qu’il a été arrête à 14h00, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique.
L’opposition au pouvoir de Brazzaville, dénoncerait depuis plus de 4 mois, les rafles des kidnappings, des arrestations arbitraires, contraires aux lois fondamentales de du pays et aux conventions internationales régissant les droits humains.
Ainsi que les conditions de détention dans les prisons. surtout l’emprisonnement de 35 de nos compatriotes à Pointe Noire, ce dont la radio Française internationale a fait un reportage sur place écouter le lien :
RFI: Congo-Brazzaville, mobilisation pour les détenus de Pointe-noire http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75338.asp








