Alsace : Reportage : l’argent de la solidarité africaine
Alsace - Sénégal
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Le 21/02/09 à 07:13 - Textes et photos : Adrien Dentz
La BMW (Boulangerie Moderne de Waoundé) : un des projets collectifs financés par les émigrés. Des enfants de tirailleurs sénégalais, qui ont contribué à la libération de l’Alsace, voudraient conclure un jumelage avec une commune française pour réaliser un projet d’irrigation à Waoundé, au bord du fleuve Sénégal. Objectif : assurer l’autosuffisance alimentaire pour mettre un frein à l’émigration. C’est jour de grande affluence à la poste de Waoundé, comme chaque lundi en début de mois quand arrive la « manne ». L’argent des émigrés fait vivre ce bourg de 12 800 habitants, situé à 700 km à l’est de la capitale Dakar, au bord du fleuve Sénégal. Nous sommes en pays Soninké, une des premières ethnies d’Afrique de l’ouest à avoir émigré en Europe. Cette petite Poste, qui ne paie pas de mine, distribue chaque mois les 100 millions de francs CFA (150 000 euros) envoyés par le millier d’émigrés de Waoundé installés en Europe, dont 800 en France. L’argent transite par la Western Union, la banque américaine spécialisée dans le transfert de fonds (moyennant une forte commission) dont l’enseigne en lettres jaune or est omniprésente en Afrique. Sans les émigrés, rien n’aurait été construit L’argent qui rentre au pays permet de payer le riz, importé de Thaïlande et du Vietnam (30 euros le sac de 50 kg), un mouton pour les fêtes, les médicaments, les habits et l’entretien de la famille nombreuse. À la « manne » des émigrés s’ajoutent les pensions des retraités, pour la plupart d’anciens manœuvres dans le marine marchande française basés à Marseille ou au Havre. C’est le cas d’Abdou, 71 ans, qui vit une retraite paisible à Waoundé grâce à une pension de 350 000 francs CFA (813 euros). Il gagne trois fois plus qu’un instituteur qui n’a pas les moyens de s’offrir, comme lui, une belle mobylette bleue presque neuve. Nous avons de l’eau, mais pas de moto-pompes pour irriguer Avec leurs petits revenus en Europe, les émigrés ont financé notamment la construction de la Poste, le dispensaire abritant une maternité (50 naissances par mois), une extension de l’école primaire (795 élèves pour douze classes) datant de l’époque coloniale, la grande mosquée ainsi qu’une radio communautaire qui émet dans un rayon de 70 km. « Notre objectif est de fixer les jeunes dans la commune en leur proposant le même niveau d’informations que dans les grandes villes », explique Amadou Guèye, journaliste de Radio Jikké (espoir en soninké) dont tous les copains sont partis « là-bas ». Source : l'Alsace.fr LIRE AUSSI : Cliquez sur l'image pour la réduire |
Les systèmes de santé privés dans les pays pauvres sont inefficaces

Les systèmes de santé privés dans les pays pauvres sont inefficaces
PARIS, France, 12 février 2009/African Press Organization (APO)/ — De nombreux pays donateurs, y compris la France, font la promotion dans les pays pauvres des programmes de santé privés. Oxfam International publie aujourd’hui un rapport, « Optimisme aveugle : une remise en question des mythes concernant les soins de santé privés dans les pays pauvres », qui affirme que les systèmes de santé privés sont souvent inefficaces et mettent en péril les vies des populations pauvres.
Le rapport d’Oxfam International analyse les systèmes de santé de nombreux pays en développement et évalue les principaux arguments en faveur de soins de santé privés (meilleurs résultats à moindre coût, réduction des inégalités, responsabilisation…). Il conclut que, contrairement à ce qui est prôné actuellement par les bailleurs de fonds internationaux, la promotion du secteur privé n’est pas la panacée pour construire des systèmes de santé de qualités, accessibles à tous. Au lieu de promouvoir les systèmes de santé privés, il est nécessaire de renforcer les capacités des états du Sud à promouvoir des soins de santé publics et gratuits, seul moyen efficace pour sauver des millions de vies dans le monde.
Avec des investissements publics inadaptés, une gestion souvent déplorable des finances publiques, un soutien insuffisant de la communauté internationale et une promotion du secteur privé à tous crins, les systèmes de santé se sont écroulés dans les pays en développement. Les gouvernements de ces pays et la communauté internationale doivent les reconstruire.
« Après des années de désinvestissement, sous l’influence des bailleurs de fonds internationaux, les services de santé publique dans les pays pauvres sont délabrés En Afrique subsaharienne, l’espérance de vie des adultes ou le nombre d’accouchements assistés par du personnel qualifié ont reculé au cours des dix dernières années » déclare Sébastien Fourmy, d’Oxfam France – Agir ici.
« La réforme des systèmes de santé est aujourd’hui au cœur de l’aide au développement. La promotion du secteur privé par des organisations internationales telle que la Banque mondiale, soutenue par la France, doit être remise en cause ».
L’étude d’Oxfam démontre que plus un gouvernement investit massivement dans les services de santé, plus les taux de mortalité baissent.
« Grâce aux dépenses publiques de santé en augmentation au Sri Lanka par exemple, les Sri lankaises peuvent désormais espérer vivre aussi longtemps que les Allemandes malgré des revenus dix fois moins importants. Pour l’avenir des populations pauvres, seul le développement de systèmes de santé publics forts peut garantir l’accès du plus grand nombre aux services essentiels de santé, et ainsi améliorer sensiblement l’espérance de vie de pays entiers » explique Anna Marriott, auteure du rapport.
Oxfam France – Agir ici rappelle également que le gouvernement français n’a toujours pas validé sa nouvelle stratégie de coopération en matière de santé 2007 – 2012. « Les priorités sectorielles et géographiques de l’aide française ne sont pas claires. Aujourd’hui le gouvernement français se contente de souscrire à la stratégie que promeut la Banque mondiale en matière de santé. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, doit rompre avec cette position et appuyer une politique de coopération qui fait du renforcement des systèmes de santé publics et de la formation des personnels de santé la première des priorités » conclut Sébastien Fourmy.
SOURCE : OXFAM International
UNE MUTUELLE SANTE/TRANSPORT PAR LES MALIENS DE FRANCE
Chers Internautes, je vous donne ci-dessus à lire un exemple concret de ce que la diaspora d'un pays d'Afrique peut faire pour le bien d son pays. Cet exemple devrait être fait dans tous les pays d'Afrique c'est-à-dire Utiliser l'intelligence de la diaspora pour la transformation socio-écnomique du pays. Dans le cas malien qui nous concerne, on doit note que cette expérience de collaboration gouvernants-diaspora est rendue possible par le fait que ce pays est entré résolument dans la démocratie et surtout que ces dirigeants ont depuis longtemps compris l'importance qu'il y avait à asssocier la diaspora dans la marche intérieur du pays. Le Mali a dans son parlement des representants des Maliens de l'étranger. Ce qui n'est pas le cas des dictatures d'Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo démocratique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad pour ne citer que ces pays) qui s'alienent de l'action de leur diaspora. Tout ceci s'expliquant par le fait ces gouvernants étant d'essence dictatoriaux et de nature hypermédiocrité craignent comme la peste leur diaspora. En effet en mettant l'intelligence de leur diaspora au service de la résolution de problèmes du pays, ils craignent que les populations viennent à constater de façon évidente et irréfutable leurs carences et de facto qu'ils perdent leur pouvoir, surtout en plus de leurhypermédiocrité ils ont tous des égos super dimensionnés. Leur faisant oublier qu'ils nuisent plus que jamais à leurs populations. Commentaire : Le pangolin
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans le cadre du Projet de mise en place d´une mutuelle santé/transport, le comité technique parisien composé de représentants d´associations de migrants Maliens et l´association des diplômés et étudiants maliens de France (ADEM-France) , vous invitent à la journée de restitution de l´étude de faisabilité soutenue par le Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.
L´étude de faisabilité d´une mutuelle santé/transport a été menée en décembre 2008 par l´Union technique de la mutualité malienne (UTM) dans 20 villages maliens tous situés dans la région de Kayes d´où proviennent la grande majorité des migrants Maliens en France.
L´étude a été menée en faveur des familles de la diaspora malienne de France restées au pays par une équipe composée du personnel du Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.
La journée de restitution des résultats de l´enquête de faisabilité, initiée par des associations de migrants, sera animée par l´équipe de l´Union technique de la mutualité malienne (UTM) et du Ministère du développement Social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali. Des représentants des migrants qui ont participé à l´étude dans leurs villages respectifs témoigneront de la pertinence de l´étude et du projet pour l´amélioration de leurs conditions de vie quotidienne.
La journée de restitution de l´étude aura lieu le dimanche 8 février 200, à l'AGECA sise 177 rue de Charonne 75011 Paris, de 13h30 à 16h30.
Date de la restitution : dimanche 8 février 2009 à 13h30 à 16h30
Adresse : AGECA
117 rue de Charonne 75011 Paris
Métro : ligne2 (station Charonne)
Contacts :
Ismael SACKO
Consultant du projet
Tél. : 06 63 34 49 40
Email : i.sacko@voila. fr
Mahamet TRAORE
Chargé de communication du comité technique
Tél. : 06 59 57 93 53
"Renforcer le G20, c'est enterrer à jamais l'ONU"
Mardi 02 Décembre 2008 Propos recueillis par Marianne ENAULT
leJDD.fr
Réunis à Doha, les pays membres de l'ONU ont débattu du financement du développement. Au nom de l'UE, Nicolas Sarkozy a estimé que la crise était l'occasion d'aider les pays en développement à sortir de la pauvreté. Mais dans la déclaration finale, figurent peu d'engagements concrets. Pour leJDD.fr, Jean Merckaert* (CCFD), qui a assisté aux débats, revient sur cette conférence internationale.
Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, a estimé mardi que la conférence de l'ONU sur le financement du développement était un "succès". Qu'en est-il?
Concrètement, le seul succès dont peut se targuer l'Union européenne est qu'une déclaration ait été adoptée. On a été au bord du clash entre les Etats-Unis et les pays du G77 (130 pays en développement à l'ONU, ndlr) qui voulaient transformer l'événement en conférence anti-Bush. Finalement, un texte de consensus a été adopté. Mais concrètement, pour le développement des pays les plus pauvres, difficile de parler de succès.
Pourquoi?
Cette conférence réitère au mieux des engagements déjà annoncés. L'Union européenne s'est de nouveau engagée à ce que l'aide au développement représente 0,7% du PIB en 2015. Mais aucun calendrier contraignant n'est établi pour atteindre cet objectif. Et alors que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) prédisent une nouvelle crise de la dette dans les pays pauvres en 2009, rien n'a été décidé à Doha. C'est le statu quo.
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a promis de ne pas abandonner les pays pauvres...
Le discours de Sarkozy a globalement déçu. C'est bien sûr positif que le président en exercice de l'UE fasse l'effort de venir - c'était d'ailleurs le seul leader important présent - et qu'il réitère les engagements de l'UE en terme d'aide publique au développement (ADP) en période de crise. Mais à part ses belles envolées lyriques, il n'a fait que flatter les pays présents en leur promettant une représentation au G20. Concrètement, cela veut dire que Sarkozy n'a pas envie que l'ONU, où tous ces pays sont représentés, ait un rôle à jouer dans ce monde et dans la définition des nouvelles règles du jeu économique. Vouloir renforcer le G20, c'est enterrer à jamais les Nations unies.
"La France s'assoie" sur ses promesses
Où en est-on de la réforme du financement de l'aide au développement à l'échelle internationale?
L'idée d'un impôt international avance désespérément lentement. L'idée d'une taxe mondiale sur les transactions financières n'a pas avancé d'un pouce. La redistribution ne doit pas dépendre du bon vouloir des Etats du Nord ni de la générosité des institutions privées. Les droits de l'Homme et la dignité ne sont pas optionnels.
En matière d'ADP, la France confirme son objectif de 0,7% du PIB en 2015...C'est bien gentil de réaffirmer cet objectif, encore faudrait-il tenir les objectifs intermédiaires. Au niveau européen, la France s'est engagée à consacrer 0,56% de son PIB à l'aide en 2010. Mais la France s'assoie dessus. Selon les prévisions de budget triennal, ce chiffre est de 0,4% pour 2009, 2010 et 2011!
Où en est-on de la polémique sur les coupes dans l'aide au développement?
Il est difficile de se faire une idée précise des montants globaux. Les chiffres de l'aide au développement comprennent des allègements de dette dont on ne sait pas s'ils auront lieu en 2009. Mais on craint une stagnation voire une diminution de l'aide. Et ce d'autant plus que les coupes révélées par Oxfam France ont été en partie confirmées. Sur les 55 projets gelés, Alain Joyandet a assuré le financement de dix projets seulement. Le reste est toujours entre parenthèse.
Malaise au sein de la coopération française
Alain Joyandet a eu des propos très durs envers l'Agence française de développement**. Existe-t-il un malaise au sein de la coopération française?
En France, l'aide publique au développement représente 7 à 8 milliards d'euros par an. Mais il n'y a pas un seul acteur de la coopération qui en contrôle plus de 15%. Elle est éclatée entre Bercy, le Quai d'Orsay, l'AFD et l'Education nationale. On comprend donc la réelle frustration d'un secrétaire d'Etat à la Coopération qui n'a pas le contrôle du budget de l'APD. Mais tomber à bras raccourcis sur l'AFD comme l'a fait le ministre, c'est un aveu d'impuissance. On ne peut qu'aspirer à un modèle britannique, où une seule agence gère ce budget. Il faut davantage de clarté dans l'affectation de ces fonds et un contrôle parlementaire.
On le dit partant pour un autre ministère, l'Agriculture peut-être. La France a eu dix secrétaires d'Etat à la Coopération en 15 ans... cela traduit-il un certain mépris de cette fonction?
Pour les ONG, le constat est accablant. Si le développement des pays pauvres était vraiment une préoccupation de la France, on mettrait en poste des gens compétents et d'expérience. Ce turn over traduit le peu d'intérêt de l'Etat français à son plus haut niveau pour les questions de développement. On a l'impression que ce poste sert de récompense pour des amis politiques. On est en droit d'envier l'Allemagne qui a une ministre en poste depuis six ans et qui connaît bien ces questions. C'est malheureux qu'en France, on ne soit pas capable de faire la même chose.
*Jean Merckaert est responsable des questions de financement du développement au CCFD-Terre solidaire. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement est la première ONG française d'aide au développement.
**Interrogé sur les propos de Jean-Michel Severino, patron de l'AFD (opérateur pivot du dispositif français d'aide publique au développement), qui a regretté les "coupes radicales" de l'aide au développement, Alain Joyandet répond dans Libération du 29 novembre: "Qu'est-ce que fait son patron, à part gérer le quotidien ? S'il est là pour faire du développement, qu'il développe ! Qu'est-ce qu'il attend au lieu de se lamenter et de dire que l'Etat ne lui donne pas assez d'argent? (...) L'AFD doit bosser et se retrousser les manches. (...)Elle a besoin d'une nouvelle gouvernance, ce ne sera pas du luxe."
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L’infrastructure est indispensable au développement de l’Afrique / Il faut aborder le problème à l’échelle nationale et continen

L’infrastructure est indispensable au développement de l’Afrique / Il faut aborder le problème à l’échelle nationale et continentale
WASHINGTON, USA, 16 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Le développement de l’infrastructure est un pilier essentiel du développement et de la croissance économique à long terme de l’Afrique, et cet objectif sera atteint plus facilement par des actions régionales et continentales.
Telle a été l’idée dominante exprimée par divers spécialistes et experts qui ont participé à la Conférence de 2008 sur l’infrastructure africaine qui s’est tenue du 6 au 8 octobre à Washington sous le parrainage du Corporate Council on Africa.
Le vice-ministre américain des transports, M. Thomas Barrett, et un ancien général des Marines, M. Anthony Zinni, qui a travaillé dans plus de 70 pays du monde, se sont adressés à la conférence.
Si l’Afrique est un continent au fort potentiel, « libérer ce potentiel demeure une entreprise compliquée et qui implique de nombreux défis à relever », a dit M. Barrett.
« Afin d’exploiter le mieux possible les nombreuses possibilités qui s’offrent à elle, l’Afrique va devoir, je le dis franchement, se montrer beaucoup plus énergique. Il va falloir remédier à l’inefficacité et à l’insuffisance de l’infrastructure des transports si l’on veut que l’Afrique réalise son potentiel. » À cette fin, le ministère américain des transports ouvre, tant aux États-Unis qu’en Afrique, à la création de partenariats efficaces dans ce domaine.
Lors du récent Forum de l’AGOA sur les transports qui s’est tenu au Cap (Afrique du Sud), a ajouré M. Barrett, des représentants du gouvernement et des milieux d’affaires « ont renouvelé leur engagement envers la croissance » et se sont mis d’accord sur une série de principes d’aide au développement de réseaux intégrés de transports.
L’intégration des réseaux est en effet importante, a-t-il souligné, et il suffit pour s’en convaincre d’évoquer les insuffisances infrastructurelles au niveau des ports africains. En effet, il ne s’agit pas seulement d’amener les marchandises à quai. Il faut ensuite pouvoir les distribuer dans l’intérieur des pays, que ce soit par voie ferroviaire ou routière.
Il a ensuite félicité les gouvernements africains d’avoir pris conscience de l’importance du rôle que jouaient les transports dans le développement économique. « Prenez l’histoire des États-Unis. Depuis leur fondation, ils ne cessent de construire des canaux, des voies ferrées et des réseaux d’autoroutes. Nous pensons que ce genre d’activité est essentielle, et qu’elle constitue un précurseur de la croissance. »
Aux États-Unis, a-t-il affirmé, des partenariats entre les secteurs public et privé contribuent à étoffer l’infrastructure. M. Barrett s’est engagé à aider l’Afrique à adopter une approche semblable. Si les capitaux d’investissement manquent souvent dans le secteur public, c’est rarement le cas dans le secteur privé. Ce dernier peut donc servir à aider l’Afrique à améliorer ses réseaux de transports.
Le rôle du gouvernement, a-t-il précisé, consiste à créer les conditions du succès des investissements des partenaires du secteur privé. Les investisseurs souhaitent en effet des conditions fiables, notamment au niveau du respect des contrats et du respect de la règle de droit.
Il est également avantageux d’envisager une approche régionale et des alliances afin de minimiser les coûts et de maximiser les avantages et la sécurité.
M. Zinni a pour sa part identifié quatre facteurs clés du développement de l’infrastructure africaine :
1) Une réelle conception stratégique fondée sur une base régionale afin de créer des couloirs commerciaux qui non seulement permettront de transporter des marchandises, mais aussi de fournir les petites entreprises et de stimuler la croissance économique tout le long du réseau. « Il est important de mobiliser les organisations sous-régionales afin de régler le problème de l’infrastructure des transports. »
2) Renforcer les compétences locales afin de développer les capacités. « La capacité de planifier, de former, d’éduquer et de déployer » une main-d’ouvre locale est essentielle. Les populations locales doivent être impliquées dans ces projets.
3) Rassembler les ressources et encourager les investisseurs à construire en visant le long terme, de façon que les réseaux de transports profitent à la fois aux investisseurs et à la population locale.
4) Créer un climat favorable aux investisseurs, notamment par une gestion efficace des affaires publiques, la sécurité et la coopération régionale. À ce niveau, tout le monde a un rôle à jouer, des gouvernements africains aux investisseurs en passant par les donateurs, pour s’assurer que les projets envisagés sont justifiés, que les risques sont acceptables et que les réseaux de transports sont durables.
SOURCE : US Department of State
Paludisme : un Plan pour sauver 4 millions de vies dans le monde
Le partenariat « Faire reculer le paludisme » publie aujourd’hui son nouveau Plan de lutte » pour les années 2008-2015. Son objectif, proposer des moyens concrets aux autorités sanitaires de tous pays pour dynamiser le combat contre cette maladie qui tue près d’un million de personnes chaque année, essentiellement des enfants.
Le constat est simple : lutter contre plasmodium falciparum (le parasite à l’origine de la maladie) ne coûterait qu’une petite fraction des coûts financiers supportés actuellement par les pays d’endémie. Un argument choc mis en avant dans le rapport, chiffres à l’appui.
A elles seules, les pertes de l’Afrique sont ainsi estimées à 12 milliards de dollars par an. Encore ne s’agit-il là que des coûts directs… la perte de PIB serait en effet beaucoup plus importante. Or d’après les projections du Plan, il suffirait de 5,3 milliards de dollars en 2009, de 3,2 milliards en 2010 et 5,1 milliards en 2011 pour gagner la bataille dans « l’ensemble des pays d’endémie ». Un total de 13,6 milliards de dollars… C’est à peine plus que les pertes annuelles estimées sur le continent noir.
Le temps presse. Le paludisme menace près de la moitié de l’Humanité dans 109 pays d’Afrique, d’Asie, du continent américain, d’Europe et du Moyen Orient. « Nous estimons à plus de 4,2 millions le nombre de vies qui pourraient être sauvées d’ici 2015 grâce à la mise en œuvre du Plan », conclut le Pr Awa Marie Coll-Seck, Directeur exécutif du partenariat « Faire reculer le Paludisme ».
source : destination santé








