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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie compteur

24 novembre 2009

Sincérité du peuple et manipulation du politique à propos des élections en Afrique

Qu'est-ce que l'apprentissage en démocratie?

L'aspiration à la liberté, à l'expression libre du choix de ses dirigeants est une démarche vitale qui procede à la recherche du bonheur pour toute société humaine.

Je pense que les peuples africains dans leurs demarches électorales sont habités d'une sincérité démocratique.

Pendant cette courte période, les électeurs espèrent voir dans ces futures élections la fin des systèmes pseudo-démocratiques.

Car ils ont conscience depuis fort longtemps, entre autres par le biais de la mondialisation de l'information, que leur bonheur passerait par l'installation d'un authentique processus démocratique prophétique.

Un acte électoral pour obtenir par la non-violence, des gouvernants compétents et capables de répondre, de façon éfficiente, aux défis actuels et futurs dont l'Afrique aurait à faire face dans le contexte mondial.

Tandis que la classe "politique" procede différemment. Consciente de la nécessité de démocratie et de la volonté populaire des populations en la matière, elle recourt à toutes les supercheries pour contrecarrer ce besoin vital.

Nombre de politiciens, à part de rares exceptions, utilisent les elections pour légitimer leur hold up et avoir droit de cité sur la scène politique internationale. Quand bien même personne n'est dupe tant au niveau national qu'international.

En fait ils ne font que retarder un processus déjà enclenché dont l'issue est inéxorable.

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03 avril 2009

Paradis fiscaux : une liste biaisée

Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème reste entier pour les pays du Sud

Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».

L’OCDE a publié hier soir, à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :

·         Les pays pauvres laissés pour compte

Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France , l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.

·         Une liste blanche trop remplie

Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».

·         Une approche tronquée des paradis fiscaux

Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »

·         Les critères de l’OCDE sont incomplets

Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.

Contact : Véronique de La Martinière  -  01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80

Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants.


[1] Cf. http://www.oecd. org/dataoecd/ 38/14/42497950

Posté par Kibaya à 11:44 - Relations Afrique-Europe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 janvier 2009

Suite de la plainte contre les chefs d'etats d'Afrique centrale : Arrestation d'un activiste de la société civile au Gabon

Gabon / Misappropriated public assets case / Gabonese authorities arrest civil society activists


Gabon / Misappropriated public assets case /  Gabonese authorities arrest civil society activists

LIBREVILLE, Gabon, January 3, 2009/African Press Organization (APO)/ — Transparency-International (France) and Sherpa are gravely concerned about the arrest in Libreville, Gabon, of Gregory Ngbwa Mintsa, a civil plaintiff in a case filed in France denouncing the alleged embezzlement of public funds in Gabon.

On 2 December 2008, Gregory Ngbwa Mintsa and Transparency International (France) lodged a complaint calling for an investigation into how a large volume of assets such as real estate and automobiles, have been acquired in France by three foreign heads of state and their family members, including the President of Gabon, Omar Bongo Ondimba.

Gregory Ngbwa Mintsa was arrested at his home early on the morning of 31 December, 2008. To date, he has not had access to his attorney or his family. The official reason for his detention remains unclear.

Ngbwa Mintsa has faced intimidation in the past due to the civil complaint. His arrest coincides with the detention of two other civil society leaders: Marc Ona, coordinator of the “Publish What You Pay” coalition in Gabon, which calls for more transparent management of Gabon’s oil weath, and Georges Mpaga, President of the Gabonese civil society network for good governance (ROLBG). All those arrested are involved in fighting corruption in Gabon.

It appears that the arrest of Gregory Ngbwa Mintsa is the culmination of a series of attempts to intimidate him, and could be linked to his forming part of the legal complaint for damages in the misappropriated public assets case filed in December in France.

Sherpa and TI France are calling for the immediate release of Gregory Ngbwa Mintsa and the other anti-corruption campaigners. All efforts are being made to ensure that the detainees have adequate legal support.

Both organisations further urge the French government to immediately request that the Gabonese authorities ensure that a due process of law is followed and that Gabon’s commitments to uphold human rights are respected.

SOURCE : Transparency-International

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19 novembre 2008

Tsvangirai, bientôt premier ministre du Zimbabwé ?

Zimbabwe: le poste de Premier ministre pour Tsvangirai prêt à être créé

18.11.08 - 21:25 Le parti au pouvoir et l'opposition au Zimbabwe ont terminé de rédiger l'amendement constitutionnel qui permet à l'opposant Morgan Tsvangirai de devenir Premier ministre conformément à un accord de partage du pouvoir signé en septembre, a indiqué mardi le gouvernement.

"L'amendement constitutionnel numéro 19, point clé pour la formation d'un gouvernement d'union, est maintenant terminé et a été envoyé au médiateur en Afrique du Sud (Thabo Mbeki) pour être rigoureusement examiné", a déclaré à la télévision nationale le ministre de l'Information Sikanyiso Ndlovu.

"Cet avant-projet sera ensuite publié au journal officiel et le public, les instances religieuses et les dépositaires auront 30 jours pour l'examiner et faire leurs propres observations", a-t-il poursuivi sans donner plus de détails sur son contenu.

Le Parlement pourra ensuite approuver cet amendement créant le poste de Premier ministre et définissant ses attributions.

Vendredi, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai avait indiqué qu'il ne rejoindrait le gouvernement qu'une fois adopté un amendement constitutionnel qui permettrait d'appliquer les termes de l'accord de partage du pouvoir, signé le 15 septembre.

Il avait également demandé que d'autres questions soulevées par l'accord, notamment la nomination des gouverneurs de province, soient réglées.

Le Zimbabwe est plongé dans une impasse politique depuis la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars et la réélection contestée du président Robert Mugabe en juin.

Cette paralysie politique est doublée d'une crise économique sans précédent avec une inflation inouïe de plus de 231 millions %. Presque la moitié de la population aura besoin d'aide alimentaire en janvier et 1,4 million d'habitants sont menacés à Harare par une épidémie de choléra.

Monde, Afrique

Source : RTBF Belgique du 18 novembre 2008

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24 octobre 2008

Ethnie

Ethnie


Eido-Idea, Paris, janvier 2005

La notion d’ethnie est définie de plusieurs manières, sans que les spécialistes se mettent totalement d’accord. D’ailleurs, c’est l’une des premières caractéristiques de cette notion : celle-ci a été inventée et est utilisée par des "intellectuels", beaucoup plus que par les "membres" des prétendues "ethnies".

Le terme "ethnie" vient du grec ethnos qui signifie « peuple », « tribu ». Pour les Grecs anciens, les "ethnè" étaient des sociétés relevant de leur culture, mais ne se constituant pas en cités-États. Dans la tradition ecclésiastique, on désigne par ethnè l’ensemble des peuples non-chrétiens. Mais le terme "ethnie" n’apparaît en France qu’à la fin du XIXe siècle dans un contexte de domination européenne et dans une volonté de classer à part des peuples qui n’auraient pas d’histoire : il peut se comprendre alors comme un synonyme de race racialement différente à la « race européenne ».

C’est en 1896, que Georges Vacher de La Pouge propose, dans son ouvrage les Sélections sociales, d’utiliser le mot « ethnie » pour désigner une population dont le fond racial ne se modifie pas malgré de nombreux changements linguistiques ou même des scissions démographiques. C’est cette constance de l’attraction réciproque des parties dissociées ainsi que cette cohésion organique et raciale qui seraient le propre de l’ethnie, par opposition aux caractères plus culturels et surtout politiques du « peuple » ou de la « nation » .

Félix Regnault, en 1920, définit l’ethnie d’un point de vue purement linguistique. Mais il convient de rappeler que c’est l’interprétation « ethno-raciale » qui va dominer dans l’entre-deux-guerres avec notamment Georges Montandon, auteur de l’Ethnie française (1935). Le Russe S.M. Shirokogoroff (la Théorie de l’ethnos, 1936), l’Allemand Wilhelm Mühlmann (Rassen, Ethnien, Kulturen, 1964) élaborent des théories qui mettent en lumière la volonté de puissance des groupes humains.

Parmi les définitions que l’on livra ensuite pour tenter de clarifier le terme, J.-L. Amselle rassemble un ensemble de critères qui, réunis, caractériseraient l’ethnie : une langue, un espace, des coutumes, des valeurs, un nom, une même ascendance, la conscience qu’ont les membres de l’ethnie d’appartenir à un même groupe.

"Ethnos" : la référence raciale n’est pas tout à fait celle du terme grec ethnos, qui qualifie des populations inorganisées ou secondaires (par opposition aux Grecs de la cité), et encore moins celle du latin "Ethnicus" qui désigne les païens ; la tradition chrétienne conservera d’ailleurs ce sens. La création des termes "ethnologie" et "ethnographie" à la fin du XVIIIe siècle n’impose pas pour autant la notion d’ethnie. Ce sont les théories de classification raciale du XIXe siècle qui vont conduire à hiérarchiser les peuples, à distinguer des sociétés dites civilisées des sociétés dites primitives, les nations des ethnies. Nous sommes devant une notion incertaine.

La superposition des caractères biologiques et culturels dominera cette approche du problème jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Le terme d’ethnie est appliqué à des réalités aussi disparates qu’une tribu traditionnelle (en Afrique noire), une population européenne (les Corses, par exemple), une minorité nationale (les Polonais dans la société américaine) ou encore les populations classées comme tribales par l’administration britannique aux Indes.

Au lieu de considérer l’ethnie comme un isolat humain se transmettant immuablement le long des générations des éléments culturels, les distinctions ethniques se fondent et s’entretiennent dans des interrelations et par des mécanismes d’exclusion et d’incorporation définissant des frontières plus ou moins floues et jamais définitives.

Mais le terme d’ethnie se heurte alors à un certain nombre de difficultés : de nombreux chercheurs ont relevé l’inadéquation du concept et de la réalité, en soulignant que tout peuple était soumis à un flux continuel de populations. Chaque société serait donc intégrée dans des ensembles plus vastes et il existerait ainsi différents espaces : sociaux, politiques, linguistiques, culturels… Ce serait alors l’ensemble de ces multiples unités qui constituerait la véritable matrice d’identification. En ce sens, même si le terme demeure pertinent dans l’analyse géopolitique, ne serait-ce que pour rendre compte des conflits qui s’en réclament, il ne recouvrirait pas une situation réelle. Si l’on emprunte l’exemple du tristement célèbre conflit « interethnique » rwandais, la division en deux groupes différents ne datait que des années 1930 et reposait sur deux critères : la taille (plus ou moins de 1,60 m pour les hommes) et le statut social (la possession de plus ou moins de dix vaches). Si le concept d’ethnie a ici aidé à motiver le génocide massif des Tutsis, que ce soit ou non pour déguiser d’autres intérêts, il doit être examiné en tant que tel ; il n’en demeure pas moins que dans ce cas il ne possède aucune validité scientifique. Et l’ethnie, au-delà même du caractère racial dont elle est entachée, serait finalement plus une construction identitaire et donc une construction intellectuelle qu’une réalité sociale. Construction qui, en jouant sur l’imaginaire, peut servir à mobiliser des gens vers des buts matériels très concrets, en passant par la violence, ou par la construction de paix.

Il est possible de mettre en lumière aujourd’hui l’importance du fait colonial dans "l’invention" des ethnies africaines. L’usage d’ethnie est associé à des rapports de domination politique, économique ou idéologique d’un groupe sur un autre. Des populations qualifiées d’"ethnies" en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie etc. sont globalement dans des situations socio-économico-culturelles dans les niveaux les moins enviables des États dont ils relèvent. Ce qui peut aider à expliquer qu’une certaine "conscience ethnique" peut être utilisé pour prendre le relais d’une conscience de classe, dont la pertinence peut sembler perdue, tout en jouant, par la mobilisation et la solidarité qu’elle encourage, le même rôle dans la lutte contre les injustices.

Posté par Kibaya à 11:29 - Ethnie, ethnicismes et république - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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