15 décembre 2008

Le paradoxe africain

L'Union européenne vient d'adopter son plan climat. Il doit, parmi les 20 % d'énergies renouvelables préconisés pour 2020, faire la part belle au solaire. Paradoxe : l'Afrique est le continent le plus ensoleillé, mais... presque sans énergie solaire.

Avec un ensoleillement quotidien moyen compris entre 5 et 7 kWh par m², l'Afrique est dans une situation exceptionnelle : seuls le nord de l'Australie, le nord du Chili et la péninsule arabique ont un potentiel équivalent ou supérieur. Or elle est quasiment invisible dans les statistiques sur la production solaire mondiale.
Pourtant, les besoins sont énormes, et le retard en électrification est criant : en Afrique sub-saharienne, seule une personne sur quatre a accès à l'électricité. En milieu rural, la proportion tombe à une sur dix.

Deux obstacles :  le coût et l'image

Pour le continent le plus pauvre de la planète, l'obstacle central au développement de l'énergie solaire reste le coût d'une industrie qui, si elle progresse à grands pas, reste puissamment subventionnée.
« Le boom du photovoltaïque européen et japonais s'appuie sur un tarif d'achat extrêmement généreux. C'est une démarche de pays riches », explique Yves Bruno Civel, qui dirige l'Observatoire (français) des énergies renouvelables. « Il faut être réaliste : l'Afrique ne surfera pas sur la vague actuelle (...) il faudra attendre que les économies d'échelle fassent baisser les prix », ajoute en écho Lawrence Agbemabiese, du service énergie du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Au-delà des obstacles financiers, le solaire, parfois considéré comme « une énergie du pauvre » qui n'apporte pas tous les bénéfices du raccordement au réseau, souffre aussi d'un problème d'image. Certains programmes en zones rurales se heurtent ainsi aux réticences des habitants qui craignent que l'installation de panneaux ne retarde leur intégration dans le réseau.
Paradoxalement, la piètre qualité de celui-ci pourrait, à terme, être un puissant moteur pour le solaire photovoltaïque, source d'énergie décentralisée qui devient rentable à partir d'un certain éloignement. « Il existe des niches en termes de distance par rapport au réseau », explique M. Agbemabiese, qui cite l'exemple d'hôpitaux en zone rurale (lire ci-dessous).
De fait, les petits projets foisonnent, des mécanismes de financement se mettent en place.

Le kit solaire remboursable

Au Burkina Faso, des micro-crédits permettent à une famille de rembourser, en 24 ou 36 mois, un kit solaire photovoltaïque. Le Ghana étudie la création d'un système d'incitation fiscale.
Reste, à plus long terme, la question du développement de véritables centrales solaires pouvant alimenter un pays voire une sous-région. Ici encore, l'Afrique sub-saharienne risque de devoir patienter, alors que des perspectives de dessinent pour le Maghreb. En effet, pour l'Afrique sub-saharienne, l'éloignement constitue un lourd handicap pour bénéficier, à court terme, de l'appétit - et donc de la capacité d'investissement - de l'Europe pour les énergies renouvelables.

Source : DNA (les dernières nouvelles d'Alsace quotidien régional) Édition du Lun 15 déc. 2008

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L'affaire Zongo, un scandale africain enlisé depuis dix ans

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 13/12/2008 | 19H53

Procession vers la tombe de Norbert Zongo en avril 2007 (Filep)

Norbert Zongo (DR)Il enquêtait sur la mort mystérieuse du chauffeur de François Compaoré, frère du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Le 13 décembre 1998, le journaliste burkinabé Norbert Zongo était assassiné avec trois autres personnes. L'enquête sur la mort du fondateur de l'hebdomadaire L'Indépendant s'est terminée par un non-lieu délivré en 2006, malgré le tollé qu'elle avait provoqué en Afrique et dans le reste du monde la mobilisation incessante depuis.

Partenaire de Rue89, L'Observateur Paalga revient sur les "dix si longues années" qui ont suivi la mort de Zongo et des "trois autres occupants d'infortune de la 4X4 qui les conduisait", "carbonisés [...] dans des conditions cannibalesques":

"On cherche vainement un précédent dans les annales du crime dans notre pays [...] Rarement, de mémoire de journaliste, notre pays aura été plongé dans une crise que tous les superlatifs ne suffisent pas à qualifier.[...]

Quelques jours après ce quadruple assassinat de Sapouy, on se souvient encore qu’une Commission d’enquête indépendante (CEI) avait été instituée, et qui avait conclu que cette mise à mort brutale et atroce était motivée par les activités professionnelles de Norbert Zongo, et particulièrement par l’affaire David Ouédraogo, dont notre confrère avait fait sa manette rédactionnelle."

Une commission d'enquête, "première sur le continent", non suivie d'effets

Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, était mort torturé. Le frère du Président a été brièvement inculpé pour ce crime, avant que le tribunal n'abandonne les poursuites.

Capture du site norbertzongo10ans (DR).Après la mort de Zongo, des manifestations s'organisent au Burkina et dans des pays voisins. Blaise Compaoré est contraint de créer la CEI, "une première sur le continent", à laquelle participe notamment Robert Ménard, alors secrétaire général de Reporters sans frontières. Le 7 mai 1999, la commission rend ses conclusions au Premier ministre. Le blog "Norbert Zongo 10 ans" en en rappelle les suites, plutôt décevantes:

"Mise en place suite au mécontentement populaire, elle a conclu, après avoir auditionné plus de deux cents personnes, que “concernant les mobiles de ce quadruple meurtre (...), il faut les chercher du côté des enquêtes menées depuis des années par le journaliste, et notamment sur ses récentes investigations concernant la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, conseiller à la présidence” et frère du chef de l’Etat.

Le rapport donnait également les noms de six “sérieux suspects” dans cette affaire, tous membres du Régiment de la sécurité présidentielle. Seul l’un d’entre eux, Marcel Kafando, a été inculpé en 2001 “d’incendie volontaire” et “assassinat”. Egalement condamné en 2000 pour avoir “séquestré et torturé à mort” David Ouédraogo, le sergent Kafando a pourtant passé pendant toutes ces années, des jours tranquilles à son domicile de la capitale, percevant toujours sa solde de militaire."

"Au bord de la chute" en 1998, le régime s'est "refait une santé"

Capture du site de San Finna (DR).Dans l'article qu'il consacre à "l'enterrement du dossier Norbert Zongo", l'hebdomadaire San Finna remarque que "si le régime ébranlé, au début, a été au bord de sa chute, il a pu depuis se refaire une santé, en raison certes de ses capacités de résistance propres mais aussi à cause des égoïsmes et du manque d’anticipation des acteurs politiques et de la société civile":

"[C'est] la raison du plus fort. Il n’est que de citer les lenteurs excessives de procédure, la cascade des disparitions des suspects sérieux, les décisions de justice autoritaires de non-lieu."

La rédaction de l'hebdomadaire salue les initiatives visant à faire pression sur le pouvoir burkinabé pour qu'il rouvre l'enquête, comme la pétition internationale, mais semble plutôt pessimiste:

"C’est bien qu’il y ait des actions multiformes mais ce n’est pas assez; tant qu’il n’y aura pas de consensus, de dépassement de soi, on n’aura pas ce qu’on veut: la vérité et la justice."

"La résolution du dossier implique la chute du régime"

Sur le blog Norbert Zongo 10 ans, un internaute, Zedy, regrette qu'on n'en connaisse pas plus sur la vie du journaliste:

"Il faut des dates pour montrer combien [son] parcours était labourieux, patient, persévérant et assez instructif pour les jeunes d'aujourd'hui! Nous savons beaucoup plus de l'américain Obama que du burkinabé Norbert Zongo! Ce n'est pas normal!"

Pour un autre internaute, Tenkougri, qui commente l'article de L'Observateur Paalga, "ce dossier clair a été embrouillé a dessein car sa résolution implique la chute du régime et le départ de beaucoup de “puissants”."

La France complice de l'enlisement du dossier?

Le blog Basta, publié en France par "l'alliance zapatiste de libération sociale", relaie un appel signé par plusieurs organisations africaines et françaises. Pour elles, la France est complice de l'enlisement de l'affaire Zongo:

"Forts du soutien que vient de leur renouveler la France à l’occasion de leurs récents séjours en France, Blaise Compaoré et son Premier ministre sont repartis rassérénés et encore plus déterminés à poursuivre leur gestion liberticide du pouvoir au Burkina Faso. C’est pourquoi, nos organisations, déterminées à amplifier leurs actions de solidarité avec le peuple burkinabé, appellent leurs militants et l’opinion démocratique à manifester dans l’unité leur dénonciation du soutien multiforme qu’apportent Nicolas Sarkozy et le réseau françafricain au régime criminel de Blaise Compaoré [...]"

Ces organisations appelaient ce samedi à un rassemblement devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris. Une vingtaine de personnes se sont déplacées.

Parmi les nombreux hommages rendus depuis dix ans à Norbert Zongo, on peut citer celui de la star ivoirienne du reggae Tiken Jah Fakoly, qui place Zongo parmi les "martyrs" du continent:

"Ils ont oublié Norbert Zongo", chante Fakoly en désignant les gouvernants africains. Au Burkina, ses confrères pensent encore à lui. Depuis janvier 1999, à Ouagadougou, une lampe à pétrole brûle sans cesse devant le centre national de presse Norbert-Zongo. "Jusqu'au jour où la lumière judiciaire sera faite" sur cette affaire, rappelle l'Observateur.

sur l'affaire Zongo et le Burkina Faso dimanche 14 décembre à 14 heures au CICP, 21 ter, rue Voltaire, Paris XIe.

Photo : Procession vers la tombe de Norbert Zongo en avril 2007 (Filep), Norbert Zongo (DR)

Source : www.rue89.fr

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12 décembre 2008

La guerre froide resurgit-elle en Afrique à la faveur des rivalités économiques Occident-Orient?

La guerre froide resurgit-elle  en Afrique à la faveur des rivalités économiques entre l’Occident et l’Orient ?

Je ne sais pas si vous rappelez des info que je vous avais fait lire ces derniers notamment sur la guerre au Congo (RDC) où un journal en ligne sénégalais faisait un rapprochement entre le déclenchement de la guerre dans l'Est de la RDC quelques mois seulement après la signature d'un contrat entre la Chine et le Congo (RDC). Beaucoup pensent que la guerre au Congo est due essentiellement aux convoitises occidentales sur les matières premières de cet immense pays. Le Rwanda et les Rebelles ne seraient que la tête de proue. http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/08/11669762.html

Comment comprendre l'acharnement des Occidentaux sur Mugabe et leur réticence à voler au secours des populations du Kivu au Congo.

Ces derniers ont refusé d'envoyer un contingent militaire, préférant laisser sur le terrain un contingent militaire inefficace car formé par des armées, issues de deux pays ennemis  et  pauvres que sont l'Inde et le Pakistan qui, autre part, menaceraient l'équilibre géostratégique mondial.

Comment qualifier la disparition de la scène médiatique occidentale du Darfour au  Soudan, à la faveur de la guerre au Congo, l’Occident faisant comme si il découvrait cette guerre. Pour l’instant, on se tourne vers la RDC, qui a toujours été en guerre depuis bientôt dix ans.

Plus de Darfour dans les média occidentaux,  bien que le problème existe toujours avec sa cohorte de massacre. 

Alors qu’est-ce qui peut expliquer cette absence, après tout le tintamarre médiatique des mois passés ? La Chine montrée du doigt par son obstruction au conseil de sécurité des nations Unies auraient changé d’avis ? Bien sûr que non, Comme l’Occident avait besoin des fonds Chinois pour faire face à la crise financière, il avait préféré mettre en sourdine le Soudan soutenu par la Chine, et pendant ce temps les massacres continuent. La rivalité USA-Chine s’étant simplement déplacée sur d’autres terrains. La chine soutenant par exemple Mugabe contre les Occidentaux.

Que dire et comprendre quand tous les médias occidentaux ont qualifié de dangereux l’accord entre l’Ouganda et l’Egypte (deux pays africains). Un accord qui prévoit que l’Ouganda allait louer 850 000 hectares de terres soit 2,2% de la superficie totale du pays  à l’Egypte pour qu’il  cultive du blé dont il en a besoin.

Cela a suffi pour que les capitales européennes parlent d’accaparation, et expriment des inquiétudes (bizarre) car d’autres pays de l’Orient comme l’Arabie, la Corée du Sud ou la Jordanie envisageaient de faire comme l’Egypte.  Ainsi la Corée du Sud aurait conclu avec le gouvernement malgache la location de 1,3 millions de terres pour cultiver du maïs et des palmistes. La Jordanie quant à elle aurait annoncé cultiver du blé au Soudan.

Et je vous invite aussi à analyser sous ce même prisme les deux informations suivantes dont les coïncidences paraissent un peu curieuses.

Dans la sphère francophone surtout en Afrique centrale, les enjeux seraient les mêmes, Comment comprendre, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme à Paris,  le double discours du président français Nicolas Sarkosy, lorsqu'il   dit que Robert Mugabe doit partir, quand au même moment au Congo le pouvoir de Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, emprisonne des opposants politiques (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html ) après avoir truqué des élections en 2007  et 2008.

Quand au Cameroun, le gouvernement réprimande dans la violence une manifestation des producteurs de maïs et des jeunes contre la corruption au ministère de l’agriculture.

Nous Africains devons-nous  le croire? faut-il réellement?

En effet, s'agissant par exemple du Congo,  il y a quelques jours le club de Paris a décidé d'alléger la dette du Congo, faisant fi des conditionnalités de bonne gouvernance démocratique. lire le Lien http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/12/11721231.html 

Est-ce à cause des intérêts économiques colossaux ou des profits à faire.

Sinon comment interpréter le fait de  passer sous silence l'information de l'attribution de la gestion du port à conteneur de Pointe-Noire à la société Bolloré (grand ami du président français Sarkosy, rappelez-vous c'est ce Bolloré qui avait prêté son yacht à Sarkosy quelques jours après son élection l'année dernière). Lire le lien : http://lepangolin.afrikblog.com/archives/p36-6.html

Ainsi Bolloré à cause de son lobby aurait  la gestion de la plupart des ports maritimes d'Afrique centrale.

Quand en Afrique de l'Ouest, des gouvernements plus démocratiques (Ghana, Sénégal, par exemple)  avaient préféré d'autres investisseurs.

Le Sénégal par exemple avait porté son choix sur  les investissements des émirs du Moyen Orient. Des émirs qui n’ ont pas 'hésiter pas à moderniser ces ports, longtemps restés non performants et archaïques. Aujourd’hui, le port de Dakar est un exemple du bon choix.

Ce n'est donc pas un hasard, si le constat économique et politique fait ressortir l'Afrique centrale comme  zone de non performance économique. malgré ses potentialités naturelles et humaines.

Sur onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao-Tomé et Principe, Rwanda) que compte cette zone la quasi majorité de ce pays vont connaître une faible croissance économique (hors pétrole).

Beaucoup d'analystes pensent que cela est le fait de la mauvaise gouvernance, surtout de l'absence de régimes démocratiques. Dans la plupart de ces pays, les systèmes politiques sont totalement verrouillés et ressemblent plutôt à des patronarchies.

La plupart de ces pays n'ont pas connu d'alternance politique et changement des gouvernants depuis plus de trente ans, ces pays sont tous presque dirigés par des dictateurs c'est le cas de l'Angola (Dos Santos est au pouvoir depuis la mort de Neto à la fin des années 70), du Cameroun (Biya est au pouvoir depuis 1982), du Congo (Sassou est au pouvoir depuis 1979), du Gabon (Bongo est au pouvoir depuis 1967), Tchad (Idriss Deby est au pouvoir depuis 1989) Rwanda (Kagamé est au pouvoir depuis 1994),  Guinée Equatoriale (Obiang Nguéma est au pouvoir depuis plusieurs années) soit sept pays sur onze.

Quand aux autres pays, ils font l'objet d'une instabilité chronique, la RDC depuis la chute du dictateur Mobutu est théâtre de guerres récurrentes ayant fait au moins 6 millions de morts. La Centrafrique connaît aussi des rebellions et coups d'Etat. le Burundi est toujours en proie à des violences politiques.

Seul Sao Tomé et Principe semble connaître un semblant de démocratie et de bonne gouvernance, en effet ce petit pays présente au niveau humain des meilleurs indicateurs IDH que ses riches voisins.

Face donc aux percées Chinoise et des pays  Arabes du golf en Afrique, le continent refait l'objet d'une guerre froide entre l'Occident et l'Orient cela  à son détriment.

L'Occident,  pour faire face à ces percées économiques, est retombé à ses anciennes habitudes : soutenir les dictateurs et potentats locaux en bafouant toujours les droits de l’homme africain .

Mouélé Kibaya

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05 décembre 2008

BAD / Don de 7,45 millions de dollars pour une étude sur l’amélioration des systèmes de transports entre RDC et République du Co

BAD / Don de 7,45 millions de dollars pour une étude sur l’amélioration des systèmes de transports entre RDC et République du Congo et en RDC


TUNIS, Tunisie, 5 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Le conseil d’administration du Groupe de la BAD a approuvé l’octroi d’un don de 5 millions d’unités de compte (UC)  soit 7,45 millions de dollars US, sur les ressources du Fonds africain de développement (FAD), pour le financement de l’étude du pont route-rail entre les villes de  Kinshasa et de  Brazzaville et du chemin de fer Kinshasa-Ilebo en République Démocratique du Congo.

Le don a pour objet de financer une étude en deux volets: un volet portant sur la faisabilité et l’avant-projet détaillé d’un pont route-rail destiné à relier les villes de Kinshasa et de Brazzaville, y compris les installations terminales et les voies de raccordement et d’insertion aux réseaux routiers et ferroviaires existants des deux villes ; un volet portant sur la faisabilité du chemin de fer Kinshasa-Ilebo sur une longueur de 1.015 km.

L’objectif global de l’étude est de concevoir un ensemble d’ouvrages destinés à améliorer les systèmes de transport et d’échanges régionaux, et à permettre la continuité du transport ferroviaire depuis Matadi et Pointe-Noire jusqu’à la frontière Est de la RDC et au-delà, vers les régions est et sud de l’Afrique (Zambie, Tanzanie, RSA, Ouganda, Rwanda) et partant, de faciliter l’interconnexion des réseaux ferroviaires de l’Afrique centrale, orientale et australe.

La réalisation du projet aura comme impacts : la réduction des délais d’attente lors de la traversée du fleuve Congo ; le renforcement et l’accroissement de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEEAC ; l’élimination de la rupture de la chaîne de transport pour les deux modes routier et ferroviaire ; l’amélioration de l’efficacité des services de transport et la réduction des coûts qui y sont associés.

La réalisation, à terme, de ces ouvrages, permettra de : (i) favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays ; (ii) améliorer la continuité du système de transport sur le corridor Cameroun-Gabon-RC-RDC, passant par le Tchad et la République Centrafricaine ; (iii) renforcer le processus d’intégration régionale et d’échanges, notamment au sein des pays membres de la CEAAC et avec les pays de la SADEC et, à terme, avec ceux de la COMESA.

Compte tenu de la faiblesse des échanges commerciaux entre les Etats membres (commerce extérieur dominé par les matières premières telles que le pétrole, les produits miniers et agricoles) et de la faible intégration des infrastructures de transport existantes, le pont sur le fleuve Congo et le chemin de fer Kinshasa-Ilebo viendront ainsi soutenir l’intégration régionale au sein de la CEEAC dans le cadre du Plan Directeur Consensuel des Transports adopté par les pays membres.

Plus globalement, ce projet est destinée à assurer la continuité du système de transport sur le corridor Tripoli – Windhoek retenu dans le Programme d’Actions à Court Terme du NEPAD et dont la branche en Afrique centrale, constituée par la liaison Cameroun-Tchad-Congo- RDC, vise à relier Yaoundé, Libreville, Brazzaville et Kinshasa.

Le financement de l’étude sera  assuré par le FAD à hauteur de 91,87% et les gouvernements de la RDC et de la RC prendront en charge respectivement 6,76% et 1,37% du coût total prévu. L’étude sera exécutée sur une période totale de seize (16) mois au maximum, à partir de la date de démarrage prévue en août 2009.
SOURCE : African Development Bank (AfDB)

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02 décembre 2008

"Renforcer le G20, c'est enterrer à jamais l'ONU"

Mardi 02 Décembre 2008  Propos recueillis par Marianne ENAULT
leJDD.fr

Réunis à Doha, les pays membres de l'ONU ont débattu du financement du développement. Au nom de l'UE, Nicolas Sarkozy a estimé que la crise était l'occasion d'aider les pays en développement à sortir de la pauvreté. Mais dans la déclaration finale, figurent peu d'engagements concrets. Pour leJDD.fr, Jean Merckaert* (CCFD), qui a assisté aux débats, revient sur cette conférence internationale.

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01 décembre 2008

Liberé sous contrôle judiciaire

Selon certaines informations, on apprendrait que Mr Gilbert Nsonguissa Moulangou, arreté par la police politique du regime de Brazzaville , aurait été libéré ce lundi 1er décembre 2008 et mis sous contrôle judiciaire jusqu'à sa comparution devant le tribunal.

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30 novembre 2008

Enlèvement d'un opposant au Congo

Enlèvement d’un opposant au pouvoir de Brazzaville au Congo

Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU du parti de l'ancien président Pascal Lissouba toujours en exil,  arrêté à Brazzaville 

Gilbert Moulangou Nsonguissa, un militant de l’Upads proche de M. Nguila Moungounga Nkombo qui organisait des rencontres avec des militants pour un retour à l’unité de son parti aurait été appréhendé ce samedi 29 novembre à 16 h à Diata (Brazzaville) lors d’une réunion.

L’arrestation aurait été opérée par des éléments de la police du commissariat central de Brazzaville. Que lui reproche-t-on ? Mystère, d’autant que l’intéressé aurait reçu au préalable les autorisations nécessaires et qu’il avait déjà tenu auparavant des réunions relayées y compris par la presse du pouvoir.  A l’heure qu’il est on ignore où M. Gilbert Moulangou Nsonguissa a été emmené.

Selon les informations, (les Amis de la République) les hommes du Général Jean François NDENGUE, cette fois ci en la personne du Colonel ASSOMBI de la brigade d’intervention de la police nationale sont à la manœuvre.

M. Gilbert NSONGUISSA est en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte qu’il a été arrête à 14h00, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique.

L’opposition  au pouvoir de Brazzaville, dénoncerait depuis plus de 4 mois, les rafles des kidnappings, des arrestations arbitraires, contraires aux lois fondamentales de du pays et aux conventions internationales régissant les droits humains.

Ainsi que les conditions de détention dans les prisons. surtout l’emprisonnement de 35 de nos compatriotes à Pointe Noire, ce dont la radio Française internationale a  fait un reportage sur place écouter le lien :

RFI: Congo-Brazzaville, mobilisation pour les détenus de Pointe-noire http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75338.asp

http://www.congo-internet.com 

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13 novembre 2008

La convention de l’Union Africaine sur la protection et l’assistance des personnes déplacées adoptée en conférence ministérielle

 


Ethiopie / La convention de l’Union Africaine sur la protection et l’assistance des personnes déplacées adoptée en conférence ministérielle

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 novembre 2008/African Press Organization (APO)/ — La Conférence Ministérielle sur les réfugiés, les rapatriés et les déplacés Internes en Afrique qui s’est tenue au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis Abéba, Ethiopie, du 10 au 11 novembre 2008 s’est achevée par l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance des personnes déplacées. Elle faisait suite à la réunion des experts chargés de la question du déplacement forcé en Afrique, du 5 au 7 novembre 2008.

Sous le thème «l’Union africaine relève le défi du déplacement forcé en Afrique », la Conférence se tenait en avant-première du Sommet spécial sur les réfugiés, les rapatriés et les déplacés internes en Afrique qui aura lieu du 2 au 3 avril 2009 à Kampala, Ouganda. A cette occasion, la Convention sera soumise pour adoption aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA. Il convient de rappeler que la Convention comblera les lacunes du régime juridique de protection et d’assistance aux déplacés en Afrique. Au niveau international, il s’agit du premier instrument de ce genre.

Les Ministres ont exprimé leur inquiétude quant à la situation humanitaire et sécuritaire dans la République démocratique du Congo. Ils ont appelé les parties concernées à œuvrer pour une «solution rapide et durable au conflit afin d’arrêter les souffrances du peuple de la République démocratique du Congo ».

A l’Agenda des Ministres de l’UA chargés de la question du déplacement forcé, figuraient la prévention des déplacements forcés et la protection des victimes de ces mouvements de population. Les travaux ministériels ont également couverts les besoins spécifiques des femmes et des enfants déplacés ainsi que ceux des déplacés victimes de catastrophes naturelles. Les ministres ont aussi souligné la nécessité d’établir des partenariats permettant de remédier aux déplacements et d’y apporter des solutions durables. Dans cette perspective, les Ministres ont indiqué que les recommandations faites par les experts constituaient «une base pour l’action, pour une nouvelle orientation et pour de nouvelles visions ».

Le Sommet de Kampala se tiendra également sous le thème «l’Union africaine relève le défi du déplacement forcé en Afrique ».

SOURCE : African Union Commission (AUC)

Notre ommentaire : une convention de plus adoptée, car tous les pays africains pour faire bonne figure signent toutes les conventions internationales, et s'empressent de les oublier une fois signées. C'est aux peuples d'user de ces droits, car une loi qui n'est pas utilisée s'use et devient desuete.

Mouélé Kibaya

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30 octobre 2008

RD Congo : pourquoi le conflit du Kivu resurgit aujourd'hui

Par David Servenay | Rue89 | 30/10/2008 | 12H01

Cette reprise des combats autour de Goma est la conséquence d'un énième accord de paix défaillant. Comme le souligne l'International Crisis Group dans sa dernière analyse, les groupes armés présents dans la région se sont réarmés ces dernières semaines. Il était donc logique que les armes parlent à nouveau. Retour sur un conflit qui n'en finit pas de ravager la région depuis quatorze ans.

Le Kivu ? La Suisse de l'Afrique centrale

Contrairement aux images misérabilistes qui reviennent à chaque soubresaut de la crise, le Kivu est une région extraordinairement riche, qui lui vaut le surnom de « Suisse de l'Afrique centrale ». Et ce pour plusieurs raisons :

  • D'une superficie de 256 000 km2 -presque la moitié de la France- la région s'étale entre la cuvette congolaise, au climat tropical, et les contreforts du plateau rwando-burundais, beaucoup plus tempéré et froid.
  • Au nord, la chaîne des volcans Virunga culmine à plus de 4000 mètres d'altitude, à l'ouest, les forêts congolaises offrent un environnement où les cultures sont abondantes, mais surtout des richesses minières inégalées : cuivre, or, coltan, gaz naturel et pétrole dans les lacs Kivu et Tanganiyka. Toutes ces richesses faisant l'objet de trafics en tout genre.
  • Traditionnellement peu peuplée, la région est depuis le XIXe siècle une terre d'immigration, attirant les « banyarwanda » (habitants du Rwanda) des plateaux, où la densité de population a toujours été très forte. Ces derniers se heurtent régulièrement aux locaux congolais, à travers de multiples conflits fonciers.
  • Deux villes -chefs-lieu de région administrative- délimitent la zone : Goma au nord du lac Kivu, avec de nombreux camps de réfugiés et Bukavu au sud du lac.

Dès les années 60, le Kivu a constitué une base arrière pour tous les réfugiés -principalement rwandais- de la région, mais également un enjeu de pouvoir entre le Zaïre, le Rwanda et l'Ouganda, où ce « ventre mou » de l'Afrique centrale reste une zone impossible à contrôler entièrement. Car trop vaste.

Des protagonistes de la crise du génocide de 1994

Tous les protagonistes du conflit d'aujourd'hui sont des héritiers du génocide rwandais. Impossible de comprendre la logique des acteurs sans se référer à cette période.

  1. Fin juin-début juillet 1994, après trois mois de massacres, les génocidaires balayés par l'offensive de l'Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame traversent la frontière zaïroise, avec la complicité des soldats de l'opération Turquoise.
  2. Dans les mois qui suivent, les Forces armées rwandaises (FAR) reconstituent leurs unités, en se mélangeant aux Interahamwe (les miliciens du génocide) puis elles récupèrent les armes lourdes normalement confisquées par les Forces armées zaïroises (FAZ). Commence alors une guerre de guérilla contre le nouveau régime de Kigali, qui dure deux ans (1995-97).
  3. En octobre 1996, Kagame confie à son chef d'état-major, le général James Kabarebe, la tâche de liquider cette guérilla. Une traque sanglante commence, partant des camps de réfugiés qui abritent les Interahamwe, jusqu'à Kinshasa où les Rwandais portent au pouvoir Laurent-Désiré Kabila en mai 1997, provoquant la chute du maréchal Mobutu.
  4. En 1998, la guerre reprend dans le Kivu, faisant des centaines de milliers de victimes dans les camps de réfugiés. Chaque camp -Kigali et Kinshasa- s'appuie sur des groupes armés plus proches d'une troupe de miliciens que d'une armée régulière, mais en général bien équipés.
  5. Jusqu'en 2004, les alliés de Kigali contrôlent en grande partie les différentes filières de trafics de matières premières -notamment le coltan qui sert à fabriquer les puces de téléphone portable-, ce qui permet au Rwanda de financer sa reconstruction.
  6. En 2004, le président Kagame négocie la rédition des deux principaux chefs militaires du maquis des ex-FAR -les généraux Paul Rwarakabije et Jérôme Ngendahimana- qui entraînent dans leur sillage des milliers de combattants. Problème : plusieurs milliers préfèrent rester dans le maquis. Ils ne l'ont toujours pas quitté.

Petit à petit, l'Armée nationale congolaise (FARDC) a réussi à reprendre pied dans la région; mais elle se heurte :

  • d'un côté, aux supplétifs rwandais : le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dirigé par le général Laurent Nkunda, 41 ans, un homme soupçonné de crimes de guerre. Cet ancien de l'APR a toujours servi les desseins de Kigali, mais il est devenu un allié gênant à partir du moment où la justice internationale a émis des mandats d'arrêts internationaux pour des exactions qui lui sont attribuées.

  • De l'autre, aux miliciens des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), héritiers des génocidaires de 1994, qui continuent à vivre des trafics locaux. Eux aussi sont devenus incontrôlables.

  • En janvier 2008, un énième accord de paix est donc ficelé, mais il comporte au moins deux failles : les FDLR ne l'ont pas signé et il limite l'amnistie aux « actes de guerres ». Les auteurs de crimes de guerre et/ou de crimes contre l'humanité seront poursuivis.

En somme, quatorze ans après le début du conflit, plus personne n'a vraiment de prise sur des groupes armés qui se sont autonomisés et servent de bras armés aux puissances régionales.

Que fait la communauté internationale ?

Comme à chaque fois que la tension remonte d'un cran, les premières victimes sont les civils, en particulier la population des camps de réfugiés situés autour de Goma. A la question : combien de victimes ? La mission de l'ONU répond :

« Selon une étude publiée par International Rescue Committee en décembre 2004, 3,8 millions de personnes, pour moitié des enfants, seraient ainsi mortes. Selon Jan Egeland, Coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU, les effets persistants du conflit sont responsables d’au moins 1000 décès par jour en RDC tandis qu’environ trois millions de personnes ont un “besoin urgent d’assistance ”. »

La Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo a été créée en 1999, dans la foulée d'un premier accord de paix. Depuis, la MONUC s'efforce de faire respecter le cessez-le-feu et de désarmer les différents groupes armés sévissant dans la région.

Malgré un budget très important -1 136 875 200 dollars en 2006- et un personnel tout aussi pléthorique -16 475 militaires dont 3551 pakistanais, plus 3150 civils-, le moins qu'on puisse dire est que le succès n'est pas au rendez-vous.

Plusieurs explications à cet échec :

  • D'abord des volontés politiques contradictoires : les Etats-Unis soutiennent le Rwanda, tandis que les Européens, les Français en particulier, s'appuient sur les Congolais, avec… les Chinois, qui financent une bonne partie de l'effort militaire de Kinshasa.

  • Ensuite, un contingent constitué de troupes peu aguerries à cet environnement difficile. Les soldats pakistanais font l'objet de nombreuses enquêtes de l'ONU, soit pour des dérapages individuels, soit pour de vraies fautes politiques dans l'exécution de leur mission.

  • Enfin, la région reste la proie des prédateurs de toute nature, attirés par les fabuleuses richesses du sous-sol. D'où une privatisation rampante d'un conflit au départ très politique.

Comment sortir de cette crise ?

Si un avis fait l'unanimité sur le Kivu, c'est qu'il n'existe pas de recette miracle à cette poudrière permanente.

Politiquement, aucun des protagonistes n'a pour l'instant avancé la moindre piste permettant de trouver une sortie de crise acceptable tant à Kigali qu'à Kinshasa. Le porte-parole du Premier ministre belge a indiqué qu'il demanderait « un examen de la situation du mandat et de la configuration de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) ». Rien de plus, pour le moment. Bruxelles a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Kigali, pour discuter avec le président Kagame.

Militairement, la France a fait une proposition, au titre de sa présidence de l'Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est dit favorable à l'envoi d'un « groupe tactique » -au maximum 1500 hommes- pour stabiliser la situation. Ce ne serait pas une première : l'Europe a déployé deux missions au Congo : Artémis en 2003, dans la région de Bunia, et Eufor RDC à Kinshasa en 2006, pendant le processus électoral. Les Belges, absents du conflit depuis le traumatisme de 1994 où dix casques bleus furent tués, seraient volontaires.

Photo : le général rebelle Laurent Nkunda au camp de déplacés à Kilorirwe, décembre 2007 (James Akena/Reuters).

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22 octobre 2008

Sarko en Afrique

/ Antoine GLASER & Stephen SMITH / Sarkozy / France / Afrique / Françafrique

PARIS, France, 21 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de presse des Editions PLON :

Sarko en Afrique, Antoine GLASER & Stephen SMITH

Contrairement à son prédécesseur, « Chirac l’Africain », Nicolas Sarkozy n’a pas de fétiche sur son bureau à l’Elysée. Pourtant, l’homme qui avait promis la “rupture” des relations intimes, voire incestueuses avec les anciennes colonies d’Afrique, n’a cessé de se renier. Non pas pour poursuivre l’œuvre de la « Françafrique » du général de Gaulle à Jacques Chirac en passant par François Mitterrand mais plutôt en cédant aux chefs d’Etat qui partagent les secrets du « village » franco-africain et par peur d’un continent dont il redoute les vagues migratoires. En dix chapitres vifs, ce livre suit les tribulations d’un Sarko en Afrique qui ne sait plus quel masque porter pour ne pas se faire piéger, pour enfin poser le « fardeau » de la Ve République. Motivé par l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud où il peut vendre des Airbus et des centrales nucléaires, Nicolas Sarkozy se méfie de l’Afrique sub-saharienne et de ses chausse-trappes. De l’Arche de Zoé aux massacres du Darfour, des enquêtes judiciaires qui entravent la diplomatie française dans nombre de pays (Rwanda, Djibouti, Angola, Côte d’Ivoire, Congo, Gabon) à la renégociation des accords de défense et à l’approvisionnement énergétique de la France (pétrole, uranium), il s’est laissé acculer.

Pour orchestrer ses affaires africaines, le président a monté un jazz band improbable avec des solistes aussi dissonants que le French doctor, Bernard Kouchner et le maire de Vesoul, Alain Joyandet, Bruno Joubert, conseiller Afrique de jour et Me Robert Bourgi, homme de l’ombre de feu Foccart, conseiller Afrique de nuit, ou encore la ministre aux droits de l’homme, Rama Yade et le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux.

Stephen Smith, ancien responsable du service “Afrique” à Libération et au Monde, est journaliste indépendant depuis 2005.

Antoine Glaser a fondé et dirige La Lettre du Continent. Antoine Glaser est co-auteur avec Stephen Smith de : “Ces Messieurs Afrique Le Paris-village du continent noir” (Calmann-Lévy, 1992) “L’Afrique sans africains, le rêve blanc du continent noir” (Stock, 1995), “Ces Messieurs Afrique 2 Des réseaux aux lobbies” (Calmann-Lévy, 1997) “Comment la France a perdu l’Afrique” (Calmann-Lévy, 2005).

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