21 décembre 2010

Paludisme : les bons résultats du Sénégal

Paludisme : les bons résultats du Sénégal

Au Sénégal, plus de huit foyers sur dix possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide. Ce qui montre bien que les efforts déployés ces cinq dernières années pour favoriser la lutte contre le paludisme commencent à payer.

 

Résultat, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest le nombre de cas de paludisme a chuté de 41% entre 2008 et 2009, passant de 300 000 à 179 000. Quant à la mortalité des enfants, elle a reculé de 30% entre 2005 et le début 2009.

 

Ces résultats spectaculaires ont été obtenus grâce aux stratégies mises en place par le Plan mondial de lutte contre le paludisme, Roll Back Malaria. Plus de  6 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées entre 2005 et 2010, et des traitements préventifs pour les  femmes enceintes ont été mis en place.  Ces opérations ont fini par payer.

 

Si la tendance actuelle est confirmée ces prochaines années, le Sénégal pourra servir d’exemple à de nombreux programmes nationaux. Et éventuellement, ouvrir la voie à l’élimination du paludisme en Afrique de l’Ouest.

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10 novembre 2009

Bilharziose : bientôt un vaccin !

Après plusieurs années de recherches menées par l’INSERM, le Bilhvax, un vaccin thérapeutique contre la bilharziose, entre dans sa dernière phase d’essais.   

Les traitements chimiques disponibles  jusqu’à présent, sont coûteux et d’une  efficacité limitée : impossible d’enrayer la maladie ! Le développement du Bilvhax, laisse donc envisager une véritable alternative thérapeutique. Tout juste entré en « phase III », son efficacité sur le terrain va être testée pendant cinq ans sur une population d’enfants sénégalais déjà infectés.

Si le paludisme est désormais bien connu du grand public, la bilharziose, deuxième infection parasitaire la plus répandue au monde, est encore méconnue. Pourtant cette maladie chronique touche 200 millions de personnes dans le monde, et en tue 300 000 chaque année. Le ver responsable de l’infection se développe en eau douce : après une période de maturation dans un mollusque, il trouve une « proie » humaine. Il se glisse sous la peau, se loge dans les vaisseaux sanguins de la vessie, et, faute de diagnostic, provoque à terme de graves lésions.

Attention à la baignade donc, si vous séjournez en Afrique : 85% des cas sont contractés en Afrique subsaharienne – mais le parasite est présent dans 76 pays !

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05 novembre 2009

Marie Ndiaye : ’’Je n’ai jamais été fâchée avec mes origines’’

FRANCE-SENEGAL-CULTURE

Marie Ndiaye : ’’Je n’ai jamais été fâchée avec mes origines’’

04/11/2009 21:58 GMT

Dakar, 4 nov (APS) - La Franco-Sénégalaise Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009 pour "Trois femmes puissantes", a indiqué mercredi qu’elle n’a ‘’jamais été fâchée’’ avec ses origines africaines et sénégalaises en particulier, bien qu’elle juge ‘’inapproprié’’ le fait d’être constamment renvoyé à celles-ci.


BK/AD

‘’Je n’avais pas besoin d’être réconciliée avec cette origine-là, car je n’ai jamais été fâchée avec elle’’, a répondu la romancière, née d’un père sénégalais et de mère française, à la question de savoir si le prix qu’elle vient de remporter l’a réconciliée avec ses origines.

’’Ca me fait très plaisir que des Sénégalais puissent s’identifier à mon parcours, même s’il ne me semble pas représentatif de quoi que ce soit’’, a-t-elle ajouté, comme on lui faisait remarquer que des Sénégalais et des Africains de façon générale s’identifie plus jamais à elle avec le prix qu’elle vient de remporter.

Les propos de la lauréate 2009 du prix Goncourt sont rapportés par le site Internet du quotidien français Le Monde qui a organisé, mercredi, un ‘’Chat’’ entre la romancière et ses lecteurs.

Avec ‘’Trois femmes puissantes’’, ‘’c’est la première fois, effectivement, que je me sens suffisamment mûre pour approcher l’Afrique que je connais finalement très mal et très peu puisque je n’y suis allée jusqu’à présent que deux ou trois semaines’’, avait indiqué Marie Ndiaye, dans ses premières déclarations faisant suite à l’annonce du choix porté sur elle par le jury du prix Goncourt.

‘’Maintenant, avait-elle ajouté, je me sens plus capable de le faire. Avant, je pense que l’Afrique était présente mais de manière plus obscure et énigmatique. C’est la première fois, là, qu’elle est citée. Est-ce que j’essaye de trouver un lien ? Oui, sans doute, en tout cas j’essaie de comprendre, un peu, ce que c’est que l’Afrique, ce que c’est qu’être Africain, Africaine’’.

‘’J’essaie de le comprendre même si je sais que maintenant, d’une certaine façon, il est trop tard, c’est-à-dire que je n’aurais plus jamais d’enfance africaine, de jeunesse africaine, donc c’est une compréhension qui restera intellectuelle finalement et pas émotive, pas affective ni sensible...’’, avait-elle poursuivi.

Aux lecteurs du Monde, elle a expliqué que son dernier roman qui lui a valu le Goncourt n’est autobiographique que ‘’dans une mesure très restreinte, très factuelle’’. Selon elle, ‘’le seul élément autobiographique évident est la présence d’un père vivant en Afrique, c’est tout’’.

Priée de dire si elle acceptait finalement le fait d’être constamment renvoyée à ses origines, notamment par les médias, elle a dit qu’avant, c’était quelque chose qui la gênait beaucoup. ‘’Il me semblait que je devais chaque fois préciser ce qu’il en est exactement. Aujourd’hui, j’y renonce. Cela ne me semble plus grave. Je m’y suis résignée, même si cela me semble inapproprié’’, a-t-elle précisé.

Mais bien qu’elle affirme ne pas connaître ‘’assez bien l’Afrique pour émettre une hypothèse avertie ou originale à son sujet’’, Marie Ndiaye a relevé qu’avec ‘’Trois femmes puissantes’’, elle a ‘’le sentiment de ne faire que commencer avec l’Afrique comme territoire romanesque’’.

Evoquant le parallèle fait entre sa trajectoire et celle du président américain Barack Obama qui, comme Marie Ndiaye, a été élevé par sa mère américaine, la lauréate 2009 du prix Goncourt a relevé qu’aux Etats-Unis, ‘’lorsqu’on évoque le père africain d’Obama, c’est en général contre ce dernier, c’est souvent agressif, ou en tout cas une manifestation de défiance.

Marie Ndiaye, 42 ans, est née à Pithiviers (France) et a passé toute son enfance avec sa mère. Elle a commencé à écrire vers l’âge de 12-13 ans et n’avait que 18 ans lors de la publication de son premier ouvrage intitulé ‘’Quant au riche avenir’’.

Elle abandonnera ensuite les études pour se consacrer à l’écriture en publiant à intervalles réguliers une douzaine de livres – romans, nouvelles, théâtre, dont l’étonnante pièce de théâtre ‘’Papa doit manger’’, qui lui a valu d’entrer au célèbre répertoire de la Comédie-Française.

Auteur également de "La femme changée en bûche" (1989) et "La sorcière" (1996), Marie Ndiaye est la sœur de Pap Ndiaye, historien et maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Installée à Berlin avec sa famille en 2007, Marie Ndiaye a déjà reçu le Prix Femina en 2001 pour "Rosie Carpe".

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09 janvier 2009

Afrique de l'Ouest: la pêche souffre de politiques "contradictoires"

Romandie News

DAKAR - La pêche en Afrique de l'Ouest, qui fait vivre des millions de personnes, souffre de "contradictions" entre les politiques nationales, rendant difficile la gestion des ressources halieutiques menacées par la surexploitation, selon des experts réunis cette semaine à Dakar.

"Il n'y a pas une bonne articulation des politiques de pêche entre les Etats d'Afrique de l'ouest. Il y a souvent des contradictions ou des divergences", relève André Bihibindi, un responsable du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l'Ouest (Repao), une ONG basée à Dakar.

Ces distorsions sont perceptibles dans "la négociation des accords (de pêche avec des pays étrangers, européens ou asiatiques), les politiques de protection, les conditions d'accès (à la ressource) et les politiques douanières et fiscales", a-t-il détaillé.

Il s'exprimait lors d'une réunion organisée mardi et mercredi à Dakar, à laquelle participaient des délégations de plusieurs Etats et d'organismes sous-régionaux, des professionnels de la pêche et de la société civile des pays d'Afrique de l'Ouest, pour la mise en place d'un comité régional sur la cohérence des politiques de pêche.

Pour le ministre sénégalais de l'Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, "la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest constitue un enjeu de taille".

"Elle représente une priorité dans le contexte de raréfaction de la ressource créant des tensions énormes au niveau national ainsi que régional entre acteurs", a-t-il souligné.

Pour Dougoutigui Coulibaly, responsable d'une organisation de pêcheurs industriels au Sénégal, des bateaux de pêche étrangers déclarent des capacités et des puissances motrices différentes d'un pays ouest-africain à un autre. Il a appelé à une harmonisation des législations pour "arrêter ce trafic".

"Depuis longtemps, on en parle mais on n'avance pas", a-t-il regretté alors que la surexploitation des ressources halieutiques a plongé dans la crise le secteur de la pêche de nombreux pays.

Parallèlement, de nombreux problèmes se posent, dans la surveillance, la réglementation des bateaux, la délivrance des licences de pêches.

Et, à ce jour, la coopération régionale n'a pas produit les résultats escomptés.

La Commission sous-régionale des pêches (CSRP), créée en 1985 et formée de sept Etats (Sénégal, Gambie, Guinée, Mauritanie, Guinée-Bissau, Cap-Vert et Sierra Leone) "n'a pas atteint ses objectifs d'articulation des politiques de pêche", selon plusieurs experts.

La Commission, basée à Dakar, avait adopté des mesures pour harmoniser les positions sur notamment les accords de pêche avec les pays européens, la taille des mailles, la réglementation des bateaux.

Mais selon le Repao, la Convention de 1985, révisée en 1993 et portant sur ces mesures, "n'est pas entrée en vigueur".

"Les accords d'accès (accords de pêche, importante source de devises pour des Etats) sont encore négociés individuellement avec les Nations (étrangères), les termes minima de la Convention ne sont donc pas respectés", ajoute le Réseau.

La réunion de Dakar a donc mis en place un comité régional consultatif chargé de "promouvoir la mise en cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest et servir de cadre de concertation pour tous les acteurs de la pêche", selon un document lu mercredi soir à l'issue de cette rencontre.

Ce comité aura "un rôle de conseil, de veille et d'alerte pour la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'ouest. Il sera formé d'acteurs étatiques et non étatiques comme des organisations de la société civile et des professionnels de la pêche", précise Gora Ndiaye, un responsable du Repao.

(©AFP / 09 janvier 2009 09h17)

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10 décembre 2008

Sembène Ousmane

Ousmane Sembène le 18 février 2005 dans son bureau a Dakar.

PARIS (AFP) — Une troupe d'une quinzaine de comédiens et de musiciens de six pays africains et de France propose, à la Cartoucherie de Vincennes près de Paris, une adaptation à la scène d'un classique de la littérature africaine inspiré d'un fait réel, "Les bouts de bois de Dieu".

L'écrivain et cinéaste sénégalais Sembène Ousmane (1923-2007) est l'auteur du roman initial paru en 1960 et couronné du Prix littéraire de l'Afrique noire, qui relate la plus longue grève connue de l'ère coloniale.

D'octobre 1947 à mars 1948, 20.000 cheminots africains du Dakar-Niger se sont mis en grève pour obtenir un statut mettant à égalité leurs salaires avec ceux des Français. Ils finiront par obtenir une augmentation de salaire de 20%.

Le Congolais Hugues Serge Limbvani a signé l'adaptation du roman en vue du spectacle éponyme donné au Théâtre de la Tempête jusqu'au 20 décembre. Il l'a conçu dans un décor abstrait, volontairement "minimal", afin que l'accent soit mis sur le jeu des comédiens ainsi que sur la musique, le chant et la danse.

Le spectacle se présente comme un film avec des retours en arrière et un personnage central, Grève, joué par Abdoulaye Seydi, comédien sénégalais plein de faconde.

Les héros anonymes sont les grévistes mais aussi leurs femmes, qui les soutiennent dans leur lutte pour leurs revendications salariales et pour l'amélioration des conditions de travail.

Les scènes décrites par le conteur, parfois violentes lorsque les forces de l'ordre frappent, ne sont pas dialoguées. La danse, le chant disent ce que le texte ne peut exprimer, la musique accompagnant le mouvement de cette histoire dont le récit est au programme scolaire de la plupart des Etats de l'Afrique francophone.

Source : AFP 10 decembre 2008

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17 octobre 2008

200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire et un lot de matériel aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis

SENEGAL-ELEVAGE-VACCINATION17-10-2008 19:46 GMT

Dakar, 17 oct (APS) - Le ministre de l’Elevage, Oumy Khairy Guèye Seck, a remis symboliquement vendredi 200.000 doses de vaccins contre la dermatose nodulaire bovine et un lot de matériel destinés aux régions de Fatick, Louga et Saint-Louis, qui sont les plus affectées par cette maladie frappant le cheptel depuis la fin du mois d’août, a constaté un journaliste de l’APS.


ADI/ADC

‘’Cette nuit, Saint-Louis, Louga et Fatick qui sont les régions les plus touchées, vont recevoir leurs vaccins’’, a dit Mme Seck lors de la cérémonie de remise des doses à la direction de l’élevage, en présence de représentants des éleveurs ainsi que des vétérinaires.

La région de Louga recevra 50.000 doses et les régions de Fatick et Louga 30.000 chacune, a indiqué le ministre.

Les doses ainsi réceptionnées et remises symboliquement au représentant du personnel du ministère de l’Elevage, sont une partie des 500.000 doses commandées au Mali pour être distribuées le même jour, a indiqué Oumy Khaïry Guéye Seck.

’’Tous ces vaccins sont offerts gracieusement par le président de la République’’, a-t-elle déclaré, metant en garde ceux qui seraient tentés de les vendre aux éleveurs qu’ils s’exposent à des sanctions.

Le matériel accompagnant ces doses est constitué de réfrigérateurs, de congélateurs et de 100 glacières destinés à maintenir la chaîne de froid, du poste vétérinaire au troupeau, a expliqué le ministre de l’Elevage.

A tout cela, s’ajoutent les produits révulsifs qui, appliqués sur le dos de l’animal, permettent de tuer les insectes, principaux vecteur de la transmission de la dermatose.

Cette opération s’inscrit dans un programme de vaccination d’un coût de 500 millions de francs CFA contre la maladie qui frappe le cheptel depuis la fin du mois d’août.

‘’Avant la fin du mois, nous allons recevoir un million de doses. Ce qui permettra d’atteindra (avec les animaux vaccinés) 80% du cheptel’’, a annoncé Mme Seck.

La dermatose nodulaire bovine se manifeste par une fièvre soudaine suivie de nodules sur toute la peau de l’animal après deux à trois jours. Ces pustules se fendent ensuite pour libérer du pus et laisser un cuir creux, a expliqué, le professeur Justin Akakpo, de l’Ecole inter-Etat de médecine vétérinaire.

‘’Si les animaux son résistants, ils supportent’’, et au bout de trois à quatre semaines, ils guérissent, là où les jeunes peuvent en mourir ou voir leur croissance retardée.

La dermatose a pour autre conséquence une diminution considérable de la production laitière et une perte de poids, a dit M. Akakpo, pour qui c’est ‘’c’est un manque à gagner considérable’’ pour les éleveurs à tous points de vue.

Pour les animaux déjà atteints, il faut éviter les complications bactériennes, en leur assurant une couverture antibiotique, a indiqué le professeur agrégé.

Source : APS agence de presse du Senégal

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15 octobre 2008

Saint-Louis du Senégal : Centre des Oeuvres universitaires

Centre_regional_des_Oeuvres_Universitaires_ST_LOUIS.jpg

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