30 novembre 2009
Pour les évêques africains, le sida n'est pas qu'un problème médical
30/11/2009 19:13
Après l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Afrique, tenue à Rome en octobre, les responsables catholiques ont réaffirmé l’engagement de l’Église contre l’épidémie sur tout le continent
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Frédéric MOUNIER
Source : la croix |
26 novembre 2009
Sida: les trithérapies font reculer l’épidémie
Genève | Le nombre de nouvelles infections a reculé à Genève de 30% en une année. Les trithérapies deviennent une arme contre la propagation de l’épidémie.
© Paolo Battiston | Le professeur Bernard Hirschel. «Concernant l’Afrique, il est maintenant nécessaire d’évaluer le traitement en tant que prévention afin de mieux délimiter le potentiel, les inconvénients et les coûts.»
ÉRIC BUDRY | 26.11.2009 | 00:02
Difficile de rêver de meilleure nouvelle à cinq jours de la Journée mondiale de la lutte contre le sida ce 1er décembre (lire encadré). A Genève, le nombre de nouvelles infections au VIH a baissé drastiquement en 2009. Selon une projection, la diminution est de 30% entre 2009 et 2008, passant de 98 cas à 68. Un recul est également enregistré au niveau national, mais un peu moins important: de 777 à 650.
«Si elle est confirmée, car il s’agit encore de projections, cette baisse cantonale serait la plus forte jamais observée, précise Deborah Glejser, porte-parole des associations genevoises de lutte contre le sida. Elle amène le taux de nouvelles infections au niveau historiquement le plus bas.»
Ce succès, on le doit bien évidemment aux campagnes de prévention, mais également à une nouvelle donne. Les trithérapies ont non seulement permis de diminuer très fortement le nombre de décès dû au sida, mais les chercheurs se sont aussi aperçus que ce traitement avait un effet préventif car ils rendent ces personnes beaucoup moins contagieuses.
Espoir pour l’Afrique?
Le phénomène est aujourd’hui avéré, confirme Bernard Hirschel, chef de l’unité VIH/sida aux Hôpitaux universitaires de Genève. «Certains chercheurs estiment ainsi que, sans traitement, le nombre d’infections serait deux fois plus élevé en Suisse», poursuit-il.
La raison en est que les trithérapies parviennent aujourd’hui à réduire à tel point le nombre de virus qu’elles le rendent non détectable. Et les personnes ne sont dès lors pratiquement plus contagieuses.
Bernard Hirschel cite une recherche canadienne qui tend à montrer qu’une extension de la trithérapie permettrait de juguler l’épidémie. «Concernant l’Afrique, détaille le professeur, il est maintenant nécessaire d’évaluer le traitement en tant que prévention afin de mieux délimiter le potentiel, les inconvénients et les coûts. Mais ces derniers se chiffreraient forcément en milliards de francs.»
«Ne pas baisser la garde»
Espoir il y a, mais il ne doit être le prétexte à un relâchement de la prévention, d’autant que Genève reste le canton le plus touché. «Ce n’est pas le moment de baisser la garde, avertit Pierre-François Unger, ministre de la Santé. Cela a été le cas à la fin des années 90 lorsque la maladie a été banalisée à l’arrivée des trithérapies. Résultat: les cas ont immédiatement augmenté.»
Pour le conseiller d’Etat, le sida reste également une maladie stigmatisante. «A Genève, nous n’avons jamais combattu les malades du sida, mais la maladie. Poursuivons dans ce sens!»
Source : la tribune de Geneve
03 novembre 2008
Transmission du VIH de la mère à l’enfant : les résistances gagnent du terrain
Selon une étude américaine, la nevirapine utilisée seule pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays en développement, resterait pendant 15 jours dans le sang et le lait maternel. Ce laps de temps est suffisant pour permettre une mutation du virus. Avec à la clef un risque considérable de voir se développer des résistances. Les chercheurs ont suivi 32 Zimbabwéennes, toutes enceintes et séropositives au VIH. Celles-ci -qui au moment de l’étude n’avaient pu bénéficier du protocole thérapeutique standard comprenant une dose de nevirapine puis une dose de zidovudine - ont reçu une dose unique de nevirapine.
Aucune de ces femmes ne présentait de résistances au début de leur grossesse. Or quinze jours après l’accouchement, les bilans sanguins ont montré que plus d’un tiers d’entre elles avaient développé des résistances. Plus grave, le lait maternel de 65% des patientes contenait des charges virales détectables de virus résistants. Avec comme conséquence le risque de transmettre le virus aux enfants à l’occasion des tétées. Si ces femmes avaient eu accès aux combinaisons thérapeutiques les plus efficaces, elles n’auraient pas développé ces résistances.
Autre problème, soulevé celui-ci par la fondation Campaign for fighting diseases : la plupart des traitements disponibles dans les pays les plus pauvres reposent en réalité, sur des médicaments génériques produits en Inde. Sélectionnés par le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, certains ne font pas l’objet de contrôles aussi rigoureux que dans les pays du Nord. Résultat, des études indépendantes font état d’une augmentation des résistances dans les pays en développement.





