La victoire annoncée du Pr. Alpha Condé: Le candidat de l'Alliance Arc-En-Ciel remporte le second tour de la présidentielle du 0
La victoire annoncée du Pr. Alpha Condé: Le candidat de l'Alliance Arc-En-Ciel remporte le second tour de la présidentielle du 07 novembre avec 52%
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Il vient de loin. Très loin. Après cinquante ans d'opposition, de combat politique sans relâche, le Pr. Alpha Condé accède enfin à la magistrature suprême de son pays la Guinée en remportant le second tour de la présidentielle du 07 novembre avec 52% contre 48% pour son rival Cellou Dalein Diallo.
Le leader du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) qui devient ainsi le premier Président de la troisième République de Guinée, n'a jamais, non pas pour avoir été sollicité, courtisé mais par principe étant homme de rigueur, attaché à la transparence, à la justice sociale, à la bonne gouvernance..., pris part à la gestion calamiteuse de la deuxième République dont l'un des principaux comptables s'appelle Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux de la présidentielle du 07 novembre.
Homme de rassemblement comme l'indique l'appellation de son parti le Rassemblement du Peuple Guinée (RPG), le Pr. Alpha Condé a montré son sens élevé pour l'unité nationale en mobilisant la plus importante et la plus large alliance politique de ces dernières décennies dans le pays.
La troisième République qu'il s'apprête à présider et à conduire sera fondée sur la réconciliation, la consolidation de l'unité nationale, la préservation de la paix, le renforcement de la solidarité pour qu'ensemble les filles et fils de Guinée relèvent les défis réels (pauvreté, chômage, insécurité, impunité...) qui minent le pays.
Le Président Alpha Condé n'est pas un revanchard. C'est un homme d'état. Il n'est pas un ethnocentriste, mais un nationaliste. Il n'est pas non plus un régionaliste, mais un rassembleur. L'alliance Arc-En-Ciel qui l'a soutenu au second tour renfermant les filles et fils des quatre régions naturelles de la Guinée en est une preuve éloquente.
Martyr vivant de la politique guinéenne, comme Nelson Mandela, le Président Alpha Condé a subi pendant un demi siècle les affres, les torts, qu'aucun homme politique de son époque n'a vécu. Mais comme le père de l'Afrique du sud moderne, le nouveau Président de la troisième République de Guinée prône urbi orbi la paix, le pardon, la cohésion sociale, l'unité nationale...
Connu pour son franc-parler, le Président Alpha Condé est un homme de rigueur qui attache du prix au travail bien accompli, au devoir citoyen, au developpement de la Guinée pour le bonheur, la prospérité, le rayonnement de laquelle il a tout sacrifié depuis des décennies.
Cette nouvelle ère démocratique qui s'annonce pour la Guinée est porteuse d'espérances et de renouveau.
GUINEE24
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La Guinée élit son président sur fond de tensions ethniques
ÉLECTIONS Source Reuters Après plusieurs décennies de régime autoritaire, les Guinéens se rendent aux urnes dimanche pour désigner leur président dans un second tour aux allures de duel potentiellement explosif entre Peuls et Malinkés, les deux principales communautés ethniques du pays. Il s'agit des premières élections libres depuis l'indépendance acquise face à la France, ancienne puissance coloniale, en 1958. Si ce second tour, plusieurs fois différé, se déroule sans violence, il pourrait marquer un tournant dans la vie politique de ce pays d'Afrique de l'Ouest riche en ressources minières. Mais les observateurs se montrent prudents face à un tel scénario, estimant que des affrontements ethniques demeurent possibles si les résultats du scrutin sont contestés. Les Nations unies ont appelé cette semaine les deux candidats en lice, l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, figure historique de l'opposition, à se garder d'"exploiter à des fins politiques l'ethnicité, la religion ou tout autre facteur de division". Dans un communiqué commun diffusé vendredi, la France et les États-Unis leur ont demandé de "placer les intérêts nationaux de la Guinée au-dessus de leurs considérations personnelles, ethniques ou politiques". La campagne de ce second tour a été agitée, avec des heurts entre les deux camps politiques et des contestations sur les préparatifs électoraux qui ont entraîné un report des opérations de vote, alors que le premier tour a eu lieu le 27 juin et que le second tour aurait initialement dû se dérouler le 18 juillet. Les observateurs internationaux espèrent que les responsables électoraux ont réussi à établir les bases pour un vote libre et juste limitant ainsi les risques de contestation pour fraudes de la part du perdant. "J'ai la conviction que tout ce qui pouvait être fait l'a été. La commission électorale a fait de son mieux, même si, bien sûr, rien n'est parfait", a déclaré Saïd Djinnit, chef du bureau des Nations unies en Afrique de l'Ouest, joint au téléphone. Diallo favori face à Condé Le vote de dimanche doit mettre fin à près de deux ans de régime militaire, après le coup d'État de décembre 2008 qui avait fait suite au décès du président Lassana Conté. Les deux candidats en lice sont issus de deux ethnies différentes. Diallo, membre de l'ethnie peule qui représente 40 % de la population, est arrivé en tête du premier tour le 27 juin avec 43,69 % des suffrages. Il part favori face à Condé, un Malinké comme 35 % des Guinéens, qui n'a rassemblé sous son nom que 18,25 % des voix et a contesté ce résultat comme frauduleux. Les tensions entre les Peuls et les Malinkés sont anciennes et il semble qu'aucune des deux ethnies ne soit prête à accepter calmement la défaite de son candidat. "Si Condé perd, c'est que l'élection aura été truquée", affirme Amadou Camara, un chauffeur de taxi partisan de Condé. De leur côté, les Peuls jugent que les autres groupes ethniques se sont coalisés depuis l'indépendance pour les empêcher d'accéder au pouvoir. Il existe seize ethnies différentes en Guinée, dont la population totale est d'environ 10 millions d'habitants. Les observateurs font remarquer qu'un retour de l'instabilité dans l'ancienne colonie française pourrait être contagieux et gagner les États voisins, Libéria, Sierra Leone et Côte d'Ivoire, qui sortent tous de guerres civiles.La Guinée élit son président sur fond de tensions ethniques
Transparency international : état des lieux de la corruption en Afrique
Dans son rapport annuel sur la corruption publié ce mardi 26 octobre à Berlin, l'ONGTransparency International lance principalement une mise en garde aux gouvernements. Elle estime que la corruption pèse sur leurs efforts pour renflouer les marchés financiers, et lutter efficacement contre le réchauffement planétaire et la pauvreté. Car sur les 178 pays étudiés, près des trois quarts affichent un indice de perception de corruption inférieur à la moyenne. Belle progression rwandaise Selon le classement établi, le Botswana (33e), l'île Maurice (39e) et le Cap-Vert (45e) tirent leur épingle du jeu, arrivant en tête des pays africains perçus comme parmi les moins corrompus. Mais c'est surtout le Rwanda qui fait une remontée fulgurante (de la 89e à la 66e place), ayant mis en place et appliqué scrupuleusement « la tolérance zéro » contre la corruption. La République démocratique du Congo et la Guinée Conakry sont ex-aequo à la 164e place.... Ex-aequo également, la Guinée équatoriale et l'Angola se partagent le 168e rang. La Somalie dernière du classement Ils sont suivis du Burundi et du Tchad respectivement aux places 170 et 171. Toujours selon Transparency international, certains pays, dont la Gambie, ont amélioré leur score depuis 2009 (de 106e à 91e). Quant au Cameroun, perçu comme très corrompu, il occupe avec sept autres pays le 146e rang avec une note de 2,2 sur 10. Madagascar (de 99e à 123e) et le Niger (de 106e à 123e) sont également perçus comme plus corrompus que l'an dernier, tandis que la lanterne rouge revient à la Somalie, 178e et dernière du classement mondial.
Guinée : après le massacre, l'économie étouffe
Par Fabienne Martin | Infosud/Syfia | 17/11/2009 |

Après la répression, le 28 septembre dernier, d'une manifestation pacifique de l'opposition, qui a fait au moins 150 morts à Conakry, la Guinée est aux aguets. Sanctionné de toutes parts, le régime militaire en place depuis le coup d'Etat de décembre 2008 fait désormais face à une situation économique et sociale désastreuse.
Sous d'immenses manguiers, les yeux rivés sur le portail de son entreprise, un agent technique d'une trentaine d'années s'inquiète pour son avenir. Transco, situé à Lambanyi, en banlieue de Conakry, jusque-là fleuron des entreprises de transit, de manutention et de transport, est en effet sur le point de mettre la clé sous la porte. Un responsable de la société qui compte au total près de 1 000 employés explique :
« Nous avons plus de 600 camions immobilisés faute de marchés. Depuis un mois, nous avons licencié une trentaine de personnes pour motifs économiques et cela doit continuer. »
Cette entreprise n'est pas la seule frappée en Guinée. Selon les services des douanes, le volume des importations transitant par l'aéroport de Conakry a chuté de moitié depuis les événements du 28 septembre dernier. La répression sanglante d'une manifestation pacifique de l'opposition dans un stade avait, ce jour-là, fait plus de 150 morts selon l'ONU. Les gens protestaient contre la candidature à la présidentielle prévue en janvier 2010 de Moussa Dadis Camara au pouvoir depuis le coup d'Etat du 23 décembre 2008, qui, après avoir promis de confier le pouvoir à un président civil, envisage d'être candidat.
Un pays au ralenti
A Kaloum, centre d'affaires de Conakry, le responsable d'une agence de communication se lamente :
« Nous nous battons en vain pour faire passer nos dernières factures chez nos clients. »
Un mois après les atrocités commises par des militaires, tout ou presque semble être arrêté. Un chef d'entreprise constate :
« La Guinée est devenue une destination risquée. Depuis que le président a annoncé qu'il ne maîtrisait pas l'armée qui a tué de nombreuses personnes, les investisseurs préfèrent rentrer chez eux. »
Fin octobre, à la demande de leurs ambassades, 17 experts occidentaux ont ainsi quitté la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), une société minière détenue en majorité par l'Australienne Rio Tinto et l'Américaine Alcoa. Ces départs, selon les spécialistes, poseront des problèmes techniques à la CBG qui verse entre 60 à 180 millions de dollars par an au Trésor public guinéen.
Cette situation a provoqué une nouvelle baisse du franc guinéen (FGN). Il y a un mois, il fallait 6 000 FGN pour obtenir un euro. Aujourd'hui, il en faut plus de 7 300. L'incidence sur les prix des produits de première nécessité, surtout importés, est forte. Le prix du sac de 50 kilos de riz local est passé d'environ 210 000 à 280 000 FGN pendant la même période.
Depuis fin septembre, nombreux seraient les Guinéens à s'expatrier, estime Alassane Barry, gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) pour qui ce flux migratoire serait l'une des causes de la flambée des devises étrangères sur le marché local. « Ils ont besoin de devises étrangères pour envoyer leurs familles à l'étranger et y payer les frais de scolarité des enfants », avance le patron de la BCRG.
Planche à billets
Pour la majorité des gens, qui n'ont pas les moyens de partir, la situation est plus que précaire. C'est le cas de cet agent de développement, marié et père de deux enfants, jusque-là opérateur dans un projet financé par l'AFD (Agence française de développement), qui vient de recevoir sa lettre de mise en congé technique.
Son seul espoir est de trouver un emploi d'enseignant dans une école publique. En effet, l'Etat, privé d'aides budgétaires et de recettes fiscales conséquentes, à défaut de payer régulièrement ses fournisseurs, arrive tout de même à payer ses fonctionnaires. Un économiste indépendant explique :
« Quand ses recettes sont insuffisantes, l'Etat a recours à la planche à billets [création de monnaie, ndlr] pour faire face à ses dépenses et payer ses fonctionnaires afin d'éviter des remous sociaux. »
Celui-ci estime que d'ici quelques mois, cette politique aboutira à une chute vertigineuse de la monnaie et à une forte hausse des prix :
« Les gens seront obligés de redescendre dans la rue. »
D'autant plus que la communauté internationale accentue sa pression. Après la répression du 28 septembre, l'Union européenne, qui, dès les premières heures du coup d'Etat, avait suspendu une aide au développement d'environ 230 millions d'euros, a décrété de nouvelles sanctions contre des membres et proches de la junte ainsi qu'un embargo sur les armes.
De leur côté, les Etats-Unis, un mois après le coup d'État, avaient suspendu leur aide non humanitaire (plus de 20 millions de dollars par an) et viennent de limiter l'entrée de certains membres de la junte et du gouvernement sur le sol américain. La CEDEAO et l'Union africaine ont opté pour le refus de délivrer des visas aux membres de la junte et le blocage de leurs avoirs. La CEDEAO a de plus décrété un embargo sur les armes, approuvé par les Etats-Unis.
Commentant ces mesures, un opposant estime :
« les sanctions ciblées contre les membres de la junte sont plus efficaces que l'embargo sur les armes ».
« La Guinée en importe des pays qui ne sont pas sous contrôle. »
En partenariat avec : Photo : une vendeuse de pain attend les clients dans une rue de Conakry en octobre 2009 (Luc Gnago/Reuters).
Pr Mamadou Sow à LA LANCE: « L’Armée n’a pas pour vocation de contrer une manifestation populaire»
Categorie: Politique
Le 1er novembre, date du 51ème anniversaire de la création de l’armée guinéenne, Mamadou Sow, professeur d’urologie au Cameroun, a bien voulu nous dire ce qu’il pense d’une armée républicaine dans un Etat démocratique.
La Lance: Quel regard portez-vous sur les événements du 28 septembre ?
Pr. Mamadou Sow : Je trouve regrettable que des événements d’une telle nature se produisent dans notre pays. Je pense que ces événements résultent du fait que depuis l’indépendance le 2 octobre 1958, il y a une façon de gouverner qui ne convient pas à une partie de la population. Ces événements, à mon avis, n’étaient pas dirigés contre une personne ou une ethnie, mais c’est la manifestation d’un ras- le-bol de la population contre la façon dont le pays est dirigé. Et ceci intéresse tout le monde. Tout le monde est interpellé par ces événements qui sont les résultats de la dérive morale et éthique qui s’est installé dans notre pays. Nous devons corriger cela, changer nos comportements chacun dans le domaine qui est le sien, pour améliorer notre vie.
Pensez-vous qu’on aurait pu éviter les tueries du 28 septembre ?
Si c’est seulement la police et la Gendarmerie qui avaient géré les choses, on aurait sûrement évité le pire. Il y a des officiers de ces corps qui ont bénéficié de formation pointue sur le maintien de l’ordre. On aurait pu mettre tout cela à profit pour éviter le carnage. L’armée n’a pas pour vocation de contrer une manifestation populaire. La première vocation de l’armée, c’est tirer. On ne devrait donc pas faire intervenir l’armée. La façon dont les gens ont été tués est ignoble. Le stade du 28 septembre est un terrain de football, qui est le symbole du «fair-play». Nous regrettons ces événements, nous les condamnons. Le problème n’est pas simplement le nombre de morts, mais il faudrait que de tels événements ne se reproduisent plus jamais. Il faut donc qu’il y ait un gouvernement qui rassemble, la bonne gouvernance, qui met en place les bases d’un développement socio-économique qui montre aux jeunes qu’il y a un avenir aussi bien dans le domaine éducatif, sanitaire que dans le domaine socioculturel.
Les sanctions vous semblent-elles être la solution de sortie de crise ?
Le problème de la Guinée est multiforme. Actuellement, c’est l’insécurité qui préoccupe dans la cité. L’armée est notre problème mais, c’est aussi la solution. Nous ne pouvons pas trouver une solution en dehors de notre armée, parce que quelle que soit l’autorité de transition qui sera mise en place, on aura besoin de l’armée. Quel que soit le président qui sera élu, il aura besoin d’une armée. Il faut donc réfléchir à une stratégie de reforme de l’armée. Nous avons au sein de cette armée des Officiers de grande valeur. Nous ne voyons pas le Capitaine Dadis comme un élément isolé, nous le voyons comme appartenant à un ensemble. S’il y a un problème au-delà de cet ensemble, la première des choses est de reformer l’armée. Les sanctions sont importantes, mais le problème de l’armée reviendra toujours. L’indiscipline, tout le monde le dit, se situe au niveau des soldats. Il appartient aux officiers de prendre leur responsabilité, discipliner les soldats, organiser notre armée pour en faire une armée disciplinée. La discipline est la principale force d’une armée.
Le Capitaine Dadis a dit qu’au sein de l’armée guinéenne, l’Officier supérieur est banalisé devant son subalterne. Comment les officiers peuvent-ils reformer l’armée dans ces conditions-là ?
Cela ne doit pas perdurer, nous lançons un appel aux officiers de l’armée, afin qu’ils trouvent une solution au désordre. Qu’ils prennent leur responsabilité pour discipliner ces soldats-là. Ce ne sont pas des soldats de l’Ecomog, de l’Union européenne ou des Etats-Unis qui vont venir mettre de l’ordre au sein de notre armée. Nous avons besoin d’une armée républicaine, disciplinée. C’est le garant de la stabilité de notre pays. Pour en revenir à la crise au sein de l’armée, elle-même, je dois dire que le Capitaine Dadis est très mal entouré. Ce sont des flagorneurs qui ne l’aiment pas. Ils ne peuvent pas l’aider à trouver la solution adéquate à nos problèmes. Il faudrait que le Capitaine Dadis se retourne vers l’armée, les Officiers supérieurs pour discuter. Je suis persuadé que s’il tient les Etats généraux de l’armée, il sortira une solution. C’est une priorité absolue avant les élections. Les élections doivent être le moment ultime d’une transition. Nous avons raté notre transition, il faut maintenant la reprendre. Etablir des priorités, les sérier, poser les bases d’un Etat moderne, démocratique avant d’aller aux élections. Le président Blaise Compaoré doit prendre en compte tous ces éléments dans sa médiation. Il doit chercher à savoir quels sont les vrais problèmes, trouver des solutions. Voilà à quoi il devrait s’atteler.
Pour les Forces vives, la non- candidature du Capitaine Dadis à la prochaine présidentielle n’est pas à négocier. C’est une évidence.
Dans l’intérêt de la Guinée, dans l’intérêt du Capitaine Dadis, il est souhaitable qu’il ne se porte pas candidat à ses élections. Il est un Guinéen, mais les personnes qui sont autour de lui et qui lui demandent de se présenter ne le font pas pour son intérêt, pas pour l’intérêt de la Guinée, elles le font pour leurs propres intérêts. L’intérêt du Capitaine Dadis est de ne pas se porter candidat à la prochaine présidentielle. Qu’il l’organise ou qu’un organe de transition l’organise, son intérêt est de ne pas se porter candidat.
L’insécurité bat son plein à Conakry et on accuse l’armée…
C’est pourquoi je parle des états généraux. L’armée est indexée alors qu’il pourrait s’agir de certains éléments incontrôlés de l’armée, qui agissent comme cela. Il faut éviter qu’il y ait une milice parallèle en Guinée. Tout le monde doit éviter l’introduction d’une milice dans le jeu politique actuelle. De même que l’introduction de mercenaires. Mais, pour éviter cela, il faudrait que l’armée se reprenne en main. On a vu l’exemple du Congo Brazzaville avec le Président Pascal Lissouba. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, il avait estimé que l’armée était fidèle au président Denis Sassou Nguesso. Il a mis l’armée de côté. Il a cherché une milice autour de lui, et finalement le pays a basculé dans une guerre civile et par le départ du Pr. Pascal Lissouba. C’est un exemple dont nous devons fortement nous inspirer pour la sécurité, l’équilibre dans notre pays.
Propos recueillis par Abou Bakr
LA LANCE: envoiyer par A Foulah Diallo pour radio-kankan
Les Français hésitent encore à quitter la Guinée
Lu pour dans libeération
Le Ministère des Affaires Etrangères a recommandé aux Français vivant en Guinée de partir du pays. Beaucoup attendent de voir l'évolution de la situation avant de se décider
La Guinée pleure ses morts. Ici le 2 octobre à la grande mosquée de Conakry. (AFP)
Pressés de quitter le pays par le Quay d'Orsay, la plupart des Français de Guinée préfèrent attendre un ordre d'évacuation officiel avant de se décider à partir. «Ceux qui le peuvent, comme les expatriés des ONG ou les employés d'entreprises, sont rentrés. Ceux qui sont installés ici patientent jusqu'à ne plus avoir le choix», déclare une Française de Conakry interrogée par Libération.
L'Ambassade de France a contacté une partie des 2500 ressortissants enregistrés en Guinée sans toutefois leur proposer une évacuation. Aucune agression ciblée n'a été signalée à l'encontre des Français. «Ceux qui partent le font de manière volontaire et à leurs frais. Les autres sont encouragés à rester chez eux avec des provisions et une valise prête au cas où», poursuit cette expatriée qui souhaite garder l'anonymat. «Le problème est qu'il est très difficile d'avoir des informations. La ville est calme mais les gens ont peur des manifestations et des militaires. Nous attendons de voir ce qui va se passer. Beaucoup de scénarios différents sont évoqués mais personne ne sait rien», ajoute-t-elle.
Presse non grata
Samedi, six journalistes français des chaînes de télévision France 2 et France 24, qui souhaitaient couvrir la crise guinéenne, ont été refoulés à l'aéroport de Conakry. «On avait tous les trois des visas. En arrivant à Conakry, des militaires faisant le contrôle des visas nous ont réclamé une lettre d'invitation», a raconté l'un d'entre eux. «Les militaires n'étaient pas du tout agressifs mais ils semblaient avoir reçu des instructions très claires. Ils nous ont accompagnés jusqu'à l'avion qui repartait vers Dakar», a-t-il poursuivi. Jeudi, un reporter de Paris-Match, arrivé sans visa, avait également été expulsé.
Selon le magazine aujourd'hui en Guinée, le ministre guinéen des affaires étrangères, Alexandre Cécé Loua, aurait demandé à l'ambassadeur de France, Jean-Michel Berrit, que Paris intervienne auprès de RFI et France 24 pour faire cesser le lynchage médiatique dont le chef de la junte au pouvoir, Moussa Dadis Camara, s'estime la victime. Ce que le diplomate a décliné, arguant de la liberté éditoriale des médias tricolores.
Deux journalistes guinéens, Mouctar Bah et Amadou Diallo, travaillant le premier pour l'Agence France-Presse (AFP) et Radio France Internationale (RFI), l'autre pour la British Broadcasting Corporation (BBC), auraient reçu des menaces de mort. Selon Reporters sans frontières (RSF), plusieurs autres journalistes guinéens ont été «accusés» par des militaires de «donner des informations aux étrangers et ont reçu des menaces de mort par téléphone».
Expectative
Suite à une répression sanglante d'une manifestation pacifique de l'opposition le 28 septembre, qui aurait fait plus de 150 morts selon l'ONU, la junte militaire de Dadis Camara est discréditée aussi bien sur le plan intérieur qu'international.
L'Union Africaine avait fixé un ultimatum – expirant samedi à minuit – aux membres de la junte, notamment à son chef, pour s'engager par écrit à ne pas se présenter à la présidentielle de janvier, comme ils l'avaient promis lors de leur coup d'Etat du 23 décembre 2008. Mais le capitaine putschiste a demandé que la question de sa candidature à la présidentielle soit inscrite dans la médiation du président burkinabè, Blaise Compaoré. Une manoeuvre destinée à gagner du temps, selon l'un des dirigeant de l'opposition, Mouctar Diallo, qui parle de «fuite en avant» de Camara.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé vendredi la création d'une commission internationale d'enquête sur le massacre du 28 septembre. A Conakry, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, l'érythréen Haïlé Menkerios, a rencontré dimanche le Premier ministre Kabiné Komara puis les dirigeants de l'opposition et enfin le chef de la junte. «Le Premier ministre m'a assuré que le gouvernement accueille favorablement cette commission et va coopérer avec elle», a-t-il fait savoir.
Guinée: Paris soutient l'idée d'un déploiement d'une force de paix africaine
PARIS — La France soutient l'idée d'un "déploiement d'une force de paix africaine" en Guinée, pour stabiliser ce pays d'Afrique de l'Ouest gravement menacé dans sa paix intérieure, a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Lors d'un point presse, Bernard Valéro a estimé qu'une force de paix africaine serait "susceptible de conduire à un règlement rapide, pacifique et durable de la crise que traverse actuellement la Guinée". Il n'a pas répondu à la question de savoir si la France pourrait y participer.
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait indiqué dimanche soir devant le Grand Jury Le Figaro-LCI-RTL qu'"on ne peut plus travailler" avec le dirigeant de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara.
"Le danger de guerre inter-communautaire est immense. Il s'est passé cette chose effrayante et sauvage, nous ne pouvons pas l'accepter", avait-il dit en évoquant le massacre perpétré par l'armée à Conakry il y a une semaine. "Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara, et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale", avait-il ajouté.
La répression à Conakry a fait au moins 157 morts et 1.200 blessés, selon une ONG.
Son porte-parole a souligné lundi que la France se félicitait de la désignation du président burkinabe Blaise Compaoré par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) comme "facilitateur d?une solution de sortie de crise en Guinée".
"La France encourage la CEDEAO, l?Union africaine et la Commission des Nations unies pour les droits de l'Homme, à constituer sans délai une commission d'enquête internationale afin que les responsabilités dans le massacre du 28 septembre puissent être établies de manière incontestable", a-t-il ajouté.
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Guinée : Des acteurs de la société civile guinéenne à Paris
pour rencontrer des parlementaires français
Mercredi 23 septembre 2009
de 9h30 à 11h30
Assemblée nationale
126 rue de l'Université, 75007 Paris
Le pouvoir militaire se renforce à l’approche des élections et les tensions sociales sont croissantes.
Dans ce contexte, des acteurs de la société civile guinéenne, membres du programme concerté pluri acteurs Guinée (PCPA),
impliqués dans le processus de transition politique, rencontrent des parlementaires français pour leur faire part de leurs analyses dans une démarche de coopération innovante.
Cette rencontre est ouverte à la presse.
A 11h30, point-rencontre avec les intervenants.
Représentants guinéens :
- Aziz Diop, directeur du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC).
- Boubacar Biro Barry, conseiller à l’Intercentrale syndicale guinéenne.
- Moctar Diallo, coordinateur national du PROJEG*.
- Docteur Diallo, réseau Afrique jeunesse.
- Sonna Barry, responsable de l’association Femmes pour le développement.
Partenaires français, membres de ce Programme, participant à la rencontre:
Agence française de développement, Aide et Action, CGT, Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire), Etudiants et développement, Ligue des Droits de l’homme, Ministère des Affaires étrangères et européennes…
Pour s’inscrire à la rencontre, au point presse, ou pour toute autre demande de contact :
Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80
* PROJEG : Programme de renforcement des organisations de la société civile et de la jeunesse guinéennes. Ce programme est cofinancé par le ministère des Affaires étrangères et européennes. Il a pour objectif de faciliter la concertation entre les différentes composantes de la société civile guinéenne et des organisations françaises de la société civile françaises mobilisées à leurs côtés.
Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouver

Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement
ABUJA, Nigeria, 11 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Communiqué final
1. A l’invitation de S.E. Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la CEDEAO, une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue, le 10 janvier 2009, à l’Hôtel Transcorp Hilton d’Abuja, République Fédérale du Nigeria.
2. Le sommet a été convoqué à l’effet d’examiner l’évolution de la situation en Guinée depuis le décès du Président Lansana Conté, notamment à la lumière de la prise du pouvoir par les militaires.
3. Etaient présents les Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-dessous :
Son Excellence M. Blaise COMPAORE
Président du Faso
Son Excellence M. Laurent GBAGBO
Président de la République de Côte d’Ivoire
Son Excellence Yahya A.J.J. JAMMEH
Président de la République de Gambie
Son Excellence Dr. John Evans ATTA-MILLS
Président de la République du Ghana
Son Excellence Ellen JOHNSON-SIRLEAF
Présidente de la République du Libéria
Son Excellence Alhaji Umaru Musa YAR’ADUA
Président et Commandant en chef des Forces Armées de la République fédérale du Nigeria
Son Excellence M. Ernest Bai KOROMA
Président de la République de Sierra Leone
Son Excellence M. Faure Essozimna GNASSINGBE
Président de la République togolaise
Son Excellence Seini OUMAROU
Représentant le Président de la République du Niger
Les représentants des Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-après, dûment accrédités, ont également pris part aux travaux :
Son Excellence JOSE BRITO
Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Communauté, représentant le Président du Cap Vert
Son Excellence Joao CARDOSO
Ministre, Directeur de Cabinet à la Présidence, représentant le Président de Guinée Bissau
Son Excellence Euloge HINVI,
Secrétaire Général au Ministère des Affaires Etrangères,
République du Bénin
Son Excellence Coulibaly Boubacar KARAMOKO
Ambassadeur, représentant le Président de la République du Mali
Son Excellence, Daouda Maliguèye Sène
Ambassadeur du Sénégal au Nigeria, représentant le
Président de la République du Sénégal
4. Les travaux se sont déroulés en présence des personnalités suivantes de la CEDEAO, de l’UA et des Nations Unies, notamment :
Son Excellence Said Djinnit
Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest
M. El Ghassin WANE
Représentant le Président de la Commission de la l’Union Africaine
5. Le discours d’ouverture a été prononcé par Son Excellence Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.
6. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont félicité le gouvernement et le peuple ghanéens pour la conduite exemplaire des récentes élections générales dans leur pays et souhaité au Président John Evans Atta-Mills la bienvenue en leur sein.
7. Ils ont également ont observé une minute de silence à la mémoire de feu le Général Lansana Conté, ancien Président de la Guinée, décédé le 22 décembre 2008.
8. Le Premier Ministre de Guinée a été invité à prendre la parole pour expliquer la situation dans son pays puis a répondu aux questions des membres de la Conférence
9 La Conférence a, par la suite, procédé à l’examen du rapport du Président de la Commission de la CEDEAO portant sur les deux missions de la CEDEAO effectuées en Guinée en décembre 2008 et janvier 2009. Elle a également pris connaissance des recommandations issues de la réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité tenue le 9 janvier 2009.
10. La Conférence a exprimé sa profonde préoccupation devant la résurgence du fléau des coups d’état en Afrique, y voyant une menace sérieuse aux efforts de renforcement du processus de démocratisation sur le continent. Elle a appelé à la mise en œuvre de mesures plus efficaces aux niveaux régional et continental pour faire face à cette situation, notamment à travers la ratification rapide par les Etats membres de la CEDEAO qui ne l’auraient pas encore fait, du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, ainsi que de la Charte de l’UA sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance, de même que la mise en œuvre effective de ces instruments.
11. La Conférence a, en outre, réaffirmé l’attachement indéfectible de la CEDEAO aux principes de la démocratie et à l’Etat de droit, ainsi que le rejet de la prise du pouvoir par des voies anticonstitutionnelles, conformément aux dispositions des Protocoles de la CEDEAO et des instruments pertinents de l’UA.
12. Après un examen approfondi des différents rapports et recommandations, la Conférence a:
condamné fermement le coup d’état du 23 décembre 2008 en Guinée, en se fondant sur les dispositions du Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et réaffirme la position de principe de la CEDEAO contre l’accession ou le maintien au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles.
décidé la suspension de la participation de la Guinée à toutes les réunions de la CEDEAO au niveau des Chefs d’Etat ou au niveau ministériel, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
exigé du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) la prise de mesures immédiates visant le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, conformément aux Protocoles de la CEDEAO et en tenant compte des décisions adoptées par le Conseil de Sécurité et de Paix de l’UA sur la situation en Guinée.
13. La Conférence a pris acte des efforts déployés par les parties prenantes guinéennes en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel notamment à travers les actions suivantes :
la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT), organe délibérant, regroupant civils et militaires, en vue de la réalisation des objectifs de la transition. La CEDEAO, avec l’appui de ses partenaires, assistera les acteurs guinéens en vue de la mise en place rapide du CNT ;
ii. la mise en place d’un forum consultatif regroupant toutes les composantes de la société guinéenne, en tenant compte de sa diversité ethnique et régionale, ainsi que de la dimension genre. Ce forum servira de cadre de dialogue permettant aux Guinéens d’œuvrer au renforcement de la cohésion nationale ;
iii. le CNT mènera à terme le processus de transition, en organisant des élections libres, régulières et transparentes en 2009 ;
iv. le CNT assurera la stabilité gouvernementale indispensable à la bonne conduite de la transition ;
v. les membres du CNDD, ainsi que le Premier ministre de transition et les membres de son Gouvernement, ne devront pas se présenter aux élections à organiser en 2009 ;
vi. les autorités de transition s’engagent à respecter les droits humains et l’état de droit, ainsi qu’à lutter contre l’impunité et le trafic de drogue.
14. Afin de faciliter le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, la Conférence a arrêté les mesures d’accompagnement ci-après :
le maintien par la CEDEAO d’un dialogue permanent et constructif avec le CNDD, les parties prenantes guinéennes et les partenaires en vue de veiller à la mise en œuvre immédiate des recommandations concernant l’organisation rapide d’élections et le transfert du pouvoir à un régime démocratiquement élu ;
les efforts à déployer par la CEDEAO pour que la Guinée soit inscrite sur les listes de la Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU, en tant que pays fragile sortant de conflit, pour lui permettre de bénéficier du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix ;
la définition d’un commun accord, par la CEDEAO, la communauté internationale et les parties prenantes guinéennes, de critères de référence et de délais d’exécution des tâches identifiées dans le cadre de la feuille de route pour la transition ;
les mesures devant être mises en œuvre par la CEDEAO et la communauté internationale pour faciliter l’achèvement des opérations d’inscription des électeurs et la mise à disposition de cartes d’identification des électeurs afin de permettre la tenue d’élections en 2009. A cette fin, la CEDEAO et la communauté internationale faciliteront la mobilisation des ressources requises pour l’opération ;
la nécessité d’un financement adéquat pour assurer une transition paisible et réussie en Guinée. A cet égard, un appel a été lancé à l’endroit des partenaires internationaux, notamment la Banque Mondiale, le FMI et ‘UE en faveur de la poursuite de leur appui financier aux programmes socioéconomiques du pays, pour maintenir sur les rails le processus du retour à l’ordre constitutionnel, à la démocratie et la bonne gouvernance.
f) le renforcement des capacités du Bureau du Représentant spécial du Président de la CEDEAO par la mise à disposition des effectifs et équipements requis afin de permettre de coordonner la contribution de la CEDEAO au processus de transition
la facilitation par la CEDEAO de visites périodiques en Guinée de l’Envoyé Spécial du Président en exercice de la CEDEAO ;
la soumission par le Président de la Commission de la CEDEAO au Président en exercice de la Conférence d’un rapport périodique sur la situation en Guinée.
15. La Conférence a demandé au Président de la Commission de la CEDEAO de communiquer la présente décision au Président de la Commission de l’UA et au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour information et action appropriée.
16. Les Chefs d’Etat ont exprimé leur gratitude au Président en exercice pour l’hospitalité chaleureuse et fraternelle qui leur a été réservée ainsi que les excellentes dispositions prises en vue d’assurer la réussite des travaux.
Fait à Abuja, le 10 janvier 2009
SOURCE : Economic Community Of West African States (ECOWAS
La Cédéao suspend la Guinée suite au coup d'Etat, offre son soutien
ABUJA (AFP) — La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a suspendu samedi la Guinée des activités de l'organisation après le coup d'Etat du 23 décembre tout en offrant son soutien pour assurer la transition vers un retour à "l'ordre constitutionnel".
Le sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Cédéao, réuni à Abuja, a "fermement condamné le coup d'Etat du 23 décembre", a annoncé le président de la commission de l'organisation régionale, Mohammed Ibn Chambas.
Les dirigeants, qui s'étaient réunis à huis clos, ont "suspendu la Guinée de toutes les réunions de la Cédéao au niveau des chefs d'Etat et des ministres, jusqu'à la restauration de l'ordre constitutionnel", a-t-il poursuivi.
Les dirigeants ont ainsi suivi la recommandation de suspendre la Guinée émise la veille par leurs chefs de la diplomatié, et emboîté le pas à l'Union africaine qui avait déjà annoncé cette mesure, à son niveau, le 29 décembre.
Une junte a pris le pouvoir en Guinée à la faveur d'un coup d'Etat, quelques heures seulement après l'annonce du décès du président Lansana Conté après 24 ans de "règne". Elle a suspendu la Constitution et dissous le gouvernement.
Soulignant son "inquiétude profonde face à la résurgence de coups d'Etat en Afrique", le sommet d'Abuja a réitéré l'engagement de la Cédéao en faveur de la démocratie et "son rejet de l'accès et du maintien au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels".
Les dirigeants ont aussi pris note des "efforts fournis par les différentes parties en Guinéee en faveur du retour rapide à l'ordre constitutionnel".
Ils ont notamment souligné l'engagement des nouvelles autorités guinéennes à "achever la transition en 2009 en organisant des élections crédibles, libres, justes et transparentes".
La Guinée, qui est membre de la Cédéao, ne pouvait sièger au sommet samedi, mais Kabiné Komara, nommé Premier ministre par la junte, avait toutefois été invité à prendre la parole.
"J'ai dit à l'assemblée que la Guinée était désireuse d'être comprise, qu'elle était désireuse de recevoir tout le support nécessaire pour qu'enfin elle puisse devenir un pays tout simplement normal", avait-il déclaré à des journalistes après son intervention.
Les dirigeants de la Cédéao ont également énoncé une liste de mesures d'accompagnement visant à soutenir la transition en Guinée, parmi lesquelles "le maintien d'un dialogue permanent et constructif avec le CNDD, les parties prenantes en Guinée et les partenaires".
La Cédéao et la communauté internationale "faciliteront" les opérations d'enregistrement des électeurs en vue des élections ainsi que la levée des fonds nécessaires à la tenue d'un scrutin, indique encore le communiqué.
La Cédéao est parvenue à s'accorder sur l'attitude à adopter face aux putschistes malgré des divergences.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade leur a témoigné son soutien à la junte dès le 26 décembre, une prise de position jugée "malheureuse" par le chef de la diplomatie nigériane Ojo Maduekwe.
M. Wade, seul dirigeant de la Cédéao à avoir pris position en faveur des nouvelles autorités, n'avait pas fait le déplacement à Abuja.
Dans un discours lu pour lui devant l'assemblé, il a soutenu que la prise de pouvoir par la n'était pas un coup d'Etat "classique".
"Nous pouvons choisir la voie facile des récriminations, suspensions et sanctions. Ou bien nous pouvons (...) donner mandat au président de la Commission (de la Cédéao) d'aider la Guinée à réussir sa transition", avait-il plaidé.
Les chefs d'Etat du Nigeria, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone et du Togo ont pris part au sommet. Le Niger était représenté par son Premier ministre et les autres pays par des délégations de haut niveau.










