La guerre froide resurgit-elle en Afrique à la faveur des rivalités économiques Occident-Orient?
La guerre froide resurgit-elle en Afrique à la faveur des rivalités économiques entre l’Occident et l’Orient ?
Je ne sais pas si vous rappelez des info que je vous avais fait lire ces derniers notamment sur la guerre au Congo (RDC) où un journal en ligne sénégalais faisait un rapprochement entre le déclenchement de la guerre dans l'Est de la RDC quelques mois seulement après la signature d'un contrat entre la Chine et le Congo (RDC). Beaucoup pensent que la guerre au Congo est due essentiellement aux convoitises occidentales sur les matières premières de cet immense pays. Le Rwanda et les Rebelles ne seraient que la tête de proue. http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/08/11669762.html
Comment comprendre l'acharnement des Occidentaux sur Mugabe et leur réticence à voler au secours des populations du Kivu au Congo.
Ces derniers ont refusé d'envoyer un contingent militaire, préférant laisser sur le terrain un contingent militaire inefficace car formé par des armées, issues de deux pays ennemis et pauvres que sont l'Inde et le Pakistan qui, autre part, menaceraient l'équilibre géostratégique mondial.
Comment qualifier la disparition de la scène médiatique occidentale du Darfour au Soudan, à la faveur de la guerre au Congo, l’Occident faisant comme si il découvrait cette guerre. Pour l’instant, on se tourne vers la RDC, qui a toujours été en guerre depuis bientôt dix ans.
Plus de Darfour dans les média occidentaux, bien que le problème existe toujours avec sa cohorte de massacre.
Alors qu’est-ce qui peut expliquer cette absence, après tout le tintamarre médiatique des mois passés ? La Chine montrée du doigt par son obstruction au conseil de sécurité des nations Unies auraient changé d’avis ? Bien sûr que non, Comme l’Occident avait besoin des fonds Chinois pour faire face à la crise financière, il avait préféré mettre en sourdine le Soudan soutenu par la Chine, et pendant ce temps les massacres continuent. La rivalité USA-Chine s’étant simplement déplacée sur d’autres terrains. La chine soutenant par exemple Mugabe contre les Occidentaux.
Que dire et comprendre quand tous les médias occidentaux ont qualifié de dangereux l’accord entre l’Ouganda et l’Egypte (deux pays africains). Un accord qui prévoit que l’Ouganda allait louer 850 000 hectares de terres soit 2,2% de la superficie totale du pays à l’Egypte pour qu’il cultive du blé dont il en a besoin.
Cela a suffi pour que les capitales européennes parlent d’accaparation, et expriment des inquiétudes (bizarre) car d’autres pays de l’Orient comme l’Arabie, la Corée du Sud ou la Jordanie envisageaient de faire comme l’Egypte. Ainsi la Corée du Sud aurait conclu avec le gouvernement malgache la location de 1,3 millions de terres pour cultiver du maïs et des palmistes. La Jordanie quant à elle aurait annoncé cultiver du blé au Soudan.
Et je vous invite aussi à analyser sous ce même prisme les deux informations suivantes dont les coïncidences paraissent un peu curieuses.
Dans la sphère francophone surtout en Afrique centrale, les enjeux seraient les mêmes, Comment comprendre, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme à Paris, le double discours du président français Nicolas Sarkosy, lorsqu'il dit que Robert Mugabe doit partir, quand au même moment au Congo le pouvoir de Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, emprisonne des opposants politiques (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html ) après avoir truqué des élections en 2007 et 2008.
Quand au Cameroun, le gouvernement réprimande dans la violence une manifestation des producteurs de maïs et des jeunes contre la corruption au ministère de l’agriculture.
Nous Africains devons-nous le croire? faut-il réellement?
En effet, s'agissant par exemple du Congo, il y a quelques jours le club de Paris a décidé d'alléger la dette du Congo, faisant fi des conditionnalités de bonne gouvernance démocratique. lire le Lien http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/12/11721231.html
Est-ce à cause des intérêts économiques colossaux ou des profits à faire.
Sinon comment interpréter le fait de passer sous silence l'information de l'attribution de la gestion du port à conteneur de Pointe-Noire à la société Bolloré (grand ami du président français Sarkosy, rappelez-vous c'est ce Bolloré qui avait prêté son yacht à Sarkosy quelques jours après son élection l'année dernière). Lire le lien : http://lepangolin.afrikblog.com/archives/p36-6.html
Ainsi Bolloré à cause de son lobby aurait la gestion de la plupart des ports maritimes d'Afrique centrale.
Quand en Afrique de l'Ouest, des gouvernements plus démocratiques (Ghana, Sénégal, par exemple) avaient préféré d'autres investisseurs.
Le Sénégal par exemple avait porté son choix sur les investissements des émirs du Moyen Orient. Des émirs qui n’ ont pas 'hésiter pas à moderniser ces ports, longtemps restés non performants et archaïques. Aujourd’hui, le port de Dakar est un exemple du bon choix.
Ce n'est donc pas un hasard, si le constat économique et politique fait ressortir l'Afrique centrale comme zone de non performance économique. malgré ses potentialités naturelles et humaines.
Sur onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao-Tomé et Principe, Rwanda) que compte cette zone la quasi majorité de ce pays vont connaître une faible croissance économique (hors pétrole).
Beaucoup d'analystes pensent que cela est le fait de la mauvaise gouvernance, surtout de l'absence de régimes démocratiques. Dans la plupart de ces pays, les systèmes politiques sont totalement verrouillés et ressemblent plutôt à des patronarchies.
La plupart de ces pays n'ont pas connu d'alternance politique et changement des gouvernants depuis plus de trente ans, ces pays sont tous presque dirigés par des dictateurs c'est le cas de l'Angola (Dos Santos est au pouvoir depuis la mort de Neto à la fin des années 70), du Cameroun (Biya est au pouvoir depuis 1982), du Congo (Sassou est au pouvoir depuis 1979), du Gabon (Bongo est au pouvoir depuis 1967), Tchad (Idriss Deby est au pouvoir depuis 1989) Rwanda (Kagamé est au pouvoir depuis 1994), Guinée Equatoriale (Obiang Nguéma est au pouvoir depuis plusieurs années) soit sept pays sur onze.
Quand aux autres pays, ils font l'objet d'une instabilité chronique, la RDC depuis la chute du dictateur Mobutu est théâtre de guerres récurrentes ayant fait au moins 6 millions de morts. La Centrafrique connaît aussi des rebellions et coups d'Etat. le Burundi est toujours en proie à des violences politiques.
Seul Sao Tomé et Principe semble connaître un semblant de démocratie et de bonne gouvernance, en effet ce petit pays présente au niveau humain des meilleurs indicateurs IDH que ses riches voisins.
Face donc aux percées Chinoise et des pays Arabes du golf en Afrique, le continent refait l'objet d'une guerre froide entre l'Occident et l'Orient cela à son détriment.
L'Occident, pour faire face à ces percées économiques, est retombé à ses anciennes habitudes : soutenir les dictateurs et potentats locaux en bafouant toujours les droits de l’homme africain .
Mouélé Kibaya
"Renforcer le G20, c'est enterrer à jamais l'ONU"
Mardi 02 Décembre 2008 Propos recueillis par Marianne ENAULT
leJDD.fr
Réunis à Doha, les pays membres de l'ONU ont débattu du financement du développement. Au nom de l'UE, Nicolas Sarkozy a estimé que la crise était l'occasion d'aider les pays en développement à sortir de la pauvreté. Mais dans la déclaration finale, figurent peu d'engagements concrets. Pour leJDD.fr, Jean Merckaert* (CCFD), qui a assisté aux débats, revient sur cette conférence internationale.
Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, a estimé mardi que la conférence de l'ONU sur le financement du développement était un "succès". Qu'en est-il?
Concrètement, le seul succès dont peut se targuer l'Union européenne est qu'une déclaration ait été adoptée. On a été au bord du clash entre les Etats-Unis et les pays du G77 (130 pays en développement à l'ONU, ndlr) qui voulaient transformer l'événement en conférence anti-Bush. Finalement, un texte de consensus a été adopté. Mais concrètement, pour le développement des pays les plus pauvres, difficile de parler de succès.
Pourquoi?
Cette conférence réitère au mieux des engagements déjà annoncés. L'Union européenne s'est de nouveau engagée à ce que l'aide au développement représente 0,7% du PIB en 2015. Mais aucun calendrier contraignant n'est établi pour atteindre cet objectif. Et alors que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) prédisent une nouvelle crise de la dette dans les pays pauvres en 2009, rien n'a été décidé à Doha. C'est le statu quo.
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a promis de ne pas abandonner les pays pauvres...
Le discours de Sarkozy a globalement déçu. C'est bien sûr positif que le président en exercice de l'UE fasse l'effort de venir - c'était d'ailleurs le seul leader important présent - et qu'il réitère les engagements de l'UE en terme d'aide publique au développement (ADP) en période de crise. Mais à part ses belles envolées lyriques, il n'a fait que flatter les pays présents en leur promettant une représentation au G20. Concrètement, cela veut dire que Sarkozy n'a pas envie que l'ONU, où tous ces pays sont représentés, ait un rôle à jouer dans ce monde et dans la définition des nouvelles règles du jeu économique. Vouloir renforcer le G20, c'est enterrer à jamais les Nations unies.
"La France s'assoie" sur ses promesses
Où en est-on de la réforme du financement de l'aide au développement à l'échelle internationale?
L'idée d'un impôt international avance désespérément lentement. L'idée d'une taxe mondiale sur les transactions financières n'a pas avancé d'un pouce. La redistribution ne doit pas dépendre du bon vouloir des Etats du Nord ni de la générosité des institutions privées. Les droits de l'Homme et la dignité ne sont pas optionnels.
En matière d'ADP, la France confirme son objectif de 0,7% du PIB en 2015...C'est bien gentil de réaffirmer cet objectif, encore faudrait-il tenir les objectifs intermédiaires. Au niveau européen, la France s'est engagée à consacrer 0,56% de son PIB à l'aide en 2010. Mais la France s'assoie dessus. Selon les prévisions de budget triennal, ce chiffre est de 0,4% pour 2009, 2010 et 2011!
Où en est-on de la polémique sur les coupes dans l'aide au développement?
Il est difficile de se faire une idée précise des montants globaux. Les chiffres de l'aide au développement comprennent des allègements de dette dont on ne sait pas s'ils auront lieu en 2009. Mais on craint une stagnation voire une diminution de l'aide. Et ce d'autant plus que les coupes révélées par Oxfam France ont été en partie confirmées. Sur les 55 projets gelés, Alain Joyandet a assuré le financement de dix projets seulement. Le reste est toujours entre parenthèse.
Malaise au sein de la coopération française
Alain Joyandet a eu des propos très durs envers l'Agence française de développement**. Existe-t-il un malaise au sein de la coopération française?
En France, l'aide publique au développement représente 7 à 8 milliards d'euros par an. Mais il n'y a pas un seul acteur de la coopération qui en contrôle plus de 15%. Elle est éclatée entre Bercy, le Quai d'Orsay, l'AFD et l'Education nationale. On comprend donc la réelle frustration d'un secrétaire d'Etat à la Coopération qui n'a pas le contrôle du budget de l'APD. Mais tomber à bras raccourcis sur l'AFD comme l'a fait le ministre, c'est un aveu d'impuissance. On ne peut qu'aspirer à un modèle britannique, où une seule agence gère ce budget. Il faut davantage de clarté dans l'affectation de ces fonds et un contrôle parlementaire.
On le dit partant pour un autre ministère, l'Agriculture peut-être. La France a eu dix secrétaires d'Etat à la Coopération en 15 ans... cela traduit-il un certain mépris de cette fonction?
Pour les ONG, le constat est accablant. Si le développement des pays pauvres était vraiment une préoccupation de la France, on mettrait en poste des gens compétents et d'expérience. Ce turn over traduit le peu d'intérêt de l'Etat français à son plus haut niveau pour les questions de développement. On a l'impression que ce poste sert de récompense pour des amis politiques. On est en droit d'envier l'Allemagne qui a une ministre en poste depuis six ans et qui connaît bien ces questions. C'est malheureux qu'en France, on ne soit pas capable de faire la même chose.
*Jean Merckaert est responsable des questions de financement du développement au CCFD-Terre solidaire. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement est la première ONG française d'aide au développement.
**Interrogé sur les propos de Jean-Michel Severino, patron de l'AFD (opérateur pivot du dispositif français d'aide publique au développement), qui a regretté les "coupes radicales" de l'aide au développement, Alain Joyandet répond dans Libération du 29 novembre: "Qu'est-ce que fait son patron, à part gérer le quotidien ? S'il est là pour faire du développement, qu'il développe ! Qu'est-ce qu'il attend au lieu de se lamenter et de dire que l'Etat ne lui donne pas assez d'argent? (...) L'AFD doit bosser et se retrousser les manches. (...)Elle a besoin d'une nouvelle gouvernance, ce ne sera pas du luxe."
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Quand Lefebvre "défend" l'Afrique
Dimanche 26 Octobre 2008 Par Nicolas PRISSETTE Le Journal du Dimanche
La scène se joue dans la nuit de mercredi. Dans un hémicycle quasiment désert, mais en présence de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et d'Eric Woerth, ministre du Budget, le député UMP Frédéric Lefebvre défend un amendement créant une réduction d'impôt pour les particuliers et entreprises qui investissent dans les pays en développement "et plus particulièrement en Afrique". Quatre pages techniques signées de son seul nom et rédigées à Bercy, instaurant un régime fiscal avantageux et inédit.
Les députés de la Commission des finances, emmenés par le rapporteur du Budget Gilles Carrez, sont furieux. Ils ont découvert l'amendement la veille, en réunion de Commission, et l'ont rejeté. Non seulement ils s'opposent à certains aspects du projet, mais ils s'offusquent aussi d'être mis devant un fait accompli. Frédéric Lefebvre, inlassable, a tenté de leur faire changer d'avis. Ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, il leur indique que le président de la République lui a donné son feu vert pour créer cette nouvelle "niche" fiscale. L'amendement surprend d'autant ses collègues que le gouvernement s'est engagé à limiter les avantages fiscaux et à mieux contrôler leur coût pour l'Etat. "Les débats ont été assez pénibles, je ne suis pas sûr que tout le monde à l'Elysée soit vraiment au courant", déplore un député UMP qui requiert l'anonymat. "Nous n'avions jamais entendu parler de cette initiative", rappelle Hervé Mariton.
Certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli
Dans l'hémicycle, mercredi soir, Frédéric Lefebvre défend donc la création d'une nouvelle forme de société d'investissement et de développement (Sofidev) destinée à rassembler les fonds à investir en Afrique. Passer par ces sociétés garantira la réduction d'impôt. Il insiste pour que ces nouvelles structures juridiques soient reconnues par l'Etat dès le 1er novembre, avant donc la promulgation de la loi en discussion, attendue en toute fin d'année. "J'ai besoin de savoir si les premières applications pourraient commencer immédiatement, afin que le mouvement s'enclenche sans perdre de temps."
Gilles Carrez réitère son objection formelle de la veille: pas question de faire appliquer une loi fiscale de cette sorte avant qu'elle n'entre dûment en vigueur. Mais Christine Lagarde intervient. "Le gouvernement est très favorable à cet amendement !" lance la ministre de l'Economie qui explique qu'elle donnera son agrément aux Sofidev par anticipation. "C'est la Françafrique!" s'exclame soudain le socialiste Jérôme Cahuzac avant d'interroger: "Qui, à ce jour, a procédé ces investissements en Afrique, où, et pour combien? Et qui demande au Parlement de défiscaliser ces investissements?" L'amendement est adopté. "On ne pouvait faire perdre la face à personne", s'excuse un député UMP dépité.
Dans les couloirs de l'Assemblée, certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli. Le héros de l'OM version 1993 est devenu il y a un an secrétaire national de l'UMP en charge du codéveloppement. "Cela fait plusieurs mois qu'il fait pression pour faire passer une mesure de ce type. Le nouvel avantage fiscal est un moyen de limiter les dégâts pour ceux qui perdent de l'argent en investissant en Afrique", dit un fervent sarkozyste.
"C'est un mauvais procès, rétorque Frédéric Lefebvre. Cela fait plusieurs années que je m'intéresse à ce sujet. J'ai travaillé avec Basile Boli et avec des associations et j'avais avancé sur le dossier bien auparavant. Ce qui compte, c'est de favoriser les investissements directs entre particuliers et entre les entreprises. Car l'aide publique au développement n'arrive, hélas, pas toujours à l'endroit que l'on souhaite."
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Sarko en Afrique
/ Antoine GLASER & Stephen SMITH / Sarkozy / France / Afrique / Françafrique
PARIS, France, 21 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de presse des Editions PLON :
Sarko en Afrique, Antoine GLASER & Stephen SMITH

Contrairement à son prédécesseur, « Chirac l’Africain », Nicolas Sarkozy n’a pas de fétiche sur son bureau à l’Elysée. Pourtant, l’homme qui avait promis la “rupture” des relations intimes, voire incestueuses avec les anciennes colonies d’Afrique, n’a cessé de se renier. Non pas pour poursuivre l’œuvre de la « Françafrique » du général de Gaulle à Jacques Chirac en passant par François Mitterrand mais plutôt en cédant aux chefs d’Etat qui partagent les secrets du « village » franco-africain et par peur d’un continent dont il redoute les vagues migratoires. En dix chapitres vifs, ce livre suit les tribulations d’un Sarko en Afrique qui ne sait plus quel masque porter pour ne pas se faire piéger, pour enfin poser le « fardeau » de la Ve République. Motivé par l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud où il peut vendre des Airbus et des centrales nucléaires, Nicolas Sarkozy se méfie de l’Afrique sub-saharienne et de ses chausse-trappes. De l’Arche de Zoé aux massacres du Darfour, des enquêtes judiciaires qui entravent la diplomatie française dans nombre de pays (Rwanda, Djibouti, Angola, Côte d’Ivoire, Congo, Gabon) à la renégociation des accords de défense et à l’approvisionnement énergétique de la France (pétrole, uranium), il s’est laissé acculer.
Pour orchestrer ses affaires africaines, le président a monté un jazz band improbable avec des solistes aussi dissonants que le French doctor, Bernard Kouchner et le maire de Vesoul, Alain Joyandet, Bruno Joubert, conseiller Afrique de jour et Me Robert Bourgi, homme de l’ombre de feu Foccart, conseiller Afrique de nuit, ou encore la ministre aux droits de l’homme, Rama Yade et le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux.
Stephen Smith, ancien responsable du service “Afrique” à Libération et au Monde, est journaliste indépendant depuis 2005.
Antoine Glaser a fondé et dirige La Lettre du Continent. Antoine Glaser est co-auteur avec Stephen Smith de : “Ces Messieurs Afrique Le Paris-village du continent noir” (Calmann-Lévy, 1992) “L’Afrique sans africains, le rêve blanc du continent noir” (Stock, 1995), “Ces Messieurs Afrique 2 Des réseaux aux lobbies” (Calmann-Lévy, 1997) “Comment la France a perdu l’Afrique” (Calmann-Lévy, 2005).








