Jorus Mabiala au Musée Dapper
Jeune Public
Si La Fontaine parlait «africain»
Avec Jorus Mabiala
Dimanches 14, 21 et 28 novembre, à 15 h
Le congolais Jorus Mabiala nous entraîne au cœur des villages et forêts de son pays dans un monde étonnant où l'on trouve ces personnages de
La Fontaine. Le conteur revisite les célèbres fables avec un humour ravageur.
En juin au musée Dapper
Une exploration de quelques aspects des identités masculines dans les mondes africain et océanien, à travers la mise en regard de 150 œuvres. Pendentifs, colliers, bracelets et brassards, étuis péniens, ornements placés dans les orifices du visage, coiffes, peignes et bandeaux, mais aussi amulettes et habits cérémoniels, vêtements de guerre ou de chasse, surprennent par leur originalité. La décoration de statues en pied, de figures cultuelles, de masques aux traits schématiques ou fortement expressifs, de piliers anthropomorphes fait aussi partie du système symbolique qui régit les codes du paraître masculin. Visite guidée de l'exposition avec Egidia Souto • en savoir + Dimanche 20 juin, de 11 h à 19 h L'entrée du musée sera exceptionnellement libre. Vendredi 18 juin, à 20 h 30 Plein tarif : 6 € • en savoir +En juin au musée Dapper
Exposition en cours
L’Art d’être un homme
Afrique, Océanie
Samedi 19 juin, à 11 h 30
Tarif : 5 € + droit d'entrée de l'exposition
(Plein tarif : 6 € / Tarif réduit - 4 € : Demandeurs d'emploi... /
Entrée libre : étudiants, moins de 26 ans...)
Gratuit pour Les Amis du musée Dapper
Min. 10 pers, max. 25 personnes
Réservation obligatoire au 01 45 00 91 75Fête des pères
Une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir le musée
Venez avec vos enfants, parents et amis visiter l'exposition L'Art d'être un homme, Afrique, Océanie.
De 11 h 30 à 13 h : présence de notre conférencière, Egidia Souto, qui sera
à votre disposition pour répondre à vos questions.
14 h : Visite guidée gratuite pour toute la famille (sur réservation au 01 45 00 91 75 – 25 pers. maximum).
Ciné-club Afrique
Samba Traoré
Idrissa Ouedraogo
Après avoir participé à un hold-up dans une station-service, Samba s'enfuit et retourne dans son village, la valise pleine de billets de banque. Là, il tente d'oublier son méfait et commence une vie nouvelle. Il épouse Saratou et ouvre le bar de ses rêves avec son ami Salif. Mais le village s'interroge sur l'origine de ses moyens et quand Saratou doit partir accoucher à la ville, Samba comprend qu'il risque d'y être reconnu...
Étudiants, Les Amis du musée Dapper, demandeurs d'emploi : 4 €
(entrée libre pour l'exposition L'Art d'être un homme, Afrique, Océanie)
Rencontre avec Koffi Kwahulé
INVITATION
Rencontre avec Koffi Kwahulé
Mercredi 14 avril, à 19 h
Auteur dramatique, romancier et nouvelliste né en Côte d'Ivoire en 1956, Koffi Kwahulé vit en France
depuis le début des années 1980.
Son oeuvre, nourrie par son expérience du déracinement, explore la condition diasporique. Qu'est-ce que
vivre dans un entre-deux culturel ?
Comment refuser à la fois la tentation de la nostalgie de la terre natale et celle de l'assimilation dans
le "pays d'accueil" ?
Si la mémoire douloureuse de l'histoire noire affleure toujours dans les textes de l'auteur afro-européen,
ces derniers ne sauraient être cantonnés à la question noire.
Radicale, l'expérience diasporique lui permet finalement d'interroger avec une intensité particulière notre
contemporanéité immédiate : celle d'un monde en pleine crise, où l'invention d'un avenir commun – entre
l'Europe et l'Afrique notamment – est une urgence.
Lecture d'extraits de Monsieur Ki, Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le temps (Gallimard,
Paris, 2010) par Gerty Dambury
Rencontre animée par Virginie Soubrier
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
grand week-end de la SAPE au Musée Dapper
Dans le cadre de l'exposition L'Art d'être un homme, Afrique, Océanie,
le musée Dapper propose un grand week-end de la SAPE
Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 novembre 2009
***
Vendredi 27 novembre 2009 à 20 h 30
Dans les grandes villes africaines, des hommes extrêmement créatifs ont su adapter les vêtements occidentaux à leur propre goût. Les adeptes de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), qui cultivent raffinement et masculinité, ont développé un art de l’habillement et stimulé des modes qui rivalisent d’originalité.
À partir d’extraits de documentaires tournés dans la rue avec des Sapeurs, Brice Ahounou, journaliste et anthropologue, retrace, entouré de quelques invités, l’histoire de ce mouvement ancré à Brazzaville, à Kinshasa et même à Paris.
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
*** Lorsqu’un écrivain et le «roi de la SAPE»
Après avoir évoqué sa relation à la SAPE à travers ses romans, Alain Mabanckou incitera Djo Balard, l’une des figures emblématiques de ce courant et Bachelor, à évoquer leur parcours original.
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
***
Ciné-club Afrique* : La Vie est belle
Dimanche 29 novembre 2009 à 16 h 30
Benoît Lamy et Mwézé Ngangura, Belgique, R.D.C., fiction, 1987, 83 min
Avec Tumba Ayila, Pépé Kallé, Kanko Kasongo, Bibi Krubwa, Kalimazi Lombume Riva, Mujinga Mbuji Inabanza, Lokinda Menji Feza, Mazaza Mukoko, Landu Nzunzimbu Matshia, Papa Wemba
Ce film est l’occasion de retrouver le grand musicien Papa Wemba, un émule de la SAPE.
Comédie musicale joyeuse, La Vie est belle, raconte les aventures rocambolesques d'un jeune paysan, Kourou – Papa Wemba dans son premier rôle au cinéma.
Chanteur vedette au village, Kourou débarque à Kinshasa sans un sou en poche pour y tenter sa chance et faire carrière. Avant de réaliser son rêve (devenir un chanteur célèbre), le chemin sera long et parsemé d’embûches. Dans la jungle de la grande ville, Kourou va faire tous les métiers : domestique, cireur de chaussures – un des morceaux d’anthologie du film – et même homme de main du patron d’un night-club… Lorsque Kourou tombe amoureux de la belle Kabibi, également convoitée par son patron, les embrouilles sont assurées ! Pourtant tout finira bien, et en musique.
Projection suivie d’une rencontre avec Mwézé Ngangura,animée par Catherine Ruelle.
Tarif : 6 €
Étudiants, Les Amis du musée Dapper, demandeurs d'emploi : 4 €
(entrée libre pour l'exposition L'Art d'être un homme incluse)
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
* Un rendez-vous mensuel proposé par le musée Dapper, RFI et l'association Racines. Avec le concours de la cinémathèque de Culturesfrance et le soutien de la Mairie de Paris.
Retrouvez toute l’actualité du musée Dapper
MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo
Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h sauf les mardis et hors expositions temporaires
Tél. : 01 45 00 91 75 – Fax : 01 45 00 27 16
Librairie (accès libre) - Tél. : 01 45 00 91 74
Café Dapper (accès libre) - Tél. : 01 45 00 31 73
L'art d'être Homme en Afrique
Bonjour,
Une nouvelle saison débute au musée Dapper avec l'exposition L’Art d’être un homme, Afrique, Océanie.
Tout au long de cette manifestation, nous vous proposerons des week-ends thématiques, des rencontres avec des écrivains, des personnalités et de nombreuses projections de films (fiction, documentaires). Une riche programmation a aussi été mise en place pour le jeune public.
Nous vous attendons nombreux à nos rendez-vous.
L’équipe du musée Dapper
EN OCTOBRE AU MUSÉE DAPPER
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Exposition
À partir du 15 octobre
Les ornements et emblèmes révélateurs des identités masculines en Afrique subsaharienne et en Océanie sont au cœur de cette exposition. Celle-ci regroupe une grande diversité d’œuvres - parures, sculptures, vêtements, insignes - et aborde les significations matérielles et symboliques dont les objets sont investis.
Cette exposition fait également place à des photographies de Baudouin Mouanda et d'Héctor Mediavilla sur l’univers de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes).
Regards croisés sur un même univers, où marginalité et intégration flirtent avec provocation et contestation.
Tous les jours, sauf le mardi, de 11 h à 19 h.
Tarif : 6 €.
Tarif réduit : 4 € (seniors, demandeurs d’emploi, enseignants, familles nombreuses).
Entrée libre : Les Amis du musée Dapper, étudiants, moins de 26 ans et le dernier mercredi du mois.
« Paroles de… »
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À l’occasion de la parution de son nouveau roman : Les Aubes écarlates (Plon, 2009)
Samedi 24 octobre, à 15 h
Un texte puissant – traversé par les voix et la mémoire des esclaves déportés, qui interroge les rapports entre histoire passée et à venir.
Lecture par Léonie Simaga, pensionnaire de la Comédie-Française
Rencontre animée par Nathalie Carré
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Week-end thématique : Des hommes dans la ville
Ciné-club Afrique
Un rendez-vous mensuel proposé par le musée Dapper et l'association Racines
En partenariat avec RFI, avec le concours de la cinémathèque de Culturesfrance et le soutien de la Mairie de Paris.
Éliane de Latour
Vendredi 30 octobre, à 20 h 30
À Abidjan, en Côte d’Ivoire, responsables d'un meurtre accidentel, deux garçons se réfugient au ghetto du Bronx. Ils entrent dans les gangs. Violence, loi du milieu, vols à la tire deviennent leur quotidien.
Projection suivie d'une rencontre avec Éliane de Latour,
animée par Catherine Ruelle et Adrienne Frejacques (ARTE Éditions)
Soirée en partenariat avec ARTE
Tarif : 6 €
Étudiants, Les Amis du musée Dapper, demandeurs d'emploi : 4 €
(entrée libre pour l'exposition L'Art d'être un homme incluse)
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Rencontre
Samedi 31 octobre, à 15 h
Avec son dernier roman, El Hadj (Le Serpent à Plumes, 2008), Mamadou Mahmoud N’Dongo nous fait arpenter les tours et détours de la cité, dont il est bien difficile de s'échapper.
Lecture par Rocé (chanteur) qui livrera quelques-unes de ses compositions personnelles.
Rencontre animée par Nathalie Carré
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
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Jeune public
Film d’animation
Pierre Awoulbe Sauvalle
Mercredi 21 octobre, à 15 h
Le griot Kabongo et son compagnon, le petit singe Golo, parcourent le monde à la recherche d'un élève à qui Kabongo pourrait transmettre son art de conteur. La quête de Kabongo sert de prétexte à nous entraîner dans de multiples aventures…
À partir de 5 ans
Tarif : 5 €. Groupes (min. 10 personnes) : 4 € par personne
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Contes
Abdon Fortuné Koumbha
Dimanche 25 octobre, à 15 h
Conteur espiègle, facétieux et jovial, Abdon Fortuné Koumbha (KAF) nous invite à découvrir son pays, le Congo. Ses histoires intriguent, font rire…
Durée : 1 h - À partir de 6 ans
Tarif : 8 €.
Tarif réduit : 5 € (Les Amis du musée Dapper, enfants de moins de 12 ans, groupes à partir de 10 personnes, carte famille nombreuse, demandeurs d'emploi)
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo
Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h, sauf les mardis. Fermé hors exposition temporaire.Tél. : 01 45 00 91 75 - Fax : 01 45 00 27 16
Café Dapper (accès libre) - Tél. : 01 45 00 31 73
Librairie (accès libre) - Tél. : 01 45 00 91 74. Retrouvez nos publications sur le site de la librairie en ligne des Éditions Dapper : www.dapper.com.fr/boutique
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Des pans d'histoire qui disparaissent
LE MONDE | 02.10.09 | 11h34 • Mis à jour le 02.10.09 | 11h34
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Johannesburg Correspondant régional
L'indice ne trompe pas : il reste tellement à apprendre au sujet des langues africaines que l'évaluation de leur nombre exact ne fait pas l'unanimité. Mille quatre cents peut-être, 2 000 sans doute. Et selon les linguistes, 10 % des langues du continent pourraient s'éteindre au cours du prochain siècle. Au moins 300 langues africaines ont moins de 10 000 locuteurs, seuil où une langue commence à être en danger. La moitié environ est déjà sérieusement condamnée, ou en passe de le devenir.
Non que la majorité des langues africaines soient menacées. Certaines d'entre elles gagnent même en importance, tout particulièrement les langues véhiculaires, comme le swahili en Afrique orientale (plus de 100 millions de locuteurs) et le haoussa en Afrique de l'Ouest (40 à 50 millions de locuteurs), mais aussi certaines langues nationales, telle le wolof, au Sénégal, comme le remarque Maarten Mous, professeur de linguistique de l'université de Leyde, aux Pays-Bas.
En réalité, selon le linguiste, l'Afrique est moins menacée que d'autres régions du monde, tout particulièrement l'Amérique latine, par la disparition des langues, notamment parce que l'anglais ou le français des ex-puissances coloniales n'ont pas fait disparaître les langues locales.
D'autres dynamiques sont à l'oeuvre pour menacer des idiomes dans toute l'Afrique. Dans un pays comme l'Ethiopie, l'amharique, qui n'est parlé que par environ 40 % de la population, tend à remplacer certaines langues, notamment dans le sud du pays. L'ongota, par exemple, n'était plus parlé que par huit vieillards lors de la dernière évaluation, en 2007. L'Unesco estime à vingt-sept le nombre des langues sérieusement menacées en Ethiopie.
La disparition de certaines langues accompagne la disparition de modes de vie, la transformation de milieux naturels ou de rapports sociaux. Sont en voie de disparition des langues parlées au sein des castes, comme la caste des forgerons en Afrique de l'Ouest, ou certaines langues utilisées lors d'initiations. La langue appartenant au groupe couchitique des Aasax, des chasseurs-cueilleurs vivant au milieu des Masaï de Tanzanie, s'est éteinte en 1976 lorsque les membres de cette petite ethnie ont abandonné leurs pratiques traditionnelles pour se transformer en pasteurs, adoptant au passage la langue des pasteurs, et s'assimilant donc progressivement aux Masaï.
Nicolas Quint, chercheur au laboratoire Langages, langues et cultures d'Afrique noire (CNRS/Inalco), résume : "A l'échelle mondiale, c'est la scolarisation de masse qui a entraîné l'accélération de la disparition des langues." Le linguiste travaille notamment dans les monts Nouba, au Soudan, où une cinquantaine de langues sont concentrées dans un espace réduit. L'une des langues de cette région qu'il étudie, le koalib, a repris de la force grâce à un véritable plan de "résistance" mis sur pied par un homme hors du commun.
Alors que la culture nouba était très menacée, pendant la seconde guerre civile soudanaise, avec le pouvoir central instaurant dans un contexte de grande violence (viols, tueries, déplacements forcés, etc.) une arabisation aux populations nouba, un chef militaire originaire de cette région, Yusif Kuwa, s'est associé à la rébellion sudiste, l'Armée de libération des peuples du soudan (SPLA), avec le soutien d'Eglises chrétiennes, pour à la fois créer une zone rebelle et développer la culture nouba. L'arabe a été abandonné dans les écoles, remplacé par l'anglais et les langues autochtones.
"Grave pour l'identité"
Depuis, le monde nouba renaît de ses cendres. "Ce qui ne signifie pas que cet exemple soit reproductible, avertit Nicolas Quint, ni qu'il faille impérativement appeler au sauvetage de toutes les langues, puisque ce serait irréaliste. Mais il faut être conscient de la menace. Pour les peuples dont la culture ne passe pas par l'écrit, la perte de la langue est une chose grave pour leur identité."
Sur un continent largement dominé par la culture orale, les langues sont aussi des réservoirs d'informations sur l'histoire du peuplement. Par exemple, des Kikuyu du Kenya et des Rwandais parlant le kinyarwanda peuvent se comprendre, et ont même en commun une façon particulière de prononcer les "l" et les "r". Cela signale qu'à un moment, des hommes ont partagé un espace commun avant de se séparer.
L'histoire de populations parlant les langues du groupe bantou a pu être reconstituée en partant de leur berceau initial, situé entre le Cameroun et le Nigeria. L'hypothèse de l'existence de ce groupe avait été formée dès 1862. Un siècle plus tard, le linguiste Joseph Greenberg établissait une théorie sur les migrations ayant permis à ces peuples d'essaimer vers l'Afrique orientale et australe, conquises en deux millénaires seulement. Par un système de comparaison, les linguistes ont calculé les transformations des langues, construisant des machines à remonter le temps de l'évolution linguistique assez théoriques, mais confortées depuis par d'autres types de données, notamment génétiques.
La rapidité et l'intensité des migrations de "bantouphones", observable dans le fait que des structures, mais aussi des mots de vocabulaire, se retrouvent à l'identique, séparés par des milliers de kilomètres ("mafuta" signifie huile, ou graisse, aussi bien en zoulou d'Afrique du Sud qu'en swahili de Tanzanie, par exemple).
Aujourd'hui, selon Clare Janaki Holden, anthropologue à University College à Londres, il existe environ 450 langues bantoues. On trouve leurs locuteurs depuis le Gabon jusqu'aux Comores, notamment. Le zoulou, comme le khosa, en Afrique du Sud, ont intégré certaines caractéristiques des langues qu'ils chassaient, appartenant au groupe khoisan, notamment à travers l'usage de clicks. Ce sont ces langues khoisan qui sont particulièrement menacées, les locuteurs préférant adopter les langues dominantes de la région. C'est le cas par exemple au Botswana, où le setswana les menace d'extinction.
Sur le même sujet dans le journal le monde
Décryptage Une diversité linguistique fragile
Reportage Inventorier pour protéger
Entretien Colette Grinevald : "La diversité linguistique est une richesse menacée"
Pratique Le programme de recherche "Sorosoro"
6ème Colloque International Kamit
Bonjour,
Les Editions Menaibuc organisent pour la 6ème année consécutive le Colloque International Kamit Menaibuc 2009 qui se déroulera : les 10, 11 et 12 juillet 2009 à Paris
Cet évènement réunit une pléiade de chercheurs, d’historiens, de sociologues, d’enseignants et d’économistes kamits venus des 4 coins du monde :
Le thème retenu cette année est le suivant :
Relancer l’économie Kamite : Analyses et Opportunités
3 jours de débat, d’histoire, d’analyse et de découvertes pour envisager des solutions économiques pratiques face à la crise
Diverses initiatives économiques menées dans le cadre syndical, associatif et surtout en matière de création d’entreprises (TPE/PME) vous seront présentées par leurs responsables respectifs (homme/femme) car face aux répercussions multiples de la crise financière et économique actuelle, le Monde Panafricain se doit d’agir de façon responsable et collective pour son épanouissement culturel, social et économique (formation professionnelle, créations d’emplois, création d’activités économiques et soutien solidaire à ces activités).
Kamita (l’Afrique) est toujours un continent riche, en raison de son histoire, de ses peuples et de leurs cultures, de sa faune, de sa flore, de ses matières premières, etc….
Diverses nations y ont puisé à différents moments de l’histoire humaine, des richesses variées (sciences, technologie, littérature, spiritualité, êtres humains, faune, flore, matières premières…) pour pourvoir à leur développement.

Aujourd’hui, les fils et filles de Kamita doivent se débarrasser de leur aliénation culturelle, de leur manque d’esprit d’équipe et de leurs complexes hérités de la période coloniale, pour se hisser au sommet de leur sphère économique (micro et macroéconomie). La crise ne sera pas pour le Monde Kamit (Panafricain) une fatalité, s’il parvient à faire preuve de lucidité.
Désirer le big bang économique Kamit pour libérer le Génie Africain et mettre en marche la Renaissance Africaine…
Ces 3 jours de débat et d’échanges, sous la houlette du professeur Moléfi Kete Asante (Université de Temple, USA), nous permettrons aussi de valoriser le patrimoine culturel et économique Kamit à travers les âges, de l’antiquité à nos jours, à travers divers panels (histoire, culture, spiritualité….).
Une pléiade de chercheurs, d’historiens, de sociologues, d’enseignants et d’économistes kamits venus des 4 coins du monde :
Leonard Jeffries (Etats-Unis)
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Yves Ekoué Amaïzo (Autriche)
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Mubabinge Bilolo (Allemagne)
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Kalamba Nsapo(Belgique)
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Jean-Jacques Seymour (France)
>
Doumbi-Fakoly (France)
>
Senfo Tonkam (Allemagne)
>
René Louis Etilé (France)
>
Jean Paul Mopo(France)
>
Modeste Nji Mfenjou (France)
>
JP Omotunde (France)
>
Nicolas Agbohou (France)
>
Ama Mazama (Etats-Unis)
>
Diakité Bouakary Sidiki (France)
>
Molefi Kete Asante (Etats-Unis)
>
Kenya Suwedi (Canada)
>
Michel Kouam (Cameroun)
>
Jean-Paul Kamdem (France)
>
Jean Emmanuel Fumbi (France)
>
Kheperankh-street (France)
>
François Ndengwe (France)
...vous feront partager les résultats de leurs travaux de recherche et célébreront avec vous, le Génie Africain…
Ne ratez pas ce 6ème Colloque International Kamit 2009 et réservez dès aujourd’hui vos places…
Merci pour votre soutien, pour votre prise de conscience, pour votre détermination et pour votre décision de ne plus rester passif ou passive face à la réalité !

Iman ABANE
Pôle Communication
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MIKM MENAIBUC
BP 109
75862 Paris Cedex 18
> +33 6 61 53 28 60
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Pourquoi l'Afrique est-elle absente des écrans européens ?
Quand on fait de la programmation pour un festival de cinéma, comme c’est mon cas en ce moment, on se retrouve face à un problème récurrent : le manque de films africains, d’Afrique noire du moins.
Evidemment Djibril Diop Mambety (à gauche) et Ousmane Sembene sont morts mais où sont passés les Cissé, les Ouedraougo, Kaboré et autres ?
Et n’y a-t-il pas de réalisateurs dans la génération suivante?
Les festivals n’auraient plus aucun goût pour le cinéma africain ? Et les chaînes de télévision comme Arte que font-elles?
Ou n’y aurait-il plus de cinéma africain?
En fait cette question, on ne se la pose qu’en Europe et peut-être en Afrique francophone, d’où venaient dans les années 80 et 90 le plus grand nombre de films qui finissaient dans les festivals. Rappelez-vous de Yeelen de Souleymane Cissé en compétition à Cannes en 1987 (à droite).
Des films que les Africains sur place n’allaient pas beaucoup voir.
A Bamako, à la même époque, on préférait le populaire Nyamanton, La leçon des ordures, (à gauche) au demeurant un film formidable de Cheick Oumar Sissoko (à droite), dont on n’a plus
vu grand chose depuis.
Je crois qu’il est devenu un temps ministre de la Culture du premier régime vraiment démocratique qu’ait connu son pays, sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré…
Je me souviens par exemple avoir vu Nyamanton en 1986 au cinéma le Soudan, dans le quartier de Oualolofobougou -une salle qui aurait disparu depuis-, au milieu d’une foule de spectateurs enthousiastes et hilares.
Mais je m’égare.
Revenons à la question mentionnée plus haut.
Pourquoi ce désert (à part Daratt) sur les écrans depuis des années ?
Quelques professionnels du cinéma, amoureux de l’Afrique affrontent aujourd’hui ce mystère.
Ainsi le Suisse Pierre-Alain Meier, le producteur de Yaaba d’Idrissa Ouedraougo et des Hyenes de Djibril Diop Mambety, deux bêtes à concours, mais aussi de Moi et mon blanc du burkinabé Pierre Yameogo, cinéaste trop sous-estimé (à
droite) ne questionne pas seulement le manque d’appétit des diffuseurs du Nord.
Il va partir ces jours-ci à Ouagadougou, au festival de cinéma panafricain, le bien connu Fespaco (qui se déroulera du 28 février au 7 mars prochains) pour tester ses interrogations, commencer à évaluer ce qui, dans le déficit actuel, provient du Nord (coproducteurs, festivals et aides) et ce qui vient du Sud (la non-transmission d’une génération à l’autre de ce qu’est le cinéma, l’exclusion des jeunes par les anciens…)
Cette question, on ne se la pose pas à Lagos, au Nigéria, par exemple, où se développe une industrie étrange, dans ce que l’on a surnommé Nollywood (pour Nigerian Hollywood).
Nollywood est considérée comme la troisième industrie du cinéma du monde (250 millions de dollars à peu près de chiffre d’affaires).
Evidemment, les films en question ne sont ni tournés ni diffusés sur support en celluloïd, mais en vidéo. Et leur distribution ne passe pas par les salles, mais par les vidéo-clubs et les foyers.
Ce qui tombe bien puisqu’à Lagos (quinze millions d’habitants), la sécurité est très précaire, surtout le soir. Le taux de criminalité très élevé. Ce qui avait entrainé, au début des années 90, la fermeture de la plupart des cinémas de la métropole.
Ce type de diffusion des quelque 2200 films (eh oui de 2200 à 2500 en fait !) réalisés chaque année au Nigéria, en une moyenne de dix jours et pour un coût de 15 000 dollars, a des conséquences sur leur contenu.
A Lagos, le film de genre est roi, et l’on se moque bien des critères européens et des critiques. On y voit des vidéos qui racontent des histoires assez brutes, parfois proches de la vie de tous les jours, en tout cas qui se passent dans des lieux reconnaissables, toujours avec des intrigues étonnantes, qu’elles traitent de la prostitution, des sciences occultes, des droits des femmes, de flics ripoux, ou qu’elles reprennent en les adaptant des scénarios connus en Occident ou à Bollywood…
Nollywood a ses stars : la yoruba Hassanat Taiwo Akinwande (à gauche), dont le nom de scène est Wunmi et qui a eu maille à partir avec la justice de son pays pour avoir monté un trafic de cocaïne. Autres étoiles de cette industrie du rêve: Regina Askia, Chioma Chukwuka, Ini Edo….
Si l’on regarde sur Imdb, le site du cinéma, la filmographie d’un acteur
comme Emeka Ike (à droite), on découvre que, depuis ses débuts en 1995 dans Deadly Affair, il a tourné 128 films, enfin 128 vidéos.
Et encore, quand vous lirez ce billet, sans doute en aura-t-il ajouté un ou deux.
Pour bien comprendre ce qui se passe à Lagos, il faut voir au moins trois films réalisés par des gens du Nord :
Peace Mission de l’allemande Dorothée Wenner, présenté au dernier festival de Pusan (et bientôt, en mars, à Fribourg en Suisse) ;
Nollywood Babylon de Ben Addelman et Samir Mallal, projeté d’abord au Festival du nouveau cinéma de Montréal, fondé et programmé par l’excellent Claude Chamberlan (1), puis à Sundance ;
Et This is Nollywood de Franco Sacchi.
1) Puisque je cite Claude Chamberlan (à gauche), j'ai lu que visiblement il n’était pas prophète en son pays, puisqu’il a vu partir Le parallèle, un cinéma qu’il a créé en centre-ville et qu’il aurait perdu de son influence dans le festival qu’il a fondé, il y a presque quarante ans, le festival du nouveau cinéma de Montréal. Et pourtant quel programmateur! Et quel animateur! Je lui dois de merveilleuses découvertes et des rencontres non moins exceptionnelles (avec Al Pacino, Claire Denis...). Il faut lire à son propos l’article de Nathalie Petrowski paru samedi 31 janvier, dans la Presse.
Source : http://cinoque.blogs.liberation.fr
Mamane en spectacle, à voir
Vous avez l'habitude d'écouter Mamane sur Africa n°1 et aussi sur la radio française RMC info.
Vous pouvez aller le voir en spectacle. Un vrai artiste de la langue.

Elf la pompe Afrique
INVITATION
Le FEST’ART vous invite à la série de représentations de spectacles de Théâtre programmées dans le Cadre du Festival de Théâtre des réalités
« ELF LA POMPE AFRIQUE » : spectacle crée à partir du procès d’ElF plus de 400 spectacles. Les derniers sont programmés dans le cadre de cette caravane à ne pas rater
Le 21 nov. à 19 h Centre Culturel Blaise Senghor à Dakar
Le 22 nov. à 21 au Dosso à Thiès
Le 24 nov. 21 h à l’alliance Franco-sénégalaise de Kaolack
Le 26 nov. à 21 h Centre Culturel régional de Tambacounda
Le 28 nov. à 21 h Amicale de la jeunesse de Kayes
Le 1er déc. à 21 h Carrefour des jeunes de Kita
Le 3 déc. à 19 h Quartier d’orange de Bamako
« L’ECHO… DES PAS DE L’HOMME » : des vois des caméléons avec Diarétou Keïta ancienne comédienne des 7 Koùss
Le 26 nov. à 20 h au Centre Culturel Blaise Senghor à Dakar
Le 28 nov. à 21 h au Palais des Arts de Thiès
Le 2 déc. à 21 h Amicale de la jeunesse de Kayes
Le 4 déc. à 21 h CFF de Bamako
Le 6 déc. à 21 h Centre Culturel régional de Tambacounda
Le 7 déc. à 22 h 30 l’alliance Franco-sénégalaise de Kaolack
« LE CLAN DU DESTIN » de la Compagnie Les Gueules Tapées qui traite de l’émigration clandestine
Le 28 nov. à 21 h au Cercle Maurice Gueye de Rufisque
Le 29nov. à 21 h au musée de Thiès
Le 1er déc. à 21 h Amicale de la jeunesse de Kayes
Le 3 déc. à 21 h Quartier d’orange de Bamako
Le 4 déc. à 21 h Carrefour des jeunes de Kita
Le 6 déc. 22 h 30 Centre Culturel régional de Tambacounda
Le 7 déc. à 21 h l’alliance Franco-sénégalaise de Kaolack
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FEST'ART
Festival International Théâtre pour la paix
Du 13 au 20 mai 2009
Centre Culturel Blaise Senghor BP 7001 Dakar- Médina
Tél / Fax : [221] 33 824 98 38














