USA contre Chine en Afrique : nouvelle guerre froide
GUERRE AU CONGO DEMOCRATIQUE : La nouvelle guerre ‘froide’ des USA contre la Chine en Afrique !
lundi 8 décembre 2008 |
Les images de cadavres de l’est du Congo défilent sur nos écrans, patrie du grand patriote Patrice E. Lumumba. Encore une fois les « sauvages » africains se tuent entre eux. L’armée congolaise est présentée par les médias de l’impérialisme occidental comme une bande de mercenaires corrompus qui tuent, pillent, violent. L’ordre règnerait du côté des « rebelles Tutsis » dont on nous cache qu’ils sont armés, formés et appuyés par l’Etat Rwandais dirigé par le Général en civil Paul Kagamé. On est loin des années 1994 du génocide quand le Front patriotique du Rwanda (FPR) au pouvoir à Kigali menait une guerre anti-ethniciste et antifasciste de 1990 à 1994 contre le « Hutu power » armé, soutenu et appuyé par un contingent français. Une fois le génocide déclenché l’opération « Turquoise » décidée par le président social démocrate F. Mitterrand protégea les génocideurs mêlés aux populations Hutus pour qu’ils se replient dans les camps de l’autre côté de la frontière au Congo.
On se souvient qu’en 1996 l’armée Rwandaise et pratiquement les 9 Etats frontaliers du Congo soutinrent le déclenchement de la lutte armée victorieuse de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération (AFDL) de Laurent Désiré Kabila contre le plus grand assassin de Congolais après la colonisation belge, l’agent de la CIA, Jospeh Mobutu.
L’alliance nationaliste congolaise et panafricaine vola en éclat en 1998 lorsque le Rwanda envahit le Congo après une tentative manquée de renversement de L.D. kabila. Il apparaît de plus en plus que Kabila père a été assassiné pour avoir tenté de desserrer l’étau des diktats US en signant des contrats économiques avec la Chine.
La signature d’un contrat avec la Chine sur l’échange d’infrastructures contre du cuivre et du cobalt pour un total de 9 milliards de dollars est la cause immédiate de l’offensive militaire de Laurent Nkunda qui dirige une faction rebelle intégrée dans le cadre de « l’accord de paix » qui avait imposé la formule « 4 plus 1 » à savoir un président et 4 vice-présidents dont trois rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda les deux pays agresseurs par « rebelles » interposés.
Puis le gouvernement congolais a décidé de revoir les termes des 60 contrats miniers les plus importants. Inacceptable pour les multinationales occidentales, notamment la plus grande multinationale active dans le secteur du cuivre : Freeport Mc Moran, laquelle possède la majorité des actions dans la société minière congolaise Tenke Fungurume suite à des machinations qui ont réduit les parts de la société congolaise Gécamines de 48 à 14 %.
Le Forum International pour la Vérité et la Justice dans l’Afrique des Grands Lacs qui réunit des personnalités, tel le Prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel, l’élue au Congrès des Etats-Unis Cynthia A McKinney, le Président de la Fondation S’Olivar Joan Carrero, et la Fédération des Comités de Solidarité avec l’Afrique Noire, vient de dénoncer les « rebelles » de l’est du Congo comme « les gendarmes de groupes beaucoup plus puissants ; ils agissent pour le compte de ceux qui s’opposent à ce que la Chine pénètre où que ce soit au Congo ». L’enjeu est ici est les minerais stratégiques qui se trouvent dans l’est de la RDC, et en particulier une variététrès spéciale de coltan, un composé de colombite et de tantale, indispensable dans l’industrie des télécommunications, et de caserite. Le Forum International pour la Vérité et la Justice dans l’Afrique des Grands Lacs constate que « le Rwanda est un grand exportateur de coltan, mais n’a pas de coltan sur son territoire ».
Même la MONUC, force d’interposition de l’ONU de 17.000 casques bleus, est accusée : « La MONUC disparaît fréquemment quand Nkunda a le vent en poupe et, inversement, elle s’interpose et joue son rôle de modérateur lorsque Nkunda est acculé par l’armée congolaise ».
Si à la frontière du Soudan du côté Tchadien, comme l’a révélé l’horrible scandale de l’Arche de Zoé, c’est l’Union européenne (UE) à travers la présence militaire française qui est en pointe pour contraindre le pouvoir de Khartoum à abandonner sa relation « Sud/Sud » avec la Chine, surtout dans l’exploitation pétrolière, en RDC, c’est le Rwanda et les dits « rebelles » Rwandais qui sont le fer de lance de la nouvelle guerre ‘froide’ de l’occident impérialiste contre le développement économique de la Chine. Cette nouvelle ‘froide’ a déjà fait plus de 4 millions de morts au Congo.
Nous exigeons le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’unité territoriale de la RDC. Novembre 2008
Diagne Roland
SOURCE : www.sudonline.sn
BAD / Don de 7,45 millions de dollars pour une étude sur l’amélioration des systèmes de transports entre RDC et République du Co
BAD / Don de 7,45 millions de dollars pour une étude sur l’amélioration des systèmes de transports entre RDC et République du Congo et en RDC

TUNIS, Tunisie, 5 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Le conseil d’administration du Groupe de la BAD a approuvé l’octroi d’un don de 5 millions d’unités de compte (UC) soit 7,45 millions de dollars US, sur les ressources du Fonds africain de développement (FAD), pour le financement de l’étude du pont route-rail entre les villes de Kinshasa et de Brazzaville et du chemin de fer Kinshasa-Ilebo en République Démocratique du Congo.
Le don a pour objet de financer une étude en deux volets: un volet portant sur la faisabilité et l’avant-projet détaillé d’un pont route-rail destiné à relier les villes de Kinshasa et de Brazzaville, y compris les installations terminales et les voies de raccordement et d’insertion aux réseaux routiers et ferroviaires existants des deux villes ; un volet portant sur la faisabilité du chemin de fer Kinshasa-Ilebo sur une longueur de 1.015 km.
L’objectif global de l’étude est de concevoir un ensemble d’ouvrages destinés à améliorer les systèmes de transport et d’échanges régionaux, et à permettre la continuité du transport ferroviaire depuis Matadi et Pointe-Noire jusqu’à la frontière Est de la RDC et au-delà, vers les régions est et sud de l’Afrique (Zambie, Tanzanie, RSA, Ouganda, Rwanda) et partant, de faciliter l’interconnexion des réseaux ferroviaires de l’Afrique centrale, orientale et australe.
La réalisation du projet aura comme impacts : la réduction des délais d’attente lors de la traversée du fleuve Congo ; le renforcement et l’accroissement de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEEAC ; l’élimination de la rupture de la chaîne de transport pour les deux modes routier et ferroviaire ; l’amélioration de l’efficacité des services de transport et la réduction des coûts qui y sont associés.
La réalisation, à terme, de ces ouvrages, permettra de : (i) favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays ; (ii) améliorer la continuité du système de transport sur le corridor Cameroun-Gabon-RC-RDC, passant par le Tchad et la République Centrafricaine ; (iii) renforcer le processus d’intégration régionale et d’échanges, notamment au sein des pays membres de la CEAAC et avec les pays de la SADEC et, à terme, avec ceux de la COMESA.
Compte tenu de la faiblesse des échanges commerciaux entre les Etats membres (commerce extérieur dominé par les matières premières telles que le pétrole, les produits miniers et agricoles) et de la faible intégration des infrastructures de transport existantes, le pont sur le fleuve Congo et le chemin de fer Kinshasa-Ilebo viendront ainsi soutenir l’intégration régionale au sein de la CEEAC dans le cadre du Plan Directeur Consensuel des Transports adopté par les pays membres.
Plus globalement, ce projet est destinée à assurer la continuité du système de transport sur le corridor Tripoli – Windhoek retenu dans le Programme d’Actions à Court Terme du NEPAD et dont la branche en Afrique centrale, constituée par la liaison Cameroun-Tchad-Congo- RDC, vise à relier Yaoundé, Libreville, Brazzaville et Kinshasa.
Le financement de l’étude sera assuré par le FAD à hauteur de 91,87% et les gouvernements de la RDC et de la RC prendront en charge respectivement 6,76% et 1,37% du coût total prévu. L’étude sera exécutée sur une période totale de seize (16) mois au maximum, à partir de la date de démarrage prévue en août 2009.
SOURCE : African Development Bank (AfDB)
Toujours en prison
M. Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte arrêté samedi 29 novembre 2008 à 14h00 au quartier Diata, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique, liberé le lundi 1er decembre suivant a été encore arreté dans la même semaine et se trouverait actuellement en prison.
Drôle de démocratie et surtout de partis d'opposition qui ne lèvent pas le petit doigt pour dénoncer une entrave aux libertés fondamentales.
Liberé sous contrôle judiciaire
Selon certaines informations, on apprendrait que Mr Gilbert Nsonguissa Moulangou, arreté par la police politique du regime de Brazzaville , aurait été libéré ce lundi 1er décembre 2008 et mis sous contrôle judiciaire jusqu'à sa comparution devant le tribunal.
Littérature africaine
"ARC MUSICAL" PRÉCÉDÉ DE "EPITOMÉ" LE CHANT DES CHIMPANZÉS | ||||
Remise des offres pour la mise en concession du Port Autonome de Pointe-Noire
Phase décisive de la mise en concession du terminal à conteneur
Par Wilfrid SATHOUD
Le processus de mise en concession du port autonome de Pointe-Noire est parvenu à sa phase décisive ce 13 octobre 2008, suite au dépouillement des dossiers techniques de différentes sociétés soumissionnaires à l’appel d’offre lancé par le gouvernement congolais.
Trois principales sociétés opérant depuis des décennies sur la plate forme portuaire de Pointe-Noire ont été sélectionnées pour concourir à l’adjudication de cet appel d’offre. Il s’agit notamment de : Groupe BOLLORE Africa Logistics, Groupe CMA-CGM (Delmas), Groupe GETMA International.
Les dossiers techniques sélectionnés seront examinés par une commission d’évaluation placée sous la direction de Jean Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux, conseiller au transport du Chef de l’Etat congolais, par ailleurs président du conseil d’administration du CFCO (1) et du PAPN (2).
Le point d’achèvement du dit processus, prévu pour la fin du mois en cours (octobre 2008), sera ponctué par la publication de la sentence adjudicative désignant officiellement la société ou le consortium de sociétés adjudicataire à qui incombera désormais la charge de gérer et d’exploiter le terminal à conteneur du port autonome de Pointe-Noire, dévolue à l’Etat depuis son installation.
En définitif, il convient de souligner que le principale défi à relever par le nouveau gestionnaire du terminal a conteneur du PAPN sera celui de la modernisation et de l’extension des infrastructures techniques tombés en désuétude, dans l’optique de la mise en œuvre du programme d’investissement prioritaire recommandé par la première table ronde de bailleurs de fonds du port autonome de Pointe-Noire, organisé en mars 2006 à l’initiative du gouvernement congolais.
Wilfrid SATHOUD
(1) Chemin Congo-Ocean
(2) Port Autonome de Pointe-Noire
Article sur le même sujet extrait de la lettre du continent N° 550 16/10/2008
Dans le petit milieu fermé des "concessionnaires" de terminaux portuaires, l’attribution du port de Pointe-Noire est âprement guettée. Enquête.
Solidement implanté à Abidjan, le groupe Bolloré Africa Logistics, qui a perdu le port de Dakar au profit de Dubaï Ports World, n’a pas l’intention de laisser échapper la concession du terminal du port de Pointe-Noire, au Congo. Pour deux raisons. La première est que son "allié" CMA CGM, auquel il a vendu sa flotte de bateaux Delmas en 2005 (600 millions $), est également soumissionnaire. La seconde est que son "frère ennemi" Progosa (Jacques Dupuydauby) s’est installé, dans son dos, en République démocratique du Congo (RDC), en prenant la gestion de l’Onatra (Office national des transports, LC nº548). Enfin, on voit mal Denis Sassou Nguesso faire de la peine à Vincent Bolloré, l’ami du président Nicolas Sarkozy.
Au Gabon voisin, Bolloré a créé une nouvelle structure, Gabon Mining Logistics, pour mieux profiter des bienfaits futurs de la présence des Chinois dans les mines (fer de Belinga). En Centrafrique, on avait prêté l’intention au groupe français de créer une compagnie de fret aérien interafricain à partir de Bangui (longue piste pour gros porteurs). Un projet totalement démenti à la "Tour Bolloré". Au Cameroun, malgré les apparences, la messe n’est pas dite. Depuis 2003, Progosa conteste l’attribution de la concession du terminal à conteneurs du port de Douala à Bolloré. Un dossier suivi personnellement par le président Paul Biya qui en a parlé avec Nicolas Sarkozy et a, ensuite, reçu Vincent Bolloré lors de son dernier voyage à Paris. Un traitement "judiciaire" de cette affaire, déconnecté du politique, n’est pas exclu. En revanche, si Vincent Bolloré possède ses entrées à l’Elysée, Jacques Dupuydauby a un allié "fortuné" en la personne du colonel Kadhafi, dont la Libya Africa Investment Portfolio (LAP) va opérer avec Progosa (LC nº545), et un allié "politique" : l’ancien président Jacques Chirac. A l’exception notable de Michel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique de l’Elysée avec lequel Jacques Dupuydauby a eu un différend personnel, plusieurs collaborateurs du patron de Progosa, à l’instar de Rémy Chardon, vice-président du groupe, sont des proches de Jacques Chirac. L’ex-ministre de la coopération, Brigitte Girardin, vient même d’accepter de présider la Fondation Progosa qui va soutenir des opérations de la Fondation Chirac.
A Conakry, c’est le groupe Getma International (Richard Talbot) - dont l’allié en Afrique est l’italien MSC - qui a réussi à tacler Bolloré. (Après avoir examiné le dossier, le groupement Progosa-Bouygues aurait renoncé à soumissionner : l’accès à un futur port en eau profonde serait impossible). Les conditions de l’attribution de ce marché à Getma sont cependant vivement contestées sur place, en particulier par Getma Guinée de Jean-Jacques Grenier, devenu un concurrent de son ex-patron. En Angola, Getma International bénéficierait de l’appui du Français Vincent Miclet, très introduit dans le premier cercle du pouvoir, auprès du général "Kopelipa", le chef de la maison militaire et du "Bureau de la reconstruction". A suivre.









