08 novembre 2010

Les urines peuvent rapporter gros

Selon l'agence officielle de presse angolaise, rapporte la nouvelle que les urines peuvent valoir de l'argent.

 

Afrique du Sud
Une ville sud-africaine veut acheter les urines pour vaincre des tabous 

    Durban (Afrique du Sud) - La ville de Durban, en Afrique du Sud, veut acheter les urines de ses administrés. L'enjeu: surmonter les réticences des gens à utiliser les toilettes sèches, installées par la mairie dans les quartiers pauvres.


    "Si nous pouvons faire des toilettes sèches une source de revenus, les gens voudront les utiliser", affirme Neil Mac Leod, chef du service des eaux de la cité portuaire, située sur les rivages de l'Océan indien (est).


    Par souci d'hygiène et d'économie, Durban a doté les cours des quartiers délaissés d'environ 90.000 de ces toilettes à litière, qui n'utilisent pas une goutte d'eau. Mais la population boude. Dans le township d'Inanda, le spectacle est désolant: portes et toits arrachés, les cabanons servent d'annexe, quand ils ne sont pas complètement désossés.


    Le sujet des fluides corporels est tellement tabou que personne ne veut même l'évoquer. Interrogée, une jeune mère de famille accuse vaguement des "voleurs" d'avoir dérobé "la porte et la cuvette" de son lieu d'aisance, transformé en débarras.

 

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29 août 2010

Tata, le patron le plus puissant d'Inde, laisse un empire de 70 milliards de dollars

Tata, le patron le plus puissant d'Inde, laisse un empire de

70 milliards de dollars

Découvrez pourquoi l'homme qui a multiplié par 13 le chiffre d'affaires du groupe Tata et a réalisé l'acquisition de grosses sociétés étrangères comme Corus dans l'acier, les thés Tetley ainsi que Jaguar et Land Rover, a décidé de passer la main. Il l'a confié à la rédactrice en chef de La Tribune et Moi, Isabelle Lefort.

 

 

Cape town. Installé au cœur du quartier historique de la capitale parlementaire de l'Afrique du sud, le nouveau Taj Hotel se déploie, magnifique, en lieu et place de l'ancienne South African Reserve Federal Bank et du tout premier hôpital de la ville qui accueillait au XIXème siècle, les marins à la veille de franchir le Cap de Bonne espérance. Dans le lobby, au dessus des colonnes de marbre, deux fenêtres surplombent la cour intérieure ; c'est d'ici, qu'autrefois, les crieurs annonçaient les cours de bourse. En cette fin d'hiver de l'hémisphère sud, l'heure est plus calme. Une odeur d'huile essentielle de mandarine diffuse la signature apaisante du Taj.

Dans le lobby, Ratan Tata est confortablement installé. Il est 9 heures du matin, le patron le plus puissant de l'Inde enchaîne les rendez-vous dans le hall. « Une meeting room, pourquoi faire ? Je suis bien ici. » Il ne quittera les lieux que pour dîner au Mint l'un des restaurants de l'hôtel. « No bodyguard », l'homme accompagné de Krishna Kurma, le vice-chairman de la division Indian Hotel Companies Ltd, également directeur de Tata Sons, semble d'un accès déconcertant. On a du mal à imaginer Bill Gates ou Lakmish Mittal en pareille circonstance. Les journalistes internationaux invités pour la célébration de cette joint-venture (l'hôtel est détenu à 50 % par Eurocape alors que Tata Africa et Taj en possèdent 25 % chacuns) sont étonnés, les Indiens plus encore.

L'information n'est pas encore à la Une des journaux en Europe, mais en Inde, la presse en a fait ses gros titres. Le groupe Tata vient d'annoncer officiellement qu'elle préparait la succession de Ratan Tata. Un comité de cinq personnes est chargé de sélectionner le meilleur profil possible pour prendre le relai d'ici à décembre 2012 de l'homme qui en vingt ans a multiplié par 13 le chiffre d'affaires du groupe 71 Md$ de CA pour 5,4 md$ de profits et 350 000 salariés. Devant la presse internationale, réunie à l'impromptu, le géant de l'industrie indienne explique ses motivations. « J'ai 72 ans, j'ai consacré ma vie à l'entreprise, j'en suis très heureux, mais je ne veux pas sortir du groupe dans une chaise roulante ou dans une petite boîte. » Ses aspirations ? Créer un cabinet d'architecture, sa passion première.

 

Un destin hors-norme

 

Rien ne prédisposait à priori cet homme à devenir l'un des plus grands patrons de l'histoire mondiale. Né le 28 septembre 1937, il a grandi avec son frère auprès de sa grand-mère après la séparation de ses parents. Diplômé d'architecture de l'université Cornell, il était installé loin de sa famille en Californie et travaillait pour un sous-traitant de la NASA quand son oncle, le génial et charismatique, Jehangir Tata (fondateur notamment d'Air India, marié à une Française, il est enterré au Père Lachaise) lui a demandé de rentrer en Inde pour rejoindre le groupe. Il commence dans la partie sidérurgique, puis la branche transport et les camions, pour ensuite se consacrer au développement des activités High-tech, auxquelles il croit contre l'avis de nombre de barons qui siègent alors encore à des postes d'influence.

 

En 1991, quand Jehangir que l'on surnomme le Giovanni Agnelli indien, lui cède les rênes, Ratan Tata, homme discret par excellence (célibataire endurci, il ne boit pas, il ne fume pas, vit dans un appartement au sud de Bombay, conduit lui même sa voiture -une Indica, la première voiture qu'il a créée pour la classe moyenne émergente en 1998- et préfère passer ses soirées à lire, en compagnie de ses chiens, plutôt que de fréquenter les mondanités) est critiqué ; on lui reproche de ne pas avoir l'étoffe... Vingt ans plus tard, les cassandres mangent leur turban. Elu businessman de l'année en 2005 par le magazine Forbes, il a réussi après des acquisitions spectaculaires, dont celle du géant de l'acier Corus, des thés Tetley mais aussi de Jaguar et de Land Rover au groupe Ford en 2008, le lancement de la Nano, à conforter le groupe Tata en Inde, mais surtout à en faire l'un des acteurs clés de l'industrie mondiale. Avec 98 entreprises, 65 % du chiffre d'affaires réalisé à l'étranger, le groupe a été classé 11ème compagnie la plus influente au monde par Forbes en 2009. Ratan Tata vient d'être à nouveau en Inde classé comme le patron le plus puissant du continent indien.

 

Timide dans un corps de colosse, Ratan Tata avoue se sentir bien à Cape Town. « Je n'ai malheureusement jamais rencontré Nelson Mandela, mais je suis admiratif de ce qu'il a fait pour l'Afrique du sud. Nos deux pays ont beaucoup de points communs. Le groupe entretient depuis longtemps dans le domaine de l'acier et des transports (en particulier des bus) des liens étroits avec l'Afrique du sud. J'espère que ce nouvel hôtel me donnera l'occasion de pouvoir venir ici plus souvent. » D'autant que ce dernier devrait dans le futur être suivi par d'autres projets hôteliers, à Johannesburg notamment.

 

Les Taj Hotels : l'étendard du groupe

 

Si la branche hôtelière du groupe Tata contribue peu au chiffre d'affaires global, il est cependant l'étendard du groupe indien. Ce n'est pas par hasard, si Ratan Tata préside en direct cette division. Ni, s'il est présent aujourd'hui à Cape Town.

C'est Jamsetii Tata, le fondateur, qui selon la légende, déjà fortuné, a lancé le groupe dans l'aventure hôtelière. S'étant vu interdit l'entrée du Watson hôtel de Mumbaï -à l'époque coloniale, un panneau « no permit Indians » était placé à chaque entrée de club ou de lieux de prestige fréquentés par les Anglais ; riche ou pauvre, aucune dérogation à l'étiquette n'était possible-, il décida de construire le plus beau d'entre tous à Mumbaï. Et c'est ainsi qu'est né le 16 décembre 1903 l'hôtel Taj Mahal de Mumbai, l'icône du luxe en Inde.

 

Par la suite, parmi les grands développements de la branche hôtelière Tata, le groupe fût le premier, dés 1971 avec le Lake Taj Palace à s'associer à des familles de Maharajahs pour transformer leur palais en hôtel et ainsi les préserver. Outre la perle d'Udaïpur (l'un, voire le plus bel hôtel monde, à redécouvrir dans Octopussy de James Bond), au Rambagh Palace à Jaïpur et à l'Umaid Bhawan de Jodhpur, les familles royales indiennes partagent une partie de leur palais avec les hôtes de passage. En novembre prochain, nouvel écrin de rêve, rendez-vous est pris à Hyderabad pour l'ouverture, après dix ans de travaux, du Taj Falaknuma, la maison de Nizam Mehboob Ali Khan qui accueillit pas moins que le roi Georges V et le tsar Nicolas II.

 

La réouverture du Taj Mahal de Mumbaï

En 2008, après l'attaque terroriste qui pendant trois jours a ensanglanté Mumbai et pris pour cîble notamment le Taj Mahal Hotel, a fait 31 victimes et un chien, comme le précise Krishna Kumar ... (en Inde le respect de la vie étant tout aussi important que l'on soit homme ou animal), Ratan Tata l'avait promis le groupe ferait tout pour réouvrir l'hôtel au plus vite, et le rendre plus beau que jamais. Pour l'anecdote, il faut savoir que Raymond Bickson, le président des Taj Hotels qui dînait ce soir là à l'hôtel avec son épouse est resté pendant deux jours enfermé dans son bureau à l'étage au dessus de celui où étaient installés les terroristes. Et que depuis son blackberry, avec la direction qui s'était approchée de l'hôtel, ils ont ensemble veiller à envoyer des communiqués de presse dans le monde entier. Le 12 août dernier, pour la célébration du 63ème jour de l'indépendance de l'Inde, le Taj Mahal a réouvert ses portes. Dans l'aile historique du palais, l'ensemble du personnel, du plus ancien employé à la plus jeune standardiste, réuni autour de l'escalier monumental a lu à haute voix un texte pour exprimer sa gratitude à Ratan Tata « We people of Taj Mahal Hotel... ». 700 kilos de pétales de roses n'ont pas réussi à masquer l'émotion qui s'est emparée de tous, ni les larmes sur le visage du plus puissant chef d'entreprise de l'Inde. L'événement a fait la Une de tous les quotidiens du continent indien. Et ce d'autant que le groupe, sollicité pour venir en aide aux victimes, a créé un fond pour indemniser l'ensemble des personnes touchées par les attentats. Qu'ils soient ou non salariés de l'hôtel, peu importait, chacun a reçu une indemnisation de 10 000 roupies de la part du groupe ; et cette institution désormais visera à soutenir quiconque sera dans le futur victime de tels accès de violence.

 

L'ambition des Taj hôtels

A la direction des Taj Hotels depuis 8 ans, Raymond S. Bickson ne masque pas les ambitions du groupe. Sous férule, le nombre d'hôtels a augmenté de façon spectaculaire ; leur nombre est passé de 61 à 104 et le nombre de chambres de 8000 à 12 000). Dans les quatre prochaines années, le groupe veut créer 20 000 chambres supplémentaires. Alors que The Pierre à New -York qui fêtera son 80 ème anniversaire en novembre, d'autres ouvertures internationales sont attendues à Londres, aux Maldives, aux Seychelles, mais aussi, au Maroc. Et bien sûr à Paris.

Aujourd'hui, tandis que le Royal Monceau va ouvrir ses portes (avec l'appui du Raffles) suivi du Mandarin oriental, du Shangri La, puis du Peninsula, le groupe Taj se doit de figurer à Paris, d'autant que la clientèle indienne est éprise de la culture française, reconnaît Raymond S. Bickson « Le ticket d'entrée est très cher ; les prix demandés frisent la folie. » Il y a peu, le groupe Starwood leur aurait proposé de racheter le Crillon ; mais pour 300 millions d'euros, auxquels il convient d'ajouter 100 millions d'euros de travaux, comment rentrer dans ses frais à moyen et même long terme ? « Nous ne pouvons être présents qu'aux meilleurs endroits dans la capitale, mais certainement pas à n'importe quel prix. On étudie un projet potentiel de partenariat, au 5 avenue Kléber, raconte Raymond S. Bickson, mais pour l'heure rien n'est encore signé. » Hawaïen d'origine, à 54 ans, lui aussi veut préparer à terme sa succession. « Je suis de la génération des Baby-boomers, dans les cinq ans à venir, je veux pouvoir céder ma place, à un représentant de la nouvelle génération. Les défis de l'hôtellerie de luxe de demain sont très importants. Aujourd'hui, comment offrir plus à nos clients que ce qu'ils ont à domicile. En matière de High tech, les enjeux sont colossaux. Les jeunes businessmen vivent aujourd'hui connectés en permanence, ils ont besoin de skype, de wi-fi partout, de recharge pour l'Iphone, de borne Ipod, partout.

Deux chaines, le Peninsula et le Mandarin Oriental (qui met notamment à disposition de leurs clients un Ipad en route pour l'aéroport afin de recueillir en instantané leurs impressions) sont à la pointe de l'innovation. Il nous faut faire plus encore. Nous ambitionnons à être dans les toutes premières places. La génération Y devra prendre les commandes. » Autre ambition du groupe ? Le développement des Ginger hôtels, la marque la plus populaire du groupe, l'équivalent des Formule 1. « En plein développement en Inde, les Gingerdisposent aussi d'un très fort potentiel, à l'international, dans les marchés émergents. » Krishna Kumar, directeur de tata Sons Ltd, vice-chairman de la division Indian Hotel Companies Ltd, membre également du comité qui va plancher sur la succession de Ratan Tata, est tout aussi discret que le président du groupe. Mais à n'en pas douter, tout aussi visionnaire. Et ambitieux sur l'avenir des Taj Hotels. Avec Raymond S. Bickson et Ratan Tata, ces trois hommes là laisseront leurs marques dans l'histoire du groupe Tata et de ses hôtels en particulier.


Un patron de conviction qui n'a de leçon à recevoir de personne en matière d'engagement, en particulier de Bill Gates et Warren Buffet

"Les industries prennent à la communauté de multiples façons ; nous devons lui rendre quelque chose ». L'homme qui aime à se coucher en espérant faire de son mieux pour ne pas faire de mal autour de lui, s'emploie à maintenir les principes religieux de générosité de la communauté parsie dont est issue la famille Tata. Car, tandis que Bill Gates et Warren Buffett ont entrepris une tournée en Asie pour convaincre les businessmen qui ont fait fortune de consacrer 50 % de leurs gains à des œuvres caritatives, le groupe Tata redistribue depuis les années cinquante ses profits : 66 % des bénéfices sont réinvestis dans des actions caritatives pour la société indienne.

Le succès du groupe Tata est indissociable de l'histoire de l'Inde. En particulier, sur le plan social. En 1912, c'est Jamsetii Tata qui a instauré la journée de travail de huit heures et les congés payés à Tatanagar, la ville-usine de Jamshedpur. Visionnaire, le fondateur du groupe avait choisi la région la plus pauvre de l'Inde pour y bâtir la fortune de sa famille, à partir de la mécanisation de l'industrie textile du coton et l'exploitation de la mine d'acier.

Isabelle Lefort, envoyée spéciale au Cap, en Afrique du Sud

SOURCE : www.latribune.fr 


 

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05 février 2010

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Afrique du Sud: Nelson Mandela célèbre le 20e anniversaire de sa libération

Par AFP, publié le 05/02/2010 à 11:03 


JOHANNESBOURG - Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, a invité l'un de ses anciens geôliers pour célébrer le 20e anniversaire de sa libération de prison, au cours d'un dîner en famille et avec des amis, a rapporté l'agence de presse Sapa.

Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela (1er G) célèbre le 20e anniversaire de sa libération de prison, le 4 février 2010 à Johannesbourg

AFP/Debbie Yazbek

Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela (1er G) célèbre le 20e anniversaire de sa libération de prison, le 4 février 2010 à Johannesbourg

L'ancien prix Nobel de la paix a passé 27 ans en détention sous le régime d'apartheid, principalement à Robben Island, près du Cap. Sa libération, le 11 février 1990, avait marqué le début de la transition démocratique de l'Afrique du Sud.

Nelson Mandela, 91 ans, avait développé au fil des ans une relation d'amitié avec Christo Brand, l'un de ses gardiens de prison à Robben Island, invité mercredi soir à un dîner au domicile de l'ancien président.

Son ex-femme Winnie Madikizela-Mandela, sa fille Zindzi Mandela et d'anciens militants de la lutte anti-apartheid étaient également présents, selon l'agence de presse Sapa.

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12 novembre 2009

AFRIQUE DU SUD • Mandela éternue, le pays s’enrhume

Source : courrier international

Depuis plusieurs jours, les Sud-Africains vivent au rythme de communiqués contradictoires sur l’état de santé du combattant de l’apartheid. Et personne ne semble rassuré.

12.11.2009 | Daniele Mastrogiacomo | La Repubblica

DE JOHANNESBURG
Nelson Mandela est encore parmi nous, en dépit des rumeurs qui circulent depuis plusieurs jours. “Madiba”, comme tout le monde l’appelle ici, est affaibli, abattu. Mais il est encore là, cramponné à ses 91 printemps, après s’être éloigné de la politique et de la scène publique voilà six ans. Les rumeurs faisant état d’une dégradation de son état de santé – au point que l’on craint pour sa vie – ont mis la machine médiatique en branle. Avec toute la réserve de rigueur, naturellement, on pose discrètement des questions pour chercher à savoir s’il va bien, et l’on obtient des réponses qui nient un quelconque affaiblissement, mais finissent par être prises pour une confirmation de son déclin.

Après des jours de conjectures et de suppositions, assiégée par le monde entier au téléphone, la ­Fondation Nelson Mandela a été contrainte de diffuser un communiqué pour rassurer tout ce monde sur l’état de santé du grand combattant de l’apartheid. Voilà quelques jours, l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian, généralement bien informé, a rapporté dans un entrefilet les déclarations embarrassées du porte-parole du gouvernement, précisant que Mandela “[allait] bien” et que “sa vie et son état de santé [avaient] toujours été transparents, même lorsqu’il [avait] été atteint d’un cancer de la prostate voilà quelques années”. Les commentaires quelque peu agacés de son petit-fils, Mandla Zwelivelile Mandela, sont venus les confirmer. “Il n’y a rien d’anormal ni de suspect concernant l’état de santé de mon grand-père, a déclaré le jeune homme. J’ai pris mon petit-déjeuner avec lui ce matin. C’est un vieil homme, il est normal qu’il se soumette de temps en temps à des visites médicales de routine. Mais les gens se font des idées et voient des choses qui n’existent pas.”

Pour la première fois, Jacob Zuma est en mauvaise posture

C’est une période délicate pour l’Afrique du Sud. Jacob Zuma [le président de la République], en selle depuis six mois, est aux prises avec la crise financière, dont les effets se sont fait sentir avec retard ici, mais ont divisé le PIB par deux. L’incertitude ambiante et les coupes drastiques du gouvernement sur le plan social rendent nerveuses les deux formations qui soutiennent le nouveau président du Congrès national africain (ANC) et lui ont assuré la victoire aux dernières élections. Le Parti communiste et le puissant Cosatu (le congrès des syndicats sud-africains) réclament davantage de considération pour les thèmes sociaux – les victimes de licenciements, le système de santé, l’éducation – et menacent de laisser tomber la majorité. Zuma manœuvre habilement, tergiverse, remplace la ministre de la Santé, critiquée pour avoir nié les effets désastreux du sida, mais exclut aussi de la nouvelle équipe gouvernementale Trevor Manuel, le ministre de l’Economie, pourtant apprécié, qui avait maintenu jusqu’ici le pays hors de la récession. Tout cela soulève de nouvelles critiques, en particulier de la part de la frange la plus conservatrice, blanche et noire, qui se demande si l’ANC n’aurait pas “ouvert la porte au communisme”. Poussé dans ses retranchements, le nouveau président affirme que “l’Afrique du Sud ne reviendra pas sur ses choix économiques. L’ANC a toujours été un parti de gauche, mais cela ne veut pas dire qu’il renoncera aux principes qui régissent ce pays depuis vingt ans.” Pour la première fois, Jacob Zuma est en mauvaise posture. D’autant que Nelson Mandela, le “symbole” du pays, semble s’éteindre à petit feu. Et que nous sommes à la veille d’un rendez-vous qui propulsera l’Afrique du Sud au centre du monde.

La Coupe du monde de football approche. Les stades sont terminés, et l’on travaille jour et nuit à l’achèvement des réseaux de transports. La grosse machine est prête. L’Afrique du Sud a déjà passé avec succès le test de la Coupe des confédérations de la FIFA, en juin 2009. La violence – celle dont on est habitué à entendre parler et que l’on associe à Johannesburg – n’est plus la même.

L’Afrique du Sud est fière de sa diversité raciale

Le crime a toujours caractérisé l’Afrique du Sud : en venir à bout, ou tout au moins le faire reculer, est un défi que Zuma ne veut pas perdre. Le pays est immense, quadrillé par un réseau autoroutier qui fait envie. Tous les axes qui desservent la province du Gauteng ont été élargis et remis à neuf. D’autres sont en cours de construction et donnent lieu à d’énormes chantiers incessants qui emploient des dizaines de milliers d’ouvriers. Les réseaux de télécommunications ont été étendus partout. Si des générations entières ont grandi à l’ombre du mythe de Mandela, elles ont aussi été propulsées dans une ère de développement qui rend les Sud-Africains fiers de leur pays.

Blancs, Noirs, Indiens, Asiatiques. L’Afrique du Sud est fière de sa diversité de races. Après un siècle d’apartheid, de morts et d’arrestations, elle a corrigé un déséquilibre manifeste. Et entend désormais persévérer sur le chemin qu’elle a tracé. Les rumeurs qui circulent sur Nelson Mandela restent à l’arrière-plan d’un pays qui change et grandit en permanence. Voilà deux mois, le Prix Nobel de la paix a voulu entériner son éloignement définitif de la scène politique. “Ne m’appelez pas”, a-t-il demandé à ses fidèles et amis, “c’est moi qui vous appellerai le moment opportun.”

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03 avril 2009

Paradis fiscaux : une liste biaisée

Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème reste entier pour les pays du Sud

Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».

L’OCDE a publié hier soir, à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :

·         Les pays pauvres laissés pour compte

Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France , l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.

·         Une liste blanche trop remplie

Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».

·         Une approche tronquée des paradis fiscaux

Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »

·         Les critères de l’OCDE sont incomplets

Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.

Contact : Véronique de La Martinière  -  01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80

Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants.


[1] Cf. http://www.oecd. org/dataoecd/ 38/14/42497950

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19 décembre 2008

Zimbabwe: le choléra a fait 1.123 morts, la situation s'aggrave (ONU)

GENÈVE (AFP) — Le choléra, qui a fait 1.123 morts depuis son apparition en août selon un dernier bilan, continue de progresser au Zimbabwe où la situation "s'aggrave" dans certaines régions malgré de premiers signes d'amélioration près de la capitale, a estimé vendredi l'ONU.

Un total de 20.896 personnes malades ont été diagnostiqués au 18 novembre dans tous le pays, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Le précédent bilan de l'ONU rendu public jeudi faisait état de 1.111 morts et de 20.581 malades.

La capitale Harare porte toujours le plus lourd fardeau, selon OCHA. Toutefois le nombre de 224 décès n'a pas évolué depuis la veille. Selon un épidémiologiste de l'OMS, de retour d'une mission sur place, la situation donne quelques signes d'amélioration près de la capitale.

"La situation sur le terrain diffère d'une région à l'autre. Elle semble apparemment s'améliorer dans la périphérie de la capitale Harare", a raconté Dominique Legros lors d'un point de presse.

"Mais, elle s'aggrave dans d'autres régions", a-t-il poursuivi s'alarmant particulièrement de l'état de nombreux hôpitaux, révélateur des difficultés des autorités à répondre à l'épidémie rampante.

"La situation dans les établissements de santé est tout à fait préoccupante. J'ai vu des hôpitaux vides, des sortes d'hôpitaux fantômes désertés par le personnel médical qui ne vient pas travailler", a décrit le docteur Legros.

Les médecins et infirmières qui ne parviennent plus à obtenir leurs salaires auprès des banques en rupture de billets, n'ont plus les moyens de payer leur ticket de transport jusqu'à leur lieu de travail, avait expliqué OCHA jeudi.

Depuis août, la maladie qui se transmet par les eaux usées ne cesse de progresser au Zimbabwe pour s'étendre à tout le pays et menacer ses plus proches voisins tel que l'Afrique du Sud. Les organisations internationales ont peiné à répondre aux besoins croissants de la population.

L'OMS a estimé toutefois que les choses vont dans la bonne direction: "nous faisons d'énormes progrès dans notre surveillance de la situation. Nous avons obtenu du gouvernement l'autorisation de faire remonter du terrain les informations, de manière à être alertés instantanément en cas de nouvelle épidémie. Jusqu'à la semaine dernière, le système de surveillance et d'alerte était trop lent", a expliqué M. Legros.

Ce système d'informations est crucial, a-t-il insisté car il permet d'adapter en conséquence l'aide humanitaire.

L'épidémie a mis en valeur le marasme social, économique et politique du pays gouverné depuis 28 ans par Robert Mugabe, qui s'accroche au pouvoir malgré une défaite historique de son parti aux législatives de mars.

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10 décembre 2008

Le choléra fait 589 morts au Zimbabwe

2008-12-10 08:56:41

      GENEVE, 9 décembre (Xinhua) -- L'épidémie de choléra au  Zimbabwe touche à présent 13.960 personnes et a fait 589 morts, a  indiqué mardi à Genève, Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de  la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). 

     Neuf des dix provinces du pays sont touchées et la capitale,  Harare, est la région la plus touchée, a précisé Mme Byrs lors  d'un point de presse, avant d'ajouter que trois hôpitaux publics  ont fermé faute de personnel.   

     La porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS),  Chaïb Fadéla, a indiqué en même occasion que l'OMS a dépêché une  délégation de haut niveau dirigée par le directeur général adjoint, Eric Laroche, afin de lancer le plan de contrôle de l'épidémie  proposé la semaine dernière.   

     Cette épidémie de cholera touche déjà les pays voisins du  Zimbabwe tels que l'Afrique du Sud, du Botswana et du Mozambique,  a ajouté la porte-parole de l'OMS.

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13 novembre 2008

Miriam Makeba : Début de deuil national en Afrique du Sud en hommage à Miriam Makeba

JOHANNESBURG (AFP) — Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a ouvert mercredi une période de deuil national à la mémoire de la chanteuse et militante historique antiapartheid Miriam Makeba, a annoncé le bureau de la présidence.

Tous les drapeaux du pays seront en berne dès jeudi et ce jusqu'à ses funérailles et sa crémation, dont la date n'a pas encore été fixée.

"Son esprit continuera de vivre dans le coeur de chacun et le monde la célébrera et l'honorera pour sa contribution significative à faire de l'Afrique du Sud et du monde un endroit meilleur pour tous", a indiqué le président dans le communiqué.

Un livre de condoléances sera mis à la disposition du public à Pretoria, la capitale, et au Cap (sud).

Miriam Makeba est décédée dans la nuit du 9 au 10 novembre d'une crise cardiaque après un concert près de Naples (sud de l'Italie), à l'âge de 76 ans. Sa dépouille est arrivée mercredi matin à Johannesburg.

Voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte contre l'apartheid, la chanteuse est décédée d'une crise cardiaque après un concert pour l'écrivain italien menacé de mort par la mafia Roberto Saviano.

Bannie par le régime d'apartheid en raison de son apparition dans un film dénonçant la ségrégation blanche, elle a vécu 31 ans en exil, notamment aux Etats-Unis et en Guinée. Surnommée "Mama Africa", Miriam Makeba était rentrée dans son pays au début des années 1990 après la libération de Nelson Mandela.

Source : AFP 12 novembre 2008

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10 novembre 2008

Voix de l'Afrique, Miriam Makeba décède d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie

Miriam Makeba lors de son dernier concert quelques instants avant sa mort le 9 novembre 2008 à Castelvolturno près de Naples Italie (AFP)

ROME (AFP) — Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme "Mama Africa", est décédée en Italie à 76 ans en sortant de scène, juste après avoir chanté sur les terres de la mafia napolitaine pour l'écrivain menacé de mort par la Camorra Roberto Saviano.

Devenue un des symboles de la lutte apartheid, Miriam Makeba, chanteuse sud-africaine née à Johannesburg le 4 mars 1932 et dont le titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète, n'aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l'amour, la paix et la tolérance.

C'est presque sur scène qu'elle est décédée dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir chanté en compagnie d'autres artistes lors d'un concert antimafia dédié au jeune écrivain du bestseller "Gomorra", Robero Saviano, à Castel Volturno près de Naples (sud).

"Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu'un a demandé au micro s'il y a avait un médecin dans l'assistance. Miriam Makeba s'était évanouie et gisait sur le sol", selon un photographe de l'AFP.

Rapidement transportée à la clinique Pineta Grande de Castel Volturno, la chanteuse est décédée peu après des suites d'une crise cardiaque, selon Ansa.

Environ un millier de personnes avaient assisté à en 1947 avec l'arrivée au pouvoir des nationalistes afrikanersce concert donné sur une commune considérée comme un des fiefs de la mafia napolitaine, la Camorra, et où six immigrés africains et un Italien ont été abattus dans des conditions encore obscures en septembre dernier.

Dans "Gomorra", Roberto Saviano plonge le lecteur dans l'empire de la Camorra avec ses trafics, ses chefs, nommément cités, et ses clans. Le livre, traduit en une quarantaine de langues, a été adapté au cinéma et a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes avant d'être choisi pour représenter l'Italie aux Oscars.

Miriam Makeba avait accepté de participer à ce concert dédié au combat de Roberto Saviano, en compagnie de sept de ses musiciens.

De son vrai prénom "Zenzi" (diminutif de Uzenzile), Miriam Makeba avait vu le destin de son pays basculer . A vingt-sept ans, elle quitte l'Afrique du sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position anti-apartheid.

Un exil qui durera 31 ans et qui la fera vivre un peu partout, de l'Europe aux Etats-Unis. La chanteuse connait un véritable succès, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael - dont elle se séparera en 1973 - n'est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.

Après la mort de sa fille unique en 1985, elle retourne vivre en Europe. En 1990, Nelson Mandela avait réussi à la convaincre de revenir en Afrique du sud.

Miriam Makeba était devenue Commandeur des Arts et des Lettres en 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1990.

Source AFP du 10 novembre 2008

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04 novembre 2008

Zimbabwe: sommet régional dimanche à Johannesburg

JOHANNESBURG (AFP) — L'Afrique australe se réunit en sommet dimanche à Johannesburg pour tenter de trouver une issue à l'impasse politique au Zimbabwe, où un gouvernement d'unité nationale peine à être formé, a indiqué mardi le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

"Nous travaillons toujours à déterminer le lieu exact" pour le sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) "mais ce sera dimanche" à Johannesburg, a déclaré le porte-parole du ministère, Ronnie Mamoepa.

Le Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la réélection contestée du président Robert Mugabe, 84 ans, le 27 juin.

Le chef de l'Etat et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai ont signé mi-septembre un accord de partage du pouvoir mais échouent depuis à s'entendre sur la formation d'un gouvernement, qui achoppe sur l'attribution de ministères clés. L'accord, signé sous la pression de la région, prévoit que M. Mugabe reste président et que l'opposant devienne Premier ministre. Il répartit le nombre de portefeuilles mais n'entre pas dans le détail de leur affectation.

La crise avait éclaté après des élections générales fin mars qui avaient vu une défaite historique du régime au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, largement imputable à un marasme économique caractérisé par une production au point mort et des pénuries massives.

Selon Amnesty international, plus de 180 personnes sont mortes et 9.000 ont été blessées dans les violences déchaînées depuis par le pouvoir. La SADC, inquiète pour la stabilité de la région, tente de contraindre le plus vieux président d'Afrique à partager le pouvoir avec une opposition désormais majoritaire au Parlement. Dernière initiative en date, le 20 octobre, une réunion au sommet de l'organe de sécurité régional au Swaziland avait été repoussée, les autorités zimbabwéennes refusant d'accorder un passeport à M. Tsvangirai.

Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), privé de ce document des mois, dépend pour chaque déplacement à l'étranger de papiers temporaires. Samedi, il s'est dit prêt à participer à un sommet des 15 pays membres de la SADC, le 3ème consacré à la crise, "avec ou sans passeport".

Source : AFP du 04 novembre 2008

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