Sierra Leone : des anciens rebelles reconnuscoupables
Trois anciens dirigeants du groupe rebelle, le Front révolutionnaire uni (RUF) ont été reconnus coupables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis durant les 10 années de guerre civile

FREETOWN, Sierra Leone, 27 février 2009/African Press Organization (APO)/ — Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 26 février 2009
Hier à Freetown, trois anciens dirigeants du groupe rebelle, le Front révolutionnaire uni (RUF) ont été reconnus coupables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis durant les 10 années de guerre civile en Sierra Leone.
L’ancien chef intérimaire du RUF, Issa Hassan Sesay, et le Commandant du RUF, Morris Kallon, ont chacun été reconnus coupables de 16 chefs d’accusation sur un total de 18. L’ancien chef de la sécurité du RUF, Augustine Gbao, a été reconnu coupable de 14 chefs d’accusation.
Tous les trois ont été reconnus coupables de mariages forcés, et pour la première fois dans l’histoire, ils ont été condamnés pour des crimes de guerre liés aux attaques contre des soldats de la paix. Issa Hassan Sesay et Morris Kallon ont également été reconnus coupables d’utilisation d’enfants soldats. Leur peine sera prononcée dans les semaines à venir.
SOURCE : United Nations - Office of the Spokesperson of the Secretary-General
Alsace : Reportage : l’argent de la solidarité africaine
Alsace - Sénégal
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Le 21/02/09 à 07:13 - Textes et photos : Adrien Dentz
La BMW (Boulangerie Moderne de Waoundé) : un des projets collectifs financés par les émigrés. Des enfants de tirailleurs sénégalais, qui ont contribué à la libération de l’Alsace, voudraient conclure un jumelage avec une commune française pour réaliser un projet d’irrigation à Waoundé, au bord du fleuve Sénégal. Objectif : assurer l’autosuffisance alimentaire pour mettre un frein à l’émigration. C’est jour de grande affluence à la poste de Waoundé, comme chaque lundi en début de mois quand arrive la « manne ». L’argent des émigrés fait vivre ce bourg de 12 800 habitants, situé à 700 km à l’est de la capitale Dakar, au bord du fleuve Sénégal. Nous sommes en pays Soninké, une des premières ethnies d’Afrique de l’ouest à avoir émigré en Europe. Cette petite Poste, qui ne paie pas de mine, distribue chaque mois les 100 millions de francs CFA (150 000 euros) envoyés par le millier d’émigrés de Waoundé installés en Europe, dont 800 en France. L’argent transite par la Western Union, la banque américaine spécialisée dans le transfert de fonds (moyennant une forte commission) dont l’enseigne en lettres jaune or est omniprésente en Afrique. Sans les émigrés, rien n’aurait été construit L’argent qui rentre au pays permet de payer le riz, importé de Thaïlande et du Vietnam (30 euros le sac de 50 kg), un mouton pour les fêtes, les médicaments, les habits et l’entretien de la famille nombreuse. À la « manne » des émigrés s’ajoutent les pensions des retraités, pour la plupart d’anciens manœuvres dans le marine marchande française basés à Marseille ou au Havre. C’est le cas d’Abdou, 71 ans, qui vit une retraite paisible à Waoundé grâce à une pension de 350 000 francs CFA (813 euros). Il gagne trois fois plus qu’un instituteur qui n’a pas les moyens de s’offrir, comme lui, une belle mobylette bleue presque neuve. Nous avons de l’eau, mais pas de moto-pompes pour irriguer Avec leurs petits revenus en Europe, les émigrés ont financé notamment la construction de la Poste, le dispensaire abritant une maternité (50 naissances par mois), une extension de l’école primaire (795 élèves pour douze classes) datant de l’époque coloniale, la grande mosquée ainsi qu’une radio communautaire qui émet dans un rayon de 70 km. « Notre objectif est de fixer les jeunes dans la commune en leur proposant le même niveau d’informations que dans les grandes villes », explique Amadou Guèye, journaliste de Radio Jikké (espoir en soninké) dont tous les copains sont partis « là-bas ». Source : l'Alsace.fr LIRE AUSSI : Cliquez sur l'image pour la réduire |
27 millions d'esclaves dans le monde, selon l'ONU
LE MONDE | 16.02.09 | 15h07
L'esclavage a officiellement disparu il y a plus d'un siècle. Pourtant, c'est un mal qui perdure encore dans le monde. L'ONU estime à environ 27 millions le nombre de personnes en situation d'esclavage, sous une forme ou une autre. Dans un rapport rendu public le 12 février, l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODOC) souligne que "le déni ou l'incurie compromettent la lutte contre la traite des êtres humains". De nombreux systèmes de justice pénal "minimisent la gravité de ce crime" ou ferment les yeux sur le problème.
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Eclairage Barakatou, libérée par hasard
On distingue, en règle générale, deux sortes d'esclavage moderne : le travail forcé et l'exploitation sexuelle. Aucun pays n'est épargné. Les enfants constituent environ 20 % des victimes de la traite à l'échelle mondiale. Mais dans certaines régions d'Afrique ou d'Asie (comme le Mékong), ils en sont les premières victimes.
PHÉNOMÈNE SOUS-ESTIMÉ
Le travail forcé est un phénomène sous-estimé qui prend de l'ampleur, selon l'UNODOC. Il est moins souvent détecté et signalé que l'exploitation sexuelle, car il est moins visible. C'est dans le sous-continent indien que les cas sont les plus nombreux. Quinze à vingt millions d'hommes, femmes et enfants sont maintenus en situation de travail forcé en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, en Birmanie, au Népal, et à Singapour. L'Organisation internationale du travail (OIT) donne des chiffres plus restrictifs et les évalue à 12,3 millions.
Dans les pays industrialisés, l'exploitation sexuelle est la forme d'esclavage la plus répandue.Quelque 360 000 personnes en seraient les victimes. Contrairement à toute attente, ce sont majoritairement des femmes qui réduisent d'autres femmes et des fillettes à l'esclavage sexuel. En Europe orientale et en Asie centrale, les femmes représentent en effet plus de 60 % des personnes condamnées pour traite. Ce sont souvent d'anciennes victimes de l'exploitation sexuelle.
Au Moyen-Orient, la pratique de l'esclavage est fréquente et revêt diverses formes. Au Liban, l'esclavage domestique est régulièrement dénoncé, et l'est moins dans les pays du Golfe qui pourtant asservissent par milliers des "petites bonnes" asiatiques.
En Afrique, plusieurs pays, essentiellement du Sahel, continuent de pratiquer, de facto, l'esclavage. Au Niger, on compterait "au moins 43 000 esclaves", selon l'ONG Anti-Slavery International, basée à Londres. Au Mali, ils seraient environ 7 000. Il s'agit le plus souvent de Noirs, soumis à la domination de maîtres arabes ou touaregs, comme cela se pratique en Mauritanie.
Pour l'anthropologue Malek Chebel (auteur de L'Esclavage en terre d'islam, Fayard, 2007), les musulmans n'ont jamais vraiment milité pour l'abolition de l'esclavage. Si le Coran recommande l'affranchissement de l'esclave, il n'en fait pas une obligation. Malek Chebel déplore que l'esclavage soit devenu "de dynastie en dynastie, de siècle en siècle, un fait musulman" qui, dit-il, ne soulève nulle part de "réprobation".
Article paru dans l'édition du 17.02.09. Le Monde
Des Africains s'inspirent d'HEC pour vendre leur coton
Des Africains s'inspirent d'HEC pour vendre leur coton
LE MONDE | 19.01.09 | 15h46 • Mis à jour le 19.01.09 | 17h22
SÉGOU (Mali) ENVOYÉE SPÉCIALE
"Evolution de l'environnement concurrentiel", "chaîne de valeurs", "segmentation de produits"... Ces termes ne sortent pas de la bouche d'as du marketing, mais de producteurs de coton africains. Venant de treize pays de l'ouest et du centre du continent, tous responsables ou techniciens de syndicats cotonniers, ils se sont réunis du lundi 12 au vendredi 16 janvier, à Ségou, au Mali. Avec une idée en tête, "faisons nos affaires nous-mêmes", du nom de la session de l'Université du coton, dont ils suivent le deuxième module, après une semaine passée en 2008 au Burkina Faso.
Ces producteurs africains, on les avait découverts lors des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun (Mexique) en 2003 et à Hong-Kong en 2005 où, sous la houlette du Burkinabé François Traoré, figure emblématique de l'agriculture africaine, ils avaient sensibilisé l'opinion publique à l'injustice du commerce mondial. Aujourd'hui, les subventions américaines au coton perdurent, et leur combat n'a toujours pas été récompensé. Il n'a pas été vain pour autant.
C'est en effet à Cancun que M. Traoré a pris conscience qu'il fallait s'armer. Il se souvient du choc ressenti. Dans sa délégation, ils étaient quatorze. En face, il y avait 600 négociateurs américains de haut niveau. "C'est paradoxal. L'Afrique regorge de matières premières et est absente du commerce mondial. Nous allons continuer à nous battre en nous formant pour nous faire une place dans la mondialisation", affirme-t-il aujourd'hui, alors que la crise du coton africain s'est aggravée et que le ralentissement économique mondial inquiète.
Devant un auditoire dissipé, en plein exercice de présentation des enseignements de la semaine, le Ghanéen Mohammed Nashiru Adam lance : "Nous avons appris que, quand on a un genou à terre, on doit continuer de se battre !" Applaudissement général. La bonne humeur est de mise, comme le port du boubou, même si quelques-uns ont opté pour le costume.
Les cours sont basés sur des études de cas : le lancement difficile du cheddar néo-zélandais, la montée en puissance du français Malteurop, nouveau numéro un mondial des malteurs. Daniel Genton, professeur de stratégie, présente la "matrice des valeurs" des montres. Il y a les Seiko, "une valeur sûre pour avoir l'heure", les Cartier, "signes d'une appartenance sociale", ou encore les marques de distributeur, "montres de dépannage". Toutes ne se vendent pas au même prix. "Attention, les acheteurs essayent toujours de focaliser la discussion sur le prix, et il y a toujours un concurrent qui propose moins cher. Cela s'appelle la spirale de la destruction de valeur", prévient le formateur.
Pas facile cependant de comprendre comment appliquer l'exemple au coton. Le lendemain, sur suggestion d'une participante, l'exercice sera réexpliqué avec les différentes qualités de basins, tissu damassé prisé en Afrique. "Il faut savoir vendre avant de produire, et distinguer les besoins du marché", essaye de convaincre M. Genton. L'Afrique, marginale au niveau de la production mondiale de coton (5 %), se place toujours parmi les principaux exportateurs. Il y existe clairement des opportunités de produire de la haute qualité, donc de bien valoriser la marchandise, car le coton y est cultivé avec peu d'engrais et récolté à la main.
"Si vous ne vous y intéressez pas, d'autres capteront la valeur à votre place et vous ne serez que des producteurs à façon", insiste le professeur. Chaque participant y trouve son intérêt. "Si notre société cotonnière, la CMDT, est privatisée, les producteurs auront un rôle à jouer. Il nous faut un minimum de bagages pour réussir à en tirer profit, explique le Malien Soloba Mady Keita. Nous étions des syndicalistes, il va falloir qu'on devienne des gestionnaires."
PASSER LE RELAIS
"Cette formation nous aide à réaliser que, dans la compétition mondiale, nous fournissons du coton de qualité", remarque le Gambien Omar Sompo Ceesay. Comme les lusophones, cet anglophone a droit à la traduction simultanée des cours, dispensés en français. Le soir, en bambara, parlé par beaucoup, la communication entre producteurs des divers pays est facilitée. L'idée est désormais d'offrir cette formation à deux autres groupes de 40 personnes, puis de passer le relais à des professeurs africains. Elle est aussi de préparer la relève de François Traoré, âgé de 56 ans.
Dans le milieu français du développement, cette initiative de formation des élites ne fait pas l'unanimité. Parce que les cours de HEC coûtent cher, et que la formation à la gestion des producteurs de base et l'alphabétisation semblent à certains plus adaptées. "C'est en formant des leaders qu'on va impulser une nouvelle dynamique", répond Bernard Bachelier, le directeur de FARM, soutenue par des fonds publics et privés. Pour lui, son projet ne doit pas être concurrent des soutiens classiques, mais complémentaire.
Laetitia ClavreulCommunauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouver

Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) / Nigéria / Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement
ABUJA, Nigeria, 11 janvier 2009/African Press Organization (APO)/ — Communiqué final
1. A l’invitation de S.E. Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la CEDEAO, une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue, le 10 janvier 2009, à l’Hôtel Transcorp Hilton d’Abuja, République Fédérale du Nigeria.
2. Le sommet a été convoqué à l’effet d’examiner l’évolution de la situation en Guinée depuis le décès du Président Lansana Conté, notamment à la lumière de la prise du pouvoir par les militaires.
3. Etaient présents les Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-dessous :
Son Excellence M. Blaise COMPAORE
Président du Faso
Son Excellence M. Laurent GBAGBO
Président de la République de Côte d’Ivoire
Son Excellence Yahya A.J.J. JAMMEH
Président de la République de Gambie
Son Excellence Dr. John Evans ATTA-MILLS
Président de la République du Ghana
Son Excellence Ellen JOHNSON-SIRLEAF
Présidente de la République du Libéria
Son Excellence Alhaji Umaru Musa YAR’ADUA
Président et Commandant en chef des Forces Armées de la République fédérale du Nigeria
Son Excellence M. Ernest Bai KOROMA
Président de la République de Sierra Leone
Son Excellence M. Faure Essozimna GNASSINGBE
Président de la République togolaise
Son Excellence Seini OUMAROU
Représentant le Président de la République du Niger
Les représentants des Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-après, dûment accrédités, ont également pris part aux travaux :
Son Excellence JOSE BRITO
Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Communauté, représentant le Président du Cap Vert
Son Excellence Joao CARDOSO
Ministre, Directeur de Cabinet à la Présidence, représentant le Président de Guinée Bissau
Son Excellence Euloge HINVI,
Secrétaire Général au Ministère des Affaires Etrangères,
République du Bénin
Son Excellence Coulibaly Boubacar KARAMOKO
Ambassadeur, représentant le Président de la République du Mali
Son Excellence, Daouda Maliguèye Sène
Ambassadeur du Sénégal au Nigeria, représentant le
Président de la République du Sénégal
4. Les travaux se sont déroulés en présence des personnalités suivantes de la CEDEAO, de l’UA et des Nations Unies, notamment :
Son Excellence Said Djinnit
Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest
M. El Ghassin WANE
Représentant le Président de la Commission de la l’Union Africaine
5. Le discours d’ouverture a été prononcé par Son Excellence Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.
6. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont félicité le gouvernement et le peuple ghanéens pour la conduite exemplaire des récentes élections générales dans leur pays et souhaité au Président John Evans Atta-Mills la bienvenue en leur sein.
7. Ils ont également ont observé une minute de silence à la mémoire de feu le Général Lansana Conté, ancien Président de la Guinée, décédé le 22 décembre 2008.
8. Le Premier Ministre de Guinée a été invité à prendre la parole pour expliquer la situation dans son pays puis a répondu aux questions des membres de la Conférence
9 La Conférence a, par la suite, procédé à l’examen du rapport du Président de la Commission de la CEDEAO portant sur les deux missions de la CEDEAO effectuées en Guinée en décembre 2008 et janvier 2009. Elle a également pris connaissance des recommandations issues de la réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité tenue le 9 janvier 2009.
10. La Conférence a exprimé sa profonde préoccupation devant la résurgence du fléau des coups d’état en Afrique, y voyant une menace sérieuse aux efforts de renforcement du processus de démocratisation sur le continent. Elle a appelé à la mise en œuvre de mesures plus efficaces aux niveaux régional et continental pour faire face à cette situation, notamment à travers la ratification rapide par les Etats membres de la CEDEAO qui ne l’auraient pas encore fait, du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, ainsi que de la Charte de l’UA sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance, de même que la mise en œuvre effective de ces instruments.
11. La Conférence a, en outre, réaffirmé l’attachement indéfectible de la CEDEAO aux principes de la démocratie et à l’Etat de droit, ainsi que le rejet de la prise du pouvoir par des voies anticonstitutionnelles, conformément aux dispositions des Protocoles de la CEDEAO et des instruments pertinents de l’UA.
12. Après un examen approfondi des différents rapports et recommandations, la Conférence a:
condamné fermement le coup d’état du 23 décembre 2008 en Guinée, en se fondant sur les dispositions du Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et réaffirme la position de principe de la CEDEAO contre l’accession ou le maintien au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles.
décidé la suspension de la participation de la Guinée à toutes les réunions de la CEDEAO au niveau des Chefs d’Etat ou au niveau ministériel, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
exigé du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) la prise de mesures immédiates visant le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, conformément aux Protocoles de la CEDEAO et en tenant compte des décisions adoptées par le Conseil de Sécurité et de Paix de l’UA sur la situation en Guinée.
13. La Conférence a pris acte des efforts déployés par les parties prenantes guinéennes en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel notamment à travers les actions suivantes :
la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT), organe délibérant, regroupant civils et militaires, en vue de la réalisation des objectifs de la transition. La CEDEAO, avec l’appui de ses partenaires, assistera les acteurs guinéens en vue de la mise en place rapide du CNT ;
ii. la mise en place d’un forum consultatif regroupant toutes les composantes de la société guinéenne, en tenant compte de sa diversité ethnique et régionale, ainsi que de la dimension genre. Ce forum servira de cadre de dialogue permettant aux Guinéens d’œuvrer au renforcement de la cohésion nationale ;
iii. le CNT mènera à terme le processus de transition, en organisant des élections libres, régulières et transparentes en 2009 ;
iv. le CNT assurera la stabilité gouvernementale indispensable à la bonne conduite de la transition ;
v. les membres du CNDD, ainsi que le Premier ministre de transition et les membres de son Gouvernement, ne devront pas se présenter aux élections à organiser en 2009 ;
vi. les autorités de transition s’engagent à respecter les droits humains et l’état de droit, ainsi qu’à lutter contre l’impunité et le trafic de drogue.
14. Afin de faciliter le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée, la Conférence a arrêté les mesures d’accompagnement ci-après :
le maintien par la CEDEAO d’un dialogue permanent et constructif avec le CNDD, les parties prenantes guinéennes et les partenaires en vue de veiller à la mise en œuvre immédiate des recommandations concernant l’organisation rapide d’élections et le transfert du pouvoir à un régime démocratiquement élu ;
les efforts à déployer par la CEDEAO pour que la Guinée soit inscrite sur les listes de la Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU, en tant que pays fragile sortant de conflit, pour lui permettre de bénéficier du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix ;
la définition d’un commun accord, par la CEDEAO, la communauté internationale et les parties prenantes guinéennes, de critères de référence et de délais d’exécution des tâches identifiées dans le cadre de la feuille de route pour la transition ;
les mesures devant être mises en œuvre par la CEDEAO et la communauté internationale pour faciliter l’achèvement des opérations d’inscription des électeurs et la mise à disposition de cartes d’identification des électeurs afin de permettre la tenue d’élections en 2009. A cette fin, la CEDEAO et la communauté internationale faciliteront la mobilisation des ressources requises pour l’opération ;
la nécessité d’un financement adéquat pour assurer une transition paisible et réussie en Guinée. A cet égard, un appel a été lancé à l’endroit des partenaires internationaux, notamment la Banque Mondiale, le FMI et ‘UE en faveur de la poursuite de leur appui financier aux programmes socioéconomiques du pays, pour maintenir sur les rails le processus du retour à l’ordre constitutionnel, à la démocratie et la bonne gouvernance.
f) le renforcement des capacités du Bureau du Représentant spécial du Président de la CEDEAO par la mise à disposition des effectifs et équipements requis afin de permettre de coordonner la contribution de la CEDEAO au processus de transition
la facilitation par la CEDEAO de visites périodiques en Guinée de l’Envoyé Spécial du Président en exercice de la CEDEAO ;
la soumission par le Président de la Commission de la CEDEAO au Président en exercice de la Conférence d’un rapport périodique sur la situation en Guinée.
15. La Conférence a demandé au Président de la Commission de la CEDEAO de communiquer la présente décision au Président de la Commission de l’UA et au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour information et action appropriée.
16. Les Chefs d’Etat ont exprimé leur gratitude au Président en exercice pour l’hospitalité chaleureuse et fraternelle qui leur a été réservée ainsi que les excellentes dispositions prises en vue d’assurer la réussite des travaux.
Fait à Abuja, le 10 janvier 2009
SOURCE : Economic Community Of West African States (ECOWAS
Afrique de l'Ouest: la pêche souffre de politiques "contradictoires"
| Romandie News |
DAKAR - La pêche en Afrique de l'Ouest, qui fait vivre des millions de personnes, souffre de "contradictions" entre les politiques nationales, rendant difficile la gestion des ressources halieutiques menacées par la surexploitation, selon des experts réunis cette semaine à Dakar.
"Il n'y a pas une bonne articulation des politiques de pêche entre les Etats d'Afrique de l'ouest. Il y a souvent des contradictions ou des divergences", relève André Bihibindi, un responsable du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l'Ouest (Repao), une ONG basée à Dakar.
Ces distorsions sont perceptibles dans "la négociation des accords (de pêche avec des pays étrangers, européens ou asiatiques), les politiques de protection, les conditions d'accès (à la ressource) et les politiques douanières et fiscales", a-t-il détaillé.
Il s'exprimait lors d'une réunion organisée mardi et mercredi à Dakar, à laquelle participaient des délégations de plusieurs Etats et d'organismes sous-régionaux, des professionnels de la pêche et de la société civile des pays d'Afrique de l'Ouest, pour la mise en place d'un comité régional sur la cohérence des politiques de pêche.
Pour le ministre sénégalais de l'Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, "la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest constitue un enjeu de taille".
"Elle représente une priorité dans le contexte de raréfaction de la ressource créant des tensions énormes au niveau national ainsi que régional entre acteurs", a-t-il souligné.
Pour Dougoutigui Coulibaly, responsable d'une organisation de pêcheurs industriels au Sénégal, des bateaux de pêche étrangers déclarent des capacités et des puissances motrices différentes d'un pays ouest-africain à un autre. Il a appelé à une harmonisation des législations pour "arrêter ce trafic".
"Depuis longtemps, on en parle mais on n'avance pas", a-t-il regretté alors que la surexploitation des ressources halieutiques a plongé dans la crise le secteur de la pêche de nombreux pays.
Parallèlement, de nombreux problèmes se posent, dans la surveillance, la réglementation des bateaux, la délivrance des licences de pêches.
Et, à ce jour, la coopération régionale n'a pas produit les résultats escomptés.
La Commission sous-régionale des pêches (CSRP), créée en 1985 et formée de sept Etats (Sénégal, Gambie, Guinée, Mauritanie, Guinée-Bissau, Cap-Vert et Sierra Leone) "n'a pas atteint ses objectifs d'articulation des politiques de pêche", selon plusieurs experts.
La Commission, basée à Dakar, avait adopté des mesures pour harmoniser les positions sur notamment les accords de pêche avec les pays européens, la taille des mailles, la réglementation des bateaux.
Mais selon le Repao, la Convention de 1985, révisée en 1993 et portant sur ces mesures, "n'est pas entrée en vigueur".
"Les accords d'accès (accords de pêche, importante source de devises pour des Etats) sont encore négociés individuellement avec les Nations (étrangères), les termes minima de la Convention ne sont donc pas respectés", ajoute le Réseau.
La réunion de Dakar a donc mis en place un comité régional consultatif chargé de "promouvoir la mise en cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'Ouest et servir de cadre de concertation pour tous les acteurs de la pêche", selon un document lu mercredi soir à l'issue de cette rencontre.
Ce comité aura "un rôle de conseil, de veille et d'alerte pour la cohérence des politiques de pêche en Afrique de l'ouest. Il sera formé d'acteurs étatiques et non étatiques comme des organisations de la société civile et des professionnels de la pêche", précise Gora Ndiaye, un responsable du Repao.
(©AFP / 09 janvier 2009 09h17)
La démocratie renforcée au Ghana à l'issue de la présidentielle
Peu après l'annonce de sa victoire, l'opposant John Atta-Mills, du Congrès national démocratique (NDC), a tendu la main à son adversaire qui, en dépit de protestations, a reconnu sa défaite et l'a félicité.
La course, très serrée, a été remportée avec à peine un demi point de pourcentage.
"Le Ghana va connaître sa seconde alternance pacifique du pouvoir (...) en une décennie, un évènement qui renforcera certainement la transition démocratique du pays et ses jeunes institutions", a estimé Chris Fomunyoh, expert Afrique au National Democratic Institute (NDI), un organisme basé à Washington.
La première passation de pouvoir entre deux présidents démocratiquement élus s'était déroulée dans le calme en janvier 2001, lorsque Jerry Rawlings, un ancien dirigeant militaire converti à la démocratie, avait transmis les rênes à l'opposant John Kufuor après deux mandats de quatre ans.
La récente élection était la cinquième au Ghana depuis le retour du multipartisme en 1992, et John Atta-Mills, un juriste de 64 ans, se présentait pour la troisième fois consécutive.
"On peut espérer que le Ghana continuera d'être un modèle de démocratie pour d'autres pays africains, comme le sont le Bénin, le Botswana, le Mali, l'île Maurice et l'Afrique de Sud", a-t-il poursuivi.
La nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants est régulièrement citée en exemple et louée pour ses avancées en matière de démocratie, dans un continent où violences et fraudes électorales sont fréquentes.
Au Kenya, des violences post-électorales ont fait plus de 1.500 morts début 2008, tandis qu'au Zimbabwe, plongé dans un crise politique et humanitaire, Robert Mugabe refuse de céder le pouvoir malgré la défaite de son parti aux législatives de mars.
Malgré quelques incidents, les observateurs de la présidentielle au Ghana ont relevé surtout l'ordre et le calme qui ont prévalu.
Bien qu'il ait reconnu sa défaite, Nana Akufo-Addo, du Nouveau parti patriotique (NPP), a insisté sur des irrégularités qui se seraient produites dans une région traditionnellement aux mains du parti adverse et déclaré que la justice devra examiner l'affaire, sans plus de précisions.
"Dans d'autres pays, on ne serait pas en train de rassembler des bulletins de vote (comme preuves de fraudes), mais des armes", a estimé Emmanuel Gyimah-Boadi, du Centre pour le développement démocratique (CDD), une institution ghanéenne.
"C'est tout à l'honneur du NPP qu'il présente ses griefs devant un tribunal. C'est à cela que servent les tribunaux électoraux", a de son côté noté Chris Fomunyoh du NDI.
Selon des observateurs, le recours en justice évoqué par le candidat défait ne devrait toutefois pas avoir d'impact réel sur la passation de pouvoir le 7 janvier entre le président sortant John Kufuor et John Atta-Mills.
Theodore Dzeble, porte-parole de la Coalition d'observateurs des élections (CODEO, 34 organisations) a estimé que Nana Akufo-Addo, également un juriste de 64 ans, était lui-même capable de se rendre compte que s'il souhaite se présenter lors des prochaines élections dans quatre ans, il doit se résoudre à la défaite.
"Sinon, personne ne votera pour lui la prochaine fois".
source AFP
L'Afrique salue la transition en douceur au Ghana
Par Reuters, publié le 04/01/2009 à 15:30 ACCRA - Le bon déroulement de l'élection présidentielle au Ghana et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent, estiment responsables politiques et citoyens ordinaires.
John Atta Mills, candidat du Congrès démocratique national (NDC), qui a remporté samedi l'élection présidentielle ghanéenne, avec 50,23% des suffrages. Responsables politiques et citoyens ordinaires estiment que le bon déroulement de ce scrutin et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent. (Reuters/Luc Gnago)
La troisième tentative a été la bonne pour le chef de l'opposition ghanéenne, John Atta Mills, qui a remporté l'élection de justesse, avec 50,23% des voix contre 49,77% à son adversaire du parti au pouvoir, Nana Akufo-Addo.
"La victoire de John Atta Mills et l'attitude du peuple ghanéen offrent un rare exemple de démocratie en Afrique", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre kényan Raila Odinga, dont le pays a connu de graves violences politiques qui ont fait un millier de morts au début de l'an passé.
Des soubresauts politiques ont également marqué la Mauritanie, où le premier président civil librement élu a été déposé en août par les militaires, et la Guinée, où un putsch a suivi le décès du président Lansana Conté le mois dernier.
La crise gouvernementale au Zimbabwe, elle, n'est toujours pas dénouée malgré l'accord de partage du pouvoir conclu le 15 septembre.
L'Afrique du Sud, première puissance économique du continent, votera en mars prochain, un scrutin que les spécialistes annoncent comme très tendu en raison des dissensions au sein du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.
"RESPECT DE LA DÉMOCRATIE ET BONNE GOUVERNANCE"
"L'élection au Ghana est un témoignage du respect de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe. "Le peuple du Ghana a montré dans les urnes combien il appréciait la démocratie."
Sortie d'une sanglante guerre civile, la Côte d'Ivoire, voisine du Ghana, a reporté l'élection présidentielle qui devait être organisée l'an dernier, en raison des retards dans le désarmement et dans le recensement des électeurs. Le scrutin ne devrait pas avoir lieu avant la fin de cette année.
"Dans ce pays, les élections se déroulent toujours dans le chaos et c'est le plus fort qui gagne", déclare un chauffeur de taxi d'Abidjan, Alpha Kante. "Mais si les Ghanéens, eux, ont pu élire un nouveau président sans problème, c'est une bonne chose et un exemple à suivre."
A Accra, la capitale ghanéenne, l'homme de la rue est fier du bon déroulement du vote, preuve que "la démocratie, ça marche".
"L'élection montre que le Ghana est un superbe exemple de démocratie sur un continent qui se bat pour être enfin reconnu", dit Richard Nunoo, un mécanicien.
Les deux camps en lice au Ghana s'étaient pourtant mutuellement accusés de fraudes et de violences et avaient demandé une nouvelle vérification des résultats dans plusieurs régions, mais la commission électorale a affirmé que ces demandes n'étaient pas fondées.
Les observateurs internationaux ont salué un scrutin libre et régulier.
Les huit années de présidence du chef de l'Etat sortant, John Kufuor, ont été marquées par une forte croissance économique qui a attiré de nombreux investisseurs.
Mais les détracteurs du chef de l'Etat sortant faisaient état d'une corruption généralisée, et notamment de trafics de drogue dans lesquels des fonctionnaires étaient impliqués.
Christian Akorlie à Accra, Helen Nyambura-Mwaura à Nairobi; Ange Aboa à Abidjan, version française Guy Kerviel
source : l'express
Burkina Faso / La FIJ Condamne l’Interpellation des Dirigeants de la Manifestation Marquant les 10 ans de l’Assassinat de Norber

Burkina Faso / La FIJ Condamne l’Interpellation des Dirigeants de la Manifestation Marquant les 10 ans de l’Assassinat de Norbert Zongo
OUAGADOUGOU, Burkina-Faso, 16 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — La Fédération Internationale des Journalistes (IFJ) a aujourd’hui condamné l’interpellation par les forces de sécurité de quatre organisateurs de la grande manifestation marquant le 10ème anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation, Norbert Zongo, au Burkina Faso.
Les quatre interpellés sont des dirigeants de la coalition contre l’impunité qui a organisé samedi dernier une grande manifestation dans la capitale, Ouagadougou, réclamant le jugement en bonne et due forme dans l’assassinat de Norbert Zongo dix ans après. Les manifestants ont par la suite rebaptisé l’avenue de la Nation, l’une des voies principales, avenue Norbert Zongo. Ce matin (15 décembre), les quatre dirigeants - Chrysogone Zougmoré, président de la coalition, Tolé Sagnon, vice-président, Bénéwendé Sankara et Jean Claude MEDA- ont été interpellés et interrogés par la gendarmerie au sujet de la manifestation et du fait de rebaptiser l’avenue de la nation, en avenue Norbert Zongo.
« Nous considérons cette arrestation par les forces de sécurités du Burkina Faso comme un acte d’intimidation visant à empêcher l’enquête devant faire la lumière sur l’assassinat de Norbert que Zongo » a indiqué Gabriel Baglo, directeur du bureau d’IFJ Afrique. Le « Président Blaise Compaoré doit montrer sa bonne volonté pour que l’assassinat de Norbert Zongo soit puni et pour mettre un terme à l’impunité au Burkna Faso».
Nobert Zongo, journaliste d’investigation et directeur de publication de l’hebdomadaire L’Indépendant a été trouvé mort le 13 décembre 1998 et son corps avec trois autres amis carbonisés dans sa voiture à Sapouy, une ville à 100 kilomètres au sud de la capital. Zongo enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur du frère du président de la République, Blaise Compaoré. David serait mort des mauvais traitements de la garde présidentielle après qu’il a été arrêté pour avoir volé l’argent de son employeur, François Compaoré.
Jean Claude MEDA, un des dirigeants de la coalition et président de l’association de journalistes de Burkina Faso, AJB a dit que « La manifestation a rassemblé des milliers de citoyens réclamant la fin de l’impunité au Burkina Faso ; et les autorités se sont senties embarrassés ; cela explique notre interpellation et libération ce matin mais nous devons être vigilent parce que le commandant de la gendarmerie, le colonel Martin Zambo Zongo qui nous a interrogés en présence de ses deux collaborateurs va faire son rapport à ses supérieurs et nous ne savons pas que ce qui va se passer après. »
La F’IJ invite le gouvernement du Burkina Faso à mettre fin à tout harcèlement contre les protestataires, à garantir un processus juridique impartial dans l’assassinat de Norbert Zongo et à mettre un terme à l’impunité au Burkina Faso.
SOURCE : International Federation of Journalists (IFJ)
Nigéria : la polio bientôt éradiquée ?
Bonne nouvelle dans la lutte contre la poliomyélite ! Le vaccin oral monovalent mOPV1, introduit au Nigéria en 2006, s’est révélé 4 fois plus efficace que ses prédécesseurs. En un an, le nombre de cas de poliomyélite rapporté dans le pays a en effet chuté de 75%.
Produit par Sanofi-Pasteur, le mOPV1 est un vaccin très puissant spécialement conçu pour contrer le poliovirus de type 1, la souche prédominante dans la région. Une arme de choc donc, pour tenter d’éradiquer la maladie dans l’un des 4 derniers pays d’endémie (avec l’Afghanistan, l’Inde et le Pakistan) encore en proie au fléau.
Plus de 700 cas ont été enregistrés au Nigéria depuis le début de l’année. C’est 82% du nombre total de cas rapportés dans le monde ! Une réalité qui découle directement de la décision des autorités locales de surseoir aux vaccinations de masse en 2004. Cette erreur a déjà fait perdre plus de 8 années à la campagne d’éradication lancée par l’OMS il y a 20 ans…
Source : www.destinationsant e.com









