12 décembre 2008
Afrique du Sud: bon score pour les dissidents de l'ANC à des partielles
Le chef du Congrès du peuple (Cope), Mosiuoa Lekota, le 15 novembre 2008 à Pretoria |
LE CAP (AFP) — Les dissidents de l'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud, ont gagné dix sièges lors d'élections municipales partielles, un scrutin suivi avec attention avant les élections générales de l'an prochain.
Ces 41 élections partielles étaient le premier scrutin auquel participait cette formation dissidente de l'ANC, le Congrès du Peuple (COPE), formé par des d'anciens dirigeants critiques de l'ANC. La participation a été de seulement 26%.
Le Congrès national africain (ANC) a pour sa part remporté onze victoires, essentiellement dans la province de Gauteng, le coeur économique du pays autour de Johannesburg, et dans la province du Free State (centre).
La COPE s'est bien comportée dans celle du Cap Occidental, qui comprend Le Cap, remportant plus d'un tiers des municipalités vacantes dans cette province.
Des sympathisants de la COPE se sont plaints d'avoir été intimidés par des membres de l'ANC lors du scrutin.
Les dissidents ont quitté le parti dominant après que la direction de l'ANC avait poussé à la démission le président sud-africain Thabo Mbeki en septembre dernier. M. Mbeki n'est pas membre du COPE.
13 novembre 2008
Miriam Makeba : Début de deuil national en Afrique du Sud en hommage à Miriam Makeba
JOHANNESBURG (AFP) — Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a ouvert mercredi une période de deuil national à la mémoire de la chanteuse et militante historique antiapartheid Miriam Makeba, a annoncé le bureau de la présidence.
Tous les drapeaux du pays seront en berne dès jeudi et ce jusqu'à ses funérailles et sa crémation, dont la date n'a pas encore été fixée.
"Son esprit continuera de vivre dans le coeur de chacun et le monde la célébrera et l'honorera pour sa contribution significative à faire de l'Afrique du Sud et du monde un endroit meilleur pour tous", a indiqué le président dans le communiqué.
Un livre de condoléances sera mis à la disposition du public à Pretoria, la capitale, et au Cap (sud).
Miriam Makeba est décédée dans la nuit du 9 au 10 novembre d'une crise cardiaque après un concert près de Naples (sud de l'Italie), à l'âge de 76 ans. Sa dépouille est arrivée mercredi matin à Johannesburg.
Voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte contre l'apartheid, la chanteuse est décédée d'une crise cardiaque après un concert pour l'écrivain italien menacé de mort par la mafia Roberto Saviano.
Bannie par le régime d'apartheid en raison de son apparition dans un film dénonçant la ségrégation blanche, elle a vécu 31 ans en exil, notamment aux Etats-Unis et en Guinée. Surnommée "Mama Africa", Miriam Makeba était rentrée dans son pays au début des années 1990 après la libération de Nelson Mandela.
Source : AFP 12 novembre 2008
10 novembre 2008
Voix de l'Afrique, Miriam Makeba décède d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie
Miriam Makeba lors de son dernier concert quelques instants avant sa mort le 9 novembre 2008 à Castelvolturno près de Naples Italie (AFP)
ROME (AFP) — Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme "Mama Africa", est décédée en Italie à 76 ans en sortant de scène, juste après avoir chanté sur les terres de la mafia napolitaine pour l'écrivain menacé de mort par la Camorra Roberto Saviano.
Devenue un des symboles de la lutte apartheid, Miriam Makeba, chanteuse sud-africaine née à Johannesburg le 4 mars 1932 et dont le titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète, n'aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l'amour, la paix et la tolérance.
C'est presque sur scène qu'elle est décédée dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir chanté en compagnie d'autres artistes lors d'un concert antimafia dédié au jeune écrivain du bestseller "Gomorra", Robero Saviano, à Castel Volturno près de Naples (sud).
"Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu'un a demandé au micro s'il y a avait un médecin dans l'assistance. Miriam Makeba s'était évanouie et gisait sur le sol", selon un photographe de l'AFP.
Rapidement transportée à la clinique Pineta Grande de Castel Volturno, la chanteuse est décédée peu après des suites d'une crise cardiaque, selon Ansa.
Environ un millier de personnes avaient assisté à en 1947 avec l'arrivée au pouvoir des nationalistes afrikanersce concert donné sur une commune considérée comme un des fiefs de la mafia napolitaine, la Camorra, et où six immigrés africains et un Italien ont été abattus dans des conditions encore obscures en septembre dernier.
Dans "Gomorra", Roberto Saviano plonge le lecteur dans l'empire de la Camorra avec ses trafics, ses chefs, nommément cités, et ses clans. Le livre, traduit en une quarantaine de langues, a été adapté au cinéma et a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes avant d'être choisi pour représenter l'Italie aux Oscars.
Miriam Makeba avait accepté de participer à ce concert dédié au combat de Roberto Saviano, en compagnie de sept de ses musiciens.
De son vrai prénom "Zenzi" (diminutif de Uzenzile), Miriam Makeba avait vu le destin de son pays basculer . A vingt-sept ans, elle quitte l'Afrique du sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position anti-apartheid.
Un exil qui durera 31 ans et qui la fera vivre un peu partout, de l'Europe aux Etats-Unis. La chanteuse connait un véritable succès, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael - dont elle se séparera en 1973 - n'est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.
Après la mort de sa fille unique en 1985, elle retourne vivre en Europe. En 1990, Nelson Mandela avait réussi à la convaincre de revenir en Afrique du sud.
Miriam Makeba était devenue Commandeur des Arts et des Lettres en 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1990.
Source AFP du 10 novembre 2008





