31 janvier 2012

Afrique Centrale : Les défis du nouveau directeur de la BVMAC

 
 Afrique Centrale :

Les défis du nouveau directeur de la BVMAC

Le nouvel homme fort de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC)

s’appelle Pascal Houangni. En effet le gabonais a été nommé nouveau directeur

général de la Bourse sous-régionale, et aura pour mission d’une part de dynamiser

un marché languissant et d’autre part d’œuvrer au renforcement des relations entre

la place de Libreville et celle de Douala. M. Houangni qui prônait déjà depuis des années

que « seule une sous-région soudée pourrait mieux coopérer avec des marchés financiers

extérieurs et bénéficier des innovations technologiques », continuerait sûrement dans cette

logique d’unification. La question de la fusion des Bourses de Libreville et de Douala prendra

encore plus de poids avec la venue de Houangni qui n’est rien d’autre que l’un des précurseurs

de l’idée. Rappelons que les deux Bourses qui opèrent sur le même marché sous-régional

fonctionnent aujourd’hui sans grande synergie, bien que les pays où elles sont implantées

(Gabon et Cameroun) soient membres de la CEMAC, dont le but est avant tout de

promouvoir l’intégration sous-régionale. Mais en attendant que le nouveau directeur prenne

les rênes de l’institution boursière et se penche sur les deux défis à relever, sa nomination

doit être validée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF).

Après cette validation, le directeur présentera officiellement au mois de Mars prochain

son plan d’action et son budget à son conseil d’administration. Houangni peut-il réussir là où

ses prédécesseurs ont échoué ? Telle est la question qui revient incessamment depuis sa nomination.

Quoi qu’il en soit, le gabonais incarne l’espoir et l’avenir du secteur boursier de la sous région.

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09 février 2010

Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner

Je vous donne à  lire cette dépêche de l'AFP concernant la confrontation Chine-Occident en Afrique.


Vous noteriez avec quel mépris, le ministre français des affaires étrangères après sa tournée en Afrique, traite l'Afrique.


Pour lui l'Afrique n'est que le lieu et territoires d'approvisionnement de matières premières.

Notez à dessein pourquoi Kouchner mentionne le mot "puissances coloniales" ,c'est pour dire de manière implicite que le continent leur appartient. 

 

Autre part il faut noter dans les propos de ce dernier l'aveu que l'Afrique est en train de se détacher de la sphère occidentale, ce qui est positif pour l'avenir, si les gouvernants actuels ne bradaient pas le patrimoine au profit des Chinois. C'est à ce niveau qu'il faut être vigilants et peut être crier au loup avec les anciens loups.


Qu'est-ce que vous en pensez? 

 

Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner

(AFP) – Il y a 18 heures

PARIS — Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a préconisé lundi que les anciennes puissances coloniales européennes et les Etats-Unis définissent une "politique commune" en Afrique pour être "performants" économiquement face à la montée en puissance de la Chine.

"En Afrique, il nous faut une politique commune, certainement des Anglais et des Français. Et pourquoi pas y ajouter les Portugais et les Belges, les anciennes puissances coloniales, mais aussi les Américains", a-t-il suggéré devant l'Association de la presse diplomatique.

M. Kouchner était interrogé sur les moyens de résister à la concurrence économique chinoise sur l'ensemble des marchés mondiaux, particulièrement en Afrique.

Armé de vastes réserves de change, Pékin déverse aujourd'hui en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'étancher sa soif de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises. Les grands travaux d'infrastructure financés par Pékin facilitent l'activité économique dans de nombreux pays.

Face à cette évolution, "il faut, a-t-il observé, que nous soyons performants et pas du tout confrontationnels. Ce n'est pas une bataille avec les Chinois pour qu'ils ne nous volent pas l'Afrique, mais c'est une démarche positive que nous ne pouvons faire qu'à plusieurs", a souligné le ministre.

Les Chinois "ont des atouts, ils gagnent tous les marchés, ils sont moins chers, ils contruisent à l'heure, etc", a remarqué M. Kouchner.

Il a relevé qu'à l'échelle mondiale, "nos rapports avec la Chine sont à la fois difficiles et indispensables". (...) "Si nous ne nous attachons pas à des liens (...) économiquement étroits avec la Chine, ça va aller mal pour nous", a-t-il prédit.

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12 novembre 2009

Afrique-Chine : Après Sharm El Sheikh, Dakar se fait l’écho de la nouvelle offensive de Pékin sur le continent

Ouestafnews – Le Sénégal s’est fait le porte-voix de la dernière offensive de la diplomatie chinoise sur le continent africain en annonçant à Dakar les dernières initiatives prises par Pékin pour apporter son soutien au continent africain lors du dernier Forum sur la Coopération Chine Afrique (Focac) tenu en Egypte.

Parmi les décisions chinoise figurent notamment celle d’accorder aux pays africains une enveloppe financière de 10 milliards de dollars (plus de 4200 milliards FCFA) en crédits préférentiels et celle de mettre en place un fonds spécial d’un milliard de dollars (plus de 420 milliards FCFA) destiné au financement des petites et moyennes entreprises africaines, selon un communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères transmis à Ouestafnews.

Ces décisions ont été annoncées par le premier ministre chinois Wen Jiabao, à Sharm El Sheikh (Egypte) lors du dernier Focac tenu les 8 et 9 novembre, précise le même communiqué.

Dakar et Pékin n’ont rétabli leurs relations diplomatiques qu’en 2006, après près d’une décennie pendant laquelle le Sénégal a entretenu des relations avec Taiwan, une île qui se dit « souveraine », mais considérée comme « séparatiste » par Pékin qui refuse de lui reconnaître son indépendance.

Selon le communiqué de Dakar, de « l’avis unanime » des participants à la conférence ministérielle de Sharm El Sheikh, « la Chine a largement respecté ses engagements vis-à-vis de l’Afrique comme le démontrent les nombreuses réalisations présentées au cours des discussions ».

La coopération entre l’Afrique et la Chine se déroule sur fonds de fortes rivalité, voire de tensions, avec les anciens « partenaires » du continent africain, notamment ceux de l’Europe souvent accusés par les Africains de ne pas tenir tous leurs engagements.

De leur côté les Européens reprochent à l’Afrique de se « ré-endetter » auprès de la Chine et à la nouvelle puissance économique mondiale qu’est la Chine de ne point « conditionner » son aide.

La décision de Pékin de renforcer son appui financier prise à Sharm El Sheikh s’ajoute à celle relative à « l’annulation des dettes gouvernementales dues au titre de l’année 2009 pour tous les pays pauvres très endettés et ceux inscrits dans la catégorie des nations les moins avancées », précise le ministère sénégalais des Affaires étrangères dans son communiqué.

Pékin annonce l’extension avant la fin de l’année 2010 du tarif douanier préférentiel à 60% des produits en provenance des PMA africains, avec l’ambition de porter ce taux à 95%.

La Chine, de plus en plus présente sur le continent a également décidé d’élargir le champ de ses interventions. Ainsi, Pékin envisage l’augmentation à 20 unités du nombre de « Centres pilotes agricoles aménagés » et l’envoi de 50 missions techniques agricoles chinoises en Afrique, en plus de la formation des 2.000 techniciens agricoles africains.

Dans le domaine de la santé la Chine s’engage en outre à fournir des équipements et des matériels médicaux et de produits antipaludéens d’une valeur de 500 millions de yuans aux 30 hôpitaux et aux 30 centres de lutte contre le paludisme construits en Afrique, selon le communiqué.

La construction de 50 écoles sino-africaines et l’accélération de la formation d’enseignants africains (environ 20.000 dans les trois prochaines annoncées) sont annoncées.

Mais affirme-ton du côté de Dakar, « la plus remarquable réalisation est sans nul doute l’augmentation du volume des échanges commerciaux qui a été porté, en 2008, à 107 milliards de dollars, contre 46 milliards en 2006, dépassant ainsi l’objectif de 100 milliards initialement fixé ».
La Chine a largement renforcé ses relations avec l'Afrique ces dernières années afin de satisfaire ses besoins croissants en ressources naturelles et a massivement investi dans de nombreux pays du continent.
Lors du dernier forum Chine-Afrique (Focac) qui avait réuni plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement en 2006 à Pékin, la Chine avait promis de doubler son aide à l'Afrique et s'était engagée à développer les relations commerciales avec le continent.
La Chine est de plus en plus présente en Afrique dans des projets dans les secteurs de l'agriculture, l'énergie, le transport ou l'eau et a signé des gros contrats lui donnant accès aux ressources énergétiques et naturelles de nombreux pays du continent.

Jeudi 12 Novembre 2009

Ouestaf News

Posté par Kibaya à 20:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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