"Africa Paradis" un film sur l'immigration
L'Association de la Presse Panafricaine est partenaire du film AFRICA PARADIS
Et si l'immigration changeait de camp...
Sortie française, le 28 février 2007!!!
Vous pourrez voir le film à Paris dans les cinémas suivants:
Espace Saint-Michel - 7 place Saint-Michel 75005 PARIS - Métro Saint Michel
Les cartes " PASS " ET " UGC ILLIMITE " sont acceptées
les horaires seront prochainement affichés sur leur site
Images d'ailleurs
21 rue de la Clef - 75005 Paris - Metro Censier-Daubenton. Tél : 01 45 87 18 09
Nous vous tiendrons au courant des futures salles où sera projeté le film
SYNOPSIS
Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement.
Olivier informaticien sans travail est prêt à tout pour en trouver, vit avec Pauline, institutrice elle aussi au chômage. Vu leur situation déplorable en France ils décident de tenter leur chance en Afrique où ils immigrent clandestinement.
A peine arrivés, ils sont arrêtés par la police des frontières et incarcérés dans une résidence de transit, en attendant d’être renvoyés en France. Olivier parvient seul à s’échapper.
Il commence alors une vie de clandestin, jusqu’au jour où il récupère les papiers et endosse l’identité d’un blanc tué dans un accident de voiture. Entre-temps , Pauline accepte un poste de bonne dans une famille bourgeoise africaine…
English Version
Europe, among them France, has become underdeveloped due to acute economic and political crisis while Africa has gone through very thriving development.
As Olivier and Pauline, a French engineer and a French teacher, can no more decently live in their country, they decide to immigrate into the United States of Africa.
Unfortunately they don’t manage to get an entry visa and therefore call on a smuggler. From that time on their life turns upside down and they face the grim reality of immigration : they experience the position of illegal immigrant, the difficulty to find a decent job and on top of that the political use of immigration.
Voir la fiche du film et la bande annonce sur ALLOCINE.COM :
Bonjour et bienvenue sur le site d'Africa-Paradis, un film réalisé par Sylvestre Amoussou
Cliquez ici pour voir le trailer (format quicktime) Merci à tous ceux qui nous ont aidé financièrement.
Bonne visite sur notre site remerciements à nos partenaires
Contact presse : Sandrine BULTEAU - 01 48 94 86 26 - 06 83 14 14 47 - bulteau.s@free. fr
Les activités du CADTM (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde)
Depuis septembre, c'est un déferlement de sollicitations auquel le CADTM fait face, et cela nous ravit ! Les films "La dignité du peuple", de l'Argentin Fernando Solanas, et "Bamako", du Malien Adberrahmane Sissako, sont à l'affiche et les débats d'après projection se multiplient dans toute la France.
Le site du film : http://www.bamako-film.com
novembre 2006
\\ 2 novembre | Agen, France
Film-débat "Bamako"
Les Montreurs d'images, Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 3 novembre | St Gaudens, France
Film-débat "Bamako" Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 6 novembre | Richelieu, France
Film-débat "Bamako"
21h, Le Majestic, Intervention de Michaël Charruault après la projectio du film
\\ 7 novembre | Besançon, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 8 novembre | Alès, France
Conférence-débat
"Quel avenir pour les pays du sud et de l'est de la méditerranée ?"
\\ 8 novembre | Pau, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Olivier Duteille après la projection du film
\\ 9 novembre | Nïmes, France
Conférence-débat
" Sortir la Tunisie de l'impasse ! "
\\ 9 novembre | Cadillac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Eric Berr après la projection du film
\\ 10 novembre | Uzès, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du groupe CADTM Nîmes après la projection du film, organisé
par AttacUzège
\\ 10 novembre | Plougonvelin, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Gérard Masure après la projection du film
\\ 10 novembre | Alençon, France
Intervention de Damien Millet
sur le FMI et la Banque mondiale
\\ 11 novembre | Paris, France
Conférence-débat
entre le 11 et le 19 novembre, intervention de Nicolas Sersiron à
l'invitation d'Artisans du monde dans le cadre de la SSI (date à définir)
\\ 11 novembre | Bressuire, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Michaël Charruault après la projection du film, Quinzaine de la solidarité internationale
\\ 11 novembre | Paris, France
Intervention de Damien Millet au salon Marjolaine, Parc Floral de Paris, Bois de Vincennes 14 h - Le
modèle économique libéral actuel : une fatalité ?
\\ 13 novembre | Pessac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention d'Eric Berr après la projection du film d'Abderrahmane Sissako
\\ 14 novembre | La Courneuve, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Véronique Racine, Jérôme Duval et François Mauger après la projection du film
\\ 14 novembre | Cergy, France
"Citoyenneté et solidarité" intervention de Véronique Racine
\\ 14 novembre | Louviers, France
"Bienvenue en Afrique"
Participation de Roseline Péluchon au débat après le film
\\ 15 novembre | Nancy, France
Film-débat "La dignité du peuple"
Intervention de François Mauger après la projection du film
\\ 15 novembre | Brétigny sur orge, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Damien Millet après la projection du film
\\ 15 novembre | Saint Médard en Jalles, France
Film-débat "Bamako"
Intervention d'Eric Berr après la projection du film d'Abderrahmane Sissako
\\ 15 novembre | Calais, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Serge Vienne après la projection du film
\\ 16 novembre | Louviers, France
"Congo River"
Participation de Roseline Péluchon au débat après la projection du film
\\ 16 novembre | Annonay, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Denise Milberge après la projection du film
\\ 18 novembre | Châteauroux, France
Film-débat "Bamako"
20h30 Cinéma Apollo, Maison de l'image, intervention de Nicolas Sersiron
après la projection du film
\\ 18 novembre | Grande-Synthe, France
1er Forum du commerce équitable et de la solidarité internationale samedi 18 et dimanche 19 novembre, intervention de Claude Quémar et stand du CADTM
\\ 19 novembre | Cergy, France
"Dette, droits de l'Homme et migrations"
Interventions de Roseline Péluchon et Véronique Racine
\\ 20 novembre | Rillieux la Pape, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro après la projection du film
\\ 20 novembre | Aubervilliers, France
Conférence-débat
Intervention de Damien Millet à l'invitation de CEMEA
\\ 20 novembre | Hérouville St Clair, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film
\\ 21 novembre | Pauillac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 22 novembre | Autun, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Claude Quémar après la projection du film
\\ 22 novembre | Lyon, France
Film-débat "Bamako"
Ciné Duchère, Intervention du groupe CADTM Lyon après la projection du film
\\ 22 novembre | Créon, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 22 novembre | Autun, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Claude Quémar après la projection du film
\\ 23 novembre | Bordeaux, France
2e journées du développement du GRES
"Quel financement pour quel développement ?" - Université Montesquieu-Bordeaux IV, 23-24 novembre 2006
\\ 23 novembre | Bazas, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 23 novembre | Chilly Mazarin, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Damien Millet après la projection du film
\\ 24 novembre | Versailles, France
Film-débat "Bamako"
Le Roxane, Intervention de Damien Millet après la projection du film
\\ 24 novembre | Les Mureaux, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro après la projection du film
\\ 24 novembre | Andernos, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film
\\ 25 novembre | St Renan, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film
\\ 26 novembre | Douarnenez, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film
\\ 27 novembre | Ecully, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du groupe CADTM Lyon après la projection du film
\\ 28 novembre | Ferney-Voltaire, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du CADTM Suisse après la projection du film
\\ 28 novembre | St Gratien, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro et Véronique Racine après la projection du film
\\ 28 novembre | Sens, France
Film-débat "Bamako" Intervention de Nicolas Sersiron après la projection
du film
\\ 29 novembre | Annecy, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Mylène Chantran et Martine Toulotte après la projection du film
Les autres voix de la planète
Quatre fois par an, la revue "Les autres voix de la planète" propose des dossiers et des articles sur les thèmes développés par le CADTM et suit l'actualité de la dette, du mouvement altermondialiste et des grandes mobilisations internationales. Elle se présente sous une forme attrayante, partageant sa pagination (une quarantaine de pages à chaque numéro) en différentes rubriques (articles de fond, dossiers, interviews, brèves, échos du réseau international CADTM, notes de lecture, agenda...), et accordant une importance particulière à l'iconographie qui vient renforcer son contenu (photographie, dessins originaux...). Elle paraît uniquement en français.
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BULLETIN D'INFORMATION du CADTM
Email: info@cadtm.org
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Non aux momuments français au Cameroun" et en Afrique!
Comme à mon habitude, je me fais l'obligation de partager ce texte déjà publié sur un autre site www.bonaberi.com et envoyé par notre ami camforever en commentaire de mon article "à quand des monuments à la gloire de nos héros africains" Pour ne pas influencer votre lecture, j'ai opté pour sa publication intégrale. Ce qui ne vous empêche pas de le commenter et surtout de le diffuser. D'avance merci
Le samedi 17 juin 2006 à 12:48, par Camforever
Bonjour a tous,
Je voudrais rappeller que l'idee de base du sujet s'inscrit dans notre combat, a travers le soutien que nous apportons à Mboua Massock, lequel fait l'objet d'un procés dont l'enjeu est de permettre de libérer l'Afrique des symboles de l' oppression coloniale !
Voici l'interview tiree du site Bonaberi.com
"Non aux monuments français au Cameroun" (16/03/2006)
Père des Villes-mortes et de la Rébellion morale, Mboua Massock a été récemment arrêté, puis libéré. Il remet en question la présence de monuments français au Cameroun.
Par Edmond Kamguia K. et David Nouwou
La statue du général Leclerc
Père des Villes-mortes et de la Rébellion morale, le combattant de la liberté a été récemment arrêté, puis libéré. Il a comparu devant le tribunal de première instance de Douala, à Bonanjo, vendredi 3 mars. Pour dégradation des biens publics ou classés. Approché pour qu’il dise exactement ce qu’on lui reproche et qu’il précise les objectifs de son combat, Mboua Massok ma Batalong se livre.
Pourquoi avez-vous été arrêté le 29 janvier 2006 à Bonanjo, à Douala ?
Il se trouve que depuis 2001, je remets fondamentalement en question la présence à la Place de l’indépendance de la statue - certains parlent de monument - du général Leclerc. Celui par qui tout s’est passé pour que nos aïeux aillent en France défendre la France. Or, nous sommes indépendants depuis le 1er janvier 1960. La France a installé la statue de Leclerc sur l’emplacement où notre indépendance a été obtenue, et sur son regard. Alors qu’il y a nos héros de l’indépendance, nos nationalistes, qui méritent de trôner, sur les places de l’indépendance au Cameroun. A deux cents mètres de cet endroit, il y a la tombe de Rudolph Douala Manga Bell. Il gît dans l’anonymat total, pendant que quelqu’un d’autre, qui n’a rien à voir avec notre histoire, est débout. J’estime que c’est une aberration. C’est un non-sens. J’ai donc demandé qu’on enlève la statue de Leclerc. Pendant que j’étais en train de porter les inscriptions, “ à démolir, nos martyrs d’abord ”, sur le mur situé à l’arrière plan de la statue de Leclerc, j’ai été arrêté par des éléments du commissariat central de Bonanjo. J’ai été conduit au commissariat du premier arrondissement vers 8h30, ce fameux 29 janvier 2006. Ils m’ont fait passer un jour en cellule. Le lendemain, vers 17h, le lundi 30 janvier, on m’a extrait de la cellule, pour me présenter au parquet. Le procureur de la République m’a dit que je pouvais rentrer chez moi, mais que je devais revenir pour un procès qui devait commencer le 03 février. Mes conseils ont estimé qu’ils ne connaissaient pas encore le contenu du dossier, et qu’il était souhaitable de trouver une date plus appropriée. Le juge a donc opté pour le 03 mars.
On vous reproche d’avoir dégradé des biens publics...
Je ne sais pas en quoi ce monument constitue un bien public. En ce qui me concerne, cette statue devrait être ramenée à l’ambassade ou au consulat de France, s’il faut absolument qu’elle reste au Cameroun. Nous respectons les accords. Ainsi que les consulats, sauf si l’on nous apprend que l’extension du consulat français à Douala comprend la Place de l’indépendance du Cameroun à Bonanjo.
Pourquoi avoir décidé de passer à l’acte maintenant, au début de cette année ?
Comme je vous l’ai dit tantôt, l’idée me tient à cœur depuis 2001. Je croyais à ce moment-là que le monument était en béton. Je ne pensais pas encore à écrire “ A démolir… ”. J’étais arrivé sur les lieux avec un burin. Malheureusement, ce n’était pas démontable par un burin. Cette fois-là, on m’avait arrêté, on m’avait entendu sur procès-verbal, et on m’avait relaxé. S’il faut remonter à la genèse du problème, je vous dirai que tout part de la rébellion morale. Nous avons institué une démarche à l’intérieur de la rébellion morale. Elle vise à rétablir la conscience morale. A travers la revalorisation des patriotes, qui ne sont plus de ce monde, mais qui ont beaucoup apporté à la patrie. C’est dans cette perspective que j’avais lancé le “ Pas du millénaire ”. Tout un concept révolutionnaire. La rébellion morale a pour objet la fortification morale du peuple camerounais. Il s’agit de réformer nos mentalités. De par sa structure, la rébellion morale avait, dès l’origine, admis ce type de revendication. Il fallait que le monument Leclerc quitte cet endroit. Car, il matérialise la présence française continue chez nous. Il ne faut pas faire preuve de légèreté sur une question aussi importante.
Le consulat de France à Douala n’a pas apprécié l’acte que vous avez posé. En êtes-vous conscient ?
Effectivement. Lorsqu’ils ont eu vent de l’atteinte du monument par la peinture, les responsables français à Douala ont décidé immédiatement de remettre la peinture, pour que les inscriptions, qui y étaient portées, disparaissent. Des personnes attentives, qui passaient par là, ont eu le temps de filmer les inscriptions. L’histoire retiendra ce qui s’est passé. Il y a des photos qui peuvent l’attester. Ils veulent falsifier l’histoire de notre pays. Nous nous y opposons.
La date du dimanche 29 janvier 2006 avait-elle une signification particulière pour vous ?
Je ne vais pas focaliser l’attention sur la date. Ce jour-là, nous l’avons choisi tout simplement parce que le Cameroun était engagé dans le tournoi de la Coupe d’Afrique des Nations en Egypte. Comme on a tendance chez nous à utiliser le football comme une diversion -je parlerai même de perversion- nous avons décidé d’agir ce jour-là, pour dire aux gens qu’il y a des choses essentielles. Des choses qui n’ont rien à voir avec le football.
Le Cameroun a tout de même des liens historiques avec la France. Des monuments de personnages français sur notre territoire peuvent aussi témoigner des bonnes relations entre les deux pays...
Je ne dis pas absolument que je suis contre. Mais, je précise bien ma démarche : “ Nos martyrs d’abord ! ”. Quelqu’un ne peut pas venir chez nous, choisir la chambre du patron. Le patron a sa chambre. Il lui revient de trouver la chambre qu’il juge approprié pour son étranger. S’il fallait solliciter l’avis des Camerounais avant d’ériger la statue du général Leclerc, je doute fort qu’on choisisse l’emplacement actuel, qui se trouve en plein centre administratif de la capitale économique. Encore moins la place de l’indépendance ! Les Français n’ont pas le droit de choisir ses lieux où ils doivent ériger leurs monuments chez nous. Sauf si, les lieux leur appartiennent. Nous ne doutons pas qu’un jour il puisse y avoir réciprocité. Si en France, nous pouvons, nous aussi, avoir des places, espaces publics où nous pouvons dresser les monuments de nos combattants de la liberté, à ce moment, on parlerait d’une véritable réciprocité.
Qu’attendez-vous des Camerounais ?
Je souhaite que mes compatriotes ne m’abandonnent pas. J’ai souvent été traité de grand bandit par l’administration. On m’envoie à la prison de New-Bell comme un grand bandit. Vous savez qu’en Côte d’Ivoire, les Français ont tué quelqu’un dernièrement, parce qu’ils l’avaient considéré comme un grand bandit. J’ai peur que cela constitue des prémices, qu’on me mette un jour une balle dans la tête, parce que je remets en cause la présence du monument Leclerc à Bonanjo. J’espère que le peuple camerounais sera attentif et mobilisé. Je compte beaucoup sur vous les journalistes et les médias pour mobiliser l’opinion publique nationale sur ce procès. Il faut que les gens viennent assister au procès, qu’ils en fassent leur procès ; car je ne fais que soulever un problème qui nous concerne tous.
Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans cette bataille ?
Je suis prêt à aller jusqu’au niveau où cela va finir, se terminer. Nous voulons mettre un terme à la présence des monuments français au Cameroun, tant qu’il n’y aura pas de monuments camerounais en France. Notre ambition, c’est qu’à l’endroit où se trouve la statue de Leclerc, on dresse le monument de Douala Manga Bell, par exemple. Ce ne serait que justice faite.
Peut-on dresser le monument d’une figure historique du Cameroun à côté de celui du monument Leclerc ?
Non. On ne peut pas mettre Douala Manga Bell à côté de Leclerc. Ils n’ont jamais collaboré de leur vivant. Ce n’est pas après leur mort qu’ils vont collaborer. Chacun sera à sa place. Regardez la pagode, la maison du Roi Bell, qui s’est battu au point de détruire la logique de l’apartheid au Cameroun. C’est bien au Cameroun que l’apartheid a commencé. Ce n’est pas en Afrique du Sud, où le phénomène a sévi plus tard. Des héros comme Rudoph Douala Manga Bell, Martin-Paul Samba et bien d’autres patriotes ont lutté, se sont sacrifiés, pour que nous soyons libres. Ces hommes de valeur doivent mériter une place de choix dans nos cœurs, dans notre vie quotidienne. Ils méritent qu’on érige pour eux des monuments à des endroits significatifs. Il faut honorer les valeurs là où elles doivent être honorées. La place du monument Leclerc est en France.
Avez-vous un commentaire sur la lutte contre la corruption et la vague d’arrestations de quelques anciens directeurs généraux de sociétés d’Etat ?
Je ne suis plus favorable aux luttes contre. Je mène les luttes pour. La lutte contre la corruption, c’est la lutte pour le rétablissement de la dynamique morale. Je suis pour la moralisation du peuple camerounais, pour l’éthique, pour la justice. Les luttes contre ne m’intéressent pas. On sait où les luttes contre ont mené ce pays jusqu’à maintenant. Combien de luttes contre ont-elles abouti ? Il faut changer la donne. Menons les luttes pour la fin de la corruption, de l’injustice, pour ramener les hommes sur le lit des femmes, pour la fin de la pauvreté. Etc.
Est-ce une question de sémantique finalement ?
Tout à fait. Quand on engage une lutte contre, ce n’est pas la même chose que lorsqu’on engage une lutte pour. Il y a le pour, et il y a le contre. L’équilibre se trouve au milieu.
Approuvez-vous la lutte que mène le président Biya contre les détourneurs de fonds publics ?
C’est lui qui approuve le principe de ma lutte. Ne mettez pas les choses à l’envers. Penser que c’est moi qui approuve le principe de la lutte que mène Paul Biya, c’est se tromper d’époque et de l’histoire. M. Biya n’a jamais compris que, lorsqu’on gouverne, on assume. Il nous dit un 31 décembre que les gens à qui il a confié des responsabilités ne font pas ce que l’on attend d’eux. Le lendemain, il ne les fait pas partir. Comment un président de la République, qui a le pouvoir de nommer et de relever quelqu’un de ses fonctions, se plaint le soir et ne fait rien le matin qui suit ? C’est de l’irresponsabilité. Le président Biya est irresponsable. Il ne croit pas vraiment à la moralisation.
"Mieux vaut tard que jamais "...
On peut dire : “mieux vaut tard que jamais ”, si, dans le tard, il n’y a pas un résultat grave comme celui que nous connaissons au pays. Laisser transporter nos richesses ailleurs, puis demander aux gens s’ils font partie des criminels à col blanc, et, enfin, leur demander quand ces richesses vont retourner au bercail, est une attitude irresponsable. Car, la sonnette d’alarme avait été déclenchée à temps.
En 1986, j’avais fait publier dans un journal un poème sur la corruption qui avait déjà atteint le degré d’un volcan en irruption. Je soulignais que si ceux qui gouvernent parviennent à mettre la main sur les informations essentielles, qu’ils prennent les bonnes décisions ou alors qu’ils démissionnent. Il y a vingt ans, je n’ai pas été écouté. Ce débat ne m’intéresse plus. Ce qui me préoccupe aujourd’hui, ce sont les questions d’identité et d’indépendance effective du Cameroun. C’est pour cela que je suis en procès.
A quand des monuments à la gloire des héros africains? 2
Pour faire suite à l'article sur les heros africains Pour qu'il y ait le maximum de yeux pour regarder et comprendre l'histoire africaine je viens relayer l'information ci-dessus que je vous prie de diffuser au maximum autour de vous, merci.
REGARDEZ Lundi 24 juillet soir sur ARTE à 23h55 HL
L’assassinat de Félix Moumié L’Afrique sous contrôle Documentaire de la télévision suisse romande de Frank Garbely
LISEZ
Victime du colonialisme français Mon mari Félix Moumié
Editions Duboiris, Paris, 2006, 176 pages, photos inédites, 15 euros.
Préface du président Ben Bella
Le débat suscité par la loi du 23 février 2005 sur « les aspects positifs de la colonisation » a peu donné la parole aux acteurs de l’histoire. Pour la première fois, Marthe Moumié, aujourd’hui âgée de 75 ans, témoigne. Elle a lutté pour l’indépendance de son pays, le Cameroun, et l’a payé au prix fort : séparation forcée d’avec sa fille, arrestation, torture, emprisonnement, exil, assassinat de son mari , le célèbre leader nationaliste camerounais Félix Moumié, par les services secrets français en 1960 à Genève …
Pour fuir les persécutions de l’administration coloniale, le couple Moumié a dû vivre dans la clandestinité, avant de se réfugier au Soudan puis en Egypte, où ils sont accueillis par le président Nasser. Leur fille Hélène doit suivre sa scolarité en Chine, séparée de ses parents. Après l’assassinat de son mari, Marthe Moumié tente de reconstruire sa vie : elle rencontre un militant nationaliste équato-guinéen, Athanasio Ndong, qui lutte contre les colons espagnols dans son pays. La vie de Marthe Moumié bascule à nouveau lorsque Athanasio est à son tour assassiné en 1969 alors qu’il est à la tête d’un parti politique en Guinée. Elle est aussitôt arrêtée, battue et torturée. Alors qu’elle demande d’être exilée en Guinée Conakry où repose le corps de son mari, les autorités équato-guinéennes décident de la renvoyer au Cameroun où elle sera à nouveau emprisonnée et maltraitée. Marthe Moumié passera encore cinq ans en prison et sera libérée le 14 juillet 1974.
Malgré toutes ces années de souffrance, Marthe Moumié ne garde ni haine ni rancune contre la France. Elle souhaite que son témoignage aide la jeunesse à connaître l’histoire du colonialisme telle que l’ont vécue les peuples colonisés. Dans son livre, Marthe Moumié évoque aussi ses rencontres avec les chefs d’Etat tels le Guinéen Sékou Touré, le Ghanéen Kwame Nkrumah, l’Egyptien Nasser, le Chinois Mao-Tse-Toung, le Vietnamien Ho-Chi-Minh et l’Algérien Ben Bella. A 88 ans, c’est avec émotion qu’Ahmed Ben Bella a accepté de préfacer ce livre et de porter son regard sur l’histoire coloniale dont il a été également victime et acteur de premier plan. Ben Bella a participé à la guerre contre les Nazis et à la Libération de la France au sein de l’armée française. Puis il a été l’un des leaders de la lutte pour l’indépendance algérienne avant de devenir le premier président de l’Algérie indépendante en 1963.
Contact : 06 61 11 20 78/contact@editionsduboiris.com/www.editionsduboiris.com
Afrique-Europe : Migrations et problèmes des Hommes quel avenir ?
Du 10 au 11 juillet 2006, s'est tenue à Rabat au Maroc, la première rencontre interministérielle euro-africaine sur les problèmes des migrations entre ces deux continents.Elle a regroupé 57 pays africains et européens et certaines organisations humanitaires qui se sont bruyamment invitées à la table de négociation.
De ce qui est ressorti de cette conférence c’est une impression générale d’une rencontre pour rien, même si pour certains observateurs optimistes c’est signe que l’Europe reconnaît son échec et surtout le Maroc malgré ses exactions envers les négro-africains de l’année dernière passées sous silence internationale, ne peut continuer à jouer au gendarme de l’Europe, car le Maroc lui-même est un pays qui offre que l’émigration à sa jeunesse malgré son potentiel économique.
Une première et une dernière?
En effet pour la première fois des ministres de l’intérieur des pays émetteurs des migrants se rencontrent avec les pays qui reçoivent (par leur volonté ou contre) les immigrants.
Cette différence de langage cache plusieurs intérêts divergents voire opposés.
A cette conférence les ministres africains dans leur ensemble ont défendu les bienfaits de l’émigration de leur ressortissants tandis que les Européens voulaient choisir qui recevoir, combien recevoir et selon leurs critères. Pour les Européens il ne s’agit plus de subir « toute la misère du monde » pour précision disons africaine car il s’agit bien de cela. D’où dans un premier temps le barricadage de l’Europe de leurs frontières à partir de 1985, en durcissant les conditions d’entrée, la France et la plupart des pays européens ont rendu presque impossible l’obtention des visas d’entrée.
Cette politique menée depuis la fin des années 80 voilà bientôt 20 ans à réduit par 10, voire 15 le nombre de visas délivrés aux Africains par les pays Européens. Pour les Africains obtenir un visa européen relève des travaux d’Hercule ou de l’odyssée de Ulysse, cela en plus des humiliations. En dépit de tous ces efforts vains, la forteresse Europe n’arrive pas toujours pas à contenir l’invasion africaine, les Africains arrivent toujours et commencent à s’organiser pour revendiquer leurs droits fondamentaux. Les ressorts psychologiques qui les retenaient s'écroulent de plus en plus vite, plus besoin d'attendre des générations.
C’est ce qui explique le recours par les Africains d’autres moyens pour sortir de cette Afrique de plus en plus malade de la pauvrété, de manque de libertés individuelles et de démocratie. En effet tous les chiffres indicateurs de l’indice de développement humains sont en constante régression si bien qu’une ONG française s’est permise de diffuser un spot publicitaire alarmant l’opinion française de la disparition des vieux en Afrique, expliquant qu’à cause de manque de soins et de la pauvreté, les vieux sont une espèce en voie de disparition au même titre que les animaux d’Afrique. En effet l’espérance de vie moyenne en Afrique au sud du Sahara est inférieur à 50 ans pour la plupart d’entre eux.
Deux positions qui s'opposent pour combien de temps encore?
Avant de poursuivre, il sied de résumer les deux positions
Africaine : l’émigration est normale et s’intègre dans certaines politiques économiques de la plupart des pays africains, l’argent envoyé au pays par les expatriés a dépassé les montants ridicules de l’aide au développement.
Européenne : à cause de son postulat raciale, pense que le seuil a déjà été atteint, et que ces populations sont difficilement intégrables, car constituant des « minorités visibles » donc dérangeantes pour la pureté de la race blanche. A cette raison psychologique il faut ajouter que les économies européennes sont en très grande difficulté du fait de l’irruption de la Chine, de l’Inde (deux pays qui constituent à eu deux près de la moitié de la population mondiale) ainsi que des autres pays asiatiques. Les économies européennes n’ont plus besoin de main d’œuvre, car les usines se délocalisent vers l’Asie. L’Europe a besoin de cerveaux. A cause de sa politique de restrictive de visas d’entrée s’est aliénée les cerveaux africains, les cerveaux africains préfèrent les Etats Unis d’Amérique et le Canada. Ceux des cerveaux africains qui sont déjà sur le sol européen, ils ne peuvent pas faire l’affaire dans la mesure qu’ayant acquis des droits à la force de plusieurs batailles, surtout connaissant la nature profonde des Européens, ces derniers aux yeux des Européens seraient difficilement malléables, car le complexe racial ayant disparu pour avoir fait des études et fondé des familles avec des Européens.
Tandis que les Africains formés en Afrique et subissant de plein fouet la crise, sont facilement malléables et surtout complexés vis-à-vis du « blanc ». Pour exemple, une enquête informelle effectuée auprès de la majorité des cadres africains travaillant dans la compagnie Total au Congo sont en accord total avec la politique d’exploitation de leur entreprise vis-à-vis du bien congolais et la défendent.
L’Europe de façon unilatérale demanderait donc aux ministres africains d’empêcher l’émigration des jeunes africains.
En ce qui me concerne examinons cette position
Une vue unilatérale et hors contexte historique du problème
L’Europe à partir de cette vue étriquée croît résoudre le problème, pour la simple raison que sa position unilatérale relève d’abord d’un manque de courage d’assumer les dégâts humains qu’elle a causé en Afrique (entre l’Europe et l’Afrique il faut dire que c’est l’Europe qui a pillé, détruit l’autre et elle continue. L’Europe s’est bâtie sur le sang des Africains et leur spoliation. Elle refuse d’assumer l’histoire.
Elle oublie que si les Africains se précipitent en Europe c’est parce qu’elle l’Europe ne perd pas de temps et d’énergie pour vanter à longueur de journée 24 heures sur 24 cela par le biais des journaux, des télévisions par satellites et radio (RFI, BBC, la voix de l’Amérique, Radio Hollande ou Moscou etc…), les mérites de ce continent, dans les capitales africaines, les services culturels des ambassades des pays européens avec leurs bibliothèques orientées se dépensent pour faire la publicité. Le matraquage médiatique relèverait de la propagande stalienne.
Si l’Europe commence à vouloir associer les autorités potiches africaines, c’est surtout à cause leur opinion interne qui a l’impression d’être assiégée à cause des images télévision presque quotidiennes des naufrages des frêles embarcations empruntées par les Africains pour débarquer en Europe en dépit du durcissement des lois sur l’entrée et le séjour des étrangers sur leur sol. Non seulement que ces images prouvent que la forteresse Europe est prenable et que c’est peine perdue d’empêcher d’autres humains d’aller chercher ailleurs une vie meilleure.
Ainsi le traitement répressif qui continuerait à oublier les vraies causes du départ des Africains ne ferait qu’amplifier le problème en le complexifiant.
L’Europe a intérêt (chose très difficile pour elle) de s’acheminer vers une solution qui tiendrait compte du point de vue des Africains. Une position unilatérale n’est guère bonne.
Elle doit se rendre à l’évidence que la pression devient de plus en plus forte de deux côtés de la Méditerranée et cela malgré les lois répressives; tant que les économies européennes et africaines n’auraient pas trouvé le chemin de la prospérité, le problème demeurera entier.
A Rabat au Maroc, les représentants européens ont semblé continuer à camper sur leur position en privilégiant le traitement politique et surtout policier.
Quand les Africains de leur côté n’ont pas eu le courage de demander aux Européens d’assumer les conséquences de leurs stratégies economico-politiques, on peut conclure que ce fut un dialogue des sourds, une autre rencontre pour rien, sinon pour brasser du vent et faire semblant.
A mon humble avis le problème est multidimensionnel.
A problème multidimensionnel, traitement multidimensionnel
Le problème des migrations humaines entre l’Europe et l’Afrique vient de mettre à nu l’essoufflement et les limites humaines du système de spoliation institué entre ces deux continents. A souligner que le système fut imposé aux Africains, soit, mais que certains Africains ayant volontairement choisi la soumission collaborent à leur faire durer.
Le système actuel à dominance capitaliste basé sur l’exploitation de l’homme régit les relations euro-africaines.
Ce système économique est solidement adossé au système politique colonial en vigueur en Afrique. L’Afrique malgré les fameuses indépendances n’a jamais réussi à décoller économiquement , socialement, culturellement et politiquement.
Sur le plan économique, l’Afrique a du mal à nourrir sa population, sa production agricole détournée vers les cultures d’exportation pendant la colonisation, puis poursuivie les années d’indépendance a scellé le sort alimentaire des Africains. Ces derniers pour survivre devaient importer des pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique leur alimentation , c’est ainsi que la balance de la plupart des pays africains se trouvent déficitaire à cause du poste alimentation. Un pays comme le Congo pour un budget annuel d’Etat de près de 1000 milliards de francs cfa, dépense près de 200 milliards de francs cfa pour subvenir à ces besoins alimentaires (et dire que dans ce pays il pleut en moyenne 9 mois sur 12 et que près de 60% de sa superficie est constituée de foret).
La production agricole africaine pour nourrir les africains à continuellement baissé depuis les années 1970, cela du fait au profit du système défavorable de la baisse tendancielle des cours des produits agricoles d’exportation (coton, café, caoutchouc, palmiste, cacao, banane), c’est ce qui explique les famines récurrentes dans les pays du Sahel (Niger, Mauritanie, Guinée, Sénégal, Mali, Tchad) et de l’Est africain (Somalie, Ethiopie, Kenya, Tanzanie).
Cette orientation économique imposée par les diktats du FMI et banque Mondiale par leurs politiques de crédits (dans les années 60 jusqu’à maintenant) ces organismes occidentaux ne consentent à prêter que pour les cultures d’exportation. Le FMI et la banque Mondiale ont cassé au nom des accords de l’OMC le système performant ivoirien de garantie de prix au planteur de café et de cacao dit STABEX, quand dans le même temps l’union européenne augmentait ses subventions aux agriculteurs européens. La moitié du budget de l’union européenne est consacrée à l’agriculture, et les aides sont directes à l’agriculteur, ainsi la Pologne comme les récents pays membres admis à l’union européenne sont déjà performantes au niveau alimentaire, la vague d’immigrants polonais n’a pas déferlé sur l’Europe.
Par le biais de ce système d’exploitation, l’Europe sous couvert de l’OMC empêche aux gouvernants africains de subventionner leur agriculture vivrière, du coup les élevages des poulets bicyclette ferment une à une en Afrique.
Avec plus de 60% de sa population ayant moins de 27 ans, chiffre qui va continuer à s’accroître du fait même de l’abaissement de l’espérance de vie, les gouvernement africains doivent offrir du travail à cette jeunesse qui a manqué de formation. Les politiques d’ajustement structurelles ayant préconisé la réduction drastique des fonctionnaires (enseignants, infirmiers, vétérinaires, médecins). Les jeunes ne pouvant pas non plus se diriger vers l’agriculture, car ils ne pourront pas vendre leurs produits (trop chers) qui seront en concurrence directe avec ceux de l’UE, bénéficiant des subventions.
Les gouvernements africains en dépit de leur notoire incompétence, pour continuer à rester au pouvoir acceptent les diktats occidentaux en matière économiques, des politiques économiques qui privent pour l’essentiel les Africains de ressources financières et des allocations factorielles de base (santé, éducation, logement, justice et démocratie)., ce qui fait non seulement incapables d’offrir de la nourriture et du travail à leur population notamment la jeunesse, ces gouvernements accentuent le désespoir par le manque d’ouverture démocratique.
Modifier les rapports internationaux notamment en ce qui concerne les règles mondiales du commerce agricole. Tant que les pays du Nord et de l’Asie continueront à subventionner leur agriculture et que le FMI et la banque Mondiale continueront à imposer le libéralisme à tout va aux pays africains en empêchant les gouvernements africains de subventionner leur agriculture, du coup tous ces éléments rendant l’agriculture pas du tout lucrative en poussant les paysans vers les villes (le taux d’urbanisation des pays africains a dépassé celui des pays d’Europe et des USA, on relève de chiffres dépassant 65% ) tout cela ayant pour conséquences :
L’augmentation de la pauvreté rurale
Ø Augmentation des bidonvilles
Ø Augmentation d’insalubrité donc des maladies infantiles et de sa mortalité
Ø Augmentation du taux de chômage, les migrants ruraux n’ayant pas pour la plupart de formation professionnelle, ces derniers manqueraient de tout (école, loisirs, santé, travail) d’où criminalisation de la vie privée et politique en Afrique.
Ø Augmentation des importations des produits alimentaires européens, asiatiques et américains avec conséquences augmentation de l’achat des devises étrangères.
Les problèmes économiques sont nombreux je ne vais pas les citer tous, mais je peux par contre affirmer qu’ils découlent du système d’échange issu de la traite négrière, ce système inique mis en place par les Européens depuis bientôt 6 siècles est largement accepté de manière passive par les élites africaines.
Et donc il est normal pour eux que les jeunes aillent chercher le salut ailleurs que sur la terre de leur ancêtres. Avant les Européens embarquaient de force les Africains, aujourd’hui les Africains se jettent à la mer de leur propre gré à la seule différence que le retour est possible. Mais, plusieurs études sociologiques prouvent que les immigrés retournent difficilement dans leur pays. Enfin bref revenons à notre sujet.
Il faut dire que les Européens sont très malins, comment concevoir que les mêmes déploient de l’arrogance (centres culturels pour les élites) et de l’argent (télévision, radio, publicité pour le reste de la population), pour attirer les Africains chez eux, et le re poussent en même temps ?
A cette question il faut rechercher les réponses dans la psychologie existentielle du « blanc » car l’histoire est en train de le rattraper « chaque chose a un fin ».
Spoliant les Africains cela depuis plus de 5 siècles, l’Europe a du mal à reconnaître sa responsabilité historique dans ce drame humain. Elle veut toujours continuer à jouir, mais le gâteau s’est rétréci, il va falloir partager. L’Europe n’a pas encore compris cela, c’est pour cela qu’elle veut d’abord exclure, d’où l’accélération des proposition d’aide au retour pour les étrangers qui habitent sur leur sol, des mesures d’exclusion de tous les nécessiteux européens (modification des lois sur le chômage, les retraites, l’assurance maladie).
En effet les chose ayant évolué car le capitalisme a une chose de géniale, c’est que « l’argent n’a pas de couleur et d’odeur » et c’est sa plus grande faille. Il y a aussi le fait du fait de l’essoufflement des économies occidentales face à celles de l’Orient (Asie), les besoins impérieux des Hommes depuis longtemps standardisés par l’impérialisme culturel américain augmentent la pression. Les politiciens européens en manque d’idées et d’audace préconisent le durcissement des lois envers les étrangers et l’exclusion d ‘une partie de leur population.
C’est ce qui ressort du plan adopté à Rabat ce sont des mesures vagues du genre :
ØCoopération entre l’Europe et l’Afrique dans le contrôle des frontières
ØRéduction de la pauvreté
ØAccroissement de l’aide au développement
ØEt l’Europe sans scrupule souhaite contrôler les flux financiers émanant des ressortissants africains à destination de leurs pays.
A lire ces mesures on comprend vite que les ministres africains et européens n’ont rien compris à la chose.
Pour les ministres africains c’était l’occasion de remettre à plat les rapports économiques existants, mais hélas les ministres africains n’ont pas encore saisi tous les contours du problème.
Il faut changer de vision et notre rapport au temps
Aux politiciens européens, je crois qu’il faut qu’ils aient le courage de changer de vision, car à y regarder de près, les Africains et eux se trouvent dans le même bateau.
En effet je me suis amusé à faire une toute petite projection sur les rapports entre Européens et Africains, en prenant le cas de la France par exemple.
Si la France au lieu de prendre de haut ses anciennes colonies en établissant au contraire des rapports de respect et de considération, je suis convaincu qu’elle gagnerait beaucoup.
Prenons l’exemple du domaine de l’automobile, pour ma part il est logique que les Asiatiques occupent le terrain. Ils ont de très bon pris et on peut trouver des pièces de rechange ce qui n’est pas le cas avec les voitures françaises comment en sommes-nous arrivés là ?
Première réponse, à cause de l’idéologie coloniale, Renault et Peugeot ont privilégié la mise en concession à des européens au lieu de faire confiance au Africains
De deux les voitures françaises n’étaient pas adaptées au coût de la vie des Africains trop chères car la politique néo coloniale ne permettant pas un enrichissement des africains.
L’Europe en faisant la PAC (politique commune agricole) a oublié de subventionner les voitures et autre objets industriels, préférant appauvrir les paysans africains, du coût les pays africains ont manqué d’argent. Les sociétés françaises installées en Afrique ne respectent aucune législation et chercher à réaliser des super méga profits au détriments de la population autochtone. Ler comportement de Elf-total au Congo est la première cause de l’augmentation de l’immigration des Congolais en France. Imaginez un seul instant que les pays comme le Gabon, le Cameroun, le Congo avec leurs multiples richesses minières et humaines, que le niveau de vie des populations avaient atteint la moitié de celui des pays du golfe. Quel marché pour les produits français qui bénéficiaient d’une grande image de marque de qualité par rapport aux produits asiatiques. On ne parlerait pas en France de délocalisation et d’immigrés car les Camerounais, les Gabonais, les Congolais resteraient chez eux.
La France par sa cupidité et arrogance raciale s’est aliénée les marchés africains, à force de multiplier les obstacles pour les visas, les petits commerçants ont trouvé le chemin de Dubaï, Hong Kong et autres pôles asiatiques. Elle s’est aliénée un marché de près de 80 millions de consommateurs, forcément cela apparaît sur la balance commerciale.
En ce qui concerne les produits manufacturés la France a perdu sa première place dans les pays de la zone franc, elle arrive à se maintenir à cause de son système de traite monétaire le franc cfa. Le jour où ces pays auront leur monnaie, la France à moins de faire la guerre perdra de toute son influence, c’est la monnaie qui maintient ces pays dans son captif giron.
Comme on le voit pour la France et les autres pays, la solution à l’immigration se trouve dans la remise en cause totale du système économico-politique actuel qui appauvrit l'Afrique et ce n'est que justice si ces habitants veuillent la quitter pour aller recuperer quelques miettes de leur bien.
Qui aura le courage de le remettre ? That is the question, pour la réponse semble évidente : l’évolution humaine et surtout que le temps n’est plus le même, car les rapports de force se modifient à la vitesse de l’internet maintenant. Ce qui prenait 1 ou 2 siècles avant ne prend plus que 10 ans à peine. Il nous faut changer notre rapport au temps.
L'Afrique et grippe aviare, reflexions
La peur suscitée au niveau mondial par l’épidémie de la grippe Aviaire et du chikungunya dans l’Océan Indien nous rappellent aux Africains en particulier et à l’Humanité la nécessité de faire face à des défis majeurs de type nouveaux, notamment ceux de sa survie. Ces défis sortent du cadre national et en appellent à des alliances obligatoires.
En effet ces nouveaux problèmes qui se posent aux différents endroits de la planète et des pays africains ont une dimension de survie mondiale. Ils nécessitent pour les juguler l’avènement d’un gouvernement mondial. Aucun pays actuellement ne peut y faire face tout seul.
L'exemple plus illustratif est celui du cas de la grippe aviaire. Cette épidémie révèle que les Etats ont obligation de coopérer plus que jamais. Les oiseaux porteurs de la maladie ne connaissent pas de frontières et non pas besoin des visas.
C'est ainsi que toute la planète peut être infectée et connaître des millions de morts.
Seule une coalition mondiale agissant de la même façon sur toute la planète serait efficace.Tant que chaque pays prendrait ses propres mesures, cela ne va pas enrayer l'épidémie.
Actuellement, on peut avec ironie voir l'attitude premièrement des Européens vis-à-vis des Asiatiques, et aussi celle des Africains qui pensaient être à l'abri. Maintenant tous les gouvernements sont obligés de s'associer.
Toujours pour appuyer la démonstration de la nécessité d’un gouvernement mondial , on peut évoquer le problème de la criminalité (mafia), de la sécurité de l’internet, de la préservation de la diversité biologique, de la protection de la nature contre toute forme de pollution due à l’activité humaine.
Il faut un gouvernement mondial pour réguler tout cela, tenez la croissance économique de la Chine et de l’Inde contrait le monde entier à vivre au rythme de ce pays. Ces deux pays par leur fait on fait augmenter le prix du pétrole accélérant du coup la pollution due à cette énergie, et aussi la diminution des réserves mondiales. Le problème des gaz a effet de serre trouve son acuité. Dans dix ans c’est-à-dire vers 2015, la Chine avec sa population de près de 2 milliards d’individus pourra à elle seule déséquilibrer la température de la planète et modifier beaucoup la géographie de plusieurs pays côtiers. Tout cela si on suppose qu’à ce terme près de 20 à 30 % des Chinois auront une voiture. Dans l’état actuel des choses aucun gouvernement ne peut empêcher les Chinois de s’équiper. Il y a aussi l’Inde et d’autres pays.
Dans cette logique, on peut aussi imaginer que l’Afrique s’est réveillé, du fait même de la fin des cycles de violences.
Le technologies nouvelles comme l’internet, la démocratisation des transports accéléreront l’unification du Monde. C’est ce qui risque de se passer dans les dix ans à venir.
Voilà une des raisons qui motivent les gouvernants des pays européens et nord-américains à mettre le paquet sur la recherche spatiale. La coopération dans ce domaine est précurseur du modèle de gouvernement mondial pour ceux qui vont naître. La recherche spatiale pour découvrir une autre planète propice à la vie fait partie de cette idée. Quand dans soixante-quinze ans (2080) la température de la Terre aura augmenté, fait fondre les glaces, augmenté le niveau de la mer, englouti certaines îles, il faudra aux humains penser à aller habiter ailleurs dans l’espace. C’est de la fiction mais c’est le scénario effrayant qui nous attend. Il faudra choisir qui fera parti du voyage ?
En tant qu’Africain, je me pose cette stupide question, serions-nous du voyage ?
France-Afrique immigration choisie? Un autre mensonge
Quelle immigration? choisie ou subie?
La France a toujours choisi son immigration, rappellez-vous des balayeurs sénagalais que la France est allée prendre au Sénégal et Mali, des ouvriers des usines automobiles Renault et Peugeot qu'ils sont allés chercher au maghreb pour casser le parti communiste et la Cgt qui étaient virulents et puissants dans les années 50 à 1970.
Dire que la France veut choisir son immigration est un gros mensonge politique.
Pourquoi les associations des communautés noires revndiquent des quotas?
C'est parce que la France a une politique d'immigration qui ne dit pas son mot.
Aux immigrés les plus difficiles tâches et aux Français de peau "blanche" les postes de commandement "l'élite".
Tous les diplômés noirs doivent le savoir que leur intégration dans les structures de commandement que ce soit dans le privé ou dans le public est un danger pour la France. Car elle craint que l'histoire se repète comme pour Israël, les Juifs ont fini par rejoindre leur terre et faire de ce desert un grand pays du fait du retour massif des cerveaux.
Les Africains qui travaillent et vivent ici contribuent par leur bravoure et sacrifices quotidiens à briser le grand rock de marbre de la "suprématie blanche" sur les anciens colonisés. Ces derniers sont conscients qu'ils peuvent réaliser les mêmes choses chez eux pourvu qu'on les laisse tranquilles. Pour éviter qu'ils réflichissent sur leur condition misérable surtout ne songent pas à leur retour même à l'heure de la retraite, on agite des chiffons psychologiques, pour les mettre dans des états anxiogènes et improductifs.
L'immigration un thème de plus dans la communication politique ?
A l'endroit des Français de souche, c'est aussi une diversion, à cause des difficultés éventuelles sur le CPe, Sarkozy en quête de positionnement perpetuel veut rassembler les français autour de sa personne. Les personnes qui sont visées par le CPE sont surtout les non-qualifiées, or depuis longtemps le patronnat français et l'élite française ont reservé ces emplois aux immigrés (balayeurs, femmes de ménages, gardiennage, garde malade, eboueurs, ouvriers du batiment, coursiers). Depuis longtemps la France avait fait venir ces gens.Le message est donc clair, on ne fera plus venir ces gens, on veut des immigrés qualifiés ayant fait des études chez eux, desormais vous aurez ces emplois, d'où le lancement du nouveau chèque emploi service CESU de Borloo pour inciter l'elite française à embaucher les vrais français. Ironie de l'histoire, les immigrés qualifiés qui sont sur place ne sont déjà pas intégrés. D'où on peut conclure que c'est un mensonge de plus. Sarkozy fait de la communication pour ses ambitions politiques.
Un autre élément que l'on peut tirer de cette information, l'histoire est en train de rattraper les anciennes puissances coloniales et fait tomber un à un les mensonges (civiliser l'Afrique) et reveler leurs crimes.
Sarkozy en bon politicien qui sait communiquer a bien compris qu'il faut jouer sur les fantasmes de ses compatriotes. On ne doit pas oublier pas que la société française est vieille (il y a plus de vieux que de jeunes) et que son élite a été élévée au "ya bon banania" c'est le substrat culturel de cette société.
Les pauvres pendant leur enfance à l'âge de la formation des empreintes psychologiques et des traumas identitaires, on leur a dit que les Africains étaient des "animaux" n'avaient rien à apporter à l'Humanité. C'est comme cela qu'ils voient les afros. C'est plus dur qu'eux. C'est enfoui dans leur subconscient.
un mensonge enfoui dans le subconscient collectif
Ce n'est pas un hasard si les vieux ont tenté de faire apprendre à leurs enfants, par le biais de la loi sur "les bienfaits de la colonisation", ce mensonge. Parce que leurs enfants auront du mal à avoir des comportements de type raciste qu'ont leurs parents du fait de leur éducation ancienne basée sur le mépris de l'Afro et de l'ignorance de cette époque due cette fois à l'état des connaissances tant sur les sciences (qu'il n'existe qu'une seule race : Humaine) que sur les civilisations (toute civilisation est grandiose aucune n'est au dessus des autres) ou encore de la pseudo supériorité du "blanc".
Leur formation et construction identitaire évoluant dans un environnement de type d'égalité raciale, celui de l'humanité, les enfants d'alors ont pour idoles Zidane, Thuram, Makélélé, Corneille, Doc Gynéco et voient dans la vie de tous les jours des afros, des asiatiques de grande qualité. Pour ces enfants qui seront grands et aux commandes dans les années 2020, le complexe de supériorité n'existerait plus. Le temps est du côté de la vérité "il n'y a qu'une seule race humaine et tout humain est mortel quelle que soit sa couleur et sa puissance" Le rêve de martin Luther King est en train de se réaliser.
Tout français qui a plus de 35 ans a cette pensée. Et seuls les intelligents s'en débarassent. Tous les africains qui habitent la France depuis plus de 15 ans ont, parmi leurs connaissances ou relations avec les Français, étaient étonnés d'entendre des inepties de la part de ces derniers à propos de nos coutumes et histoire du continent.
Donc quand Sarkozy parle d'immigration choisie, il ne fait que surfer sur les derniers avatars du subconscient, ce qui est grave il le sait, cela se pratique déjà. Il n'apporte rien de nouveau, c'est pour cela que le MEDEF est resté silencieux, car quelle est l'entreprise ou banque française qui mettra à sa tête un afro comme PDG? Il y a bien des afros qui ont fair HEC, ENA ou autres ESSEC. Et que dit l'ordre des médecins français, à propos de tous les medecins étrangers qui demandent à être considérés?
En informatique, pour les ingénieurs afros quelle est la situation?
Une comparaison difficile avec les pays anglo-saxons
Pour faire la comparaison avec d'autres pays particulièrement anglo-Saxons, c'est encore un mensonge de dire que c'est pareil qu'aux Etats-Unis ou au Canada, voire l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Première différence de taille qui est psychologique :
Ces pays sont des pays d'essence immigrante;
Ces pays n'ont pas dans leur histoire un lourd passé colonial, donc ils n'ont pas eu de substrat culturel de supériorité; même si pour les USA il ya eu l'esclavage.
Ces pays ont compris du fait de leur histoire qu'un être humain était un être humain quelle que soit la couleur de sa peau et que pour survivre toutes les compétences étaient les bienvenues. Les USA n'ont pas hésité à nommer des Powell ou des Condoleza Rice. Pour les autres peuples dominés par les USA est-ce que la couleur de la peau de Powell ou de Condoleza Rice a empêché Bush de faire la guerre en Irak? Non, on est surpris d'oublier qu'ils ont la peau noire. Ce qui est normal, car la couleur de peau ne compte pas.
Une autre différence de taille avec ces pays, les Usa par exemple réalise des bénéfices sur les autres pays dans la conncurrence mondiale. Son système éducatif ne pouvant donner satisfaction à 100%, les Usa ne se genent pas d'aller chercher des cerveaux ailleurs, car ils savent que l'être humain se surpasse toujours quand il est hors de son environnement originel, d'où les Modibo Keita à la Nasa, pour ne parler de tous les asiatiques qui font le bonheur de la Sillicon Valley.
Le Canada quant à lui est un cas particulier surtout la province du québec qui veut se soustrire de la tutelle de Ottawa. L'immigration représente une chance pour cette province pour qu'un jour à partir de "one man one vote" le Québec se sépare du Canada par le vote. Il lui faut augmenter sa population.
Les deux autres pays sont des pays "vierges" après avoir genocidé les arborigènes. C'est ce qui explique leur ouverture, mais là aussi il existe toujours un racisme anvers les Afros et les Asiatiques.
En definitive ce que l'on peut dire, que toutes ces gesticulations doivent donner de l'espoir à tous les peuples opprimés de la Terre.









