12 avril 2012

Bonjour,
 
Vous trouverez en pièce jointe une invitation à la conférence du Cercle Andrew Young.  Le Cercle Andrew Young réuni les anciens participants du programme de Visiteurs Internationaux de l'Africa Regional Services.
 
Bien cordialement,
 
Pascal Sim
 
 
CONFERENCE-DEBAT
VENDREDI 13 AVRIL 2012 - 19H
 
QUELS PARTENARIATS POUR L'AFRIQUE DANS UN MONDE MULTILATERALE?
 
Lieu: Université Américaine de Paris. 6 rue du Colonel Combes, 75007 Paris.
Métro 9 Alma Morceau ou RER C Pont de l'Alma
 
 
 
 
Contacts:
- Martin Luther MBITA, Secrétaire Général: Tel: 06 59 20 55 73 / E-mail: mbitaeffort@hotmail.com
- Paul Yange: Tel: 06 27 64 57 26 / E-mail: paul.yange@grioo.com
 
N.B: Réservation obligatoire par mail ou par téléphone
 
 

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10 avril 2012

La Religieuse de Didérot

 La Religieuse (Denis Diderot)

 La Religieuse  (Denis Diderot)

La Religieuse II 0001   Rares sont les romans que l'on relit avec plaisir une quinzaine d'années plus tard ; sachant que le temps et l'âge changent nos goûts et émoussent certains de nos sens tout en perfectionnant d'autres. La Religieuse de Denis Diderot est de ces romans dont la relecture vous donne l'impression que le temps n'a point affecté vos sens. Ce livre d'une extraordinaire beauté à la fois par l'écriture et la justesse des sentiments nous introduit dans le passé des institutions religieuses que sont les couvents européens. Un univers peu connu du grand public, aujourd'hui comme hier, qui mérite un regard attentif parce que s'y cachent des souffrances humaines insoupçonnées. 

            Lorsqu'à seize ans la belle Suzanne Simonin entre au couvent Sainte-Marie, ce n'était pas la vocation qui animait son coeur. Comme de nombreuses jeunes filles du 18è siècle, c'est la volonté familiale qui l'y a conduite. Ce récit est le mémoire de sa vie qu'elle adresse au marquis de Croismare après sa fuite du troisième couvent duquel elle désespérait ne jamais pouvoir sortir malgré les démarches entreprises pour renoncer à ses voeux. Afin de le déterminer à changer son sort en lui apportant son secours, elle y peint avec précision les souffrances subies aussi bien au sein de sa famille que dans les différents couvents où l'ont conduite les contraintes familiales pour faire d'elle la parfaite épouse de Dieu. 

            Malgré les persécutions dont elle était l'objet et l'aversion qu'elle avait pour l'ordre religieux, Suzanne Simonin s'appliquait à respecter scrupuleusement les devoirs des deux premiers cloîtres : le couvent Sainte-Marie et le couvent de Longchamp. Cependant, dans son coeur, elle savait qu'il ne fallait pas qu'elle demeurât trop longtemps dans ces lieux pour ne point "finir par être une mauvaise religieuse". Pour prévenir ce moment, il lui fallait par un stratagème prendre contact avec un homme de loi pour l'aider à rompre ses voeux. Sa voix et son talent de musicienne firent le reste. Bientôt, toutes les religieuses la côtoyèrent et quelques personnes du monde cherchèrent à la connaître. Quand enfin, elle rejoignit le couvent de Saint-Eutrope près d'Arpajon, ce fut comme si elle tombait de Charybde en Scylla. C'est dans cette dernière partie - la plus longue d'ailleurs - que le lecteur découvre l'un des aspects les plus ignorés des couvents : la sexualité des religieuses. C'est avec beaucoup de finesse que Denis Diderot parvient à nous rendre compte des passions des coeurs et des affres des sens dans cet univers féminin.     

La religieuse 0001            La Religieuse est un excellent roman historique s'attachant à nous montrer le fonctionnement des familles européennes à l'époque de la toute puissance de l'église catholique sur la vie quotidienne et sur la conscience des hommes et des femmes. Nous plongeons ici dans une époque ou la foi chrétienne rythmait la vie, les unions entre époux, les héritages familiaux. Un roman historique qui nous peint également avec beaucoup de vivacité le monde cruel et inhumain des couvents où les jeunes filles entrent le plus souvent par respect de la volonté des familles quand ce n'est pas pour y cacher un chagrin d'amour ou pour échapper à la pauvreté. Ce roman est, en d'autres termes, le cri de toutes les jeunes filles qui, entrées en religion malgré elles, supportaient leur état avec dégoût et parfois avec abnégation. 

Raphaël ADJOBI

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Urbanisation en Afrique

Selon un article de l'ONU, Urbanisation : l'Afrique et l'Asie vont connaître la plus forte croissance

Le Secrétaire général Ban Ki-moon participant à une manifestation rappelant que la planète compte 7 milliards d'habitants.

5 avril 2012 – 

La population urbaine en Afrique et en Asie connaîtra une croissance considérable d'ici 2050, ont indiqué les Nations Unies dans un Rapport sur les perspectives mondiales d'urbanisation publié jeudi. Selon les nouvelles données, les deux régions compteront à elles seules 86% de la croissance démographique au monde.

 

La population urbaine de l'Afrique passera de 414 millions de personnes actuellement à 1,2 milliard en 2050 et celle de l'Asie passera de 1,9 milliard à 3,3 milliards pendant la même période. Cette augmentation inédite offrira de nouvelles opportunités pour améliorer les secteurs de l'éducation et des services publics.

 

« Cependant, cette évolution posera aussi un certain nombre de problèmes en matière de création d'emplois, de logements, d'énergie et d'infrastructures pour atténuer la pauvreté urbaine, la croissance des bidonvilles et la détérioration de l'environnement urbain », a mis en garde le rapport.

 

Puisque la moitié de l'humanité vit aujourd'hui dans des villes, la planification urbaine est un sujet primordial lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », qui aura lieu en juin au Brésil.

 

« La publication du Rapport sur les perspectives mondiales d'urbanisation intervient au bon moment, alors que les dirigeants du monde se réuniront avec des représentants de gouvernements, d'ONG, des dirigeants d'entreprises et d'autres groupes, pour trouver des manières de réduire la pauvreté, favoriser l'égalité sociale et assurer la protection environnementale d'une planète de plus en plus peuplée », a déclaré le Secrétaire général de Rio+20, Sha Zukang.

 

« Nous attendons que les dirigeants du monde établissent un plan d'action concret pour créer les villes durables pour l'avenir que nous voulons », a-t-il ajouté.

 

News Tracker: autres dépêches sur la question

Les ressources mondiales en eau menacées, selon un rapport de l'ONU

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Mali

Mali: la transition s'accélère, un groupe islamiste nigérian présent au Nord

Créé le 09-04-2012 à 07h51 - Mis à jour à 22h42     dans le nouvel observateur www.nouvelobs.com

 

Le chef des députés maliens Dioncounda Traoré, futur président de transition, a rencontré lundi le leader de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avant son investiture à la tête d'un pays à réunifier après la prise du Nord par les rebelles touareg et des islamistes armés
(c) Afp

Le chef des députés maliens Dioncounda Traoré, futur président de transition, a rencontré lundi le leader de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avant son investiture à la tête d'un pays à réunifier après la prise du Nord par les rebelles touareg et des islamistes armés (c) Afp

La vacance du pouvoir au Mali doit être officialisée mardi après la démission du président déchu Amadou Toumani Touré, ouvrant la voie à l'investiture du président de l'Assemblée nationale comme chef de l'Etat de transition, alors que le nord du pays est aux mains de groupes armés.

Parmi ces groupes figure le mouvement islamiste nigérian Boko Haram, dont au moins une centaine d'éléments ont été signalés à Gao, l'une des capitales du Nord.

Plutôt que lundi soir comme indiqué initialement de source proche de la médiation ouest-africaine, la Cour constitutionnelle doit constater la vacance du pouvoir à Bamako en séance publique mardi matin, a-t-on appris auprès de l'entourage du président de la haute juridiction.

La cérémonie d'investiture du président de l'Assemblée Dioncounda Traoré comme chef de l'Etat intérimaire est en principe prévue également mardi, selon la même source.

Elle doit être suivie de la désignation d'un Premier ministre de transition "disposant des pleins pouvoirs" qui aura la charge de nommer un "gouvernement d'union nationale".

Amadou Toumani Touré (ATT), renversé le 22 mars par un coup d'Etat militaire, a rendu formellement sa démission dimanche, déclenchant le processus de transfert du pouvoir des putschistes aux civils, selon l'accord de sortie de crise.

M. Traoré a rencontré lundi le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, au camp militaire de Kati, quartier général des putschistes, près de la capitale. A l'issue de l'entretien, qui a duré environ une heure, le capitaine Sanogo a seulement déclaré: "ça s'est bien passé".

Du côté de la médiation, menée par le Burkina Faso au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), on dit espérer que le premier Conseil des ministres pourra se tenir "avant vendredi".

Selon l'accord conclu entre la junte et la Cédéao, la transition doit se clore par des élections présidentielle et législatives, dont les dates restent à fixer.*

Boko Haram à Gao

Les autorités intérimaires devront surtout tenter de pacifier le Nord, qui a achevé de tomber aux mains de rebelles touareg, d'islamistes armés et de divers groupes criminels après l'entrée en scène des putschistes, qui prétendaient pourtant en finir avec "l'incompétence" d'ATT sur ce dossier.

Le groupe islamiste Boko Haram, connu pour ses attaques meurtrières au Nigeria, compte parmi les groupes présents au Nord, qui sont sous la menace d'une intervention militaire de la Cédéao encore très incertaine.

"Il y a une bonne centaine de combattants de Boko Haram à Gao. Ce sont des Nigériens et des Nigérians. Ils ne se cachent pas", a affirmé lundi à l'AFP Abdou Sidibé, un député du Nord.

"Ils sont plus de 100" et "étaient les plus nombreux" lors de l'attaque le 5 avril du consulat d'Algérie, a assuré une source sécuritaire malienne.

Un groupe dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a revendiqué l'enlèvement du consul algérien et de six membres de sa mission, qui étaient toujours lundi aux mains de leurs ravisseurs selon Alger.

Boko Haram multiplie depuis des mois les opérations meurtrières au Nigeria. Le groupe a noué des contacts avec Aqmi et, selon certaines sources, ils ont même entamé une coopération qui fait craindre aux Etats de la région et aux pays occidentaux une jonction entre les deux mouvements.

Face à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), les islamistes semblent avoir pris l'ascendant dans le Nord malien, en particulier le groupe Ansar Dine, appuyé par Aqmi.

Signe de la violence régnant dans la zone: des "islamistes" ont égorgé dans la nuit de dimanche à lundi près de Gao un homme appartenant à une bande de braqueurs qui s'attaquaient à un bus, selon un témoin et un policier.

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06 avril 2012

Diabète : plus de 500 millions de malades en 2030

Diabète : plus de 500 millions de malades en 2030

Le diabète provoquerait 4 millions et demi de décès dans le monde, chaque année. D’ailleurs si nous disons le diabète, c’est une erreur.  Car  il en  existe en fait, plusieurs types.

Les  deux formes de diabète les plus répandues -les diabètes de types I et II- recouvrent des maladies différentes. Le premier qu’on appelait autrefois le diabète insulinodépendant, correspond à un déficit de production d’insuline dans le corps. Il se manifeste dès le plus jeune âge mais il est très minoritaire : environ 10% des cas de diabète dans le monde. Le diabète de type II pour sa part, apparaît plus tard dans la vie et ne cesse de s’étendre.

Or le monde arabe est frappé de plein fouet par ce fléau. Au Moyen-Orient, 9,2% de la population en serait atteinte. Soyons-en conscients, c’est un record mondial. Pratiquement 50% des 40-59 ans seraient touchés. Pour en revenir au monde arabe, plus de 24% des Qataris seraient diabétique. Pratiquement une personne sur quatre !

Quant aux pays du Maghreb, ils ne sont pas en reste. L’OMS estime qu’au moins 4,5% des plus de 20 ans y sont atteints de diabète de type II. Ce pourcentage devrait même monter à 6%, voire 7% dès 2025. Au Maroc, c’est 8 % de la population qui en souffrirait. Soit 2 millions et demi de personnes sur un total de 30 millions.

Ne négligeons pas non plus, le danger représenté par le diabète gestationnel. Cette intolérance au glucose qui apparaît en cours de grossesse, disparaît le plus souvent après l’accouchement. Le plus souvent mais… pas toujours ! Le risque de récidive en effet, varie de 30% à plus de 80% selon les études. D’où l’importance de bien surveiller la courbe de poids des femmes enceintes, et d’assurer un bon suivi après la naissance.

www.destinationsante.com

 

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Sénégal

SWISSINFO01/04/2012 à 10h50

Les leçons de l’alternance réussie au Sénégal

SwissInfo"

Alors que le Mali glisse vers le chaos suite à un coup d’Etat militaire, le Sénégal réussit une nouvelle fois une passation démocratique du pouvoir avec l’élection du président Macky Sall. Un succès exemplaire, selon le consultant Gilles Olakounlé Yabi.

« A une époque d’incertitude et de violences liées aux élections dans d’autres parties de l’Afrique occidentale, il est réconfortant de voir que le peuple sénégalais, les membres de partis politiques, la société civile ont confirmé la tradition pacifique du Sénégal en matière de transmission démocratique du pouvoir. »

C’est en ces termes que la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a félicité cette semaine le Sénégal où le bon déroulement du 2e tour des élections présidentielles a permis une alternance pacifique du pouvoir entre Abdoulaye Wade et son tombeur Macky Sall, élu avec plus de 65% des voix.

Navi Pillay s’est par contre inquiétée de la situation dans deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Selon la Haut-commissaire, le coup d’Etat de la semaine dernière au Mali a soulevé des doutes sur les élections prévues fin avril.

En Guinée-Bissau, le premier tour de l’élection présidentielle du 18 mars a été tendu. « Il est essentiel que le second tour soit également libre, transparent et sans violences », a plaidé la Haut-Commissaire, avant d’appeler les candidats et leurs partisans « à s’abstenir de faire des déclarations provocatrices et agressives et les forces de sécurité à agir conformément à la loi. »

Consultant, analyste politique et chercheur indépendant, le Béninois Gilles Olakounlé Yabi explique les raisons du succès sénégalais comparées aux autres pays de la région.

swissinfo.ch : L’issue pacifique de ce second tour vous a-t-elle surpris ?

Gilles Olakounlé Yabi : Ce qui m’a surpris, c’est la vitesse de la réaction du président sortant Abdoulaye Wade. En reconnaissant sa défaite et en appelant dès le soir du 2e tour Maki Sall, Abdoulaye Wade a certainement voulu empêcher son entourage de contester le résultat. L’ampleur de sa défaite était telle qu’il y avait très peu de possibilité de manipulation.

Sont-ce les pressions extérieures ou intérieures qui ont joué ?

Il n’y avait rien d’évident à ce que ce scrutin se termine si pacifiquement. Beaucoup de tension l’ont accompagné, avant même le premier tour.

En effet, la tentative de modifier la constitution pour que le président Wade puisse être candidat à un troisième mandat a provoqué une forte mobilisation avec la constitution d’un large front anti-Wade.

Il a réuni la société civile sénégalaise, des mouvements de jeunes et une large opposition politique.

Cette mobilisation peut-elle avoir des effets durables ?

Oui, incontestablement. Ce qui s’est joué cette année au Sénégal, c’était la consolidation de l’apprentissage démocratique et de l’alternance.

La mobilisation des acteurs sociaux et des politiques n’a pas pu empêcher la candidature du président sortant, avalisée par le Conseil constitutionnel. Cette décision malheureuse a été acceptée et c’est par les urnes qu’Abdoulaye Wade a été sanctionné. C’est un facteur de consolidation de la démocratie et de confiance pour les citoyens qui voient ainsi que leur voix compte.

Mais il s’agit d’une alternance générationnelle, pas encore politique.

En effet. Sur le plan politique, je reste très prudent. Le nouveau président est un ancien collaborateur de Wade. En termes de gouvernance, il n’y a pas encore de garantie qu’il respecte ses engagements. Mais la mobilisation citoyenne qui a permis sa victoire peut jouer les garde-fous.

Quel impact ce scrutin peut-il avoir sur la région ?

Pour l’évaluer, il faut souligner l’importance des facteurs structurels de longue durée qui concourent au dénouement positif de la crise qu’a entraîné la candidature de Wade pour un troisième mandat.

Lorsqu’on regarde les processus électoraux ailleurs sur le continent, il y a des manipulations de résultats très flagrants, parce que le président en exercice a derrière lui l’Etat, l’administration et surtout les forces de sécurité et l’armée.

Pour comprendre les développements politiques dans un pays, il faut plonger dans son histoire. Chaque trajectoire est différente d’un pays à l’autre. Ainsi au Sénégal, il n’y a jamais eu de coup d’Etat.

Cela dit, l’issue du scrutin sénégalais va alimenter les discussions dans d’autres pays, comme le Burkina Faso qui est passé au multipartisme dans les années 90, mais qui n’a pas connu d’alternance. Pour les pays voisins, le Sénégal montre que la démocratie peut fonctionner.

Au-delà des résultats électoraux, les citoyens font aussi de plus en plus le lien entre la manière dont les élites utilisent les ressources de l’Etat et leur propre vie quotidienne. Une dimension qui a aussi contribué à la défaite d’Abdoulaye Wade.

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03 avril 2012

Cameroun : les terres de la discorde louées aux Américains

Source : www.rue89.com  

TRIBUNE DES DROITS HUMAINS31/03/2012 à 18h59

Cameroun : les terres de la discorde louées aux Américains

Tribune des droits humains"

(De Yaoundé) Une compagnie camerounaise, détenue par la firme américaineHerakles Farms, exploite des milliers d’hectares pour produire de l’huile de palme. Une implantation très critiquée par les observateurs locaux.

Dans le Sud-ouest du Cameroun, plus de 73000 hectares de terres agricoles sont désormais loués au groupe agro-industriel américain Herakles Farms. Et cela au prix record de 1 dollar annuel l’hectare, selon un bail foncier dénoncé par les ONG locales qui crient au scandale.

A travers leur filiale la SG Sustainable Oils Cameroon (Sgsoc), les dirigeants de la firme new-yorkaise comptent produire 400000 tonnes d’huile de palme brute et 40000 tonnes d’huile de palmiste par an.

Pour Delilah Rothenberg, directrice du projet, il s’agit surtout de « réduire la dépendance du Cameroun aux pays d’importations » en produisant localement cette huile.

Une intention louable, mais qui cacherait de graves conséquences selon le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), une ONG camerounaise.

Dans son rapport publié en février, le CED dénonce un « accaparement des terres et des ressources » par la firme américaine.

L’ONG s’inquiète avant tout de l’exode des populations. « Les activités de la Sgsoc vont créer certes 7500 emplois, mais la concession foncière va obliger plus de 25000 villageois à se déplacer » prévient Brendan Scharwtz, co-auteur de l’étude.

Une menace que réfute Rotheberg, précisant que « seules les 1000 plantations cartographiées pour le projet seront exploitées », et que des « zones tampons seront créées afin que les activités ne se chevauchent avec les zones habitées. ».

Quoiqu’il en soit, ce bail à rallonge est un coup dur pour les riverains qui ne pourront plus cultiver librement ces terres pendant les 99 prochaines années.

Ressources rationnées

Autre problème pointé par le rapport du CED : en acquérant ces terres, la firme américaine accapare aussi l’essentiel des ressources du sol et du sous-sol.

« Le contrat de la Sgsoc lui accorde le droit d’utiliser, gratuitement, des quantités illimités d’eau dans sa concession foncière. L’entreprise jouit également d’un droit exclusif sur les autres ressources présentes sur l’exploitation, comme le bois, l’argile et le gravier ».

Ces avantages excessifs n’ont pas manqué de susciter un profond mécontentement dans la région.

En 2011, des jeunes de la localité sont descendus dans les rues pour bloquer les bulldozers en guise de protestation.

Une ONG locale, le Struggle to Economise Future Environnement (SEFE), a déposé un recours auprès de la justice, pour obtenir un moratoire sur la plantation de la Sgsoc.

Dans cette attente, la justice camerounaise a ordonné l’arrêt des activités d’Herakles en août dernier, avec une astreinte de 500000 francs CFA [env. 760 euros] par jour en cas de violation.

Seulement, le jugement n’a pas été respecté et le juge a même été dessaisi du dossier.

Mais pour Rothenberg, là encore il n’y a pas matière à polémiquer :

« Cette affaire judiciaire a été résolue. Il convient de noter que l’engagement de toutes les parties prenantes est important pour nous, et c’est pourquoi nous avons formé une équipe de développement communautaire local pour mieux faire comprendre l’intérêt du projet et maintenir le dialogue avec les populations ».

Environnement menacé

Le CED s’inquiète aussi des conséquences écologiques du projet. Brendan Schwartz s’inquiète :

« Cet espace abrite des douzaines d’espèces animales et végétales en voie d’extinction. Le projet va interrompre la protection et la croissance de la faune sauvage »

Il craint aussi l’utilisation de produits chimiques toxiques. Certes Herakles Farms s’est engagé à préserver les forêts à haute valeur pour la conservation, en limitant l’utilisation des polluants et le gaspillage des ressources naturelles.

La firme indique même que depuis le début de ses activités, le braconnage a baissé parce qu’elle a recruté des villageois chasseurs.

Mais malgré toutes ces bonnes intentions affichées, le problème de l’accaparement des terres camerounaises – facilité par le gouvernement Biya - par des firmes étrangères n’en n’est qu’à ses débuts.

Dans l’Est du pays, un paysan de 58 ans vient d’être condamné à 2 ans de prison pour avoir refusé de céder ses terres aux Chinois.

PUBLIÉ INITIALEMENT SUR 
Tribune des droits humains

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30 mars 2012

Le discours de Dakar, une insulte à l'Afrique


Marie Darrieussecq

Le discours de Dakar, une insulte à l'Afrique

Publication: 29/03/2012 12h56

Lors de ma chronique mardi dernier sur France Culture, mon rappel du discours prononcé par le Président de la République à Dakar en 2007 a déplu à sa "plume" Henri Guaino. Il a jugé "malhonnête, inconvenant, et honteux" que je lui cite ses propres phrases dans le contexte électoral : il était là pour un temps de parole dédié à la candidature de Nicolas Sarkozy. Il me semble au contraire convenable et légitime, à l'heure du bilan, de rappeler ses propos à celui qui a conseillé le Président pendant cinq ans. Notre différend s'est poursuivi à la pause, mais je précise qu'il m'a courtoisement serré la main en prenant congé.

 

Le même président, Nicolas Sarkozy, a prononcé en mai 2011 un discours magnifique sur l'esclavage. Ses deux discours, pour contradictoires qu'ils soient, sont accessibles sur le site de l'Elysée, pour ceux qui souhaiteraient les relire.

Avant d'aller plus loin, voici ma chronique :

"Le discours de Dakar commence par une critique des méfaits de la colonisation et de l'esclavage, critique qui occupe 10 % du texte total, pour rappeler que la colonisation a aussi apporté des "ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles, des terres vierges rendues fécondes" et conclure "Pour le meilleur comme pour le pire, la colonisation a transformé l'homme africain et l'homme européen."

Déjà, il est pour le moins discutable de placer ainsi à égalité le meilleur et le pire de la colonisation. Si la colonisation était un mariage, il était du genre forcé. Henri Guaino, au début de son discours, cite un poème d'Aimé Césaire. Alors prenons Césaire, dans un de ses discours à lui, justement, son Discours sur le colonialisme, en 1950. Il y rappelait déjà la "déloyauté", disait-il, de ce poncif en soi colonialiste, qui veut "légitimer a posteriori par les évidents progrès matériels" la mise à sac systématique qu'était l'entreprise coloniale. Henri Guaino, lui, continue ainsi : "Tous les colons n'étaient pas des voleurs, tous les colons n'étaient pas des exploiteurs". Comme si le fait que des individus n'aient pas été des salauds exonérait le pillage général ; autre légitimation classique repérée en son temps par Césaire.

Les 90% restants du discours de Dakar contiennent deux idées principales : un éloge de l'homme africain proche de l'enfance et de la nature, et un aimable encouragement à ce qu'il sorte de son immobilisme : "Je suis venu vous dire que l'homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l'homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires". (...) "Le drame de l'Afrique, c'est que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l'Homme échappe à l'angoisse de l'Histoire qui tenaille l'Homme moderne mais l'Homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'Homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin. Le problème de l'Afrique - et permettez à un ami de l'Afrique de le dire - il est là."

Césaire évidement a une tout autre explication pour le "drame de l'Afrique" : "le grand drame historique de l'Afrique, dit-il, a moins été sa mise en contact trop tardive avec le reste du monde, que la manière dont ce contact s'est opéré ; c'est au moment où l'Europe est tombée entre les mains des financiers et des capitaines d'industrie les plus dénués de scrupules qu'elle s'est "propagée" ; notre malchance a voulu que ce soit cette Europe que nous avons rencontrée sur notre route, et l'Europe est comptable devant la communauté humaine du plus haut tas de cadavres de l'Histoire."

Césaire parle du moment historique, du point où il se trouve en 1950 ; le discours de Dakar, lui s'inspire des thèses bicentenaires de Hegel sur la Raison dans l'Histoire (sur l'Homme Africain proche de l'enfance, de la magie et de la nature, inaccessible à la Raison et au mouvement de l'Histoire). Imagerie qui aboutit, au mieux, à des poncifs traditionnels, au pire à l'idée de Gobineau selon laquelle "L'Histoire n'existe que chez les nations blanches".

 

Ma chronique se terminait sur une dernière citation de ce discours présidentiel fait devant des étudiants et des profs d'université de Dakar : "L'Afrique a fait se ressouvenir à tous les peuples de la terre qu'ils avaient partagé la même enfance. L'Afrique en a réveillé les joies simples, les bonheurs éphémères et ce besoin (...) de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner, ce besoin d'être en harmonie plutôt que d'être en conquête."

Ce long discours se veut par ailleurs maladroitement généreux, mais il est totalement discrédité par cette stupéfiante résurgence de clichés que l'on croyait révolus. Une professeure d'Oxford franco-sénégalaise, Hélène Neveu, me racontait avoir traduit en anglais des passages du discours et demandé à ses étudiants de les dater. Leur réponse était "milieu du XIXème siècle", en tous cas ils n'envisageaient pas "un auteur postérieur à Cecil Rhodes" (Cecil Rhodes a fondé fin XIXème la colonie du Cap, en Afrique du Sud, ainsi que la Rhodésie, qui lui doit son nom).

La France, sous la plume d'Henri Guaino, reste tournée sur elle-même et sur une vision de l'Afrique qui ignore sa modernité. Qui lit, en France, Wole Soyinka (prix Nobel 1986) et son contemporain Chinua Achebe, pour ne citer qu'eux ? Pourquoi cette obstination francophone à rester repliés sur notre vision étriquée du monde, quand le Nigeria, l'Afrique du Sud, et toute la diaspora noire participent à l'invention d'une globalité ? Guaino se réfère à Senghor et à Césaire, mais il s'agit d'un recours sélectif : c'est le Césaire panthéonisé, pas celui des discours virulents ; c'est le Senghor lecteur de Teilhard de Chardin, le Senghor de la "Négritude", qui veut que l'homme africain participe à la civilisation de l'Universel en y apportant la "sensibilité", "le rythme cosmique", "la Raison intuitive" opposée à la "Raison logique". Ce "racisme anti-raciste" (selon l'expression de Sartre), cette essentialisation de l'Homme africain ont été très critiqués par les Africains eux-mêmes, Soyinka en tête.

Les colonisateurs anglais n'ont jamais tenté, il est vrai, d'"assimiler" leurs colonisés comme les Français l'ont fait (leur violence à eux était dans une séparation radicale). D'où la nécessité pour Senghor ou Césaire d'affirmer aux Français : "je suis noir". Cet héritage détermine aujourd'hui l'embarras typiquement français quant à l'appréhension et la désignation de ceux qui sont perçus comme autres. Embarras qui mène à des expressions du style "musulman d'apparence", comme Nicolas Sarkozy l'a dit sur France Info, mais aussi à la proposition de François Hollande de supprimer le mot race de la constitution : proposition complexe qui, dans le souci d'éviter les discriminations, risque aussi d'alimenter la confusion du discours français sur la "diversité".

Le comble est que ce discours de juillet 2007 a été prononcé à l'Université Cheik Anta Diop : précisément le chercheur qui a inauguré l'historiographie du point de vue africain. Il est incroyable de devoir rappeler à des responsables politiques de haut niveau qu'il existe une Histoire africaine, écrite différemment, avec de nombreux auteurs africains ou européens qui l'exhument et la déploient. Demandons-nous plutôt pourquoi une certaine Europe a tant besoin que l'Afrique n'ait pas d'Histoire*.

"Un mépris fait de tant d'ignorance", écrit Mamadou Diouf, "les plus désolants clichés de l'ethnologie coloniale", écrit Boubacar Boris Diop, tous deux sénégalais, "héritage intellectuel obsolète, vieux de près d'un siècle", écrit Achille Mbembe, camerounais... Autant d'auteurs bien vivants qui ont réagi immédiatement au discours de Dakar, qui n'ont besoin de nul Européen pour venir leur expliquer l'Afrique, et qu'on ne peut soupçonner de réduire leur vision à une lecture victimisante. Ils ont été nombreux aussi à dénoncer ce Président de la République française venu sur le sol africain exhorter les jeunes à se "décider" pour la démocratie, sans dire un mot de la Françafrique, de ses scandales, de la collusion des intérêts politiques et pétrochimiques, de son soutien aux "satrapes" dans un "système de corruption réciproque" (Mbembe). Quant à la phrase "je ne suis pas venu vous parler de repentance" - n'est-ce pas à l'ancien colonisé d'en décider ?


*Sur ces sujets on pourra lire les ouvrages de Catherine Coquery Vidrovitch, historienne de l'Afrique, dont sa Petite histoire de l'Afrique à La Découverte (2010) ; 
L'Afrique répond à Sarkozy, collectif chez Philippe Rey ; et un autre collectif sous la direction de Jean-Pierre chrétien : l'Afrique ou le déni d'histoire, aux éditions Karthala. 

La page de Marie Darrieussecq sur le site de France Culture

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28 mars 2012

Concours Roman-photo afro-caribéen Amina

Communiqué de presse
LANCEMENT DU PREMIER CONCOURS DE
ROMAN-PHOTO AFRO-CARIBEEN AMINA

Bonjour,
C'est une première et nous vous remercions de bien vouloir relayer ce concours qui devrait révéler de nombreux talents insoupçonnés !
 

 
 
LANCEMENT DU PREMIER CONCOURS DE
ROMAN-PHOTO AFRO-CARIBEEN AMINA

En avril, le magazine AMINA ceÌleÌbre le roman-photo afro-caribéen et la langue française et organise sur Internet un concours de roman-photo ouvert aÌ tous.
Les amateurs du genre peuvent participer jusquâau 1er septembre prochain en postant leurs romans-photos sur le site :
 
 
Comédie, aventure, humour, satire, enquête policière, tout est permis!
 
Pour concourir les romans-photos doivent :
 
Comporter des dialogues en français
Comporter une majorité d'acteurs afro-caribéens ou domiens
Comporter entre 70 et 80 photos
Etre déposés en format PDF lisible sur le site du concours www.concours-amina-mag.com ou
Etre adressés en format papier ou sur support numérique type CD, clé USB à: AMINA - Concours de Roman-Photo - 11, rue de Téhéran 75008 Paris - France
Etre déjà montés (photos et textes associés)
Etre accompagnés d'un court synopsis*
 
Les Åuvres susceptibles de concourir seront publiées sur le site
www.concours-amina-mag.com à partir du 1 octobre 2012.
Les internautes pourront alors voter.
 
C'est le vote du jury qui départagera les candidats et déterminera les lauréats des AMINA d'Or, AMINA d'Argent et AMINA de Bronze.
Le vote des internautes déterminera les lauréats de l'AMINA des Internautes.
 
 
Le jury annoncera les quatre romans-photos gagnants le 1 novembre 2012.
 
Ceux-ci seront publiés dans les cinq éditions du magazine Amina, successivement dès le mois de décembre 2012.
 
Le concours est doté de nombreux lots :
 
AMINA d'Or                           Deux billets d'avion d'une valeur totale de 3 000 euros
AMINA d'Argent                   Une tablette numérique et un appareil photo numérique
AMINA de Bronze                Une tablette numérique
AMINA des Internautes      Un appareil photo numérique
 
Des cadeaux surprises récompenseront l'ensemble des participants :
 


Composition du jury

Marguerite Abouet, auteure et scénariste de BD

Berthet One, auteur de BD

François Bikindou, auteur de romans-photos pour Amina

Serge Diantantu, auteur de BD

Marc Guillaume, éditeur

Grégoire Kounga, auteur de BD et conseiller municipal de Rennes

Jacqueline Lambert, plasticienne

Yves Madiba, auteur de BD pour Amina

Nathalie Tientcheu, auteure

Jean-Marc Tingaud, photographe

Martine Voyeux, photographe

 

Cet éÌvéÌnement s'inscrit dans le cadre du numéro spécial anniversaire d'Amina. Depuis quarante ans, revendiquant son statut de référence du patrimoine culturel afro-caribéen, le magazine Amina a accompagné les femmes dans leur émancipation, leur quête d'autonomie professionnelle, leur implication pour le développement de leur pays et les transformations de la société, l'évolution de leurs idées, mais aussi dans leur rapport à leur corps et à leur séduction.

Constitué exclusivement de romans-photos à son lancement en 1972, le magazine consacre toujours aujourd'hui une dizaine de pages chaque mois à cette production.

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26 mars 2012

Un professeur veut poursuivre l'administration sur le mauvais état des routes

Un exemple à suivre lu pour vous dans le point.fr d'après une dépêche de l'AFP.

 - Publié le 26/03/2012 à 13:00 - Modifié le 26/03/2012 à 13:01

 
Un universitaire sud-africain a dit vouloir poursuivre l'administration régionale pour le mauvais état des routes après avoir été empêché de participer à l'enterrement de sa mère à cause d'un trou dans la chaussée, a rapporté lundi le quotidien Beeld.

Un universitaire sud-africain a dit vouloir poursuivre l'administration régionale pour le mauvais état des routes après avoir été empêché de participer à l'enterrement de sa mère à cause d'un trou dans la chaussée, a rapporté lundi le quotidien Beeld.

Un universitaire sud-africain a dit vouloir poursuivre l'administration régionale pour le mauvais état des routes après avoir été empêché de participer à l'enterrement de sa mère à cause d'un trou dans la chaussée, a rapporté lundi le quotidien Beeld.

La voiture de Wannie Carstens a eu deux pneus crevés en roulant dans le trou à la vitesse d'une centaine de kilomètres à l'heure alors qu'il faisait encore nuit dimanche matin, dans la province du Nord-Ouest.

Même si la voiture a été réparée, M. Carstens n'a pas pu se rendre à Upington, le lieu de l'enterrement, à plus de 600 km, car la voiture pouvait avoir subi d'autres dégâts.

Le professeur a dit vouloir poursuivre le gouvernement provincial et lui réclamer 6.000 rands, près de 600 euros, de dommages et intérêts pour la voiture.

Un porte-parole de la province du Nord-Ouest a reconnu le mauvais état des routes mais a expliqué que l'administration manquait d'argent.

Le trous dans la chaussée sont nombreux en Afrique du Sud où ils provoquent de nombreux accidents chaque année.

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