Congo : sauver les élections
A propos des élecions au Congo, Lu pour vous sur le site International Crisis Group
http://www.crisisgroup.org/fr/publication-type/communiques/2011/africa/dr-congo-saving-the-elections.aspx
Congo : sauver les élections
Kinshasa/Nairobi/Bruxelles | 8 déc. 2011
Une semaine après les élections présidentielles et législatives, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une crise politique qui pourrait replonger le pays dans la violence. Les résultats provisoires, attendus aujourd’hui, risquent de déclencher des manifestations de l’opposition, qui peuvent susciter à leur tour une répression sévère des forces de sécurité congolaises et enclencher une spirale de violence. Afin d’éviter ce scénario, les autorités congolaises doivent adopter des mesures urgentes pour qu’un résultat relativement représentatif émerge d’un processus électoral défectueux. Les Nations unies, l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) doivent travailler ensemble pour proposer une médiation entre les dirigeants congolais afin de trouver une issue à la crise.
La semaine dernière, des dizaines de millions de Congolais ont voté lors des secondes élections depuis la fin de la sanglante guerre civile. Le scrutin constitue l’aboutissement d’une année de préparation tendue, caractérisée par un déséquilibre politique favorable au président en exercice Joseph Kabila. Des modifications constitutionnelles ont mis fin à l’élection présidentielle à deux tours, ce qui a éparpillé le vote de l’opposition incapable de s’unir derrière un candidat unique. Des fidèles du pouvoir ont été nommés à la commission électorale et à la Cour suprême, en charge du contentieux électoral. Malgré des disparités dans l’enrôlement des électeurs, les partis de l’opposition et les observateurs n’ont pas pu examiner la liste électorale. Les médias contrôlés par l’Etat ont battu le rappel pour le président. Néanmoins, Joseph Kabila, largement moins populaire que lors de sa victoire en 2006, a fait face à une rude compétition, notamment de la part du vétéran de l’opposition Etienne Tshisekedi. Avec la présence d’un autre candidat, Vital Kamerhe, menaçant de rafler les voix de Kabila aux Kivus – voix qui ont été cruciales pour sa victoire il y a cinq ans – la réélection du président sortant est loin d’être assurée.
Le scrutin a été marqué par une gestion chaotique, des violences localisées et des fraudes ont été signalées – intimidation des électeurs, bourrages d’urnes, etc. Prévu pour le 28 novembre, le vote a été prolongé de deux jours parce que le matériel nécessaire est arrivé en retard et la confusion régnait dans les listes électorales. Les observateurs internationaux, y compris ceux de l’Union européenne et du Centre Carter, ont signalé des irrégularités très répandues – mais puisque peu d’entre eux se sont aventurés en dehors des villes principales, ils ont probablement manqué les abus les plus grossiers.
Le décompte a été aussi chaotique que le vote, et dangereusement opaque. Les critères pour invalider les bulletins de vote ne sont pas clairs, et Kinshasa – un fief de l’opposition – semble être particulièrement concerné. Le refus de la commission électorale de publier les résultats par bureaux de vote, ce qui permettrait aux partis d’opposition et aux observateurs de les vérifier dans le détail, est particulièrement révélateur. Les irrégularités du jour du scrutin sont un sérieux problème ;l’impression que les résultats sont falsifiés à huis clos serait un désastre.
L’infortune électorale du Congo reflète une absence de progrès au niveau démocratique et institutionnel depuis 2006. Mais elle résulte également du faible engagement africain et international. Malgré des violations des droits de l’homme lors de la campagne, rapportées par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, la mission de l’ONU, la Monusco, s’est montrée peu disposée à critiquer ouvertement le gouvernement et les autorités électorales. Elle s’est aussi apparemment abstenue de proposer les bons offices prévus dans son mandat du Conseil de sécurité ; un rôle pourtant crucial compte tenu de la méfiance de l’opposition à l’égard des institutions congolaises. Les bailleurs de fonds également – particulièrement l’UE et le Royaume-Uni, qui ont en partie financé le scrutin, et les Etats-Unis – ont largement échoué à empêcher le renforcement du pouvoir de Kabila.
Une lourde atmosphère pèse désormais sur Kinshasa. A la veille des élections, la répression des forces de sécurité contre des manifestants de l’opposition a entrainé, selon Human Rights Watch, dix-huit morts et plus d’une centaine de blessés. Pendant le scrutin, les autorités se sont heurtées aux militants de l’opposition dans les provinces du Kasaï et du Katanga, alors que des violences sporadiques ont été signalées dans d’autres régions, caractérisées notamment par la destruction du matériel électoral et des électeurs empêchés de se rendre aux urnes. L’arrivée des renforts de la garde présidentielle dans les camps militaires aux abords de la capitale et le renvoi de certains officiers n’augurent rien de bon. Les deux camps peuvent facilement mobiliser des milices et des groupes de jeunes armés.
Durant le weekend, des milliers de Congolais auraient traversé le fleuve pour se rendre au Congo-Brazzaville voisin, redoutant la violence. Des rumeurs de distribution de machettes, une mobilisation des gangs et une lourde présence des forces de sécurité entretiennent une atmosphère de paranoïa dans la capitale. Les dirigeants de l’Eglise catholique au Congo, qui a déployé quelque 30 000 observateurs – plus que tout autre groupe – durant le scrutin, ne publient pas leurs conclusions, craignant qu’elles n’attisent les tensions. Durant le weekend, l’évêque Nicolas Djombo a décrit la situation comme étant « un train allant droit dans le mur ». Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), pendant ce temps, a déclaré qu’il suivait de près la situation en RDC.
Les résultats provisoires de la commission électorale, censés être publiés rapidement, vont sans doute placer Kabila en tête du scrutin. Mais compte tenu de la crédibilité entamée de cette institution et de l’ampleur des irrégularités, ces résultats ne risquent pas d’inspirer la confiance. L’opposition risque de les rejeter d’emblée. La Cour suprême doit résoudre les différends, mais puisqu’elle est également composée de proches du pouvoir, les perdants vont probablement chercher à exprimer leurs griefs dans la rue. Il est difficile d’anticiper l’ampleur de la violence : des affrontements risquent d’éclater à Kinshasa mais aussi dans d’autres régions, particulièrement dans les fiefs de l’opposition comme le Kasaï oriental, où le gouverneur a déjà déclaré l’état d’urgence, le Kasaï occidental, le Sud-Kivu, Lubumbashi, et l’Equateur. Des divisions au sein de l’armée ne doivent pas être exclues.
Une action internationale et régionale d’urgence est nécessaire pour sauver les élections et persuader les dirigeants congolais de s’abstenir de recourir à la violence. Ces deux tâches ne s’annoncent pas faciles. Les défaillances techniques considérables et les manipulations délibérées du scrutin réduisent la possibilité de connaitre les véritables résultats tandis que le contrôle des institutions par le régime réduit la possibilité pour les élites de résoudre pacifiquement les différends. Alors qu’une fébrilité croissante gagne Kinshasa, les deux candidats en tête semblent peu enclins à s’adresser la parole et encore moins à accepter la défaite. Cependant l’adoption des mesures suivantes présente un espoir de sortie de crise :
- La commission électorale doit compter les bulletins de vote de manière transparente, dans le respect de la loi congolaise et en présence d’observateurs locaux et internationaux – et elle doit annoncer publiquement qu’elle va le faire. Elle doit publier les résultats de chaque bureau de vote, pour permettre une vérification indépendante, pour l’élection présidentielle comme pour les législatives qui sont désormais quasiment oubliées.
- Les autorités doivent expliquer clairement comment les partis politiques et les observateurs ont la possibilité de contester les résultats de chaque bureau de vote. Les bureaux qui ont fourni des résultats douteux ou ceux où les observateurs ont signalé des irrégularités doivent faire l’objet d’enquêtes rigoureuses – encore une fois, en présence d’observateurs internationaux – avec des critères clairs à appliquer pour l’invalidation des bulletins. La possibilité de voter doit être offerte aux électeurs des régions où le scrutin n’a pas pu avoir lieu.
- Tous les dirigeants congolais doivent éviter les discours haineux. Etant donné que les manifestations vont sans doute devenir violentes, les dirigeants de l’opposition ne doivent pas appeler à manifester après l’annonce des résultats.
- Si des manifestations ont lieu, les forces de sécurité doivent s’abstenir de faire usage d’une force excessive – et des instructions claires doivent être émises par les chefs militaires et de la police et le président. Toute violence doit faire l’objet d’une enquête par des organisations de droits de l’homme congolaises et internationales, ainsi que, si cela est approprié, par la CPI.
- L’ONU, l’UA et l’UE doivent envoyer immédiatement une médiation de haut niveau entre les parties. Un accord de partage du pouvoir n’est pas souhaitable ; en revanche, compte-tenu de la défiance à l’égard des institutions électorales. Les médiateurs doivent explorer des options pour un mécanisme alternatif de règlement du contentieux électoral ou pour une supervision indépendante des mécanismes existants – éventuellement sous les auspices de l’UA et avec un soutien international. Ils doivent également trouver un moyen d’éviter une crise constitutionnelle puisque le mandat de Kabila expire cette semaine.
- Pendant ce temps, l’ONU, les bailleurs de fonds et les dirigeants régionaux doivent éviter les déclarations qui légitiment des résultats contestables et détruisent le peu de crédibilité qui leur reste au Congo. Ils ne peuvent pas accepter les défaillances électorales. Aucun dirigeant ne doit être félicité tant que tous les différends électoraux ne sont pas résolus.
- L’ONU doit déployer des casques bleus supplémentaires dans les provinces de l’Ouest et à Kinshasa, sinon elle risque d’échouer à remplir son mandat de protection des civils. Un bain de sang dans la capitale d’un pays hôte de la plus large opération de maintien de la paix des Nations unies est impensable.
Au-delà du danger immédiat que représentent le rejet des résultats et l’escalade de la violence, l’existence d’un président ayant un mandat illégitime pose une menace sérieuse pour la paix et la sécurité dans le pays. Seul un dirigeant dont les Congolais sont convaincus qu’il a été élu librement est à même de résoudre les multiples problèmes du pays. Les perdants exclus de la vie politique peuvent facilement prendre les armes, comme en République centrafricaine ou au Burundi voisins. La crise d’aujourd’hui n’aura pas surpris les observateurs du Congo, puisqu’elle résulte du désengagement discret mais réel des acteurs régionaux et internationaux ces dernières années. Ils doivent désormais s’engager à nouveau – et rapidement.
La victoire annoncée du Pr. Alpha Condé: Le candidat de l'Alliance Arc-En-Ciel remporte le second tour de la présidentielle du 0
La victoire annoncée du Pr. Alpha Condé: Le candidat de l'Alliance Arc-En-Ciel remporte le second tour de la présidentielle du 07 novembre avec 52%
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Il vient de loin. Très loin. Après cinquante ans d'opposition, de combat politique sans relâche, le Pr. Alpha Condé accède enfin à la magistrature suprême de son pays la Guinée en remportant le second tour de la présidentielle du 07 novembre avec 52% contre 48% pour son rival Cellou Dalein Diallo.
Le leader du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) qui devient ainsi le premier Président de la troisième République de Guinée, n'a jamais, non pas pour avoir été sollicité, courtisé mais par principe étant homme de rigueur, attaché à la transparence, à la justice sociale, à la bonne gouvernance..., pris part à la gestion calamiteuse de la deuxième République dont l'un des principaux comptables s'appelle Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux de la présidentielle du 07 novembre.
Homme de rassemblement comme l'indique l'appellation de son parti le Rassemblement du Peuple Guinée (RPG), le Pr. Alpha Condé a montré son sens élevé pour l'unité nationale en mobilisant la plus importante et la plus large alliance politique de ces dernières décennies dans le pays.
La troisième République qu'il s'apprête à présider et à conduire sera fondée sur la réconciliation, la consolidation de l'unité nationale, la préservation de la paix, le renforcement de la solidarité pour qu'ensemble les filles et fils de Guinée relèvent les défis réels (pauvreté, chômage, insécurité, impunité...) qui minent le pays.
Le Président Alpha Condé n'est pas un revanchard. C'est un homme d'état. Il n'est pas un ethnocentriste, mais un nationaliste. Il n'est pas non plus un régionaliste, mais un rassembleur. L'alliance Arc-En-Ciel qui l'a soutenu au second tour renfermant les filles et fils des quatre régions naturelles de la Guinée en est une preuve éloquente.
Martyr vivant de la politique guinéenne, comme Nelson Mandela, le Président Alpha Condé a subi pendant un demi siècle les affres, les torts, qu'aucun homme politique de son époque n'a vécu. Mais comme le père de l'Afrique du sud moderne, le nouveau Président de la troisième République de Guinée prône urbi orbi la paix, le pardon, la cohésion sociale, l'unité nationale...
Connu pour son franc-parler, le Président Alpha Condé est un homme de rigueur qui attache du prix au travail bien accompli, au devoir citoyen, au developpement de la Guinée pour le bonheur, la prospérité, le rayonnement de laquelle il a tout sacrifié depuis des décennies.
Cette nouvelle ère démocratique qui s'annonce pour la Guinée est porteuse d'espérances et de renouveau.
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Nigeria: Les éléphants se battent, et la souffrance interminable des herbes continue
Rebecca Tickle 21 mai 2010 Au Nigéria, la lutte sans merci pour les élections présidentielles de janvier 2011 bat déjà son plein, et tous les coups sont permis. Les fraudes bien juteuses sortent leurs têtes du panier de crabes, servant d'alibi aux uns et aux autres pour s'éliminer mutuellement de la course. Les alliés de jadis deviennent des ennemis, et les ennemis deviennent des alliés, sur un fond de tribalisme. Le commun des mortels n'arrive même plus à suivre. Ne nous leurrons donc pas! Les fraudes monstrueuses qui se découvrent les unes après les autres ne sont pas dénoncées pour la bonne cause ou pour un souci quelconque de transparence. Les accusateurs sont d'ailleurs tout aussi fraudeurs que les accusés. Dans une ambiance de pré-campagne électorale déjà pestilentielle, ces dénonciations deviennent une arme redoutable contre la concurrence. En fin de compte, on peut se demander qui va juger les coupables, puisque la Justice elle-même est trempée jusqu'au dernier cheveu dans ces complots qui se superposent comme des pelures d'oignons. C'est ainsi que l'ancien président Olusegun Obasandjo, qui a dirigé le Nigéria de 1999 à 2007, et qui continue d'user de son influence mafieuse dans les hautes sphères de pouvoir, jouant au médiateur sainte nitouche quand l'Union Africaine lui en offre l'occasion, est aujourd'hui – enfin - accusé, selon le Quotidien Sahara Reporters, d'avoir partagé en 2000-2001 la coquette somme de 74 millions de dollars avec son vice-président Atiku Abubakar et deux directeurs successifs de laNigeria Petroleum National Corporation. Durant la même période, Obasandjo et son parti, le PDP, ont également empoché 5 millions de dollars. En l'occurrence, Obasandjo et Atiku sont les deux sur les rangs pour les prochaines présidentielles. D'autres bénéficiaires de fraudes massives ne sont pas non plus des petites pointures, puisqu'il s'agit notamment du Général Sani Abacha qui s'est servi de 40 millions en 94-95, ainsi que plusieurs autres, qui ont empoché respectivement 11,7 million en 2001-2002, 2.5 million en 96-97, 1.8 millions en 98, et 3.1 millions en 2001-2002. L'ancien président militaire, le Général Ibrahim Gbadamosi Babangida, au pouvoir entre 1985 et 1993, ayant également déclaré son intérêt pour la présidence en 2011, est aujourd'hui mis sur la sellette pour la gestion douteuse d'une somme de 12.4 billions pendant son mandat. Le vent souffle aussi au sein-même du parti au pouvoir. Le président du PDP, Prince Vincent Ogbulafor, est brusquement écarté par le Président Jonathan, puisqu'il est devenu un obstacle pour sa course effrénée aux présidentielles prochaines. Dans toute cette tempête, la nouvelle première Dame, Patience Jonathan, est partie hier pour un voyage privé à Dubai, pour la deuxième fois depuis que son époux remplace feu président Yar'Adua aux rennes du pouvoir. Elle est une grande amatrice de bijoux en or dit-on, mais elle a également un casier judiciaire conséquent. En effet, son nom est étroitement mêlé à déjà deux affaires de blanchiment d'argent, qui n'ont pas encore été élucidées. A l'époque où son mari était encore gouverneur de l'état de Bayelsa, les autorités anti-fraudes avaient déjà trouvé 13.5 millions de dollars dans les poches de Madame Jonathan. On a de la peine à s'imaginer que son mari n'est pas au courant des affaires financières de sa femme, et de fil en aiguille on peut s'imaginer le niveau d'intérêt du Président Jonathan pour un mandat complet dès 2011. De toute évidence, son mandat tronqué actuellement ne lui suffira pas pour se remplir les poches suffisamment! En fin de compte, un mandat présidentiel au Nigeria, c'est quoi? Un simple temps de fraude massive des biens publics, particulièrement des bénéfices issus de l'exploitation pétrolière. Il s'agit donc d'une escroquerie massive et interminable du peuple nigérian, dont le développement socio-économique ne constitue qu'une très infime priorité sur l'agenda de la classe politique. A ce point de la discussion, il est utile de rappeler que les principaux partenaires du gouvernement nigérian sont entre autre Royal Dutch Shell, ExxonMobil, Chevron, Total Fina Elf et Nigeria Agip Oil. Le lien entre ces compagnies et le gouvernement de leur pays d'origine est évident. Donc on est en droit de se demander quelle est la part de volonté politique des pays occidentaux à promouvoir le développement humain des pays dont ils exploitent les ressources de façon plus ou moins licite. Car leur partenariat avec des hauts voltigeurs de la fraude de biens publics les rend bel et bien coupable de recel. La pauvreté et le désespoir total du peuple nigérian et surtout de sa jeunesse, à l'instar de beaucoup de pays africains, est un élément complètement ignoré dans les politiques migratoires occidentales. En gros, on se sert comme on veut, mais on se fiche complètement du confort même minimal en termes de droits de l'homme de la population subissant l'exploitation massive et hors mesures, dont bénéficient les peuples occidentaux. Inutile de rappeler les conditions de vie inimaginables des peuples du delta du Niger, dont l'environnement souffre jusqu'à la moelle des conséquences de l'équivalent d'un déversement de l'Exxon Valdès par année depuis cinquante ans. En conclusion, la corruption massive de la classe politique combinée avec la collégialité intéressée et la connivence des pays occidentaux, font, au Nigéria et dans plusieurs autres pays d'Afrique sub-saharienne, un mélange hautement toxique au détriment du développement humain des populations. Remarque de fin: La plupart des demandeurs d'asile nigérians dans le monde viennent du Delta du Niger. Nigeria: Les éléphants se battent, et la souffrance interminable des herbes continue
Sincérité du peuple et manipulation du politique à propos des élections en Afrique
Qu'est-ce que l'apprentissage en démocratie?
L'aspiration à la liberté, à l'expression libre du choix de ses dirigeants est une démarche vitale qui procede à la recherche du bonheur pour toute société humaine.
Je pense que les peuples africains dans leurs demarches électorales sont habités d'une sincérité démocratique.
Pendant cette courte période, les électeurs espèrent voir dans ces futures élections la fin des systèmes pseudo-démocratiques.
Car ils ont conscience depuis fort longtemps, entre autres par le biais de la mondialisation de l'information, que leur bonheur passerait par l'installation d'un authentique processus démocratique prophétique.
Un acte électoral pour obtenir par la non-violence, des gouvernants compétents et capables de répondre, de façon éfficiente, aux défis actuels et futurs dont l'Afrique aurait à faire face dans le contexte mondial.
Tandis que la classe "politique" procede différemment. Consciente de la nécessité de démocratie et de la volonté populaire des populations en la matière, elle recourt à toutes les supercheries pour contrecarrer ce besoin vital.
Nombre de politiciens, à part de rares exceptions, utilisent les elections pour légitimer leur hold up et avoir droit de cité sur la scène politique internationale. Quand bien même personne n'est dupe tant au niveau national qu'international.
En fait ils ne font que retarder un processus déjà enclenché dont l'issue est inéxorable.
L'auteur nigérian Chinua Achebe dénonce les habitudes électorales en Afrique
L'auteur nigérian Chinua Achebe, le 19 janvier 2009 à Abuja |
ABUJA (AFP) — L'écrivain nigérian Chinua Achebe a déploré lundi soir, lors d'une rare visite dans son pays, la façon dont se déroulent les élections sur le continent africain, soulignant que la politique ne devait pas être une guerre.
"Je dois vous dire ma déception profonde face à ce qui se passe sur le continent africain en matière d'élections, en matière de succession", a déclaré l'auteur du roman "Le monde s'est effondré" (1958), à des journalistes.
"Une société civilisée implique l'idée que le pouvoir est transféré volontairement car c'est ce que prévoit le droit. Mais en Afrique, nous n'avons pas encore appris ce fait simple et extrêmement important", a-t-il poursuivi.
"La politique n'est pas une guerre", a encore souligné l'écrivain âgé de 78 ans, appelant les hommes politiques africains à ne pas percevoir la politique comme une question "de vie ou de mort".
Chinua Achebe, considéré comme un des fondateurs de la littérature africaine moderne, est aussi un dénonciateur acerbe de la corruption dans son pays. Il a refusé à plusieurs reprises de recevoir des récompenses des mains de dirigeants nigérians.
L'écrivain, à qui l'on doit aussi "Le malaise" (1960) a reçu en 2007 le prestigieux Man Booker International Prize. Ses oeuvres ont été traduites dans une cinquantaine de langues.
AFP
John Atta-Mills investi président du Ghana
ACCRA (AFP) — Le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills, a prêté serment mercredi lors d'une cérémonie de passation de pouvoir avec son successeur John Kufuor qui se retire après huit ans à la tête du pays.
"Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère (...) j'espère tirer profit des expériences des deux précédents présidents du Ghana pour construire un Ghana meilleur", a déclaré le nouveau dirigeant, 64 ans, issu des rangs de l'opposition.
Vêtu d'un boubou blanc et d'un kente, tissu traditionnel ghanéen, John Atta-Mills a prêté serment sur la bible lors d'une cérémonie organisée sur la plus grande place d'Accra, décorée aux couleurs du drapeau ghanéen - rouge, jaune, vert et noir -, en présence de plusieurs chefs d'Etat africains et de milliers de Ghanéens en liesse.
C'est la deuxième fois en dix ans qu'un président élu transmet le pouvoir à l'opposition à l'issue d'un scrutin régulier dans cette nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants, érigée en modèle de démocratie pour l'Afrique.
M. Atta-Mills, qui représentait l'opposition sous la bannière du Congrès national démocratique (NDC), a remporté de justesse la présidentielle, dont les résultats ont été annoncés samedi, face au candidat du pouvoir Nana Akufo-Addo (Nouveau parti patriotique, NPP).
Juriste et ancien vice-président de Jerry Rawlings, il se présentait au poste suprême pour la troisième fois, après avoir été défait en 2000 et 2004 par John Kufuor.
John Kufuor, 70 ans, un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d'économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale, a tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu'il n'a pas cherché à repousser.
Il n'a pas pris la parole lors de la passation de pouvoir.
Les présidents ivoirien Laurent Gbagbo, burkinabé Blaise Compaoré, sierra-léonais Ernest Koroma, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar'Adua et béninois Thomas Boni Yayi étaient présents à la cérémonie.
Le secrétaire d'Etat britannique à l'Afrique, Mark Malloch-Brown, y a aussi pris part, représentant l'ancienne puissance coloniale, dont le Ghana est devenu indépendant en 1957 avec Kwame Nkrumah comme premier président.
La présidentielle, déroulée sans heurts malgré des tensions croissantes sur la fin qui avaient fait craindre des affrontements, a été unanimement saluée par les dirigeants étrangers alors que l'année 2008, en Afrique, a été marquée par des violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe.
"Lors des élections, la démocratie au Ghana a été mise à l'épreuve mais au final, la volonté souveraine du peuple a prévalu", a déclaré John Atta-Mills après sa prestation de serment. "Il sera de mon devoir de président de panser les plaies et d'unifier notre chère nation".
Bien que l'alternance du pouvoir au Ghana soit générale, le Parlement ayant aussi basculé à la faveur du NDC à l'issue des législatives du 7 décembre, les observateurs s'attendent à une transition en douceur.
John Atta-Mills, qui a prôné le changement tout au long de sa campagne, s'était engagé lundi à "continuer les projets initiés par le président Kufuor, à maintenir la paix et la stabilité et à promouvoir l'unité".
Aucun changement de cap majeur n'est attendu dans le domaine de l'économie, mais la nouvelle équipe devra composer avec la crise financière internationale et apporter des réponses satisfaisantes à l'électorat populaire qui l'a portée au pouvoir, estimait Yaw Kwakwa, analyste du cabinent Generation Investment.
John Atta-Mills devra aussi gérer, à partir de 2010, le début de la production commerciale de pétrole découvert au large des côtes du pays en 2007. Le Ghana est déjà un important producteur d'or et de cacao.
La démocratie renforcée au Ghana à l'issue de la présidentielle
Peu après l'annonce de sa victoire, l'opposant John Atta-Mills, du Congrès national démocratique (NDC), a tendu la main à son adversaire qui, en dépit de protestations, a reconnu sa défaite et l'a félicité.
La course, très serrée, a été remportée avec à peine un demi point de pourcentage.
"Le Ghana va connaître sa seconde alternance pacifique du pouvoir (...) en une décennie, un évènement qui renforcera certainement la transition démocratique du pays et ses jeunes institutions", a estimé Chris Fomunyoh, expert Afrique au National Democratic Institute (NDI), un organisme basé à Washington.
La première passation de pouvoir entre deux présidents démocratiquement élus s'était déroulée dans le calme en janvier 2001, lorsque Jerry Rawlings, un ancien dirigeant militaire converti à la démocratie, avait transmis les rênes à l'opposant John Kufuor après deux mandats de quatre ans.
La récente élection était la cinquième au Ghana depuis le retour du multipartisme en 1992, et John Atta-Mills, un juriste de 64 ans, se présentait pour la troisième fois consécutive.
"On peut espérer que le Ghana continuera d'être un modèle de démocratie pour d'autres pays africains, comme le sont le Bénin, le Botswana, le Mali, l'île Maurice et l'Afrique de Sud", a-t-il poursuivi.
La nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants est régulièrement citée en exemple et louée pour ses avancées en matière de démocratie, dans un continent où violences et fraudes électorales sont fréquentes.
Au Kenya, des violences post-électorales ont fait plus de 1.500 morts début 2008, tandis qu'au Zimbabwe, plongé dans un crise politique et humanitaire, Robert Mugabe refuse de céder le pouvoir malgré la défaite de son parti aux législatives de mars.
Malgré quelques incidents, les observateurs de la présidentielle au Ghana ont relevé surtout l'ordre et le calme qui ont prévalu.
Bien qu'il ait reconnu sa défaite, Nana Akufo-Addo, du Nouveau parti patriotique (NPP), a insisté sur des irrégularités qui se seraient produites dans une région traditionnellement aux mains du parti adverse et déclaré que la justice devra examiner l'affaire, sans plus de précisions.
"Dans d'autres pays, on ne serait pas en train de rassembler des bulletins de vote (comme preuves de fraudes), mais des armes", a estimé Emmanuel Gyimah-Boadi, du Centre pour le développement démocratique (CDD), une institution ghanéenne.
"C'est tout à l'honneur du NPP qu'il présente ses griefs devant un tribunal. C'est à cela que servent les tribunaux électoraux", a de son côté noté Chris Fomunyoh du NDI.
Selon des observateurs, le recours en justice évoqué par le candidat défait ne devrait toutefois pas avoir d'impact réel sur la passation de pouvoir le 7 janvier entre le président sortant John Kufuor et John Atta-Mills.
Theodore Dzeble, porte-parole de la Coalition d'observateurs des élections (CODEO, 34 organisations) a estimé que Nana Akufo-Addo, également un juriste de 64 ans, était lui-même capable de se rendre compte que s'il souhaite se présenter lors des prochaines élections dans quatre ans, il doit se résoudre à la défaite.
"Sinon, personne ne votera pour lui la prochaine fois".
source AFP
L'Afrique salue la transition en douceur au Ghana
Par Reuters, publié le 04/01/2009 à 15:30 ACCRA - Le bon déroulement de l'élection présidentielle au Ghana et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent, estiment responsables politiques et citoyens ordinaires.
John Atta Mills, candidat du Congrès démocratique national (NDC), qui a remporté samedi l'élection présidentielle ghanéenne, avec 50,23% des suffrages. Responsables politiques et citoyens ordinaires estiment que le bon déroulement de ce scrutin et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent. (Reuters/Luc Gnago)
La troisième tentative a été la bonne pour le chef de l'opposition ghanéenne, John Atta Mills, qui a remporté l'élection de justesse, avec 50,23% des voix contre 49,77% à son adversaire du parti au pouvoir, Nana Akufo-Addo.
"La victoire de John Atta Mills et l'attitude du peuple ghanéen offrent un rare exemple de démocratie en Afrique", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre kényan Raila Odinga, dont le pays a connu de graves violences politiques qui ont fait un millier de morts au début de l'an passé.
Des soubresauts politiques ont également marqué la Mauritanie, où le premier président civil librement élu a été déposé en août par les militaires, et la Guinée, où un putsch a suivi le décès du président Lansana Conté le mois dernier.
La crise gouvernementale au Zimbabwe, elle, n'est toujours pas dénouée malgré l'accord de partage du pouvoir conclu le 15 septembre.
L'Afrique du Sud, première puissance économique du continent, votera en mars prochain, un scrutin que les spécialistes annoncent comme très tendu en raison des dissensions au sein du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.
"RESPECT DE LA DÉMOCRATIE ET BONNE GOUVERNANCE"
"L'élection au Ghana est un témoignage du respect de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe. "Le peuple du Ghana a montré dans les urnes combien il appréciait la démocratie."
Sortie d'une sanglante guerre civile, la Côte d'Ivoire, voisine du Ghana, a reporté l'élection présidentielle qui devait être organisée l'an dernier, en raison des retards dans le désarmement et dans le recensement des électeurs. Le scrutin ne devrait pas avoir lieu avant la fin de cette année.
"Dans ce pays, les élections se déroulent toujours dans le chaos et c'est le plus fort qui gagne", déclare un chauffeur de taxi d'Abidjan, Alpha Kante. "Mais si les Ghanéens, eux, ont pu élire un nouveau président sans problème, c'est une bonne chose et un exemple à suivre."
A Accra, la capitale ghanéenne, l'homme de la rue est fier du bon déroulement du vote, preuve que "la démocratie, ça marche".
"L'élection montre que le Ghana est un superbe exemple de démocratie sur un continent qui se bat pour être enfin reconnu", dit Richard Nunoo, un mécanicien.
Les deux camps en lice au Ghana s'étaient pourtant mutuellement accusés de fraudes et de violences et avaient demandé une nouvelle vérification des résultats dans plusieurs régions, mais la commission électorale a affirmé que ces demandes n'étaient pas fondées.
Les observateurs internationaux ont salué un scrutin libre et régulier.
Les huit années de présidence du chef de l'Etat sortant, John Kufuor, ont été marquées par une forte croissance économique qui a attiré de nombreux investisseurs.
Mais les détracteurs du chef de l'Etat sortant faisaient état d'une corruption généralisée, et notamment de trafics de drogue dans lesquels des fonctionnaires étaient impliqués.
Christian Akorlie à Accra, Helen Nyambura-Mwaura à Nairobi; Ange Aboa à Abidjan, version française Guy Kerviel
source : l'express
Les pseudos éléctions des chefs d'état africains et leurs coûteuses cérémonies d'investiture
A propos des fameuses élections présidentielles, voici ce que nos amis de la République Centrafricaine écrivent sur le site www.centrafrique-presse.com
Les pseudos élections des chefs d’état africains et leurs coûteuses cérémonies d’investiture
Après les deux tours de l’élection présidentielle qui vient de se dérouler en France et qui a vu la victoire indiscutable de Nicolas Sarkozy, on a également assisté dix jours après, le 16 mai dernier au palais de l’Elysée, à une passation de pouvoir dans la pure tradition républicaine française, entre le sortant Jacques Chirac et le nouveau président Nicolas Sarkozy, tout ceci en présence seulement des corps constitués de l’état français. On n’a vu aucun chef d’état ni européen, ni du continent américain, ni d’Asie ni d’Afrique.
Or en Afrique, dès qu’un président sort des urnes généralement à l’issue de scrutins dont la régularité est souvent sujette à caution ou dont le côté antidémocratique et rocambolesque est la caractéristique principale comme récemment au Nigeria, le gagnant tient à organiser une coûteuse cérémonie d’investiture à laquelle il convie le maximum de ses pairs chefs d’état et d’amis du monde entier.
Et aussi paradoxal que cela puisse être, plus l’élection aura été irrégulière ou plus la victoire électorale aura été acquise par la fraude, plus l’heureux gagnant tient à ce que le maximum de ses collègues chefs d’état et décideurs de ce monde soient présents à la cérémonie de sa prestation de serment, un peu comme pour faire un pied de nez à ses propres opposants et aux autres candidats malheureux.
Ainsi, bien souvent, on assiste à une espèce de surenchère entre ces présidents africains qui rivalisent d’un pays à l’autre, d’une mascarade électorale à l’autre, à des cérémonies dont la pitrerie le dispute au ridicule. C’est à qui enregistrerait le maximum de chefs d’état présents à son investiture, peu importe la qualité et la crédibilité de ceux-ci. Il y a pourtant lieu de s’interroger sérieusement sur ce que pourrait apporter comme crédibilité à une cérémonie d’investiture la présence d’un Bozizé ou d’un Idriss Déby dont les régimes ne sont pas, ni pour l’un ni pour l’autre, des modèles de démocratie bien au contraire.
Comment faire pour que tous ces milliards engloutis dans les cérémonies d’investiture puissent résoudre ou soulager bien des misères dans les pays de ces illustres fraudeurs d’élections ?Les occidentaux doivent bien se gausser de nous autres africains, toujours considérés comme de grands enfants, bons rieurs et autres clichés dont ils aiment bien nous affubler et dont certains de nos dirigeants n’ont malheureusement pas conscience.
En quatre mois à peine, il y a eu des élections présidentielles avec des fortunes diverses au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Nigeria, suivies de cérémonies d’investiture. Celle de Mauritanie mise à part, toutes les autres ont fait l’objet de contestation plus ou moins fondées. Celles du Nigeria ont été, presque à l’unanimité des observateurs du monde entier, qualifiées de grosse plaisanterie. Même la propre classe politique locale a reconnu les nombreuses irrégularités, les cas de violences graves et de bourrage d’urnes mais demandé sans rire qu’on puisse leur pardonner cela.
Mais les premières contestations occidentales de cette vaste supercherie ont vite cédé place aux considérables intérêts pétroliers des compagnies américaines et européennes dans ce pays. L’hypocrisie a donc vite repris le dessus et le pseudo gagnant de cette grande mascarade a été adoubé et même invité à la fameuse réunion du G 8 en Allemagne pour se retrouver aux côtés d’Abdoulaye Wade, Alpha Oumar Konaré, John Kufuor et autre Meles Zénawoui et mendier l’aumône des pays occidentaux.
Au Sénégal, le vieux Wade qui, malgré son âge avancé a tenu à gagner le scrutin dès le premier tour pour continuer à s’accrocher au pouvoir. Le boycott par l’opposition sénégalaise des législatives qui ont suivi et le faible taux de participation du corps électoral sénégalais sont bien la preuve que la victoire de Wade n’en était pas vraiment une et que des turbulences ne sont pas à écarter dans ce pays tout le long de ce second mandat de me Wade qui ne fait que commencer. Du reste, on est très surpris des velléités monarchiques de ce dernier qui s’est toujours drapé dans des apparences démocratiques alors qu’on lui prête l’intention, est-ce à tort de préparer son fils pour lui succéder.
Par une ironie du sort, alors que se tenait le sommet du G 8 et que certains chefs d’état africains se bousculaient pour y prendre part vers la fin, une douloureuse et macabre cérémonie totalement passée inaperçue se déroulait à Toulon pour les 18 corps en décomposition de ces malheureux Africain repêchés en mer méditerranée, vraisemblablement des Africains de l’ouest, Sénégalais ou Maliens) par un navire de guerre français. La tragédie des boats people de ces pays de l’ouest africain dont les chefs d’état sont davantage soucieux de la conservation de leur pouvoir est vraiment un scandale tout autant que les tralala de ces onéreuses prestations de serment.










