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Le Pangolin

analyses socio-politiques, culture, relations internationales, société, philosophie

09 octobre 2007

Gestion de la forêt congolaise

Lu et approuvé pour vous sur le site de mon ami Pépin Boulou à Pointe-Noire 

www.maux-en-mots.com 

GESTION DE LA FORET CONGOLAISE

INTERMINABLE POLEMIQUE SUR L’EXPLOITATION DE LA FORET CONGOLAISE

(A mon Ami BIOKA BONGO Bernard)  «Mentez, mentez. Il restera toujours quelque chose». Voltaire.

Une ressource longtemps masquée.

De même qu’un train peut en cacher un autre, de même une ressource peut en cacher une autre…Au Congo Brazza, l’immense succès de l’or noir a presque fait oublier, pendant longtemps, l’existence de l’or vert, la deuxième ressource du pays.

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09 septembre 2007

Pour un débat sur les choix économiques des gouvernants

L’objet de cet article est d’exprimer un souhait, celui de voir que le débat sur l'Afrique en général, et le Congo en particulier s’oriente aussi  vers des questions pratiques dans les autres domaines autre que la politique. A partir de quelques exemples, je vais essayer de défendre cette idée et surtout de montrer en quoi une telle orientation serait une chose saine.

Plus que jamais le Congo a besoin de dépolitiser les questions sociales, économiques et culturelles, même si à l’origine de ces problèmes se pose la question de l’homme.

Il est toujours important de souligner que le Congo est victime de l’incompétence de ses Hommes. En économie la première richesse que possède un pays ce sont les HOMMES.

Ce sont les Hommes qui décident de l’orientation économique d’un pays cela à partir d’un postulat qui est comment vivre bien pour tout le monde et surtout maintenir le lien social ? Les Sociétés qui se sont posées cette question ont décidé d’y répondre par le biais économique.

La fonction assignée à l’économie dans ces pays c’est de redistribuer les richesses nationales, et pour cela deux idéologies se sont affrontées. Une qui pense que c’est la main invisible du marché qui peut opérer la redistribution optimale donc le libéralisme et une autre opposée qui est convaincue que c’est à l’Etat de redistribuer les richesses de façon équitable. Actuellement, il semble que c’est la première idéologie qui semble régir le fonctionnement économique du Monde par le biais de la mondialisation économique.

Et donc chaque pays du monde a intérêt à spécialiser comme l’explique bien Michael Porter dans son livre "l’avantage concurrentiel des Nations" Editions  Dunod Paris 1993.

Il explique bien quelles sont les stratégies que doivent adopter les économies nationales qui se veulent performantes. Selon lui toutes les nations du Monde peuvent se développer si elles ont une stratégie basée sur l’avantage concurrentiel.

En premier il parle de formation en second il parle de choix stratégique basé sur la spécificité d’un pays à partir de l’allocation naturelle optimale c’est-à-dire sur quel(s) segment (s) de l’économie mondiale le Congo a - il un avantage concurrentiel naturel ? S’il n’y en a pas il faut le créer.

A partir de ces questions, on peut comprendre qu’au Congo, les dirigeants qui se sont succédés depuis 40 ans ne sont jamais posés ces questions d’où un mimétisme suicidaire dans la gestion économique faute d’éléments idéologiques longuement débattus par les Congolais.

On peut aisément ajouter à cela que l’économie congolaise et d’autres pays d’Afrique ne s’inscrivent dans aucune stratégie politique et économique.

Demander aux Congolais ou au Africains quelle est la stratégie de la politique économique de leur pays, revient à affirmer sans trop difficulté qu’elle n’existe. C’est-à-dire Rien sinon la gestion des effets d’aubaine comme le prix du pétrole, de l’uranium, de l’or, du diamant, du bois, et d’autres matières premières, aucune vision lointaine.

C’est pour cette raison que l’initiative privée, surtout celle en faveur des jeunes est jetée aux oubliettes tout comme l’abandon d’une politique de développement d’un tissu industriel de base.

Sinon comment expliquer qu’un pays comme le Congo avec une façade maritime ne possède pas d’industrie de pêche ? Parlez au ministre de la pêche de la création d’une école de marin pêcheurs, il vous dira que c’est impossible pour le Congo.

Ce qui fait que le Congo sera toujours obligé d’importer du poisson de mer. Cette importation aura pour conséquence pour le Congo d’aller chercher des devises sur le marché mondial, donc de dépendre des secteurs exportateurs pour assurer son économie domestique donc le pouvoir d’achat de ses concitoyens.

En parlant du pouvoir d’achat des Congolais très faible, cela est la conséquence de l’étroitesse de la masse monétaire du Congo.

En effet le Congo ayant une population en dessous du seuil minimum critique pour déclencher des économies d’échelles interne pour toute industrie lourde de transformation et de production locale est obligé de n’investir que dans les industries de cueillette d’exportation notamment les minerais et le bois.

C’est ce qui explique de façon structurelle le poids néfaste des industries du pétrole et du bois dans l’économie congolaise, seules ressources de devises.

C’est aussi ce qui explique pourquoi les hyper incompétents gouvernants congolais n’ont pas besoin de développer le secteur privé local encore moins des industries moyennes de transformations locales toutes estimées non rentables si elles sont exclusivement destinées au marché local.

Une industrie de transformation locale au Congo qui viserait que  le marché local est vouée presque à l’échec sauf subventions d’un côté. Et de l’autre celle qui viserait le marché extérieur notamment la sous-région, est elle aussi encline à des difficultés de croissance à cause du manque de communication de transport déjà au Congo et dans la sous-région (il est plus facile pour un librevillois d’importer de Chine une marchandise que du Congo.

L’usine de ciment de Matadi située en RDC n’est pas concurrentielle par rapport à une usine située en Roumanie. Et pourtant Matadi a une ouverture sur l’Atlantique et est à quelques centaines de kilomètres du Congo. On touche là le vrai  problème des économies africaines celui de la circulation des marchandises.

Dans la stratégie politique des gouvernants, les transports ne bénéficie d’aucune recherche théorique voir dogmatique.

Un autre exemple pour illustrer le manque de diagnostic et choix économique des gouvernants congolais peut s’illustrer dans le domaine de la construction. Le sol congolais regorge des ensembles géologiques naturels pouvant produire des agrégats bitumeux pour la construction des infrastructures de communications, que constate-t-on ? Aucune industrie.

La Coraf (congolaise de raffinage de pétrole) ne produit pas à partir du pétrole des produits bitumeux (goudron) nécessaires à la construction des routes, tout cela parce que d’un point de vue calcul économique, le Congo aurait été incapable d’absorber toute la production et aussi à cause d’une incompétence notoire pour les Congolais à vendre ce produit sur le marché international.

En effet l’université du Congo est incapable de former des jeunes au commerce international. A ce moment c’est la décision politique qui aurait primé, mais les gouvernants africains ont depuis longtemps accepté le diktat de l’Occident. Plusieurs exemples existent dans ce domaine.

L’absence des politiques de création de filières sectorielles dans tous les compartiments de l’économie est signe que les gouvernants n’ont aucune vision politique et économique de leur pays. C’est cette incompétence qui fait la pauvreté du Congo.

Il n’est de richesse que des Hommes. C’est la première richesse d’un pays.

Mouélé Kibaya 10 octobre 2007

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27 août 2007

Pression sur les matières premières : enjeu climatique mondial

Voici pour vous un document très instructif du journal on line algérien "L'expression"  http://www.lexpressiondz.com/article/8/2007-08-27/45392.html

Celui-ci parle des enjeux futurs à  propos des matières premières.

En ce qui nous concerne,  les prochaines années vont être cruciales pour le continent africain qui détient près de 3/4 des matières premières mondiales.

Cette position stratégique, couplée à l'inévitable ancrage de l'Afrique à la démocratie quelles que soient les reculades actuelles et actions des dictatures soutenues par l'Occident, obligent les Occidentaux à chercher de nouveaux territoires cela du fait même de l'intrusion de l'Inde et de la Chine sur l'échiquier économique mondial.

Actuellement les Occidentaux se font la course pour se disputer les fonds marins internationaux susceptibles de leur fournir des matières prèmières. C'est le cas actuellement des zones polaires.

LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le dégel de l´Arctique et la curée vers le pétrole
27 Août 2007 - Page : 15

«Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent». Jean-Paul Sartre

Depuis quelques semaines, l´information nous parvient sur une compétition entre la Russie, le Canada et les Etats-Unis quant à l´occupation de l´Arctique suite au réchauffement climatique qui s´accélère. Un peu de géographie: les terres émergées de l´Arctique recouvrent environ 14 millions de kilomètres carrés dont près de 80% se trouvent en Fédération de Russie et au Canada, environ 16% dans les pays nordiques et environ 4% aux Etats-Unis...
En Fédération de Russie, pays qui couvre 12,6% de la surface émergée du globe, de vastes régions ont été profondément dégradées par les activités d´extraction minière, la foresterie, les incendies, la pollution atmosphérique ou la conversion à l´agriculture et l´érosion est généralisée et va en augmentant. Ces dernières années, environ 70 millions d´hectares de toundra ont été dégradés du fait de la destruction des sols et du couvert végétal imputable à la prospection, à l´exploitation des ressources minérales, à la circulation de véhicules. Outre une exploitation accrue des ressources, la construction de routes et autres infrastructures est en train de changer la face du paysage arctique: en Norvège, par exemple, la superficie des terres laissées à l´état naturel est passée de 48% en 1900 à 11,8% en 1998. le tourisme, qui est en train de se développer dans l´Arctique: en 2000, plus de 1,5 million de personnes ont visité l´Arctique (Caff, 2001). On craint néanmoins que le tourisme ne soit une source de dégradation de l´environnement en exerçant une pression excessive sur les terres, la faune et la flore sauvages, l´eau et autres besoins essentiels, ainsi que sur l´infrastructure de transport.(1)

L’Arctique objet de toutes les convoitises


Voilà l´Arctique avant l´accélération du réchauffement climatique. Depuis, l´examen de carottes de glace montre qu´il y a plus de CO2 dans l´atmosphère qu´au cours des 600.000 années passées. Entre 1960 et 2002, les émissions anthropiques annuelles de CO2 ont à peu près triplé dans le monde. Elles ont augmenté d´environ 33%, rien que depuis 1987.
Le réchauffement au cours de ce siècle devrait, selon les prévisions, être compris entre 1,4 et 5,8° C. Les impacts du changement climatique sont déjà visibles, notamment: rétrécissement de la calotte glaciaire de l´Arctique, accélération de l´élévation du niveau des mers, recul des glaciers partout dans le monde, dégel du permafrost, débâcle plus précoce des cours d´eau et des lacs, intensité et durée croissantes des tempêtes tropicales, allongement des saisons de végétation dans les régions de moyenne et haute altitudes, et modifications des aires de répartition et du comportement des plantes et des animaux. Dans l´Arctique, le dégel des tourbières libère du méthane, un gaz
à effet de serre encore plus puissant que le CO2. Les scientifiques craignent de plus en plus la possibilité d´un changement brutal du climat, avec, notamment une diminution des courants océaniques, comme le Gulf Stream qui réchauffe l´Europe, et la modification du régime des pluies comme la saison des moussons, qui auront des répercussions sur la sécurité alimentaire de milliards de personnes.

En 1969, Neil Armstrong, le légendaire astronaute américain, avait planté un drapeau sur la Lune. En 2007, les Russes rééditent le même exploit en Arctique. Deux sous-marins de poche, Mir-1 et Mir-2, transportant des explorateurs russes, ont réussi à atteindre, jeudi 2 août 2007, le plancher de l´océan Arctique. Soit une plongée de 4261 mètres. Et pour marquer leur terrain, les équipes de scientifiques russes vont même planter un drapeau russe en titane. Car pour Artour Tchlingarov, un député russe qui est à la tête de la mission, «toucher le fond à une telle profondeur, c´est comme faire le premier pas sur la Lune». Au-delà de l´intérêt scientifique et de la performance technique que représente une telle épopée marine, le message que le Kremlin veut faire passer à la planète entière est assez simple: pas touche à mon Arctique et à son or noir. Sous les calottes de glaces de cet océan se cachent, selon les spécialistes des hydrocarbures, 25% des réserves mondiales de pétrole. Les vaisseaux sous-marins, munis de bras mécaniques et tous deux amarrés par deux brise-glace du port de Mourmansk (mer de Barents), vont donc sonder les ressources cachées au fond de l´Arctique. Et montrer aux Etats-Unis que le Kremlin veut s´arroger tout «son Arctique» et ses trésors. Une mission «urgente», selon le président russe, Vladimir Poutine. Sans oublier que les Américains ne sont pas les seuls à regarder avec gourmandise les sous-sols de la région. (2)
La Russie, qui s´est engagée dans la course aux ressources minérales de l´Arctique face aux concurrents potentiels que sont les Américains, les Canadiens, les Danois et les Norvégiens, revendique une vaste partie du fond marin de l´Arctique, au niveau du pôle Nord. Elle fait valoir qu´il s´agit du prolongement de la plaque continentale russe.

Après les récentes expéditions, russe, canadienne et danoise, un navire américain s´est rendu à son tour dans l´Arctique. Le but est de déterminer quelle partie de la région peut être considérée comme territoire américain. La mission de cartographie de quatre semaines du brise-glace militaire Healy qui a débuté le 6 août a pour objectif de faire le relevé des fonds sous-marins du cap Chukchi. C´est la troisième mission cartographique américaine de ce type après celles de 2003 et 2004. Les Etats-Unis travaillent, en fait, depuis quatre ans dans l´Arctique en vue de préparer leur demande à l´ONU. Ainsi, en décembre dernier, l´Administration Bush a intensifié considérablement l´activité secrète du groupe de travail intersectoriel spécial qui dirige les sondages du fonds océanique dans l´Arctique en vue de soumettre à l´ONU la demande américaine de prétendre à un territoire arctique et aux réserves de pétrole et de gaz, annonce l´influent Harper´s magazine dans son numéro de septembre 2006. D´après les données des chercheurs, l´Arctique recèle plus de 25% des réserves mondiales de pétrole et de gaz. Le projet de budget fédéral des Etats-Unis soumis en février par George Bush au congrès affecte en 2008 huit millions de dollars au travail de ce groupe. «Les Etats-Unis dépasseront la Chine, le Canada et la Russie, même compte tenu de leurs possessions élargies, et deviendront le plus grand pays du monde», écrit le magazine, en ajoutant que les Etats-Unis pourront prétendre aux ressources naturelles d´une valeur totale de 1300 milliards de dollars, y compris les ressources de pétrole pour 650 milliards de dollars rien que sur le plateau continental de l´Alaska.(3)

Par ailleurs, comme le rapporte le journal La Croix, «une expédition danoise est également en route pour l´Arctique pour cartographier les fonds marins au nord du Groenland. Son travail vise à déterminer si la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne sous-marine qui s´étend du Groenland à la Sibérie, est une extension du Groenland, territoire danois autonome, ce qui pourrait permettre au Danemark de revendiquer une région potentiellement riche en hydrocarbures. Le Canada n´est pas en reste: l´exercice interarmées Nanook, qui se déroule dans la région d´Iqaluit et des régions côtières de l´île de Baffin et du Détroit d´Hudson, est une opération de souveraineté du Canada, qui souhaite désormais montrer qu´il surveille l´Arctique. La banquise fond, mais pas les prétentions des nations qui la bordent. Lundi 20 août, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et le président américain, George W.Bush, n´ont pas réussi à trouver un accord sur le passage du Nord-Ouest». (4)

«Ce regain d´intérêt pour le cercle polaire s´explique notamment par deux dossiers distincts, réactivés par le réchauffement climatique et la fonte annoncée de la banquise. D´abord, les hydrocarbures. L´augmentation du prix des matières premières et la demande croissante de certains pays émergents comme la Chine poussent à explorer de nouveaux territoires. Or la fonte progressive de la banquise rendra possible l´extraction des richesses de l´océan Arctique. Le second grand dossier est le passage du Nord-Ouest, qui pourrait être ouvert à la navigation commerciale une bonne partie de l´année à partir de 2015-2020». (4)

Le passage du Nord-Ouest paraît clairement situé en territoire canadien, au coeur de la zone des 200 milles marins délimitée par le droit international de la mer. Mais les Etats-Unis et l´Union européenne estiment que le passage du Nord-Ouest relève d´une législation internationale, celle des détroits, au même titre que celui de Gibraltar ou du Bosphore.
Washington et Ottawa ne parviennent pas à se mettre d´accord sur ce sujet, même si des voix se font entendre pour dire qu´il est temps que les Etats-Unis changent d´orientation, notamment pour renforcer la «sécurité continentale». (4)

Guerres US au service de la globalisation

Le gouvernement canadien vient d´annoncer la construction de nouveaux navires de patrouille armés pour l´Arctique et d´un port en eau profonde dans l´extrême nord afin de défendre la souveraineté du pays. Selon le Premier ministre, «l´Arctique canadien est au coeur de notre identité nationale en tant que pays nordique. Il fait partie de notre histoire et il représente le potentiel immense de notre avenir. Défendre la souveraineté de notre pays, rien n´est plus essentiel que de protéger l´intégrité territoriale du Canada, soit nos frontières, notre espace aérien et nos eaux». Pour Jules Dufour, Professeur émérite à l´Université du Québec à Chicoutimi, selon les données de l´encyclopédie canadienne Historica, le Canada soutient que les eaux de l´archipel arctique, y compris le passage du Nord-Ouest, font partie de ses eaux intérieures. Malgré les protestations des Etats-Unis et d´autres pays, le Canada a maintenu sa revendication sur les eaux de l´Arctique... Depuis longtemps, les Etats-Unis contestent les limites du territoire canadien dans l´Arctique. En fait, ceux-ci considèrent cette région du monde comme une zone tampon entre l´ex-Urss et l´Amérique du Nord, une zone stratégique qu´ils seraient les seuls à pouvoir sécuriser.(5) (6)

Un éditorialiste du New York Times écrit: «Pour que la globalisation marche, l´Amérique ne doit pas craindre d´agir comme la superpuissance omnipotente qu´elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l´avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s´appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines.» Le professeur Michel Collon a raison d´écrire à propos du contrôle des routes et des gisements d´hydrocarbure: «En fait, depuis la chute du Mur toutes les guerres US ont été au service de la «globalisation». En réalité, pour le droit des multinationales de continuer à imposer leurs règles économiques et sociales injustes, le droit de ne pas payer les matières premières et de piller le tiers- monde. Et en premier lieu, le pétrole et le gaz. Qui contrôle les routes du pétrole peut bloquer l´approvisionnement de ses rivaux (Europe, Japon), les faire chanter et continuer à diriger le monde. Tel est l´objectif permanent de Washington. La recolonisation brutale de toute la planète, l´imposition d´une dictature encore plus étendue que celle dont rêvait Hitler. La proie décisive étant la Chine, avec son immense marché, son taux de croissance phénoménal. Avant de s´en prendre un jour à l´Europe? Mais soutenir l´Euro-Armée n´est pas la solution. Quand Chirac envoie l´armée française en Afrique pour soutenir les pires dictatures et favoriser Total ou Bouygues, il fait la même chose que Bush en plus petit. Et si Bush avait offert à TotalFina sa part du gâteau irakien, on n´aurait pas entendu Chirac».(7)

En définitive, pendant que l´Arctique est en pleine détresse aussi bien au niveau des populations qui y habitent qu´au niveau de la flore et de la faune - on dit que l´ours blanc pourrait disparaître, ne pouvant pas nager indéfiniment -, des pays, principalement ceux qui sont responsables de ce réchauffement climatique, cherchent à accaparer les richesses mondiales restantes en hydrocarbures pour polluer encore plus. Souvenons-nous de l´Alaska, un autre joyau de la nature, dénaturé par les pipes de pétrole. Nul doute que la géopolitique des relations internationales, notamment du fait de la pénurie inexorable des réserves d´hydrocarbures, sera marquée du sceau de la force. Alors le mot de Nietzche «Périssent les faibles et les ratés» sera plus que jamais d´actualité.

1. L´Arctique: http://unep.org/GEO/geo3/french/173.htm
2.http://www.20minutes.fr/article/173376/High-Tech-Les-Russes-cherchent-le-petrole-sous-l-Arctique.php
3. Mondialisation.ca, le 13 août 2007 Ria Novosti, 11 août 2007.
4. Anne-Lucie Acar, avec Yasmine Berthou Benjamin Quenelle: Le dégel de l´Arctique déclenche les convoitises. Journal La Croix 21 août 2007
5. Jules Dufour: Géopolitique et militarisation du Grand Nord canadien Mondialisation.ca, le 26 juillet 2007 www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6404
6. Encyclopédie Historica: le 1er juillet 1909. http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?
7. Michel Collon: Pourquoi font-ils ces guerres? Site Internet. Centre de recherche sur la mondialisation.

Pr Chems Eddine CHITOUR

Source : l'expression

«La convention de l´ONU pour le droit de la mer, élaborée en 1982 à Montego Bay, et entrée en vigueur en 1994, définit les principes généraux de l´exploitation des ressources maritimes. Après ratification de la convention, les pays ont jusqu´à dix ans pour déposer des revendications sur les fonds marins, s´ils veulent étendre leur souveraineté au-delà de leurs eaux territoriales. Des revendications qui ne peuvent être prises en compte que si la nation concernée apporte les preuves scientifiques que la partie convoitée est bien le prolongement de son plateau continental. Dans l´océan Arctique, la dorsale Lomonossov, une chaîne de montagnes sous-marine qui s´étend de la Sibérie au Groenland, est l´objet de toutes les convoitises. Le ´´premier pas´´ russe est loin d´avoir laissé les voisins insensibles. Le Danemark est entré dans la course le 14 août. Pendant cinq semaines, 45 chercheurs de ce pays vont passer au crible les fonds marins pour tenter de recueillir des éléments scientifiques lui permettant de ´´candidater´´ auprès des Nations unies. La Norvège revendique, elle aussi sa part du «gâteau arctique» et a déjà déposé une requête en ce sens aux Nations unies. Dans ce pays, on est bien placé pour savoir que le réchauffement climatique est une réalité déjà bien visible. Lundi soir, la ministre norvégienne de l´Environnement a annoncé que des îles, jusque-là inconnues, étaient apparues à la surface de l´océan». (4).

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15 juillet 2007

LA PLACE DES PAYS EN DEVELOPPEMENT DANS LA MONDIALISATION


LA PLACE DES PAYS EN DEVELOPPEMENT DANS LA MONDIALISATION : LA CNUCED PRESENTE   LES DERNIERS CHIFFRES

La nouvelle édition du Manuel de statistiques[ 1], que la CNUCED rend public aujourd'hui, permet de décrypter les dernières tendances de la mondialisation dans les domaines du commerce international des biens et services, des flux financiers internationaux et des prix des produits de base.


On y découvre que la valeur totale des biens échangés dans le monde en 2006 a atteint plus 12 000 milliards de dollars des Etats-Unis, ce qui représente globalement 1 850 dollars en moyenne par habitant. Les écarts restent cependant considérables d'un continent à un autre. Par exemple, les exportations par habitant sont de moins de 300 dollars en Afrique contre un peu plus de 10 000 dollars en Europe. Bien que la progression du commerce des pays en développement soit toujours plus forte que celle des pays
développés, les écarts en matière de participation au commerce mondial montrent que le fossé entre pays développés et en développement est loin d'être comblé.


Plus exhaustif que les versions précédentes, le nouveau Manuel intègre les premiers résultats de l'année 2006. Ces données récentes complètent les séries statistiques que la CNUCED calcule sur de longues périodes, certaines remontant à 1948. Ces séries comparables d’un pays à l’autre sont particulièrement utiles pour effectuer des analyses structurelles.


Cette version du Manuel de statistiques, disponible en version imprimée ou électronique (DVD et Internet), est également plus pratique. Grâce à une présentation harmonisée, elle permet de découvrir nombreux faits en un coup d'œil ou un click :


- Forte progression en 2006 des exportations de biens (17,6%) et de services (12,9%) par les pays en développement; mais à un rythme moins soutenu qu'au cours des deux années précédentes;

Peu d’échanges interafricains


-Progression régulière de la part des échanges régionaux dans le commerce total des marchandises. Cependant, les écarts restent considérables. Ainsi, en 2005, les échanges intra-régionaux se sont élevés aux deux tiers du total des échanges de l'Union européenne, à 26% de ceux de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), à 13% pour le Marché commun sud-américain (MERCOSUR) et seulement 9% pour la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO);


- Le commerce Sud-Sud se renforce, essentiellement en raison des flux à destination ou en provenance de l'Asie, et surtout entre pays d'Asie:

Des chiffres africains très bas !

- En 1995 sur un montant de 1 400 milliards de dollars d'exportations à destination des pays du Sud, 40% viennent d'autres pays en développement, dont 2% d'Afrique, 5% d'Amérique et 33% d'Asie. Dix ans plus tard, la situation est quasiment identique pour l'Afrique (3%) et inchangée pour l'Amérique (5%) alors que l'Asie assure désormais 45% des exportations vers les pays en développement.


- Le boom des exportations vers l'Asie se fait surtout dans le cadre d'échanges entre les pays de la région qui représentent 53% des exportations vers l'Asie en 2005 contre 41% en 1995, les continents africain et américain ne réussissant à occuper chacun que 2% du marché asiatique (1% en 1995), essentiellement grâce au commerce des produits de base;


- Ce sont dans les pays de l'Asie de l'Est et du Sud-est que l'évolution des termes de l'échange est la moins favorable, confirmant la tendance qui avait été analysée dans le Rapport sur le commerce et le développement 2005 de la CNUCED;


- Presque 60% des diodes, transistors, circuits intégrés et tubes cathodiques exportés viennent de pays en développement, soit une part de marché qui a augmenté de 50% par rapport à 1995;


- Les exportations des pays les moins avancés se concentrent sur une palette de produits plus restreinte, ce qui peut être un facteur de vulnérabilité;


- Près des deux tiers de la flotte marchande (en tonnes de port en lourd) arborent un pavillon qui les immatricule dans un pays en développement, soit quasiment deux fois plus qu'il y a 30 ans ; toutefois, les Bahamas, le Libéria et le Panama, qui sont des pays de libre immatriculation, représentent 58% de la flotte des pays en développement et 37% de la flotte mondiale;


- En 2005, les réserves en devises des pays en développement pouvaient financer 8 mois de leurs importations contre 5 mois trente ans plus tôt;


- En 2005, le Bangladesh et les Philippines ont reçu de leur ressortissants travaillant à l'étranger des sommes représentant 41% et 30% de leurs exportations totales de biens et services;

balance de paiements : l’Asie tire son épingle du jeu,  pas l’Afrique


- Depuis une dizaine d'années, le solde du compte courant de la balance des payements des pays en développement d'Asie est positif. En 2006, il représentait 6,7% de leur Produit intérieur brut (PIB). La tendance est inverse pour les pays développés, en particulier pour les Etats-Unis dont le solde s'affiche à - 6,4% de leur PIB:

Faibles taux d’investissements directs


- Les flux d'investissement directs vers les pays en développement représentent 3% de leur PIB en 2005, soit le double des flux d'IED dans les pays développés;


- Avec 5,2% de hausse annuelle moyenne du PIB par habitant en valeur réelle de 2000 à 2006, l'Asie se détache nettement des autres pays en développement (4,0%) et du monde (1,8%);


- L'indice des prix des produits de base calculé par la CNUCED montre un doublement des prix à la fin du 1er trimestre 2007 par rapport à l'année 2000. Cet indice, calculé en fonction de la structure des exportations des pays en développement, reflète la hausse des prix des minéraux, minerais et métaux observée depuis le début de la décennie et, dans une moindre mesure, de celle des produits alimentaires et des matières premières d'origine agricole.


*** ** ***

Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse Panafricaine.

Envoyé par : "PRESSE PANAFRICAINE - Le Conseiller Sp" appa.org@wanadoo.fr   appa_org Vendredi 13. Juillet 2007  12:10  <http://www.capefran ce.com/fr/ cape/association s/24.html> avec texte Ceci est un communiqué de presse COMMUNIQUE DE PRESSE UNCTAD/PRESS/ PR/2007/018*12 juillet 2007 Original: Français

Les inter titres en rouges sont  du Pangolin

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21 février 2007

Niger : 20,86 millions de dollars pour financer un projet d’eau et d’assainissement dans les zones rurales

Zone de Texte: Le projet en bref
•	Nom du projet : Programme national d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural (PNEAR)
•	Zone du projet : Régions de Maradi, Tahoua et Tillabéri
•	Organe d’exécution: Ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification.
BP : 257 Niamey- Niger, Tél. : + 227 20 72 58 03, 
Fax: +227 20 72 40 15
•	Durée : 36 mois 
•	Biens : Toute acquisition de biens, travaux et services financée par le FAD se fera conformément aux règles de procédure pour l’acquisition des biens et travaux ou, selon le cas, aux règles de procédure de la Banque pour l’utilisation des consultants, en utilisant les dossiers-types d’appel d’offres appropriés de la Banque. Les marchés relatifs aux travaux d’assainissement individuel seront passés selon les procédures du FAD pour les marchés communautaires. Services requis pour le contrôle et la supervision ; l’audit des comptes du projet ; et la réalisation des campagnes d’IEC.
 
Tunis, le 21 février 2007 – Les efforts déployés par le gouvernement nigérien pour améliorer les conditions de vie de la population ont reçu un appui majeur du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), avec l’approbation d’un don pour financer un projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement dans trois régions rurales du pays.

Les conseils d’administration du Groupe de la BAD a approuvé mercredi à Tunis un don de 14 millions d’unités de compte* (20,86 millions de dollars américains ou 10,56 milliards de FCFA) pour financer le projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu rural.

L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural par un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement. Le projet vise à améliorer la desserte en eau potable et assainissement familial et public, dans 280 localités rurales des 3 régions que sont Maradi, Tahoua et Tillabéri. Il participera également au renforcement du pouvoir de gestion des femmes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en milieu rural.

La réalisation du projet permettra de contribuer à la satisfaction des besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement pour environ 800 000 personnes dont 146 000 directement concernées par l’eau potable, 86 000 par l’assainissement familial (environ 14 300 ménages) et la totalité de la population par les ouvrages d’assainissement public. Globalement, le projet concourra à faire passer le taux d’accès à l’eau potable de 56 %, 45 % et 47 % respectivement à Maradi, Tahoua et Tillabéri à 65 % en 2009. Le projet contribuera à hauteur de 2 % à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière d’eau potable en milieu rural. En matière d’assainissement, la contribution du projet est estimée à 0,4 %.

La mise en œuvre du projet et sa bonne gestion permettront la réduction de la prévalence de maladies hydriques, la création de nouvelles activités génératrices de revenus et d’emplois dans les villages, la réalisation de nouvelles infrastructures socio-économiques susceptibles d’améliorer les conditions de vie des villageois et de leur donner éventuellement les moyens de payer une scolarisation soutenue des enfants et d’accéder à des services de santé améliorés.

Le projet est cofinancé pour un montant de 3 millions d’UC par le FAD, le guichet concessionnel du Groupe de la BAD et à hauteur de 11 millions d’UC par le Fonds fiduciaire de l’Initiative pour l’alimentation en eau potable et pour l’assainissement en milieu rural (IAEAR). Créé en janvier 2006 par la Bad, le Fonds fiduciaire IAEAR est un fonds multi donateurs, financé par le Danemark, la France et les Pays-Bas, dont l’objectif est d’être un complément au financement de l’IAEAR par la Bad et un soutien efficace pour assister la première institution financière sur le continent a avoir un impact plus important dans l’alimentation en eau et la fourniture de services d’assainissement en Afrique.

Les opérations du Groupe de la BAD au Niger ont commencé en 1970. A ce jour, ses engagements dans le pays sont de l’ordre de 508 millions de dollars américains (253,6 milliards FCFA) pour 62 projets.

* 1 UC = 1, 49015 USD = 754,574 CFA au 21/02/2007

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Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse Panafricaine.

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21 novembre 2006

Le 20 novembre journée mondiale de l’enfant et l’Afrique ?

Hier 20 novembre 2006 comme chaque année le monde entier a célébré la journée de l’enfance.

Cette célébration décidée par les instances des Nations Unies bénéficie de l’écho médiatique mondial au même titre que la journée de la femme.

Pour ma part je pense que c’est un autre gadget inventé par les puissants pour endormir les faibles de la planète et aussi se donner bonne conscience.

C’est ainsi que dans tous les pays on fait le bilan de ce qui a été fait en faveur des enfants et aussi de ce qui doit être fait.

En Afrique avec les taux de mortalité records que l’on connaît, les gouvernements de la plupart de ces pays ayant signé la charte des droits de l’enfant, se sont tous gargarisés de prétendues évolutions faites en direction de l’enfance pour certains et pour d’autres ils ont déployé de trésors d’imagination pour refuser la réalité des choses qui leur incombe en matière de responsabilité. C'est le cas du Niger                

Le Tiers-Monde dans la mondialisation (LES CHIFFRES DE LA DETTE 2005) source CADTM www.cadtm.org [Abréviations : M = millions, Mds = milliards]

1.1Population et richesse

Tiers-Monde

Ex-bloc soviétique

Pays riches

Monde

Population en 2003

80 %

6 %

14 %

6,3 Mds habitants

PIB en 2003

19 %

3 %

78 %

36 000 Mds $

PIB par habitant

1 410 $

2 950 $

31.000 $

5 800 $

Source cadtm                        

1.2 Les inégalités dans le monde

Part de la population la plus pauvre dont le revenu est égal à celui des 1 % les plus riches : 57 % 

Rapport entre le revenu des 5 % les plus riches et des 5 % les plus pauvres : 114

Nombre de personnes vivant avec moins de 2$ par jour : 2,8 milliards

Nombre de personnes vivant avec moins de 1$ par jour : 1,2 milliard

(Population africaine en 2000 : 770 millions) 

1990

2000

2015 (prév.)

nombre de personnes vivant avec moins de 1$ par jour en Afrique

242 millions

300 millions

345 millions

Source cadtm 

C’est ainsi que le gouvernement du Niger a fait parler de lui en refusant de diffuser les chiffres du rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à propos de l’indice de développement et du traitement des enfants. Cette attitude anachronique appelle  à quelle analyse de notre part ?

Les lacunes du développement humain (Rapport PNUD 2003)

Nombre de personnes souffrant de la faim dans les PED : 799 millions.

Nombre d’enfants en âge d’être scolarisés dans le primaire mais n’allant pas à l’école : 115 millions (sur un total de 680 millions), dont 3/5 sont des filles

Nombre d’adultes illettrés dans le monde : 876 millions, dont 2/3 sont des femmes

Nombre d’enfants morts chaque jour de maladies facilement curables : 30.000.

Nombre de femmes mourant chaque année de complications liées à une grossesse : 500.000

Nombre d’individus infectés par le virus du sida : 42 millions dont 70% en Afrique subsaharienne

Espérance de vie au Botswana : 65 ans en 2000 ; 31 ans en 2005

Espérance de vie au Zimbabwe : 53 ans en 2000 ; 27 ans en 2005

Nombre de décès annuels à cause du paludisme : 1 million, dont 900 000 en Afrique

Nombre de décès annuels à cause de la tuberculose : 2 millions

Nombre de décès annuels d’enfants de moins de 5 ans à cause du paludisme : 700.000.

Nombre de personnes n’ayant pas accès à des points d’eau aménagés : 1,1 milliard

Nombre de personnes privées d’infrastructures sanitaires correctes : 2,4 milliards

Nombre de décès annuels à cause de diarrhées : 2,2 millions

Les riches sont de plus en plus riches

Nombre de milliardaires en dollars en 2005 : 793

Leur patrimoine cumulé : 2 600 milliards de dollars

En 2002, les 7 plus grosses fortunes du monde possédaient ensemble plus que le PIB total du groupe des 49 pays les moins avancés, où vivent 650 millions d’individus 


Pour ma part je crois qu’elle est logique, car la quasi majorité des gouvernements africains ont fait le choix de soumettre leurs populations aux diktats du Fonds Monétaire International (FMI) et des autres institutions financières du grand capital qui se cachent sous le vocable de la communauté internationale.

Le gouvernement de Niamey s’est illustré en ce début de mois de novembre par le refus du débat sur  la pauvreté et ses causes internationales, en expulsant un militant du CADTM (Comité pour l’annulation de la Dette du Tiers-Monde). On ne comprend toujours pas pourquoi une ONG qui lutte pour l’effacement de la dette soit en désaccord avec un gouvernement africain.

Pour le comprendre , il faut remonter au début des années 1990, où certains pays du Tiers-Monde avaient menacé de ne plus payer leur dette, la grande majorité de ces pays étaient des pays de l’Amérique Latine (Brésil, Argentine, Vénézuala, Bolivie ) et d’Asie (Indonésie et Inde en particulier). Cette menace était fondée sur le principe de légitimité des pouvoirs ayant contracté ces dettes. Car ce sont des dictatures militaires qui ont contracté toutes ces dettes qui mettent en esclavage les paysans et pauvres du Tiers-Monde.

A cette époque l’Amérique rentrait dans la démocratie, le harcèlement des guérillas militaires et des organisations syndicales commençait à avoir raison des dictatures militaires, par exemple l’Argentine, le Nicaragua, et le Panama qui avaient opté pour de véritables élections.

Et comme l’Afrique entreprenait elle aussi sa mutation vers la démocratie, les pays du Nord qui depuis lors avaient institué la dette en système de captivité et d’esclavagisme des populations du Sud, se sont inquiétés d’une situation au cas où à la suite des vraies élections, des gouvernements disposant de véritable légitimité pourrait à raison refuser de consacrer leurs efforts au service de la dette. Nous étions dans la période des conférences nationales et de la libération du Grand Madiba Nelson Mandela en Afrique du Sud. Le Nigeria et le Ghana après des périodes de guerre optaient pour des élections comme de médiation pour conquérir le pouvoir central. Il était donc naturel qu’un débat s’ouvre sur la question du remboursement de la dette. Je crois que ce n’est pas ringard pour nous Africains de rouvrir ce débat qui fut à l’époque compte tenu des rapports de force clos à la faveur d’une acceptation servile pour le remboursement de la dette du Nord. Plusieurs analyses, publications des chiffres rapportent que le Sud a déjà payé sa dette plusieurs fois.

Les PED ont remboursé presque 10 fois ce qu’ils devaient en 1980, mais leur dette a été multipliée par presque 5.                       

Le transfert net sur la dette (différence entre prêts reçus et remboursements totaux) 

5.2.a Transfert net global 

Transfert net (en Mds $)

En 2004

1999-2004

Amérique latine

-34

-264

Afrique subsaharienne

-0,2

-21

Moyen-Orient et Afrique du Nord

-6

-42

Asie du Sud

-1

-30

Asie de l’Est

-3

-161

Ex-bloc soviétique

+25

+32

Total

-19

-486

Source cadtm 

A l’époque les élites africaines ont accepté de garantir le remboursement de la dette, ce fut le pacte de la soumission et depuis lors plus aucune voix ou parti politique ne s’élève pour soulever la question de la légitimité de ces dettes qui n’ont jamais bénéficié aux Africains.

Comme le montre ce tableau.

Comparaison de plusieurs montants entrants ou sortants des PED en 2004 

APD

+ 78 Mds $

Rapatriement des multinationales

- 104 Mds $

Envoi des migrants

+ 126 Mds $

Service de la dette

- 374 Mds $

Source cadtm

Il était donc normal que le gouvernement du Niger fasse diversion, en déclarant qu’il contestait les chiffres publiés par le PNUD, au moins il avait déjà rempli sa mission empêcher le peuple du Niger d’avoir accès aux éléments et faits qui pourraient les émanciper face aux mensonges de leurs gouvernants.

Deuxième enseignement que l’on peut tirer de ces actes que l’élite africaine et les partis dits d’opposition sont en fait d’accord pour perpétuer le système captif mis en place par ses institutions.

Je demande donc aux internautes d’aller sur le site de l’Ong CADTM www.cadtm.org afin de télécharger ce document de 8 pages qui doit les édifier  sur la spoliation et le pillage organisés de l’Afrique par la finance internationale.

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04 juillet 2006

ARCELOR – MITTAL STEEL suite et fin?

Le 26 juin 2006, le conseil du comité d’entreprise de la firme transnational