Le bélier a encore frappé
Une lecture qui pourrait servir en ce qui concerne la question de l'eau, je vous transmets un article que j'ai déniché sur un site écologique www.econologie.com
Le bélier a encore frappé
Article paru dans Sciences et Avenir en novembre 2003. Par David Larousserie.
Quelques passionnés ont sorti de l'oubli cette ingénieuse machine née avec la République, en 1792. Elle pourrait même connaître de beaux jours, car elle fonctionne non stop sans énergie.
Le bélier hydraulique n'est pas mort. Ce système de pompe à eau, inventé il y a plus de deux cents ans, reprend même du service, grâce à une entreprise française et à un petit groupe de lycéens. Il était temps ! Peu de gens en effet connaissent cette technologie rustique, économique, écologique et pourtant efficace, à moins d'être plombier et d'installer des systèmes antibélier pour protéger les canalisations. Ou d'avoir entendu, dans sa jeunesse, le poum-poum caractéristique de cette machine, au bord d'un ruisseau ou d'une source.

Le principe du bélier repose sur la surpression créée lorsque le débit d'un liquide est soudainement interrompu, par exemple, lors de la fermeture rapide d'un robinet. L'onde de choc qui en découle est souvent violente et endommage les canalisations non protégées. L'industriel et inventeur Joseph de Montgolfier eu l'idée, en 1792, de détourner cet effet à bon escient. Après avoir fait voler des aérostats avec son frère Etienne, il dépose le brevet de cette pompe autonome et efficace et la nomme bélier, à cause du bruit et de la violence du coup. Une grosse cloche en fonte solidement fixée à un socle pour résister à la pression, deux clapets en bronze, deux arrivées d'eau et le tour est joué. Installée près d'une source ou d'une chute d'eau, la machine permet de monter le liquide jusqu'à plusieurs dizaines de mètres sans énergie autre que celle apportée par le courant (voir le schéma). Une fois lancée, elle ne s'arrête plus. Ou presque. Seule la baisse du débit entrant, le gel ou une impureté dans l'eau qui bloquerait les clapets met fin à ses coups de boutoirs réguliers.

Le bélier est aussi inusable. Au château de la Ménardière (Deux-Sèvres), par exemple, un exemplaire de plus de 120 ans fonctionne encore, en ayant juste subi une légère restauration. L'invention des frères Montgolfier s'est répandue lentement et a connu son âge d'or entre 1870 et 1900. Les béliers de marque Bollée, Pilter, ou Mangin permettent alors d'arroser parcs, jardins et potagers. Les 200 hectares des jardins de la ville de Richelieu (Indre-et-Loire) sont, par exemple, toujours alimentés par un bélier qui transporte l'eau sur plus de 600 mètres. En 1876, les archives du principal fabricant, Bollée, en recensaient une centaine autour du département de l'Indre-et-Loire. Après la Seconde Guerre mondiale, les plans d'électrification et d'adduction d'eau mettent un coup d'arrêt à cette machine pourtant inusable.
En 1950, la France comptait une dizaine de fabricants. Il n'en reste plus qu'un aujourd'hui, la SARL Walton, à Bordeaux, spécialisée dans l'arrosage et le pompage. "En 1998, me refusant à arrêter ce que mon grand-père avait lancé en 1910, j'ai créé un site Internet pour parler du bélier hydraulique, dont nous ne vendions plus qu'une ou deux pièces par an. Au début, je n'avais installé que la reproduction d'un de nos modèles datant de 1936", se souvient Richard Walton, son directeur. Malgré la pauvreté du site, c'est le succès. La société vend aujourd'hui environ 50 béliers par an et compte 250 utilisateurs dans ses fichiers. Il y a les amoureux de l'objet qui optent pour le plus petit modèle. Des agriculteurs, du Limousin ou du Cantal, qui choisissent des modèles plus performants dont certains suffisent à l'alimentation en eau d'un troupeau de 100 têtes, soit environ un débit de 10 000 litres par jour. D'autres clients sont en Afrique, où les béliers Walton alimentent des villages de 600 à 1000 personnes ayant besoin d'un débit pouvant atteindre 40 000 litres par jour. "Pour ces pays, l'avantage est aussi qu'à la fontaine, l'eau coule en permanence, ce qui évite la stagnation du liquide et les risques de contamination", ajoute Richard Walton, qui a aussi des clients au Viêt Nam. L'absence d'alimentation externe et la maintenance aisée sont particulièrement adaptées aux pays en voie de développement.

Deux photos de béliers hydrauliques. A gauche, un modèle récent de la societé française Walton, la seule à encore commercialiser des béliers. A droit un modèle encore en fonctionnement après 50 ans.
Toutes proportions gardées, c'est un bélier qui a sauvé un village français au XIXe siècle. "S'il n'y avait pas eu, ce système, nos ancêtres n'auraient pu exploiter la pépinière qui a attiré des emplois et de la richesse", rappelle Gilbert Barbier, adjoint au maire de Saint-Appolinaire (Rhône), à 50 kilomètres de Lyon. Un siècle plus tard, Gilbert Barbier a voulu faire revivre le bélier de sa commune que beaucoup avaient oublié, et dont personne ne connaissait le fonctionnement. Profitant d'une journée portes ouvertes au lycée professionnel Jules-Verne de Tarare, à 15 kilomètres de là, Gilbert Barbier demande l'aide du proviseur. Ses élèves cherchaient alors un projet pour participer aux Olympiades de la physique, une compétition amicale entre différents lycées français, basée sur l'expérimentation. Laurent Buccini, Loïc Jacquemot, Adrien Rabany, Guillaume Rousset et Grégory Saint-Paul, avec leurs professeurs Mustapha Errami et Benjamin Topouzkhanian, se mettent au travail. Ils construisent leur propre bélier, et ça marche !
L'eau monte même jusqu'au sixième étage de leur lycée. Au concours, en février, à Paris, le jury, impressionné par ce système qui a "arrosé" les combles du palais de la Découverte, leur donne le Prix de la Société française de l'énergie nucléaire...
Nouvelle consécration, le 14 juin, avec la présentation au village de Saint-Appolinaire. La centaine d'habitants était présente pour voir l'eau monter jusqu'au clocher de l'église, à 17 mètres du sol, en tordant violemment les tuyaux en plastique à chaque coup de bélier. "Je suis content d'avoir sauvé cet objet et redonné de l'honneur à la formation professionnelle", témoigne Gilbert Barbier.
Les lycéens ont, depuis, obtenu leur bac professionnel avec mention, et le bélier communal alimente, non plus la pépinière, mais une réserve de 50 mètres cubes d'eau pour les pompiers.
Les lycéens se sont ensuite rendu à l'Exposcience de Moscou, en juillet, avec leur machine. Des professeurs ont discuté des heures durant avec eux, en russe et en anglais. Un Allemand a même voulu leur acheter le prototype !
"Nous avons préféré lui expliquer comment le fabriquer lui-même, témoigne Grégory Saint-Paul. C'est pas dur. C'est que du plaisir." "A chaque présentation, c'était la fête de la science", complète Mustapha Errami, l'un de ses professeurs.
Le bélier hydraulique résiste tout de même un peu à la science. Curieusement, son rendement exact n'a toujours pas été calculé. "Le bélier est impossible à mettre en équations. Cette machine n'aime pas les ingénieurs. C'est une machine de paysan fabriqué par un paysan pour d'autres paysans", résume, un rien provocateur, Richard Walton. Le bélier n'est pas mort, il pompe encore.
En savoir plus:
- Plans de réalisation d'un bélier
- Vidéo d'un bélier en fonctionnement
- Fabrication d'un bélier hydraulique
- Pompe bélier de la société Walton
- Exemples de pompage pas béliers en Afrique
Les urines peuvent rapporter gros
Selon l'agence officielle de presse angolaise, rapporte la nouvelle que les urines peuvent valoir de l'argent.
Afrique du Sud
Une ville sud-africaine veut acheter les urines pour vaincre des tabous
Durban (Afrique du Sud) - La ville de Durban, en Afrique du Sud, veut acheter les urines de ses administrés. L'enjeu: surmonter les réticences des gens à utiliser les toilettes sèches, installées par la mairie dans les quartiers pauvres.
"Si nous pouvons faire des toilettes sèches une source de revenus, les gens voudront les utiliser", affirme Neil Mac Leod, chef du service des eaux de la cité portuaire, située sur les rivages de l'Océan indien (est).
Par souci d'hygiène et d'économie, Durban a doté les cours des quartiers délaissés d'environ 90.000 de ces toilettes à litière, qui n'utilisent pas une goutte d'eau. Mais la population boude. Dans le township d'Inanda, le spectacle est désolant: portes et toits arrachés, les cabanons servent d'annexe, quand ils ne sont pas complètement désossés.
Le sujet des fluides corporels est tellement tabou que personne ne veut même l'évoquer. Interrogée, une jeune mère de famille accuse vaguement des "voleurs" d'avoir dérobé "la porte et la cuvette" de son lieu d'aisance, transformé en débarras.
<meta name="google-site-verification" content="OIlZgCjey-v8j2erXHdhWP5NG11H3TaGcFT60X2OOFU" />
Six dangers mortels pour la civilisation
Matthew Stein, auteur du livre When Technology Fails (Quand la technologie échoue), décrit la «parfaite tempête» qu'affronte notre civilisation. La conjonction de six évènements majeurs qui chacun séparément peuvent mettre à bas notre mode de vie. «Si nous ne sommes pas capables de calmer cette tempête, elle va détruire, sans aucun doute, la vie sur terre telle que nous la connaissons» écrit-il dans le Huffington Post.
Matthew Stein ajoute que «la définition de la démence est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent. Si nous continuons à nous comporter comme nous l'avons fait au cours du siècle dernier, les six tendances vont continuer à faire décliner et s'effondrer les systèmes de la nature qui forment les fondations de notre civilisation et le sang de l'économie mondiale».
Voilà les six dangers mortels pour la civilisation humaine selon Matthew Stein:
1. Le changement climatique: avec un degré de certitude de 90%, les plus grands scientifiques mondiaux estiment que le climat de la terre est en train de changer à un rythme qui s'accélère et que ces changements ont une origine humaine.
2. La fin du pétrole: l'économie mondiale et notre culture sont construites en grande partie sur la dépendance envers un pétrole bon marché. Depuis les voitures que nous conduisons, les avions dans lesquels nous volons, les immeubles où nous habitons, la nourriture que nous mangeons et les vêtements que nous portons, tout cela est transporté avec du pétrole, fabriqué à partir du pétrole ou avec des machines utilisant du pétrole. La production de pétrole a sans doute atteint son maximum, «peak oil», en 2005-2006 et baisse depuis. Pendant des années, les gouvernements ont rejeté les théories du «peak oil». Mais en avril, l'armée américaine a publié un rapport affirmant que «d'ici 2012 la capacité de production excédentaire de pétrole dans le monde aura entièrement disparue et à partir de 2015, les besoins non satisfaits pourraient atteindre 10 millions de barils par jour».
3. L'effondrement de la vie dans les océans. Ce n'est pas pour rien si 11 des 15 plus grandes zones de pêche au monde sont en train de disparaître. Le plancton, la base de la chaîne alimentaire dans les océans, disparaît.
4. La déforestation. Plus de 50% des forêts dans le monde ont disparu. La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires presque le double des émissions provenant des transports et de l'industrie (14% chacun). Les forêts sont une composante essentielle du système climatique et de la préservation et de l'entretien des nappes phréatiques.
5. La crise alimentaire mondiale. Les sols, le climat et l'eau. Pour la première fois depuis que la révolution agricole a commencé, le monde produit moins de nourriture chaque année en dépit de l'augmentation de la population.
6. La surpopulation. C'est un problème que peu acceptent de regarder en face. Au cours des dix dernières années, la population de la planète s'est accrue de plus de personnes que toutes celles ayant existé entre la naissance de Jésus Christ et celle d'Abraham Lincoln. En l'an 1 000, la population mondiale était d'environ 500 millions d'habitants. Environ 800 ans plus tard, elle a atteint un milliard. Il lui a fallu 130 ans pour atteindre 2 milliards en 1930. Elle sera de 7 milliards en 2012. Nous n'avons pas d'avenir si la population continue à augmenter à ce rythme là.
Dans un autre article publié par The Huffington Post, Matthew Stein, détaille les douze changements majeurs que nous devrions adopter pour sauver notre civilisation.
[Lire l'article sur les dangers mortels pour la civilisation dans The Huffington Post]
LIRE EGALEMENT SUR LE MEME SUJET: Surpopulation: phobie démographique et La richesse n'enfante ni la paix, ni le bonheur.
Source : www.slate.fr
Retrouvez Slate sur Facebook. Suivez-nous sur Twitter.
Téléchargez Slate pour iPhone.
Maladies tropicales : un milliard de malades « négligés »
Bilharziose, onchocercose, filariose lymphatique … Ces maladies tropicales sévissent dans les régions les plus pauvres de la planète. Et elles sont en fait, délaissées. Une situation jugée inacceptable par un groupe international de chercheurs, qui appellent à la mise sur pied d’un Fonds mondial de lutte contre les maladies tropicales négligées. Ces dernières il est vrai, touchent un milliard de personnes dans le monde, particulièrement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
Ce groupe rassemble des « références » en la matière : le Dr Lorenzo Savioli, directeur du Département des Maladies tropicales Négligées de l’OMS ; le Pr David Molyneux de la Liverpool School of Tropical Medicine de Grande Bretagne et le Pr Tsutomu Takeuchi du Départment de Médecine Tropicale et de Parasitologie Tokyo.
Nous sommes capables aujourd’hui d’éliminer ou au moins de contrôler quelques-unes de ces maladies parmi les plus importantes, en optimisant les dons de médicaments, expliquent-ils. Une optimisation qui devrait passer par la mise en œuvre d’un fonds mondial, à l’instar de ce qui existe pour le VIH-SIDA, la tuberculose et le paludisme.
En termes de rapport coût-efficacité , cette approche serait idéale pour réduire la pauvreté dans le monde. En effet, les économies locales sont sérieusement malmenées par les maladies tropicales… Si ces dernières frappent de plein fouet les plus pauvres, la pauvreté elle, se nourrit de la mauvaise santé des populations. Pour être certain de bien se faire entendre par les puissants de ce monde, les signataires de l’appel projettent d’adresser un message au sommet du G8, qui se tiendra au Japon en juillet prochain.
Pression sur les matières premières : enjeu climatique mondial
Voici pour vous un document très instructif du journal on line algérien "L'expression" http://www.lexpressiondz.com/article/8/2007-08-27/45392.html
Celui-ci parle des enjeux futurs à propos des matières premières.
En ce qui nous concerne, les prochaines années vont être cruciales pour le continent africain qui détient près de 3/4 des matières premières mondiales.
Cette position stratégique, couplée à l'inévitable ancrage de l'Afrique à la démocratie quelles que soient les reculades actuelles et actions des dictatures soutenues par l'Occident, obligent les Occidentaux à chercher de nouveaux territoires cela du fait même de l'intrusion de l'Inde et de la Chine sur l'échiquier économique mondial.
Actuellement les Occidentaux se font la course pour se disputer les fonds marins internationaux susceptibles de leur fournir des matières prèmières. C'est le cas actuellement des zones polaires.
LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le dégel de l´Arctique et la curée vers le pétrole
27 Août 2007 - Page : 15 lire l'article
L'objet "qui tue" : la bouteille d'eau
L'objet "qui tue" : cette semaine, la bouteille d'eau
Meilleure, plus sûre, mais aussi plus chère.
L'eau en bouteille coule à flots et génère, chaque année, 22 milliards de dollars de recettes sur la planète. 89 milliards de litres d'eau en bouteille sont engloutis chaque année dans le monde, soit en moyenne près de 15 litres par an et par personne.
Des chiffres vertigineux qui laissent songeur. Derrière ce tableau de performances, quelques croyances ont la vie dure. L'eau en bouteille serait meilleure pour la santé et plus sûre que l'eau du robinet. Pas si évident.
En Europe, et notamment en France, les réseaux de distribution sont par exemple strictement contrôlés. La teneur en minéraux, argument favori des marques [1], ne figure par ailleurs dans aucune recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Au plan écologique, la bouteille d'eau n'est pas non plus très propre sur elle. Fabriquée à partir de matière plastique, elle n'est pas toujours recyclée et il lui faut plus d'un millénaire pour disparaître de la nature [2].
Un passif auquel il faut ajouter le prix du transport : 25% de l'eau en bouteille de la planète n'est pas consommée dans son pays de production. Pour couronner le tout, le prix de l'eau en bouteille est renversant. Près de 300 fois plus élevé que l'eau du robinet. A vous couper la soif.
[1] Nestlé Waters est le numéro 1 du secteur avec environ 17,5% du marché.
[2] Selon une étude de WWF réalisée en 2001, une tonne et demie de matière plastique est utilisée chaque année pour l'embouteillage
D'autres objets "qui tuent" :
Le bouquet de roses
La cigarette
Le téléphone portable
La bouteille d'eau
Terra Economica vous offre 1 mois d'abonnement gratuit
Terra Economica www.planete-terra.fr/;70-20.html








