Rencontre avec Koffi Kwahulé
INVITATION
Rencontre avec Koffi Kwahulé
Mercredi 14 avril, à 19 h
Auteur dramatique, romancier et nouvelliste né en Côte d'Ivoire en 1956, Koffi Kwahulé vit en France
depuis le début des années 1980.
Son oeuvre, nourrie par son expérience du déracinement, explore la condition diasporique. Qu'est-ce que
vivre dans un entre-deux culturel ?
Comment refuser à la fois la tentation de la nostalgie de la terre natale et celle de l'assimilation dans
le "pays d'accueil" ?
Si la mémoire douloureuse de l'histoire noire affleure toujours dans les textes de l'auteur afro-européen,
ces derniers ne sauraient être cantonnés à la question noire.
Radicale, l'expérience diasporique lui permet finalement d'interroger avec une intensité particulière notre
contemporanéité immédiate : celle d'un monde en pleine crise, où l'invention d'un avenir commun – entre
l'Europe et l'Afrique notamment – est une urgence.
Lecture d'extraits de Monsieur Ki, Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le temps (Gallimard,
Paris, 2010) par Gerty Dambury
Rencontre animée par Virginie Soubrier
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
EN DÉCEMBRE AU MUSÉE DAPPER
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Exposition en cours
« Au Musée Dapper, l'exposition L'art d'être un homme joue des lieux, des temps, des images et des matériaux avec autant d'élégance que de cohérence. »
Le Monde, Philippe Dagen, 30 octobre 2009
« La manne est pleine, généreuse, rassemble les plus belles pièces muséales possibles, celles du Dapper, mais aussi du Musée de Tervuren, du Barbier-Mueller de Genève, des musées d’arts populaires de Vienne et de Munich, du Rietberg de Zurich, de l’Université de Gand, d’autres encore. Du beau linge! »
La Libre Belgique, Roger Pierre Turine, 27 octobre 2009
« Outre la qualité artistique des pièces, l’exposition met également l’accent sur l’extrême diversité des matériaux employés pour la réalisation des parures, puisés dans les ressources naturelles, et sur les symboliques complexes et essentielles qu’elles incarnent. »
Tribal Art, Bérénice Goeffroy-Schneiter, 15 octobre 2009
Tous les jours, sauf le mardi, de 11 h à 19 h
Tarif : 6 €
Tarif réduit : 4 € (seniors, demandeurs d’emploi, enseignants, familles nombreuses)
Entrée libre : Les Amis du musée Dapper, étudiants, moins de 26 ans et le dernier mercredi du mois
Visites guidées de l'exposition sur inscription individuelle
En famille, dimanche 13 décembre, à 14 h et mercredi 23 décembre, à 15 h
Adultes, samedi 12 décembre, à 11 h 30 et mercredi 16 décembre, à 19 h
Tarif : 5 € + droit d'entrée de l'exposition
Gratuit pour Les Amis du musée Dapper
Min. 10 pers, max. 25 personnes
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
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Rencontre
Avec Abdourahman A. Waberi
Son nouveau roman : Passage des larmes (Lattès, 2009)
Samedi 12 décembre, à 15 h
Abdourahman A. Waberi, né en 1965, quitte Djibouti à 20 ans. Ce pays d'"îlots magiques au-dessus desquels, depuis des siècles, l'histoire tourbillonne à la manière d'un ouragan", ne cesse de hanter l'auteur de Passage des Larmes que le musée Dapper est heureux de recevoir.
« [ Un ] récit singulier, tumultueux, fiévreux qui, sous les dehors d'un thriller géopolitique, constitue surtout un grand roman sur l'enfance, les identités meurtries et l'exil »
Le Monde, Christine Rousseau, 5 novembre 2009
« Il y a des romans que l'on regrette d'avoir attendu pour les lire. Ainsi aurait-on dû ouvrir bien plus tôt ce Passage des larmes : c'est un livre d'une rare puissance, fiévreux, et qui résonne encore longtemps après que l'on a terminé sa lecture. »
Le Figaro, Mohammed Aïssaoui, 22 octobre 2009
Lecture par Paulin F. Fodouop, comédien
Rencontre animée par Nathalie Carré
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
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Rencontre
Autour de l'œuvre de Frantz Fanon
Mercredi 16 décembre, à 19 h
Médecin, psychiatre, écrivain de talent, Frantz Fanon, né à Fort-de-France en 1925, a marqué le XXe siècle par sa pensée et son action de militant anti-colonialiste.
Soirée présentée par Daniel Maximin, autour des textes fondamentaux de Frantz Fanon
Lecture d'extraits de textes par Dominique Michel et Aliou Cissé, comédiens
Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Martinique
Entrée libre
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
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Ciné-club Afrique
Un rendez-vous mensuel proposé par le musée Dapper, RFI et l'association Racines
Avec le concours de la cinémathèque de Culturesfrance et le soutien de la Mairie de Paris.
Abouna
Mahamat-Saleh Haroun
Vendredi 18 décembre, à 20 h 30
Au Tchad, Tahir (quinze ans) et Amine (huit ans) se réveillent un beau matin et apprennent que leur père a quitté le foyer familial. Les deux jeunes sont d'autant plus émus que personne ne peut leur en expliquer la raison et d'autant plus déçus que, ce jour-là, leur père devait arbitrer un match de football opposant les gosses du quartier. Ils attendent son retour puis décident d'aller à sa recherche. ..
Projection suivie d'une rencontre avec le réalisateur Mahamat-Saleh Haroun,
animée par Catherine Ruelle.
Tarif : 6 €
Étudiants, Les Amis du musée Dapper, demandeurs d'emploi : 4 €
(entrée libre pour l'exposition L'Art d'être un homme incluse)
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
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Jeune public
Films d’animation
Pierre Awoulbe Sauvalle Mercredi 16 décembre, à 15 h Le griot Kabongo et son compagnon, le petit singe Golo, parcourent le monde à la recherche d'un élève à qui Kabongo pourrait transmettre son art de conteur. La quête de Kabongo sert de prétexte à nous entraîner dans de multiples aventures… À partir de 5 ans Tarif : 5 €. Groupes (min. 10 personnes) : 4 € par personne Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Cilia Sawadogo
L undi 21 décembre, à 15 h
L'Arbre aux esprits s'appuie sur des éléments de légendes et sur les préoccupations modernes relatives à l'environnement, abordant ainsi des thèmes universels.
À partir de 7 ans
Tarif : 5 €. Groupes (min. 10 personnes) : 4 € par personne
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Contes
Abdon Fortuné Koumbha, KAF
Dimanches 6 et 13 décembre, à 15 h
Conteur espiègle, facétieux et jovial, Abdon Fortuné Koumbha nous invite à découvrir son pays, le Congo. Ses histoires intriguent, font rire…
À partir de 6 ans
Tarif : 8 €.
Tarif réduit : 5 € (Les Amis du musée Dapper, enfants de moins de 12 ans, groupes à partir de 10 personnes, carte famille nombreuse, demandeurs d'emploi)
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo
Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h, sauf les mardis. Fermé hors exposition temporaire. Tél. : 01 45 00 91 75 - Fax : 01 45 00 27 16
Librairie (accès libre) - Tél. : 01 45 00 91 74. Retrouvez nos publications sur le site de la librairie en ligne des Éditions Dapper : www.dapper.com.fr/boutique
Café Dapper (accès libre) - Tél. : 01 45 00 31 73
La grande interview du bloggeur Saint-Ralph
Pour cette année 2009, j’ai eu l’idée d’interviewer certains acteurs Africains du net.
Monsieur ADJOBI Raphaël dit Saint-Ralph. En fait partie. C’est un africain de la diaspora vivant en région parisienne. A ce titre , il a accepté de réaliser un entretien avec moi. Je vous invite avec plaisir à le lire et si possible à apporter la contradiction.
Le Pangolin: Vous tenez sur Internet un blog qui parle de l’Afrique De quoi s’agit-il ?
Saint-Ralph. : Mon blog s’intéresse surtout à l’histoire de l’Afrique et des Afrodescendants éparpillés dans le monde.
Le Pangolin: Quel est le nom de ce blog ?
Saint-Ralph. : Mon blog s’intitule « Lectures, Analyses et Réflexions de Raphaël ».
Le Pangolin: Pourquoi ce nom ?
Saint-Ralph. : Il s’agit pour moi de faire des comptes rendus de lectures de livres susceptibles de me faire connaître le passé et la réalité quotidienne des Noirs dans le monde. S’intéresser au passé des Noirs suppose aussi, en effet, suivre leurs actualités, les analyser et en tirer des réflexions personnelles. Si je ne peux pas tirer de réflexion d’une information, c’est qu’elle n’a pas grande importance à mes yeux.
Le Pangolin: En parcourant votre blog, j’ai noté, par les livres que vous presentez, vous traitez le plus souvent les thèmes suivants : Le panafricanisme, le fédéralisme, le rôle de la diaspora dans la transformation et l’évolution de l’Afrique, les libertés individuelles, le rôle des élites, la démocratie et les relations Afrique-Occident. Alors qu’est-ce que vous entendez par panafricanisme ?
Saint-Ralph. : Pour être franc, je ne crois pas du tout au panafricanisme. Il n’a jamais existé et j’avoue que je ne le souhaite que d’un seul point de vue : une prise de conscience d’un mépris dont nous sommes tous les victimes, la prise de conscience de la nécessité de ne pas servir de fer de lance à l’avidité étrangère contre son frère africain. Mon panafricanisme se limite à cela. Hors de ce principe simple, je considère chaque pays africain comme une entité autonome qui doit rechercher sa voie indépendamment des autres. Loin de moi l’idée d’un panafricanisme fraternel qui permettrait à tous les africains de vivre en Afrique du Sud, au Ghana ou en Côte d’Ivoire sans aucun contrôle ou restriction. Contrôle et restriction ne voulant pas dire interdiction. D’ailleurs aucune interdiction n’est possible au mouvement des peuples.
Le Pangolin: Justement pour rebondir sur la question du panafricanisme, pour vous le panafricanisme serait –elle la seule voie pour l’évolution et la transformation de l’Afrique. Qu’est-ce qui fonde votre conviction ?
Saint-Ralph. : Je ne sais pas si parler d’une plus étroite coopération entre les pays africains signifie plaider pour le panafricanisme. Si oui, alors ce sera le deuxième principe qui fonderait mon panafricanisme. Car il est inadmissible de voir les pays européens voler au secours d’un pays africain en détresse pendant que ses voisins l’ignorent superbement.
Le Pangolin: Et le fédéralisme pour vous c’est quoi exactement ?
Saint-Ralph. : Qu’avons-nous à fédérer ? Il est difficile aujourd’hui de penser à une fédération des pays africains.
Le Pangolin: Pour coller à l’actualité, quelle est votre réaction sur ce qui se passe au Zimbabwé et au Ghana ?
Saint-Ralph. : Justement, ce qui se passe dans ces deux pays nous donne la preuve que nous ne partageons pas les mêmes idéaux. Il est impossible de s’entendre si nous n’avons pas la même idée de la démocratie, la même idée de l’état, de la nationalité, ou du moins des idées très voisines.
Le Pangolin: Au vu de ce qui se passe au Zimbabwé, malgré les violences post-électorales, pensez-vous toujours que la démocratie reste un passage obligé pour la démocratie et la paix en Afrique ?
Saint-Ralph. La démocratie, c’est la possibilité pour le peuple de faire et défaire ceux qui le dirigent. S’il y a dans un pays des institutions qui permettent cela, c’est dire que c’est une démocratie. Et c’est la voie que les peuples africains souhaitent et désirent. Mais nos dirigeants souvent au service de l’avidité des pays plus puissants ne permettent pas une mise en place facile de cette forme de gouvernement qui est absolument nécessaire au développement harmonieux et durable de nos pays.
Le Pangolin: Alors que pensez-vous des tripatouillages des constitutions et des élections opérées ici et là par différents dictateurs africains qui ne veulent pas céder leur place à d’autres ? Il est à noter que l’année 2009 est une année électorale dans plusieurs pays (Afrique du Sud, Algérie, Congo, Niger, pour ne citer que ces pays-là)
Saint-Ralph. : L’apprentissage de la démocratie passe par là. Les pays Européens semblent avoir oublié ce passé chaotique et honteux qu’ils ont connu. Les Africains doivent éviter de comparer des choses qui ne sont pas comparables et éviter d’exagérer les fraudes au point de sortir les armes à feu après chaque élection.
Le Pangolin: Est-ce que ces violences ne posent pas le problème de la greffe démocratique qui n’a pas pris en Afrique ? C’est-à-dire les constitutions claquées sur celles de l’occident ?
Saint-Ralph. Il y a aujourd’hui en Europe de nombreuses émissions radios qui démontrent que depuis toujours, derrière chaque coup d’état fait en Afrique il y a eu une main étrangère. Je conseille vivement le livre La Traite des Noirs et ses acteurs Africains de Tidiane Diakité à tous les Africains. Ils comprendront clairement que c’est ainsi que les Européens agissent avec les Africains pour continuer à les dominer depuis le 15 è siècle. Et dans ce livre, les Européens s’en ventent. Cinq siècles après, ils appliquent la même politique en Afrique. Pourquoi la changer si elle fonctionne toujours.
Le Pangolin: Pour vous le problème de la démocratie en Afrique est-il du aux constitutions ? Ou bien c’est plutôt celui des Hommes? Quelle en est votre explication ?
Saint-Ralph. : En Afrique comme ailleurs, le problème des dysfonctionnements de l’état ne tient pas à la qualité des Constitutions mais bien aux hommes qui ne savent pas les respecter. Quand on se donne une constitution, toujours mauvaise pour les uns et bonne pour les autres, il faut savoir la respecter et en faire le cadre d’un travail national. Mais c’est également par le travail qui s’opère dans le respect de la Constitution qui permettra aux hommes de la faire évoluer. On ne prend pas les armes chaque fois que l’on n’est pas d’accord avec la Constitution. Sinon, ce que vous bâtirez sera à son tour détruit dans la logique des choses.
Le Pangolin: Donc ce problème de qualité serait dû à l’origine à la nature de la formation et des conditions de cette formation ?
Saint-Ralph. : Je n’ai pas compris la question.
Le Pangolin: Qu’en est-il selon vous de la responsabilité des élites africaines en ce qui concerne les violences politiques récurrentes que connaît l’Afrique, tout comme celui des coups d’état ?
Saint-Ralph. : Certes, il y a chez eux à la fois une ignorance ou un mépris des règles de la vie démocratique mais aussi l’appétit des gains faciles qui les rendent victimes de la rapacité des occidentaux qui les manipulent. Les Européens leur disent, si vous ne faites pas l’affaire, nous choisirons un autre. Alors, les Africains se disent « qui est fou ? »
Le Pangolin: le problème est donc culturel ?
Saint-Ralph. : Elle n’est nullement un héritage d’une tradition africaine. Elle est une habitude prise avec la domination des blancs. C’est l’histoire qui nous l’enseigne.
Le Pangolin: Selon vous quels sont donc les critères pour la naissance d’une vraie élite africaine, démocratique et efficiente capable de changer le cours des choses?
Saint-Ralph. 15 : Au regard de tout ce que je viens de dire, on peut croire que seul l’orgueil des Africains leur permettra de changer le cours des choses.
Le Pangolin: Et la grande masse de la population du continent qui n’a pas accès à l’école et aux soins, comment elle peut améliorer son niveau de connaissance car les dictatures selon vous se nourrissent d’ignorance du peuple ?
Saint-Ralph. : Je ne crois pas au lien étroit entre les dictatures et le niveau d’instruction du peuple. Il n’y a pas que des dictatures en Afrique. Dans la plupart des pays, c’est à un mauvais fonctionnement des institutions qu’on assiste plutôt qu’à la manifestation d’un pouvoir dictatorial. Il ne faut pas abuser du mot « dictature » comme le font les Européens chaque fois qu’ils parlent de l’Afrique. Sur notre continent, les pouvoirs sont trop centralisés pour permettre des réponses satisfaisantes aux besoins des pays. L’objectifs de tous, c’est l’exercice du pouvoir et non point du devoir social. Quand chaque ministre ou chef d’état voudra accomplir une action concrète qui se voit, les choses bougeront.
Le Pangolin: En tant qu’observateur et analyste de l’Afrique quel regard portez-vous sur la jeunesse et la femme africaines ?
Saint-Ralph. : La jeunesse est partout dans l’impasse. Il faut absolument multiplier les écoles de formations professionnelles et aider à l’installation des jeunes. Cela changera profondément les pays africains. Quant aux femmes, je crois qu’elles ont les mêmes problèmes que les hommes : chômage et vie précaire. Elles sont le plus souvent dans les petits métiers ; ce qui fait qu’elles vivent moins durement la crise que les hommes qui cherchent les postes les mieux payés.
Le Pangolin: Pour vous donc la diaspora a un devoir de transmission ? Dans quel sens ?
Saint-Ralph. : Il ne faut pas exagérer le rôle que pourrait jouer la diaspora en Afrique. Hier, c’était se former en Europe pour aller travailler en Afrique. Aujourd’hui, on vient en Europe pour y travailler et y faire sa vie. Que voulez-vous que l’Afrique attende de telles personnes ? Je ne crois pas que l’Afrique a quelque chose à attendre de sa diaspora. Nulle part l’Afrique ne l’a manifesté. Il n’y a que quelques éléments prétentieux qui se croient l’avenir de l’Afrique.
Le Pangolin:Quelle place accordez-vous aux femmes et aux jeunes dans le futur africain
Saint-Ralph. : La jeunesse reste toujours l’avenir d’un pays. Quant à la femme elle est embarquée dans le même bateau que l’homme. Son avenir est le même que celui de l’homme ; c’est à dire ce qu’elle saura construire aujourd’hui. On récolte ce que l’on sème.
Le Pangolin: A propos des relations Afrique-Occident, quel est votre regard sur l’occident et son comportement envers l’Afrique ?
Saint-Ralph. : Grâce à mes récentes lectures, je sais que la mainmise de l’Europe sur l’Afrique ne date pas de l’époque coloniale. Non, elle ne date pas du début du 20è siècle. La manière dont l’Europe gère les relations entre elle et l’Afrique date du 16 è siècle. Hier, c’était des êtres humains contre des produits manufacturés. Aujourd’hui, ce sont des matières premières contre des produits manufacturés. L’Afrique ne vend pas de produits finis à l’étranger depuis plus de quatre siècles. Elle a perdu l’habitude de l’invention qu’il lui faut retrouver. Mais bien sûr l’Europe veille pour que les choses ne changent pas parce qu’elle ne veut pas perdre sa source de biens et son marché. Aussi depuis l’époque de l’esclavage, elle provoque des coups d’état, flatte l’un, méprise l’autre en l’affublant de tous les noms et de tous les maux de son peuple. Et ça fonctionne très bien.
Le Pangolin: Comment voyez-vou l’évolution de l’Afrique en cette année 2009? Surtout après l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis d’Amérique ?
Saint-Ralph. : J’espère un peu plus d’orgueil de la part des Africains qui favorisent les ventes d’armes en cherchant à renverser les pouvoirs en place. La démocratie, c’est aussi le refus des armes et la défense de ses idées sur la place publique. La démocratie, c’est apprendre à planter un arbre et savoir attendre qu’il porte des fruits. Il y a des gens qui se disent très forts parce qu’ils cueillent des tomates vertes puis les font mûrir avec du gaz carbonique et les mettent rapidement sur le marché afin de gagner plus rapidement de l’argent. Mais tout le monde sait que leurs produits sont de mauvaise qualité par rapport aux produits de ceux qui savent attendre que ce qu’ils ont semé mûrisse.
Le pangolin : Tous mes remerciements pour avoir accepté de répondre à ces questions. Février 2009
UNE MUTUELLE SANTE/TRANSPORT PAR LES MALIENS DE FRANCE
Chers Internautes, je vous donne ci-dessus à lire un exemple concret de ce que la diaspora d'un pays d'Afrique peut faire pour le bien d son pays. Cet exemple devrait être fait dans tous les pays d'Afrique c'est-à-dire Utiliser l'intelligence de la diaspora pour la transformation socio-écnomique du pays. Dans le cas malien qui nous concerne, on doit note que cette expérience de collaboration gouvernants-diaspora est rendue possible par le fait que ce pays est entré résolument dans la démocratie et surtout que ces dirigeants ont depuis longtemps compris l'importance qu'il y avait à asssocier la diaspora dans la marche intérieur du pays. Le Mali a dans son parlement des representants des Maliens de l'étranger. Ce qui n'est pas le cas des dictatures d'Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo démocratique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad pour ne citer que ces pays) qui s'alienent de l'action de leur diaspora. Tout ceci s'expliquant par le fait ces gouvernants étant d'essence dictatoriaux et de nature hypermédiocrité craignent comme la peste leur diaspora. En effet en mettant l'intelligence de leur diaspora au service de la résolution de problèmes du pays, ils craignent que les populations viennent à constater de façon évidente et irréfutable leurs carences et de facto qu'ils perdent leur pouvoir, surtout en plus de leurhypermédiocrité ils ont tous des égos super dimensionnés. Leur faisant oublier qu'ils nuisent plus que jamais à leurs populations. Commentaire : Le pangolin
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans le cadre du Projet de mise en place d´une mutuelle santé/transport, le comité technique parisien composé de représentants d´associations de migrants Maliens et l´association des diplômés et étudiants maliens de France (ADEM-France) , vous invitent à la journée de restitution de l´étude de faisabilité soutenue par le Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.
L´étude de faisabilité d´une mutuelle santé/transport a été menée en décembre 2008 par l´Union technique de la mutualité malienne (UTM) dans 20 villages maliens tous situés dans la région de Kayes d´où proviennent la grande majorité des migrants Maliens en France.
L´étude a été menée en faveur des familles de la diaspora malienne de France restées au pays par une équipe composée du personnel du Ministère du développement social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali.
La journée de restitution des résultats de l´enquête de faisabilité, initiée par des associations de migrants, sera animée par l´équipe de l´Union technique de la mutualité malienne (UTM) et du Ministère du développement Social, de la solidarité et des personnes âgées du Mali. Des représentants des migrants qui ont participé à l´étude dans leurs villages respectifs témoigneront de la pertinence de l´étude et du projet pour l´amélioration de leurs conditions de vie quotidienne.
La journée de restitution de l´étude aura lieu le dimanche 8 février 200, à l'AGECA sise 177 rue de Charonne 75011 Paris, de 13h30 à 16h30.
Date de la restitution : dimanche 8 février 2009 à 13h30 à 16h30
Adresse : AGECA
117 rue de Charonne 75011 Paris
Métro : ligne2 (station Charonne)
Contacts :
Ismael SACKO
Consultant du projet
Tél. : 06 63 34 49 40
Email : i.sacko@voila. fr
Mahamet TRAORE
Chargé de communication du comité technique
Tél. : 06 59 57 93 53
Journées Africaines à Montpellier



Présidentielle américaine :Barack Obama reçoit le soutien de Colin Powell
Au moment où sa campagne annonce avoir récolté la somme record de 150 millions de dollars en septembre et à 16 jours de l’élection présidentielle américaine, Barack Obama reçoit le soutien de poids de Colin Powell.

Ces deux événements semblaient de nature à stimuler les démocrates dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle alors que les sondages accordent en moyenne 5 points d’avance à M. Obama au niveau national.
L’ancien chef d’état-major des armées américaines et héros de la première guerre du Golfe, a loué sur la chaîne NBC le "caractère réformateur" du candidat démocrate et sa campagne "fédératrice".
Une présidence Obama "provoquerait l’enthousiasme du pays et du monde", a assuré le général à la retraite. "Obama a démontré de la fermeté. Il a démontré de la vigueur intellectuelle. Il a une façon de gérer ses affaires qui nous sera profitable", a-t-il estimé.
Un soutien qui tombe a pic
Son soutien tombe à pic pour M. Obama alors que l’équipe de campagne du candidat républicain l’accuse de se situer à l’extrême gauche de l’échiquier politique américain et met en doute sa capacité à rassembler les Américains au-delà de son camp. "J’ai toujours admiré et respecté le général Powell. Nous sommes amis de longue date. Ce n’est pas une surprise", a réagi avec dépit M. McCain.
Au cours du même entretien, M. McCain a publiquement évoqué la possibilité d’une défaite. "Je ne m’apesantis pas la-dessus. Mais, j’ai eu une vie merveilleuse. Je peux retourner vivre en Arizona, et représenter (mes administrés) au Sénat", a-t-il dit.
M. Powell est le premier poids lourd de l’administration Bush à apporter son soutien officiel au candidat démocrate. L’équipe de campagne de M. Obama a fait savoir que le sénateur de l’Illinois avait appelé M. Powell pour le remercier de son appui. "M. Obama est impatient de recevoir ses conseils au cours des deux prochaines semaines et, si possible, au cours des quatre prochaines années", a dit Robert Gibbs, directeur de la communication du candidat démocrate.
Un Homme très respecté aux USA
Secrétaire d’Etat durant le premier mandat de George W. Bush (2001-2005), avocat de la guerre en Irak à l’ONU avant de dénoncer les "mensonges" qui ont entraîné les Etats-Unis dans cette guerre, M. Powell n’a cessé de prendre ses distances avec l’administration républicaine tout en refusant de rompre les ponts avec sa famille politique.
M. Powell était républicain et demeure républicain. Il est ami avec John McCain et garde des liens avec de nombreuses personnalités de l’époque où George Bush père était président, notamment le ministre de la Défense d’alors et actuel vice-président Dick Cheney.
Au cours de sa longue carrière, M. Powell, 71 ans, a été conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan. Ancien combattant de la guerre du Vietnam, il a été chef d’état-major interarmée de 1989 à 1993 et s’est illustré notamment durant l’opération "Tempête du désert" après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein en 1991. En 1996, il avait brièvement envisagé d’être candidat à la Maison Blanche contre le démocrate Bill Clinton.
150 millions de dollars en septembre
Juste avant l’intervention de M. Powell, l’équipe de campagne de M. Obama a annoncé que le sénateur avait engrangé 150 millions de dollars en septembre. Jamais M. Obama n’avait récolté autant d’argent en un seul mois. Depuis le lancement de sa campagne, M. Obama a récolté 605 millions de dollars.
Cet afflux d’argent devrait permettre à M. Obama de mener une campagne agressive dans plusieurs Etats clefs notamment dans plusieurs Etats considérés comme des fiefs républicains comme la Virginie et la Caroline du Nord.
M. McCain a accepté de recevoir de l’argent public et est soumis à un plafond de dépense de 84 millions de dollars d’ici le 4 novembre. Il peut néanmoins compter sur l’aide du parti républicain qui a engrangé 66 millions de dollars en septembre.
source : L'internationalmagazine.com, publié le 20/10/2008
Aimé Césaire : La dignité Nègre en mouvement
25 juin 1913 - 17 avril 2008, Aimé Césaire, l’un des piliers de la littérature négro-africaine n’est plus. Condisciple de Léopold Sédar Senghor et de Léon-Gontran Damas, il peut être considéré comme l’un des précurseurs de la Négritude. Ecrivain célèbre, il nous laisse un héritage qui nous pousse à réfléchir sur le devenir de l’homme nègre ainsi que sa place dans l’histoire culturelle et politique au moment où les Noirs ont décidé de réviser l’historiographie de leur continent longtemps réalisée par les africanistes européens avec quelques maladresses qui souvent dépassent l’entendement africain.
Après avoir découvert les lettres en Martinique au lycée de Fort de France et à Louis-le-Grand à Paris, il fonde avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas en 1939 "L’Etudiant noir" qui se présente comme une suite logique d’une autre revue de l’époque intitulée "Légitime défense". A la même année apparaît son "Cahier d’un retour au pays natal" comme pour annoncer son retour au bercail dans une langue volcanique et pleine d’agressivité et qui va s’approfondir avec une colère légitime dans "Discours sur le colonialisme". Le texte met en relief l’itinéraire du poète nègre devant son destin de colonisé dont la thématique sera le nerf directeur de l’emblématique "Discours sur le colonialisme". Dans ce cri de douleur, il ne se voit pas fils de certains royaumes africains comme le Dahomey et le Ghana. Il se veut enfant de ce pays calme et merveilleux qui était l’Afrique : "Non, nous n’avons jamais été amazones du roi du Dahomey, ni princes de Ghana (…) ni docteurs de Tombouctou (…). Nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux (…) et ce pays l’Afrique était calme, disant que l’esprit de Dieu était dans ses actes". Et Jacques Chevrier de faire la remarque suivante sur l’auteur en relation avec son œuvre : "A la différence de l’Africain également victime de la colonisation occidentale, mais dont la culture submergée n’a jamais totalement cessé d’exister, l’Antillais a été coupé de ses racines et sonné d’adhérer à la politique pratiquée par le maître blanc qui prétendait pouvoir l’assimiler dans le temps même il refusait l’égalité la plus élémentaire. Aussi privé de contre de gravité puisque voulant être Nègre, il constate qu’il est Blanc. L’Antillais fait-il figure de bâtard de l’Europe et de l’Afrique partagé entre le père qui le renie et cette mère qu’il a reniée".
Une œuvre engagée et engageante
Déjà dans ses textes qui apparaissent comme un mélange de l’expression personnelle du poète avec le déchirement de la symbiose de plusieurs cultures, s’élabore une poétique de la Négritude sur fond d’une revendication de l’identité noire. Et dans ces textes revendicatifs, se dégage un surréalisme qui empêche le message de s’ouvrir sans difficulté comme les poètes classiques. Ce qui a poussé certains critiques à dire que les textes de Césaire sont hermétiques et difficiles à "soutenir". Mais il faut plutôt voir dans ce langage fermé du poète sa capacité de jouer avec les mots dans l’univers des images qui rappellent le monde noir : "Sang Sang ! tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil / ceux qui savent la féminité de la lune au corps d’huile / l’exaltation réconciliée de l’antilope et de l’étoile / ceux dont la survie chemine en la germination de l’herbe". Aussi dans un poème dédié à Césaire, le Congolais Théophile Obenga remarque à juste titre que "les mots sont les leurs / mais le chant est nôtre". La révolte poétique de Césaire définit le futur homme politique de la Martinique. Elu député de Fort-de-France, il se fait, d’après Henri Lemaître, "porte-parole de la revendication d’indépendance avec un extrémisme qui trouve son expression la plus complète dans "Discours sur le colonialisme". Ses idées politiques le poussent à frapper à la porte du parti communiste auquel il adhère. Dans l’effervescence des idées de la Négritude et du Communisme qui se télescopent, il se sépare du parti communiste en justifiant sa décision dans sa "Lettre à Maurice Torez". Ayant compris que le langage poétique n’est pas accessible à la masse populaire, il embrasse le théâtre pour divulguer ses idées de "libéralisation et d’indépendance" du peuple noir.
En 1961, il écrit "La Tragédie du roi Christophe" inspirée par l’aventure historique d’un roi noir d’Haïti. Cinq après, il récidive dans la relation politique/théâtre avec "Une saison au Congo" qui se présente comme l’une des grandes fresques de l’histoire post-coloniale de l’Afrique. La trame de la pièce se situe en République démocratique du Congo, une année après son indépendance, et met en relief la disparition tragique de Patrice Emery Lumumba. On peut dire, qu’après analyse de sa dramaturgie, Césaire révèle une multitude de thèmes telle la révolte sur fond de cri de douleur qui fait penser à la revendication de la Négritude pour la libération du peuple noir. Une œuvre fournie, souvent "gardée dans l’ombre" à cause de sa violence et son agressivité fondée sur une colère légitime vis-à-vis du pouvoir (néo)colonial qu’elle a traversé. En poésie on peut citer "Cahier d’un retour au pays natal" (1939), "Les Armes miraculeuses" (1946), "Soleil cou coupé" (1950), "Ferrements" (1960), "Cadastre" (1961), "Moi, laminaire" (1982). Son théâtre se définit par quatre pièces : "Et les chiens se taisaient" (1956), "La Tragédie du roi Christophe" (1963), "Une Saison au Congo" (1967), "Une Tempête" (1969). Il a aussi élucidé sa pensée politique avec "Discours sur le colonialisme", (1956), "Lettre à Maurice Thorez" (1956), lettre dans laquelle il explique sa rupture avec le Parti communiste avant de fonder le Parti progressiste martiniquais en adoptant le programme aux besoins de ses militants, "Toussaint Louverture : la Révolution française et le problème colonial" (1960). On peut remarquer que son œuvre couvre la période (néo)coloniale, d’où son "rejet" de la part des Eurocentristes malgré sa richesse esthétique et la véracité de ses idées. Des textes qui anticipent la décolonisation de l’Afrique par la puissance de leur dimension politique. En 1981, il pense trouver l’acceptation de ses idées quand la gauche revient au pouvoir en France avec François Mitterrand. Peine perdue ! Il n’aura pas gain de cause, d’où son dernier recueil de poésie "Moi, laminaire" publié en 1982. Comme le souligne Henri Lemaître ; "Césaire apparaît non seulement comme un de grands porte-parole de la Négritude, mais aussi et peut-être surtout comme l’un de ceux qui ont su situer l’expression de l’âme noire dans des perspectives non point particularistes, mais largement humanistes".
Un héritage à fructifier
Jusqu’à la fin de sa vie, Aimé Césaire n’a pas trahi son esprit combatif pour la liberté et le respect du peuple noir. Fidèle à ses idées avant-gardistes, il a eu même à s’opposer à l’aspect positif de la colonisation que voulait "faire valoir" la France et la conception migratoire du président Nicolas Sarkozy dont la maîtrise de l’historiographie du peuple noir laisse malheureusement à désirer.
Après la disparition de tous les précurseurs de la Négritude, se ferme une page qui n’a pas séduit beaucoup d’écrivains négro-africains du XXè siècle. De la Négritude, sommes-nous peut-être passés à la Tigritude du Nobel Wolé Soyinka quand on remarque les contre-vérités ainsi que la falsification de certaines pages de l’histoire des peuples noirs par des africanistes eurocentristes. Longtemps allergiques à l’œuvre de Césaire car agressive et attaquant l’immoralité du Blanc vis-à-vis du Noir, certains Eurocentristes se dévoilent maintenant tolérants et conciliants alors qu’ils n’osaient accepter, il y a quelques années, les vérités du "Discours sur le colonialisme". Les Noirs doivent garder en eux un point positif de la Négritude, même si elle fut décriée par certains intellectuels, celui d’avoir lancé le débat sur la véritable indépendance de l’homme noir. Et Aimé Césaire est de ceux qui ont participé au mouvement malgré la connaissance on ne peut aléatoire qu’il avait sur la terre de ses ancêtres, comme il l’affirmait à Lilyan Kesteloot : "Ma connaissance de l’Afrique était livresque ; j’étais tributaire de ce qu’écrivaient les Blancs ; (…) la littérature[ sur l’Afrique] n’était pas fort abondante, et même quand elle existait, elle était certainement partiale" (Cf. Lilyan Kesteloot, Bernard Kotchy, "Aimé Césaire, l’homme et l’œuvre", Présence africaine, 1993).
Pour conclure
Aimé Césaire est un chantre de la "dignité nègre" que l’élite intellectuelle et politique du continent doit immortaliser en récrivant notre histoire longtemps déformée et falsifiée à des fins impérialistes ; et cela pour décourager les Africains dans la prise de conscience d’une partie de la responsabilité du Blanc dans leurs souffrances actuelles à travers la traite négrière qui écuma une grande partie du continent. Aimé Césaire, un alchimiste de la langue française qui devrait rappeler les tenants de la Francophonie que l’agressivité et la colère qui se traduisent en langue française du côté des Noirs n’est autre qu’une façon d’assumer leur identité longtemps malmenée et falsifiée par le (néo)colonialisme. Aussi "Cahier d’un retour au pays natal" et "Discours sur le colonialisme" peuvent être considérés comme deux armes miraculeuses qui doivent être des livres de chevet pour la jeunesse africain qui se cherchent encore. Une jeunesse qui doit les brandir comme des boucliers et des lances au moment où l’on constate l’émergence de certains réflexes néocoloniaux du côté de certains Blancs. "Anti raciste, anticolonial, altermondialiste avant l’heure, Aimé Césaire est le témoin téméraire du XXIè siècle" constate agréablement Yves Ekoué Amaïzo dans son éditorial sur www.afrology.com. Aujourd’hui la Négritude césairienne est un héritage qui n’appartient plus à la seule Martinique mais à tous les Nègres quel que soit le lieu où ils se trouvent en se confrontant paradoxalement à l’inhumanisme de la mondialisation prônée par les Eurocentristes. Aimé Césaire, un prototype de la dignité humaine qui doit servir d’exemple à la nouvelle classe politique africaine qui lutte contre la "désinvolture" eurocentriste.
Noël KODIA
Aime Cesaire : Deuil de trois jours au Benin
Bénin – Césaire - Décès
APA - Cotonou (Bénin) Le gouvernement béninois a décrété un deuil national de trois jours à compter du vendredi 18 avril pour rendre un hommage au poète martiniquais, Aimé Césaire, décédé jeudi matin à l'âge de 94 ans , a appris APA de source officielle.
Selon un communiqué du conseil extraordinaire publié jeudi soir à Cotonou, le peuple béninois à travers son gouvernement exprime sa grande compassion à la famille de l'illustre disparue et à tout le peuple Martiniquais.
"Durant les trois jours de deuil, tout le peuple béninois s'incline devant la mémoire du grand poète Aimé Césaire", indique la même source
Né le 26 juin 1913, à Basse Pointe en Martinique, Aimé Césaire a commencé par écrire en 1936 et s'est rendu célèbre avec des œuvres littéraires majeures comme, Cahier d'un retour au pays natal (Poésie 1939), La Tragédie
Il s'est engagé en politique dans les rangs du Parti communiste français qu'il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM).
En 1945 il devient maire de Fort-de-France et député de la Martinique.
Son Discours sur le colonialisme (1950) va montrer sous la forme du pamphlet toute son hostilité au colonialisme européen.
La politique, la poésie mais aussi le théâtre. Césaire est, également, dramaturge. Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences: la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme.
Source : MT/of/APA 17-04-2008
Immigration africaine en Allemagne
Bonjour, comme à mon habitude, je viens vous donner à lire une série d'articles publiés par le média par internet "la gazette de berlin". Bimensuel intéressant qui parle de la vie des Africains vivant en Allemagne. Ce journal est édité en français.
Cette série d'articles nous permets de comparer la vie dans différents pays d'Europe et d'Amérique du Nord.
Vous souhaitant bonne lecture, je vous adresse mes remerciements, car vous etes de plus en plus nombreux à venir visiter mon blog.
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Inverser la "fuite des cerveaux" africains
De nouveaux projets font appel aux compétences des expatriés africains
Par Gumisai Mutume
Pour les milliers d'Africains expatriés qui souhaitent contribuer au développement du continent, des initiatives visant à arrêter l'exode professionnel hors de l'Afrique offrent de nouvelles possibilités. Maintenant plus que jamais, voici "une chance non négligeable de transformer la 'fuite des cerveaux' en un nouveau 'capital de cerveaux'", note M. John Sarpong du Digital Diaspora Network Africa.









