10 octobre 2007
La polygamie et autres droits de la femme au Congo

CONGO BRAZAVILLE : NOTE DE POSITION SUR LES DROITS DE LA FEMME AU CONGO BRAZZAVILLE
OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DE L'HOMME OCDH
La république du Congo, comme beaucoup de pays africains a une population en majorité féminine, (environ 52 % de la population du pays estimée à 2.800.000 habitants). Les conditions de vie sont de plus en plus précaires au Congo avec plus de 59 % de la population vivant au dessous du seuil de pauvreté.
Cette couche sociale, la plus importante, est victime de nombreuses atteintes. Si la discrimination est générale dans la participation aux institutions et le processus de prise de décisions, le taux de violences faites aux femmes est de loin la plus grave des atteintes à la dignité et à l'intégrité physique et morale de la femme. La femme connaît également beaucoup de difficultés d'accès aux services judiciaires.
13 juillet 2007
Congo Brazzaville - Un début de normalisation ?
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14 juin 2007
Faut-il aller aux éléctions?
A l'heure où la question devient de plus subsisdiaire voir inutile de se la poser, je me permets ici de vous mettre en ligne, ce que j'avais déjà répondu sur le site www.mwinda.org/forum/reaction227/affichage1.php à l'article écrit par Bonda en date du 30 septembre 2006.
Mouele Kibaya |
dimanche 1 octobre 2006, 20:08 |
Avant de parler élections, il faut d'abord parler d'organisation, d'environnement et répondre à ses questions : | |
Mouele Kibaya |
dimanche 1 octobre 2006, 20:10 |
C'est prendre les Congolais pour des idiots que de vouloir demander une commission électorale indépendante, une chose fondamentale que les internautes débatteurs de Mwinda doivent savoir que Sassou n'organisera jamais son suicide politique et il a un égo énorme pour prendre le risque de se faire battre, il n'aime pas l'échec même si il a toujours échoué. Et puis entre nous il fait bien son boulot de gouverneur général du Congo et la France serait idiote de licencier. Surtout que tous les Congolais sont complexés des français et ne demandent qu'à l'être. | |
Mouele Kibaya |
dimanche 1 octobre 2006, 20:11 |
Le reste n'est que de la masturbation intellectuelle et du divertissement. Il faut changer les rapports de force, faire savoir à Sassou et ses auxiliaires ainsi que ses donneurs d'ordre (La France) que les choses doivent changer, sinon c'est la vraie révolution sanglante et atroce. | |
08 février 2007
Les partis dits de l'opposition et les élections?
Avant de parler élections, il faut d'abord parler d'organisation, d'environnement et répondre à ses questions : * quel est le leader de l'opposition qui est prêt de donner de sa vie pour changer de régime?
*Est-ce que l'opposition congolaise qui est vraiment disparate a obtenu la liberté des médias?
*Est-ce que l'opposition congolaise a un imaginaire collectif et dessein d'avenir à proposer aux Congolais?
*Quel est le projet politique et fédérateur des partis d'opposition?
Sur quoi se base leur opposition sur la bonne gouvernance? Sur un idéal politique( liberté fraternité humanité...?
Quand les partis d'opposition congolaise auront marqué leurs différences avec le pouvoir dissuasif de Sassou, en ce moment ils pourront parler d'élections et exiger une commission électorale indépendante.
C'est prendre des Congolais pour des idiots que de vouloir demander une commission électorale indépendante, une chose fondamentale que les internautes doivent savoir que Sassou n'organisera jamais son suicide politique et il a un égo énorme pour prendre le risque de se faire battre, il n'aime pas l'échec même si il a toujours échoué.
Et puis entre nous il fait bien son boulot de gouverneur général du Congo et la France serait idiote de le licencier. Surtout que tous les Congolais sont complexés des français et ne demandent qu'à l'être.
La vraie opposition congolaise a une seule chose à faire pour obtenir le renversement des rapports de force:
C'est de déclarer à la face du monde et des congolais qu'elle ne participera à aucune élection et de faire un travail de lobbying africain et international surtout en l'endroit de la France et USA qu'elle ne participera pas à aucune élection qu'elle veut un changement en profondeur, une transition de 3 à 5 ans, dès aujourd'hui. Et toutes ces actions doivent se faire pour atteindre cet objectif.
Le reste n'est que de la masturbation intellectuelle et du divertissement. Il faut changer les rapports de force, faire savoir à Sassou et ses auxiliaires ainsi que ses donneurs d'ordre (la France) que les choses doivent changer, sinon c'est la vraie révolution sanglante et atroce.
07 février 2007
Mort en prison du commissariat de Ouenzé-Brazzaville
Au Congo à cause de l'impunité et des moeurs policières et militaires empreintes de beaucoup de violence, dans ce pays les policiers et les militaires ont acquis la mauvaise pratique de torturer leurs prisonniers à la place de vrais interrogatoires et enquêtes.
La preuve encore un mort de plus dans un comissariat de police. Cela se passe à Ouenze quartier nord de Brazzaville ce 23 janvier 2007. Il nous faut denoncer de telles pratiques pour qu'elles cessent. Chers internautes veuillez relayer cette information par tous les moyens possibles.
Nous vous donnons à lire le communique de l'OCDH.
OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DE L’HOMME
Organisation non gouvernementale de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, dotée du statut d’Observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, membre de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la Torture (OMCT).
Lauréat 2006 du Prix des droits de l’Homme de la République Française
B.P. : 4021 Brazzaville - CONGO E-mail : ocdh.brazza@voila.fr
CP 070602
COMMUNIQUE DE PRESSE
Brazzaville, le 06 février 2007. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) exprime sa vive préoccupation et condamne le meurtre, commis le 23 janvier 2007, au commissariat de police de Ouenzé 2 (Ouenzé mandzandza) sur la personne de M. Guy Yombo.
Arrêté depuis le 13 janvier 2007, par des agents de police du Commissariat de Ouenzé 2 dans le 5ème arrondissement de Brazzaville, sans mandat et visiblement sans motif connu de la famille, la victime est décédée dans des conditions non encore élucidées, après 12 jours de garde à vue dans les geôles du commissariat susmentionné. Selon des informations parvenues à l’OCDH, Guy Yombo, la trentaine révolue, a succombé à la suite des actes de torture et de mauvais traitements qui ont laissé des stigmates sur son corps. Cette garde à vue illégale et arbitraire a été effectuée sans que la famille de la victime ne soit informée et surtout à l’insu du Parquet de grande instance de Brazzaville. Ce meurtre perpétré dans un commissariat de police confirme la réalité de l’univers carcéral congolais et pose le problème du non respect des engagements internationaux du Congo relatifs à la dignité des personnes privées de liberté qui sont souvent victimes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants de la part des agents des services de police. Par conséquent, l’Observatoire congolais des droits de l’homme recommande :
Aux autorités judiciaires :
- d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances de ce décès et d’engager des poursuites judiciaires à l’endroit des auteurs de ce crime ;
- d’effectuer de manière systématique des visites régulières par le Procureur de la république dans les commissariats de police afin de prévenir les gardes à vue abusives ;
- de veiller aux atteintes à l’intégrité physique et morale des personnes en garde à vue dans les commissariats de police.
Au Gouvernement :
De lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’homme et de veiller, en toute circonstance, au strict respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l’homme, notamment la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ratifiée par le Congo en 2003.
Contacts téléphoniques : +242 551 34 50 // 553 15 73
http://www.clickoblog.com/a4fbaeac79b3dff17a259389a17034ded
30 janvier 2007
Petition en soutien à deux militants de droits de l'homme
Etienne Makosso
Mobile:+44 7947946247
Skype: etienne.makosso
pour lire la pétition en version originale de Nairobi (KENYA) tract_BC_FSM_07ENGfinal
From: gregoire-niaudet@secours-catholique.asso.fr
To: gregoire-niaudet@secours-catholique.asso.fr
Subject: Congo B: Pétition en soutien à B Mackosso et C Mounzeo / Petition in support of B Mackosso and C Mounzeo
Date: Mon, 29 Jan 2007 17:48:13 +0100ENGLISH BELOW
Bonjour à tous,
Comme vous le savez probablement, B Mackosso et C Mounzeo, coordinateurs de la Coalition Congo ‘Publiez Ce Que Vous Payez’ sont victimes depuis avril 2006 d’un harcèlement politico-judiciaire au Congo Brazzaville.
Vous trouverez ci-joint un texte expliquant la situation qui est la leur.
Dernier épisode de cet harcèlement : l’interdiction qui leur est faite de pouvoir se déplacer librement et l’impossibilité qu’ils ont eue de se rendre à Nairobi pour le FSM, alors que cette interdiction était illégale depuis le jugement de décembre 2006 qui les a condamné (et dont ils ont fait appel).
Cette interdiction perdure alors qu’elle n’a pas de fondement juridique. Les magistrats que leurs avocats rencontrent disent que l’interdiction n’est plus valable mais aucun ne veut prendre la responsabilité de rédiger une instruction levant cette interdiction.
A Nairobi, lors du FSM, nous avons lancé une pétition adressée au Président Sassou N’Guesso demandant la garantie de leur liberté et de leur sécurité. Elle a déjà rassemblé plusieurs centaines de signatures. Nous continuons de la faire signer jusqu’à l’ouverture du Sommet Citoyen Afrique France qui se tiendra à Paris les 11, 12 et 13 février prochains avant l’ouverture du Sommet des Chefs d’Etat France Afrique. Nous souhaitons annoncer le nombre de signatures le 12 février.
Nous vous remercions donc par avance de :
imprimer, photocopier, diffuser et faire signer la pétition en anglais ou en français ;
nous communiquer à cette adresse gregoire-niaudet@secours-catholique.asso.fr le nombre de signatures recueillies avant le 9 février au soir ;
de nous renvoyer ensuite les exemplaires signés par voie postale ou en les confiant à une personne de passage à Paris (adresse postale sur les pétitions) pour que nous les envoyions au Président Sassou N’Guesso avec copie à la Cellule Afrique de l’Elysée et au Ministère français des Affaires Etrangères.
Merci d’avance pour le soutien que vous pourrez leur apporter en collectant des signatures.
Cordialement,
Grégoire Niaudet
Dear all,
As you probably know, B Mackosso and C Mounzeo, the two coordinators of the Publish what you pay Congolese coalition, have been subject to judicial and political harassment since April 2006 in Congo Brazzaville for their involvement in demanding transparency for better governance in their country.
You will find enclosed a text explaining the present situation.
Last harassment’s event: they have been forbidden to travel to Nairobi to participate in the WSF, although legally there are no more restrictions on their movements since the end of their trial end of December. This restriction still goes on although it has no legal basis. The judicial authorities say that restriction is no more valid, but none of them want to be responsible of signing an act lifting this restriction.
In Nairobi, during the WSF, we launched a petition addressed to President Sassou N’Guesso of Congo, requesting him to guarantee the two men’s freedom of movement and their safety. We already collected several hundreds of signatures. We still want to collect signatures until the opening of the Citizen Summit Africa France which will take place in Paris on February, 11th, 12th and 13th before the official Summit France – Africa starts. This issue will be one of the topics discussed in this alternative Summit. We will announce the number of signatures on February, 12th.
We therefore thank you in advance for:
printing, copying, distributing and collecting signatures in English or French;
telling us (at this address: gregoire-niaudet@secours-catholique.asso.fr) the number of signatures you collected before February, 9th at night;
then sending us the signed petitions by post or by someone coming to Paris (address on petitions) in order to group them and send them to President Sassou N’Guesso. We will also send a copy to the French Presidency (African cell) and to the French Foreign Office.
Thanks a lot in advance for your valuable support to Christian and Brice by collecting signatures.
With best regards,
Grégoire Niaudet
Chargé de Projets Afrique Centrale
Secours Catholique Caritas France
tél: +33 (0)1 45 49 75 68 / 73 31
fax: +33 (0)1 45 49 52 07
Renvoyer la pétition signée au Secours Catholique / Caritas France, 106, rue du Bac, 75007 PARIS, France
Nom Prénom
Name, Surname
Adresse postale
Postal adress
Pays de résidence
Residence Country
Signature
PETITION EN SOUTIEN A B. MACKOSSO ET C. MOUNZEO
Renvoyer la pétition signée au Secours Catholique / Caritas France, 106, rue du Bac, 75007 PARIS, France
Nom, Prénom - Name,
Surname
Adresse postale - Postal adress
Pays de résidence
Residence Country
Signature
Mr le Président du Congo
Brazzaville
République du Congo
Monsieur le Président,
C’est avec effroi que j’ai appris les persécutions politico-judiciaires dont sont victimes Brice Mackosso et Christian
Mounzeo, Coordinateurs de la Coalition congolaise Publiez Ce Que Vous Payez.
Alors que leur engagement social n’a pour but que de permettre à l’ensemble des congolais de bénéficier des
ressources du pétrole afin d’améliorer leurs conditions de vie, ces deux militants ont été condamnés au terme d’un
procès où les droits humains ont été bafoués et où aucune preuve de leur culpabilité n’a pu être effectivement
apportée.
Nous vous demandons donc de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour mettre fin à cette situation intolérable et de
garantir ensuite leur liberté et leur sécurité dans la tenue de leurs activités de plaidoyer.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
PETITION EN SOUTIEN A B. MACKOSSO ET C. MOUNZEO
26 décembre 2006
Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise
Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise
Bonjour
Je vous envoie une information et je vous prie de relayer celle-ci car ce qui se passe au pays est intolérable. Merci beaucoup.
Comme d'habitude en Afrique, des arrestations illégales, je vous demande de diffuser cette information auprès des ambassades occidentales, Africaines et des médias, pour faire pression et révéler le quotidien des congolais sous le pouvoir du fameux président de l'UA. ( L’Union Africaine )
Faites moi connaître ce que vous entreprenez.
Merci de votre soutien.
Ce sont les libertés humaines qui sont bafouées quotidiennement au Congo.
Vous pouvez contacter l'avocat du sergent Mouélé c'esr Maître Foutou à brazzaville.
Ce genre de pratique doit cesser dans une démocratie et une vraie armée.
Il faut signaler que l'on en veut au Sergent Mouélé car il serait le seul élément du régiment originaire du sud du Congo, le reste de l'effectif étant acquis au pouvoir se « prétendant » nordiste.
Mouélé Kibaya
Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise,
Le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, du premier régiment Blindé de la zone Militaire n° 9 a été arrêté le 17 novembre 2006, dans la matinée à la caserne à Mpila où il était de service.
Le commandant Mandjo de la sécurité militaire est venu le prendre à son lieu de travail comme quoi il devait aller répondre devant le Général Blaise Adoua (commandant de la zone militaire n°9). A titre de rappel : Le Général Blaise Adoua fut l’un des accusés du procès de l’affaire dite des 353 disparus du Beach de Brazzaville.
Le récit de l’arrestation du sergent Mouélé et de ses camarades ( Sergent Olandzobo et Caporal Chef Ngoteni. )
Le caporal chef Atipo Engambé déjà aux arrêts à la maison d'arrêt de Brazzaville, qui selon les dires du chef de corps du régiment blindé (le colonel Oyouba), aurait eu à citer le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, le sergent Olandzobo, le caporal chef Ngoteni, avoir participé avec lui ensemble dans l'assassinat d'un jeune homme après l'avoir battu et brûlé ; celui -ci mourut de ses blessures une semaine après au CHU de Brazzaville, ceci se passe courant août 2006.
Le sergent Mouéle, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, furent reçus et entendus par le Général Adoua, et le Géneral Issongo. Ces derniers ne reconnurent pas les faits qui leurs sont reprochés. Malgré les explications qu'ils ont fournies pour expliquer qu'ils ne reconnaissaient pas les faits, ils furent tous les trois emprisonnés au sous sol à la zone militaire n°9 abandonnés à eux-mêmes, sans soins et nourriture. Ils étaient nourris et soignés par leurs parents mis au courant quelques jours après. Tous les trois commencèrent à tomber malades du fait des traitements subis.
C’est finalement le 15 décembre 2006 qu'ils ont été mis à la disposition de la gendarmerie après les pressions des familles et de l’avocat du sergent Mouélé.
Le 16 décembre 2006, la gendarmerie ouvrit donc les auditions: le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, déclarèrent ne pas reconnaître les faits. Surtout que le caporal chef Atipo déclara qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni dans le fameux acte d'assassinat. C'est le début de la confusion totale : qui a dit que le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, avaient participé dans le fameux acte d'assassinat? Personne n’ose répondre à cette question qui devait mettre fin à la détention illégale.
Il faut noter que l'officier de police judiciaire a refait les auditions trois fois, en trois jours différents et le caporal Atipo confirmait toujours qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni.
Les trois sont actuellement déferés à la maison d'arrêt de Brazzaville sous la pression insidieuse du général Adoua qui semble faire peur à beaucoup de monde du corps judiciaire, certains avocats contactés par la famille du sergent Mouélé ayant refusé de prendre l’affaire à la seule évocation du nom du Général Blaise Adoua qui soutiendrait la thèse selon laquelle ils sont mis aux arrêts parce que parait-il que le caporal chef Atipo les a cités. Mais ce dernier continue à démentir formellement les dires des chefs militaires qui prétendent avoir arrêté le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni , parce que le caporal chef Atipo les aurait cités comme complices!!!
Autre intérrogation inquiétante pour la suite de l’affaire, on ne sait pas ce que le commandement militaire a fait des procès verbaux sortis de l’audition menée par l'officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale?
Le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, sont toujours en détention illégale à la maison d'arrêt de Brazzaville et aucune procédure judiciaire et même militaire n’ont été respectées car la présomption d'innocence ( garantie par la fameuse constitution de 2002 et le code de procédure pénale en vigueur au Congo ) demeure jusqu'a ce les faits soient prouvés.
Il faut noter que des menaces de mort auraient été proférées à leurs égard pendant leur détention au sous sol à la zone militaire n°9; le caporal chef Ngoteni a été torturé; brûlé aux pieds avec des sacs plastiques.
Il y a beaucoup de d’inquiétudes et de mauvaises intentions dans l'évolution de cette affaire. Je suis inquiet.
Romain Mouélé.
07 novembre 2006
La soumission mentale des Africains vis-à-vis du blanc continue ?
Le 03 octobre 2006, vient de se passer à Brazzaville comme un jour ordinaire dans une dictature, un jour de plus d’oppression pour les Congolais qui subissent leur démocratie confisquée, car la prétendue opposition n’ ayant pas eu le courage de saisir l’occasion pour mobiliser le peuple.
Pire certains apprentis des chercheurs de la liberté ont fait semblant de s’émouvoir et de protester sans plus.
Comme on pouvait le penser cet évènement n’a rien changé des conditions de vie des Congolais, ni même de la marche historique sinon que qu’il devait permettre sur le long terme une cristallisation pour le Congo et l’Afrique tout l’échec des 50 ans de pseudo indépendances octroyées par De Gaulle en ce qui concerne l’Afrique francophone.
Il faut davantage comprendre que cette célébration ne participe pas de manière positive et onirique à un acte de méta-mémoire.
La célébration d’un héros ou d’un fait historique se fait toujours dans des contextes démocratiques et de liberté, pour construire le futur collectif permettant un vivre ensemble commun à tous. La célébration permet aussi de renforcer la cohésion nationale c’est en ce sens que l’on commémore le passé et on se fait un devoir de mémoire. Le souvenir est un liant pour avancer ensemble dans la même direction vers le futur.
Pareille célébration se fait pour ressouder la nation, faire le bilan des années passées pour en tirer des leçons qui permette au pays qu’il se retrouve et puisse penser à un vivre ensemble évident pour le futur.
En aucun cas le transfert des cendres du colonisateur de Brazza et de certains membres de sa famille rentre dans ce cadre, tout au contraire il rentre dans la volonté manifeste d’une oligarchie de prouver et de donner des gages de soumission. Cet acte illustre de façon pathologique la perfectibilité de l’Africain vis-à-vis de l’Occident. Le traumatisme colonial établi à partir des actes de négation de la dignité du Noir par le Blanc a encore trouvé dans cette célébration qu’il est toujours vivace dans la psychologie du Noir et de ses rapports avec le Blanc.
Il vient prouver comme le nez au milieu d’un visage humain que tout ce qui a été fait et se fait en Afrique n’est que divertissement et surtout mensonge, ce qui est grave vis-à-vis de l’histoire de la libération mentale du Noir et son épanouissement en tant que simple humain de cette planète.
Pour les philosophes ils diront qu’il y a encore du chemin à parcourir et pour les colonialistes que leur emprise sur le Noir est encore forte et en leur avantage, la seule interrogation que nous pouvons nous permettre c’est celle de savoir pour combien de temps encore le « calvaire » du Noir va encore durer ?
Cette célébration vient aussi prouver l’énorme médiocrité intellectuelle de ceux des Africains, ici des Congolais qui s’étaient accaparés le rôle de la production du socle des valeurs communes sur lesquelles devaient se reposer sans faille la Nation et la République.
En effet l’acte de Sassou et de ses zélés auxiliaires doit interpeller en premier lieu ces derniers. Qu’ont-ils fait de leur passé révolutionnaire ? De leur mémoire ?
Tout comme cet acte ignoble doit aussi réclamer en nous une interrogation profonde sur nos actes passés et à venir, surtout en ce qui concerne les fameux intellectuels et prétendues élites. Où sont-ils ? Ayez le courage d’assumer les conséquences de vos actes et soumissions !
Oui les intellectuels et élites qu’avez-vous fait ? Votre mission de produire et de diffuser la connaissance a donc échoué !
Une fois de plus, la preuve est faite que vous avez failli, car Sassou et son oligarchie en mal de proposition de reconnaissance, des héros, des symboles communs à tous les Congolais, à faire l’ensemble de toutes les communautés congolaises afin de construire et renforcer un vivre ensemble de plus en plus nécessaire face à l’apprêté des difficultés de l’ultraliberalisme imposé à toute la planète, se dérobe ainsi par cette célébration. Ils signifient à tous les Congolais et au monde entier qu’il n’existe point de Congolais ou d’Africain digne de recevoir pareille hommage. Sassou et ses zélés auxiliaires de la bêtise font acte de négation historique, ils dénient aux Congolais une histoire endogène et autonome découplée de l’irruption européenne, ils ont voulu dire par-là que le Congo du moins les humains congolais n’ont jamais existé en tant que véritables HOMMES avant la funeste pénétration des Blancs.
Sur ce point Sassou ne fait que reproduire les incohérences des intellectuels et élites Congolais. Ces derniers à cause de leur positionnement et refus d’assumer leur condition historique ont pratiqué depuis près de trente l’art du simulacre et de la soumission vis-à-vis du personnel politique. Il n’est donc pas étonnant que faute d’avoir reveler la vraie histoire des Congolais et d’en donner un sens historique, que l’on récolte en ce XXI siècle le fruit de ces actes. Les prétendues historiens congolais ne sont jamais accordés sur la véritable histoire du Congo. En 2006, il est impossible de trouver un seul ouvrage « académique » parlant de façon objective de toutes les facettes de l’histoire du Congo. Il n’existe aucun ouvrage de référence faisant autorité. L’histoire du Congo est encore émiettée et appartient difficilement à toutes les catégories et communautés des Congolais.
En effet le vide laissé volontairement ou par omission par les instruits et alphabétisés au français congolais permet ce genre de cérémonie de la honte pour tout l’Afrique. Cette façon de réviser l’histoire est très dangereuse pour la cohésion nationale.
Autre part, mise à part la lourde responsabilité des intellectuels et élites, nous devons donc, en tant que citoyen (si nous le sommes vraiment ? ) nous interroger sur une éventuelle différence qui pourrait exister entre la psychologie de Sassou et la notre quand nous passons notre temps à renier notre culture, nos femmes sont peu fières de leur cheveux, elles préfèrent les cheveux lisses comme ceux des blanches, il en va de même en ce qui concerne la couleur de peau, en effet les fantasmes des hommes africains poussent de plus en plus, les africaines à se dépigmenter la peau, on remarquera que Sassou et ses zélés auxiliaires (Thystère président de la fameuse assemblée et ministres ) se dépigmentent aussi la peau.
Que dire des fameux intellectuelles qui refusent d’enseigner leurs langues maternelles à leur progéniture ? Sur ce point je dis nous sommes tous des Complexés et c’est sur ce terrain que le Blanc a des beaux jours de domination sur nous.
Quel est ce prétendu intellectuel qui a donné de sa vie pour transmettre la connaissance qui aiderait à couper le cordon captif qui nous lie mentalement à la culture du dominant en l’occurrence l’Occident et la France ?
Quelles sont les attitudes intellectuelles et morales qui nous donneraient assez de force pour blâmer l’acte de Sassou ? A ma connaissance rien du tout.
Conséquence : nous sommes condamnés à subir cette honte avant-gardiste pour l’Afrique et le Congo.
10 juillet 2006
Elections au Congo rive droite : entre boycott et participation
A l’orée des élections législatives et présidentielles qui se profilent respectivement en 2007 et 2009, compte tenu de la situation politique, sociale et économique difficile, de la méfiance qui caractérise le personnel politique congolais, l’on est en droit de s’interroger sur les motivations des protagonistes de ces élections. Les conditions socio-politiques qui entoureraient ces élections pour le moment ne permettent pas de prédire une issue pacifique.
Alors dans ces conditions la question qui se pose actuellement aux Congolais est la suivante : participer ou pas aux élections législatives de 2007 et présidentielles de 2009 ?
L’opposition congolaise, malgré son désir d’y participer, accuserait déjà le pouvoir en place de les truquer. Elle se trouve pour cela confortée dans cette idée par les expériences Togolaise, Burkinabée, gabonaise, et Tchadienne, même si de façon objective le Bénin fait figure d’exception. Dans ce dernier cas on peut avancer l’argument que le Bénin avait réussi son alternance et le renouvellement de la classe politique s’opère de façon positive et qui plaiderait pour une participation aux élections.
Une autre partie de l’opposition préconiserait le boycott, en accusant le pouvoir en place de manque de sincérité et de culture démocratique. Pour elle, la constitution actuelle taillée sur mesure pour le président Sassou n’a pas permis une vie démocratique réelle d’où absence de notion de tolérance et de culture démocratique au sein du personnel politique. En effet la vie politique dans une démocratie n’a pas eu lieu en commençant par le parlement qui n’aurait pas joué son rôle.
La partie de l’opposition contre ces élections croit aussi davantage, que l’issue est déjà connue d’avance, le pouvoir actuel n’avait pas hésité à prendre les armes en juin 1997, quand bien même les élections étaient prévues pour le 27 juillet de la même année. Les élections qu’il organisa par la suite furent empreintes de fraudes massives, de l’aveu même de certains membres influents du PCT (parti au pouvoir).
La partie de l’opposition opposée aux élections pense que si les élections ont lieu, c’est pour conduire à un changement de régime. Ce qui fait que les tenants du pouvoir compte tenu des enjeux financiers énormes détenu par certains milieux ethno-oligarchiques auraient du mal à lâcher du lest dans la gestion de ces élections, d’où la tentation de la fraude à défaut de convaincre par la concussion et la corruption les derniers des irréductibles.
Ainsi avant 2007 et 2009, l’opposition dans sa globalité débat de la question. C’est pour essayer d’apporter un élément de réponse que j’expose ci-dessous mon avis.
Participer ou pas aux élections législatives de 2007 et présidentielles de 2009 ?
Ce qui nous amène à s’interroger sur le rôle du parlement congolais au vu de la constitution actuelle et surtout des pratiques parlementaires observées ces cinq dernières années (2002-2007). Tous les analystes congolais s’accorderont à dire que le parlement congolais n’a aucun pouvoir du fait de son impossibilité de sanctionner le président de la république.
Deuxième élément d’analyse est le non-renouvellement du personnel politique, l’ancien personnel du fait de ses atavismes culturels notamment le droit d’aînesse, accepte difficilement d’accorder de la place à la jeune génération. Il faut aussi souligner que l’ancienne génération est aidée en cela par la pusillanimité des jeunes, ces derniers se considèrent toujours enfants même à 40 ans. Ils ressentent le besoin de se soumettre volontairement à un yaya (grand, vieux). Il faut dire qu’ils ont été éduqués dans ce sens.
En ce qui concerne l’élection présidentielle de 2009, quels sont les éléments qui plaideraient à une ouverture d’esprit démocratique de la part de Sassou, au cas où ce dernier arriverait à perdre?
Pour l’heure je crois qu’il n’en existe aucun. Sassou aime le pouvoir et est entouré de tout un monde qui ne voudrait jamais lâcher le pouvoir. La preuve, en 1992 après avoir obtenu 17% des suffrages des Congolais, éliminé dès le premier tour (3è), en tant que président sortant, il a fait la guerre à un président élu démocratiquement 5 ans plus tard en 1997.
En plus de 20 ans de pouvoir, s’il avait l’esprit démocratique et la notion d’honneur qui caractérise les grands hommes comme Mandela Madiba, il aurait accepté de rendre son tablier au vu de son catastrophique et meurtrir bilan. Ce qui n’est pas le cas et je ne vois pas « Sassou organiser son suicide politique » comme qui dirait l’autre.
Au vu de ces éléments une première réponse négative s’impose. Il vaut mieux laisser Monsieur Sassou seul, continuer à montrer qui il est véritablement et surtout l’obliger à prendre ses responsabilités historiques comme en 1990 et 1992.
En effet l’agitation politique de l’opposition congolaise en vue des élections de 2007 et 2009, prouvent par là qu’elle n’a rien compris à l’action politique et surtout à l’essence même du suffrage universel.
Pendant cinq ans elle s’est illustrée par sa complaisance en participant à un semblant de démocratie soit-disant au nom de la paix, le pompier pyromane faisant croire aux victimes que ce sont eux les pyromanes drôle de technique.
L’opposition congolaise (s’il y en a véritablement) en dépit du capital affectif de sympathie qu’elle bénéficie de la part des populations congolaises (du aux souffrances qu’elles endurent) souffre d’un manque patent d’implantation politique locale au sein des populations la rendant fragile.
L’opposition congolaise a l’illusion d’incarner une opposition, dans le fond il n’en est rien, car elle s’est illustrée par sa collaboration au système. Elle a permis à Sassou de montrer à l’international qu’il est démocratique. Donc pour cette opposition participer aux élections de 2007 dans les conditions actuelles qui ressemblent à 99% à celles de 2002 équivaut à une collaboration, à la non-démocratie qui existe actuellement au Congo.
Comment cette opposition peut-elle prétendre participer à des élections si elle ne peut s’exprimer librement ? La non libéralisation des médias (radio et télévision) doit être la première condition. Pour prétendre participer aux élections 2007, l’opposition doit exiger l’obtention de la création des radios libres avant septembre 2006.
A l’opposé examinons les raisons qui plaideraient pour une participation aux élections 2007.
Dans un premier temps, il faudrait découpler ces deux élections.
Un second élément qui plaide, une participation même perdue d’avance permets d’installer des réflexes de vote au sein de la population. De prouver à l’ensemble du peuple qui n’est jamais dupe que le pouvoir s’obtient désormais par le vote. Une participation de l’opposition au vote doit être pour elle une occasion d’exposer les contours d’une alternative pacifique à la dictature. Elle peut aussi obliger cette dernière à une ouverture démocratique.
L’opposition doit participer aux élections si elle présente des candidats uniques face au pouvoir dans toutes les circonscriptions, une autre façon pour elle de briser le fameux schéma de confrontation politicienne Nord-Sud à forte connotation ethniciste.
Si elle obtient le décompte des voix de chaque bureau de vote sur place après la clôture des opérations. Avec des téléphones on peut transmettre en temps réel les résultats.
Dernière raison qui plaide pour une participation aux élections, si l’opposition est prête à donner de sa vie, à aller jusqu’au bout de la logique.
En conclusion, on peut dire que les élections de 2007 vont marquer un tournant dans la vie politique congolaise, elles peuvent être le passage enfin trouvé vers la démocratie congolaise ou bien l’enracinement dans la dictature.
30 avril 2006
Les libertés bafouées au Congo 2
Suite à la pression internationale et celle de la diaspora, les deux militants de droits de l'homme ont été libérés.
Nos cammarades Mounzéo Christian et Brice Makosso ont été mis en liberté provisoire vendredi 28 avril au soir, il ne sont pas encore totalement libres de tout mouvement et c'est pourquoi nous devons rester vigilants. Comme on le voit les dictateurs ont peur de la publicité s'agissant de leur macabre besogne. Aimant se désigner en "saints" Il ne faut donc jamais, hésiter à dénoncer leurs actes. Nous ne devons jamais nous taire. Notre silence nous rend complices.




