Le Taser, l’Argent et la JUSTICE CONGOLAISE
Le Taser, l’Argent et la JUSTICE CONGOLAISE Par Obambé GAKOSSO La chose se serait passée au mois de décembre dernier, soit il y a environ 2 mois. Mais en parcourant le Net, sauf inattention de ma part, je n'ai pas trouvé trace de cela. Bizarre, devrait-on se dire. Mais quand on suit avec attention l'info relayée par la radio africaine et qu'on apprend qu'un commerçant libanais de 62 ans est impliqué là-dedans, on comprend mieux le pourquoi du quasi silence des sites officiels congolais à ce sujet (là aussi sous réserve que je trouve quelque chose entre temps). LE COMMERÇANT AURAIT 62 ANS et aurait fait une cour assidue à la jeune Nathalie, coiffeuse de son état. L'occasion m'est donnée ici pour rappeler que toutes les filles et femmes ne sont pas prêtes à… comment dire, se mettre en ménage, tenter une aventure d'une heure, d'une semaine ou d'une année avec n'importe qui, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Nathalie a refusé jusqu'à ce jour macabre de décembre 2010 où cette fameuse arme aurait été utilisée contre elle, la paralysant (à ce jour encore elle est malade) de ses membres inférieures. L'affaire a été portée devant la Justice, ce qui aurait fait rire ledit commerçant libanais qui dira lui-même la sentence : Au Congo, la justice se règle à coups de millions. Comme Nathalie et sa famille n'ont pas (je suppose) de millions, ils ne peuvent avoir gain de cause. CQFD. On a beau considérer les Congolais comme résignés, j'ai toujours battu en brèche cette idée, même si je pense que les dégâts des guerres de 93 à 2000 sont encore trop immenses, une étincelle peut suffire à faire basculer les choses. Vers le pire comme vers le meilleur. A Ndjindji, des gens se sont mobilisés face à l'arrogance du commerçant, soutenant la jeune Nathalie et sa famille. La justice congolaise, il y a belle lurette qu'elle a perdu toute sa crédibilité. Dire ici qu'elle est aux ordres serait une lapalissade de la pire espèce, mais le répéter ne fait pas de mal. Elle est aux ordres et les augmentations de traitements consenties par les autorités au début des années 2000 n'ont servi à rien du tout : plus vous avez des sous, plus vous achetez des juges et plus pouvez commettre crimes, infractions et autres délits. On a encore en mémoire la mort du vieux jardinier, après tortures, dans la résidence d'un dignitaire du pouvoir local de Mfoa. A ce jour, la famille du ce pauvre Monsieur et les Congolais épris de paix et de justice attendent toujours que le droit parle. L'on nous a raconté que le dossier aurait disparu du bureau du procureur de la République. Comme par enchantement… La pression de ces gens mobilisés a fini malgré tout par payer et la justice a fini par s'emparer du dossier, on attend de savoir comme les choses vont se passer. Du côté de la communauté libanaise de Ndjindji (toujours d'après la radio Africa1), conscients que l'accusé est allé trop loin, ils ont décidé de s'occuper des frais de santé de Nathalie. Je ne sais pas si la pauvre pourra recouvrer l'usage de jambes et pieds. EN FRANCE, DEPUIS L'ARRIVÉE DU TASER, les débats n'ont pas manqué sur la dangerosité de cette arme supposée juste immobiliser sa cible. Le facteur et homme politique Olivier BESANCENOT est un des premiers à avoir porté publiquement l'estocade contre cette arme. Et il a gagné le procès qui lui était intenté (lire ci-dessous). Je me pose donc la question de savoir dans quelles conditions cette arme s'est retrouvée au Congo Brazzaville ? Par le biais des autorités ? Par le biais de personnes privées ? Le ministère de la Justice, je suppose, informé depuis le mois de décembre 2010, attendait quoi pour monter au créneau ? C'est un étrange pays où l'on se mobilise très vite, on envoie des ministres à la Télévision pour attaquer la Cour de cassation française, mais quand des Congolais sont victimes d'injustice, on ne les voit nulle part, on ne les entend pas, ils deviennent d'un seul coup aphones, sourds, muets, aveugles, malvoyants, malentendants. Je repose cette question : pourquoi devrons-nous toujours prendre toutes les merdes et bêtises des autres ? On ne peut considérer cette arme comme une forme de progrès, contrairement à ce qui nous a été vendu dès le départ. C'est une arme de mort, les faits, les noms et chiffres sont là : http://www.et-pourtant.org/actualites/la-liste-des-morts-par-taser-que-smp-technologies-reclame-a-o-besancenot.html . Combien faudra-t-il de morts ou de paralysés pour que l'Etat congolais prenne ses responsabilités. Les devoirs d'un Etat ne consistent pas seulement à exploiter et à surexploiter les ressources naturelles dont le pays dispose, la sécurité et le bien-être des concitoyens font aussi partie de ses missions régaliennes. Le rappeler de temps en temps à nos dirigeants n'est pas du luxe. Simplement du bon sens. Cette affaire qui, sous d’autres cieux aurait mobilisée tous les journalistes nationaux du fait qu’elle revêt tous les ingrédients du combat de David contre Goliath est traité par-dessus la jambe par ces mêmes médias qui accusent sans preuves pour se remplir les poches, jugent avant les juges pour régler des comptes personnels et font la morale dans des affaires de droits communs qui n’engagent pas le pronostic vital. Ce n’est pas le métier d’Avocat qui dépérit au Congo Brazzaville mais le JOURNALISME et la JUSTICE ; deux institutions indispensables au fonctionnement d’une DEMOCRATIE… Olivier BESANCENOT gagne son procès contre Taser Le dirigeant d’extrême-gauche Olivier BESANCENOT a gagné son procès contre la société commercialisant le pistolet électrique Taser devant le tribunal de grande instance de Paris. Le représentant de la société en France, Antoine Di ZAZZO, demandait au porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) 50.000 euros de dommages et intérêts pour avoir écrit sur un site internet et sur son blog en 2007 que le Taser avait fait 150 morts aux Etats-Unis et au Canada. "La société Taser a été déboutée de toutes ses demandes", a déclaré à la presse Maître Antoine COMTE, l’avocat de Monsieur BESANCENOT. Depuis le lancement de la procédure, Antoine Di ZAZZO a été arrêté par la police et mis en examen à la mi-octobre au motif qu’il aurait ordonné une mise sous surveillance illicite du porte-parole de la LCR par des détectives privés et des policiers dévoyés. Il ne s’était pas présenté à l’audience le 20 octobre. Appelé à la barre pour s’expliquer, Olivier BESANCENOT avait réitéré ses accusations contre cette arme. Ce pistolet, commercialisé en France par SMP Technologies, la société d’Antoine Di ZAZZO, a reçu un agrément officiel pour équiper police et gendarmerie et, depuis quelques semaines, les polices municipales. Prié de préciser ses accusations, Olivier BESANCENOT a dit : "J’assume mes propos, je les revendique d’autant plus qu’il s’est passé beaucoup de choses depuis la présidentielle qui me confortent dans mes convictions". Un représentant d’Amnesty, Benoît MURACCIOLE, est venu témoigner à la barre que son organisation avait constaté que l’arme faisait des morts en étant utilisée sur des personnes vulnérables comme des cardiaques, des drogués, des femmes enceintes, données que les policiers ne peuvent déceler. Le Taser est assimilé à un fusil à pompe (arme de 4° catégorie) Le pistolet à impulsion électrique, associé à la marque "Taser", est une arme de 4e catégorie ; il envoie sur sa cible deux dards délivrant une décharge électrique de plusieurs dizaines de milliers de volt. Il suscite une certaine controverse du fait qu'il semble pouvoir causer la mort de personnes fragiles. Le Taser a été inventé en 1972 par Jack COVER qui recherchait une arme utilisable à bord d'un avion, sans l'endommager. Le pistolet à impulsion à décharges électrique est une arme d’une portée maximale de 7,60 mètres qui propulse deux électrodes (à la vitesse de 50 mètres par seconde) reliées à deux filins isolés. Au contact de sa cible, le pistolet libère une onde de 2 milliampères pour 50 000 volts. Cette onde électrique bloque le système nerveux. Le pistolet envoie alors un signal appelé "ondes Taser", qui bloque les signaux normaux des fibres nerveuses. Selon l'inventeur, l'idée était de neutraliser un individu dangereux à bord d'un avion, sans utiliser des armes classiques. Cette arme est conçue pour bloquer le système nerveux central, officiellement sans effets à long terme, afin d’immobiliser brièvement la personne touchée de façon à ce que les policiers puissent intervenir et procéder à son arrestation. On parle aussi de paralysie momentanée. Le cycle de 5 secondes automatique (durée totale de la décharge) est un cycle technique mais aussi physiologique puisqu’il permet de faire passer un individu en manque (de drogue) de l'état de démence à un état totalement déstressé, selon les récentes études des professeurs Theresa et Vincent di MARIO. Une autre des conséquences de la paralysie musculaire apparaît lorsqu’une personne est touchée à l’abdomen à un mètre de distance : il peut provoquer la défécation immédiate. Les autres risques répertoriés après utilisation d’un pistolet à impulsion électrique sont des brûlures superficielles, des blessures par électrodes ou conséquence de la chute. Il a été décrit une pénétration oculaire des électrodes avec risque de perforation, ainsi qu’un cas de pénétration intracrânienne de la sonde avec brêche durale chez un jeune homme de 16 ans, sans conséquence in fine, mais ayant nécessité une intervention neurochirurgicale. Il peut exister des convulsions après tir au niveau de la tête. Au niveau cardiaque, une fibrillation auriculaire (emballement rapide du cœur) est possible. L’arme est classée par le règlement européen no 1236/2005 parmi les armes susceptibles d’être utilisées pour infliger la torture. L’usage s’est étendu aux États-Unis et certaines associations telles qu'Amnesty International se plaignent de la banalisation de leur utilisation dans des cas tels que sur des écoliers agités, des insubordinations, des personnes entravées ou emprisonnées, voire des patients en hôpitaux psychiatriques atteints de troubles nerveux. Le X-26 fait l’objet d’une licence du Pentagone pour en contrôler sa diffusion. TASER avait demandé en juin 2004, puis le 23 novembre 2005, le classement du Taser en France comme arme de 4e catégorie (comme le fusil à pompe) afin de mettre en conformité la réglementation de son produit en accord avec ses pratiques restrictives. La commission nationale de classement des armes ayant en commission plénière entendu les arguments de la société TASER France a décidé en janvier 2006 de classer le X-26.QUAND IL S'AGIT D'IMPORTER les bonnes choses, les autorités congolaises ne sont jamais en première ligne. Qu'elle n'a pas été ma consternation d'apprendre ce matin au journal de 07h30' (06h30' GMT) d'Africa1 que dans la ville de Ndjindji, au bord de l'océan atlantique, une jeune fille prénommée Nathalie a été victime d'une arme électrique appelée Taser.
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
Suite à un commentaire d'un internaute à propos d'un texte "Avoir la haine du blanc ne fait que renforcer la puissance de ce dernier sur nous" que j'avais publié en avril 2006 (déjà quatre ans!). Et en répondant à cet internaute, il m'a semblé que le texte n'avait pas perdu de son actualité et du coup j'ai pensé partager avec les nouveaux visiteurs et dans le secret espoir caché de relancer le débat.
Pour ce faire je vous remets le texte dans son écriture originelle sauf que j'ai corrigé quelques coquilles.
Je vous souhaite donc bonne lecture.
N.B. Ce texte avait été d'abord publié sur un de mes blogs que je tiens sur grioo.com, je n'y vais plus car ils avaient supprimé tous les commentaires de texte, ce qui m'a fait migrer sur Afrikblog. Donc vous n'aurez pas le texte de mon ami Camforever.
AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS
Compte tenu de la longueur de la réponse que j'ai faite à Monsieur Camforever et pour permettre sa lecture j'ai préféré le diffuser en texte car peu de visiteurs lisent les commentaires. A cela je conseillerais au visiteur de lire le commentaire de Mr. Camforever et le texte sur "Afrique: les causes de la soumission volontaire"
A Camforever, merci beaucoup de vos interventions, je m'apprêtais à vous répondre suite à votre message que je vais diffuser pour que tout le monde puisse le lire; et aussi à la suite du message de Lylirose. Je suis ravi de vos deux derniers messages.
Pour ma part je voulais simplement vous dire en introduction avant de venir à votre message : "AVOIR LA HAINE DU BLANC NE QUE FAIT RENFORCER LA PUISSANCE DE CE DERNIER SUR NOUS"
Cela étant dit, pour tout vous dire que je n'ai jamais cherché à evacuer le rôle du blanc à l'origine de nos malheurs. C'est une réalité historique mais non suffisante. Il nous faut dépasser cette étape si l'on veut liberer notre continent.
Pour ma part, ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est d'arrêter ce cycle et donc il faut une rupture, même dans l'analyse, en effet le diagnostic détermine la conduite du remède à prescrire, il est temps pour nous de responsabiliser nos contemporains face à leurs responsabilités car je crois que nous avons en 2006 la possibilité de briser ce cycle.
Voyez-vous quand dans les années 1950 des personnages comme Um Nyobé avait vu juste pour le Cameroun, ils étaient seuls face à des sociétés déstructurées par l'esclavage et les violences européennes. Ces sociétés (africaines) n'avaient plus de base économiques et politique solides voire culturelles.
Mais à ce que je sache le Cameroun de 2006, comme d'autres pays d'Afrique ont des hommes d'intelligence et de connaissance, qui peuvent comprendre le système et l'expliquer aux autres. C'est ce que Axelle Kabou avait essayé de dire aux Africains il y a plus de 15 ans déjà, quand elle écrivait "si l'Afrique refusait le développement?"
On peut aussi citer Daniel Etounga Manguelle qui réclamait la révolution mentale des Africains, dans son livre "l'Afrique a-t-elle besoin d'un programme d'ajustement culturel?" C'est ce que Achille Mbembé essaie d'expliquer dans ses livres ou même Puis Ndjawé dans le journal le Messager.
Il est temps pour les Africains de comprendre comment fonctionnent les pouvoirs politiques en Afrique pour qu'ils ne disent pas que ce n'est pas de leur faute car ils ne savaient pas.
La pire des choses qui puissent arriver à un homme c'est l'ignorance car c'est elle qui crée la dépendance et l'aliénation volontaire de sa propre liberté. L'ignorance est la mère de la soumission volontaire et/ou des hommes à d'autres hommes.
Si aujourd'hui comme vous dites les Africains devenaient rigoureux avec eux-mêmes d'abord je suis sûr que les dictateurs-maisons que nous avons en Afrique trembleraient et réfléchiraient à plusieurs fois avant de se lancer dans leurs aventures. C'est parce qu'ils sont surs d'avoir des auxiliaires zélés qu'ils agissent ainsi et comme c'est un système, cela s'alimente facilement.
Voyez-vous, un pays comme le Cameroun, à fort potentiel culturel, démographique, économique est depuis 1982 dirigé par un destructeur avec l'assentiment de sa fameuse élite, alors comment comprendre cette faillite collective?
On me répondra que c'est à cause des blancs! [Disons de la Françafrique ( voir à cet effet les articles de l'association Survie et lire les livres de François-Xavier Vershave(1)] Entre nous, même si à l'origine les comportements déviants des instruits camerounais sont bel bien une conséquence de la colonisation, il est malhonnête d'expliquer cela par l'exclusivité coloniale.
En regardant de près on se rend compte que parmi eux il y a des personnes (2) qui se démarquent et dénoncent cette situation. Tout comme il y a des gens qui sont conscients de ce qui se passent et adhèrent de façon volontaire.
C'est en observant le Cameroun que Bayart avait écrit "la politique du ventre en Afrique". (3)
Donc voyez-vous nous avons notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Mon obsession est de pousser les Africains à le reconnaître.
Je ne suis pas pour l'autoflagelation, mais pour une rupture nette et assumée dans notre pratique sociale avec ce que l'Occident a fait de nous : des "soumis". Il nous faut se servir des exemples des autres peuples sur les autres continents. Nous avons le devoir de changer de comportement.
Justement vous parlez de la diaspora, cette dernière doit concentrer ses efforts pour modifier la situation socio-économique et culturelle du Continent.
C'est facile d'accuser "le blanc" de la source de nos malheurs, mais que faisons-nous? Tenez par exemple je vais prendre l'exemple du livre, combien d'Africains achètent des auteurs africains? Je parie que les livres de Achille Mbembé sont plus lus par des non-africains que nous. La musique nous préférons des copies.
Les femmes africaines lisent à longueur de journée des magazines destinés aux "blanches" d'où poursuite d'acculturation. Les quelques rares magazines destinés aux femmes noires sont remplies des publicités de produits éclaircissant de la peau, des produits tout à fait dangereux car cancérigènes, dans ces magazines on vante la peau claire une autre tare de l'esclavage et de la colonisation;
Et si ces dernières se ruinent dans l'achat de ces produits c'est parce que nos instruits et l'ensemble de nos hommes sont d'accord avec ses pratiques. Cela révèle de manière implicite comme le disait Franz Fanon une autre pathologie de l'homme noir dû à son complexe d'infériorité "le rêve de la femme blanche".
Dans nos villes africaines, les instruits préfèrent de manière ostentatoire afficher leurs valeurs occidentales inversées que celles de leurs propres cultures. Combien de ces gens enseignent leurs langues maternelles ou paternelles à leurs progénitures histoire de dire qu'ils sont évolués donc "blancs" dans ces conditions comment voulez-vous qu'ils opèrent une rupture mentale?
Allez dans la majorité des foyers des Africains en France et demandez les, si leurs enfants parlent les langues africaines? Ils vous répondront Non, à l'excuse que c'est pour qu'ils s'adaptent facilement à la culture française et réussissent à l'école.
La réalité est que tous les africains de la trempe de Alain Mabanckou (prix Renaudot), Achille Mbémbe, Axelle Kabou, Modibo Keita (l’astronaute) Cheick Anta Diop, Hampâté BA, Tchicaya U Tamsi et d'autres ont d'abord appris les fondements de la vie dans leurs langues maternelles. Tandis que la plupart des enfants africains nés en France réussissent difficilement à l'Ecole. [(Bien sûr que la société française est fermée et fonctionne par réseau, et le climat politique est enclin au racisme voir les dernières déclarations, au mois de juillet-août 2010, du président Sarkosy, mais il ne faut pas oublier que la France a certains mécanismes et principes républicains, si tant soit peu si on est organisé que l'on peut réussir )] Quand les enfants asiatiques qui parlent leurs langues et en sont fiers, sont plus nombreux à réussir. Les parents de ces derniers enseignent leur culture à leur enfants et [surtout sont organisés dans des réseaux sociaux et économiques, et en plus leurs Etats bénéficient d'une autre réputation, contrairement aux dictateurs africains qui donnent une image désolante de l'Afrique.]
L'attitude des Africains vis-à-vis de leurs langues originelles est un indicateur qui montre leur degré d'attachement à leur culture. Pour le Français dans le cas d'espèce-ci cela lui révèle que l'Africain a été mentalement convaincu de la supériorité de la langue française sur la langue africaine, et donc par ricochet sur les différentes cultures. Et dans pareille situation comment voulez-vous qu'il respecte l'Africain. Pour s'en rendre compte, le Français manifeste de l'inquiétude lorsqu'il entend, par exemple dans le métro des Africains parler leur langues et s'arrange à les en dissuader (les Africains parlent fort), pour cela il se met à l'imiter (histoire de lui montrer que sa langue sonne mal). Un Homme comme Yannick Noah l'avait bien compris et en retour les tourne en ridicule en caricaturant l'accent camerounais car le but des Français était de le séparer du Cameroun. Merci Noah tu seras toujours le numéro 1 camerounais de tous les temps, même si les Français te le refusent à cause de leur haine Alors que les enfants français qui naissent et grandissent en Afrique rare sont ceux qui parlent Douala, Wolof, Lingala, Bambara, Dioula en dehors des prêtres car pour eux connaître la langue c'est connaître les ressorts de la pensée d'un peuple. Dans leur grande majorité ils se REFUSENT A PARLER LES LANGUES LOCALES.
Les Africains, eux, vont se dépenser en énergie pour justifier une telle attitude, jusqu'à vouloir imiter l'accent parisien plus que le blanc lui-même car le marseillais gardera pour son identité son accent du Sud pour rien au monde.
Mais voyez-vous que c'est par là que commencent les mécanismes de la soumission volontaire. Se sentir inférieur au blanc et à tout ce qui s'en apparente.
Mécanismes qui conduisent à la surestimation du blanc donc à la résignation, entraînant dans une sorte de désespoir pour ceux qui comprennent un peu les choses à la haine viscérale du blanc, d'où quelque fois les erreurs des courants et mouvements afrocentristes.
Se démarquer de cette attitude conduit à la libération car à partir de là on va retrouver l'authentique et son intégrité. Imaginez un seul instant que tous nos médecins qui sont en Occident se dépouillaient de tout le carcan mental inculqué par les pratiques coloniales et néo-coloniales actuelles en investissant nos villages, nos villes avec leur foi et le sens du partage pour soigner nos frères avec une simplicité étonnante croyez-vous qu'ils vont mourir de faim? Je ne pense pas, mais pourquoi cela ne fait-il pas? C'est parce qu'ils sont bloqués mentalement et sont convaincus qu'un médecin c'est celui qui a une voiture 4X4, une grande maison et dix femmes.
C'est pourquoi qu'en Afrique la plupart d'entre eux rentrent dans les sectes (fraternité blanche, franc-maçon, rose croix, etc...) et deviennent homosexuel car il parait que cela rend riche.
Lorsqu'on commence à dénoncer de telles attitudes que font-ils? Ils vous sortent l'excuse "que ce sont les blancs qui nous empêchent d'évoluer"
Tant que nous n'allons pas accepter de façon lucide la critique de nos comportements destructeurs, nous serons toujours dominés par les Occidentaux (on devrait dire plutôt les Nordistes car ils sont bien au nord de l'Afrique pas à l'Ouest). Imaginez un seul instant que tous les Africains vivant en Europe s'organisaient de façon légale dans des fonds d'investissement, ils pourront acheter sur les bourses de Paris, Londres, Madrid, Francfort, Amsterdam, New York les sociétés qui font la pluie et le beau temps des cours de matières premières, c'est ça l'avantage du libéralisme.
En devenant actionnaires, ils seront capables d'orienter la politique de l'entreprise ou même avec les dividendes ils pourront investir en Afrique, ou encore défaire les dictateurs comme le font les compagnies pétrolières ou minières quand un président ne leur plaît pas.
Si les Congolais, au lieu d'accuser Total et Chirac d'avoir soutenu Sassou dans sa macabre oeuvre de destruction du Congo en 1997, s'étaient organisés à acheter des actions de Total afin de devenir actionnaires majoritaires. La situation politique de leur pays aurait déjà changé.
Il en est de même pour les firmes de coton, de café, de cacao, de l'aluminium, de l'acier. Cela est possible. C'est de ça qu'il s'agit. Au lieu de se plaindre des cours des matières premières Oui je m'attends à un lever de bouclier de la part des Africains pour dire que ce n'est pas possible car les blancs ne voudront jamais, d'ores et déjà je peux rétorquer que c'est faux il suffit d'avoir de l'argent. Je possède des actions à la bourse de Paris, tout le monde peut acheter autant d'actions qu'il veut car l'achat est anonyme il suffit d'avoir de l'argent. Avec un fond d'investissement on peut acheter n'importe quelle société cotée à la bourse.
Voilà un exemple d'action à notre portée. Nous devons agir avec intelligence, merci.
P.S : Les phrases entre [.....] ont été rajoutées par rapport au premier texte.
(1) Xavier-François Vershave a écrit plusieurs livres sur le système maffieux qui existe entre la France et ses anciennes colonnies
(2) Tous les militants de la société civile qui luttent pour les droits en Afrique.
(3) François Bayart est un universitaire français " la politique du ventre " éditions Fayard livre publié en 1989 à Paris
Monsieur Lionel dit Ya Sanza a tué le Pangolin
Ah quelle nouvelle! Monsieur Lionel dit Sanza est parti en "explorateur" et a tué le Pangolin.
CONGO : CATASTROPHE FERROVIAIRE SUR LE CFCO. Estimation 200 victimes
La nuit dernière le train de passagers Océan montant sur Brazzaville a déraillé vers Bilala. Il se dit que cinq wagons se sont renversés dont un qui est tombé dans un ravin. Les conditions habituelles de surcharge de ce train font craindre un très lourd bilan. Le CFCO a déjà subi une lourde catastrophe en Mvoungouti le 5 septembre 1991 quand un train de marchandise était entré en collision avec une draisine. Faisant une centaine de morts. Le chemin de fer Congo Océan a pourtant été vanté dans les journaux télévisés d'hier soir en raison d'un accord passé entre l'économie forestière centre africaine et le Congo afin que sa production linière transite sur Pointe-Noire et plus par le Cameroun.
Toujours en prison
GILBERT NSONGUISSA MOULANGOU
EST TOUJOURS EN PRISON
au CONGO
DEPUIS LE 1ER DECEMBRE 2008
derniere minute: Gilbert Nsonguissa Moulangou : Toujours en prison
http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html
Nous venons tout juste d'apprendre que l'audition vient de se terminer mais qu'à l'heure actuelle aucune preuve n'a été retenue contre M NSONGUISSA MOULANGOU Gilbert. Les avocats ont de nouveau demandé une mise en liberté provisoire. Nous attendons toujours que la Cour se prononce. Notre contact depuis Brazza nous en dira plus d'ici quelques heures (ce soir ou très tôt demain en matinée). par Nsômi
http://sos-prisonniers-politiques-au-congo.over-blog.org/
Auteur : Nsômi
Email : papipapo250@yahoo.fr
Le Club de Paris et la République du Congo concluent un accord de réduction de dette
Le Club de Paris et la République du Congo concluent un accord de réduction de dette

BRAZZAVILLE, Congo, 12 décembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Les créanciers du Club de Paris sont convenus, le 11 décembre 2008, avec le Gouvernement de la République du Congo d’un accord d’allègement de sa dette publique extérieure, suite à l’approbation, le 8 décembre 2008, par le Fonds Monétaire International d’un nouvel arrangement de trois ans au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance.
Cet accord a été conclu selon les termes dits “de Cologne” élaborés par les créanciers du Club de Paris en vue de la mise en œuvre de l’effort intérimaire de l’initiative PPTE. Il conduit à l’annulation immédiate de 643 millions de dollars et au rééchelonnement de 119 millions de dollars.
Plusieurs créanciers entendent accorder à la République du Congo à titre bilatéral des allègements de dette additionnels au-delà des termes définis aujourd’hui dans l’accord du Club de Paris.
La République du Congo s’est engagée à affecter les sommes auxquelles les créanciers du Club de Paris ont renoncé aux objectifs prioritaires identifiés dans le cadre de son document stratégique de réduction de la pauvreté. Elle s’est également engagée à rechercher un traitement comparable de la part de ses créanciers non membres du Club de Paris. A cet égard, les créanciers du Club de Paris se sont félicité de l’accord conclu par la République du Congo avec ses créanciers du « Club de Londres » et ont appelé les autres créanciers de la République du Congo à lui accorder un allègement de dette comparable au titre de l’initiative PPTE.
Les créanciers du Club de Paris se sont engagés à accorder la part restante de l’allègement de dette prévu dans le cadre de l’initiative PPTE dès que la République du Congo aura atteint son Point d’Achèvement.
Notes de contexte
1. Le Club de Paris s’est réuni pour la première fois en 1956. Il s’agit d’un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés.
2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au réaménagement de la dette de la République du Congo étaient les représentants des Gouvernements de l’Allemagne, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, de la Fédération de Russie, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suisse. Le Brésil a également participé à ce réaménagement de dette.
Les observateurs à cette réunion étaient des représentants des gouvernements du Japon et de la Norvège, ainsi que du Fonds Monétaire International, de l’Association Internationale pour le Développement, du Secrétariat de la CNUCED, de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique et de la Commission européenne.
3. La délégation de la République du Congo était conduite par M. Pacifique ISSOÏBEKA, Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. La réunion était présidée par M. Benoît COEURE, Co-Président du Club de Paris, Chef de Service à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique au Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi français.
Notes techniques
1. Le programme économique de la République du Congo est soutenu par un arrangement de trois ans au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance approuvée par le Fonds Monétaire International le 8 décembre 2008. La République du Congo a atteint le point de décision de l’initiative PPTE renforcée en mars 2006.
2. Le stock de dette due aux créanciers du Club de Paris par la République du Congo était estimé au 1er juillet 2008 à plus de 3,4 milliards de dollars en valeur nominale.
3. La date butoir (1er janvier 1986 pour la République du Congo) est définie lorsqu’un pays débiteur rencontre pour la première fois les créanciers du Club de Paris. La définition de cette date butoir a pour objectif de protéger les crédits accordés par le Club de Paris après cette date. Elle n’est pas modifiée lors des traitements ultérieurs. Selon les règles du Club de Paris, les crédits accordés après cette date butoir ne peuvent en principe pas faire l’objet d’un rééchelonnement ou d’une annulation.
4. Selon les termes de Cologne, les prêts consentis aux conditions de l’Aide Publique au Développement avant la date butoir sont rééchelonnés sur 40 ans dont 16 ans de grâce à un taux d’intérêt au moins aussi favorable que le taux concessionnel de ces prêts. Les dettes commerciales pré date butoir sont annulées à 90%, le solde étant rééchelonné sur 23 ans dont 6 ans de grâce.
SOURCE : Club de Paris
Toujours en prison
M. Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte arrêté samedi 29 novembre 2008 à 14h00 au quartier Diata, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique, liberé le lundi 1er decembre suivant a été encore arreté dans la même semaine et se trouverait actuellement en prison.
Drôle de démocratie et surtout de partis d'opposition qui ne lèvent pas le petit doigt pour dénoncer une entrave aux libertés fondamentales.
Liberé sous contrôle judiciaire
Selon certaines informations, on apprendrait que Mr Gilbert Nsonguissa Moulangou, arreté par la police politique du regime de Brazzaville , aurait été libéré ce lundi 1er décembre 2008 et mis sous contrôle judiciaire jusqu'à sa comparution devant le tribunal.
La polygamie et autres droits de la femme au Congo

CONGO BRAZAVILLE : NOTE DE POSITION SUR LES DROITS DE LA FEMME AU CONGO BRAZZAVILLE
OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DE L'HOMME OCDH
La république du Congo, comme beaucoup de pays africains a une population en majorité féminine, (environ 52 % de la population du pays estimée à 2.800.000 habitants). Les conditions de vie sont de plus en plus précaires au Congo avec plus de 59 % de la population vivant au dessous du seuil de pauvreté.
Cette couche sociale, la plus importante, est victime de nombreuses atteintes. Si la discrimination est générale dans la participation aux institutions et le processus de prise de décisions, le taux de violences faites aux femmes est de loin la plus grave des atteintes à la dignité et à l'intégrité physique et morale de la femme. La femme connaît également beaucoup de difficultés d'accès aux services judiciaires.









