12 novembre 2009

AFRIQUE DU SUD • Mandela éternue, le pays s’enrhume

Source : courrier international

Depuis plusieurs jours, les Sud-Africains vivent au rythme de communiqués contradictoires sur l’état de santé du combattant de l’apartheid. Et personne ne semble rassuré.

12.11.2009 | Daniele Mastrogiacomo | La Repubblica

DE JOHANNESBURG
Nelson Mandela est encore parmi nous, en dépit des rumeurs qui circulent depuis plusieurs jours. “Madiba”, comme tout le monde l’appelle ici, est affaibli, abattu. Mais il est encore là, cramponné à ses 91 printemps, après s’être éloigné de la politique et de la scène publique voilà six ans. Les rumeurs faisant état d’une dégradation de son état de santé – au point que l’on craint pour sa vie – ont mis la machine médiatique en branle. Avec toute la réserve de rigueur, naturellement, on pose discrètement des questions pour chercher à savoir s’il va bien, et l’on obtient des réponses qui nient un quelconque affaiblissement, mais finissent par être prises pour une confirmation de son déclin.

Après des jours de conjectures et de suppositions, assiégée par le monde entier au téléphone, la ­Fondation Nelson Mandela a été contrainte de diffuser un communiqué pour rassurer tout ce monde sur l’état de santé du grand combattant de l’apartheid. Voilà quelques jours, l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian, généralement bien informé, a rapporté dans un entrefilet les déclarations embarrassées du porte-parole du gouvernement, précisant que Mandela “[allait] bien” et que “sa vie et son état de santé [avaient] toujours été transparents, même lorsqu’il [avait] été atteint d’un cancer de la prostate voilà quelques années”. Les commentaires quelque peu agacés de son petit-fils, Mandla Zwelivelile Mandela, sont venus les confirmer. “Il n’y a rien d’anormal ni de suspect concernant l’état de santé de mon grand-père, a déclaré le jeune homme. J’ai pris mon petit-déjeuner avec lui ce matin. C’est un vieil homme, il est normal qu’il se soumette de temps en temps à des visites médicales de routine. Mais les gens se font des idées et voient des choses qui n’existent pas.”

Pour la première fois, Jacob Zuma est en mauvaise posture

C’est une période délicate pour l’Afrique du Sud. Jacob Zuma [le président de la République], en selle depuis six mois, est aux prises avec la crise financière, dont les effets se sont fait sentir avec retard ici, mais ont divisé le PIB par deux. L’incertitude ambiante et les coupes drastiques du gouvernement sur le plan social rendent nerveuses les deux formations qui soutiennent le nouveau président du Congrès national africain (ANC) et lui ont assuré la victoire aux dernières élections. Le Parti communiste et le puissant Cosatu (le congrès des syndicats sud-africains) réclament davantage de considération pour les thèmes sociaux – les victimes de licenciements, le système de santé, l’éducation – et menacent de laisser tomber la majorité. Zuma manœuvre habilement, tergiverse, remplace la ministre de la Santé, critiquée pour avoir nié les effets désastreux du sida, mais exclut aussi de la nouvelle équipe gouvernementale Trevor Manuel, le ministre de l’Economie, pourtant apprécié, qui avait maintenu jusqu’ici le pays hors de la récession. Tout cela soulève de nouvelles critiques, en particulier de la part de la frange la plus conservatrice, blanche et noire, qui se demande si l’ANC n’aurait pas “ouvert la porte au communisme”. Poussé dans ses retranchements, le nouveau président affirme que “l’Afrique du Sud ne reviendra pas sur ses choix économiques. L’ANC a toujours été un parti de gauche, mais cela ne veut pas dire qu’il renoncera aux principes qui régissent ce pays depuis vingt ans.” Pour la première fois, Jacob Zuma est en mauvaise posture. D’autant que Nelson Mandela, le “symbole” du pays, semble s’éteindre à petit feu. Et que nous sommes à la veille d’un rendez-vous qui propulsera l’Afrique du Sud au centre du monde.

La Coupe du monde de football approche. Les stades sont terminés, et l’on travaille jour et nuit à l’achèvement des réseaux de transports. La grosse machine est prête. L’Afrique du Sud a déjà passé avec succès le test de la Coupe des confédérations de la FIFA, en juin 2009. La violence – celle dont on est habitué à entendre parler et que l’on associe à Johannesburg – n’est plus la même.

L’Afrique du Sud est fière de sa diversité raciale

Le crime a toujours caractérisé l’Afrique du Sud : en venir à bout, ou tout au moins le faire reculer, est un défi que Zuma ne veut pas perdre. Le pays est immense, quadrillé par un réseau autoroutier qui fait envie. Tous les axes qui desservent la province du Gauteng ont été élargis et remis à neuf. D’autres sont en cours de construction et donnent lieu à d’énormes chantiers incessants qui emploient des dizaines de milliers d’ouvriers. Les réseaux de télécommunications ont été étendus partout. Si des générations entières ont grandi à l’ombre du mythe de Mandela, elles ont aussi été propulsées dans une ère de développement qui rend les Sud-Africains fiers de leur pays.

Blancs, Noirs, Indiens, Asiatiques. L’Afrique du Sud est fière de sa diversité de races. Après un siècle d’apartheid, de morts et d’arrestations, elle a corrigé un déséquilibre manifeste. Et entend désormais persévérer sur le chemin qu’elle a tracé. Les rumeurs qui circulent sur Nelson Mandela restent à l’arrière-plan d’un pays qui change et grandit en permanence. Voilà deux mois, le Prix Nobel de la paix a voulu entériner son éloignement définitif de la scène politique. “Ne m’appelez pas”, a-t-il demandé à ses fidèles et amis, “c’est moi qui vous appellerai le moment opportun.”

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09 juillet 2009

CONGO : LE CANDIDAT UNIQUE VERS UNE VICTOIRE UNIQUE AU TOUR UNIQUE

Le journal du Râleur unique

Veille d'élection présidentielle au Congo-Brazzaville en ce début de juillet 2009.

Il y a, paraît-il, plusieurs candidats dans la course.

En fait, les murs des maisons et des commerces, les panneaux publicitaires(de préférence les plus imposants et les plus voyants), les véhicules(surtout les innombrables pick-up flambant neufs), les poitrines et les dos des femmes et des hommes-sandwiches portant des T-shirts à l'effigie immuable, tout cela désigne à la contemplation de tous le seul, le vrai, le beau, l'unique candidat qui occupe tout l'espace utile dans le pays: le Candidat Unique. Chef unique de l'ex-parti unique du Congo-Brazzaville, le Candidat Unique en a gardé une vision des choses unique, de même qu'un parler unique dans ses meetings électoraux.

Parler unique, sans imagination aucune, et très passéiste puisque nous renvoyant à une époque qui rappelle de très mauvais souvenirs dans le Congo voisin:l'ère de feu Mobutu Sese Seko. Ainsi autopromu héritier politique unique de celui-ci, le Candidat Unique débite mécaniquement des << nien-nien >>qui, comme le disait récemment un chauffeur de taxi,font se tordre de rire jusqu'aux enfants de douze ans recrutés avec les adolescents et les adultes pour faire la claque aux rassemblements électoraux du Candidat Unique.

Mais le Candidat Unique n'a cure de toutes ces subtilités.

En effet, de l'ex parti unique, le Candidat Unique a aussi conservé la perspective unique: il lui est impossible de regarder dérrière et autour de lui(si c'était le cas , il s'apercevrait très vite de la misère materielle et morale unique des Congolais).; les yeux rivés devant lui, seul compte pour le Candidat Unique l'objectif unique de la confiscation du pouvoir à son profit et à celui de ses affidés.

Il faut dire qu'en bientôt cinquante ans d'indépendance du Congo-Brazzaville, Le Candidat Unique en a déjà occupé à lui tout seul la moitié! Vingt-cinq ans de pouvoir absolu sur cinquante vous coupent fatalement de la réalité, vous grisent et vous donnent la sensation fallacieuse d'être un personnage unique, et, au bout du compte d'être l'unique Congolais digne d'exercer jusqu'à son dernier souffle cette chose unique qu'est le pouvoir.

Le Candidat Unique a bien signé de ses blanches mains une loi électorale qui prévoit une élection présidentielle à deux tours. Mais, dans l'esprit du Candidat Unique, perspective unique oblige, l'élection présidentielle est au tour unique, lequel doit impérativement entraîner automatiquement sa victoire que lui même et ses comparses claironnent bien avant la tenue de l'élection, ce qui à tout le moins dénote une conception très unique de la démocratie. Il est vrai qu'un deuxième tour exposerait gravement le Candidat Unique à un débat télévisé avec un rival éventuel, et il n'est pas sûr que ses<< nien-nien >> et son habituelle élocution hésitante lui soient à ce moment-là d'un quelconque secours.

Et le peuple du Congo-Brazzaville, dans tout cela, diront des objecteurs uniques?Pour le Candidat Unique, il s'agit d'un peuple unique, c'est-à-dire qu'il est sa chose unique à lui, et que l'unique idéal de ce peuple unique est, toujours selon le Candidat Unique, de le voir indéfiniment occuper le fauteuil présidentiel.

A en croire le Candidat Unique et ses vassaux divers et variés, ce peuple unique que sont devenus malgré eux les Congolais a un rêve unique: subir le règne unique, sans fin et sans partage du personnage unique. En vérité, ce peuple unique que forment les Congolais aux yeux uniques du Candidat Unique et de ses zélateurs uniques est plus préoccupé par sa survie quotidienne que par quoi que ce soit d'autre.

L'élection présidentielle de juillet 2009 représente pour lui des jeux sans enjeux.Elle est surtout un sujet de vives inquiétudes.D'autant plus que tout montre que le Candidat Unique recueille aujourd'hui les fruits politiques de la manière dont il a délibérément conduit la guerre civile dans le pays de 1997 à 2000:en terrorisant les populations par des bombardements, des dévastations, des massacres de sang froid(au rang desquels l'affaire des disparus du beach de Brazzaville), il leur a enlevé pour longtemps le goût de se mêler de politique.

C'était là l'objectif unique visé par le Candidat Unique avec cette façon unique de faire la guerre sur l'ensemble du territoire national. Ayant de la sorte terriblement traumatisé son peuple, réduit celui-ci au mutisme, à la résignation, au rang de simple spectateur de son propre destin, le Candidat Unique s'apprête donc à se reconduire à la tête du Congo-Brazzaville.

Et n'allez pas lui dire qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire: il vous fusillerait de son regard unique, avant sans doute de s'y prendre autrement avec vous. Le Râleur Unique

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30 janvier 2009

Zimbabwe :L'opposition participera au gouvernement

Par Reuters, publié le 30/01/2009 à 14:38

HARARE - La perspective d'un partage du pouvoir au Zimbabwe se dessine clairement avec la décision de l'opposition de participer à un gouvernement d'union réunissant son leader, Morgan Tsvangirai, et le président Robert Mugabe.

 

Le conseil national du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a donné son approbation pour que Morgan Tsvangirai prenne part à une coalition gouvernementale en tant que Premier ministre. Morgan Tsvangirai en a, lui-même, fait l'annonce après la réunion du conseil national de son parti.

Alors que la crise économique se double d'une crise humanitaire, le Zimbabwe pourrait être en passe de régler la crise politique qui dure depuis des mois.

Mi-septembre, Morgan Tsvangirai et Robert Mugabe avaient conclu un accord de partage du pouvoir, mais il n'était jamais entré en vigueur notamment en raison de différends sur l'attribution de certains portefeuilles ministériels comme l'Intérieur, les Finances et l'Information.

"Cette étape est vraiment cruciale pour instaurer une stabilité politique et elle constitue le premier pas vers une relance économique du pays", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe, présent au Forum économique mondial à Davos.

"Cette fois, nous avons la base politique pour réussir une avancée au Zimbabwe", a-t-il ajouté.

SOUTIEN DE L'AFRIQUE DU SUD

Intervenant au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l'Afrique du Sud a joué un rôle de médiation entre le MDC de Tsvangirai et la Zanu-PF de Mugabe.

Les dirigeants de l'Afrique australe étaient convenus mardi à Prétoria de constituer avant le 11 février un cabinet ministériel dirigé par Tsvangirai sous la présidence de Mugabe.

Morgan Tsvangirai avait admis dans un entretien à un journal sud-africain, paru mercredi, qu'il était prêt à assumer les responsabilités prévues par l'accord.

De son côté, le président Motlanthe a précisé vendredi que son pays était prêt à aider le Zimbabwe à entamer sa reconstruction dès que le partage du pourvoir serait effectif.

"Nous pourrions parfaitement établir une (commission jointe) afin que nos ministères puissent coopérer sur un plan de relance économique", a-t-il dit.

Intervenant à Davos, les dirigeants kényan et sénégalais ont toutefois émis des doutes sur les chances de réussite d'une telle union et ont appelé au départ de Robert Mugabe, dont la réélection en juin avait été émaillée de violences.

"Il est temps que M. Mugabe prenne la porte. S'il peut partir d'une manière sûre (...) qu'il en soit ainsi", a déclaré le Premier ministre kényan, Raila Odinga.

"Si Mugabe quitte le pouvoir (...) il pourra venir au Sénégal", a commenté le président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

Cette position reprend celles des puissances occidentales qui continuent à faire pression pour que le dirigeant au pouvoir depuis 1980, et qui est aujourd'hui âgé de 85 ans, démissionne.

La situation politique complexe au Zimbabwe se double d'une crise économique et humanitaire désastreuse : l'inflation est la plus élevée au monde, produits de première nécessité et ressources énergétiques font cruellement défaut et une épidémie de choléra a fait près de 3.200 morts depuis août.

Plus de 60.000 personnes seraient touchées par la maladie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Avec Emma Thomasson à Davos, version française Clément Guillou et Pierre Sérisier

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19 décembre 2008

Zimbabwe: le choléra a fait 1.123 morts, la situation s'aggrave (ONU)

GENÈVE (AFP) — Le choléra, qui a fait 1.123 morts depuis son apparition en août selon un dernier bilan, continue de progresser au Zimbabwe où la situation "s'aggrave" dans certaines régions malgré de premiers signes d'amélioration près de la capitale, a estimé vendredi l'ONU.

Un total de 20.896 personnes malades ont été diagnostiqués au 18 novembre dans tous le pays, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Le précédent bilan de l'ONU rendu public jeudi faisait état de 1.111 morts et de 20.581 malades.

La capitale Harare porte toujours le plus lourd fardeau, selon OCHA. Toutefois le nombre de 224 décès n'a pas évolué depuis la veille. Selon un épidémiologiste de l'OMS, de retour d'une mission sur place, la situation donne quelques signes d'amélioration près de la capitale.

"La situation sur le terrain diffère d'une région à l'autre. Elle semble apparemment s'améliorer dans la périphérie de la capitale Harare", a raconté Dominique Legros lors d'un point de presse.

"Mais, elle s'aggrave dans d'autres régions", a-t-il poursuivi s'alarmant particulièrement de l'état de nombreux hôpitaux, révélateur des difficultés des autorités à répondre à l'épidémie rampante.

"La situation dans les établissements de santé est tout à fait préoccupante. J'ai vu des hôpitaux vides, des sortes d'hôpitaux fantômes désertés par le personnel médical qui ne vient pas travailler", a décrit le docteur Legros.

Les médecins et infirmières qui ne parviennent plus à obtenir leurs salaires auprès des banques en rupture de billets, n'ont plus les moyens de payer leur ticket de transport jusqu'à leur lieu de travail, avait expliqué OCHA jeudi.

Depuis août, la maladie qui se transmet par les eaux usées ne cesse de progresser au Zimbabwe pour s'étendre à tout le pays et menacer ses plus proches voisins tel que l'Afrique du Sud. Les organisations internationales ont peiné à répondre aux besoins croissants de la population.

L'OMS a estimé toutefois que les choses vont dans la bonne direction: "nous faisons d'énormes progrès dans notre surveillance de la situation. Nous avons obtenu du gouvernement l'autorisation de faire remonter du terrain les informations, de manière à être alertés instantanément en cas de nouvelle épidémie. Jusqu'à la semaine dernière, le système de surveillance et d'alerte était trop lent", a expliqué M. Legros.

Ce système d'informations est crucial, a-t-il insisté car il permet d'adapter en conséquence l'aide humanitaire.

L'épidémie a mis en valeur le marasme social, économique et politique du pays gouverné depuis 28 ans par Robert Mugabe, qui s'accroche au pouvoir malgré une défaite historique de son parti aux législatives de mars.

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12 décembre 2008

Afrique du Sud: bon score pour les dissidents de l'ANC à des partielles

Le chef du Congrès du peuple (Cope), Mosiuoa Lekota, le 15 novembre 2008 à Pretoria

LE CAP (AFP) — Les dissidents de l'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud, ont gagné dix sièges lors d'élections municipales partielles, un scrutin suivi avec attention avant les élections générales de l'an prochain.

Ces 41 élections partielles étaient le premier scrutin auquel participait cette formation dissidente de l'ANC, le Congrès du Peuple (COPE), formé par des d'anciens dirigeants critiques de l'ANC. La participation a été de seulement 26%.

Le Congrès national africain (ANC) a pour sa part remporté onze victoires, essentiellement dans la province de Gauteng, le coeur économique du pays autour de Johannesburg, et dans la province du Free State (centre).

La COPE s'est bien comportée dans celle du Cap Occidental, qui comprend Le Cap, remportant plus d'un tiers des municipalités vacantes dans cette province.

Des sympathisants de la COPE se sont plaints d'avoir été intimidés par des membres de l'ANC lors du scrutin.

Les dissidents ont quitté le parti dominant après que la direction de l'ANC avait poussé à la démission le président sud-africain Thabo Mbeki en septembre dernier. M. Mbeki n'est pas membre du COPE.

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19 novembre 2008

Tsvangirai, bientôt premier ministre du Zimbabwé ?

Zimbabwe: le poste de Premier ministre pour Tsvangirai prêt à être créé

18.11.08 - 21:25 Le parti au pouvoir et l'opposition au Zimbabwe ont terminé de rédiger l'amendement constitutionnel qui permet à l'opposant Morgan Tsvangirai de devenir Premier ministre conformément à un accord de partage du pouvoir signé en septembre, a indiqué mardi le gouvernement.

"L'amendement constitutionnel numéro 19, point clé pour la formation d'un gouvernement d'union, est maintenant terminé et a été envoyé au médiateur en Afrique du Sud (Thabo Mbeki) pour être rigoureusement examiné", a déclaré à la télévision nationale le ministre de l'Information Sikanyiso Ndlovu.

"Cet avant-projet sera ensuite publié au journal officiel et le public, les instances religieuses et les dépositaires auront 30 jours pour l'examiner et faire leurs propres observations", a-t-il poursuivi sans donner plus de détails sur son contenu.

Le Parlement pourra ensuite approuver cet amendement créant le poste de Premier ministre et définissant ses attributions.

Vendredi, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai avait indiqué qu'il ne rejoindrait le gouvernement qu'une fois adopté un amendement constitutionnel qui permettrait d'appliquer les termes de l'accord de partage du pouvoir, signé le 15 septembre.

Il avait également demandé que d'autres questions soulevées par l'accord, notamment la nomination des gouverneurs de province, soient réglées.

Le Zimbabwe est plongé dans une impasse politique depuis la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars et la réélection contestée du président Robert Mugabe en juin.

Cette paralysie politique est doublée d'une crise économique sans précédent avec une inflation inouïe de plus de 231 millions %. Presque la moitié de la population aura besoin d'aide alimentaire en janvier et 1,4 million d'habitants sont menacés à Harare par une épidémie de choléra.

Monde, Afrique

Source : RTBF Belgique du 18 novembre 2008

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13 novembre 2008

Miriam Makeba : Début de deuil national en Afrique du Sud en hommage à Miriam Makeba

JOHANNESBURG (AFP) — Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a ouvert mercredi une période de deuil national à la mémoire de la chanteuse et militante historique antiapartheid Miriam Makeba, a annoncé le bureau de la présidence.

Tous les drapeaux du pays seront en berne dès jeudi et ce jusqu'à ses funérailles et sa crémation, dont la date n'a pas encore été fixée.

"Son esprit continuera de vivre dans le coeur de chacun et le monde la célébrera et l'honorera pour sa contribution significative à faire de l'Afrique du Sud et du monde un endroit meilleur pour tous", a indiqué le président dans le communiqué.

Un livre de condoléances sera mis à la disposition du public à Pretoria, la capitale, et au Cap (sud).

Miriam Makeba est décédée dans la nuit du 9 au 10 novembre d'une crise cardiaque après un concert près de Naples (sud de l'Italie), à l'âge de 76 ans. Sa dépouille est arrivée mercredi matin à Johannesburg.

Voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte contre l'apartheid, la chanteuse est décédée d'une crise cardiaque après un concert pour l'écrivain italien menacé de mort par la mafia Roberto Saviano.

Bannie par le régime d'apartheid en raison de son apparition dans un film dénonçant la ségrégation blanche, elle a vécu 31 ans en exil, notamment aux Etats-Unis et en Guinée. Surnommée "Mama Africa", Miriam Makeba était rentrée dans son pays au début des années 1990 après la libération de Nelson Mandela.

Source : AFP 12 novembre 2008

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04 novembre 2008

Zimbabwe: sommet régional dimanche à Johannesburg

JOHANNESBURG (AFP) — L'Afrique australe se réunit en sommet dimanche à Johannesburg pour tenter de trouver une issue à l'impasse politique au Zimbabwe, où un gouvernement d'unité nationale peine à être formé, a indiqué mardi le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

"Nous travaillons toujours à déterminer le lieu exact" pour le sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) "mais ce sera dimanche" à Johannesburg, a déclaré le porte-parole du ministère, Ronnie Mamoepa.

Le Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la réélection contestée du président Robert Mugabe, 84 ans, le 27 juin.

Le chef de l'Etat et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai ont signé mi-septembre un accord de partage du pouvoir mais échouent depuis à s'entendre sur la formation d'un gouvernement, qui achoppe sur l'attribution de ministères clés. L'accord, signé sous la pression de la région, prévoit que M. Mugabe reste président et que l'opposant devienne Premier ministre. Il répartit le nombre de portefeuilles mais n'entre pas dans le détail de leur affectation.

La crise avait éclaté après des élections générales fin mars qui avaient vu une défaite historique du régime au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, largement imputable à un marasme économique caractérisé par une production au point mort et des pénuries massives.

Selon Amnesty international, plus de 180 personnes sont mortes et 9.000 ont été blessées dans les violences déchaînées depuis par le pouvoir. La SADC, inquiète pour la stabilité de la région, tente de contraindre le plus vieux président d'Afrique à partager le pouvoir avec une opposition désormais majoritaire au Parlement. Dernière initiative en date, le 20 octobre, une réunion au sommet de l'organe de sécurité régional au Swaziland avait été repoussée, les autorités zimbabwéennes refusant d'accorder un passeport à M. Tsvangirai.

Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), privé de ce document des mois, dépend pour chaque déplacement à l'étranger de papiers temporaires. Samedi, il s'est dit prêt à participer à un sommet des 15 pays membres de la SADC, le 3ème consacré à la crise, "avec ou sans passeport".

Source : AFP du 04 novembre 2008

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03 novembre 2008

Afrique du Sud: le nom du nouveau parti déposé lundi par les dissidents de l'ANC

JOHANNESBURG (AFP) — Les dissidents du parti ultra-majoritaire depuis la chute de l'apartheid en Afrique du Sud vont déposer lundi le nom de leur formation, le Congrès démocratique d'Afrique du Sud (SADC), a annoncé un de leurs leaders.

"Nous nous en occupons ce matin", a précisé l'ex-Premier ministre de la riche province du Gauteng, Mbhazima Shilowa, sur la radio SAFM.

Samedi, des milliers de dissident du Congrès national africain (ANC), le parti issu de la lutte contre le régime ségrégationniste blanc ultra-majoritaire au Parlement, ont adopté une résolution jetant les bases d'un programme pour la nouvelle formation, qui doit être créée le 16 décembre.

Les analystes prédisent qu'elle pourrait devenir une force majeure défiant la mainmise de l'ANC sur la politique sud-africaine depuis les premières élections multiraciales en 1994.

Emmenés par l'ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota, les dissidents ont élevé au rang de leurs priorités l'élection du président de la République au suffrage universel direct et non plus par le Parlement.

La scission, qui intervient à quelques mois des élections générales de 2009, a été précipitée par la décision du comité directeur de l'ANC, fin septembre, de révoquer le chef de l'Etat Thabo Mbeki, sur fond de luttes intestines.

Mais les dissidents nient vouloir servir les intérêts du président évincé, qui n'était pas présent à l'assemblée de samedi.

"Nous ne faisons pas cela pour ou avec Thabo Mbeki", a affirmé M. Shilowa, qui a démissionné de son poste et de l'ANC pour soutenir l'initiative. "Il n'est pas impliqué dans le mouvement, il n'est pas l'un de nous", a-t-il ajouté.

Source AFP du 03 novembre 2008

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