20 février 2012

La Chine pèse de plus en plus lourd sur les marchés agricoles

La Chine pèse de plus en plus lourd sur les marchés agricoles

Publié le 18.02.2012, 08h00 dans le parisien 

Chinese farmers move some equipments as the harvest their field in Hefei, east China's Anhui province on October 27, 2011. Chinese experts said at least 40 million farmers in China have lost their agriculture land, due to the rapid development, while only less than 10 percent of this farmers turned migrant workers are willing to return to their village from the cities. CHINA OUT AFP PHOTO

Chinese farmers move some equipments as the harvest their field in Hefei, east China's Anhui province on October 27, 2011. Chinese experts said at least 40 million farmers in China have lost their agriculture land, due to the rapid development, while only less than 10 percent of this farmers turned migrant workers are willing to return to their village from the cities. CHINA OUT AFP PHOTO

 
La Chine, qui est déjà un  majeur des échanges mondiaux de soja et de coton, était encore
jusqu'à peu autosuffisante en céréales mais la situation change et bouleverse les équilibres des
marchés agricoles, selon les experts.
 
"La Chine est un pays majeur dont la moindre intervention sur la scène internationale fait bouger
les  et cela devrait encore se renforcer dans les années à venir", estime Benoît Labouille,
analyste pour Offre et Demande Agricole (ODA), société française de conseil aux professionnels
du secteur. 
 

L'ex-empire du Milieu a déjà renversé le  du soja avec des importations qui ont triplé
depuis 2004 pour atteindre aujourd'hui 60% des échanges mondiaux.
Jusqu'ici, la Chine a tout mis en oeuvre pour ne pas devenir importateur net en céréales.
Mais "elle arrive au bout d'un modèle et nous assistons aujourd'hui à une cassure comme
le montre clairement le récent accord conclu avec l'Argentine", constate Joséphine Hicter,
analyste matières premières chez Oaks Fields Partners.

Mercredi, Pékin et Buenos Aires ont signé un accord pour l'exportation de maïs argentin.
Une première puisque la Chine, deuxième producteur mondial derrière les Etats-Unis,
n'importait jusqu'à l'an dernier quasiment pas de maïs.

Tout a changé avec la hausse de la consommation de viande des Chinois. "Comme il faut
sept protéines végétales pour produire une protéine animale, la multiplication des troupeaux
entraîne mécaniquement une envolée de la consommation de maïs notamment", explique Mme Hicter.
Pour tous les experts, cette arrivée de la Chine dans les échanges mondiaux de maïs est "irréversible".
"Pour l'instant, les volumes que la Chine importe", évalués pour 2011-12 à 4 millions de tonnes, "restent
minimes au regard des échanges mondiaux (92 millions de tonnes) mais c'est plutôt leur progression qui
nous met en alerte d'autant plus que la situation mondiale en maïs est extrêmement tendue", explique
Hélène Morin de la société Agritel.

La situation en blé est moins inquiétante puisque le pays disposerait de 60 millions de tonnes
de réserves stratégiques, un chiffre qui équivaut à la moitié de sa production annuelle et surtout
à 30% des réserves mondiales.
Toutefois, certains analystes estiment qu'après le maïs, c'est l'approvisionnement en blé qui
pourrait devenir problématique.

Avec plus de 1,3 milliard d'habitants et une consommation alimentaire qui évolue, la Chine se heurte
à un problème de plafonnement de sa production agricole.

Le pays a déjà nettement amélioré ses rendements notamment grâce à une importante consommation
d'engrais mais Pékin est confronté à un problème de raréfaction des terres agricoles disponibles.
En effet, la pollution des sols et l'érosion liée à la déforestation rend une partie des terres impropres à
la production agricole et le pays se heurte à un problème de gestion de l'eau.
Seule solution pour le pays: aller chercher des terres arables hors de Chine, d'où une course aux terres
en Afrique, en Nouvelle-Zélande et aux Philippines.

Dans ce contexte, le pays a encore dû concéder l'an dernier une brèche dans sa politique
d'autosuffisance en important du blé fourrager d'Australie, de nouveau pour l'alimentation animale.

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15 février 2012

Déforestation des forêts d'Afrique Centrale : une autre thèse sur la responsabilité des Africains?

Je vous donne à lire  deux articles sur le sujet de la déforestation des forêts d'Afrique centrale à l'heure du débat mondial sur les conséquences du déreglement climatique,et de la recherche des responsabilités.

Mais c'est surtout les commentaires en fin du second texte qui sont plus intéressants à lire.

Sans vouloir influencer votre opinion, je me permets de vous livrer ma réaction.

En effet à lire ces deux articles, on retient depuis les titres de ces deux articles que ce sont les Africains avec le peu de surface de terres cultivées avec des outils de l'âge de la pierre (puisque nous sommes dans les années moins 4000 à moins 1500) qui seraient responsables de la déforestation des forets tropicales.

Ces scientifiques européens, sur la base de leurs recherches,  semblent affirmer que les populations africaines ont en ces périodes (-4000 à -1500)  saccagé les forêts d'Afrique centrale au point de les transformer en savannes actuelles. Elles auraient fait ces dégâts à la suite des pratiques agricoles. 

Selon ces scientifiques que ce n'est pas le dereglement climatique qui serait à l'origine de ces transformations. 

A première vue, de façon absurde on peut se dire que ces Africains étaient très forts, mais vite plusieurs questions viennent à l'esprit et obligent au recul.

On est conduit à se demander comment cela s'est-il passé? 

Cette étude ne donne pas les surfaces existantes à ces périodes, ni les surfaces cultivées avec quels types de culture. Encore moins elle ne précise pas les surfaces détruites par l'homme et celles dues aux intempéries.

Elle fait aussi l'économie de donner toutes les modifications climatiques sur ces périodes et surtout de faire la comparaison entre cette période et les 5 derniers siècles de notre ère, où le blanc a mis pied "pour civiliser les sauvages d'africains".

Cette étude avec une belle carte des migrations ne donne pas les nombre des populations qu'il y avait à cette époque, ni le mode d'organisation de ces sociétés.

Elle fait beaucoup d'impasses sur des questions de bon sens. 

On peut toujours essayer de rappeller à ces grands scientifiques européens que le bon sens et l'honnêteté intellectuelle feraient  mieux qu'ils mettent en lumière les dégâts de l'exploitation mécanisée depuis les derniers cinq siècles, qui sont plus importants que l'exploitation faite par les autochtones qui ont pratiqué jusqu'à maintenant une agriculture de subsistance sur moins de 2% de toutes les terres.

Même l'exploitation faite pour le bois de chauffe est minime au vu de la faible démographie sur toutes ces périodes.

L'Afrique centrale est la zone, la moins peuplée de l'Afrique, et on sait qu'en ces périodes l'Afrique n'était pas aussi peuplée que maintenant.

 Répartition de la population mondiale par continent en 2007 selon Wikipédia 

Asie: 4 030 000 000 soit 60,5 %  Afrique: 965 000 000 soit 14,0 %

 Europe: 731 000 000  soit 11,3 %  Amérique latine et Caraïbes:572 000 000 soit 8,6 %  

Amérique du Nord : 339 000 000 soit 5,1 % Océanie : 34 000 000 soit 0,5 %


L’évolution de la population mondiale depuis 2000 ans

Depuis le 19ème siècle, la population mondiale connaît une croissance extrêmement importante, comme 
le montre le graphique ci-dessous : 
Pendant très longtemps, l’espèce humaine ne comptait tout au plus que quelques centaines de 
milliers d’individus, et ce n’est qu’il y a trente à quarante mille ans, c’est-à-dire très récemment dans 
l’histoire humaine, que la population a franchi le seuil d’un million d’habitants. 
La croissance

 clip_image002source INED

Le tableau ci-dessous nous dit que la population mondiale était de moins d'un milliard (environ 100 à 200 millions) il y a deux mille et si on poursuit le modèle mathématique à rebours on peut supposer qu'en l'an -4000 l'Afrique centrale devait avoir moins de 40 millions d'habitants pour un territoire de 5.3 km2 on est proche de 8 habitants au kilomètres. 

Avec une telle occupation des terres, on se demande comment les (Ba)ntu ont fait pour deforester.

Ils sont forts ces africains.

Encore faut-il rappeler qu'en ces époques, la tronçonneuse à moteur n'existait pas et les compagnies concessionnaires forestières n'existaient non plus. Il n' y avait pas de train, de camions, de bois d'ebène, encore moins de cultures de cacao, de café, de thé, de canne à sucre, d'arachide, de palmistes, d'ananas, de coton et autres cultures d'exportation à grandes échelles, pour faire de la forêt une savanne à ce point!

Décidement il y a problème.

Mais bon en  tant qu'Africain nous sommes habitués à la désinformation au mépris au non de la science supérieure de l'Occidental.

Au moins on peut retirer de ces deux lectures quelques enseignements suivants:

Que l'Afrique formait une seule entité

que ces populations pratiquaient déjà l'Agriculture donc avaient des connaissances et ce ne sont donc pas les occidentaux qui nous auraient appris l'agriculture 

Que les migrations existaient bien, ce sont les encore les Occidentaux qui nous ont amenés des frontières pour mieux diviser.

Qu'en ces périodes l'Afrique était développée de façon endogène et était au même niveau agricole que les autres parties du monde. Une autre trajectoire africaine sans les Occidentaux pouvait exister.

Comme quoi, les Occidentaux ne perdent pas du temps pour dégager leur responsabilité macabre et regressive dans notre histoire sous des fausses affirmations scientifiques en frisant le ridicule. Dans tous les cas "le ridicule ne tue jamais"

Mouélé Kibaya le 14 février 2012

 

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L'agriculture, facteur de déforestation en Afrique à l'âge du fer

 Lu pour vous dans www.pourlascience.fr 

GÉOSCIENCES

L'agriculture, facteur de déforestation en Afrique à l'âge du fer

L'étude de l'érosion des sols suggère que l'introduction de l'agriculture en Afrique centrale, il y a environ 3 000 ans, est en partie responsable de la raréfaction de la forêt tropicale survenue à la même époque.

Guillaume Jacquemont
Planetphoto.ch
Planetphoto.ch

L'introduction de l'agriculture expliquerait le remplacement de la forêt tropicale par la savane survenu dans plusieurs régions d’Afrique centrale, il y a 3 000 ans.

À voir aussi

Image courtesy of <i>Science</i>/AAAS
Image courtesy of Science/AAAS

Les Bantous se sont répandus en Afrique centrale depuis leur aire d’origine (en rouge) en plusieurs migrations successives (flèches oranges, puis jaunes). Les étoiles jaunes indiquent des changements majeurs de végétation, souvent un remplacement des forêts par des savanes. L'endroit où a été prélevée la carotte sédimentaire est noté KZAI-01.

Pour en savoir plus

G. Bayon et al.Intensifying weathering and land-use in iron age Central AfricaScience, en ligne le 9 février 2012.

L'auteur

Guillaume Jacquemont est journaliste à Pour la Science.

Il y a 3 000 ans, une partie de la forêt tropicale d'Afrique centrale a cédé la place à des savanes. On attribue souvent cette modification à un changement climatique local, les précipitations ayant diminué à cette époque. Selon Germain Bayon et ses collègues de l'IFREMER Bretagne, l'arrivée de peuples d'agriculteurs aurait aussi joué un rôle : en analysant une carotte de sédiments marins prélevée au large du Congo, ils ont montré que l'érosion des sols a augmenté brutalement il y a 3 000 ans, ce qui traduirait l'adoption de pratiques agricoles assez intensives pour transformer l'environnement.

Les sédiments de la carotte analysée ont été apportés par le fleuve Congo au cours des derniers 40 000 ans. Ils sont notamment constitués d'argiles, issues du bassin versant du fleuve (l'aire dans laquelle toutes les précipitations finissent par se déverser dans le fleuve). Les argiles sont des roches sédimentaires, qui se forment à partir des éléments libérés par l'érosion chimique – l'ensemble des processus chimiques qui dissolvent les minéraux, notamment via les pluies – de roches mères silicatées, tel le granite. Elles sont ensuite altérées par une érosion dite physique et transportées en suspension par les cours d'eau jusqu'à l'océan.

La composition des argiles reflète l'intensité de l'érosion chimique. Lorsqu'ils sont dissous, certains éléments très mobiles des roches mères, tel le potassium (K), sont directement évacués par les eaux de ruissellement jusqu'aux cours d'eau puis aux océans, tandis que d'autres, tel l'aluminium (Al), restent majoritairement dans le bassin versant, où ils sont incorporés aux argiles. Plus l'érosion chimique est intense, plus elle évacue le potassium, et plus les argiles qui se forment dans le bassin versant ont une proportion Al/K élevée. Or il y a 3 000 ans, cette proportion a augmenté brutalement, et de façon non corrélée aux fluctuations environnementales.  

Cette discontinuité aurait aussi pu résulter d'un changement d'origine des sédiments, par exemple suite à une réorganisation hydrographique du bassin versant – de nombreux fleuves ont connu une telle réorganisation dans le passé. Les chercheurs ont donc analysé le rapport entre les proportions d'isotopes d'autres éléments, tel le néodyme, qui permet de déterminer la provenance des sédiments : en effet, chaque partie du bassin versant a une signature isotopique distincte, dépendant principalement de l'âge des roches qui la composent. G. Bayon et ses collègues en ont conclu que les sédiments ont gardé une origine constante et que le changement de composition des argiles il y a 3 000 ans est bien dû à une intensification de l'érosion chimique.

Les vestiges archéologiques montrent qu'à cette époque, les Bantous, un peuple d'agriculteurs maitrisant la technologie du fer, sont arrivés en Afrique centrale. Ils ont profité du changement climatique, grâce auquel certaines espèces de céréales ont pu être cultivées dans la région ; ce changement a sans doute aussi ouvert des couloirs de migration, en entraînant le remplacement de certaines forêts par des savanes, comme l'attestent les pollens d'herbes retrouvés dans les sédiments lacustres. 

G. Bayon et ses collègues pensent ainsi que l'introduction des pratiques agricoles a favorisé l'érosion chimique. Le labour, par exemple, rend les terres moins compactes et plus vulnérables au lessivage par les pluies. L'intensité de l'érosion montrerait que ces pratiques étaient assez importantes pour transformer l'environnement. Dans leur quête de nouvelles terres à cultiver, les Bantous auraient coupé de nombreux arbres, accélérant la déforestation enclenchée par le changement climatique.


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Il y a 3000 ans, en Afrique centrale, la déforestation était déjà importante

 

Il y a 3000 ans, en Afrique centrale, la déforestation était déjà importante

693 lectures / 7 commentaires14 février 2012, 12 h 13

Carottier_image_node_full  Mise en oeuvre d'un carottier à bord de L'Atalante
© Ifremer / Michel Gouillou

Une équipe de chercheurs de l'unité Géosciences marines(1) du Centre Ifremer Bretagne a rédigé un article paru le 9 février dans Science(2). L'étude géochimique d'une carotte de sédiments marins, prélevée à 900 mètres de profondeur au large du Congo, suggère que l'arrivée des premiers agriculteurs en Afrique centrale, il y a environ 3000 ans, a eu un impact environnemental important sur la forêt tropicale.

Une accélération soudaine de l'intensité de l'érosion chimique des sols a en effet été détectée pour cette période et reflète, d'après les scientifiques, une intensification des activités humaines, très probablement liée à l'introduction de l'agriculture.

Ces résultats remettent en question l'hypothèse de l'origine purement climatique de l'épisode de déforestation de la forêt tropicale d'Afrique centrale du premier millénaire avant J.-C.

Une partie de la forêt tropicale d'Afrique centrale disparue il y a 3000 ans 

Au premier millénaire avant notre ère, la forêt tropicale d'Afrique centrale subit une perturbation majeure, marquée par la destruction d'une partie de son domaine forestier et son
remplacement par les savanes.

Cet épisode de déforestation est bien documenté dans de nombreux enregistrements sédimentaires de lacs, depuis la frange côtière Atlantique jusqu'à la région des Grands Lacs africains. Sa cause est généralement attribuée à une baisse progressive des précipitations en Afrique centrale, dans un contexte de changement climatique régional.

Il est également connu qu'à cette même époque, des populations issues des confins du Cameroun et du Nigeria actuels émigrèrent à travers l'Afrique subsaharienne, colonisant progressivement la forêt tropicale. Les vagues de migrations bantoues (du nom de la langue parlée par ces pionniers) furent à l'origine d'une profonde mutation du peuplement de l'Afrique, associée notamment à la diffusion de l'agriculture et de la technologie de la métallurgie du fer.

Financée par l'ANR (Agence nationale de la Recherche), l'étude menée par l'Ifremer, s'inscrit dans le cadre du projet ECO-MIST(3). Elle remet en cause l'origine purement climatique de cette déforestation.

L'empreinte environnementale de l'homme déjà très marquée

Les scientifiques se sont appuyés sur l'analyse d'une carotte de sédiments marins d'une dizaine de mètres, prélevée lors de la campagne océanographique ZaïAngo 1 menée en 1998 à bord du navire océanographique L'Atalante de l'Ifremer, à environ 900 mètres de profondeur au large de la République Populaire du Congo. À cet endroit, l'accumulation continue sur la pente continentale de sédiments argileux exportés par le fleuve Congo permet de reconstruire, à l'aide de traceurs géochimiques et isotopiques(4), les conditions environnementales ayant régné en Afrique centrale par le passé.

Les résultats de l'analyse de la carotte montrent clairement que l'intensité de l'érosion chimique dans le bassin du Congo a fluctué de pair avec les variations régionales des précipitations au cours des derniers 40 000 ans. Cependant, à partir d'une certaine période, il y a environ 3000 ans, alors que le régime des précipitations en Afrique est en nette diminution, les traceurs géochimiques indiquent une accélération soudaine de l'intensité de l'érosion chimique des sols, atteignant des niveaux inégalés sur les derniers 40 000 ans, et entièrement découplée du signal climatique naturel.

Sur la base de ces résultats, les scientifiques expliquent cette forte augmentation de l'érosion par l'intensification des activités humaines, liée probablement à l'introduction de l'agriculture par les paysans bantous. Cette étude suggère que l'empreinte de l'homme dans son environnement était déjà très marquée à cette époque.

Notes

  1. Laboratoire « Géochimie et Métallogénie » et laboratoire « Environnements Sédimentaires »
  2. Germain Bayon, Bernard Dennielou, Joël Etoubleau, Emmanuel Ponzevera, Samuel Toucanne, Sylvain Bermell, 2012.Intensifying weathering and land-use in Iron Age Central Africa. Mise en ligne de l'article le 9 février sur le portail Science Express
  3. Étude des processus d'érosion continentale à l'aide de nouveaux traceurs moléculaires et isotopiques
  4. Analyses effectuées à l'Ifremer par fluorescence X (XRF) et spectrométrie de masse à source plasma (MC-ICPMS)

Auteur

IFREMER

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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7 commentaires

avatar Vinaigre - 14/02/2012, 13:51

J'adore ces études "financées" à justifier!Pour commencer:
Bantoues -- *BANTU* en langue d’Afrique veut dire GENS- PERSONNES MUNTU au singulier BANTU au pluriel
Quelles étaient les végétaux cultivés en Afrique central....?
Le fleuve Congo/Zaïre et autres fleuves importants charrient des milliers de tonnes de bois et autres végétaux depuis des millénaires!...
Les pluies et les orages brutaux et forts,en Afrique, provoquèrent et provoquent d'énormes changements chaque année!La foudre est responsable de beaucoup de feux de forêts tropicales et savanes boisées.......
Après la forêt, ce n'est pas la savane, c'est les repousses d’où forêts primaires, secondaires...etc...
------colonisant progressivement la forêt tropicale.-------le fleuve Congo/Zaïre est en forêt ÉQUATORIALE comme les grands fleuves charriant les "dépôts"!!!
Deuxièmement ils ont colonisés les SAVANES BOISÉES, bien avant les forêts "tropicales"!!!
Il suffit de dire les scientifiques ont faits ou dits.....pour que ce soit évangile...!malheureusement la désinformation ne se limite pas là!!!!!!!

avatar mepourkwa / Kinshasa - 14/02/2012, 14:21

J'adore: l'empreinte environnementale de l'homme tres marquee. ah, ah! On omet de dire ce qui ne nous convient pas pour faire croire que la deforestation n'a aucune incidence sur le changement de climat.

quelqu'un peut-il dire combien d'habitants il y avait a l'epoque dans cette region?
comment l'homme arrivait-il a abattre un ou des arbres, aussi rapidement q'une tronconneuse electrique? combien de temps mettait-il a evacuer tous les arbres qu'il abattait?
Pauvres Bantous, ils etaient deja la source de tous les maux lies a la deforestation. Et si ils sont vraiment fautifs, pourquoi des siecles apres, les forets tropicales existent elles encore?
Et puisque l'article le sous entend si bien, " ben, y en avait d'autres avant qui pratiquaient la deforestation, alors pourquoi pas nous?"

Allez, allez, il y a des trous de memoire dans cet article

avatar Vinaigre - 14/02/2012, 15:10

mepourkwa / Kinshasa: 
Mbote!
-----combien d'habitants il y avait a l'epoque dans cette region?----J'ai oublié!!
L'homme arrivait-il a abattre un ou des arbres,....Maaahhh c'est des pêtisarbres, avec scies à pédaux!!!
----Allez, allez, il y a des trous de memoire dans cet article---- des trous??? NON des puits perdus!!!!
Kwaheri rafiki! 

Strange - 14/02/2012, 16:16

"Sa cause est généralement attribuée à une baisse progressive des précipitations en Afrique centrale, dans un contexte de changement climatique régional." 
Certaines causes semblent avoir été oubliées ou à peine effleurées dans ce texte :
L’esclavage, les « négriers » ont coupé des arbres pour construire les bateaux
Le commerce du bois qui a commencé au 19 e siècle par les entreprises Belges qui ont envoyé le bois vers l’Europe
L’agriculture sur brûlis pratiquée par la population congolaise
La coupe du bois de chauffe qui représente environ 45 millions de M3 par an il y a encore quelques années et sans doute encore aujourd’hui pour les zones dépourvues d’électricité 

avatar Vinaigre - 14/02/2012, 17:25

L’esclavage, les « négriers » ont coupé des arbres pour construire les bateaux --- 1°)pas de forêt équatoriale! 2°) pas beaucoup, les bateaux venaient pour charger à 90%....
L’agriculture sur brûlis pratiquée par la population congolaise....Les arbres de la forêt équatoriale sont bien plus gros que ceux d'Amérique du sud!!! et en forêt du temps passé, il y avait peu de population et encore moins d'agriculteurs.....!
La coupe du bois de chauffe.....les savanes boisées et forêts tropicales.... et comme toujours et encore EXPLOSION DÉMOGRAPHIQUE .....! 

Strange - 14/02/2012, 19:26

Voici deux articles sur l’exploitation forestière au Congo :
http://forets.greenpeace.fr/futur-vole-par-lexploitation-forestiere-en-republique-democratique-du-congo

http://afrohistorama.over-blog.com/article-apres-le-petrole-le-pillage-de-la-foret-congolaise-81823382.html


avatar Vinaigre - 14/02/2012, 20:57

Strange - 14/02/2012, 19:26
Voici deux articles sur l’exploitation forestière au Congo-----
Actuellement ou disons depuis les indépendances, l’Afrique se fait saignée à blanc et les forêts comme TOUT le reste, et même les animaux sont exploités à outrance....Avec les chinois, la concurrence et devenue impossible; Ils sont plein aux as "LE POGNON- tien-tien) et les occidentaux sont des pompes aspirantes non refoulantes....les MAÎTRES des valses de chiffres!
C'est désolant et on ne voit pas le bout du tunnel...!

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10 février 2012

Faute de commerce, l'Afrique perd des milliards


lu pour vous dans le figaro


Faute de commerce, l'Afrique perd des milliards

Mots clés : 

Par Anne CheyvialleMis à jour le 10/02/2012 à 09:51 | publié le 09/02/2012 à 19:30 Réagir
Le rapport de la Banque mondiale souligne la faiblesse des échanges entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales séparées par le fleuve Congo sans pont pour les relier.
Le rapport de la Banque mondiale souligne la faiblesse des échanges entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales séparées par le fleuve Congo sans pont pour les relier.Crédits photo : © David Lewis / Reuters/Reuter

La Banque mondiale alerte sur les multiples freins aux échanges interrégionaux.

«Les pays africains commercent peu entre eux.» Un rapport de la Banque mondiale liste les multiples entraves tari­faires, techniques, logistiques, administratives et juridiques qui brident les échanges du continent. Une perte de revenus potentiels évaluée à plusieurs milliards de dollars par an, précisent les experts. Ainsi, en Afrique australe, ils chiffrent à 3,3 milliards le manque à gagner pour la Communauté de développement, qui regroupe quinze pays de la région (SADC), dont l'Afrique du Sud, l'Angola ou la République du Congo, ce qui représente le cinquième du total des exportations de la région.

Pourtant, une diversification et une augmentation des échanges permettraient de réduire la dépendance du continent aux exportations de matières premières - minerais, énergie et agricoles - tout en contribuant à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. La Banque mondiale souligne «l'épaisseur des frontières», plus importante en Afrique que dans les autres régions du monde. Les pays africains accusent un net retard dans les infrastructures, la logistique, les douanes, les procédures d'importation et d'exportation. En témoigne le coût des échanges transfrontaliers, plus du double qu'en Asie de l'Est ou entre les pays de l'OCDE.

Coût de transport

À titre d'exemple, le rapport mentionne la faiblesse des échanges entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales séparées par le fleuve Congo sans pont pour les relier et pourtant troisième agglomération du continent. Seulement 1,12% de toutes les importations déclarées en République du Congo proviennent du pays frontalier, la République démocratique du Congo (RDC). Le trafic de passagers est cinq fois plus faible que celui qui était enregistré entre Berlin-Est et Berlin-Ouest en 1988, juste avant la chute du Mur. En cause, explique la Banque mondiale, un coût pour la traversée du fleuve de l'ordre de 40 dollars, soit de 40 à 80% du revenu mensuel des résidents. Autre exemple, la chaîne de supermarchés sud-africaine Shoprite dépense 20.000 dollars par semaine en permis d'importation juste pour distribuer ses produits en Zambie. C'est aussi l'anecdote d'une commerçante qui achète ses œufs au Rwanda et doit en donner un à chaque fonctionnaire lorsqu'elle rentre au Congo. «Certains jours, je donne jusqu'à 30 œufs», raconte-t-elle sur une vidéo. «Les entraves au commerce sont énormes et affectent de manière disproportionnée par les petits commerçants, dont la plupart sont les femmes. Il revient aux dirigeants africains de joindre l'acte à la parole », enjoint la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, Obiageli Ezekwesili. C'est-à-dire d'harmoniser les politiques et de mobiliser les investissements pour doper les marchés régionaux.

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