Selon l'agence française de presse (AFP)Au moins 20.000 enfants travaillent dans les mines d'or artisanales au Mali

Ces enfants orpailleurs "travaillent dans des conditions extrêmement dures et dangereuses", notamment à creuser des puits de mines, travailler sous terre, remonter des charges de minerai pesantes, qu'ils transportent ou concassent, avec des moyens rudimentaires et de façon informelle, explique l'ONG.

Beaucoup d'entre eux utilisent "du mercure, une substance toxique, pour séparer l'or du minerai. Le mercure attaque le système nerveux central et s'avère particulièrement nocif pour les enfants", ajoute-t-elle.

"Lors de l'enquête, nous avons interrogé beaucoup d'enfants, mais aussi des adultes. (...) Dans notre recherche, nous n'avons pas répertorié des cas de décès, mais des cas de maladie", a déclaré lors d'une conférence de presse l'auteur du rapport, Juliane Kippenberg, chercheuse à HRW.

Selon HRW, la plupart des enfants mènent leurs activités aux côtés de leurs parents ou de proches pour améliorer les revenus de la famille en vendant l'or aux commerçants locaux, d'autres tentent de travailler seuls, s'exposant à l'exploitation et à des abus.

Selon Mme Kippenberg, des "autorités locales tirent souvent profit de l'orpaillage et se soucient peu de la lutte contre le travail des enfants."

D'après HRW, l'or produit dans les mines artisanales au Mali est en grande partie "acheté par des petits négociants qui fournissent des intermédiaires et des maisons de négoce à Bamako, la capitale".

Environ 4 tonnes d'or artisanal sont exportées chaque année notamment vers la Suisse et les Emirats arabes unis, pour une valeur estimée à 218 millions de dollars (plus de 162 millions d'euros), selon les chiffres officiels rapportés par l'ONG, qui appelle les autorités et les différents acteurs du secteurs à prendre des mesures pour mettre fin au travail des enfants dans les mines d'or.

Le Mali est le troisième producteur d'or en Afrique, après l'Afrique du Sud et le Ghana.