22 novembre 2011

Sarkozy financé par l'Afrique: nouvelles accusations

Lu dans la tribune de Geneve et le journal gratuit 20 minutes

Sarkozy financé par l'Afrique: nouvelles accusations

RÉVÉLATIONS | Selon l'ancien conseiller personnel d’Omar Bongo, le défunt président gabonais, aurait contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Des mallettes auraient même continué de circuler après l'élection du président français.

Keystone
© Keystone | Nicolas Sarkozy et le défunt président du Gabon Omar Bongo entretenaient des relations troubles d'interdépendance.
 
AFP | 22.11.2011 | 12:10

Un proche d’Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a "contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy", dans un ouvrage sur "Le scandale des biens mal acquis" des chefs d’Etat africains en France, à paraître jeudi.
La présidence française se refuse à tout commentaire.

L’accusation émane de Mike Jocktane, conseiller personnel d’Omar Bongo depuis 2005 promu directeur adjoint de son cabinet en janvier 2009, avant de rejoindre l’opposition à Ali Bongo, qui succède à son père en août de la même année.

Fonds occultes

"Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy", affirme-t-il aux journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung, auteurs du livre "Le scandale des biens mal acquis" (Editions La Découverte) dans un entretien réalisé en septembre.

Il confirme les révélations de l’avocat franco-libanais et conseiller de l’ombre de présidents français pour l’Afrique Robert Bourgi, qui a affirmé en septembre avoir remis "20 millions de dollars" à l’ex-président Jacques Chirac (1995-2007) et à son Premier ministre Dominique de Villepin.

Mais il va plus loin que l’avocat selon lequel "ni Omar Bongo ni aucun autre chef d’Etat africain" n’ont remis d’argent à Nicolas Sarkozy par son "intermédiaire".

"Contrairement à ce que prétend Robert Bourgi (...), les mallettes ont continué de circuler avant et après l’élection de Nicolas Sarkozy", assure Mike Jocktane.

Michel de Bonnecorse, ancien conseiller pour l’Afrique de Jacques Chirac, avait déjà accusé Robert Bourgi d’avoir remis des fonds occultes à Dominique de Villepin ainsi qu’à Nicolas Sarkozy à un moment où le Premier ministre et son ministre de l’Intérieur étaient grands rivaux à droite pour l’élection de 2007.

Quand Bourgi choisit au printemps 2006 de rejoindre Nicolas Sarkozy, il ne fait "plus qu’une (mallette), plus grosse, qu’il dépose aux pieds du ministre de l’Intérieur", affirme M. de Bonnecorse dans le livre de Pierre Péan "La République des mallettes".

L'Afrique et les mallettes

L’enquête lancée après les accusations de Robert Bourgi vient d’être classée sans suite, faute d’éléments pour prouver des faits par ailleurs prescrits. Ses déclarations avaient rompu le silence traditionnel entourant la Françafrique, réseau opaque d’influences hérité de l’époque coloniale, avec laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de rompre.

Mike Jocktane, comme avant lui plusieurs hommes politiques africains et experts de la région, décrit un système bien rôdé.
"Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu’il vient chercher sa mallette... Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. (...) Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d’enrichissement personnel".

"Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo", ce qui, affirme-t-il, constitue "l’un des moyens de pression de Libreville sur Paris".

C’est cette relation complexe d’interdépendance qui aurait conduit la France à saluer hâtivement l’élection d’Ali Bongo alors même que la cour constitutionnelle du pays n’avait pas encore rejeté un recours de l’opposition sur des fraudes massives, selon des opposants gabonais et des experts.

Dans un documentaire diffusé en décembre 2010, Michel de Bonnecorse déclarait que les premiers résultats donnaient Ali Bongo battu par son adversaire André Mba Obame à 42% contre 37%.

Robert Bourgi aurait aussi initialement reconnu la défaite du fils Bongo. "Le petit a perdu, le petit a perdu!", aurait-il lancé pris de panique à des proches de Nicolas Sarkozy au soir du vote, selon un témoin oculaire de la scène à Paris, cité dans "Le scandale des biens mal acquis".
Pour Mike Jocktane, "l’empressement avec lequel la France a reconnu l’élection frauduleuse d’Ali Bongo en 2009 s’explique par les mallettes distribuées".

 

 



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Afrique du Sud: la capitale va changer de nom, pour s'appeller...

 

Afrique du Sud: la capitale va changer de nom, pour s'appeller...

 

La capitale sud-africaine, Pretoria, sera rebaptisée d'ici à la fin 2012, et ses principales artères porteront des noms des héros de la lutte anti-apartheid, a annoncé son maire mardi à la une du quotidien Pretoria News. Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994, veut depuis longtemps adopter le terme africain de Tshwane, car le nom actuel de la capitale honore le héros afrikaner Andries Pretorius, qui a écrasé une dizaine de milliers de Zoulous en 1838. Le changement de nom avait été quasiment fait en 2005, avant que les  autorités ne reculent au nom de l'unité nationale, devant la forte protestation  d'une partie de la population blanche. Le terme Tshwane désigne déjà une vaste communauté urbaine de 2,5 millions d'habitants qui englobe Pretoria, sa banlieue, et d'autres localités des  environs. Il est volontiers employé par le gouvernement pour désigner la  capitale. "Quand nous disons que nous voulons changer le nom de la ville et remplacer les noms des rues par des noms de héros de notre lutte (anti-apartheid), ils parlent de ce que ça coûte. Nous allons dépenser cet  argent de façon à être sûrs que notre histoire est correctement rapportée", a  déclaré le maire (ANC), Kgosientso Ramokgopa. "En tant que dirigeants de cette ville, nous allons nous assurer que tous  les espaces et symboles de cette ville seront transformés", a-t-il ajouté, annonçant certains changements de noms de rue. Les principales artères portant des noms de héros afrikaners et de  dignitaires du régime de l'apartheid sont bien sûr concernées, mais aussi Church Street (rue de l'Eglise), la principale artère de la ville: "Church Street est la plus longue rue de cette zone, et elle doit être traitée en  priorité à cause de son importance et de son exposition", a remarqué le maire. M. Ramokgopa a parallèlement regretté que l'actuel boulevard Nelson Mandela  de Pretoria -- seul axe de la ville rendant hommage à une personnalité de la "Nouvelle Afrique du Sud" -- soit si court. "En fait, c'est manquer de respect  à Nelson Mandela", a-t-il relevé.

 

Source : TF1 NEWS

Posté par Kibaya à 15:32 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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