Dernièrement, l’Organisation mondiale de la Santé, l’OMS, annonçait le lancement d’un plan mondial contre les résistances aux traitements du paludisme. «  Si rien n’est fait rapidement pour prévenir l’apparition et la propagation de parasites résistants, le monde risque de perdre son traitement le plus efficace contre cette maladie», affirme l’agence de l’ONU responsable de la Santé.

La prise en charge du paludisme repose aujourd’hui, sur des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine, les ACT. Or dans certaines zones situées à la frontière du Cambodge et de la Thaïlande, des cas de résistance à ces traitements ont été observés. Certes aujourd’hui les ACT sont efficaces dans 90% des cas au niveau mondial. Mais selon l’OMS, « si les ACT cessent d’être efficaces, de nombreux pays n’auront aucune solution de rechange ».

Le plan d’action élaboré à Genève vise notamment, à interrompre la propagation des parasites résistants. Il doit aussi améliorer le contrôle et la surveillance de la résistance aux ACT, ainsi que l’accès aux tests diagnostics du paludisme. Rappelons que la lutte contre ce dernier a enregistré de nombreux progrès au cours de la dernière décennie. Le nombre de cas par exemple, a diminué de plus de 50% dans 43 pays. Et toujours sur la même période, plus de 750 000 vies ont pu être sauvées.

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