23 juillet 2010

Le Di-Antalvic retiré de la vente en France d'ici à 2011

Le Di-Antalvic retiré de la vente en France d'ici à 2011

Mots clés : Di-AntalvicMédicamentFranceEMEAAfssaps

Par Flore Galaud
21/07/2010 | Mise à jour : 22:06
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En France, ces médicaments re­présentent un volume de vente considérable : près de 70 millions de boîtes par an.
En France, ces médicaments re présentent un volume de vente considérable : près de 70 millions de boîtes par an. Crédits photo : AFP

La Commission européenne estime que les médicaments antidouleur de ce type peuvent être dangereux en cas de surdosage.

Un retrait qui concerne près de huit millions de Français. Les médicaments anti-douleur contenant du paracétamol (PC) et du dextropropoxyphène (DXP), comme le Di-Antalvic, ne seront plus disponibles sur le marché dans un délai maximum de quinze mois, a indiqué mardi l'agence européenne du médicament (EMEA), chargée d'évaluer les médicaments qui circulent sur le marché européen. Selon elle, les preuves d'efficacité thérapeutique du DXP seul, ainsi que les preuves de la supériorité de l'association PC-DXP par rapport au paracétamol seul, sont en effet insuffisantes au regard du risque de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire (tentative de suicide).

Délivré sur ordonnance depuis 1964, le Di-Antalvic a des propriétés antalgiques. Il est habituellement indiqué dans le traitement des douleurs modérées ou intenses, ou qui ne sont soulagées ni par l'aspirine, ni par le paracétamol, ni par l'ibuprofène utilisé seul. Les Français, qui représentent 95% de la consommation européenne, sont de très loin les plus gros consommateurs européens de ce genre de médicaments, selon l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps).

En Grande-Bretagne et en Suède, ce type de médicament a été retiré des pharmacies il y a six ans. En Suède, des études ont en effet relevé 200 morts par an (sur 9 millions d'habitants) suite à des intoxications volontaires ou accidentelles. La Grande-Bretagne, de son côté, a relevé 400 morts par an (sur 60 millions d'habitants) pour les mêmes raisons. De quoi décider les autorités à retirer ce type de produit du marché.

 

L'Afssaps obligée de suivre

 

L'Afssaps, pourtant, indiquait en juin 2009, alors que l'EMEA venait de rendre ses premières conclusions, ne pas être favorable à son retrait en pharmacie. Les études effectuées dans l'Hexagone, notamment en 2005 et en 2006, ont en effet «mis en évidence un nombre de décès inférieur à celui observé en Suède et au Royaume-Uni», indiquait alors l'Afssaps. Dans ces conditions, elle «avait considéré que ces données ne justifiaient pas de mesures de restriction ou de remise en cause de l'usage du DXP».

Néanmoins, «à la suite de la procédure européenne de réévaluation du rapport bénéfice/risque de tous les médicaments contenant du dextropropoxyphène, la Commission européenne, dans sa décision du 14 juin 2010, demande le retrait dans l'Union européenne des autorisations de mise sur le marché de toutes les spécialités en contenant, dans un délai maximum de 15 mois», a indiqué mardi l'Afssaps, qui est tenue de suivre la recommandation de son aînée européenne.

Dès juin dernier, l'agence française recommandait donc aux médecins ne plus prescrire ces produits. Elle réitère cette recommandation et ajoute que de nouvelles consignes sur la prise en charge de la douleur seront disponibles à l'automne, afin de les aider à déterminer la solution alternative la plus adaptée à leur patient. Les patients, de leurs côtés, sont invités à consulter, sans urgence, leur médecin, par exemple à l'occasion d'un renouvellement d'ordonnance.

Source :www.figaro.fr 

 

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20 juillet 2010

Définition du Colonialisme

Colonialisme

Définition du colonialisme


Etymologie : du latin colonia, venant de colere, cultiver. Etymologiquement une colonie est une population qui s'installe sur une terre lointaine pour y cultiver la terre et pratiquer son culte.

Le colonialisme est une doctrine politique qui préconise ou cherche à justifier l'exploitation d'une colonie, d'un territoire ou d'un Etat par un Etat étranger. La souveraineté que le pays colonisateur exerce sur sa colonie se traduit par une domination politique (mise en place d'une administration, d'un gouverneur...), militaire et une exploitation économique au détriment des populations locales. 

L'expansion des pays colonisateurs s'effectue sur des territoires moins développés ou militairement plus faibles. Les motivations du colonialisme peuvent être variées :
  • Accaparer des ressources naturelles, des matières premières.
  • S'assurer de nouveaux débouchés en cas de surproduction.
  • Disposer d'un espace de peuplement, lorsque le pays colonisateur apparaît trop étroit.
  • Contrôler des routes commerciales et assurer leur sécurité.
  • Empêcher l'expansion de puissances concurrentes.
  • Disposer de bases militaires avancées à des emplacements stratégiques.
  • Accomplir une "mission civilisatrice" (voir ci-dessous).
Les grandes puissances coloniales comme la France, l'Angleterre, la Belgique, l'Espagne, le Portugal ont longtemps considéré qu'il était de leur devoir, en tant que pays civilisés de race blanche, d'aller "apporter la civilisation à des races inférieures". Depuis la Seconde Guerre Mondiale, le colonialisme est perçu négativement car il s'oppose au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes

Le colonialisme antique, grec notamment, se distingue du colonialisme moderne (depuis le XVIe siècle) par un essaimage de colonies autonomes, mais porteuses de la culture de la métropole, alors que dans ce dernier l'exploitation de la colonie se fait surtout au profit de la métropole.

Le colonialisme est une forme d'impérialisme


Source : www.toupie.org

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18 juillet 2010

Le blogueur et journaliste Théophile Kouamouo écroué avec son équipe depuis le 13 juillet

Côte d'Ivoire : le blogueur et journaliste Théophile Kouamouo écroué avec son équipe depuis le 13 juillet

Posted: 17 Jul 2010 05:52 AM PDT

par Elia Varela Serra · Traduit par Claire Ulrich · Voir le billet en anglais [en]

Le mardi 13 juillet, le blog du journal ivoirien Le Nouveau Courrier annonçait que le journal avait été perquisitionné par la police après avoir publié le même matin la première partie d'une enquête de fond, dont la publication devait s'étaler sur toute la semaine, sur des faits decorruption au sein la filière du café et du cacao en Côte d'Ivoire ( article).

[…] le journal a publié aujourd’hui, à sa une, un dossier exclusif au sujet de l’enquête sur les détournements dans la filière café-cacao titré : « Le livre noir de la filière café-cacao, comment les barons ont pillé l’argent des planteurs ».

Le boom que ce dossier a créé au sein du lectorat ce matin a mis en branle les services du procureur de la République Tchimou Raymond. Sur instruction de celui-ci et sans aucun mandat de perquisition, des commissaires et lieutenants de la police criminelle ont débarqué à la rédaction de Le Nouveau Courrier avec pour mission, disent-ils, de récupérer le document de base ayant servi à la rédaction de l’article. Après avoir fouillé tous les ordinateurs de la rédaction, ils ont finalement emportés avec eux un ordinateur portable au lieu du fameux document.

Après la perquisition dans les bureaux du Nouveau Courrier, qui n'a rien donné, le directeur de la publication Stéphane Guédé, le directeur de la rédaction Théophile Kouamouo et le rédacteur Saint Claver Oula ont été arrêtés pour avoir refusé de révéler leurs sources.

Le Nouveau Courrier est un quotidien d'information qui a commencé à paraitre en Côte d'Ivoire il y a moins de deux mois, le 25 mai, avec l'objectif d'offrir aux lecteurs une nouvelle approche de l'actualité et des enquêtes fouillées. Le directeur de la rédactionThéophile Kouamouo est l'un des blogueurs les plus connus d'Afrique francophone. Il a également reçu, avec son épouse Nadine Tchaptchet-Kouamouo - également journaliste -  une bourse Rising Voices pour son projet Abidjan BlogCamps destiné à former des blogueurs en Côte d'Ivoire. Citoyen français, d'origine camerounaise, ancien correspondant du quotidien français Le Monde, il vit à Abidjan depuis plus de dix ans et est respecté comme journalisme et professeur en école de journalisme, en Côte d'ivoire et à l'étranger. Il se décrit lui-même comme un “serial entrepreneur”. L'une de ses entreprises qui a connu le plus de succès est la plateforme de blogs ivoirienne Ivoire-Blog.

Des blogueurs et des journalistes ont témoigné leur soutien à Théophile et à l'équipe sur une pétition en ligne demandant leur libération immédiate, ainsi que sur Twitter, et sur un groupe Facebook où sont publiées les dernières informations. C'est par ce groupe que nous avons appris que les trois journalistes étaient en garde à vue depuis mardi matin, et toujours interrogés afin de révéler leurs sources. Que le vendredi 16 juillet, ils ont été présentés à un juge. Il semble qu'ils aient été ensuite transférés  à la MACA (Maison d'Arrêt Centrale D'Abidjan. Le créateur de la page Facebook, le blogueur ivoirien Manasse Dehe, a écrit aujourd'hui samedi :

il n'est plus question de les libérer , c'est là le problème. mais de trouver laquelle des fautes ils ont commis; c'est déjà décidé qu'ils doivent payer pr kkchose qu'ils n'ont pas fait. maintenant les …avocats luttent pour que ce qu'on va leur coller, soir la
plus petite des infractions : genre flagrant délit
Appelle le Président de la Republique à réagir sur ton mur ! Car lui qui est homme de Justice; il peut sortir les 03 journalistes du nouveau
courrier de cette souffrance qu'ils ne méritent pas !!!!

Saint-Clavier Oula in his cell today

Voici la dernière mise à jour sur le compte Facebook du  Le Nouveau Courrier :

Théophile Kouamouo, Saint-Clavier Oula, Stéphane Bahi sont actuellement enfermés dans une cellule pleine à craquer. Attendant leur tour devant le juge. Oula est très affaibli. Il a commencé une grève de faim et refuse aussi de prendre ses médicaments…

Depuis que la nouvelle de leur arrestation a été diffusée, mardi 13, les journalistes ont reçu de nombreux témoignages de soutien de confrères et deblogueurs en Côte d'Ivoire et à l'étranger.

Reporters sans frontière a diffusé un communiqué le 14 juillet :

Ce sont des méthodes que Reporters sans frontières n’avaient pas observées en Côte d’Ivoire depuis de nombreuses années. L’accusation de vol ne tient pas la route. Il est important de garder à l’esprit que la protection des sources est un principe fondamental de la pratique du journalisme, principe qui a tout son sens dans une affaire aussi sensible que celle de la filière café-cacao.

Sur la page Facebook, des confrères ont souligné que le premier article du code officiel d'éthique des journalistes ivoiriens publié par le Ministère de la communication ( lire ici) fait référence au droit des journalistes à garder le secret sur leurs sources :

Tout journaliste doit revendiquer les droits suivants :
Article 1 : La protection de ses sources d’information.

Ce matin (le 17 juillet) le Groupement des entreprises de presse ivoiriennes (Gepci) a publié un communiqué qualifiant l'arrestation d'atteinte à la liberté d'expression en Cote d'Ivoire :

Emprisonner des journalistes pour les contraindre à violer leur propre déontologie en livrant leur source d'information n'est pas acceptable. Surtout que la loi 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse n'autorise plus qu'un journaliste soit privé de sa liberté pour des faits, en rapport direct avec l'exercice de son métier, tels que ceux reprochés aux responsables et aux journalistes du quotidien Le Nouveau Courrier.

Le portail de journalisme citoyen Avenue225, qui couvre l'affaire depuis mardi, a annoncé que les syndicats de la presse se sont engagés à publier le reste de l'enquête sur les filières du café et du cacao s'ils n'étaient pas libérés aujourd'hui 17 juillet.

 

Source Global voices

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10 juillet 2010

Siemens veut investir 200 millions d'euros en Afrique en deux ans


  Texte        

 

Siemens veut investir 200 millions d'euros en Afrique en deux ans

BERLIN - Le groupe industriel allemand Siemens a annoncé vendredi vouloir investir 200 millions d'euros en deux ans pour se développer en Afrique, notamment dans les énergies renouvelables et la santé.

"Des possibilités de croissance innombrables s'ouvrent pour Siemens en Afrique", a dit le patron du groupe Peter Löscher, cité dans un communiqué. Il se trouvait vendredi à Johannesburg pour fêter le 150ème anniversaire de la présence de Siemens en Afrique du Sud.

"Nous sommes l'un des leaders mondiaux à la fois dans les technologies de l'énergie et sur le marché de l'eau", a-t-il dit, faisant valoir qu'un Africain sur deux n'a pas accès à l'électricité, et un sur trois aucun accès à l'eau potable.

Siemens, fabricant d'éoliennes comme de matériel médical de pointe, table aussi sur le développement de partenariats public-privé dans le secteur hospitalier en Afrique, ainsi que sur un boom des énergies renouvelables dans le continent.

Le groupe allemand a décroché l'an dernier pour 1 milliard d'euros de contrats en Afrique, et veut tripler cette somme d'ici 2012.

En janvier Siemens avait indiqué vouloir réaliser des investissements d'un montant à peu près équivalent (250 millions d'euros sur deux ans) en Inde.

Source : (©AFP / 09 juillet 2010 12h58) Romandie News

 

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09 juillet 2010

Afrique-France : Un ancien ambassadeur au Sénégal parle

Politique

Le ministère des Affaires étrangères en ébullition

Court-circuité sur les dossiers africains, pris en étau par les coupes budgétaires, le Quai d'Orsay ne cache plus sa crise. « C'est un ministère sinistré », accuse Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur à Dakar.

De l'avis de nombreux diplomates, le feu couvait depuis longtemps. Le ministère manque chroniquement de moyens. Ses effectifs ont été réduits de 11 %, de 1997 à 2007, ses moyens financiers de 20 % La rigueur, le Quai d'Orsay n'a pas attendu la crise pour s'y frotter. Mais voilà. Comme dans toute institution, il y a des choses que tout le monde sait et que personne ne dit publiquement. Depuis quelques jours, ce registre a vécu.

Le premier à déchirer le voile du silence, c'est Jean-Christophe Rufin. Médecin humanitaire, écrivain académicien, ambassadeur sui generis. Depuis trois ans, il représentait la France au Sénégal. Dans deux entretiens, à une radio sénégalaise puis dans le quotidien Le Monde, Rufin a mis les pieds dans le plat : « C'est un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total car ils ne se sentent pas défendus. »

« Affaiblissement »

Comme pour doubler la dose, deux anciens ministres sont montés au créneau, toujours dans Le Monde. Alain Juppé et Hubert Védrine tirent la sonnette d'alarme sur les nombreuses restrictions budgétaires imposées depuis longtemps et parlent d'un« affaiblissement disproportionné », à la veille d'un nouveau tour de vis. « L'effet est dévastateur : l'instrument est sur le point d'être cassé », avertissent les deux anciens ministres, l'un de droite, l'autre de gauche. « Tous nos partenaires s'en rendent compte. »

Voilà pour le volet financier. Mais Jean-Christophe Rufin a aussi mis en cause le fonctionnement de la diplomatie française sur les questions africaines. En 2007, fraîchement nommé ambassadeur à Dakar, il espérait un nouveau cours dans les relations France-Afrique. Aujourd'hui, il se déclare déçu et conteste ouvertement Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, qui gère souvent directement les dossiers les plus sensibles avec les pays africains, au Gabon ou au Sénégal.

Le deuxième réseau diplomatique au monde

Selon Rufin, sur bon nombre de sujets, les décisions échappent totalement au contrôle du ministre, Bernard Kouchner. « Les plus sensibles sont tranchées par Claude Guéant, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique », attaque l'ancien ambassadeur. « On n'est jamais trahi que par les siens », a rétorqué hier le ministre, qui avait nommé l'écrivain, ancien membre comme lui de Médecins sans frontières, à la tête de la plus grande ambassade de France en Afrique.

Le porte-parole, Bernard Valero, a rejeté hier l'idée d'une diplomatie en crise. Avec 160 ambassades et un réseau unique d'établissements scolaires, le réseau diplomatique français est, par sa taille, le deuxième au monde, juste après les États-Unis. Derrière les douloureux arbitrages budgétaires, c'est un vrai choixpolitique qu'attendent les diplomates.

Laurent MARCHAND
Source : Ouest France

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