Les toilettes, un « luxe » inaccessible dans certaines régions du monde

En 2008, près de 40% de la population mondiale était encore privée d’accès à un système d’assainissement de bonne qualité. Les efforts de l’OMS et de l’UNICEF, engagées dans un Programme conjoint de Suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, commencent malgré tout à porter leurs fruits : la partie de la population mondiale qui en est réduite à satisfaire ses « besoins naturels » à ciel ouvert n’est   « plus que de » 17%, contre 25% en 1990.

 

Plus d’un milliard de femmes et d’hommes dans le monde vont à la selle en pleine nature. Si cette pratique, la moins hygiénique de toutes, est en déclin général, elle reste très ancrée en Asie du Sud Est. Les toilettes improvisées y sont le lot de 44% de la population. 

 

Sept fois sur dix, les zones rurales sont affectées par ce défaut de systèmes d’assainissement. L’accès à un « assainissement amélioré » est loin de se généraliser aussi rapidement que l’accès à l’eau potable – à laquelle 87% de la population accède aujourd’hui.  Si sur ce point, les Objectifs du Millénaire pour le Développement seront atteints à l’échéance 2015, l’OMS convient que ce ne sera probablement pas le cas pour l’assainissement, où le seuil du milliard de nouveaux raccordements paraît illusoire.

 

Or ces problèmes – mauvaise qualité de l’eau et défaut de circuits d’assainissement - coûtent chaque année la vie à 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans.

 

Ils relèvent à l’évidence, d’une réflexion globale. Pourquoi ne pas envisager la transformation de ces déchets en combustible ? Une voie intéressante qui offrirait des ressources énergétiques supplémentaires, dans des zones souvent frappées par la plus extrême pauvreté. Au Tibet comme en Inde, les excréments animaux sont d’ailleurs fréquemment utilisés dans les cheminées à la place du bois…

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