L’hygiène de vie, c’est bien aussi pour le sexe…
L’hygiène de vie, c’est bien aussi pour le sexe… Sédentarité et tabagisme, figurez-vous, augmenteraient le risque de dysfonction érectile. Voilà donc une raison supplémentaire de bien soigner son hygiène de vie ! Les médicaments c’est bien, mais il y a des échecs et des effets secondaires. Sans parler de leur coût et de leurs inconvénients en matière de spontanéité rappelle le Pr Muammer Kendirci. Urologue-andrologue à Istanbul en Turquie, il s’est penché sur l’intérêt de l’exercice physique et du sevrage tabagique… dans le traitement de la dysfonction érectile. Chez des hommes inactifs ou faiblement actifs (c’est-à-dire pratiquant moins de 2 heures et demi d’activité physique par semaine), l’augmentation du risque de dysfonction érectile peut atteindre 43% à 61%. Or c’est avéré, l’exercice physique fait baisser les facteurs de risque de dysfonction érectile, comme le diabète et l’hypertension. Bien plus, il exerce également un effet intrinsèque, en améliorant la circulation sanguine. Laquelle est évidemment nécessaire à une érection de qualité. Le tabagisme aussi est un sujet d’importance. La probabilité pour un fumeur de présenter une dysfonction érectile est multipliée par deux, en comparaison d’un non-fumeur. Le risque est d’ailleurs proportionnel au nombre de cigarettes fumées… mais diminue avec l’arrêt du tabac. Mieux vaut arrêter tôt, avant que ne surviennent les changements vasculaires responsables de la dysfonction érectile. Alors Messieurs si vous voulez continuer à profiter de la vie et de l’amour… n’aspirez pas la bouffée de trop ! Un organe à la hauteur de sa mission Elle est très mobile et molle, elle mesure 10 cm de long environ et joue un rôle essentiel, notamment dans notre alimentation. Il s’agit de notre langue, bien sûr. Un organe installé au milieu de la bouche, relié à la base du pharynx. Elle se compose d’une multitude de récepteurs sensoriels que l’on appelle des papilles. Une véritable magie. Car la langue, c’est un concentré de la plus haute technologie. D’abord sur le plan purement « mécanique », elle est en quelque sorte à la bouche ce que les doigts sont à la main. La langue brasse les aliments pour faciliter leur mélange à la salive. Mais pas seulement. Elle participe aussi à la constitution du bol alimentaire, en comprimant la nourriture contre le palais, avant de la propulser dans le pharynx en direction de l’œsophage puis de l’estomac. Et par son positionnement dans la bouche, elle nous permet aussi d’élaborer et de moduler des sons. De parler, tout simplement. Mais la langue, c’est également le goût. Les papilles qui la composent sont à l’origine du signal gustatif sans lequel nous serions incapables de distinguer le sucré du salé, par exemple. Classées par forme –foliées, caliciformes, ou fongiformes – ces papilles renferment des « bourgeons du goût ». Ces derniers fonctionnent comme des récepteurs sensoriels. Ils transmettent au cerveau les informations chimiques correspondant aux caractéristiques gustatives des aliments présents dans notre bouche. Une mission très pointue, partagée il est vrai, par la vue et l’odorat qui participent aussi mais de façon indirecte, à l’élaboration du goût. « Source : www.destinationsant e.com »
L’ail, condiment aux mille vertus
L’ail, condiment aux mille vertus
Il est certes, l’allié de nos assaisonnements. Mais l’ail serait-il aussi, un médicament ? L’Histoire pourrait le laisser croire. Dans l’Antiquité, les armées grecques et romaines l’utilisaient pour décupler leurs forces. Les Khirgizes considérés comme les descendants directs des hordes d’Attila, en font depuis tout temps une consommation pluriquotidienne. Et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’ail permit aux Soviétiques de parer à la pénurie d’antibiotiques. Les médecins le surnommaient alors la « pénicilline russe ».
Ses vertus tiennent essentiellement à sa richesse en composants soufrés. L’ail appartient à la famille des alliacées, tout comme les poireaux, les oignons et la ciboulette. C’est prouvé, il contribue à diminuer la pression artérielle chez les hypertendus. Selon une enquête publiée par l’Institut Américain de Recherche sur le Cancer en 2007, il réduirait aussi le risque de cancer du colon. Consommé au quotidien, il évite les ballonnements intestinaux, facilite la digestion et, consommé cru, préviendrait efficacement les diarrhées.
Mieux vaut le consommer cru et le plus frais possible, mais ne négligez pas pour autant l’ail en poudre, riche en magnésium, en sélénium et en vitamines B1, B2 et B6. Quant à l’ail cuit, il en faudrait 3 à 5 gousses par jour pour obtenir les effets d’une seule gousse d’ail cru…
Modérez toutefois votre consommation si vous prenez des anticoagulants, car l’ail possède un pouvoir fluidifiant. Sa consommation est donc, déconseillée à la veille d’une intervention chirurgicale.
Quant à l’haleine, amateurs d’ail réjouissez-vous : plus vous habituerez votre organisme à l’ail et moins votre haleine en pâtira ! Sa consommation régulière favorise en effet la formation d’enzymes qui minimisent les effluves aillées… Et si cela ne suffit pas, essayez le persil ou la menthe, très efficaces.
« Source : www.destinationsante.com »
Le choix gabonais de Nicolas Sarkozy, par Philippe Bernard
Lu pour vous dans le journal le Monde.
Encore Bolloré, comme pour le port de Pointe-Noire, Nicolas Sarkosy se mouille la chemise pour aider son ami Bolloré. La françafrique n'était pas mort avec Papa Bongo.
Voici ce que donc le journal français écrit à propos de la visite de Sarkosy en Afrique.
Analyse
Le choix gabonais de Nicolas Sarkozy, par Philippe Bernard
LE MONDE | 23.02.10 | 13h06 • Mis à jour le 23.02.10 | 13h06
Aucun autre pays d'Afrique n'a eu le privilège d'accueillir le président de la République française trois fois en moins de trois ans. C'est au Gabon d'Omar Bongo que Nicolas Sarkozy, tout juste élu en 2007, avait choisi de faire étape, pour son premier voyage sur le continent noir. C'est au Gabon en deuil que le chef de l'Etat français s'est rendu, en juin dernier, pour les obsèques du potentat qui a régné quarante-deux ans durant sur ce petit émirat pétrolier et profrançais du golfe de Guinée.
C'est à nouveau au Gabon, celui d'Ali Bongo, fils du précédent, élu en août dans des conditions contestées, que le président français a décidé de se rendre, mercredi 24 février. Il devrait y célébrer le renouveau de l'"amitié franco-gabonaise" marquée par le choix de Libreville (plutôt que Dakar) comme localisation de l'unique base militaire que la France entend conserver en Afrique de l'Ouest et par la signature d'un vaste "plan d'action" concerté.
M. Sarkozy devrait aussi exprimer l'espoir que place Paris dans le nouveau président Bongo, qui prône un "meilleur partage des richesses" et promet un "Gabon émergent". Après cette visite d'amitié, le ton sera tout autre à Kigali (Rwanda), où le président doit passer quelques heures, jeudi 25 février, pour sceller une réconciliation diplomatique avec le régime du général Kagame, qui considère la France comme un complice du génocide de 1994.
Pourquoi Nicolas Sarkozy, autrefois avocat de la "rupture" avec la "Françafrique", multiplie-t-il les signes de bienveillance avec le pays qui symbolise jusqu'à la caricature ces relations incestueuses ? Pourquoi la France continue-t-elle de concentrer tant d'attention sur ce petit pays de moins de 1,5 million d'habitants aux richesses pétrolières déclinantes ? La France s'en défend, mais elle a aidé à l'élection du fils d'Omar Bongo, considéré comme le meilleur garant de la stabilité du pays et des intérêts français. Logiquement, Paris attend les dividendes de sa sollicitude. Les Français, déjà très présents dans l'exploitation du pétrole (Total), du bois (Rougier) et du manganèse (Comilog) ne se résolvent pas à laisser d'autres leur tailler des croupières. Vincent Bolloré s'intéresse de près à l'extension du port de Libreville.
La France espère aussi qu'Ali Bongo renégocie la convention conclue en 2008 par son père avec une société chinoise pour l'exploitation de l'immense gisement de fer de Belinga. Le même français Bolloré convoiterait le marché de la logistique et du transport du minerai.
La situation géographique du Gabon, au coeur du continent, à portée d'avion de la plupart des zones de crise, constitue un autre atout aux yeux de Paris. D'autant que le régime gabonais, peu émancipé de l'ancien colonisateur, ne voit aucun inconvénient à continuer d'accueillir une base de l'armée française qui lui sert d'assurance-vie depuis quatre décennies.
Le fait que le Gabon siège au Conseil de sécurité de l'ONU jusqu'à la fin 2011 et qu'il le présidera en mars, au moment où pourrait avoir lieu le débat sur les sanctions contre l'Iran, explique aussi l'étape du président français à Libreville.
Si Nicolas Sarkozy veut croire qu'Ali Bongo est capable de rompre avec le mode de gouvernement de son père, mélange d'autoritarisme cynique, de clientélisme bonhomme et de prédation financière, c'est que le personnage d'Ali Bongo, qui affiche son volontarisme politique sans renier un mode de vie bling-bling, est sans doute familier au président français. C'est aussi que l'époque a changé.
Timidement, la démocratie fait son chemin au Gabon, et la France, depuis le génocide au Rwanda, ne veut plus apparaître en sauveteur de régimes décriés. Reste la réalité gabonaise : celle d'un pays potentiellement prospère mais parsemé de bidonvilles et où l'espérance de vie ne dépasse pas 57 ans. Les premières décisions d'Ali Bongo - instauration de la journée continue pour améliorer la productivité, augmentation des salaires, recensement des fonctionnaires pour éliminer les postes fantômes, interdiction de l'exportation de grumes de bois pour favoriser leur transformation sur place - témoignent d'une volonté de "TsunAli", comme le surnomment ses partisans, de remettre en marche rapidement un pays paralysé par quarante-deux ans d'oligarchie.
Ces mesures resteront la "poudre aux yeux" lancée par le "monarque" Bongo II que dénoncent les opposants, si Bongo fils ne veut ou ne peut imposer la transparence, tant de sa gouvernance que du patrimoine de sa propre famille. La révélation, en février, par un rapport du Congrès des Etats-Unis, d'opérations de blanchiment d'argent, et les virements occultes de plusieurs centaines de milliers de dollars dont son épouse d'alors, Inge Lynn Collins Bongo, et lui-même "ont bénéficié" entre 2000 et 2003, montrent que les mauvaises habitudes d'Omar Bongo n'ont pas nécessairement pris fin avec sa disparition.
Nicolas Sarkozy semble peu regardant sur cet aspect du régime Bongo, puisqu'il a tout fait pour étouffer, en France, l'affaire des "biens mal acquis" (actuellement en instance à la Cour de cassation). S'il paraît considérer Ali Bongo comme un modèle, c'est sans doute que l'Afrique francophone, entre président vieillissant (Sénégal) ou absent (Cameroun), potentat agrippé au pouvoir (Côte d'Ivoire) et militaires putschistes (Guinée, Niger) offre bien peu de références positives.
Courriel : bernard@lemonde.fr.
Philippe Bernard (Service International)
Article paru dans l'édition du 24.02.10
Une pipe contre le tabac
La nouvelle campagne choc pour sensibiliser les jeunes. Deux des trois affiches prévues pour la campagne antitabac chez les jeunes. (DR) Fumer, c’est tailler une pipe aux cigarettiers. Tel est, pour faire court, le message envoyé par l’association Droit des non-fumeurs, avec sa nouvelle campagne de sensibilisation concoctée par BDDP et fils. Trois affiches montrent des ados à genoux devant un homme en costume, le sexe étant ici remplacé par une cigarette. L’objectif avoué n’est donc plus de dire que «fumer c’est mal», mais que fumer, c’est se soumettre. «Les premières cigarettes sont perçues comme un rite de passage vers l’âge adulte, l’expression d’une forme d’autonomie et d’émancipation, explique DNF dans un communiqué de presse diffusé lundi sur son site. La campagne cherche à inverser ce point de vue et à créer la prise de conscience que fumer n’est pas s’affranchir de l’autorité mais est au contraire un signe de soumission et de naïveté : soumission comportementale, psychologique et physique à une drogue addictive qui va contrôler leurs actes, souiller leur corps et même leur coûter cher.» 40% des 12-25 ans sont fumeurs, rappelle l’association. Ces affiches seront notamment placardées dans «les lieux de sortie des jeunes». Et vous en pensez quoi? Le tabac tue des millions d'Africains, de telles affiches seraient un moyen de susciter le débat autour de cette drogue en Afrique.VOUS 23/02/2010 À 09H09 (MISE À JOUR À 12H24)
Une pipe contre le tabac
Cinquantenaire des indépendances, Un camerounais écrit à Nicolas Sarkozy (suite et fin)
Je viens vous donner à lire un article publié dans le journal camerounais "le messager" du début du mois de février, à l'heure où on parle beaucoup des 50 ans des indépendances de 17 pays africains plus particulièrement les ex colonies françaises et belges et du coup d'état au Niger qui semble poser avec acuité la question de la démocratie en Afrique.
Cinquantenaire des indépendances, Un camerounais écrit à Nicolas Sarkozy (suite et fin)
Par leopold.chendjou | Mercredi 3 février 2010 | Le Messager
Les indépendances !
Anticipant sur les impondérables insurrectionnelles comme il savait si bien le faire, après avoir vainement réprimé dans une singulière violence toutes les velléités d’émancipation de ses colonies, faisant de victimes par centaines de milliers, le Général de Gaulle, dont vous vous réclamez, cède aux sirènes des indépendances, mais non sans avoir conçu et mis en branle ce sinistre système qui perdure et qui va désormais de paire avec la Ve République. Il a su détecter les indigènes les mieux à même d’intégrer la doctrine coloniale de la République et en faire des disciples assermentés. Piteusement acquis à la cause de la République, ces derniers partageront désormais avec elle la rente liée à la dette — pudiquement ou plutôt, cyniquement appelée « aide au développement » — et au pillage des ressources naturelles, des accords de coopération économique, financière et monétaire [en plus d’accords politiques, militaires et de défenses], ainsi que des accords sur les matières premières dites stratégiques ; engageant de facto des peuples innocents dans une sinistre dynamique de tragédie faite de misère, de médiocrité et d’abrutissement. La mayonnaise avait superbement pris ; le colonialisme mutait pour ainsi dire allègrement en néocolonialisme. Ainsi naquirent et prolifèrent sous suprême onction de la République, des régimes fantoches et diaboliques, ces dictatures des plus pernicieuses et des plus progrécides que votre pays dit des droits de l’Homme n’aura eu de cesse de parrainer au sein du concert dit des Nations, alors même que les populations dans leurs écrasantes majorités, ploient tragiquement sous le poids des misères des plus inconcevables des esprits dotés d’un minimum de sens civilisé. Votre pays apparaît à l’évidence comme étant le fidèle allié de ces régimes fantoches et despotiques, qu’il entend ainsi perpétuer obstinément. Et nouveauté des nouveautés, pour s’assurer les meilleures garanties de continuité, il a été instauré le concept de la succession génétique communément appelée succession dynastique. Le népotisme reste un exercice très français, c’est bien connu là-bas en Occident. Pas étonnant si les [ex]colonies subsahariennes de la République en font pratiques de prédilection. A en juger par les raccourcis que vous vous démenez sans retenue à ménager à votre bien adulé chérubin, Monsieur le Président, l’on comprend assez aisément les certitudes qui animaient le Prince du Gabon alors même que ce dernier s’engageait dans une épreuve électorale pourtant annoncée des plus tumultueuses et des plus incertaines… En somme, Monsieur le Président, ce n’est certainement pas un hasard si les sociétés francophones d’Afrique restent relativement les plus rétrogrades du continent, foncièrement antiélitistes. Les historiens estiment classiquement que la colonisation française n’a pas su former une véritable élite capable de gouverner les pays après l’indépendance, contrairement à la colonisation telle que réalisée par les Britanniques. Je dis non. Je m’inscris résolument en faux contre de telles flibusteries mémorielles. En vérité, Monsieur le Président, la colonisation française n’a jamais éprouvé la moindre volonté de former une quelconque élite capable de gouverner les pays après ces indépendances qui ne l’étaient bien entendu que de façade. Une authentique farce !
Aussi année après année, et particulièrement depuis une dizaine d’années maintenant, la France a su susciter une certaine inimitié auprès d’une jeunesse de plus en plus désabusée par les dictatures qu’elle parraine inconditionnellement. Et les tendances sont désormais implacables. Si vos collaborateurs de la Cellule Afrique de l’Elysée et ceux du Quai d’Orsay n’ont pas eu le courage de vous en faire état, je me charge volontiers de jouer bénévolement leur messager au détour de deux petites vérités non moins suffisamment loquaces sur la physionomie probable de l’élite intellectuelle d’Afrique dans les années à venir :
∑ Les étudiants africains des pays francophones qui désirent poursuivre leurs études en Occident optent désormais de préférence pour l’Angleterre, les Etats-Unis ou encore le Canada. Vous constaterez que la Belgique qui a également fait ses preuves avec un certain talent au Rwanda et au Congo-Kinshasa, est lotie dans la même enseigne que votre pays aux yeux de la nouvelle jeunesse des étudiants africains.
Chose à la mode, les parents avisés orientent désormais précocement leurs progénitures dans les cursus scolaires anglo-saxons.
Je veux bien croire que la prééminence de l’anglais sur la scène mondiale explique un tel phénomène qui tranche notamment avec l’immigration clandestine contre laquelle votre gouvernement se démène sans jamais comprendre que la déferlante dérive exclusivement de ces sinistres gouvernances en vigueur dans vos prés carrés africains. Et je ne saurais oublier ici le regard que portent à présent de pauvres citoyens africains sur vos expatriés plus ou moins innocents, désormais amenés selon vos propres consignes, à observer la plus stricte des prudences au quotidien pour ne pas s’offrir aux rancoeurs souvent ambiantes. Aussi humainement inacceptable soit l’expression des rancoeurs dans toutes ses formes, il n’en reste pas moins vrai que votre pays, lourdement impliqué dans les maux qui accablent la jeunesse dans ses [ex]colonies d’Afrique subsaharienne, reste responsable et coupable d’une politique d’ingérence tout autant humainement inacceptable. Et vous avez, bien entendu, le choix de continuer comme c’est le cas, à miser sur l’abnégation des dictatures et leurs milices pour maintenir de pseudos paix, à grand renfort de vos escadrons sous couvert des accords dits de défense. Au demeurant, il va s’en dire, Monsieur le Président, que du fait de la politique de prédation et de sujétion qui a toujours été celle de la France à l’égard de ses [ex]colonies d’Afrique subsaharienne, la jeunesse africaine frustrée et désabusée, s’éloigne, génération après génération, lentement mais sûrement, de votre pays et pire, de sa culture qu’elle assimile dorénavant à sa politique jugée pernicieuse, résolument progrécide.
La Françafrique pour toujours !
Après l’esclavage, la colonisation, les crimes politiques et les guerres sur les sols africains au moment même des indépendances supposées, arrive la Françafrique avec son cortège des crimes contre l’humanité. La République perpétue avec grand entrain ses sinistres exactions. Les intérêts privés priment sur les intérêts des peuples africains. Monsieur le Président, puis-je vous rappeler que peu après votre accession à la Magistrature suprême vous avez prononcé un discours annonçant la fin de la Françafrique dont je vous concède ici le mérite d’avoir si explicitement et officiellement reconnu l’existence. Permettez-moi cependant de constater à présent que c’est exactement l’inverse qui se produit ; même si personnellement je n’avais absolument accordé le moindre crédit à votre annonce. Au Togo, Gabon, Tchad, Congo-Brazzaville ou encore au Cameroun, pour ne citer que ces bananeraies, des exemples sont là pour attester que la rupture que vous prônez, relève de la pure rhétorique politicienne. Mieux, au lieu de mettre fin à la Françafrique, votre arrivée aux affaires a permis de décomplexer une pieuvre qui ne recule désormais devant rien, sans vergogne. A vrai dire, même les Africains les plus naïfs ne vous croient plus. Et ce n’est certainement pas votre cher ami Monsieur Bolloré qui me démentirait… Il est de ces exemples qui ne passent pourtant pas inaperçus, Monsieur le Président. L’Italie qui a effectivement foutu le camp en Libye depuis des lustres, va verser cinq milliards de dollars en dédommagement de la colonisation de ce pays. Qu’en dites-vous, Monsieur le Président ?
Vous me permettrez, Monsieur le Président, de vous raconter un petit fait-divers que j’ai vécu au Cameroun et que j’estime à bien des égards expressif. Par une nuit, attablé dans un restaurant à Yaoundé, je visionnais le journal de vingt heures sur la Première chaîne de votre pays. Journal au cours duquel j’ai eu l’occasion de constater l’élan de solidarité manifesté par les Français à l’endroit d’un petit garçon burkinabé, le nommé Idrissa Koanda, qui a ainsi pu bénéficier dans votre pays, d’une intervention chirurgicale sans laquelle il était de toute évidence condamné à une disparition certaine. Une cliente non loin de moi, visiblement séduite, ne put taire à son compagnon Blanc, très probablement un coopérant avec qui elle s’était attablée à grand plat de « caviar », sa vive admiration pour la France, pour la « générosité à l’endroit de l’Afrique ». Aussi étrange que cela pourrait logiquement vous paraître, Monsieur le Président, c’est à peine si j’ai pu contenir la vague de tristesse qui inondait mes sens… Et le respect qu’elle manifestait pour son plat, l’application et l’élan d’appétit qui étaient les siens, insinuaient sans ambiguïté qu’elle revenait de loin, sinon de très loin. A s’y méprendre, cette demoiselle ferait bien partie du cortège des victimes, cette jeunesse littéralement passée à la moulinette de la Françafrique, au compte de pertes et profits d’un système qui broie implacablement par milliers ces âmes dont le crime reste celui d’être issues des [ex]colonies de la République. A présent qu’elle semble s’agripper avec une certaine ténacité sur le radeau parachuté de lointain à dessein de jouir aussi de la manne qu’offre le luxuriant pré des Tropiques, elle s’imaginerait aisément au Paradis. Non pas qu’elle se sentirait véritablement au Paradis, elle se savait surtout péchée fortuitement de l’enfer tropical. Fût-il provisoirement !
Monsieur le Président, puis-je vous assurer que je ne porte pas malgré tout votre pays, la France, pour responsable final de la tragédie qui prévaut actuellement dans ses [ex]colonies d’Afrique subsaharienne. Non. Car ces pays, contre vents et marées, disposent désormais et parfaitement de tous les moyens de se déterminer véritablement par eux-mêmes et de fait, ils ont le plein choix de s’enliser tragiquement dans la pernicieuse politique de prédation qui a toujours été celle de votre République, de se complaire à cette funeste servitude datant de l’épopée esclavagiste et dans ce cas, n’ayant donc piteusement rien compris de l’essence même de la Raison humaine en opposition à la Bestialité humaine, ou alors ils se résolvent une fois pour toute à s’en affranchir et bâtir de nations dignes dans le genre, résolument engagées dans la voie du progrès social et de développement, tout au moins à l’image des Dragons et Tigres asiatiques. Je me demande cependant si dans l’histoire de l’humanité, outre le peuple Noir lui-même, il exista une République qui aura autant que la France œuvré si négativement pour l’image de l’Homme Noir dont vous avez vous-même pris le soin d’établir ce qui est à vos yeux le profil psychosociologique, à travers notamment votre fameux discours de Dakar sur « l’Homme africain ». A interroger l’Histoire, j’en doute, Monsieur le Président ! La France a pourtant su rester opportuniste pour s’approprier certains pseudos tournants historiques, assez souvent inéluctables, pour ainsi se targuer d’avant-gardiste sur les droits humains. Je pense surtout à l’abolition de l’esclavage, dont on sait à la faveur de la révolution industrielle qui rendait déjà inutile la main d’œuvre servile, ou encore à la déclaration universelle de droit de l’Homme qu’elle a abritée en grande pompe, et dont la question, du moins à travers le prisme du racisme, n’aurait probablement jamais dû être posée, si l’Occident [principalement] avait été habité par un certain esprit civilisé.
Et le racisme au cœur de la République
Tout comme vous, Monsieur le Président, les Noirs de nationalité française sont issus de l’immigration. Peuvent-ils pour autant légitimement éprouver ces aspirations qui ont été les vôtres et qui vous ont si royalement mené à la Magistrature suprême de votre pays ? Où sont-ils, les Noirs de votre République, Monsieur le Président ? Quelles positions occupent-ils sur l’échiquier politique national, et dans la société tout court, à comparer ne serait-ce avec ceux des pays au passé colonial tout aussi sinistrement étoffé que le vôtre ? Aussi la récente promotion de Monsieur Harry Roselmack comme premier présentateur Noir du Journal télévisé sur la Première chaîne, ou encore celle de Monsieur Pierre N’Gahane au titre de premier Préfet Noir de l’histoire de votre pays, avaient des airs des premiers pas de l’Homme sur la lune !… Sale épopée pour une communauté dont les ancêtres ont également et si généreusement versé de leur sang à dessein commun de libérer la République de la barbarie nazi !… La France n’est pas raciste ! C’est vrai qu’on ne lynche pas là-bas, du moins pas impunément. Si je ne m’abuse cependant, ce n’est sans doute pas un hasard si, il y a quelques années, votre pays en était arrivé à un doigt de voter un texte de loi acquis à l’apologie de la colonisation. Rien de moins ! Et plus encore, plutôt que d’affronter la problématique des discriminations si criardes dont sont victimes les minorités dites visibles dans votre pays, vous préférez sans surprise la continuité. Vous optez ainsi pour la perpétuation de ces subterfuges et autres stratagèmes de diversions dignes des grands classiques de votre République. Et votre génie éclairé de suggérer entre autres l’opportunité d’un débat républicain sur l’identité nationale, comme si chez vous dans votre pays, rien ne pouvait aller de soi, de bon sens, et qu’il faille absolument s’en remettre au verdict d’une société déjà mécaniquement articulée autour d’une culture de la différenciation, sur une question qui n’aurait pourtant guère droit de cité dans un environnement civilisé. Qu’on se le dise, un débat républicain sur l’identité nationale n’est en vérité rien d’autre qu’un exercice [national] de stigmatisation à l’effet direct de nourrir davantage les discriminations à l’encontre des « minorités visibles ».
En guise de conclusion, Monsieur le Président, je pense bien entendu que ce n’est pas ce sombre tableau de l’histoire de la République que vous et votre pays célébrez en cette année dite du cinquantenaire des indépendances des pays francophones de l’Afrique subsaharienne. Mais quel que soit le motif improbable de cette célébration, si vous pouvez au nom de la France, cinquante années après « les indépendances », regarder l’état de vos [ex]colonies de l’Afrique subsaharienne et en être intimement fier, alors, de Raison, vous et votre République avez sans doute de réels motifs de célébrer un événement heureux, au même titre qu’un parent qui célèbre le cinquantième anniversaire de son propre fils qui excelle désormais dans ces tares et turpitudes auxquelles il l’aura soigneusement prédestiné. La graine qui aura été semée derrière les couleurs dites officielles, a germé et poussé. Et tout cela a conduit à la prolifération de ces bananeraies des plus inégalitaires, des plus sinistres et des plus hideuses, qui portent pour l’éternité l’estampille du génie colonial de votre pays dit de Liberté, Egalité, Fraternité. La FRANCE.
Et comme je l’ai lu, Monsieur le Président, le programme de votre célébration prévoit un point d’orgue le 14 juillet prochain avec le défilé sur les Champs-Elysées des troupes de vos [ex]colonies, et surtout l’insigne honneur qui sera accordé à vos « homologues » des pays concernés, labellisés évidemment « démocrates », tout autant que vous !… Quoi qu’il en soit, Monsieur le Président, j’ose espérer, dans le sillage d’un colloque universitaire propre au génie intellectuel français, et de protocole et discours dont votre République maîtriserait le mieux la science, en savoir significativement sur un événement qui mérite à vos yeux, célébration plutôt que recueillement.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances de ma considération distinguée.
Badiadji Horretowdo
Ecrivain/romancier
© BH/janvier 2010
Email : contact@horretowdo.com
Site web: www.horretowdo.com
A lire aussi dans le même journal "le messager":
- Cinquantenaire des indépendances: Un camerounais écrit à Nicolas Sarkozy (1ère partie)
- Afrique centrale Construction: Nicolas Sarkozy courtise le Bassin du Congo
- Nicolas Nkoulou: « Je pense déjà à la coupe du monde »
- Nicolas Nkoulou : « Nous jouons pour un peuple »
- Lambo Sandjo Pierre Roger écrit au président Paul Biya
Prématurité : les pays en développement en première ligne
Prématurité : les pays en développement en première ligne Près de 10% des nouveau-nés voient le jour avant terme dans le monde. Et parmi eux, 85% naissent en Afrique et en Asie, ces continents représentant respectivement 31% et 54% des naissances prématurées. Ces chiffres reflètent une fois encore les disparités majeures entre pays en développement et pays développés. Les taux de naissances prématurées s’établissent à 3,8% en Asie centrale, 6,2% en Europe, 10,6% en Amérique du Nord et 17,5% en Afrique australe. Les conditions médicales de la grossesse sont en cause, mais aussi des facteurs génétiques et environnementaux ou certains traitements de l’infertilité. Les petits prématurés sont aussi plus exposés à la mortalité périnatale lorsqu’ils sont venus au monde dans un pays en développement.
Violence sexuelle et conflit en Afrique/ Sexual Violence and Conflict in Africa
Appel à contributions
Violence sexuelle et conflit en Afrique/
Sexual Violence and Conflict in Africa
Avant le 2 mars - Université Carleton, Ottawa (Canada)
5 et 6 mai 2010
Présentation :
L’atelier Violence sexuelle et conflit en Afrique qui se tiendra à l’Université Carleton (Ottawa), les 5 et 6 mai 2010, réunira des chercheurs et des activistes pour amorcer une discussion détaillée, multidisciplinaire et multisectorielle sur la violence sexuelle et le conflit en Afrique. Cette initiative bénéficie du soutien de l’Université des Nations Unies.
L’atelier présentera aussi bien des exposés que des tables rondes pour explorer les aspects sociaux, politiques, économiques et culturels de la violence sexuelle durant un conflit en Afrique. Nous espérons ne pas nous limiter à la simple description du phénomène mais discuter en profondeur des causes, des conséquences, des tendances et des solutions possibles.
Nous invitons les chercheurs, les praticiens (y compris les organisations non gouvernementales) et les fournisseurs de services à proposer des exposés et à présenter une demande de participation. Pour favoriser une discussion ciblée et de grande qualité, le nombre de participants sera limité et nous ne pourrons pas nécessairement inclure tous les exposés et toutes les personnes souhaitant participer.
Si vous êtes intéressé à présenter un exposé, veuillez faire une demande en nous faisant parvenir une proposition d’exposé comprenant le titre et un résumé de l’exposé (moins de 200 mots), par 2 Mars, 2010, ainsi qu’un court texte expliquant en quoi votre exposé, votre recherche ou votre domaine d’expertise cadre avec les thèmes de l’atelier décrits ci-dessous. Si vous souhaitez tout simplement participer à l’atelier, veuillez nous faire parvenir une courte lettre pour vous présenter, présenter votre organisme et définir la nature de votre travail ou de vos intérêts par rapport aux thèmes ci-dessous.
Prière de faire parvenir votre correspondance à l’adresse suivante :
sexualviolence.conflict.africa@gmail.com
Thèmes préliminaires de l’atelier :
1. Comprendre la violence sexuelle en temps de guerre : Que sait-on des schémas et des processus de violence sexuelle dans différentes zones de conflit en Afrique ? Dans quelle mesure pouvons-nous et devons-nous faire des comparaisons entre diverses situations de conflit (ou même à l’intérieur d’un conflit) ? Quelle recherche est effectuée / quelles données sont recueillies et par qui ? Qu’est-ce qui se fait afin de développer des méthodologies de recherche et des cadres d’analyse pour examiner la violence sexuelle en temps de guerre et pour réfléchir sur cette recherche ?
2. La violence sexuelle et les conflits ethniques ou nationaux : Quel est le lien entre le conflit, les formes de conflit, les marqueurs d’identité et les schémas de la violence sexualisée ? Comment le viol en temps de guerre invoque-t-il, conteste-t-il et redéfinit-il le genre et l’ethnicité ? Comment les coutumes et les normes existant avant un conflit expliquent-elles la possibilité de violence sexuelle en temps de guerre ou la résistance à ce type de violence ? Comment l’ethnicité et la race sont-elles comprises et invoquées par les acteurs des conflits et par la communauté internationale qui cherche à intervenir durant (ou après) un conflit ? Comment l’ethnicité et le genre opèrent-ils dans un contexte post-conflit pour influencer l’accès des victimes de la violence sexuelle aux ressources sociales ?
3. Militarisme, masculinité et armes légères : Comment les normes liées à la masculinité sont-elles invoquées ou modifiées par différents types de militarisme ? Quel rôle les armes légères ou les nouvelles formes de conflits armés jouent-elles dans la structuration de certains types de masculinité ? Et quels effets cela a-t-il sur les conditions favorisant la violence sexuelle et sur les caractéristiques de cette violence ? Comment les masculinités africaines sont-elles représentées dans les conceptions et les réponses occidentales à la violence sexuelle ?
4. L’économie politique de la violence sexuelle : Ce groupe explore le lien complexe entre l’économie politique, l’environnement et la violence sexuelle en temps de guerre. Quel rôle les sociétés multinationales, les investissements étrangers directs, l’aide et l’extraction des ressources jouent-ils dans l’instauration de conditions favorisant la violence en temps de guerre et dans la réponse internationale ?
5. Le maintien de la paix et le rétablissement de la paix : le rôle de la communauté internationale : Quels effets et quelle influence les initiatives de l’ONU, y compris les activités de maintien de la paix, ont-elles sur les schémas et les processus de la violence sexuelle dans les situations de conflit ? Quels effets ces initiatives ont-elles sur les efforts destinés à réparer les dégâts de formes particulières de violence sexuelle ? Quel rôle les acteurs internationaux jouent-ils dans les continuités qui existent entre l’exploitation en temps de guerre et l’exploitation en temps de paix ?
6. Présenter et représenter le viol : Dans quelles circonstances le viol commis en Afrique en temps de guerre devient-il visible en Occident et pour l’Occident ? Quel « travail » politique et analytique la victime africaine de viol et le violeur africain jouent-ils dans la façon dont l’Occident présente et représente l’action, l’inaction, la politique et la justice ? Comment et de quelles façons le projet colonial en Afrique est-il visible (ou pas) dans les représentations occidentales de la violence sexuelle en Afrique ? Comment ces tropes coloniaux engendrent-ils une réponse internationale et occidentale, et pour le meilleur ou le pire, aident-ils à constituer un champ social transnational dans lequel travaillent les militantes et militants africains ?
7. La période après un conflit et la période de transition : Comment les schémas et les processus de violence sexuelle deviennent-ils visibles, ou non, durant la période de transition après un conflit et durant les efforts de réconciliation ? Dans quelle mesure les schémas de la violence sexuelle ont-ils des répercussions sur l’accès aux ressources et aux mesures de réparation dans les contextes post-conflit ? Comment les masculinités sont-elles contestées et redéfinies durant la période de conflit et dans quelle mesure cela a-t-il un effet sur les efforts visant à lutter contre (réparer les dégâts) la violence sexuelle en temps de guerre ?
Contact : Doris Buss Graduate Supervisor and Associate Professor Law Department, Carleton University 1125 Colonel By Drive Ottawa, Ontario, Canada K1S 5B6(613) 520 2600 ext 8011(613) 520 4467 (fax) doris_buss@carleton.ca
Cheick Anta Diop et la Renaissance de l'Afrique
Colloque sur le panafricanisme à l'université de Montréal au Canada
Du 12 au 13 février, de 9h à 18h Catégories : Congrès et colloques; Évaluer les problématiques énoncées par le Panafricanisme sur la culture, l'éducation, la gestion des ressources et les politique africaines. Il s'agira aussi de mettre en évidence les conséquences concrètes du paradigme Afrocentriste sur l'évolution des sciences et de la connaissance en Afrique, impérieuse nécéssité pour l'avènement d'un État fédéral africain. Unité responsable : Association des étudiants africains de l'UQAM et le Centre des Femmes de l'UQAM Pavillon : J.-A.-DeSève (DS), 320, rue Sainte-Catherine Est (Métro Berri-UQAM) Lieu : R-M130 le vendredi et DS-R510 le samedi Participants : Conférenciers : Personne ressource : Nomo Mvilongo et Nora Amrane Téléphone : (514) 996-8540 ou (514) 987 3000, poste 7988 (Nomo) (514) 882 7896 (Nora) Courriel : nomo.mvilongo@gmail.com. Site Web : www.etudiantsafricains.orgColloque scientifique des étudiants africains : «Panafricanisme et paradigme afrocentriste, des concepts aux actes»
Aziz Fall, professeur, UQAM fondateur du GRILA
Nomo Mvilongo, étudiant de maîtrise, UQAM
Bakary Diarra, professeur, UQAM
Ama Mazama, professeure, Temple university, Pensilvanie,
Patrick Dramé, Université de Sherbrooke
Dibombari Mbock, auteur, écrivain
Pierre Nganang, professeur, State University, N.Y
Jean-Philippe Omotoundé, historien, auteur, écrivain
Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner
Je vous donne à lire cette dépêche de l'AFP concernant la confrontation Chine-Occident en Afrique.
Vous noteriez avec quel mépris, le ministre français des affaires étrangères après sa tournée en Afrique, traite l'Afrique.
Pour lui l'Afrique n'est que le lieu et territoires d'approvisionnement de matières premières.
Notez à dessein pourquoi Kouchner mentionne le mot "puissances coloniales" ,c'est pour dire de manière implicite que le continent leur appartient.
Autre part il faut noter dans les propos de ce dernier l'aveu que l'Afrique est en train de se détacher de la sphère occidentale, ce qui est positif pour l'avenir, si les gouvernants actuels ne bradaient pas le patrimoine au profit des Chinois. C'est à ce niveau qu'il faut être vigilants et peut être crier au loup avec les anciens loups.
Qu'est-ce que vous en pensez?
Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner
(AFP) – Il y a 18 heures
PARIS — Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a préconisé lundi que les anciennes puissances coloniales européennes et les Etats-Unis définissent une "politique commune" en Afrique pour être "performants" économiquement face à la montée en puissance de la Chine.
"En Afrique, il nous faut une politique commune, certainement des Anglais et des Français. Et pourquoi pas y ajouter les Portugais et les Belges, les anciennes puissances coloniales, mais aussi les Américains", a-t-il suggéré devant l'Association de la presse diplomatique.
M. Kouchner était interrogé sur les moyens de résister à la concurrence économique chinoise sur l'ensemble des marchés mondiaux, particulièrement en Afrique.
Armé de vastes réserves de change, Pékin déverse aujourd'hui en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'étancher sa soif de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises. Les grands travaux d'infrastructure financés par Pékin facilitent l'activité économique dans de nombreux pays.
Face à cette évolution, "il faut, a-t-il observé, que nous soyons performants et pas du tout confrontationnels. Ce n'est pas une bataille avec les Chinois pour qu'ils ne nous volent pas l'Afrique, mais c'est une démarche positive que nous ne pouvons faire qu'à plusieurs", a souligné le ministre.
Les Chinois "ont des atouts, ils gagnent tous les marchés, ils sont moins chers, ils contruisent à l'heure, etc", a remarqué M. Kouchner.
Il a relevé qu'à l'échelle mondiale, "nos rapports avec la Chine sont à la fois difficiles et indispensables". (...) "Si nous ne nous attachons pas à des liens (...) économiquement étroits avec la Chine, ça va aller mal pour nous", a-t-il prédit.
















