Afrique : 50 ans de catastrophe : quelles en sont les raisons?
Pour les 50 ans d'indépendances de l'Afrique en 2010, je vais avec vous s"interroger sur le bilan de ces années. Cette interrogation partira de plusieurs points.
Ici je vous donne à lire ma réaction suite à l'article du "professeur" Téophile Obenga " ce dernier dans une posture d'intellectuel lancerait un appel à l'Afrique. Pour ma part je suis convaincu que cette posture intellectuelle est à la source de la grande et majeure partie du problème de l'Afrique.
Théophile Obenga dans une sorte de rhétorique propre aux Africains appel à un sursaut quand dans le même temps il apporte sa caution à un des meilleurs fossoyeurs de l'Afrique, ce genre de personnages propres au continent qui sont prêts à tuer des milliers d'Africains pour rester au pouvoir, ce genre de personnage qui malgré l'évidente médicocrité de leur action se croient incontournables et surtout detenir la science infuse.
Première question : Si les intellectuels africains étaient finalement médiocres?
Le problème en Afrique depuis longtemps est celui des idées pour la construction d’un imaginaire collectif. Nous Africains, en particulier ceux qui prétendent (en vérité mentent) diriger ont su utiliser des idées totalement fausses pour bâtir une nouvelle réalité sociale et/politique pas tout à fait débarrassée de tout esclavagisme (en fait faire semblant). Ces derniers avec le concours des alphabétisés au français auraient la prétention de nous libérer.
Ce qui est faux, la réalité sociale est toute autre et semblerait infirmer à suffisance leur vérité. Tout comme le dit bien Edgar Morin[1] « le drame est que les idées fausses sont en même temps des idées réelles, qui disposent de la réalité idéologique, laquelle est en même temps une réalité sociologique. Nous devons donc savoir qu’une idéologie même aberrante constitue une dimension de la réalité dès lors qu’elle est tenue pour vraie par une collectivité humaine, et surtout lorsqu’elle devient l’idéologie d’un Etat. Disposant dès lors de la loi, de la police et de l’armée, l’idéologie devient une force réelle capable de contraindre le réel, voire de le mettre en esclavage.
Nous sommes aujourd’hui en un temps hagard où l’on sait que quelque chose est malade dans la relation entre l’idéologie et le réel. Est-ce l’idéologie? Est-ce le réel? Mais quelle entreprise énorme de repenser l’idéologie...! Ne suffit-il pas de la troquer contre une autre, une ancienne, apparemment plus résistante, contenant éventuellement le Bon Dieu comme consolation? Ou bien sombrer dans cette idéologie sommaire, cette version dégradée du nihilisme, qu’est le je-m’enfichisme? »
Pour éviter à devoir prendre leurs responsabilités historiques, et sociales, ils s’en foutent, et dans une sorte d’hyper médiocrité béate, ces « instruits » et/ou « alphabétisés au français » vont installer des comportements de nature suivante : tels que l’idéologie du désespoir ou culte de la fatalité, l’absence de toute production et véritable critique intellectuelles; L’absence de toute éthique de la vérité et de la morale; tout comme l’installation des stratégies de justification de l’incompétence ; la mise en place des stratégies d’accaparement de toutes les sources de richesses et de pouvoir; l'établissement des stratégies de structuration des schémas d’allégeance pour le contrôle total et totalitaire des populations;
Ce qu’il faut aussi souligner que cette liste des comportements prouvant l’hyper médiocrité de ces derniers est longue, pour l’instant limitons-nous à ces sept.
Je vais, dans le chapitre qui suit, de manière brève par le biais de deux ou trois illustrations, expliquer comment les éléments de comportement évoqués ci-dessus concourent à l’hyper médiocrité, et comment ils se manifestent dans la vie sociale.
- Les pratiques et discours des instruits et/ou alphabétisés au français
Je vais dans ce chapitre montrer à partir des pratiques et discours comment les instruits et les alphabétisés au français détruisent la vie au sein des sociétés congolaises. Résultat fort logique de leur hyper médiocrité intellectuelle et morale
L’action de ces derniers concourt aussi à la destruction de tout imaginaire créatif appelant à un futur humanisé et non violent. Ils empêchent par tous les moyens l’envol de l’humain au Congo.
· 1/ Idéologie du désespoir
L’idéologie dominante en Afrique est celle du désespoir qui est subtilement maquillée par les fausses idées du développement. Au fond d’eux en leur plus profondes âme et conviction, les membres du personnel politique africain sont convaincus que l’Afrique quoi qu’elle fasse est appelée à disparaître cela au regard des faits de l’actualité de la vie sociale qui est dominée par la violence, les destructions, la volonté de séparation et la xénophobie d’une part et au regard des statistiques, édictées par des normes idéologiques des anciennes puissances coloniales et du libéralisme actuel autre part.
C’est pour cette raison que l’on doit savoir que tout acte des personnels politiques africains se fait dans l’objectif de ne pas se marginaliser par rapport au système mondial notamment occidental. Ils agissent avec toute leur énergie du désespoir pour rester dans le système dit universel et celui du soi-disant droit international, qui est en fait celui du plus fort entendez l’occident avec son économie dite libérale.
Les chiffres des indicateurs sensés déterminer le degré d’intégration ne vont pas dans le sens de leur souhait.
Ainsi dans une sorte de schizophrénie collective leurs actes se situent dans l’objectif de quitter le « bateau Afrique » afin de regagner au plus vite le « bateau Occident », quitte à occuper la dernière place et à dormir dans la cale avec les objets et animaux récupérés avant le déluge. Pour eux vivre en Afrique, est véritablement une psychose traumatique.
Cet état de fait est entériné par les instruits aux langues occidentales ( anglais, français, espagnol, italien, russe, voire allemand…) qui à cause de la maîtrise de ces langues se prennent pour les fameuses élites africaines théorisant avec brio sur l’idéologie du désespoir.
Qu’est-ce qu’une « idéologie de désespoir ?
C’est cette idéologie qui s’apparente au « culte de la fatalité qui entraîne (à son tour) la docilité » et la servitude volontaire[2].
Ce sont ces idées et théories qui « infantilisent ceux qui pourraient les entendre, leur retient ce qui leur revient : La part de leur destin qu’ils peuvent maîtriser[3] ». En un mot cela veut dire que la plupart des thèses développées par les instruits et les alphabétisés aux langues occidentales recourent toues à la fatalité de la situation de l’Afrique.
C’est la thèse du bouc émissaire ce n'est jamais leur faute, toujours c’est celle de l’autre, de l’autre ethnie, de l’étranger, du blanc, de l’Occident[4] et du « retard de développement de l’Afrique », à pas la chance…
On se dégage de toute responsabilité morale et surtout de tout effort de réflexion et de tolérance, en créant l’idée du désespoir.
Ceux qui sont restés au pays parlent des « réalités du pays » une façon de dire à ceux de l’extérieur qu’ils n’ont rien compris que les choses sont normales. C’est l’Afrique et elle ne peut ressembler à l’Occident.
La loi qui est : « marche où crève » devient la norme, il faut survivre, les stratégies sont celles de la soumission ou de la fuite en avant. Certains conseillent même qu’il faut aboyer avec les loups surtout pas ne pas se mêler avec les populations qui souffrent. Il faut être à tout prix du côté des usurpateurs de pouvoir et avec les prédateurs.
Cette attitude est justifiée par une autocensure intellectuelle, l’absence de toute indignation, la soumission au diktat de l’argent et l’apologie de la violence. Tout cela se traduisant par une médiocrité de la part de ceux qui ont appris et qui prétendent être des intellectuels et/ou faire partie de l’élite, jamais égalée nulle part ailleurs dans le monde.
Pour exemple on constate partout en Afrique des hommes de droit (supposés être des éminances grises) se mettrent à défendre des constitutions totalement liberticides et contraire au progrès du continent.
C’est comme le cas de cet avocat congolais défendant la constitution du 20 janvier 2002 dans les colonnes du magazine Africa[5] qui soutient que la constitution « est une question d’exigence » tandis que la lecture honnête montre à priori que tous les pouvoirs sont concentrés aux mains d’une seule personne. Nous nous trouvons en face d’une « patronarchie[6] » A l’heure où les autres pays du monde aspirent à la démocratie et à la République, il se trouve des instruits et alphabétisés pour soutenir que cette constitution est conforme aux traditions congolaises, et que plus jamais il y aurait la guerre des chefs. Depuis quarante ans le Congo avec un premier et un président n’a jamais été confronté à un conflit au sommet de son « Etat » et sans réfléchir à ce que c’est une république, ils acceptent d’accorder à un seul homme des pouvoirs exorbitants sans réelles contreparties : celle de rendre compte au peuple souverain et l’éventualité d’être révoqué. C’est bien d’une patronarchie qu’il s’agit au Congo, que l’on ne s’y trompe pas. Or les fondements de la démocratie et de la République c’est la limitation du pouvoir et la liberté les deux ensembles doivent produire les deux effets suivants :
Ø Gouverner
Ø Et être Gouverné
En effet « la limitation du pouvoir est l’essence de la démocratie. (Et) Les différentes démocraties se distinguent par les moyens qu’elles mettent en œuvre pour y parvenir[7] » La lecture complète de la constitution actuelle du Congo ne garantit aucune limite au pouvoir patronarchique du président de la société Congo-Total.
L’architecture de l’état qui en sortirait de son application se résume à cette difficile phrase à admettre : l’état c’est le président. Une sorte de royauté[8] dans une république en plein troisième millénaire. Dans une sorte de fatalité, les instruits et alphabétisés au français congolais ont accepté cette constitution, car étant les seuls à la lire.
Même ceux qui ont la connaissance du droit ne prennent pas le courage de critiquer cette constitution et de proposer une alternative à cette régression.
Aucune production intellectuelle dans ce sens en dehors de quelques rares interventions[9] qui la contestent.
La vérité serait que ces derniers proposent au Congolais de transformer cette république en royaume ou entreprise privée, et les choses seraient plus claires, ainsi on épargnerait aux Congolais les mascarades et simulacres d’élections et autres impostures de démocratie voire de république. Avec le statut de sujet du roi du Congo, les fameux intellectuels pourront invoquer l’excuse selon que c’est le roi qui empêche le développement de la science et des connaissances.
Cette autocensure de la part de ceux qui ont la connaissance résulterait en partie à l‘efficacité de l’implacable fonctionnement de l’état policier qui existe au Congo. Et que cela pouvait se comprendre pour ceux qui sont à l’intérieur des limites du pays, par contre pour ceux qui sont à l’extérieur habitant de surcroît des pays dits démocratiques, on admet mal leur autocensure, qui d’ailleurs ne s’explique pas ainsi que leur attitude passive. La majorité ayant depuis longtemps cloué au pilori de la disparition, leur terre natale « il n’y a rien à faire là-bas, laissons le pays aux blancs » ou encore « le Congo ? il ne faut plus y penser c’est foutu ! » se disent-ils pour justifier leur désespoir ; C’est pour cette raison que je peux affirmer ceci : les conséquences que la présence d’un état policier peut exercer sur le travail des fameux « intellectuels » peuvent être minorées et ne sont que le résultat de la démission de ces derniers face à l’histoire :
rendre compte un jour de ce qu’ils savaient.
Le véritable rôle du vrai intellectuel c’est de faire don de sa personne, c’est en cela que l’on reconnaît un vrai intellectuel. Emile Zola avec l’affaire Dreyfus avait osé affronté le pouvoir politique et une partie de la société française raciste. C’est aussi le cas Sakharov et Soljenitsyne dans l’ancienne URSS Ken Saro Wiwa au Nigeria en luttant contre les compagnies pétrolières qui a perdu la vie au nom de ses idées.
Tous ces intellectuels n’ont fait pas l’économie de ce qu’ils savaient. Ils n’ont fait qu’obéir à la vérité de leur condition c’est-à-dire transmettre ce qu’ils savent (ku zaba mambu na butsiélika). Effectivement c’est en des temps de crise que les intellectuels doivent se manifester, se distinguer, sortir du lot des communs des mortels, doivent s’obliger à produire des idées de génie (dans le vrai sens du terme) pour dénouer la crise.
Un autre exemple de l’idéologie du désespoir que je peux citer c’est cette adhésion massive des instruits et des alphabétisés au français au culte de la fatalité par leur discours infériorisant l’Afrique. ON peut lire plusieurs exemples dans la littérature congolaise. Je ne vais pas les étaler tous. Néanmoins on peut citer les livres[10] des certains protagonistes de l’incivile guerre de 1997.
C’est aussi le cas du livre de Jean.-Pierre Makouta Mboukou « destruction du Congo Brazzaville[11] » où dans sa lettre à Lionel Jospin premier ministre français de 1997-2002, je vois la lettre d’un colonisé à son colon, les réminiscences de l’époque coloniale y sont étalées de façon maladroite et inspire de la pitié. C’est toujours le culte de la fatalité et du complexe d’infériorité vis-à-vis du Blanc.
Ainsi ce dernier sans le moindre orgueil, fait appel en la France pour résoudre des problèmes du Congo et avec une naïveté incroyable, pensant que le Premier ministre français va agir dans l’intérêt des Congolais en se mettant contre ceux d’Elf et de la France pour des « ya bon banania » je ne pense pas.
Ainsi pour dégager sa responsabilité historique, il procède par une accusation systématique de l’Occident (France et Elf) dans les causes des maux qui accablent le Congo. Et pour aboutir d’une façon honteuse à la conclusion malheureuse que rien ne peut se faire sans l’intervention de l’Occident (ici la France), soi-disant au nom de la mémoire en évoquant de façon naïve « Brazzaville capitale de la France libre ». Vraiment entre-nous : Qu’est-ce que les Français ont à « foutre » de Brazzaville capitale de l France-libre ? , sinon entretenir le buste du général de Gaulle, pour renforcer de plus en plus l’image mythique et supérieure du « Blanc » par rapport au « Noir » et détruire le Congo profond. Il n’est pas le seul à croire en cela.
Quand les fameux « intellectuels » congolais pour prouver qu’ils sont français et attachés à la France s’empressent de réhabiliter les noms de différents assassins de leurs ancêtres, il s’agit notamment de de Brazza, Victor Augagneur, Dolisie, Marchand, Baratier, Chaminade, etc…) et de construire des mausolées à la gloire du colonisateur venu les spolier, on ne peut que penser que dans ce pays les fameuses élites ont énormément failli à leur mission de transmission de savoir, car ailleurs en d’autres continents, on a vu des dictateurs intelligents et dignes.
Dans le cas du Congo, malheureusement les cas de faillite intellectuelle se constatent en quantité énorme et inquiétante, c’est ainsi que l’on avait eu au mois de novembre 2003, Maître Ambroise Hervé Malonga ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Brazzaville, devant l’impasse politique où se trouve le Congo, simplement demandér[12] l’aide de la France pour obliger monsieur Sassou à s’asseoir à la table de discussion, si au moins ce dernier connaissait les intérêts majeurs de la France à ce que la situation congolaise ne change pas. Et cette attitude s’est reproduite en juin 2009, où l’opposition congolaise avait sollicité le président français Sarkosy pour obtenir de Sassou une table ronde de négocaition. Dans tous les cas à entendre ces fameux opposants, Sarkosy leur conseilla d’aller aux élections, ce qu’ils firent sans broncher.
Pour Maître Malonga, comme pour la plupart de ces instruits congolais, toutes recherches de solutions se résume à obtenir l’aval et le soutien de l’Occident.
Ce sont les aides de la coopération, du Fonds Monétaire International (FMI), Banque Mondiale et autres instruments de la politique de domination occidentale. Une recherche interne et courageuse tant des causes que des solutions est toujours abandonnée, car se révèle être une tâche ardue, qui serait à mon avis hors de leurs fameuses compétences et engagements personnels. Ce qui pourrait se traduire par cette profession de foi « ngé vé muntu ké tunga Congo, bika mambu ya ngé, kudia kaka. Bika makélélé mwana[13] ».
Et donc on peut aisément noter que la première caractéristique de l’idéologie du désespoir est bien l’absence de toute production intellectuelle et action totalement endogène qui soient efficientes.
2/ Absence de toute production et véritable critique intellectuelles;
Selon Paul Nda, l’intellectuel c’est celui qui se définit aussi par rapport sa production, à la différence de l’ouvrier manuel ou du paysan. Et je peux ajouter à cette définition, que l’intellectuel se définira réellement par la qualité de sa production, en effet il est temps de faire la distinction entre « tête pleine » c’est-à-dire les instruits et « tête bien faite » les véritables intellectuels. C’est à ce niveau supérieur que doit s’établir la ligne de partage.
En ce qui concerne la communauté congolaise, j’avais déjà commencé à souligner cet élément important à propos du manque de critique concernant par exemple l’actuelle constitution « royale » congolaise.
Une des remarques qui pourra faire, que l’instruit ou l’alphabétisé au français congolais ne pourra se prévaloir du noble titre d’intellectuel que s’il existe à la manière sartrienne[14] il ne peut rester sourd et muet à propos de tout ce qui se passe dans son pays. Il y a beaucoup de domaines où il peut apporter sa lumière. Mais qu’est-ce que l’on constate et qui passe inaperçu, c’est que depuis 1997, comme par enchantement, l’engouement à la démocratie, à la liberté et à l’essai qui a animé les instruits congolais de 1990 à 1997 s’est brusquement éteint.
La production d’essais et d’idées pour la société est en net recul, ainsi que le désir de démocratie. Aucun des livres sortant n’a la même capacité d’engagement observé contre le pouvoir de monsieur Pascal Lissouba.
Cet état de chose faisant croire qu’ils sont d’accord avec la médiocrité actuelle. Où sont ces fameux intellectuels qui avaient écrit le Congo de Lissouba[15] pour certains, la démoncrature[16] pour d’autres par exemple ? Ou sont-ils ?
Actuellement au Congo, ce qu’ils reprochaient à Pascal Lissouba c’est-à-dire le manque de démocratie, le manque de liberté, l’absence de tolérance, la volonté de non-transparence, l’absence de radios et télévisions libres ( actuellement seuls les proches du pouvoir, ont droit à la télévision et radio), absence d’économie (les efforts du gouvernement sont mis pour obtenir les prêts suicidaires du Fonds monétaire international), le clanisme, le népotisme (le président nomme tout le monde), la gabégie financière, l’oligarchie (toutes les privatisations d’entreprises nationales sont faites au profit du clan du pouvoir[17]), et enfin la patronarchie ; tout cela se trouve amplifié de façon exponentielle et inquiétante pour la survie des Congolais par les tenants actuels du pouvoir. On constate à la lecture des journaux et l’étalage arrogant de l’opulence à coté de 70% des congolais vivant dans la pauvreté, que les agissements de Pascal Lissouba face à ceux du pouvoir actuel n’étaient que pures enfantillages. Et là point de pamphlet, rien un désert total. Où sont-ils alors les fameux intellectuels congolais? Sûrement qu’ils ont peur de la mort me dira-t-on.
Et pourtant l’heure commande à l’indignation et à l’implication de ceux qui ont la connaissance. Ces instruits qui se sont prétendus intellectuels sont–ils gagnés par la fatalité ? Une réponse négative me ferait beaucoup peur. Sont-ils partisans de l’hyper médiocrité actuelle ? Ce qui semble plus plausible et inquiétant. A moins que ce silence permette par décantation de démasquer le faux du vrai.
Or le vrai intellectuel de par sa production est « dépositaire d’une responsabilité supérieure. L’intellectuel se sent responsable en fonction d’un savoir, d’une croyance, d’une doctrine, non à cause d’une compétence, mais en fonction d’une volonté[18]. »
Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas eu un seul livre ou réflexion depuis lors. Evidemment qu’il y en a eu, mais je leur reproche leur manque de qualité objective et honnête. Leur seul mérite c’est d’exister, pour le reste c’est discutable. Qu’ils transforment cette capacité en forces positives pour le progrès, là ils auront répondu à la vraie définition de l’intellectuel, qu’ils cessent d’écrire comme ils le font actuellement. Ou bien ils ménagent leurs intérêts pour faire allégeance plus tard. Dans tous les cas ils devront parler. D’ailleurs un maxime religieux congolais dit : « tout se paye ici bas » et le Congo est en train de payer quarante années de démission, de concussion et d’hyper médiocrité des ses « intellectuels » qui avaient, depuis longtemps choisi l’Avoir à la place de l’Être et du savoir.
Pour exemple à propos du manque véritable critique, on peut encore évoquer le livre de Jean-Pierre Makouta-Mboukou « destruction de Brazzaville » Dans sa critique du pouvoir de l’époque de monsieur Lissouba, par exemple Jean-Pierre Makouta-Mboukou a du mal à cacher sa xénophobie (une autre tare des instruits congolais) pour cela il n’hésite pas à travestir la vérité « ….. ». Il lui est incapable de relever sa propre part de vérité et de responsabilité. Je soulignerais à cet effet qu’il était le premier vice-président du sénat, et que son parti le MCDDI a fait parti du gouvernement à partir de 1994 jusqu’en 1997 après avoir prôné l’utilisation de la violence comme acte politique de 1992-1993, allié de Sassou Nguesso.
La critique de ce dernier se résume à des invectives contre les sieurs Sassou-Nguesso et/ou Lissouba. Au lieu d’analyser et de poser de vrais questionnements sur les racines profondes du mal congolais en relevant au mieux sa part de responsabilité, il préfère s’acharner sur des points inutiles.
A mon avis il manquerait à la vraie définition : car « l’intellectuel prend parti mais refuse d’être d’aucun parti, ils se sentent politiques hors du politique. Ils se veulent de parti, mais non d’un parti[19]… »
Dans ce même ordre d’idée on peut citer le livre de Théophile Obenga « histoire sanglante du Congo-Brazzaville[20] » ou l’apologie de la fatalité, de l’ethnie et de la non responsabilité magnifiée.
Théophile Obenga a été ministre du gouvernement de Pascal Lissouba, par une gymnastique intellectuelle et conurbation des mots, il s’est concentré à dégager sa responsabilité[21] . La critique intellectuelle prenant moins de place, si bien que le rappel des faits historiques se trouve biaisé et réduit à l’évocation des faits divers de quelques célébrités people (du sport de la musique) tous originaires d’une partie spécifique du Congo, n’ayant pas eu la ferme volonté des les analyser et de les situer dans leur contexte historique. Une démarche très grave pour un historien de sa qualité c’est l’évocation teintée d’un complexe d’infériorité du souvenir du père blanc de son enfance.
Ainsi en parlant de lui-même, il lui arrive de regretter l’époque coloniale, ce qui est un blasphème pour une « autorité intellectuelle » de sa part du fait de sa filiation avec Cheick Anta Diop, et les autres égyptologues africains qui respectent ses travaux. Alors pourquoi ce manque d’honnêteté morale quand il s’agit du Congo ? Tout simplement parce qu’il s’inscrit dans les stratégies d’allégeances impliquant ipso facto le mensonge comme vérité et postulat de base.
Christophe Moukouéké[22] ancien secrétaire général de l’UPADS, dans un de ses livres n’a pas dérogé à cette attitude. Il s’est archarné à dégager sa responsabilité de premier responsable du parti au pouvoir. Selon lui seul le président Lissouba a l’entière responsabilité de la catastrophe, lui et les autres évidemment ils n’y sont pour rien.
Or « l’action de l’intellectuel tend à la démystification, il s’agit d’évaluer et de mettre en évidence les décalages qui peuvent exister entre les valeurs décisives reconnues par la société et l’ordre dominant et leurs réalisations juridiques, administratives, sociales. Il s’agit de développer par la parole et l’écrit une critique de la réalité existante et cela au nom de la liberté[23] ».
[1]Op. Cit
[2] De la Boetie « Discours sur les causes de la servitude vonlontaire » Falammarion 199 édition de poche Paris
[3] L’événement n° 762 du 10 au 16 juin 1999 pages
[4] Stephen Smith « negrologie » Pourquoi l’Afrique se meurt? » Calmann Levy Paris 2003
[5] Africa international n°348 novembre 2001.
[6] Marc Chevrier penser la res publica cet impensé in revue agora www.agora.qc.ca juin 2003.
[7] Arlette Heymann-Doat in « les régimes politiques » éditions la découverte Paris 1998.
[8] C’est le roi (président) qui nomme tout le monde, le maire de la capitale est le gendre du roi, les sociétés appartiennent au clan royal.
[9] voir à la fnac livre et références biblio………
[10] Pascal Lissouba « Des fruits de la passion à partager » edition Odilon paris 1997 et Denis Sassou-Nguesso « le manguier, la souris et………….Paris 1997
[11] Jean-Pierre Makouta-Mboukou « Harmattan Paris 1998
[12] appel lancé sur la Pana, rapporté par le journal en ligne www.mwinda.org
[13] ce qui traduit en français dit ceci : ce n’est pas toi qui va construire le Congo, laissons tomber cette affaire mange seulement, arrêtes d’en faire du bruit fils
[14] Sartre « les mains sales »..
op. cit
[15] Babou Zalé Harmattan Paris 1995
[16] De la démocratie à la démoncrature Gaspard Nsafou Harmattan Paris 1995,
[17] mwinda et l’observateur du 15 aout 2003
[18] in les intellectuels émission du 27 mars 2000, site radio Canada et www.agora.qc.ca juin 2003.
[19] Idem note 55
[20] Théophile Obenga Présence Africaine….1998, a depuis 2009 fait l’apologie de Sassou en deenant un de ses conseillers
[21] Or le propre d’un ministre c’est d’être solidaire, avec l’équipe gouvernementale, sinon on démissionne
[22] Christophe Moukouéké « ……………….. » depuis lors a rejoint le Congo et travaillerait avec Sassou
[23] idem note 55 et 56
La Banque africaine d'investissement est née
- Afrique – Economie : La Banque africaine d'investissement est née
C’est maintenant officiel, l’Afrique vient de se doter d’une institution financière. En effet, la Commission de l'Union africaine a annoncé ce vendredi 25 décembre 2009 la création d'une Banque africaine d'investissement (BAI), rapporte le site web www.rfi.fr (Création d'une Banque africaine d'investissement ).
Dotée d'un capital initial de 5 milliards de dollars, la BAI aura cinq principaux bailleurs de fonds, à savoir la Libye, le Nigeria, l'Egypte, l'Algérie et l'Afrique du Sud. Et c’est Tripoli qui abritera son siège.
Maintenant la question se pose pour savoir comment se fera la répartition des rôles entre la nouvelle institution et la Banque africaine de développement, quand on sait que cette dernière participe de façon directe et indirect au financement des investissements.
Alors wait and see, comme disent les Anglo-saxons.
- Lire aussi :
- Afrique :Les statuts de la Banque africaine d’investissement présentés en juillet !
Grippe H1N1 : mais où est passée la pandémie ?
Par Olivier Postel Vinay | Books | 24/12/2009 | source : www.rue89.fr![]()

« La pandémie de grippe H1N1 est “en pleine accélération” en France, a prévenu la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d'une visite du collège Jules-Romains à Paris (VIIe arrondissement). […] Le début […] des vaccinations en collèges et lycées “se passe dans une période de pleine accélération de la pandémie, avec un nombre de cas graves également en augmentation et de cas, hélas mortels, aussi en pleine augmentation”, a déclaré la ministre ».
Un mois après cette déclaration, faite le 25 novembre (dépêche Reuters reprise par le site Nouvelobs.com), force est de constater que c'était du pipeau. Et que la ministre, soit le savait, soit était manipulée. Il n'y a pas de pandémie, il n'y en a pas eu et, selon toute vraisemblance, il n'y en aura pas.
Pas de quoi fouetter un cochon
Utilisé en anglais comme adjectif depuis 1666 (« pandemic ») et en français depuis 1752, le mot « pandémie », formé des mots grecs « pan » (tout) et « démos » (peuple) est une épidémie qui menace toute la population. En l'occurrence, nous savons maintenant que la « pandémie » de grippe « porcine » H1N1 a moins tué que la grippe saisonnière habituelle. Pas de quoi fouetter un cochon.
Existait-il au moins un risque sérieux de pandémie, justifiant qu'on sonne le tocsin ? Beaucoup en doutent. Je donne ici le point de vue du professeur Philippe Even, ancien doyen de Necker, qui m'a autorisé à le citer :
« Les décisions à prendre en avril et mai étaient difficiles et certains diront qu'il valait mieux un excès de précautions qu'une absence de précautions - jusqu'à acheter ces corbillards et camions frigorifiques (dont plus personne ne parle), qui avaient tant manqué en juillet 2003.
Les premiers travaux expérimentaux avec ce virus menés sur le furet (l'animal d'expérience traditionnel dans la grippe) publiés en juin, pouvaient inquiéter, puisque le virus était capable de descendre jusque dans les alvéoles du poumon, alors que le virus de la grippe saisonnière s'arrête plus haut, dans la trachée et les bronches. Cela a participé de l'affolement initial.
Mais les réactions de l'OMS et plus encore de Mme Bachelot ont été dès le début excessives. »
Le professeur Even précise :
« En juin, il était clair que cette grippe se propageait un peu plus vite que la grippe saisonnière, mais qu'elle n'était probablement pas plus dangereuse. C'est devenu certain dès le mois d'août.
Dès lors, l'achat de 94 millions de doses d'un vaccin qui n'existait pas encore (plus préemption sur 30 millions d'autres), 2 ou 3 fois plus que tous les autres pays, était totalement délirant, mais, j'en suis convaincu au niveau ministériel, d'une totale honnêteté.
Il est aujourd'hui démontré que cette grippe se diffuse beaucoup moins vite qu'on ne l'avait craint, arrive plus vite qu'on ne le pensait au pic de contamination et qu'elle n'est pas plus grave que les “ grippettes ” évoquées par le professeur Bernard Debré (les derniers chiffres américains donnent un mort pour 10 000 ou 20 000 malades).
Le ministère trafique aujourd'hui les chiffres en annonçant 150 ou 200 morts sans avoir la preuve de la responsabilité indirecte du virus et presque tous à 4 à 8 exceptions près, chez des malades d'une extrêmes fragilité, où le virus n'a été que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. »
Il pense par ailleurs que la vaccination antigrippale est un mythe :
« Qu'elle ne protège pas du tout (étude japonaise) ou peu, ne réduisant guère la durée de maladie et ne réduisant la mortalité que d'un facteur minuscule, au plus 30% des cas et probablement beaucoup moins.
Je pense cependant que la vaccination antigrippale n'a pas de toxicité significative.
Concernant le Tamiflu ou son équivalent le Relenza, ce sont des médicaments efficaces s'ils sont pris dans les 18 première heures de la contamination (pas des symptômes). Or ce n'est jamais le cas. Au-delà, l'efficacité est nulle.
Le dossier Roche [du nom du groupe pharmaceutique suisse qui produit le Tamiflu] est masqué et trafiqué, et le médicament d'une haute toxicité s'il est pris plus de 3 jours (au point qu'un article du Lancet parle d'une urgence iatrogénique contre laquelle il faut réagir immédiatement).
L'opération Bachelot coûte tout compris 1,7 milliard d'€, soit 2 à 3 fois le déficit des hôpitaux et 2 à 3 fois le budget de l'Inserm. »
Photo : dans le métro à Mexico (Eneas/Flickr)
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Football-Coupe d`Afrique des Nations 2010 : les 23 Eléphants pour l`Angola
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Football Coupe d`Afrique des Nations 2010 - Voici les 23 Eléphants pour l`Angola |
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Attendue avec impatience, la fameuse liste des 23 Eléphants pour la Coupe d'Afrique des Nations est finalement tombée. Comme grand enseignement, on retiendra la non-sélection de Romaric N'Dri. |
Sommet sur le climat : L'accord qui n'en était pas un provoque un psychodrame à Copenhague
COPENHAGUE — L'accord climat entre une trentaine de chefs d'Etat des grandes économies de la planète a généré un psychodrame aux dernières heures de la conférence de Copenhague.
Impuissant, les yeux rougis de fatigue, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen qui présidait l'ultime session plénière, a dû se contenter depuis sa tribune de passer le micro pour une litanie d'invectives.
L'heure tardive - près de 03H00 du matin à la reprise des travaux - ajoutant l'exaspération à la frustration après douze jours de vaines négociations, le petit archipel de Tuvalu, dans le Pacifique sud, attaque bille en tête.
En profond désaccord avec le texte, qui fixe un réchauffement maximal à 2°C, son représentant le compare "à une poignée de petite monnaie pour trahir notre peuple et notre avenir".
Les petites îles militent pour que le réchauffement soit contenu à 1,5°C, sous peine d'être envahies par les flots.
L'Amérique du Sud passe alors à l'offensive: successivement, la Bolivie, le Venezuela, Cuba, accusent M. Rasmussen d'avoir "fait obstacle à la démocratie et à la transparence" et conduit "un coup d'Etat contre les Nations unies".
Théâtrale, la déléguée vénézuélienne brandit un doigt entaillé en expliquant qu'elle s'est coupé la main pour se faire entendre: "Il n'y a aucun consensus autour de ce document, nous ne voulons pas en discuter".
Mais le ton monte d'un cran quand le représentant du Soudan, Lumumba Stanislas Dia-Ping, compare le plan climat des chefs d'Etat à l'Holocauste. Cette déclaration, assène-t-il, "appelle l'Afrique à signer un pacte suicidaire". "C'est une solution fondée sur des valeurs qui ont envoyé six millions de personnes dans les fours en Europe".
"Répugnant", s'insurge le ministre britannique de l'Environnement, Ed Miliband, venu s'assoir sur les bancs américains. "Méprisable", ajoute la Suède.
Le Français Brice Lalonde raconte alors que son pays a défendu "jusqu'au bout" l'objectif d'un degré et demi: "Un seul grand pays s'y est opposé", insiste-t-il. Il confiera, à part, qu'il s'agissait de la Chine. "Les procédures (des Nations unies) nous menaient dans l'impasse. Les chefs d'Etat se sont mis à la tâche pour essayer de nous aider", ajoute-t-il en se disant "profondément blessé par les soupçons portés contre nous".
Le chef de la délégation américaine, Todd Stern, rappelle que son président a longuement consulté ses homologues brésilien, indien, chinois et sud-africain et trouve "décevant de voir ce travail non reconnu, voire déshonoré par certains qui y ont participé".
Dessima Williams, représentante de Grenade surgit alors en appui: "J'appelle mon frère du Soudan à revoir sa position et à réfréner ses sentiments et je peux l'y aider".
Kevin Conrad, délégué de la Papouasie Nouvelle-Guinée qui avait créé la sensation en 2007 à Bali, en faisant huer les Etats-Unis, défend à son tour un texte qui, "même imparfait, montre la volonté de nombreux pays industrialisés de réduire leurs émissions" de gaz à effet de serre et dont "beaucoup de faiblesses sont dues au G-77", la coalition des pays en développement que dirige le Soudan.
Le président souhaite en finir, il rappelle que certains ont des avions à prendre. Il est 06H00 passé. Copenhague aurait dû fermer ses portes il y a déjà douze heures, vendredi soir.
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Pour les 50 ans des indépendances africaines en 2010 ? Que dire?
Pour les 50 ans des indépendances (accordées par la France) en 2010, la France a mis en place un comité de célébration de celles-ci.A ce propos je vous propose un dialogue des commentaires avec mon cher ami Saint Ralph (je vous conseille son blog il est très bien). Pour alimenter le debat je vous demande de réagir à cette attitude de la France.
Merci Ralph, tu sais que je suis toujours ravi de te lire et toutes ces reflexions sur ton blog quel régal je t'assure, continue.
Au fait Saint Ralph qu'est-ce que tu penses de cette méprisante initiative de la France de célébrer les 50 ans d'indépendance des pays africains en France.
C'est comme si un homme qui maltraitait sa femme décidait de celebrer le divorce chez lui ou encore l'Angleterre décidait de celebrer l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
Tu m'apprends une bien bonne !
J'avoue que je n'étais pas très attentif à l'actualité ces derniers jours et cette nouvelle m'a échappé. En tout cas, ta petite réflexion m'a bien fait rire. Pas mal du tout !
Quelle idée ! Pourquoi la France fêterait-elle les 50 ans d'indépendance des pays africains ?
Est-ce pour pleurer le beau temps des colonies ? Mis à part le fait de rappeler sa gloire passée, je ne vois pas ce que la France peut tirer d'une telle célébration.
Au-delà de la peau noire, au-delà des masques blancs : FRANTZ FANON
FRANTZ FANON Au-delà de la peau noire, au-delà des masques blancs Mercredi 16 décembre, à 19 h Médecin, psychiatre, écrivain, Frantz Fanon, né à Fort-de-France en 1925 et mort à New-York en 1961, a marqué le XXe siècle par sa pensée et son action de militant du tiers-monde et de la liberté. "Je suis un homme, et c'est tout le passé du monde que j'ai à reprendre [...]. Chaque fois qu'un homme a fait triompher la dignité de l'esprit, chaque fois qu'un homme a dit non à une tentative d'asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte."
Soirée présentée par Daniel Maximin, qui évoquera le dialogue critique de Frantz Fanon avec son temps. Entrée libre Les œuvres principales de Frantz Fanon : Retrouvez toute l’actualité du musée Dapper
Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs
Lecture d'extraits de textes par Aliou Cissé et Dominique Michel, comédiens.
Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Martinique
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
Peau noire, masques blancs, Éditions du Seuil, 1952
Les Damnés de la terre, François Maspero, 1961
Pour la révolution africaine, François Maspero, 1964
L'An V de la révolution algérienne, François Maspero, 1959
http://www.dapper.com.fr/
MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo
Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h sauf les mardis et hors expositions temporaires
Tél. : 01 45 00 91 75 – Fax : 01 45 00 27 16
Librairie (accès libre) - Tél. : 01 45 00 91 74
Café Dapper (accès libre) - Tél. : 01 45 00 31 73
Santé : vaccination des enfants
L’accès aux vaccins dans le monde est toujours inéquitable
En 2008, le nombre d’enfants vaccinés dans le monde a été estimé à 106 millions. Un record salué dans le dernier rapport « Vaccins et vaccination : la situation dans le monde », publié conjointement par l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale. Il reste pourtant beaucoup à faire, puisque « un milliard de dollars supplémentaire seraient nécessaires chaque année pour vacciner les enfants en danger », insistent les trois agences.
L’accès à la vaccination n’est pas encore équitable. Nous devons combler le fossé entre les riches et les pauvres, entre ceux qui reçoivent les vaccins indispensables et ceux qui ne les ont pas, souligne le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. Les populations des pays les plus démunis doivent bénéficier des progrès de la science.
En attendant, la situation financière de ces pays constitue un frein difficile à contourner, malgré l’aide internationale. Même à prix très réduits, le coût des nouveaux vaccins contre les infections à pneumocoques, les diarrhées à rotavirus et le HPV est, pour chacun d’entre eux, plus élevé que le coût de tous les autres vaccins traditionnels réunis.
Pour autant, un succès tel que celui obtenu dans la lutte contre la rougeole redonne espoir. Entre 2000 et 2007, la mortalité liée à cette maladie a baissé de 74% dans le monde, grâce notamment à l’aide apportée par l’Alliance GAVI. Cet exemple doit nous inciter à faire de nouveaux efforts pour vacciner tous les enfants du monde contre les maladies potentiellement mortelles, précise Ann Veneman, Directeur général de l’UNICEF.
Il existe désormais au moins 120 vaccins dans le monde. Et plus de 80 nouveaux produits sont parvenus à un stade avancé d’essais cliniques. Ils ciblent plus d’une trentaine de maladies contre lesquelles il n’existe à ce jour, aucun vaccin. L’espoir est donc de mise… mais à quel prix ?
Etats-Unis : quand les enfants meurent faute d’assurance !
Dix-sept mille enfants meurent chaque année dans les hôpitaux américains, victimes d’un même « mal » : l’absence d’une assurance maladie.
Des chercheurs de Baltimore, aux Etats-Unis ont en effet comparé le nombre de décès observé en milieu hospitalier parmi des enfants, selon qu’ils étaient assurés ou non. Les résultats sont sans équivoque : le taux de mortalité s’élève à 47 pour 10 000 dans le premier cas contre… 75 pour 10 000 dans le second.
Imaginez des parents dont l’enfant, dépourvu de protection sociale, se retrouve gravement malade. En se rendant à l’hôpital, ils ignorent probablement que leur progéniture encourt un risque de mortalité accru de 60%, par rapport à un son petit voisin de chambre couvert par une assurance, souligne l’auteur de ce travail. Conséquence directe non, mais dommage collatéral certainement : les parents d’enfants non assurés tardent souvent à consulter. Or les ressources de la médecine diminuent, souvent, au fil du temps qui passe…
Menée entre 1988 et 2005 dans 37 Etats, cette étude souligne le bien fondé de la réforme du système de protection sociale outre-Atlantique. Car 7 millions d’enfants sont encore privés d’assurance dans le pays. C’est-à-dire près d’un sur dix !
Abdourahman A. Waberi : Passage des larmes
INVITATION
RENCONTRE
Autour de son nouveau roman : Passage des larmes (Lattès, 2009)
Samedi 12 décembre, à 15 h
Abdourahman A. Waberi, né en 1965, quitte Djibouti à 20 ans. Ce pays d'"îlots magiques au-dessus desquels, depuis des siècles, l'histoire tourbillonne à la manière d'un ouragan", ne cesse de hanter l'auteur de Passage des Larmes que le musée Dapper est heureux de recevoir.
« [ Un ] récit singulier, tumultueux, fiévreux qui, sous les dehors d'un thriller géopolitique, constitue surtout un grand roman sur l'enfance, les identités meurtries et l'exil »
Le Monde, Christine Rousseau, 5 novembre 2009
« Il y a des romans que l'on regrette d'avoir attendu pour les lire. Ainsi aurait-on dû ouvrir bien plus tôt ce Passage des larmes : c'est un livre d'une rare puissance, fiévreux, et qui résonne encore longtemps après que l'on a terminé sa lecture. »
Le Figaro, Mohammed Aïssaoui, 22 octobre 2009
Lecture par Paulin F. Fodouop, comédien
Rencontre animée par Nathalie Carré
Réservation conseillée au 01 45 00 91 75
MUSÉE DAPPER – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 PARIS – M° Victor Hugo
Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h, sauf les mardis. Fermé hors exposition temporaire. Tél. : 01 45 00 91 75 - Fax : 01 45 00 27 16
Librairie (accès libre) - Tél. : 01 45 00 91 74. Retrouvez nos publications sur le site de la librairie en ligne des Éditions Dapper : www.dapper.com.fr/boutique
Café Dapper (accès libre) - Tél. : 01 45 00 31 73









