16 novembre 2009

« QUAND J’ETAIS PRESIDENT »

L’ancien président de la République des Comores, AZALI ASSOUMANI

Présentera son livre ce MERCREDI 18 NOVEMBRE à 19h30

Au CLUB MILLENIUM (nouvelle adresse)

49 avenue HOCHE

75005 PARIS

(entrée libre dans la limite des places disponibles)

Dans un livre d’entretiens avec le journaliste d’investigation Charles Onana, l’ancien président de la République des Comores, le colonel AZALI Assoumani, raconte ce qu’est vraiment la vie d’un chef d’Etat en Afrique.

Quitter la présidence de la République, de son plein gré, après un seul mandat, est rare en Afrique. Refuser de conserver le pouvoir après l'avoir obtenu à la suite d un coup d’Etat est tout aussi exceptionnel. C'est pourtant ce qu'a fait sans hésitation ni regret l'ancien président des Comores, Assoumani Azali, aujourd'hui âgé de 49 ans.    

Comment cet ancien militaire s’est-il opposé au mercenaire français Bob Denard ? Dans quelles circonstances s’est-il ensuite emparé du pouvoir ? Quels furent ses rapports avec l’Union Africaine, le FMI et la Banque Mondiale ? En quoi sa conception du travail et du rôle d’un chef d'Etat est-elle tout à fait originale par rapport à la façon dont le pouvoir présidentiel s’exerce généralement sur le continent africain ?   

Outre les coulisses du pouvoir et des relations internationales décrites par cet homme de conviction, on découvre le parcours atypique d’un chef d'Etat qui pouvait se promener sans garde du corps dans les rues de Paris. Celui qui a su résister à la fascination des tapis rouges et des honneurs, de l’argent facile et du luxe, dévoile sans tabou ni dissimulation ce que fut vraiment sa vie de président de la République.

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Source APPA

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L'Amérique latine, nouveau rêve des migrants africains

Par Reuters, publié le 16/112009

BUENOS AIRES - Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine.

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Immigrés africains dans une mosquée à Buenos Aires. Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. (Reuters/Enrique Marcarian)

Certains font du Mexique ou du Guatemala leur destination rêvée avec l'espoir, ensuite, de pouvoir entrer aux Etats-Unis. D'autres, de plus en plus nombreux, affluent dans les ports d'Argentine ou du Brésil.

S'ils arrivent parfois par hasard en Amérique latine, ils y trouvent aussi des conditions souvent beaucoup plus accueillantes qu'en Europe.

"Je suis arrivé au port de nuit. Je pensais que j'allais en Europe, je ne me suis rendu compte que plus tard que j'étais en Argentine", témoigne Ibrahim Abdoul Rahman, un ancien enfant soldat sierra-léonais qui a fui la guerre civile dans son pays. Son voyage clandestin à bord d'un cargo pour l'Amérique latine aura duré 35 jours.

On estime à plus de 3.000 le nombre d'immigrés africains vivant aujourd'hui en Argentine, alors qu'ils n'étaient encore que quelques dizaines il y a huit ans. Un tiers des 1.000 demandeurs d'asile enregistrés chaque année sont désormais originaires d'Afrique.

"Nous constatons une forte hausse du nombre d'Africains qui arrivent dans le pays et y demandent l'asile", atteste Carolina Podesta du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

(HCR).

"Cela correspond à une recherche de nouvelles destinations", ajoute-t-elle, y voyant la conséquence des politiques d'immigration plus dures mises en place en Europe après les attentats du 11 septembre 2001.

POLITIQUES D'IMMIGRATION FAVORABLES

Au Brésil voisin, les Africains représentent 65% des demandeurs d'asile, selon le comité national pour les réfugiés.

"Le processus d'adaptation est très bon au Brésil", estime Caroline Montenegro, du HCR, précisant que l'intégration culturelle des Africains est facilitée par la forte communauté noire vivant dans le pays.

Pour beaucoup, le long voyage a d'abord constitué à tromper les contrôles de sécurité dans les ports africains avant de survivre, d'eau et de biscuits, à bord des cargos pendant des semaines.

"Nous avons vu des gens arriver après s'être cachés dans le gouvernail d'un bateau. Imaginez ce que ça peut être de traverser l'Atlantique cachés dans un si petit espace", raconte Fernando Manzanares, directeur des services d'immigration en Argentine.

Dans ce pays, les immigrés peuvent obtenir assez facilement des visas de travail temporaires qu'ils doivent renouveler tous les trois mois. Ils peuvent aussi bénéficier de soins gratuits et de leçons d'espagnol dispensées par des organisations caritatives catholiques.

"Les politiques d'immigration du pays sont assez favorables", assure Manzanares. "C'est le reflet de l'histoire. Ce qui s'est produit il y a 100 ans avec les migrants européens se répète aujourd'hui avec les migrants africains."

PÉRIPLE ÉPIQUE

Certains, comme Ibrahim Abdoul Rahman, se sont même mariés en Argentine. Il a rencontré sa femme il y a cinq ans en lui vendant une bague. Depuis, il envoie régulièrement de l'argent à sa mère et à ses sept soeurs restées en Sierre Leone.

Le vendredi, ce musulman se rend à la mosquée Alberdi de Buenos Aires. Il y retrouve d'autres immigrés africains, dont certains se disent victimes du racisme en Argentine.

Ils s'accordent toutefois à reconnaître que ce n'est rien comparé à la xénophobie et aux lois anti-immigration auxquelles sont confrontés les Africains en Europe.

De plus en plus de migrants en provenance de la Corne de l'Afrique cherchent aussi aujourd'hui à se rendre au Mexique ou en Amérique centrale avec le secret espoir de rejoindre ensuite les Etats-Unis.

Le nombre d'Africains passés par le centre de rétention de Tapachula, dans le sud du Mexique, a ainsi triplé entre 2007 et 2008, passant à 600 l'an dernier.

Les récits témoignent des voyages épiques entrepris par certains.

Mohamed Ahmed Hassen, un ancien chauffeur somalien, a vendu sa terre pour financer son exode: son périple l'a mené au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique, où il a embarqué à bord d'un bateau pour le Brésil en versant 1.500 dollars à un trafiquant.

"A bord, nous ne savions pas s'il faisait jour ou nuit. Nous n'avions pas de montre, aucune idée de la date. Tout ce que nous savions, c'est que cela allait être long."

Une fois arrivé à Sao Paulo, il est passé en Colombie, a rallié le Panama en bateau, puis le Costa Rica et le Nicaragua avant d'échouer au Guatemala, où il est actuellement détenu. Il a demandé l'asile politique.

Posté par Kibaya à 17:18 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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