07 novembre 2009

"Quand on se blanchit la peau, on devient accro au regard des autres"

Par Caroline Politi, publié le 05/11/2009 14:00 - mis à jour le 06/11/2009 11:24

La mairie de Paris a lancé mardi une grande campagne de prévention sur les risques du blanchiment de la peau. Un phénomène qui toucherait 20% des femmes en Ile-de-France.

Dans le quartier Château d'Eau à Paris, se blanchir la peau n'est plus un tabou. De grandes affiches vantant les bienfaits de ces produits éclaicissants ornent les murs de la station de métro. Ici, il suffit de pousser la porte d'une pharmacie pour trouver toute une gamme de produits pour devenir métisse. Crèmes, lotions, savons, gommages, huiles... "Se blanchir la peau est un vrai travail", plaisante une habitante du quartier.

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L'express.fr   Djeneba Fofana, une ancienne utilisatrice de produits éclaircissants et son amie Mamassita Kanaté

Mais ces produits contrôlés et agrées ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. La majorité des femmes qui se blanchissent la peau importent directement leurs lotions d'Afrique ou les achètent au marché noir. "Les produits en pharmacie ne marchent pas du tout. Pour se blanchir la peau, il faut que la crème contienne de l'hydroquinone", explique Djeneba Fofana une ancienne adepte du blanchiment de peau. Or, cette substance, très nocive, est interdite par l'Union Européenne depuis 2001.

On est accro au regard des autres

Un budget de 100 euros par mois pour se blanchir la peau

Djeneba Fofana a commencé à se blanchir la peau lorsqu'elle était adolescente et résidait encore en Côte d'Ivoire. Une amie lui avait chaudement recommandé l'un de ces produits miracles. "Au début, je l'ai utilisé parce que j'avais des boutons et que l'hydroquinone était réputé pour les faire partir. Et petit à petit j'ai senti que je séduisais plus.Tout le monde me disait que j'avais une belle peau, que je rayonnais, que j'étais jolie...". En Afrique, avoir la peau claire est un critère de beauté, explique Mamassita Kanaté, une amie de Djeneba. Les femmes qui ont la peau métisse sont bien plus considérées et appréciées que celles qui ont la peau ébène. Pendant 15 ans, Djeneba a dépensé environ 100 euros par mois en crèmes, savons et lotions pour ressembler à une métisse.

La mairie de Paris estime qu'aujourd'hui 20% des femmes noires de la région Ile-de-France s'éclaircissent la peau. Pour y remédier, elle a lancé une grande campagne de prévention dans les trois arrondissements les plus concernés par ce phénomène: le Xe, le XVIIIe et le XIXe. Le mot d'ordre: "Séduire...oui! Se détruire...non!". "Il faut que les femmes comprennent que se dépigmenter la peau est un phénomène irréversible et lourd de conséquences", assure Emilie Malbec, coordinatrice santé au sein de l'association Uraca (Unité de réfléxion et d'action des communautés africaines), partenaire de la ville de Paris dans cette campagne.

DR

La campagne de la mairie de Paris pour lutter contre l'usage de produits éclaircissants.

"Nous n'avons pas encore prouvé que l'hydroquinone pouvait provoquer des cancers de la peau. Mais nous sommes sûrs qu'il cause des brûlures, de l'hypertension et du diabète", poursuit-elle. Djenaba Fofana confirme. Ses bras sont couverts de tâches noires et de brûlures. Son amie renchérit: beaucoup d'utilisatrices ont des cicatrices sur le cou, le dos, les jambes...

"L'hydraquinone provoque des brûlures, de l'hypertension et du diabète"

C'est pour cette raison que Djeneba a cessé de se blanchir la peau il y a cinq ans. "J'ai eu peur. Au début je ne connaissais pas les méfaits de l'hydroquinone mais petit à petit j'ai compris que ces crèmes pouvaient avoir de graves conséquences sur ma santé" confie-t-elle. Mais ne plus les utiliser s'est révélé bien plus difficile qu'elle ne l'avait imaginé... "J'ai essayé d'arrêter trois fois avant d'y parvenir définitivement. L'hydroquinone, c'est comme la cigarette, on devient accro -non pas au tabac- mais au regard des autres. Mes amies me disaient que j'étais moins belle avec la peau noire, que j'avais mauvaise mine... Heureusement que mon mari m'a soutenue quand je lui ai dit que je voulais arrêter". Petit à petit, Djeneba a retrouvé sa peau d'autrefois. Mais il lui a fallu deux ans pour que son teint s'uniformise et retrouve une teinte naturelle.

Aujourd'hui, pour rien au monde, elle ne reprendrait de l'hydroquinone mais elle l'avoue, si un jour on invente un produit sans risque pour éclaircir la peau, elle sera la première à l'acheter.

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Blanchiment de la peau: les ravages d'un commerce illégal

Par Gilbert Charles, Marie Huret, publié le 20/11/2008 17:41 - mis à jour le 21/11/2008 16:47

Des commerçants du XVIIIe arrondissement de Paris ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à quatre mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende pour avoir vendu des crèmes blanchissantes, interdites en France car hautement toxiques. Cette affaire est la première d'une série qui va être jugée devant les tribunaux. Retour sur le commerce illégal de ces produits à risque.

Les tribunaux vont juger plusieurs affaires de produits dangereux vendus à des femmes noires soucieuses d'éclaircir leur teint. Cette pratique ne cesse de s'étendre, malgré les risques d'un commerce souvent illégal.

Stocks périmés et contrefaçon

Les produits dépigmentants les plus dangereux sont fabriqués dans des pays à la législation laxiste, comme la Côte d'Ivoire, le Nigeria, l'Inde ou les anciennes républiques soviétiques, mais aussi dans des pays occidentaux. Des crèmes aux corticoïdes possédant une autorisation de mise sur le marché en France, comme la Diprosone, sont parfois détournées de leur usage médical pour être vendues sur le marché de la dépigmentation. Ce dernier est aussi le réceptacle des stocks périmés, comme ont pu le constater des dermatologues au Sénégal et au Burkina. En février 2004, les douanes néerlandaises ont alerté l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, après avoir saisi un stock de cosmétiques à l'hydroquinone fabriqués en France.

Certains onguents blanchissants affichent une composition sous-évaluant la concentration du produit actif. Le laboratoire de pharmacologie de l'hôpital Saint-Louis, à Paris, a mesuré un taux de 17% dans une crème de contrefaçon saisie par les douanes françaises (sérum Amiwhite, fabriqué à Bordeaux), alors que les préparations pharmaceutiques en contiennent au maximum 4%.

Sur les étagères de Paris Beauté trône tout ce qui rend plus blanc, les crèmes Clairissime et les gels White Plus. Ce matin-là, une ribambelle de coquettes noires ou métisses se pressent dans la boutique, au coeur du quartier africain de Château-Rouge, à Paris (XVIIIe). "A qui le tour?" répète l'employé. Il ne vend plus d'onguent trop décapant. Une rupture de stock? Plus grave, un flagrant délit. Le 25 septembre, les policiers du groupe local de traitement de la délinquance ont saisi dans le magasin 328 tubes, 1 845 pots de crème et 2 900 euros en liquide. Les cosmétiques contenaient de l'hydroquinone, une substance interdite en France depuis 2000.

Le 25 novembre, le gérant de Paris Beauté, Mohamed S., 32 ans, d'origine indienne, doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour "vente sans autorisation de produits pharmaceutiques" et "importation en contrebande". Cet enfant du quartier reconnaît ses torts: "J'ai été trop gourmand, c'est vrai, mais l'hydroquinone, les clientes ne réclament que ça! Certaines se décolorent depuis quinze ans. Elles mélangent plusieurs produits dans un pot de Nivea. Il y a de tout, des mères, des femmes aisées, d'autres moins. Aujourd'hui, ça se vend partout!"

Même chose chez Mina Bazar, un bric-à-brac d'esthétique à quelques mètres de là, rue Poulet. Là aussi, les policiers ont mis la main sur 500 savons, crèmes et gels blanchissants, le 30 septembre. La gérante de 32 ans et son mari, originaires du Pakistan, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris le 20 novembre à quatre mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende. "C'est un trafic que l'on prend très au sérieux, indique le parquet. Parce qu'il y a un effet de mode et que ces produits sont extrêmement dangereux."

Les Sénégalaises appellent cela le xessal (dérivé d'un mot arabe signifiant décapage), les Camerounaises parlent de "maquillage", les Maliennes de tcha-tcho (bigarré, en langue bambara). Les médecins, eux, parlent de "dépigmentation volontaire". Si c'est en Asie et en Afrique que la ruée sur les crèmes à blanchir s'avère la plus forte, la France et ses 6 millions de femmes noires ou métisses n'échappent pas au phénomène. Difficile de résister au diktat du teint diaphane quand même Beyoncé, l'égérie du R&B, perd ses couleurs! "Dans la publicité, les célébrités censées les représenter affichent leur couleur claire, relève l'historien Pap Ndiaye, qui a publié La Condition noire (Calmann-Lévy). Les Noirs se servent des produits dépigmentants pour corriger le handicap social de leur peau sombre. Comme s'ils possédaient un capital mélanique à faire fructifier."

Effets secondaires

A 48 ans, Loraine, assistante de vie d'origine camerounaise, s'est enduite durant un an de lait hydratant à base d'hydroquinone. Depuis, des taches brunes parsèment ses bras. "Je me disais que, si j'étais plus claire, je serais plus belle", dit-elle.

Il existe d'innombrables cosmétiques -vitamine C, rétinoïdes, écran solaire- qui revendiquent l'effet éclaircissant. Le problème? Les seuls efficaces sont toxiques. L'hydroquinone est le plus utilisé. Ce composant chimique, qui sert aussi de révélateur photographique, décolore la peau. Il entraîne des effets secondaires: irritations, eczéma, taches blanches souvent irréversibles. Des expériences sur les souris montrent qu'il pourrait déclencher des leucémies. La cortisone vient en deuxième. Cette hormone a la particularité de détruire la mélanine, mais elle peut entraîner de l'hypertension, des ulcères et des troubles psychiatriques.

Un rêve tabou

  • Pour soigner ces cas de dépigmentation, l'hôpital Saint-Louis, à Paris, a ouvert une consultation peaux noires en 1995. Le dermatologue Antoine Petit reçoit, au moins une fois par semaine, des patientes défigurées, atteintes d'infections. "C'est une pratique qui relève de l'addiction, souligne-t-il: quand on commence, il est difficile d'arrêter. Il faut une période de sevrage progressif, faute de quoi on s'expose à des complications. Sans compter l'"effet rebond": la peau peut devenir plus foncée qu'elle ne l'était au départ."

    Ce rêve de blancheur, hérité de la colonisation, reste tabou: "Il y a un déni très fort. Ces femmes refusent de dire qu'elles se décolorent, explique l'ethnopsychiatre Marie-Rose Moro. Les plus jeunes connaissent le pouvoir abrasif des crèmes, mais me confient : 'Je veux ressembler à ceux qui gouvernent.' "

    Pionnière de la lutte, la présidente de l'association Label Beauté noire, Isabelle Mananga, sillonne les quartiers d'Evreux, de Sarcelles ou de Marseille, au-devant des consommatrices: "Le seul moyen de limiter les dégâts, assure-t-elle, c'est que l'Etat lance une campagne de prévention." D'autant que la fabrication des produits n'est pas contrôlée partout. En 2006, les douanes du Havre ont réalisé une saisie record: 15 tonnes de crèmes et de médicaments dans deux bateaux en provenance d'Afrique.

    Et, tous les samedis, les vendeuses à la sauvette brandissant des crèmes blanchissantes continuent d'accueillir les femmes de couleur à la sortie du métro Château-Rouge. Juste en face de la boutique Paris Beauté perquisitionnée par les policiers.

    Un phénomène mondial

    La mode du "blanchiment" est née aux Etats-Unis dans les années 1960, quand on a découvert, par hasard, le pouvoir éclaircissant de l'hydroquinone sur les peaux noires des travailleurs de l'industrie du caoutchouc, où ce produit chimique est utilisé. Les crèmes dépigmentantes se sont ensuite répandues en Afrique, puis dans le reste du monde, des Philippines à la Corée du Sud, de l'Inde à Taïwan. Elles représentent aujourd'hui près de 10% du marché cosmétique en Asie, où 62 nouveaux produits de ce type ont été introduits en 2006, en progression de 40% depuis cinq ans, selon la société d'études Datamonitor. Un marché juteux, quand on sait que les femmes à la peau foncée dépensent en moyenne près de six fois plus que les Blanches en produits de soins pour la peau ou les cheveux, d'après Ak-a, firme française spécialisée dans le marketing ethnique.

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Pr Mamadou Sow à LA LANCE: « L’Armée n’a pas pour vocation de contrer une manifestation populaire»

Categorie: Politique

Auteur : Abou Bakr

Le 1er novembre, date du 51ème anniversaire de la création de l’armée guinéenne, Mamadou Sow, professeur d’urologie au Cameroun, a bien voulu nous dire ce qu’il pense d’une armée républicaine dans un Etat démocratique.

La Lance: Quel regard portez-vous sur les événements du 28 septembre ?

Pr. Mamadou Sow : Je trouve regrettable que des événements d’une telle nature se produisent dans notre pays. Je pense que ces événements résultent du fait que depuis l’indépendance le 2 octobre 1958, il y a une façon de gouverner qui ne convient pas à une partie de la population. Ces événements, à mon avis, n’étaient pas dirigés contre une personne ou une ethnie, mais c’est la manifestation d’un ras- le-bol de la population contre la façon dont le pays est dirigé. Et ceci intéresse tout le monde. Tout le monde est interpellé par ces événements qui sont les résultats de la dérive morale et éthique qui s’est installé dans notre pays. Nous devons corriger cela, changer nos comportements chacun dans le domaine qui est le sien, pour améliorer notre vie.

Pensez-vous qu’on aurait pu éviter les tueries du 28 septembre ?

Si c’est seulement la police et la Gendarmerie qui avaient géré les choses, on aurait sûrement évité le pire. Il y a des officiers de ces corps qui ont bénéficié de formation pointue sur le maintien de l’ordre. On aurait pu mettre tout cela à profit pour éviter le carnage. L’armée n’a pas pour vocation de contrer une manifestation populaire. La première vocation de l’armée, c’est tirer. On ne devrait donc pas faire intervenir l’armée. La façon dont les gens ont été tués est ignoble. Le stade du 28 septembre est un terrain de football, qui est le symbole du «fair-play». Nous regrettons ces événements, nous les condamnons. Le problème n’est pas simplement le nombre de morts, mais il faudrait que de tels événements ne se reproduisent plus jamais.  Il faut donc qu’il y ait un gouvernement qui rassemble, la bonne gouvernance, qui met en place les bases d’un développement socio-économique qui montre aux jeunes qu’il y a un avenir aussi bien dans le domaine éducatif, sanitaire que dans le domaine socioculturel.

Les sanctions vous semblent-elles être la solution de sortie de crise ?

Le problème de la Guinée est multiforme. Actuellement, c’est l’insécurité qui préoccupe dans la cité. L’armée est notre problème mais, c’est aussi la solution. Nous ne pouvons pas trouver une solution en dehors de notre armée, parce que quelle que soit l’autorité de transition qui sera mise en place, on aura besoin de l’armée. Quel que soit le président qui sera élu, il aura besoin d’une armée.  Il faut donc réfléchir à une stratégie de reforme de l’armée. Nous avons au sein de cette armée des Officiers de grande valeur. Nous ne voyons pas le Capitaine Dadis comme un élément isolé, nous le voyons comme appartenant à un ensemble. S’il y a un problème au-delà de cet ensemble, la première des choses est de reformer l’armée. Les sanctions sont importantes, mais le problème de l’armée reviendra toujours. L’indiscipline, tout le monde le dit, se situe au niveau des soldats. Il appartient aux officiers de prendre leur responsabilité, discipliner les soldats, organiser notre armée pour en faire une armée disciplinée. La discipline est la principale force d’une armée.

Le Capitaine Dadis a dit qu’au sein de l’armée guinéenne, l’Officier supérieur est banalisé devant son subalterne. Comment les officiers peuvent-ils reformer l’armée dans ces conditions-là ?

Cela ne doit pas perdurer, nous lançons un appel aux officiers de l’armée, afin qu’ils trouvent une solution au désordre. Qu’ils prennent leur responsabilité pour discipliner ces soldats-là. Ce ne sont pas des soldats de l’Ecomog, de l’Union européenne ou des Etats-Unis qui vont venir mettre de l’ordre au sein de notre armée. Nous avons besoin d’une armée républicaine, disciplinée. C’est le garant de la stabilité de notre pays. Pour en revenir à la crise au sein de l’armée, elle-même, je dois dire que le Capitaine Dadis est très mal entouré. Ce sont des flagorneurs qui ne l’aiment pas. Ils ne peuvent pas l’aider à trouver la solution adéquate à nos problèmes. Il faudrait que le Capitaine Dadis se retourne vers l’armée, les Officiers supérieurs pour discuter. Je suis persuadé que s’il tient les Etats généraux de l’armée, il sortira une solution. C’est une priorité absolue avant les élections. Les élections doivent être le moment ultime d’une transition. Nous avons raté notre transition, il faut maintenant la reprendre. Etablir des priorités, les sérier, poser les bases d’un Etat moderne, démocratique avant d’aller aux élections. Le président Blaise Compaoré doit prendre en compte tous ces éléments dans sa médiation. Il doit chercher à savoir quels sont les vrais problèmes, trouver des solutions. Voilà à quoi il devrait s’atteler.

Pour les Forces vives, la non- candidature du Capitaine Dadis à la prochaine présidentielle n’est pas à négocier. C’est une évidence.

Dans l’intérêt de la Guinée, dans l’intérêt du Capitaine Dadis, il est souhaitable qu’il ne se porte pas candidat à ses élections. Il est un Guinéen, mais les personnes qui sont autour de lui et qui lui demandent de se présenter ne le font pas pour son intérêt, pas pour l’intérêt de la Guinée, elles le font pour leurs propres intérêts. L’intérêt du Capitaine Dadis est de ne pas se porter candidat à la prochaine présidentielle. Qu’il l’organise ou qu’un organe de transition l’organise, son intérêt est de ne pas se porter candidat.

L’insécurité bat son plein à Conakry et on accuse l’armée…

C’est pourquoi je parle des états généraux. L’armée est indexée alors qu’il pourrait s’agir de certains éléments incontrôlés de l’armée, qui agissent comme cela. Il faut éviter qu’il y ait une milice parallèle en Guinée. Tout le monde doit éviter l’introduction d’une milice dans le jeu politique actuelle. De même que l’introduction de mercenaires. Mais, pour éviter cela, il faudrait que l’armée se reprenne en main. On a vu l’exemple du Congo Brazzaville avec le Président Pascal Lissouba. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, il avait estimé que l’armée était fidèle au président Denis Sassou Nguesso. Il a mis l’armée de côté. Il a cherché une milice autour de lui, et finalement le pays a basculé dans une guerre civile et par le départ du Pr. Pascal Lissouba. C’est un exemple dont nous devons fortement nous inspirer pour la sécurité, l’équilibre dans notre pays.

Propos recueillis par Abou Bakr
LA LANCE: envoiyer par A Foulah Diallo pour radio-kankan

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